Kill or be Killed, volume 1

Salut les sériephiles !

Comme chaque samedi, on se retrouve pour parler comics et cette semaine, je suis provisoirement à court d’idées pour les articles à thème général (si vous avez des questions, n’hésitez pas), je vais donc vous parler d’une de mes lectures récentes et évoquer Kill or be Killed. Il s’agit d’un cadeau d’anniversaire offert par Gaelle que je remercie une fois de plus pour ce très bon choix dont je n’avais jamais entendu parler avant, mais qui m’a happé lors de la coupure de courant de la semaine dernière. Lu à la bougie, et malgré le papier glacé, j’étais encore plus dans l’ambiance.

Tome 1 Tome 2 Tome 3 Tome 4

En effet, Kill or be Killed est un comic assez sombre, comme son nom l’indique (ça donne quand même « Tuer ou être tué ») : il raconte l’histoire de Dylan, un étudiant dépressif (on voit pourquoi Gaëlle me l’a offert, hein !) de 28 ans qui tente de se suicider en sautant du toit de son immeuble. De manière assez improbable, il s’en sort presque sans rien et ce suicide raté lui fait reconsidérer sa vie. Malheureusement pour lui, un démon le contacte et lui explique que puisqu’il a sauvé sa vie, il lui est maintenant redevable. Dylan a alors un mois pour tuer quelqu’un qui le mérite, sinon, c’est lui-même qui se verra mourir.

Au niveau des références, je dirais que le style démon qui surgit de nulle part m’a rappelé Death Note alors que le concept même de l’histoire me ferait plutôt penser à la trop courte série Chosen, dont la saison 4 est toujours aux abonnés absents. Ce n’est clairement pas un livre à mettre dans toutes les mains, puisqu’outre la dépression, il contient des cases assez sanglantes et beaucoup de nudité. En même temps, cet univers quelque peu noir nous oblige bien à cela, et ce n’est jamais tout à fait gratuit (bon, OK, un peu parfois, mais jamais autant qu’à Hollywood). Au niveau du style d’écriture et d’illustration, je verrais bien ces comics être adaptés par Netflix franchement, surtout que Dylan se couvre le visage un peu de la même manière qu’Elektra !

Image result for elektra marvel

J’ai rapidement su que ça me plairait de toute manière, puisqu’à l’écriture, on retrouve Ed Brubaker, qui a notamment co-écrit un des premiers épisodes de Westworld (le 4e, qui évoquait notamment un rêve de Dolores et les obsessions de Maeve avec l’une de ses morts précédentes…). Du très bon, donc, et en me renseignant, j’ai vu qu’il avait aussi bossé chez Marvel et notamment sur quelques arcs des X-Men. Un chic type, évidemment que son travail me plaît !

Publiée outre-atlantique chez Image, la série en est à son 20e numéro et trois volumes existent (couvrant donc la série jusqu’à son 14e numéro). De ce que j’en ai lu, aucune date de fin n’est prévue et Robert Kirkman (le charmant monsieur derrière la franchise The Walking Dead, par exemple) a suggéré que la série se poursuive au moins jusqu’à son 50e numéro. Il faut dire que ce premier volume français (qui reprend les cinq premiers numéros) place les origines d’une histoire qui peut continuer pendant longtemps encore, donc ça ne me surprend pas. Je ne serais pas surpris non plus de la voir être adaptée à la télévision.

Image result for kill or be killed comic

En attendant, il est clair que je suis impatient de me plonger dans la suite de l’histoire, qui est narrée par Dylan lui-même ; ce qui nous permet une vraie immersion dans l’univers et les doutes du personnage, tout en sympathisant avec lui. C’est là le pari le plus risqué de ces comics : son héros est poussé à devenir un meurtrier, donc pas quelqu’un avec qui on a forcément envie d’être compatissant, surtout quand il se révèle en plus très cynique et dans une relation amoureuse complexe (il faut bien de l’amour brut dans ce monde de brutes !).

Je suis très curieux de l’évolution que ça prendra, car pour l’instant, ça tâtonne un peu au départ : Dylan refuse sa mission dans le premier numéro, mais il finit par comprendre que le démon ne lui ment pas. Du coup, ça me laisse songeur sur ce démon : j’aimerais en savoir plus. Quant à la morale, elle est simple : ne tentez pas de vous suicidez, sinon un démon pourrait bien vous sauver et vous forcer à faire des choses assez horribles !

Si je l’avais acheté de moi-même, j’aurais probablement privilégié une version anglaise, mais la traduction proposée par Delcourt est vraiment très bonne, donc n’hésitez pas. Pour ma part, j’envisage maintenant de continuer la collection, parce que le volume 1 se termine bien évidemment sur un petit cliffhanger, et parce que je suis intrigué par la suite de cette histoire ! Bref, je recommande chaudement 🙂

Tome 1 Tome 2 Tome 3 Tome 4

4 commentaires sur « Kill or be Killed, volume 1 »

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.