You – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 20/20
Très bonne écriture, très bonne interprétation, très bon rythme haletant, très bonne ambiance filtrée à l’orange, voilà un pilot sacrément réussi et passionnant à suivre. On lui pardonne ses quelques facilités tant il parvient à happer dans le visionnage. Je ne regrette qu’une chose, c’est que toute la saison ne soit pas déjà disponible !

Saison 1


Spoilers

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Jesus, it’s like you’ve never seen a horror movie. Or the news.

Oh lala, les premières secondes ont suffit à me convaincre de nouveau que j’allais aimer cette série. On est directement dans la tête du tueur, du chasseur, Joe, qui repère sa proie, Beck. Sans attente, on assiste donc à la rencontre entre notre libraire et sa jolie future obsession, et c’est dur de ne pas immédiatement accrocher : le flirt entre eux est top, le filtre légèrement orangé met dans l’ambiance et hop, hop, hop, les pensées de notre psychopathe ruine tout. C’est très immersif comme série, mais c’est ce qui va en faire l’addiction.

Les pensées de Joe ? C’est simple, il est flippant : il observe tout ce qu’il y a à observer autour de lui, voyant le monde à sa façon, suivant son propre prisme, persuadé que les gens agissent de manière prévisible et pour lui. Il nous parle donc directement – ou plus précisément, il parle à Beck, et c’est addictif.

Il rentre chez lui où il est gentil avec son jeune voisin dont les parents se disputent, puis stalke Beck sur tous ses réseaux sociaux. C’est aussi rapide qu’efficace : il apprend rapidement tout de sa vie, surtout avec tous les réseaux en public. Son frère, sa sœur, le divorce de ses parents, son adresse, tout est facile d’accès.

Joe n’a plus qu’à passer la journée du lendemain à la stalker un peu plus, mais cette fois pour de vrai basculant vraiment dans la folie pure : il sait tout d’elle bien vite, et nous en informe tout en lui parlant. C’est génial, mais le scénario doit être sacrément long et plein : Joe parle tout le temps, en non-stop, et les infos vont vite : dès qu’elle est seule, Beck est sur ses réseaux, comme n’importe qui en 2018 ?, et quand elle est avec ses amies, elle n’a pas trop d’amies, en fait.

Oh, elle a bien une meilleure amie à tendance un peu trop hautaine, compatissante et à la main baladeuse, mais tout ça, Joe le voit bien lui aussi. Ce que Joe n’avait pas prévu toutefois, c’est l’ex de Beck qui est encore là quoi qu’elle en dise sur ses réseaux. Et Joe observe leurs retrouvailles sexuelles depuis la fenêtre, parce que nous sommes aux États-Unis et que personne ne semble connaître le vis-à-vis là-bas, même si dans des dizaines de séries, il y a un observateur au loin derrière la fenêtre.

L’ex de Beck ? un connard pur et dur qui vient tirer son coup puis disparaît presque aussitôt. Joe ? Etonnant comme il parvient à se faire discret en étant omniprésent devant sa fenêtre, y compris quand elle se masturbe pour enfin jouir. Dans la tête de Joe, il va sans dire qu’elle pense à lui à ce moment-là, et la série n’hésite pas à nous le montrer. Lui, il fantasme et se masturbe dans la rue alors qu’elle prend son pied dans son appartement.

Et quand il manque de se faire surprendre ? Il ne se lave pas la main avant d’aider la petite mamie qui a besoin d’aide avec sa valise, croyez-moi. Yerk. Quand il rentre chez lui, il retombe sur Parker, le fils de ses voisins qui a toute confiance en lui et le suit à la bibliothèque sans prévenir personne. Cette fois, ses parents sont en train de se réconcilier (enfin, sa mère et son beau-père, si j’imagine bien sa situation familiale désespérée).

Maintenant qu’on a cerné un peu la personnalité dingue de Joe, c’est flippant de voir le petit lui faire si confiance et le suivre dans la cave de la bibliothèque. Pour en rajouter, la série nous montre des flashbacks de Joe ado avec un vieux libraire étrange. Finalement, il ne fait que lui proposer de lire Don Quichotte. Pas mon préféré, mais pas si mal.

En rentrant chez lui, le petit se fait engueuler, et Joe se fait menacer, mais il n’en a rien à carrer en fait. Le lendemain est encore plus intéressant pour lui : il s’introduit chez Beck grâce à une jolie manœuvre complétement stupide et il observe tout d’elle sur son ordinateur. C’est trop simple. Pendant ce temps, elle se fait draguer lourdement par son prof abusant de son autorité. Qu’importe pour lui : il sait désormais que Beck a envoyé un message à ses copines après l’avoir rencontrée… et elle l’aime beaucoup plus, plus.

Il n’empêche qu’elle manque de le coincer dans son appartement. C’est franchement gros comme situation : on a Joe caché dans la douche et Beck qui ne se rend compte pas qu’il est là. Cela lui permet d’entendre qu’elle est invitée par ses amies et qu’elle détourne l’invitation vers un open mic dont il peut se servir évidemment. Il l’observe donc se bourrer là-bas, se ridiculiser sans le soutien de ses amies, mais avec celui de l’alcool, et surtout sans son ex, Benji.

C’est intéressant, même si on perd de plus en plus la crédibilité : il ne supporte pas de la voir comme ça, donc il s’en va… et Beck se fait probablement huer, donc elle se barre du bar. Là-dessus, elle est trop bourrée pour être seule sur un quai de gare, et elle se vautre sur les rails. Qui la sauve de justesse ? Joe, évidemment. On a une jolie scène où elle préfère son portable à sa vie, où il la sauve in extremis et où il se fait vomir dessus.

Magnifique première rencontre entre eux, très différente de tout ce que j’imaginais, évidemment. Le livre doit être sympa dis donc. Tout cela les force à se parler, et bien sûr à se reconnaître, enfin. Ils parlent donc un bon moment, prennent le taxi ensemble et la romance entre eux peut reprendre comme si de rien n’était. Notre stalker se plante une ou deux fois, mais rien ne le grille vraiment… ce qui est parfait pour leur romance.

Malheureusement, ils sont interrompus par Benji qui ne le prend pas si bien que ça de voir Beck avec un autre. Elle diminue bien sûr le charme de Joe devant lui et nous abandonne Joe bien rapidement en ne lui laissant qu’une pauvre adresse mail pour qu’ils se revoient. Cela pourrait être la fin de l’épisode, mais toujours pas.

De retour chez lui, Joe retrouve Parker en larmes de lui rendre le livre précieux que Joe lui avait confié, mais déchiré par son beau-père. Qu’à cela ne tienne, Joe lui montre comment réparer un livre, avec énormément de minutie… et on comprend bien vite que c’est cette même minutie qu’il met en place pour piéger Benji et le tuer.

Le tuer ? Pas vraiment, il le laisse en vie histoire que le cliffhanger nous le montre vraiment comme un psychopathe. Et franchement, chapeau bas à Penn Bagdley dont l’interprétation est parfaite sur ce coup-là. D’un côté, on a donc le psychopathe calculateur au sourire flippant, de l’autre, le gentil vendeur au sourire craquant que Beck vient remercier en lui offrant un livre plein de private jokes. C’est atroce, parce que ça donne envie de les voir flirter plus longtemps et sans faux pas, mais on ne veut pas d’une fin misérable pour Beck.

Vivement la semaine prochaine, c’est tout.

Saison 1

012

13 commentaires sur « You – S01E01 »

      1. Je ne doute pas que ce soit très bien mais ce n’est pas le genre de séries que j’ai envie de voir en ce moment. Ah tiens au fait, ma fille a regardé Glow et elle a adoré ! 🙂

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      2. Ça ne m’étonne pas, cette série est vraiment top (et pourrait sûrement plus te plaire que You 🤔). Bon t’as plus qu’à conseiller You à ta fille 😂

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    1. Bon et bien Sheryfa Luna avait raison, j’ai regardé et c’était grave bien! J’ai pas encore trouvé l’épisode 2 par contre ^^
      Par contre désolée mais pour moi le mec qui se tripote dans la rue et la meuf qui au rez de chaussée à LE VIS A VIS LE PLUS OUTRANCIER c’est wayyyyy too much! Genre non non non!
      Après ce qui est bien fait c’est que je n’arrive pas non plus à le considérer comme un putain de taré psychopathe (alors que clairement il est pas dans la norme le type).

      Aimé par 1 personne

  1. J’ai adoré ce premier épisode ! Joe est flippant mais tout aussi intéressant par son ambivalence, entre sa sympathie et son attachement pour son petit voisin, et son côté psychopathe avec Beck et son ex. Je suis contente d’enfin voir Penn Bagdley dans autre chose que Gossip girl, il interprète à merveille son rôle, il est assez hypnotisant. Par contre, Beck ne m’a pas l’air si intrigante que ça mais j’attends de voir la suite. Et les grandes baies vitrées de son appartement sans rideaux, c’est plus possible, surtout quand il s’agit de s’occuper toute seule ou avec son ex…

    Aimé par 1 personne

  2. Bon c’était sympa mais franchement gros manque de crédibilité entre la nana qui fait sa vie sans rideaux, le fait qu’elle se rende pas compte qu’il est sous sa douche et la chute puis le sauvetage in extremis 🙈 J’ai un peu peur d’être lassée par ses monologues aussi. Et les copines sont tellement énervantes pour le moment XD

    Aimé par 1 personne

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