Supergirl – S04E16

Épisode 16 – The House of L – 06/20
Comme quoi toutes les origin stories ne se valent pas et ne sont pas gages de qualité. Heureusement qu’il y avait la musique dans cet épisode pour maintenir mon intérêt : cette saison m’a complétement perdu avec un épisode tiré par les cheveux. Rien n’allait et ce n’est pas étonnant que ce soit donc centré sur un chauve, parce qu’il est difficile d’avoir encore des cheveux après tout ça. Je cherche encore la cohérence de cet épisode par rapport au reste de la série, c’est parti en vrille sans prévenir, et ça n’était pas glorieux du tout…

> Saison 4


16-2.jpg

And I’m going to need a lot of alibis.

What the fuck ? Ce début d’épisode était digne d’un rêve de Nia, pas vrai ? Les effets spéciaux étaient sacrément mauvais en tout cas. Supergirl a donc suivi l’hélicoptère de Lex Luthor jusqu’à Métropolis où elle décide de l’attaquer sur le toit du Daily Planet. C’est le moment pour elle de découvrir que Lex a des pouvoirs, qu’il est bien fort et qu’il peut la mettre à terre, avant de l’attaquer à coups de globe terrestre. Cette introduction n’avait pas trop de sens. Malheureusement, ce n’était que le début d’un épisode qui part en vrille tout seul et ne parvient pas à faire les liens qu’il essaye de faire.

En effet, l’idée est de proposer un épisode sur les origines de Lex Luthor. Là où le bat blesse, c’est précisément que c’est le genre d’épisode qui montre que la série essaye de gérer avec plus gros qu’elle : l’histoire complexe de DC. Et surtout, l’histoire complexe et jamais vraiment racontée du Superman de cette série. C’est bien d’avoir une série où Supergirl s’établit dans un monde déjà habitué à Superman, mais ce n’est pas bien d’avoir choisi comme méchant de l’année un personnage qui s’est opposé à lui et se révèle avoir trop de liens avec le casting de la série.

Ainsi, trois ans plus tôt, James et Lena se retrouvent, alors même qu’ils ne se connaissaient pas à l’époque, témoins du procès de Lex. Ils l’accusent tous les deux alors que Lex, qui est son propre avocat, accuse Superman d’être coupable de tout ce qui lui arrive. Il fait alors tuer la juge, les avocats contre lui, les jurys… mais pas les témoins. Après tout ça, le minimum serait quand même que James et Lena se parlent non ? Ou simplement qu’ils en parlent à un moment dans la série ? Je sais pas, c’est quand même un brin traumatisant de survivre à ce genre d’attentat, et ça leur fait un énorme point commun.

Bref, il y a à peu près zéro cohérence à ajouter cette scène dans le passé des personnages. Au point où ils en sont, les scénaristes s’amusent donc à ajouter Eve dans le public acclamant Lex Luthor à la sortie de son procès, parce que oui, pourquoi pas lui donner une foule en délire malgré un énorme attentat dont on ne sait rien dans l’épisode précédent, et un autre en début de celui-ci.

Eve Tessmacher se retrouve donc embarquée en prison, par l’autre méchant de la saison revenu à la vie en fin d’épisode précédent, où elle rend visite à Lex. C’est là qu’elle se fait conseiller d’être embauchée comme assistante de Cat Grant, parce que Lex veut surveiller les activités de James, qu’il n’aime pas beaucoup. Mais… ? What the fuck ?

Six mois plus tôt, on voit donc que Lex s’est arrangé une vie bien agréable en prison. L’argent, ça fait des miracles, y compris sur les dirigeants de prison. Il est enfin temps d’en revenir à l’intrigue de la Supergirl russe, et bien sûr, c’est lié à Lex : il reçoit un appel qui l’informe de son existence et de son amnésie. Aussitôt, il se débrouille pour sortir de prison, parce qu’il a ce qu’il faut pour ça, grâce à un petit chantage. Il se retrouve rapidement en Russie à rencontrer la Kara russe…… Vous le sentez mon scepticisme sur cette intrigue, une fois de plus ?

S’il a le pouvoir de sortir de prison comme bon lui semble, en se faisant remplacer en plus par un hologramme, à quoi bon faire genre d’être prisonnier pendant des mois ? À quoi bon avoir été prisonnier ? Qu’est-ce que c’est que ce personnage caricatural qui fait des échecs et mat super facilement face à plusieurs adversaires et au même moment ? Comme si c’était possible avec un jeu aussi complexe que les échecs !

On repart alors trois mois en arrière, et on est donc neuf mois avant le présent lorsqu’on retrouve la Kara russe qui n’a aucun souvenir de qui elle est. L’armée voit bien qu’elle ressemble à Supergirl, mais elle ne se pose pas plus de question que ça sur cette Supergirl russe qui répète en boucle « Alex ». Bon, comme j’ai eu la chance de voir cet épisode sur une chaîne qui n’hésitait pas à mettre de la pub par-dessus les sous-titres traduisant le russe, j’ai pu rater une information, mais j’en doute forcément.

Le temps passe rapidement grâce à un petit montage qui nous apprend que l’armée russe s’est débrouillée pour tout réapprendre à cette Kara amnésique. Quand ils ont découvert ses pouvoirs et été sûrs qu’elle était une copie de Supergirl, ils ont donc fait appel à Lex.

Avant son arrivée, elle a toutefois fait des siennes en entendant une petite fille appeler à l’aide. Elle s’est précipitée à sa rescousse, pour mieux rencontrer Lex… qui accepte de se faire appeler Alex, le seul nom que Karusse (ça le fait comme surnom ?) connaisse. MOUAIS. Cela pourrait passer, mais c’est du grand n’importe quoi, et puis bonjour la chronologie avec Eve qui est là aussi.

Bon, bref, on découvre ensuite que Karusse connaît un tout petit peu l’anglais, alors qu’on vient de la voir chercher dans un dico bilingue russe-anglais la signification des cris qu’elle entendait, et elle se fait complétement manipuler par Lex qui… lui donne des biscuits en chocolat ? Mais ? Vraiment ? Je vous jure, ils sont en train de me perdre complétement avec cet épisode.

Eve explique ensuite à Lex que ce double a été créé grâce à l’Harun-El, aujourd’hui en possession de Lena. D’accord, mais si elle est assistante de Lena, à quel moment exactement elle s’est retrouvée en Russie ? Et avec quel argent ?

En tout cas, Lex retourne ensuite en prison, dont il s’échappe régulièrement grâce à un chantage facile sur la mère du dirigeant de la prison et un hologramme qui lui assure d’avoir un alibi. C’est n’importe quoi, mais ce n’est toujours pas fini : il éduque à son tour la Supergirl russe en lui faisant livrer plein de livres, dont Gatsby. Evidemment, elle l’adore pour les mauvaises raisons, et ça énerve Lex qui veut en faire son petit soldat.

Il y parvient facilement grâce à des allers-retours pour jouer aux échecs avec elle, mais aussi pour lui faire croire que les américains sont méchants, pour lui mettre des implants suite à une attaque à la kryptonite et pour lui présenter son passé sur Krypton. À ce stade de l’épisode, j’ai franchement hésité à tout arrêter.

En effet, on se retrouve quatre mois plus tôt à National City où Karusse et Lex Luthor se retrouvent grimés pour que la super-héroïne découvre à quel point les américains sont pas beaux pas gentils. Surtout les gros porcs dans les hôtels de riches où elle est une serveuse se nommant Linda Lee. C’est caricatural comme jamais, j’ai trouvé ça naze comme scène.

On empire encore la situation en nous montrant ensuite que Lex a emmené Karusse chez Kara parce que c’est Supergirl et parce qu’il le sait bien sûr. WHAT. THE. FUCK ? Peut-on faire pire et encore moins crédible ? Apparemment oui. Kara était donc en vacances à Smallville il y a quatre mois – HEIN ??? – et Karusse tombe donc sur Alex dans l’appartement de Kara. Alex ne capte apparemment pas l’accent russe de sa « sœur » et se laisse embrouiller rapidement. Karusse en profite même pour voler et lire le journal intime de Kara, qu’elle n’a pas pris en vacances parce que euh ? On ne saura pas ?

C’est mauvais, mais ce n’est pas terminé. Karuss reste plusieurs jours dans la vie de Kara, et elle finit par rencontrer Lena. Heureusement, Eve veille au grain et ne grille pas sa couverture, même si l’accent russe devrait suffire. Malgré tout, Lex comprend que son petit soldat est en train de lui échapper, surtout maintenant qu’elle sait que Kara a une Alex elle aussi.

Il fait donc tuer Mikhail, le petit garçon dont elle a entendu les cris des mois plus tôt et avec qui elle était ami. C’est suffisant pour qu’elle pète un câble – ne sachant pas que Mikhail a survécu grâce à l’aide d’Otis qui s’est attaché à lui. Dans son énervement, Supergirl russe manque de peu de compromettre tout le travail de Lex et il l’abandonne, dans l’espoir de la faire changer d’avis, probablement. On en arrive alors trois mois plus tôt, quand la Supergirl russe s’est mise à saigner du nez et a eu besoin de l’Harun-El pour survivre. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lex, richissime, décide de se rendre malade et de risquer sa vie pour récupérer le sérum de Lena. Alors qu’il bosse avec son assistante en permanence. C’est RIDICULE, l’espionnage industriel suffirait, non ? Notons aussi le costume dégueulasse de Lex Luthor, pour lui, comme pour sa Kara russe, qui porte fièrement les symboles du communisme. C’est bien beau de reprendre des intrigues des comics, mais faudrait voir à adapter le matériel, hein, le communisme et la Russie, en 2019, bof.

Cinq semaines plus tôt, Lena est donc tombée sur un hologramme de son frère dans son bureau. C’est là qu’ils ont commencé à bosser ensemble, et ça n’a aucun sens comme le reste de cet épisode. Bon, allez, ça en a un peu plus, je reconnais, mais c’est naze. S’ils avaient l’intention de présenter cette intrigue depuis le début, pourquoi ne pas l’avoir présenté en cours de saison ? Tout semble sorti de nulle part dans cet épisode, et rien n’est cohérent dans l’ensemble.

La toute fin accélère le rythme, encore un peu plus : Lex est donc en liberté, et il en profite pour remettre sur pied la Kara russe, dans l’espoir qu’elle prenne la place de Kara un jour. Supergirl revient à l’hôpital pour prévenir Alex et James de l’évasion de Luthor, et Karusse vole dans le ciel de National City.

Et c’est enfin fini. Non, vraiment, cet épisode, c’était n’importe quoi du début à la fin : rien n’avait de sens, rien n’était cohérent. Même pour du CW, même pour cette série, c’était mauvais car mal écrit. Franchement, cette histoire ne tenait pas debout à de multiples occasions. Après, malgré tout le mal que je pense de cet épisode, chapeau bas à Melissa Benoist qui fait un travail à peu près potable avec un script très mal écrit. L’accent russe schématique, les mimiques et jeux de regard un peu différent, c’était efficace… mais ça ne sauve pas l’écriture bâclée, malheureusement.

En plus, ça aurait pu être bien si tout ça avait été présenté au fur et à mesure de la saison. Autant pour Lockwood, l’épisode des origines était bien fichu, autant là, ça ne marchait pas du tout…

> Saison 4

4 commentaires sur « Supergirl – S04E16 »

  1. C’était nul, nul, nul. Sans déconner je l’ai vu dans la semaine, j’étais fatiguée, j’ai cru que j’allais m’endormir. Rien n’a de sens dans ce truc et c’est beaucoup trop long d’en faire un épisode entier. Le coup des vacances à Smallville j’ai pas trop compris j’essaye de voir si ça a pas un rapport avec le crossover mais je m’en souviens pas assez. Bref je me doutais que ça allait naze vu le temps qu’ils ont mis à nous raconter l’histoire de Kara Russe mais c’est encore pire que prévu.

    J’aime

      1. J’ai même failli te prévenir que c’était nul mais je voulais pas te spoiler mdr

        J’aime

Répondre à shiplisso Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.