Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des intrigues classiques avec des petits twists à la 2024 dans les détails. Histoire de, on est quand même sur une série qui se veut moderne dans le ton, à défaut de l’être dans le format. Et ça me va, je crois.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur la disparition d’un certain Lucas, mais ça prend une tournure inattendue quand la magie s’en mêle.

Oh my Merlot.

J’ai décidé de moins me prendre la tête sur ce genre de séries, comme vous savez, alors ne vous étonnez pas qu’elle soit complètement déstructurée : je vais juste compiler mes notes sans développer plus que ça. Il faut dire que côté écriture, on ne se prend pas la tête non plus : c’est bien simple, Max apporte tout l’humour de l’épisode, une fois de plus et le reste semble s’écrire tout seul. C’est plutôt bon signe et gage de qualité : l’intrigue est simple et efficace, les acteurs ont tous des visages déjà vus ailleurs et l’ensemble fonctionne bien.

L’enquête de la semaine concerne la disparition de Lucas, un cuisinier. Pendant que Cole mène l’enquête normalement dans le magasin de Lucas – on sent vers quoi ça se dirige, non ? – Max se déguise une fois de plus. Cette fois-ci, elle se fait passer pour une sorte de future ménagère avec un bob qui ne lui va pas tellement, et hop, elle récupère des infos devant la boutique. Simple comme bonjour, cette enquête.

Cela les mène naturellement vers une cheffe cuisto qui veut prendre ses décisions malgré son patron et mec qui gère le restaurant, en théorie. La cuisto est devenue végétarienne, transforme tout le restaurant et s’attire les soupçons de nos enquêteurs en étant énervée dès qu’elle parle de Lucas. Elle n’est qu’une boule de nerfs hyper énervée d’à peu près tout durant l’épisode, en vrai.

Son mec ? Il est l’exemple typique du type propre sur lui qu’on ne peut que soupçonner et qui attire bien les soupçons lui aussi. Il s’énerve non sur sa meuf, mais sur Pam, une nana qui est sa voisine et qui a perdu son loup. C’est vrai, on a tous des loups domestiques à portée de main. Bon, on comprend le proprio qui s’énerve de voir ses clients effrayés par un loup en liberté, surtout quand l’enquête mène finalement Max et Cole au cadavre de Lucas. Voilà qui est fait. Je m’attendais à ce qu’on nous dise que quelqu’un vende de la bouffe humaine, mais le cadavre est à peu près complet.

Bien sûr, les premiers soupçons se portent sur le loup, mais Pam affirme que son loup ne ferait jamais ça, surtout que ses loups connaissent Lucas. Mouais. L’enquête a aussitôt lieu et mène nos inspecteurs à chercher la trace du loup. Ils sont ainsi capables de retrouver le van de Lucas, ce qui leur donne la piste d’un autre suspect, un prof de bio tout stressé par la réunion parents-profs – ou par le meurtre de Lucas.

Max remarque aussitôt qu’il nettoie ses lunettes chaque fois qu’il est question de Lucas. Finalement, l’enquête les pousse à examiner le passé de tous ces adultes qui allaient au même lycée si on en croit des photomontages franchement ratés. Je ne comprends pas. Même moi, je suis capable de faire de meilleurs montages en moins d’une heure, comment peut-on se contenter de cette qualité ? Qu’importe, parce que l’intrigue prend une tournure inattendue et bien trop drôle : Max et Cole se font voler des vêtements et suivent la voiture du voleur.

Cela les mène dans une forêt de nuit où ils tombent sur… un rituel de magie. Aha. Le début de l’épisode nous informait déjà que ça prendrait cette tournure avec la caravane de Lucas, mais c’est excellent : tous les suspects de notre duo sont réunis pour jeter un sort sur les vêtements qu’ils viennent de voler. Leur but ? Empêcher le duo de découvrir ce qu’ils ont fait. Voilà qui est raté. Bref, le duo découvre surtout que les trois sorciers couchaient avec Lucas – la monogamie, c’est surfait d’après eux.

Cela dit, ça ne résout pas tout à fait le meurtre. On sait juste que Lucas voulait finalement se faire à la monogamie et arrêter de s’amuser avec ses trois amants. Pour résoudre le meurtre, il faut retrouver rapidement le loup en interrogeant une des amantes de Lucas, puis découvrir un tunnel suspect qui mène directement dans la cave du restaurant du type propre sur lui qui vient de virer sa cuisto végétarienne.

Il avait le look du type détestable et riche. Ou riche et détestable. Ou détestable parce que riche. Bref, on s’en fout : le type ose braquer un flingue sur un policier et menace de s’en débarrasser. C’est con, parce que malgré un flingue qui tire correctement, il se laisse finalement piéger par Max. Avec beaucoup d’humour, elle amène les touristes venus visiter les vignes du riche directement dans la cave, assurant que ce qu’ils voient est une recréation d’un événement spécial qui s’est déroulé sur le domaine. L’arrestation a ainsi le mérite d’être hilarante. Je sais, c’est too much, mais c’est le personnage de Max, alors ça ne surprend pas. Et même, je trouve que c’est plutôt efficace.

L’écriture est vraiment fluide. C’est over the top à chaque fois, mais juste ce qu’il faut pour que ça passe tout de même. Bien sûr, en plus de tout ça, l’épisode n’oublie pas que nous n’en sommes qu’au début de la série. L’équilibre est déjà trouvé cependant, il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches à faire sur le ton : Max se moque de ses collègues qui ne sont pas Cole, fait de l’humour tout du long et pousse Cole à se confier un peu plus sur lui-même. Pour cela, on passe par la lourdeur d’un manuel de « team building ». Max est 100% pour l’idée d’une équipe avec Cole et ne comprend pas son mutisme face aux collègues qui n’arrêtent pas de se foutre d’eux.

Pour la défense des autres flics, il y a de quoi se foutre d’eux quand les suspects qu’ils ont sont des sorciers. Pourtant, il n’y a jamais aucun doute : il est évident dès le départ que le duo va les ridiculiser en résolvant le meurtre. En attendant, on a droit à un épisode où Cole et Max apprennent à travailler ensemble et se font peu à peu au caractère l’un de l’autre. Par moments, j’ai l’impression que c’est surtout à Max de s’adapter au caractère lunaire et changeant de Cole. Autant les scénaristes écrivent le personnage de Max de manière bien consistante – elle se fout de tout, apporte de l’humour non stop – autant Cole change parfois du tout au tout d’une scène à l’autre niveau caractère. Bon, il est toujours un peu grognon, cela dit ; mais parfois, il se fait à la présence de Max et rentre dans son jeu, parfois pas du tout.

Sinon, la série est claire désormais : son fil rouge sur les parents de Max attendra un bon moment. On nous en parle brièvement dans l’épisode, on nous confirme que la relation entre Max et son père est top (mais bon, on se doute qu’il ne paie pas l’acteur juste pour une scène au téléphone dans chaque épisode, faudra bien qu’il se passe quelque chose dans son intrigue !) et elle termine l’épisode en rappelant que ses parents n’étaient pas de mauvaises personnes. Pour le reste, eh bien, il faut attendre. Ce n’est pas un problème : la série parvient à accrocher, je trouve.

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