Cela fait plaisir de retrouver les personnages et l’incroyable bande-son de cette série, deux éléments qui contribuent grandement à en faire un coup de cœur. Pour autant, j’ai l’impression d’être moins embarqué que je ne l’avais été lors de la première saison (mais le premier épisode de la série ne m’avait pas convaincu non plus, c’était sur la longueur que ça avait pris). La séparation des personnages, la superposition des intrigues et la durée plus longue de l’épisode expliquent peut-être cela… Je l’espère en tout cas, parce que j’ai bien envie d’accrocher, moi !
Spoilers
John cherche un moyen de s’enfuir de New San Francisco.
Does he look like a big baby ?
J’avais bien besoin d’un résumé de la série et je suis content qu’elle se soit chargée de le faire – même si j’ai aussi relu quelques-uns de mes articles, ne serait-ce que pour me souvenir du nom de John (impossible d’oublier pour Quiet !).
Cette saison 2 commence à San José en Californie. Les rues sont désertes de nuit, mai sil y a une voiture qui circule pourtant à toute vitesse, avec quelques virages contrôlés. Nous sommes en 1998 et la conductrice n’est autre que Raven. Elle est alors émo, possiblement lesbienne avec sa meilleure amie Kelly et prise dans une vie d’ados pas si incroyable que ça. J’avais oublié que la série commençait ses épisodes par des flashbacks, mais ça fonctionne bien.
Raven utilise son jeu de tarot pour détruire la réputation d’une amie nommée Destiny qui n’est peut-être pas tant que ça une amie. Destiny fait une soirée chez elle, en profite pour coucher avec les deux amis de son mec et s’étonne quand Raven s’amuse à l’exposer publiquement. Il y a de quoi se marrer dans ce début d’épisode, alors qu’elle est aidée par Kelly. Le problème, c’est que Kelly se tue pendant la blague, tombant du toit, se cognant la tête et tombant dans la piscine. Oups.
La série nous prend alors par surprise : Raven n’est pas celle qu’on connaît, mais une autre désormais. Elle est insupportable avec John tout de même : elle le fait surveiller non-stop par des gardes qu’il essaie de semer par tous les moyens. En vrai, la vie de John à New San Francisco est plutôt sympa : il doit s’entraîner toute la journée sur un jeu d’arcade pour pouvoir conduire la voiture de Raven et être un bon pilote. Bon, le fait que Raven veuille qu’il gagne la course pour retrouver Kelly est un poil inquiétant, mais pour le reste, on s’amuse bien.
On voit donc John boire un coup avec ses potes ou être un livreur de pizza plutôt moyen. Il n’empêche qu’il tente à chaque fois de s’enfuir comme il peut : il ne veut pas rester à New San Francisco. C’est plutôt amusant de le voir si déprimé et si mauvais dans toutes ses tentatives de fuite. Tout ce qu’il parvient à faire, c’est énerver davantage Raven : elle le fait punir de ses trop nombreuses tentatives de fugue en le consignant chez lui entre deux entraînements… et sans télévision.
Il a toutefois un équivalent du club des cinq, c’est déjà ça. Seulement après 88 livres lus, il découvre qu’il n’a pas le tome 89 dans lequel un nouveau personnage est introduit d’après le début du tome 90. J’ai tellement de peine pour lui, ça me rendrait fou ! Pire que tout : il trouve le tome 89 dans une chambre d’ado – celle de sa sœur, je suppose ? – mais… Pas de bol ! Le tome est découpé pour laisser un joint.
John est au moins content d’avoir un joint. Côté lecture, il se contente finalement du journal intime de sa sœur qui, lorsqu’elle était enfant, s’amusait même à faire des dessins et des cartes qui permettent aujourd’hui à John d’envisager une fugue à nouveau. Il a toutefois besoin d’aide : il demande à un des gardes chargés de le surveiller, devenu son ami, de l’accompagner. Il s’agit de Chester. Le pauvre est embarqué sous la douche de John pour découvrir tout ce plan, et on retrouve là l’humour de la série – John l’empêche de se déshabiller mais lui est nu, évidemment.
Après ça, John récupère l’uniforme de Chester pour s’infiltrer dans la base – infiltration bien aidée par le fait que le mot de passe de cette Raven soit Kelly. Le but de John ? Récupérer une voiture, et si possible Evelyn. Pourtant, dans le garage, ce qu’il trouve, c’est une ambulance où repose en paix Kelly. On pourrait penser qu’elle serait mieux surveillée que ça, mais non. Kelly est donc dans le coma depuis toutes ces années.
Sa trouvaille est interrompue toutefois par une annonce de Calypso, une sorte de type déguisé en vampire à ce stade (il me fait penser à Alexandre d’une vieille saison de Secret Story, on a les réf qu’on mérite je suppose). Il annonce le concours de voitures déjà évoqué en fin de saison précédente avec un petit rire machiavélique qui va tous nous hanter : le gagnant verra son vœu être exaucé. Et pour gagner, il suffit d’avoir son propre véhicule et d’éliminer les autres. C’est simple et efficace, ça.
John vole aussitôt l’ambulance, mais il a le tact de laisser tout de même Kelly derrière lui, toujours avec de quoi la maintenir en vie.
De son côté, Quiet fait désormais partie du groupe des femmes masquées qu’on avait certes aperçu en fin de saison, mais dont on ne sait pas encore grand-chose. Elles s’appliquent à faire justice elles-mêmes apparemment. On les découvre donc à Molesto où elles détruisent une usine et crament le visage du dirigeant pour le fun. Leur but est de venger tous les outsiders qui meurent à cause de lui.
Les méthodes violentes de Dollface, la sœur de John, ne sont pas trop au goût de Quiet… mais elle trouve à son goût une partie de ses alliées, si l’on en croit les danses sexys qu’elle fait avec. Quiet est tout de même convoquée par Dollface qui prend un peu de temps pour la maquiller et savoir si elle est vraiment leur alliée ou non. Bon. J’ai eu du mal à accrocher pour l’instant, mais je ne doute pas que la série saura me convaincre par la suite.
En attendant, elles entendent le message de Calypso et Quiet nous rappelle à tous des bouts de saison 1 oubliés. Calypso a donc bien tous les pouvoirs et elle insiste pour que Dollface prenne au sérieux ce tournoi. Elles sont toutefois interrompues par le fait qu’une ambulance soit repérée aux portes de New San Francisco. Espérant trouver des médicaments dedans, les filles se mettent aussitôt en chasse.
Sans la moindre surprise, elles parviennent à récupérer l’ambulance en provoquant une sortie de route pour John. Toutefois, il y a tout de même une petite course de voiture entre temps et toujours autant de malice de la part des scénaristes, avec des véhicules vraiment pensés pour la série, notamment ce camion qui peut décharger des voitures tout en roulant. C’est chouette comme tout, vraiment, mais avant d’en finir avec cet épisode interminable, il faut encore que Quiet tire sur John avant de le reconnaître ou qu’Ashley l’assomme au moment des retrouvailles avec sa sœur. D’ailleurs, celle-ci l’appelle Lionel, on va donc peut-être enfin en savoir plus sur son passé ! Quant au fait qu’il retrouve si vite Quiet, sachez que j’en suis heureux, je la sentais mal cette saison si le duo restait séparé trop longtemps.
En parallèle de tout ça, Sweet Tooth et Stu sont toujours de la partie. Le clown est terrifiant et bute des raiders avec Stu, lui apprenant au passage à le faire correctement, parce que Stu se contente de poignarder en épargnant malgré lui les organes vitaux. Vraiment, c’est un personnage qui fonctionne bien Sweet Tooth.
Ce dernier découvre qu’il a un nouvel adversaire à faire tomber : un grand bébé qui serait le tueur le plus redoutable du coin. Hors de question pour Sweet Tooth de ne pas être le plus grand : il se met aussitôt en tête d’aller le buter. Je pensais que ce serait un fil rouge pour la saison, mais non, pas du tout. Il le retrouve très vite et parvient à le tuer en coupant son cordon ombilical et en le tuant avec. Le problème, c’est que les derniers mots de Big Baby sont de révéler à Sweet Tooth qu’il pense qu’il est le trash killer (trashbag killer, j’ai des traumas de Riverdale). Il n’en faut pas plus pour que Sweet Tooth envisage d’aller le buter – mais l’histoire de Calypso et de son tournoi interrompt son fil de pensées aussi, évidemment.
