Salut les sériephiles,
Hier soir, j’étais à la Plenitude Arena de Nanterre pour voir Céline Dion en concert. Autant vous dire que j’en attendais beaucoup et que je n’ai pas été déçu une seule seconde. Enfin, ça, c’était avant de découvrir jeudi matin que BFMTV avait décidé de parler d’une soirée « cauchemardesque » parce que la chanteuse était tombée sur scène et avait oublié deux phrases dans ses paroles. Euh… On parle bien du même concert ? Parce que j’ai passé une soirée absolument géniale devant une Céline Dion en pleine forme, alors j’ai un peu de mal à comprendre qu’on puisse résumer plus de deux heures de spectacle à ces quelques secondes.

Un retour qui se fait attendre
Pour son grand retour sur scène, Céline Dion a choisi de s’installer à la Plenitude Arena pour seize concerts entre septembre et octobre 2026, avec déjà dix dates supplémentaires annoncées en mai 2027. C’est tout de même assez impressionnant de la voir reprendre avec une résidence pareille, dans une salle pouvant accueillir jusqu’à 40 000 spectateurs. C’est hallucinant comment on se sent tout petit en entrant là-dedans (point positif : il faisait chaud, mais moins qu’à Bercy par exemple). J’étais forcément loin de la scène car je n’y ai pas versé un salaire complet, tout de même, mais rien que d’avoir la chance d’être dans la salle, déjà, c’était impressionnant.
Bon, ce qui est moins impressionnant, c’est l’organisation des transports : ils ont planifié tous les concerts de Céline Dion en pleine période de travaux de RER de la SNCF. Il me semble qu’il y a un sacré manque de communication dans cette affaire, mais bon, il faut bien faire les travaux. Et puis, encore une fois : impossible de râler quand je me souviens du parcours de combattant que c’était d’avoir des places : inscription pour être tiré au sort pour aller dans une file d’attente qui m’a laissé poireauter 5h avant de passer près de deux heures à décrocher le sésame. Céline, ça se mérite !
Après, tout ça était il y a plusieurs mois et l’attente, pfiou : interminable ! Nous étions donc sur place assez tôt, ce qui m’a permis de découvrir avec délice les prix du merchandising : 50 € le t-shirt, 15 € le porte-clés, … Je n’ai finalement pas craqué, parce que bon, la place était chère. J’ai quand même pris un gobelet souvenir à 4€, pour le principe. Et puis ensuite, on a attendu.
Le concert était annoncé à 19h30 sur le billet (genre), mais à 20h15, toujours rien. À 20h30, j’en étais à me demander si je n’allais pas m’endormir. Céline a finalement commencé à 20h38, pour terminer à 22h52. Je vous laisse imaginer l’état de fatigue ce matin au travail. Je donne les horaires non pas parce que je suis psychorigide (quoique), mais parce que je me dis que ça peut intéresser les gens qui y vont sur les dernières dates – histoire d’organiser son retour sans RER vers la banlieue Ouest (ou presque) là.
Mais quel concert !
Dès qu’elle est arrivée, j’ai complètement oublié l’attente. Quelle énergie ! Je savais bien sûr qu’elle avait une voix sublime, mais la voir enchaîner les chansons, bouger autant et tenir plus de deux heures de concert à ce niveau, c’est autre chose. Je suis franchement impressionné, et pas seulement parce qu’on connaît ses problèmes de santé : même sans ça, je ne sais pas si j’aurais autant d’énergie qu’elle aujourd’hui.
Côté chansons (attention spoilers si vous ne voulez pas savoir avant d’aller au concert : la setlist est sensiblement toujours la même), c’est forcément difficile d’être déçu avec une discographie pareille. Il y a pas mal de titres en anglais, davantage que ce à quoi je m’attendais peut-être, mais j’aime aussi énormément cette partie de sa carrière. Et puis, quelle joie d’entendre Pour que tu m’aimes encore ou une reprise de l’intemporelle Beauty and the Beast de Disney ! Cette dernière est vraiment une de mes chansons préférées. Ma plus grosse surprise reste toutefois Un garçon pas comme les autres (Ziggy) : en immense fan de Starmania, je ne pensais absolument pas avoir droit à cette chanson et j’étais tellement content de l’entendre !
J’ai aussi aimé qu’elle intègre quelques reprises à son spectacle – on a donc eu des versions Céline Dion de chansons qu’elle ne chante pas habituellement et, franchement, je crois que c’était sur l’enchaînement le plus dansant de tout le concert. Il y a tellement de classiques que je ne sais pas vraiment ce que j’aurais retiré de la setlist, même si j’aurais adoré entendre Prière païenne ou Sous le vent.
Mon seul vrai regret concerne finalement le public autour de nous. J’avais imaginé une ambiance de folie, mais dans notre tribune, les gens ont mis un temps fou à se réveiller. C’était un brin frustrant de vouloir se lever et chanter quand presque tout le monde restait tranquillement assis. J’y suis allé entre autres avec un couple d’amis, installés ailleurs dans la salle et eux, ils avaient apparemment beaucoup plus de chance que nous de ce côté-là. Heureusement, l’ambiance s’est améliorée au fil du concert, mais je m’attendais franchement à mieux.
Et donc, ce fameux « cauchemar » ?
Un dernier mot pour BFMTV, parce que ça m’agace quand même beaucoup, surtout que VRAIMENT, c’est le premier truc que j’ai vu aujourd’hui et ce dont plein de collègues m’ont parlé dès que j’ai mis les pieds au taf. Effectivement, Céline Dion est tombée sur scène pendant la chanson Dans un autre monde. En vrai, ça a duré trois secondes. Elle s’est relevée, a continué son spectacle et, sur le moment, on était surtout contents de voir qu’elle allait bien. Lorsqu’elle est revenue avec S’il suffisait d’aimer, j’ai quand même eu un petit moment d’inquiétude : j’avais lu que cette chanson terminait le concert et je me suis demandé si elle n’allait pas écourter la soirée. Mais non, elle a continué et assuré le show jusqu’au bout.
Du coup, je ne comprends pas comment ça peut faire les gros titres. Vraiment, elle glisse et se relève, elle reprend la chanson quasiment aussitôt et des gens autour de moi (genre la personne qui était juste à côté de moi par exemple) n’ont pas vu qu’elle était tombée. Personne n’en parlait (ou presque) à la sortie, c’était un non-événement. Un cauchemar, ça aurait été qu’elle se casse quelque chose ou que ça révèle qu’elle était en playback, mais en fait, même pas, on entend bien qu’elle s’arrête et reprend une demi-seconde plus tard.
Céline Dion a également oublié quelques paroles de Pour que tu m’aimes encore, et apparemment, ça, c’est cauchemardesque. En vrai, ça a permis au public de prendre le relais et comme dans TOUS les concerts du monde, c’est juste kiffant. En plus, « oublié » ? On sent l’émotion dans sa voix, ça ne ressemble pas vraiment à un oubli – pas même à de la fatigue. Juste à un « oh, merde, je savoure le moment et j’oublie un mot ». Bon, ce n’est évidemment pas idéal et je suppose qu’elle aurait préféré éviter ça vu sa réputation et son incroyable talent. Il n’empêche qu’on parle de deux petits incidents de genre 15 secondes cumulées, au milieu d’une prestation de plus de deux heures, avec une énergie assez dingue et une voix qui reste incroyable. Comme je le tweetais ce matin, j’aimerais bien voir combien de présentateurs de BFMTV arriveraient à tenir deux heures d’antenne sans faute, sans bafouiller ou sans problème technique, quoi. Et au-delà de ça, pour avoir fait plusieurs concerts d’Indochine et de plein d’autres artistes… c’était vraiment rien du tout deux phrases d’un couplet de la dernière chanson après deux heures de show et dans un moment plein d’émotions.
Bref, je ne sais pas trop à quel concert ils ont assisté à la télévision, mais celui que j’ai vu mercredi soir était à la hauteur de mes attentes – et même un peu plus, parce que putain, elle chante de l’opéra sans la moindre difficulté ? J’en suis ressorti ravi, j’ai adoré ses tenues, et même si le retour au milieu de cette foule immense a été assez pénible et que je suis rentré à presque une heure du matin, je suis tellement heureux de pouvoir dire : « J’ai vu Céline Dion chanter My heart will go on en live ».
J’aimerais vivre bien plus souvent des situations « cauchemardesques » comme celle-là, croyez-moi !

