Skeleton Crew – S01E03 – Very Interesting, As An Astrogation Problem – 13/20

Je suis déçu : je conservais un super souvenir des premiers épisodes, mais celui-ci change la perspective. Une série pour enfants qui se concentre sur un héros adulte prenant toutes les décisions de merde, ça tient beaucoup moins la route qu’une série pour enfants avec des héros adultes faisant de la merde parce qu’ils sont des enfants.

Spoilers

Un Jedi, c’est pratique pour s’évader de prison.


The Force floods to us all.

J’ai vraiment beaucoup aimé les deux premiers épisodes et je ne sais absolument pas pourquoi je n’ai pas pris le temps avant de continuer cette série. À quelques dizaines de minutes du Star Wars Day en revanche (May the 4th be with you), je me dis que ça peut être sympa de m’y remettre et de voir ce que Jude Law va faire avec ce cast de gamins.

Dans la banlieue sympa d’où viennent nos héros, tous les parents sont à présent réunis pour s’inquiéter de la survie des gamins. Ils apprennent que le vaisseau a passé la Barrière, et partant de là, le droïde qui leur annonce ça leur balance que l’on ne peut plus rien faire pour eux.

Pendant ce temps, nos héros sont donc en train de s’évader de prison avec l’aide d’un Jedi, nommé Jod Na Nawood. Wim est en adoration devant lui, même si les filles sont bien plus suspicieuses, évidemment. Dès qu’ils en ont l’occasion, Neel et Wim plaident tout de même la cause de ce Jedi qui était en prison, parce qu’il avait des pouvoirs, tout de même.

De toute manière, quoiqu’elles en pensent, il est évident que le Jedi leur est utile pour s’évader et les aider à se fondre dans la masse. Ouep, il leur enseigne qu’il est plus discret de se fondre dans le décor que d’essayer d’être discret dans un couloir vide. Pourquoi pas ? J’avoue que j’ai un peu de mal à me remettre dans la série, par contre.

En plus, c’est tellement simple d’avoir Jod qui les aide et réussit si vite à les faire s’évader – et même à les ramener à leur vaisseau ! S’il veut se barrer au plus vite, il apprend à composer avec les enfants : moi qui espérais voir de futurs Jedi en apprentissage, je me retrouve avec des gamins faisant du chantage à un Jedi pour qu’il aille récupérer leur droïde, SM-33. Allez, c’est plutôt sympa de la part des gamins en vrai, mais je ne sais pas, ça ne m’a pas paru convaincant que le Jedi retourne sur la planète où tout le monde le cherche.

En plus, il active un à un tous les droïdes prisonniers et ne se fait vraiment pas discret quoi. Il reconnaît finalement SM-33 grâce au rat qui vit dans son œil et cherche à s’évader avec. Benjar Pranic tombe toutefois sur lui et l’appelle Capitaine Silvo. Faudrait savoir quel nom lui donner. En tout cas, on apprend que le Jedi est moins désintéressé que ce qu’il faisait croire : il souhaite trouver le trésor de la planète des gamins.

Avant ça, il doit déjà réussir à quitter la planète sur laquelle il est coincé et où Benjar n’hésite pas à le dénoncer. Malgré tout, il parvient à rejoindre les gamins dans une petite scène de course poursuite vite expédiée. On part ensuite sur une échappée à bord d’un vaisseau – et ça donne tellement envie de retourner à Disneyland se faire un petit Star Tour pour avoir la sensation du vaisseau qui s’envole. Bref, Jod est un vrai Jedi qui parvient à faire s’enfuir le vaisseau des gamins malgré la laisse qui est supposée les retenir : il entre en hyperespace et détruit une partie du port derrière lui quand la laisse est projetée en arrière.

Maintenant qu’ils sont à l’abri de cette mésaventure, les enfants peuvent à nouveau chercher un moyen de retourner à At Attin. Ils réveillent SM-33 et tentent de lui expliquer qu’ils ont un nouvel allié avec ce Jedi. Le droïde a toutes les raisons du monde d’être suspicieux, cependant, et je le suis aussi. On voit ensuite Jod fouiller le vaisseau et continuer de demander à SM-33 de faire le ménage. Cela ne plaît pas au droïde, moi, je trouve ça quelque peu longuet. Ah. Sabine me manque !

Je ne comprends pas trop ; j’ai souvenir d’une série vraiment portée par les enfants et ça fonctionnait bien. Là, cet épisode est porté par Jude Law (forcément), mais son personnage ne parvient pas du tout à me convaincre pour le moment. J’espère que la suite de la série va décoller et passer en hyper espace elle aussi, en arrêtant de jouer la facilité au passage.

Jod finit par emmener les enfants sur une lune glaciale où il a une amie qui pourra peut-être les renseigner – mais peut-être aussi leur mettre un couteau dans le dos : Kh’ymm. Elle l’appelle Crimson Jack. Ce n’est pas un Jedi pour avoir autant d’identités différentes ! Kh’ymm ? C’est une chouette qui parle et collectionne des objets de tous les mondes qui existent. Le truc, c’est qu’elle ne sait pas non plus où est At Attin : la planète des enfants est un mythe, rien d’autres. La planète a été cachée, mais Kh’ymm est plus que motivée pour la retrouver maintenant qu’elle a des témoins pour lui donner des informations cruciales sur la planète.

Elle lance aussitôt des recherches pour retrouver la planète… mais Jod comprend bien vite que la chouette veut gagner du temps : elle a appelé des X-Wing à la rescousse pour protéger les enfants de « Jack ». Selon la chouette, Jod est un vaurien qui cherche uniquement à atteindre le trésor. C’est raccord avec ce qu’on sait de lui, après tout.

Les enfants sont suspicieux, mais ils le suivent quand même quand il met KO la chouette : ils n’ont pas vraiment le choix, car il est le seul à leur proposer de les ramener à la maison. Mouais. Les enfants confrontent alors le Jedi qui n’utilise pas du tout ses pouvoirs sur eux – mais en même temps, il dit qu’il n’a jamais reconnu être un Jedi. Il se dit perdu comme eux et accepte de bosser pour eux.

Pardon ? Un adulte clairement vaurien et plein de ressources se décide à bosser pour des enfants ? Et les enfants y croient alors que juste après, c’est lui qui donne les ordres à tous les enfants, mettant Neel aux commandes et des enfants dans des positions de tirs ?

Le pire, c’est que ça leur permet de s’enfuir pour de vrai : les sbires de Kh’ymm rentrent bredouilles, le vaisseau des enfants part en hyperespace en suivant les coordonnées définies par Kh’ymm comme étant probablement At Attin.

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Grey’s Anatomy – S21E016 – Papa Was a Rollin’ Stone – 17/20

On sent que les choses s’accélèrent un peu plus dans cet épisode, juste parce qu’il permet de faire la transition entre le ventre très mou de milieu de saison et la conclusion de celle-ci : il y a la mise en place d’intrigues qui vont courir sur quelques épisodes et qui ont pour but de faire monter la tension. Et ça fonctionne bien. C’est aussi un peu frustrant, car ça nous rappelle à quel point la série peut être géniale quand elle ne se contente pas de sa routine, mais en même temps, si elle était tout le temps à ce niveau, je suppose qu’on finirait par s’ennuyer tout le temps par habitude – coucou 9-1-1, c’est à toi que je pense même si je ne t’ai pas encore rattrapée.

Spoilers

Jo et Lincoln ne trouvent pas de lieu pour se marier, Simone doute sur sa relation, Bailey a besoin d’embaucher un(e) futur(e) interne.


Are you enjoying this?

Allez, je me maintiens à jour car la saison approche de sa fin et que ça m’en fera déjà une dans laquelle je suis à jour quand une envie de marathon de tout ce que j’ai raté va me prendre en août, comme d’hab. Cela dit, la saison approche de sa fin et franchement, à part Levi et Mika, il ne s’est pas passé grand-chose.

Bon, d’accord, Jo est enceinte et ça commence à se voir beaucoup en début d’épisode, là où la dernière fois, je trouvais que pas du tout. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire de ce début d’épisode. Avec sa spécialité, c’est sans surprise que Jo se retrouve à travailler sur le cas d’une patiente un peu compliqué. Elle a de l’endométriose, du sang dans les urines et surtout, Jo se rend compte en cours de route qu’elle la connaît : elle voyait la photo de son couple régulièrement. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner si on en est au stade où elle reconnaît et s’attache à une patiente ?

Les scénaristes se foutent de nous en plus, parce qu’il n’y a que Jo qui les reconnaît apparemment, là où Lincoln le devrait aussi… mais non. Bien sûr, Jo se débrouille pour bosser avec son futur mari au passage. La patiente doit être opérée en urgences, s’inquiète pour le mariage qui risque d’être annulé et son futur mari décide aussitôt qu’il veut l’épouser sur place. Le fait que ce soit un couple né dans le même hôpital 23 ans plus tôt est cute, mais est-ce qu’un mariage dans la chapelle de l’hôpital est cute ? Pas sûr.

La future mariée hésite à dire oui, ce qui pousse nos chirurgiens à débattre ensuite sur le couple parfait qu’ils sont supposés être pendant qu’ils opèrent. Helm, tiens elle est là dans cet épisode !, insiste pour dire qu’un mariage n’est jamais qu’une grosse fête, Link est sûr que la mariée n’est pas prête pour le mariage, Jo continue d’insister pour dire qu’ils sont un couple prédestiné. Trop de pression.

La patiente est libérée de ses douleurs par Jo, mais au réveil, elle se confie sur ses doutes : elle ne souhaite pas se marier finalement, parce qu’ils sont trop prédestinés à être ensemble depuis la naissance. Jo comprend que l’histoire de rêve qu’elle connaissait n’est pas tant un rêve : elle explique donc que son prince charmant comprendra… un jour. Et la mariage tout prêt sent bon l’annulation : Jo et Linc vont pouvoir le récupérer, parce que nous sommes dans une série et que la fête prévue est le mariage de rêve de Jo après tout.

Jo est triste pour eux, reconnaît que c’est bien pour eux et qu’ils ne sont pas Linc et elle leur couple… Et puis, eh, leur mariage annulé règle un problème de fou : Linc et elle ne trouvaient pas de lieux où se marier. Ils en ont désormais un. Le seul problème, c’est qu’ils ont désormais quatre jours pour organiser leur mariage. Bref, le fin de saison approche, comme je disais en intro.

Jules passe sa matinée à se préparer pour une opération avec Ndugu, sauf que celui-ci décide de reporter l’opération. Richard continue de les observer de loin. En vrai, il devrait savoir que c’est lui qui va précipiter les choses entre eux à ce stade, parce que bordel, ça fait 21 saisons et bien sûr que s’il les regarde comme ça, il va mettre des idées dans la tête de Ndugu.

Les trois se retrouvent à bosser sur le même cas urgent d’un ado dont le père ressemble beaucoup trop au serial killer de la saison 6 à mon goût. Le père semble assez terrible avec son gamin, ne comprenant pas pourquoi il se met en danger juste pour payer son loyer, mais lui volant tout de même les billets qui sont dans son portefeuille quand on lui remet les affaires perso de son fils. Merveilleux.

Jules étant ce qu’elle est, elle souhaite intervenir – mais son supérieur direct, Ndugu, l’en empêche. Cela pose problème pour la suite : pendant qu’ils opèrent, Jules raconte ses propres souvenirs d’enfance avec son connard de père pour convaincre Ndugu et Richard qu’il faut intervenir. Cela se termine par un Ndugu qui propose à Jules de sortir du bloc. Ah, la tension.

Elle reste, l’opération se passe bien, Richard et Ndugu informent le père et… le père se casse. Le pauvre patient, Spencer, se réveille donc pour découvrir qu’il a raté le paiement de son loyer et que son père n’est même pas là. Ndugu le rassure comme il peut, puis finit par engueuler Jules, parce qu’elle se mêle trop de la vie privée de leur patient. Quel bâtard : il ne le fait que parce que Richard a insinué qu’il était trop proche de Jules et c’est triste. Cela dit, c’est bien aussi que la série se souvienne soudainement qu’elle n’est que son étudiante, en théorie.

En pratique, Winston a beau dire qu’il ne se mêle pas de la vie de ses patients, il finit par le faire quand il croise le père de son patient en train de se vider une bouteille de whisky achetée avec l’argent qui devait payer le loyer de son fils. Dur. Winston sort complètement de ses gonds et agresse finalement le patient, jusqu’à ce que Jules s’en mêle, heureusement. Elle intervient à temps pour éviter qu’il ne fasse de la merde, il finit par lui confier qu’il a eu un père de merde aussi et… il refuse tout de même de passer la soirée avec elle, mais eh, on est sur la bonne voie.

Sentant qu’il est en burn-out, il prend une journée administrative et laisse Jules dans les mains de Richard pour la journée suivante. Outch. Hâte que Jules et Winston concrétisent, maintenant.

Bailey demande à Kwan d’être son interne de la journée. Il est tout heureux de pouvoir faire une opération d’hernie… sauf que son job est tout à fait autre chose finalement : Bailey a besoin de lui pour trouver un nouvel interne qui sera capable de remplacer Lucas dans la prochaine classe. Il est frustré mais le fait tout de même dans l’espoir d’avoir une belle opération à la clé. Et puis, bon, quand il se rend compte que la première candidate est un canon, il arrête de se plaindre.

Le problème, c’est qu’en cours de visite le canon s’avère surtout être un futur boulet (de canon, oui, oui, oui, le jeu de mots est voulu) : Kwan se retrouve à devoir intuber un patient en urgences et lui demande de l’aide sur des actes non médicaux. Elle veut bien faire et essaie aussitôt d’intuber elle-même le patient, en se trompant d’endroit au passage. Kwan l’arrête juste à temps avant la grosse erreur médicale et le procès qui allait suivre.

Il l’engueule aussi, conduisant cette future interne à retirer sa candidature malgré toute la carrière prometteuse qu’elle semblait avoir devant elle, avec plein de recommandations. Bailey est énervée après Kwan, l’engueule et découvre finalement que c’est une bonne chose de ne pas l’avoir embauchée quand elle apprend pour l’erreur médicale.

C’était une intrigue simple, contenue sur un seul épisode dans un épisode qui, au contraire, semble clairement vouloir introduire des intrigues pour les deux derniers épisodes de la saison, mais ça fonctionne. Et puis, voir l’amitié Kwan/Simone en fin d’épisode, ça m’a plu aussi.

Lucas se retrouve à bosser avec Simone (super), Amelia et Beltran dans cet épisode. Le cas médical est celui d’une petite fille avec une main dans le plâtre et un problème au cerveau. Tout ce que j’ai retenu de la scène, c’est qu’elle a un angiome, qu’Amelia va faire une carte de son cerveau et surtout, surtout, PIPER PERABO. J’adore cette actrice, mais elle se retrouve là dans le rôle d’une maman qui n’a pas grand-chose à jouer, à part l’inquiétude, surtout quand sa fille, Dylan, refuse catégoriquement l’opération.

Le couple parental se retrouve à devoir faire un choix : l’opération immédiate et risquée, qui pourrait la tuer, ou une vie très écourtée, avec cinq à dix ans max. Et bien sûr, il n’est pas possible d’attendre pour l’opération car si la tumeur grandit, alors Amelia ne pourra plus opérer. Évidemment. Les dilemmes horribles de Grey’s où je ne sais vraiment pas le choix que je ferais. Tu ne peux que passer ta vie à regretter dans ce cas, mais je suppose que je finirais par dire OK aux médecins.

Le père n’est pas motivé, la mère finit par accepter quand Lucas lui propose d’être dans la salle d’opération… mais ça pose des problèmes d’éthique à Simone : elle pense qu’ils feraient mieux de ne pas faire l’opération. Le truc, c’est que ses doutes sur le taf se retournent contre elle quand Lucas les compare à sa manière de gérer leur couple et de ne pas lui demander de vivre avec elle.

L’opération a quand même lieu, même si Amelia est soudainement hyper stressée une fois au bloc. Elle prend une minute pour elle, engueule Beltran qui voulait la motiver juste comme notre Superwoman sait si bien le faire et, justement, elle ne prend pas la posture de super-héroïne. Je m’y attendais, ça aurait été logique – et ça manque, même si c’était parfois ridicule.

Bref, l’opération se passe bien et tout se termine bien, avec une Simone qui reconnaît même auprès de Lucas qu’elle avait peur pour les mauvaises raisons et tout. Cela fait du bien d’avoir une scène où Simone reconnaît ses erreurs et communique de manière saine sur son couple. Pour le coup, j’apprécie moins la réaction de Lucas qui lui reproche finalement d’avoir eu des doutes : il dit d’abord que c’est bien de lui partager, puis prend mal qu’elle soit dispo le soir alors qu’elle avait dit qu’elle n’était pas sûre précisément à cause de ses doutes. Je n’ai pas trop compris le move. Je suppose que l’idée est de faire en sorte de terminer la saison sur du drama, mais c’est un peu lourdement fait.

Oh, et sinon, on approche de la fin de saison (le saviez-vous ?) et on a donc droit à un cliffhanger cette semaine : la gamine opérée par Amelia allait super bien au réveil, mais le lendemain, elle est en piteux état. Elle ne bouge plus, ne réagit plus du tout, comme si elle était en état de mort cérébrale. La suite au prochain épisode.

C’est une bonne nouvelle : ça confirme que Piper Perabo sera encore là au prochain épisode ; mais c’est également le cas pour des persos que j’adore comme Amelia, du coup. Dire que Beltran venait de lui redonner un boost de confiance en affirmant qu’elle parierait sur elle quoiqu’il arrive et qu’elle était peut-être meilleure que son frère légendaire…

Sinon, je suis forcé de l’écrire surtout que je me plaignais dans notre dernier podcast de 42 minutes de ne pas avoir tous les acteurs à chaque épisode, mais QUEL PLAISIR, QUEL BONHEUR D’AVOIR UN ÉPISODE SANS TEDDY ET OWEN… Et Ben, parce qu’ils ne savent pas quoi faire de lui non plus, sérieux.

The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.

Spoilers

Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.

Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.

N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.

L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.

Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.

Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.

À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.

En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?

L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.

Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.

Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.

Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.

Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !

Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.

Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.

C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).

Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.

Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.

Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.

Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.

Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.

En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !

La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.

Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.

Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !

L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.

You – S05E10 – Finale – 17/20

C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez sur l’article pour le lire, vous saurez ce qu’il advient de Joe Goldberg et s’il a la fin qu’il mérite… La fin que nous méritons ?

Spoilers

Louise espère obtenir la vérité sur la mort de Beck. Vérité et justice, même.

You should have killed me better Joe !

Je ne pensais pas finir la saison cet après-midi car je voulais bosser, mais je n’ai pas réussi à m’arrêter. Et la fin de l’épisode précédent m’a fait hurler devant ma télévision comme ce n’était pas arrivé depuis un moment. Putain. Je suis faible, voilà, mais bien sûr que j’enchaîne sur ce dernier épisode dont le résumé sur Netflix est limite la promesse des prémices d’une nouvelle saison, encore.

Louise sauve donc Joe in extremis avec pour plan de le stopper plus tard : le voir mourir sans avoir toutes les réponses qu’elle cherche ne lui convenait pas. Laisser mourir Kate en revanche, ce n’est pas un problème ? Connasse. J’ai toujours dit que je ne l’aimais pas ! Ce début d’épisode révèle qu’ils ont bien réussi à s’échapper de New-York. C’est improbable, et pourtant !

La série continue de nous faire des petits pièges : nous les voyons s’échapper vers un bel espace vert où Louise pourrait facilement le buter. Elle se l’imagine, mais ce n’est pas le cas : pas encore. Elle veut savoir ce qu’il sait avant de lui offrir la fin qu’il mérite – quand lui se demande ce qu’il a fait pour la mériter. Les voix off se répondent de la plus chouette des manières.

En attendant que la police les rattrape inévitablement après les aveux de Joe, le couple envisage de s’échapper au Canada pour profiter un peu de la vie. Louise fait tout ce qu’elle peut pour vendre à Joe qu’elle est amoureuse de lui, et le pire, c’est qu’elle le fait quasiment sans mentir : il est toute sa vie et elle en a conscience. Comment survivre sans lui ?

Joe ne révèle toujours pas à Louise, en plus ! C’est dingue : il cherche à leur faire de faux passeports auprès de son contact habituel, mais aussi à s’arranger un moment pour parler avec Henry. C’est dingue. Et c’est dingue aussi que Joe et Louise parviennent à s’échapper de New-York sans être rattrapés. Le visage de Joe est tellement connu ! Ils prennent même le risque de s’arrêter à une station-service.

Évidemment, ils tombent là sur un flic : il ne voit pas vraiment Joe, mais il croise Louise et il s’inquiète pour elle. Il échange quelques mots avec elle, la laisse partir – et elle ne dit rien pour l’alerter, même si elle hésite. Elle tombe ensuite sur le livre de Beck, là, dans une station-service au milieu de nulle part. Eh, on a compris pour Beck ! Elle est tellement omniprésente cette saison, c’est dingue. Je sais qu’il faut boucler la boucle, mais tout de même. C’est un cadavre qu’on aura beaucoup, beaucoup vu au cours des quatre saisons, tout de même.

Et puis, alors que Joe emmène Louise dans un magnifique chalet qu’il a loué (ok, c’est peut-être même une villa à ce stade) avec on ne sait quel argent, moi, je me dis que j’ai envie d’un dernier épisode épique et que ça n’en prend pas le chemin avec un tel début. J’ai presque envie que tous les personnages meurent désormais.

Une fois dans la location, Louise comprend qu’elle a moins de temps qu’elle n’imaginait : elle a du mal à embrasser Joe avec passion, donc elle sait qu’elle ne peut pas coucher avec lui. Et elle sait que c’est ce qu’il veut. Coucher avec lui ou finir au fond du lac à côté de la location semblent être ses seules options à présent si elle n’obtient pas ce qu’elle veut de lui avant.

De son côté, il semble ne se douter de rien : il veut juste savourer la perfection du moment. Il a même des faux papiers : ils s’appelleront Ezra et Ella, et ils pourront voyager à travers le monde. C’est la fin parfaite qu’il imagine pour lui et pour son double de papier dans son roman. Louise en profiter pour le questionner sur son désir d’immortalité : ils ne pourront pas voyager éternellement. Elle lui confie sa peur de ne pas survivre dans son histoire, en plus. Il la rassure et ils partent ensemble pour une petite balade nocturne sur un lac.

Si ça fait très Disney comme ambiance, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est si romantique que ça. Genre ils ne se font pas bouffer par les moustiques ! C’est bien beau cette histoire de Louise qui est le centre de son univers et c’est bien beau cette voix-off de Louise qui nous confirme qu’elle se sent toujours heureuse d’être aimée… mais bon. Ouais. Les scénaristes se servent des voix-off de Louise et Joe pour nous faire comprendre ce qu’il en est : Joe se sert de l’amour comme d’une arme, son obsession est évidemment attirante, ses yeux d’amoureux, bien sûr que Bronte/Louise/Ella craque à nouveau.

Mais au moment où il s’apprête à lui faire un cuni, Louise sort de sa transe : elle utilse aussitôt un flingue pour le braquer et lui demander comment il a tué Beck. Chapeau bas aux scénaristes : ils ont trouvé un moyen de conclure cette intrigue en mettant Joe en caleçon. Parfait pour les audiences, non ?

Pas parfait pour Joe, en revanche. Il est dépité de découvrir que son mensonge concernant Beck n’a pas convaincu Louise. Il est dépité de ne pouvoir se débarrasser définitivement de Beck. Et en même temps, Louise souligne qu’il a effacé Beck au point de prendre sa vie et sa voix en finissant son roman. C’est vrai : j’avais trouvé ça atroce qu’il écrive son livre, ça rendait ça encore plus triste. Il était temps que les scénaristes soulignent ce sadisme. Cependant, le plan de Louise est tout de même de lui faire rayer tout ce qu’il a écrit dans le livre de Beck et ça me laisse vraiment perplexe. En plus, désolé mais je n’aime pas Louise. Terminer la saison avec autant de temps à l’entendre ? Je ne suis pas fan.

C’est une bonne idée, bien sûr, d’avoir les voix off qui se répondent et ça fonctionne bien, mais ça n’empêche pas que je n’aime pas le personnage et que ce dernier épisode est bavard. Qu’elle le tue et qu’on en finisse ! Qu’elle arrête de l’écouter alors qu’il la manipule à lui faire prendre conscience qu’elle a peur de sa mort à lui – qui s’occupera d’elle ? qui s’intéressera encore à elle ? Il y a tant d’autres personnages dans cette série que j’aurais aimé revoir dans un épisode final.

En plus, Louise est trop gentille avec lui : elle le laisse encore décrocher le téléphone pour qu’il puisse parler avec Henry – son pote ayant fait en sorte de le mettre en ligne avec lui pendant qu’il jouait aux jeux vidéos. C’est toutefois chouette : si Joe veut rassurer son fils et lui dire qu’il n’a rien fait de mal, s’assurer qu’il vive sa vie et tout… Henry est plus malin que ça. La scène est horrible, bien aidée par les violons : Henry décide que les derniers mots qu’il dira à son père seront la vérité. Elle sort de la bouche des enfants. Teddy lui a dit qu’il avait tué Kate, et partant de là, Henry a pour derniers mots à son père : tu es le monstre. C’est ce que Love avait prédit en mourant, en plus. C’est la fin que je ne savais pas que je voulais, et le gamin joue sacrément bien en plus !

C’est terrible. Après tout ça, et exactement comme Louise, j’ai encore assez d’affection pour Joe pour être vraiment triste pour lui. Par contre, mais comment se débrouille-t-il encore pour être la victime après tout ça ? Louise décide de le livrer à la police, espérant bien sûr que le monde entier se réveillera face à ses crimes comme elle a réussi elle-même à se réveiller.

C’est une mauvaise décision. Elle pouvait le tuer. Elle l’avait en joue, c’était facile. Mais non. Evidemment qu’elle se penche pour prendre le téléphone, évidemment qu’il en profite pour se battre avec elle, évidemment que quand une balle se perd, c’est pour Louise. C’est si énervant.

Blessée, Louise décide de s’enfuir et de lui faire croire qu’elle est partie vers le lac. Joe la poursuit en caleçon, laissant le téléphone derrière lui. C’est assez peu crédible. Et puis, s’il est en caleçon dans la forêt (les audiences !), il n’en reste pas moins en bonne santé physique. Il a un avantage certain sur elle. En plus, Louise retrouve le téléphone, mais il s’est abîmé dans la bagarre. Elle ne peut appeler le 911 car la touche s’est cassée. C’est con, je sais. N’empêche que je trouve ça putain de brillant comme idée pour prolonger un peu l’action, mouahaha.

Louise parvient finalement à appeler les secours, au moment où elle saute par la fenêtre. Il finit par la rejoindre, sans savoir ce qu’il en est : il révèle qu’il a volontairement cassé la cheville de Louise pour la forcer à rester lui parler (évidemment, tant de mensonges !), puis avoue qu’il a tué Beck. Il compte même lui démontrer comment. Louise se défend et elle le fait bien, mais elle ne s’échappe que temporairement. Il parvient encore à la rattraper et l’étouffer, en l’étranglant au fond du lac. Goodbye Bronte. On n’a même pas sa voix-off à elle pour entendre à quel point elle se sent conne, ce qui suppose que ce n’est peut-être pas terminé pour elle.

Malgré tout, les flics sont réactifs apparemment : ils sont déjà là à organiser une battue dans les bois pour retrouver Joe. Toujours en caleçon, il est forcé de s’enfuir. Il parvient encore à tuer un policier, d’ailleurs, avec le poing américain de Louise acheté dans la station-service. Je m’attendais à ce qu’il récupère son uniforme, mais non. Il s’enfuit et c’est une erreur. Louise sort de nulle part et le braque avec un flingue (celui du policier ?).

Comprenant qu’il est fini, Joe demande à être achevé. Louise ne lui fait pas ce plaisir : elle refuse de l’achever, préférant qu’il se tape un procès. Il la force quand même en se jetant sur elle, mais elle ne tire pas un coup mortel. Il survit et est arrêté par la police, filmé avec une toute petite bite apparemment. Superbe.

Le montage final de la série nous révèle donc que Joe est tourné en dérision par internet et que son procès, messy, le force à se confronter à tout ce qu’il a fait. C’est Louise qui se charge de la narration en voix-off, parce qu’elle est plus à même de nous révéler ce que chacun est devenu (encore qu’il manque plein de personnages secondaires, en vrai), mais je trouve ça dommage. Eh, un ou deux épisodes sur le procès de Joe, ça m’aurait bien convenu.

Joe va en prison. Les autres ? Harrison sort de prison, Maddie n’y va même pas et le couple finit ensemble. La famille semble heureuse – elle est même enceinte de jumeaux. Kate a survécu, de manière bien improbable. Elle s’occupe toujours d’Henry et a la meilleure des vies. Elle devient l’agent de Marienne, qui cartonne mondialement grâce à son lien à Joe en vrai. Teddy transforme la compagnie de son père : elle ne fait plus aucun profit désormais.

Le livre de Beck ? Louise fait en sorte qu’il soit publié de nouveau, sans les modifications de Joe. Le livre a encore pus de succès, et je peux comprendre pourquoi. Dommage : elle ne connaîtra jamais son succès. Louise, elle, reprend sa vie et vit librement dans New-York, prête à poursuivre sa vie et devenir ce que la vie décidera d’elle.

MOUAIS. Gros mouais, ce happy ending même. La toute fin de saison – et donc de série – nous montre Joe en prison. Sans grande surprise, il y passe son temps à lire et est bien silencieux. La solitude, le silence, la prison lui pèse et il sait que c’est pour toujours. Il trouve que c’est infernal et il n’a toujours pas compris que c’est ce qu’il méritait en plus.

Joe finit en cage, ce qui est bien mérité… mais la conclusion est évidemment qu’il a un tas de fans qui lui écrivent et sont amoureuses de lui. Ou amoureux, d’ailleurs. Si j’espérais bien que Joe mourrait à la fin de la série, je dois dire que j’adore cette conclusion surtout pour ce qu’il dit : cette fois, il s’adresse directement à nous. La conclusion est simple à trouver : c’est ce que Penn Badgley dit depuis la saison 1. Le problème, ce n’est pas Joe Goldberg. Le problème, c’est la société qui tombe amoureuse de lui, le problème, ce sont les gens qui tombent amoureux de psychopathes, le problème, c’est nous. Et comme il nous parle, le dernier mot de la série est évidemment « you ».

J’aime cette conclusion. Elle est ô combien problématique : Joe n’apprend pas de ses erreurs, ne comprend pas le mal qu’il fait et est encore en vie pour recommencer un jour où quelqu’un voudra se faire du fric avec un revival. Pire encore : Joe continue de retourner le problème et de faire des victimes les coupables. La scène où Henry le traite de monstre était bien plus poignante et me restera davantage en mémoire, je pense.

Parce qu’en vrai, l’audience de la série est-elle vraiment coupable ? Allez, on en parlera dans un prochain podcast, probablement dans deux semaines.

En bref

C’est une belle saison finale, construite exactement comme il faut pour tenir en haleine tout du long et pour maintenir le suspense jusqu’au bout concernant le sort qui sera réservé à Joe. J’ai mes réserves sur plein de détails et de moments un peu illogiques dans la série mais, en vrai, j’ai dévoré cette saison qui, à mes yeux, a réussi à retrouver le ton de la première ; et surtout à fasciner à nouveau.

Que la conclusion soit une critique de cette fascination me convient. C’est facile, c’est vrai, on aurait pu/dû le voir venir, mais c’est efficace à défaut d’être parfait. De toute manière, il faut se méfier de la perfection : on a eu cinq saisons pour l’apprendre et je ne suis toujours pas sûr que la leçon soit bien enregistrée.

En attendant, la série touche à sa fin et une page se tourne : je crois que c’est la dernière série Netflix que j’attendais encore avec impatience ; c’est une survivante des séries pré-2020, une des rares qui me donnait des envies de bingewatch. Il y en aura d’autres, mais dans l’ensemble, quel plaisir ce fut.

Au revoir, Joe Goldberg… et en vrai, à bientôt je suis sûr – par rewatch ou par revival.