NCIS – S21E10 – Reef Madness – 15/20

Une fin de saison qui n’en a pas du tout l’air, avec des enjeux qui peinent à convaincre et nous faire vraiment peur. Certes, c’est construit comme une fin de saison, mais la pression n’y est pas et donne plutôt l’impression d’avoir affaire à un épisode tout ce qu’il y a de plus banal. Une occasion manquée, donc, mais c’est sans surprise avec la grève des scénaristes.

Spoilers

Les corps de trois marines sont retrouvés sur un vieux bateau de la Navy.

L’enquête

Plein de cadavres sur un cargo du NCIS ? Au moins, c’est raccord avec la série de manière générale et ça donne le ton. On est sur un épisode de la série qui sait ce qu’il fait, mais qui ne le fait pas à la perfection. Si c’était sympathique d’avoir à nouveau les décors des bateaux de la Navy, l’enquête en elle-même était tout de même peu passionnante.

J’en retiens – et encore, je dis ça, mais il est fort probable que tout soit oublié dans deux semaines –  surtout la construction un tout petit peu différente de la résolution de l’enquête. Grosso modo, plutôt que de tout suivre de manière linéaire, on a Nick & McGee qui résument les aveux et explications des témoins ? Original et bien pensé pour changer un peu des habitudes de la série – mais pas non plus inédit ou jamais fait, quoi.

Bref, avec cette enquête, cela ne ressemblait pas tellement à une fin de saison. En fait, il y avait peu d’enjeux, et on ne les sent que parce qu’on sait que c’est la fin et qu’un truc hyper classique peut potentiellement devenir grave si jamais un acteur n’a pas renouvelé son contrant. Pour autant, je ne les imaginais pas mourir les personnages vraiment en danger dans cet épisode, parce que ce sont les deux derniers arrivés…

Jess

En début d’épisode est proposée aussi une intrigue qui, pour le coup, porte sur ses épaules l’entièreté du sentiment de « ah, c’est la fin de saison ». En effet, Jess se voit offrir une promotion dont on a entendu parler lorsqu’elle a vu son père. À cette époque, elle affirmait qu’elle était bien au NCIS et que la perte de son équipe avait remis en cause tout ce qu’elle imaginait pour la suite de sa carrière.

Vance lui annonce donc qu’elle a une journée pour y réfléchir : refuser la promotion, ou l’accepter et changer totalement de vie. Bien sûr, elle ne s’y attendait pas (alors que c’était plus ou moins annoncé que son père allait tout faire pour que ça arrive), bien sûr, Parker n’est pas contre et ne veut pas bloquer un de ses meilleurs éléments…

Tout l’épisode tourne alors autour de cette idée d’une promotion, avec notamment ses collègues qui l’appellent « cheffe » contre son gré. Bien évidemment, c’est donc le personnage de Jess qui est mis en danger un peu plus tard dans l’épisode lorsqu’elle se retrouve coincée avec Parker dans la cale du navire.

Rien de bien original. Parker se blesse et est coincé encore un peu plus, ce qui permet de développer un peu le duo. Bien sûr, ils n’ont pas de portable opérationnel pour prévenir les autres, mais ça n’empêche pas les autres (et particulièrement Jimmy dans une très bonne scène avec Kasie) de s’inquiéter et de les retrouver. Entre deux, Jess aura failli se noyer (mais finalement non) et on aura découvert un bout de l’enfance de Parker, parce qu’une fois blessé, il se met à halluciner la présence d’une petite fille, Lily, et nous offre un ou deux flashbacks. Bon. Vu et s’en tape ? Un peu quand même.

Jimmy

Et finalement, celui qui tire vraiment son épingle du jeu dans l’épisode, c’est Jimmy. Bien sûr, c’est un personnage que j’aime beaucoup depuis son arrivée dans la série, alors je ne suis peut-être pas objectif. Disons qu’en tout cas, je trouve qu’il se comporte de manière plutôt censée dans l’épisode. Quand il apprend la proposition de promotion pour Jess de la bouche de ses collègues, Jimmy le vit mal et lui reproche. Cela me paraît assez logique après plusieurs mois de relation de mal vivre de ne pas être tenu au courant de ce qui va représenter un changement majeur dans la vie de Jess – et donc dans la sienne à lui.

Malgré cela, malgré ce qu’on pourrait croire et malgré le fait qu’il soit vexé, que fait-il ? Eh bien, il lui conseille de prendre le job. Que c’est chiant de les voir s’engueuler, que c’est ridicule d’avoir Jess qui s’en confie à Parker avant d’être coincé avec lui, que c’est égoïste de la part de Jess d’en vouloir à Jimmy de ses réactions de surprise. Laisse-lui le temps de digérer, non ?

Eh bien, non, elle lui reproche les phrases qu’il a pu avoir, notamment le fait qu’il a peur de la perdre si elle accepte ce poste. On pourrait alors se dire que passer à deux doigts de mourir bêtement ferait changer d’avis Jess. Sachez que ce n’est pas le cas du tout : au contraire, elle confirme à Jimmy qu’il a peut-être raison d’avoir peur de la perdre, puis elle annonce à Vance qu’elle accepte le poste.

WTF ? Cette fin est si peu en accord avec le développement du personnage depuis deux saisons que je ne sais pas trop quoi en penser. Dans la vraie vie, c’est un choix qui serait évident et logique. Dans une série, néanmoins, et surtout une série qui table autant sur l’esprit d’équipe et de famille… Déroutant.

En bref

La saison 21 est à l’image de la précédente, même si elle a moins de bouleversements à faire digérer. La grève des scénaristes est passée par ici et on se retrouve avec une saison beaucoup plus courte… mais pour autant, rien de particulier à signaler dans la construction de la série. Les épisodes restent plutôt indépendants, il n’y a pas de mi-saison et la fin de saison est prévue un peu à l’arrache, à défaut d’avoir pu construire quelque chose pour y mener vraiment.

C’est donc une saison qui fait le travail mais ne propose rien de plus, par manque de temps, par besoin de parer au plus urgent et par nécessité de proposer des épisodes. Je n’en retiendrai pas grand-chose – à part bien sûr l’épisode hommage à Ducky et le 1000e de la série. Ouais, bon, elle devrait quand même être plus marquante que ça rien que pour ces deux épisodes, mais bon, je sens que ça va juste continuer et que je l’oublierai vite.

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NCIS – S21E09 – Prime Cut – 14/20

Alors que la fin de saison approche, la série nous propose un épisode tout ce qu’il y a de plus classique. L’enquête n’a pas su m’accrocher, la partie vie privée des personnages était très prévisible, bref, un épisode comme un autre, qui sera vite oublié, une fois de plus.

Spoilers

Un cadavre va mener le NCIS au Texas.

NCIS, Texas ranger

L’enquête de la semaine est assez bien introduite avec un cadavre retrouvé parmi les abeilles. Cela permet assez naturellement d’en venir à des informations sur chaque personnage : les abeilles, c’est toujours un grand sujet de débat entre ceux qui veulent les sauver et ceux qui en ont peur. Les peurs de chacun sont ainsi explorées et bien plus intéressante que l’enquête en elle-même.

Certes, j’ai bien aimé le problème présenté dans cet épisode, avec un cadavre tué deux fois – c’est quand même un peu con pour lui. Cela dit, une fois cette surprise passée, il ne reste pas grand-chose à l’épisode. Alors bien sûr, c’était sympa de voir Jess et Nick avec des looks dignes de Walker, mais si j’avais voulu regarder Walker, eh bien j’aurais lancé un épisode de cette série. Là, je n’avais plus l’impression d’être devant la même série.

Et puis, le coup de l’overdose provoquée à grande échelle là… En fait, ça ne m’intéressait pas assez pour rester concentré

McGee

Dans l’ensemble, McGee a été assez peu approfondi lors de cette courte saison. Il était logique qu’on en revienne à lui dans cet épisode, même si pour le coup, j’ai eu l’impression que ça se répétait beaucoup avec Delilah. Après le coup de la barbe à (ne pas) raser, c’est donc au tour de la cuisine à (ne pas) refaire.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé Delilah parfaitement insupportable dans cet épisode ; et ça m’embête parce que ça fait donc deux épisodes que je n’approuve pas du tout sa manière de faire avec McGee. Le pire, c’est qu’on nous les vend comme un couple heureux et uni – ainsi, quand la télévision vient les interroger, ils ne sont pas assez en désaccord pour que ça soit une émission de télé-réalité intéressante. À l’inverse, j’ai l’impression qu’ils sont souvent en désaccord. Cela dit, c’est vrai que McGee s’écrase beaucoup face à sa femme.

Bref, tout ça n’avait pas beaucoup d’importance – au point que les scénaristes s’en sortent par une pirouette prévisible à 1500 km. Delilah voulait donc refaire la cuisine, mais finalement, elle change d’avis parce que la cuisine telle qu’ils l’ont reflète tous les souvenirs qu’ils ont partagé dans la maison. Sans déc. C’est à la fois gnangnan et prévisible.

Et en plus, en attendant, ça a permis d’apprendre que Parker avait divorcé pour une raison aussi conne que le redesign et que tous les collègues de McGee étaient quand même des égoïstes qui ne s’intéressent qu’à la présence d’un four à pizza dans la cuisine. Alors qu’on ne les voit jamais les uns chez les autres !

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NCIS – S21E08 – Heartless – 12/20

Un épisode de NCIS on ne peut plus routinier et classique. Certes, ça ne fait pas de mal de temps à autres, mais comme je regarde toute cette saison de manière très rapprochée dans le temps, ben… C’est un peu moins plaisant que ce que ça aurait pu être.

Spoilers

Un chirurgien se fait enlever et est retrouvé mort.

Chirurgien

Autant en début d’épisode, j’ai eu la surprise de voir la patiente morte se réveiller, autant tout le reste de l’épisode était plutôt convenu dans ses rebondissements. Je ne vais pas mentir, je ne m’attendais pas forcément à ce que le médecin soit retrouvé mort si vite. En fait, j’ai trouvé original le coup du chirurgien enlevé qui avait une tumeur dont personne ne connaissait l’existence et ça faisait de bons moments pendant l’enquête (le coup de l’agenda, par exemple). Je ne sais pas si c’est bien crédible que personne ne s’en soit rendu compte avant… mais tant mieux.

Pour le reste, en revanche, ce n’était pas dingue. Les kidnappeurs sont des abrutis finis, par exemple, de taper deux fois au même endroit pour des enlèvements coup sur coup. Il me paraît assez évident que des enquêteurs seraient sur place ou au moins en train de surveiller l’endroit. Bref, pas les couteaux les plus aiguisés du tiroir.

Parker

On comprend assez vite que le but de l’épisode est de mettre en avant Parker. Ce n’était pas tellement dérangeant par rapport au reste de la saison où il a eu assez peu de moments de gloire par rapport à d’habitude. Pour autant, j’ai trouvé ça vraiment mal écrit parfois – le coup du basket avec Nick, qu’est-ce que ça peut bien nous foutre ?

Le pire pour moi est la prise d’otage qui n’a aucun sens parce qu’évidemment qu’il n’est pas chirurgien. Oh, c’était rigolo le cliché du chirurgien prétentieux qui se croit au-dessus de tout… mais honnêtement, quelle crédibilité de le voir engueuler les malfrats alors qu’il est face à une arme à feu ? Et le poignet brisé de la seule vraie chirurgienne aussi ! J’ai eu l’occasion de rire devant cet épisode, on va dire.

Finalement, je suis arrivé en fin d’épisode en trouvant que c’était sympa mais que ça ne changerait pas grand-chose à la série. Pourtant, la chirurgienne semble intéressée par Parker et il faut bien reconnaître que ça ferait un couple amusant à suivre. Sans plus.

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NCIS – S21E07 – A Thousand Years – 16/20

1000 épisodes, c’est un sacré chiffre, et j’aurais attendu un épisode un peu plus ébouriffant et marquant que ce qui est proposé. C’est un très bon épisode pour la franchise, on sent qu’il y a des enjeux… et en même temps, ça paraît assez vite oubliable. Les flashbacks sont bons et il y a ce qu’il faut pour montrer l’impact de la franchise, mais ça semble tout de même être une solution de facilité.

Spoilers

Vance est victime d’une tentative d’assassinat.

C’est tout de même impressionnant d’atteindre 1000 épisodes. C’est aussi compliqué de trouver quoi en faire, je pense.

Vance

On sent dès le départ qu’on est sur un épisode quelque peu différent, puisqu’on commence dans un cimetière avec le personnage de Vance. Commencer par le directeur, c’est surprenant, surtout quand la scène met un peu de temps à en venir au lancement de l’épisode. Le temps passé, c’est la dispute entre Vance et son fils, Jared. Je ne suis pas certain de savoir exactement le sujet de l’embrouille entre eux, mais une chose est sûre, il va falloir s’en passer vite fait : Vance se fait tirer dessus.

C’est inattendu. Dans le même genre, c’est inattendu de le voir demander à McGee de prendre son poste par intérim – et ça l’est d’autant plus que McGee est un abruti à qui on demande de ne pas provoquer de choc à Vance mais qui lui parle des trois explosions dont il n’est pas au courant. Même son fils qui refuse de lui parler est plus malin que ça.

Bon, ils se parlent tout de même en fin d’épisode, histoire que ça se termine bien. Semper fi, je suppose.

Enjoy the show

J’aime bien l’idée d’un ennemi qui nargue nos héros avec un message laissé pour eux sur le lieu où il s’est attaqué à Vance. Les trois explosions étaient impressionnantes à voir, c’est sûr… Mais elles manquent d’impact, parce qu’on ne voit pas tellement les dégâts. Certes, c’est un attentat problématique, mais… bon, le garage de Fornell ou le bureau de la sœur de Caitlin ? Ils ne peuvent pas faire mieux ?

En fait, il y a beaucoup de moments qui sonnent un peu à contretemps dans l’épisode. Après les explosions, inévitablement, il fallait un crossover. C’est l’occasion de voir un peu plus de Jane, bien sûr, mais aussi de retrouver Kensi, malgré la fin de NCIS Los Angeles. Si c’est agréable de les voir, ça n’apporte rien.

Dans le même genre, tous les agents reçoivent des alertes concernant des attaques – mais finalement ce n’est qu’un hack du serveur. Bon, il y a tout de même un leak de toutes les adresses de l’agence et un ennemi qui leur en veut clairement. L’enquête est plutôt marrante à suivre, avec la révélation que la grande méchante est la copine de Jared – sauf que c’est une copine rencontrée en ligne qu’il n’a jamais vue en vrai avant cet épisode. Au moins, elle existe, mais ça ne va pas aider le fils de Vance à pardonner son père de le mettre en danger.

Kelsey a une explication pour Jared, cependant : Lindsey, sa copine, a été manipulée depuis le départ, avec de faux documents prouvant que le NCIS est une agence catastrophique, couvrant des meurtres, etc. J’ai du mal à voir Lindsey comme une petite chose fragile par contre, parce qu’elle est pour moi Hope de The 100 et donc plutôt une badass. Je suis content de la retrouver, c’est déjà ça.

Air Force One

Outre la tentative d’assassinat ou le hacking des adresses, le NCIS fait aussi face à un autre virus avec une électricité vacillante. C’est Curtis, du service technique, qui trouve le virus et se retrouve en interrogatoire du patron de Bandium avec Jess. Bandium ? L’agence informatique qui gère les applications du NCIS. Ils accusent le patron de la boîte d’avoir voulu faire tuer Vance parce qu’il n’allait pas renouveler le contrat avec sa boîte.

Le truc, c’est que le virus vient bien de Lindsey – et Fornell se rend compte qu’il la connaît. C’est la fille d’un terroriste tué vingt ans plus tôt par Gibbs à bord de l’Air Force One. Ma foi, c’est une manière comme une autre de ramener Gibbs dans l’histoire, avec un petit flashback de l’acteur. Au moins, ça confirme que Lindsey n’était pas qu’une petite chose fragile.

Le NCIS comprend alors qu’elle a en fait l’intention de finir le travail de son père et de s’en prendre à l’Air Force One. Rien que ça. Ils ont beau prévenir les services de sécurité du président, rien n’y fait : l’avion est prêt à décoller, parce que bon, on n’arrête pas le président comme ça. On l’arrête en revanche en se tenant debout sur le tarmac devant l’avion.

Et c’est comme cela que tout est bien qui finit bien, avec un flashback de Vance et son fils où le directeur explique à son fils à quel point le NCIS fait le bien et à quel point c’est important d’aider son prochain. On en profite pour nous faire un bilan des vingt dernières années, avec des images de chacun des agents ayant marqué l’agence et des crossovers. Bon, j’aurais bien aimé voir Jenny Shepard du coup, hein, mais je chipote. C’était un hommage sympathique.

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