Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Those About to Die (S01)



Synopsis : Un péplum situé à Rome en 79 après Jésus Christ, lorsque les combats de gladiateurs et
les courses de chars étaient encore à la mode.

Pour commencer, je sais que j’ai un milliard de séries à rattraper et de saisons à terminer, mais il faut bien dire que ce ne serait pas un été tout à fait normal si je n’avais pas aussi une série d’été à regarder. Alors bien sûr, il y a la nouvelle série d’Eva Longoria qui m’attend bien patiemment, mais aujourd’hui, j’ai décidé que j’allais tester et commencer la série Those about to die qui est une série diffusée sur Amazon depuis le 18 juillet et qui m’intéresse moyennement si je suis honnête.

En effet, je n’ai jamais été très fan de péplum. Mais voilà, le casting est sympathique. On retrouve Anthony Hopkins dans le rôle de Vespasian et puis également Iwan Reon que j’avais bien aimé jusque-là dans les rôles dans lesquels j’ai pu le voir. C’est à peu près tout ce que je sais de la série.

J’ai bien sûr vu un bout de la bande annonce qui m’a l’air très sympathique, même si je ne m’attends pas à une rigueur historique des plus incroyables, mais en même temps, ce n’est pas pour ça qu’on regarde ce genre de série. C’est uniquement pour le sang, la violence… C’est un péplum, je n’en attends à rien de plus !

Pourquoi me lancer dans un péplum ? Aucune idée. Je suis toujours passé à côté des séries sur cette époque, en grande partie parce que de toute manière, j’ai fait plus de 10 ans de latin et que du coup j’ai l’impression un, de connaître un peu trop les détails de ces histoires et deux de voir uniquement les incohérences quand je regarde ce genre de séries. Mais voilà.  Euh, il faut pas toujours chercher à se justifier, hein ? J’ai envie de commencer la série : en réalité, je me suis dit pourquoi pas ? Et j’ai commencé la série.

Note moyenne de la saison :

NCIS – S21E10 – Reef Madness – 15/20

Une fin de saison qui n’en a pas du tout l’air, avec des enjeux qui peinent à convaincre et nous faire vraiment peur. Certes, c’est construit comme une fin de saison, mais la pression n’y est pas et donne plutôt l’impression d’avoir affaire à un épisode tout ce qu’il y a de plus banal. Une occasion manquée, donc, mais c’est sans surprise avec la grève des scénaristes.

Spoilers

Les corps de trois marines sont retrouvés sur un vieux bateau de la Navy.

L’enquête

Plein de cadavres sur un cargo du NCIS ? Au moins, c’est raccord avec la série de manière générale et ça donne le ton. On est sur un épisode de la série qui sait ce qu’il fait, mais qui ne le fait pas à la perfection. Si c’était sympathique d’avoir à nouveau les décors des bateaux de la Navy, l’enquête en elle-même était tout de même peu passionnante.

J’en retiens – et encore, je dis ça, mais il est fort probable que tout soit oublié dans deux semaines –  surtout la construction un tout petit peu différente de la résolution de l’enquête. Grosso modo, plutôt que de tout suivre de manière linéaire, on a Nick & McGee qui résument les aveux et explications des témoins ? Original et bien pensé pour changer un peu des habitudes de la série – mais pas non plus inédit ou jamais fait, quoi.

Bref, avec cette enquête, cela ne ressemblait pas tellement à une fin de saison. En fait, il y avait peu d’enjeux, et on ne les sent que parce qu’on sait que c’est la fin et qu’un truc hyper classique peut potentiellement devenir grave si jamais un acteur n’a pas renouvelé son contrant. Pour autant, je ne les imaginais pas mourir les personnages vraiment en danger dans cet épisode, parce que ce sont les deux derniers arrivés…

Jess

En début d’épisode est proposée aussi une intrigue qui, pour le coup, porte sur ses épaules l’entièreté du sentiment de « ah, c’est la fin de saison ». En effet, Jess se voit offrir une promotion dont on a entendu parler lorsqu’elle a vu son père. À cette époque, elle affirmait qu’elle était bien au NCIS et que la perte de son équipe avait remis en cause tout ce qu’elle imaginait pour la suite de sa carrière.

Vance lui annonce donc qu’elle a une journée pour y réfléchir : refuser la promotion, ou l’accepter et changer totalement de vie. Bien sûr, elle ne s’y attendait pas (alors que c’était plus ou moins annoncé que son père allait tout faire pour que ça arrive), bien sûr, Parker n’est pas contre et ne veut pas bloquer un de ses meilleurs éléments…

Tout l’épisode tourne alors autour de cette idée d’une promotion, avec notamment ses collègues qui l’appellent « cheffe » contre son gré. Bien évidemment, c’est donc le personnage de Jess qui est mis en danger un peu plus tard dans l’épisode lorsqu’elle se retrouve coincée avec Parker dans la cale du navire.

Rien de bien original. Parker se blesse et est coincé encore un peu plus, ce qui permet de développer un peu le duo. Bien sûr, ils n’ont pas de portable opérationnel pour prévenir les autres, mais ça n’empêche pas les autres (et particulièrement Jimmy dans une très bonne scène avec Kasie) de s’inquiéter et de les retrouver. Entre deux, Jess aura failli se noyer (mais finalement non) et on aura découvert un bout de l’enfance de Parker, parce qu’une fois blessé, il se met à halluciner la présence d’une petite fille, Lily, et nous offre un ou deux flashbacks. Bon. Vu et s’en tape ? Un peu quand même.

Jimmy

Et finalement, celui qui tire vraiment son épingle du jeu dans l’épisode, c’est Jimmy. Bien sûr, c’est un personnage que j’aime beaucoup depuis son arrivée dans la série, alors je ne suis peut-être pas objectif. Disons qu’en tout cas, je trouve qu’il se comporte de manière plutôt censée dans l’épisode. Quand il apprend la proposition de promotion pour Jess de la bouche de ses collègues, Jimmy le vit mal et lui reproche. Cela me paraît assez logique après plusieurs mois de relation de mal vivre de ne pas être tenu au courant de ce qui va représenter un changement majeur dans la vie de Jess – et donc dans la sienne à lui.

Malgré cela, malgré ce qu’on pourrait croire et malgré le fait qu’il soit vexé, que fait-il ? Eh bien, il lui conseille de prendre le job. Que c’est chiant de les voir s’engueuler, que c’est ridicule d’avoir Jess qui s’en confie à Parker avant d’être coincé avec lui, que c’est égoïste de la part de Jess d’en vouloir à Jimmy de ses réactions de surprise. Laisse-lui le temps de digérer, non ?

Eh bien, non, elle lui reproche les phrases qu’il a pu avoir, notamment le fait qu’il a peur de la perdre si elle accepte ce poste. On pourrait alors se dire que passer à deux doigts de mourir bêtement ferait changer d’avis Jess. Sachez que ce n’est pas le cas du tout : au contraire, elle confirme à Jimmy qu’il a peut-être raison d’avoir peur de la perdre, puis elle annonce à Vance qu’elle accepte le poste.

WTF ? Cette fin est si peu en accord avec le développement du personnage depuis deux saisons que je ne sais pas trop quoi en penser. Dans la vraie vie, c’est un choix qui serait évident et logique. Dans une série, néanmoins, et surtout une série qui table autant sur l’esprit d’équipe et de famille… Déroutant.

En bref

La saison 21 est à l’image de la précédente, même si elle a moins de bouleversements à faire digérer. La grève des scénaristes est passée par ici et on se retrouve avec une saison beaucoup plus courte… mais pour autant, rien de particulier à signaler dans la construction de la série. Les épisodes restent plutôt indépendants, il n’y a pas de mi-saison et la fin de saison est prévue un peu à l’arrache, à défaut d’avoir pu construire quelque chose pour y mener vraiment.

C’est donc une saison qui fait le travail mais ne propose rien de plus, par manque de temps, par besoin de parer au plus urgent et par nécessité de proposer des épisodes. Je n’en retiendrai pas grand-chose – à part bien sûr l’épisode hommage à Ducky et le 1000e de la série. Ouais, bon, elle devrait quand même être plus marquante que ça rien que pour ces deux épisodes, mais bon, je sens que ça va juste continuer et que je l’oublierai vite.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

NCIS – S21E09 – Prime Cut – 14/20

Alors que la fin de saison approche, la série nous propose un épisode tout ce qu’il y a de plus classique. L’enquête n’a pas su m’accrocher, la partie vie privée des personnages était très prévisible, bref, un épisode comme un autre, qui sera vite oublié, une fois de plus.

Spoilers

Un cadavre va mener le NCIS au Texas.

NCIS, Texas ranger

L’enquête de la semaine est assez bien introduite avec un cadavre retrouvé parmi les abeilles. Cela permet assez naturellement d’en venir à des informations sur chaque personnage : les abeilles, c’est toujours un grand sujet de débat entre ceux qui veulent les sauver et ceux qui en ont peur. Les peurs de chacun sont ainsi explorées et bien plus intéressante que l’enquête en elle-même.

Certes, j’ai bien aimé le problème présenté dans cet épisode, avec un cadavre tué deux fois – c’est quand même un peu con pour lui. Cela dit, une fois cette surprise passée, il ne reste pas grand-chose à l’épisode. Alors bien sûr, c’était sympa de voir Jess et Nick avec des looks dignes de Walker, mais si j’avais voulu regarder Walker, eh bien j’aurais lancé un épisode de cette série. Là, je n’avais plus l’impression d’être devant la même série.

Et puis, le coup de l’overdose provoquée à grande échelle là… En fait, ça ne m’intéressait pas assez pour rester concentré

McGee

Dans l’ensemble, McGee a été assez peu approfondi lors de cette courte saison. Il était logique qu’on en revienne à lui dans cet épisode, même si pour le coup, j’ai eu l’impression que ça se répétait beaucoup avec Delilah. Après le coup de la barbe à (ne pas) raser, c’est donc au tour de la cuisine à (ne pas) refaire.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé Delilah parfaitement insupportable dans cet épisode ; et ça m’embête parce que ça fait donc deux épisodes que je n’approuve pas du tout sa manière de faire avec McGee. Le pire, c’est qu’on nous les vend comme un couple heureux et uni – ainsi, quand la télévision vient les interroger, ils ne sont pas assez en désaccord pour que ça soit une émission de télé-réalité intéressante. À l’inverse, j’ai l’impression qu’ils sont souvent en désaccord. Cela dit, c’est vrai que McGee s’écrase beaucoup face à sa femme.

Bref, tout ça n’avait pas beaucoup d’importance – au point que les scénaristes s’en sortent par une pirouette prévisible à 1500 km. Delilah voulait donc refaire la cuisine, mais finalement, elle change d’avis parce que la cuisine telle qu’ils l’ont reflète tous les souvenirs qu’ils ont partagé dans la maison. Sans déc. C’est à la fois gnangnan et prévisible.

Et en plus, en attendant, ça a permis d’apprendre que Parker avait divorcé pour une raison aussi conne que le redesign et que tous les collègues de McGee étaient quand même des égoïstes qui ne s’intéressent qu’à la présence d’un four à pizza dans la cuisine. Alors qu’on ne les voit jamais les uns chez les autres !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer