Time Bandits – S01E01 – Kevin Haddock – 18/20

C’est tout simplement un excellent début de série où rien n’est laissé au hasard. On voyage beaucoup, on apprend à connaître les personnages (peut-être un brin trop tard), on devine les problèmes à venir pour les héros de la série, on a de l’humour qui fonctionne bien et un casting cinq étoiles. Vraiment, c’est bien parti pour cette série qui a finalement tout ce que j’attendais de Percy Jackson.

Spoilers

Pour son anniversaire, Kevin a le droit de débuter une sacrée aventure.


They brought people here and bored them to death.

Comment ce début de série est un sans faute ! On commence par un générique – et ça me fait plaisir de voir que toutes mes séries d’été ont un générique apparemment, un épisode de 46 minutes et une première scène vraiment réussie avec la déco de la chambre de Kevin et son réveil le jour de son anniversaire. Pour son anniversaire, le gamin demande à ce que sa famille l’emmène à Woohenge, l’équivalent de Stonehenge, mais avec des bouts de bois.

Les premiers voyages

Très vite, on comprend donc que Kevin est un petit garçon à part, très isolé dans son monde et ses intérêts loufoques qui ne passionnent ni sa sœur, ni ses parents, ni ses camarades d’école. En vrai, il est aimé par ses parents quand même, c’est rafraichissant après toutes les intrigues avec des orphelins. Cela dit, ce gamin préfèrerait sûrement l’être quand on voit comment les parents s’occupent de lui de manière vraiment basique, sans jamais l’écouter ou s’intéresser à ses centres d’intérêt. Il fait un peu de peine.

Bon, et en même temps, y a un peu de jalousie de ma part aussi. En effet, il se rend compte un jour que l’armoire de sa chambre bouge toute seule et quand il l’ouvre, il se retrouve face à un portail le menant sur une plage. C’est beaucoup trop cool jusqu’à ce qu’un guerrier viking lui hurle dessus et qu’il comprenne qu’ils sont attaqués par toute une armée.

Kevin court vers sa chambre aussitôt, il est suivi par le viking qui referme la porte derrière lui et hop, voilà comment toute la série commence. C’est le début des emmerdes pour Kevin, même s’il ne le sait pas encore. Bon, son premier réflexe d’enfant est évidemment d’aller chercher ses parents, mais ceux-ci sont trop occupés à regarder la télévision. Après tout, c’est vrai qu’il est plus probable que leur fils vienne de faire un mauvais rêve plutôt qu’un viking soit là. Ils m’ont fait rire, j’ai trouvé que la scène était bien dosée pour nous montrer des parents ridicules et un gamin complètement dépassé par l’ignorance de ses parents.

Toujours est-il qu’il remonte dans sa chambre pour mieux tomber sur un guerrier viking qui ne parle pas sa langue. Ce n’est pas un problème : le guerrier parvient à s’en aller en passant à travers un autre portail qui le mène dans une forêt. On a droit à un peu d’humour avec Kevin qui prend un non pour un oui, et le voilà prêt à partir à l’aventure. Il dit au revoir à ses parents et… se mange le mur de sa chambre, de nouveau là. Adieu guerrier viking.

Bien sûr, la série ne s’arrête pas là. Après avoir foncé dans le mur de sa chambre, Kevin s’en sort avec une petite commotion cérébrale, les moqueries de sa sœur et la désapprobation de ses parents qui aimeraient le voir entrer dans le XXIe siècle. Ce n’est pas gagné cette affaire. Kevin est obligé d’abandonner avec sa famille.

Le soir, Kevin se retrouve à nouveau dans sa chambre à recevoir la visite de nouvelles personnes non invitées. Il est plutôt serein, persuadé d’être dans un rêve, et éclaire donc un à un les visiteurs qui étaient occupés à parler de leurs petites affaires. Ils ont en effet une carte à consulter pour savoir où se rendre après.

Penelope, qui semble bien être la cheffe de ce nouveau groupe, en profite pour expliquer à Kevin qu’il se pense peut-être dans sa chambre, mais que sa chambre est aussi un point de convergence pour voyager dans le temps, donc c’est un lieu plutôt dangereux où vivre. En plus, ils sont chassés par l’être suprême, alors ils n’ont pas le temps pour s’occuper de lui.

Pas de bol pour eux, l’être suprême les retrouve et débarque justement dans la chambre de Kevin. Quand les parents entendent cette voix venue d’ailleurs dans la chambre de leur fils, ils sont heureux de voir qu’il s’est mis aux jeux vidéos. Le pauvre. En vrai, il est juste embarqué avec ses visiteurs vers un autre endroit plutôt inconnu au premier abord. Ils sont sur un navire au milieu de nulle part après avoir fait tomber les murs de la chambre de Kevin en les poussant. Ouep, juste comme ça.

Macau

Kevin est capable de déduire plus vite que Widgit (il m’a bien fait rire ce Widgit dans le premier épisode) l’endroit où ils sont. Pour avoir lu des livres, il sait qu’ils sont sur un bateau pirate chinois et il comprend assez vite qu’ils sont face à Mme Chung, en 1810 à Macau. C’est quand même précis, même en ayant lu des livres, mais on va faire avec.

Kevin est un personnage attachant, un petit garçon intelligent et plein de connaissances, le héros qu’on aurait tous voulu être un jour ou l’autre, non ? Bon, peut-être pas, mais c’est quand même sacrément cool de se retrouver sur un bateau pirate comme ça. Pas étonnant qu’il se mette à penser qu’il est dans un rêve, même quand une nuée de flèches essaie de le tuer lui et ses nouveaux amis – qui refusent d’être ses amis pour l’instant et se demandent s’il est le nouveau Susan, la meilleure d’entre eux.

Eux ? Un groupe de voleurs qui traversent le temps à l’aide d’une carte donc – ils traversent des périodes temporelles différentes et volent ce qu’ils peuvent au passage. On les voit procéder ainsi sur le navire où Mme Chung les retrouve et les menace en chinois. Kevin ne sait pas parler chinois, mais par chance pour lui, le groupe de voleurs lui offre un bonnet qui lui permet de comprendre le chinois – et de le parler aussi. C’est plutôt cool comme objet, franchement. Je veux bien en avoir un comme ça moi aussi.

Grâce à ça, ses connaissances littéraires et sa ruse, Kevin parvient à gagner la confiance de Mme Chung. Grâce à lui, le groupe de voleurs n’est donc pas mort sur place : Kevin offre un conseil stratégique à Mme Chung qui lui permet de garder son avantage militaire sur ses ennemis. En retour, elle souhaite garder Kevin avec elle, et l’intérêt qu’elle porte à cet enfant capable de lui offrir un vrai trésor avec ses connaissances finit par intéresser aussi Penelope. La voilà donc qui demande à Kevin de les suivre à travers un nouveau portail, un trou dans l’eau. Il est courageux le Kevin.

Stonehenge

Ce nouveau portail mène nos héros à Stonehenge, rien que ça. Tu m’étonnes que ce soit le plus beau jour de la vie de Kevin. Bon, la construction de Stonehenge ? Elle ne sert à rien d’autre que vendre des cailloux si on en croit un des hommes sur le chantier. C’était plutôt marrant comme gag, surtout après l’annonce importante de Kevin comme quoi cette connaissance serait un vrai trésor pour lui – contrairement à Penelope, donc.

Une fois que c’est fait, Kevin retourne auprès des voleurs qui attendent la réouverture d’un portail. Autour d’un feu de camp, nous pouvons donc apprendre à connaître enfin chaque personnage avec plus de détails. Outre Penelope qui dirige le groupe par consensus plus que par vrai leadership, nous avons donc Widgit (qui lit la carte), Judy qui serait fine psychologue (mais bon, non), Alto le roi du déguisement et Bittelig, qui a la force de sept hommes. C’est sympathique comme équipe.

Alors que Kevin dort, au petit matin, nous entendons aussi Penelope parler avec les autres voleurs de la chambre de Kevin qui est très spéciale, contrairement à lui, car elle concentre beaucoup de portails. Je n’ai pas une chambre comme ça, comment ça se fait ? Je ne rêve pas assez, c’est ça ? Pendant la nuit, bien sûr, la pierre horizontale de Stonehenge a été mise sans qu’ils ne puissent la voir. Les scénaristes s’amusent bien, au moins. Kevin est dégoûté, mais bon, il passe le portail quand même. Et ce nouveau portail, où les mène-t-il ?

Troie

A la stupéfaction de Kevin et à la joie des voleurs, le portail les mène directement à Troie. Depuis le début de l’épisode, Penelope voulait absolument voler un cheval, et ce n’était donc pas n’importe quel cheval. Le cheval de Troie, rien que ça. Kevin assure que c’est trop gros pour être volé, mais Penelope est sûre que non. Et pourtant.

Vraiment, la série va me plaire si elle navigue comme ça plusieurs fois par épisode dans les différentes périodes de l’histoire. Il ne manque qu’un peu d’explications, je trouve. Bien sûr, je sais ce qu’est le cheval de Troie, mais ça pourrait être une série pour enfants avec un peu plus d’informations sur chaque période. Là, je vais forcément devoir me renseigner sur Mme Chung.

Bon, bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est que Penelope se rend compte que c’est mort pour voler le cheval de Troie. Elle veut donc se rendre au prochain portail, sauf que le prochain portail est à l’intérieur de Troie… Il n’y a donc plus vraiment le choix : Ajax les invite à entrer dans le cheval de Troie et ça plaît bien à Kevin comme idée.

Nous voyons donc nos héros à l’intérieur du cheval, avec Penelope qui affirme que cette ruse ne pourra pas marcher. Kevin la rassure en lui disant que c’est l’histoire, les Grecs assurent que c’est le futur et l’affaire est réglée, ils attendent que les troyens ouvrent les portes.

Pourtant, le premier réflexe des troyens est de brûler le cheval. En effet, ils trouvent que c’est bien trop suspicieux comme objet. Kevin se met à pleurer tant il a peur de mourir et s’en confie à Penelope… Et pourtant, sans surprise, le supérieur des gardes qui ont mis le feu leur demande de l’éteindre et ignore Cassandra qui explique que ce cheval sera la chute de Troie. C’était plutôt marrant.

Et ce n’est pas par hasard qu’on voit Cassandra. En effet, une fois dans la ville, Penelope affirme à Kevin que les livres ne servent à rien car ils ne sont pas dedans et s’accorde cinq minutes pour voler plein de choses. Pendant que les bandits, qui veulent maintenant que Kevin soit dans leur équipe car il a eu raison sur le cheval, volent des vases, Kevin croise ainsi la route de Cassandra. Outre l’humour autour de son don auquel personne ne croit, Cassandra prédit de grandes choses pour Kevin : il serait sur le point de sauver l’univers, mais il verra aussi de grandes choses. Eh, ça nous vend bien la série.

En attendant, Penelope et les bandits décident de le ramener à Bingley, 2024 parce qu’il n’est pas si fun à refuser de voler. Le seul problème avec ce plan ? Nous avons aussi suivi des conversations entre les grands méchants de la série.

En vrai, ils font un peu pire malgré l’humour. Damon, Fianna… J’avoue que je n’ai pas tout suivi à ces scènes qui semblent se dérouler en Enfer – il y a de la lave partout et des démons, quoi – car elles m’accrochaient un peu moins que le reste de la série, mais le voyage promet d’être dingue et vraiment cool.

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Time Bandits (S01)

Synopsis : Le jour de son anniversaire, Kevin rencontre un guerrier viking dans le placard de sa
chambre.

Pour commencer, je dois avouer que je n’ai plus aucun souvenir du film. Pourquoi m’embarquer alors dans la série, vous me direz ? C’est le laïus habituel : je cherchais une série pour l’été – et décidément, j’en lance plein, je vais le regretter quand il s’agira d’être à jour pour la rentrée – et voilà ce que nous propose AppleTV. Même si, ça y est, l’ère de la perfection d’AppleTV est sur le point d’arriver à sa fin avec des réductions budgétaires, il faut souligner que c’est un véritable gage de qualité. Ils ne savent pas vendre les projets qu’ils portent, mais ils portent des projets incroyables depuis le départ.

Les épisodes sont souvent trop longs avec cette plateforme, mais c’est à peu près le seul défaut à faire : le casting est toujours dingue (c’est à nouveau le cas ici, Lisa Kudrow !), les effets spéciaux sont gérés, les intrigues proposées toujours incroyables… Et là, on nous propose un remake d’un film culte ?

Ce serait idiot de ma part de ne pas en profiter – ou essayer d’en profiter. Après tout, la bande-annonce vend exactement le genre d’aventures que j’adore ; avec portail, voyages temporels et personnages amusants.

Note moyenne de la saison : 16/20

Time Bandits – S01E02 – Mayan – 17/20

Vraiment, tout y est dans cette série. On commence à bien connaître les personnages et les dynamiques entre eux sont sympathiques, l’intrigue propose des twists un peu constants sous couvert de bonnes blagues et d’humour, l’action fonctionne et surtout, ça…

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Time Bandits – S01E04 – Prohibition – 16/20

Heureusement que la série est vraiment soignée du côté de l’esthétique et de l’humour, parce qu’elle patine davantage du côté du scénario. J’aime toujours beaucoup l’ambiance proposée et les idées apportées par ce voyage loufoque à travers le temps, mais…

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement…

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Time Bandits – S01E07 – Ice Age – 15/20

Comment ça, c’est déjà le septième épisode de cette saison ? Je n’ai pas l’impression d’avoir vu tant d’épisodes, peut-être parce qu’ils sont courts, certainement parce qu’avec deux par semaine, ça passe bien vite. En tout cas, l’humour prend bien dans…

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The Decameron – S01E01 – The Beautiful, Not-Infected Countryside – 19/20

OK, c’est bien parti pour être un coup de cœur. Ce premier épisode a pour seul défaut d’être trop long, car vraiment, j’aurais préféré des épisodes de 20 minutes. Le ton est en effet celui de la comédie, l’humour domine largement et n’est pas sans me rappeler l’excellente Another Period. C’est impertinent, décadent et le rythme est excellent, quand bien même ça semble partir dans tous les sens. Je ne boude pas mon plaisir.

Spoilers

La Peste fait rage à Florence.


My wife is dead!

Il faut tout de suite commencer par dire ce qu’il en est : le générique est incroyable et met dans l’ambiance. Toute cette vermine qui fourmille, les rats qui se réunissent pour former le titre, le rat qui meurt à côté de ceux qui couchent ensemble… L’esprit est peut-être respecté, finalement.

Florence

Bienvenue à Florence au XIVe siècle. Post-covid, c’est marrant à voir, on a eu de la chance d’être confiné, hein ! La petite musique nous introduit correctement dans cet univers. Il est très clair dès le début que cette production compte mettre en avant l’humour et toute l’impertinence de la situation. Toute la ville est en train de crever de faim et de la peste ? Pas grave, ça n’empêche pas le fun d’exister avec cette petite musique et les réflexions complètement décalées qui s’ensuivent.

On a donc une bourgeoise qui espère être assez aimée un jour pour que son mari la pleure à sa mort comme celui qu’elle voit dans la rue, un médecin qui s’inquiète pour son patient qui, c’est une chance !, à penser à garder ses excréments du matin pour lui montrer ou encore une vieille femme qui vole les chaussures d’un cadavre parce que c’est quand même bien pratique.

Ouais. Le confinement, c’est bien aussi. Après, à cette époque, les connaissances médicales sont plus que limitées. Ainsi, Licisca pense tout de même échapper à la Peste en se mettant des pâquerettes dans le nez, hein. Lisisca est une servante, la dernière de sa maison, et elle s’occupe du père bien malade de sa maîtresse. Cette dernière est présentée comme une bourgeoise qui ne pense qu’à elle et sa propre misère – elle est sur le point de finir orpheline sans mari, c’est la fin pour elle.

Franchement, je ne vais pas mentir. C’est différent du Décaméron ne serait-ce que par le choix d’avoir un langage moderne… mais qu’est-ce que c’est bien pour respecter l’esprit de base, en vrai. Et qu’est-ce que c’est bien pour nous embarquer dans l’histoire, surtout. Je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant – le casting me vend déjà du rêve. Filomena, la maîtresse de Licisca, est exceptionnellement drôle, franchement.

Quand elle reçoit l’invitation du vicomte Leonardo à venir passer du temps à la campagne loin de la ville infectée, elle accepte aussitôt cette opportunité. C’est le cousin de son père, mais elle envisage déjà le mariage, même s’il est sur le point de rencontrer sa femme. On note au passage que le côté hyper dramatique de l’épidémie et les nombreux morts servent ici de ressort humoristique. Si Licisca freine un peu des quatre fers pour y aller, Filomena se prépare donc aussitôt à se rendre à la campagne.

Et ce n’est pas la seule : on voit ainsi le médecin qui emmène son patient loin de l’épidémie, mais aussi un autre couple de personnage. En chemin, ils croisent ainsi des pénitents qui se flagellent sur la route – mais ils sont loin d’être l’image qu’on attendrait d’eux. Ainsi, ils servent surtout de fantasme à une bourgeoise. C’est tellement n’importe quoi, mais c’est fait avec tant d’humour que ça fonctionne très bien.

Vraiment, l’humour choisi est une bonne chose. Cela me rappelle Another Period, et j’adorais cette comédie. Je ne me rendais pas compte qu’elle me manquait à ce point ! Enfin, nous voyons Filomena qui a préparé ses valises après avoir pleuré son père bien malade. Elle annonce le décès de son père à Licisca, forcée de la croire sur parole puisqu’il faut éviter de voir le cadavre et de se faire contaminer par la peste. Filomena lui fait croire ça parce qu’elle a absolument besoin d’une servante pour l’accompagner et ne peut s’accoutumer à une vie sans personne pour ne prendre soin d’elle.

En chemin, cependant, Licisca décide de laisser du pain à un malade au bord de la route. Cela ne plaît pas à Filomena qui finit par réclamer l’autre moitié du pain de Licisca, parce que cette dernière assure que Jésus considère que tout le monde mérite du pain. Tout pour nous faire rire. Les deux femmes se mettent ainsi à se disputer le pain. Incroyable de voir une servante se rebeller autant contre sa maîtresse, mais qu’est-ce que ce duel est amusant à voir. Je suis un peu triste, toutefois, que ça se termine par une Filomena poussée à l’eau. Licisca décide aussitôt de prendre sa place chez Leonardo – mais moi j’aurais bien gardé Filomena plus longtemps dans la série tant elle me faisait rire. Allez, fuck yeah, signora. Incroyable ce premier épisode.

La villa

Tous nos personnages se rendent donc vers la maison du vicomte Leonardo. La première bourgeoise de la série est ainsi celle qui sera sa future femme, officiellement : il s’agit de Pampinea. Elle vient avec sa servante, Misia, qui est en admiration totale devant sa maîtresse.

Elles sont accueillies par Sirisco, le valet les informant que Leonardo est absent pour un petit moment. Et pour cause : Sirisco se garde bien de leur dire qu’il est mort. La campagne était censée être un moyen de se tenir loin de l’épidémie, mais en fait, il n’y a plus que deux serviteurs (et demi ?) dans toute la baraque. Eux, ils s’inquiètent de ce qu’ils deviendront sans maître. Ils décident donc de maintenir la mascarade pour tout le week-end : faire croire que Leonardo est en vie pour se rendre indispensable à la personne qui voudra récupérer sa propriété et qui pourrait être parmi les bourgeois venant ce week-end là.

Pour autant, les personnages qui viennent ont des problèmes eux aussi : on découvre donc que Pampinea a peur qu’on découvre sa vieillesse (elle a 28 ans ahaha) et que son mariage soit annulé ou que Misia, qui fait tout pour protéger sa maîtresse, a aussi planqué Parmena dans un tonneau. Oula.

Ensuite, Pampinea rencontre Panfilo et Neifile, le couple dont la femme très pieuse admirait les pénitents pour raison charnelle, ainsi que le docteur et son patient – le patient révélant une allergie au parfum de Neifile. C’est amusant comme les situations parviennent à faire rire par leur côté ubuesque et décalé. Bref, Licisca finit par arriver elle aussi, et elle se fait passer comme prévu pour Filomena.

Tous les personnages sont donc réunis et il est temps pour une petite visite de la propriété de Leonardo. Pampinea se comporte déjà comme la maîtresse de maison, Neifile passe son temps à osciller entre pensées impures et prières, un running gag qui va fonctionner, et le médecin se met aussitôt à draguer Licisca.

C’est si impertinent. On enchaîne sur une scène où Neifile se plaint à Panfilo des moqueries qu’elle doit subir de la part des autres personnages parce qu’elle prie. Elle est si drôle à ensuite fantasmer totalement sur le docteur qui se déshabille dans le jardin et à vouloir monter sur une selle pour se faire un peu plaisir. C’est si impertinent de la voir se donner un orgasme – et si amusant que ce ne soit pas la seule. Pendant qu’elle se masturbe sur la selle en regardant le docteur – je crois qu’il s’appelle Dioneo, on découvre ainsi que Panfilo se masturbe lui aussi, avec la même vue tant qu’à faire.

Le deuxième jour

De son côté, Licisca prend ses aises dans la chambre de sa maîtresse et c’est bien trop drôle. Elle est un peu comme moi à galérer sur les prénoms de tous les personnages et j’aime bien le parti pris de nous mettre de la musique moderne pour accompagner tout ça. Bien sûr, Dioneo vient la chercher pour une promenade matinale, la drague lourdement, mais ils sont interrompus par Tindaro, le patient du docteur. Il est persuadé que les personnages parlent de lui dans son dos à chaque fois, un autre genre de running gag. Le problème ? Tindaro se met à avoir des vues aussi sur Licisca, ce qui embête bien Dioneo, à ses ordres. Il n’en faut pas plus pour qu’il joue à nouveau sur le fait que Tindaro a une petite tendance à être hypocondriaque. Il me fait bien rire à annoncer aussitôt à Tindaro qu’il est malade – pour qu’il se concentre là-dessus plutôt que sur Licisca.

Cette dernière croise aussi Panfilo et paraît suspecte à ses yeux, à s’excuser en se prosternant devant lui. Si Pampinea interdit qu’on parle de la peste, il n’en reste pas moins que toute l’Italie est en pleine pandémie. Misia ramène Parmena, qui a la peste, et la servante est obligée de cuire un rat.

Pour le dîner du soir, Pampinea exige d’avoir du porc, ce que Misia lui promet même si Sirisco insiste pour dire qu’il faut deux jours pour le cuire. Les bourgeois se retrouvent donc à attendre longtemps le repas et… ils n’ont rien à se dire, surtout en l’absence de Leonardo, qui n’arrive toujours pas (forcément). Pampinea est si stressée de l’absence de Leonardo que ça finit par se voir. Elle révèle donc le secret de son âge à Neifile et « Filomena ».

Loin de cette scène fun où les deux dernières font ce qu’elles peuvent pour la rassurer (Neifile en est incapable, c’est beaucoup trop drôle), l’ambiance est quelque peu cassée quand Misia retrouve Parmena morte dans son tonneau. C’est triste. En plus, elle se fait griller en train de se débarrasser du corps par Sirisco. Ce dernier pense un instant avoir le pouvoir sur Misia, sauf que Misia se rend compte au même moment que Leonardo est mort lui aussi. Il est temps pour eux de passer un pacte, pour garder le silence sur la présence de la peste à la villa.

Le festin

Les bourgeois sont loin de se douter de ce qu’il se passe dans les réserves de nourriture continuent de s’amuser à l’étage. Au milieu des amusements, il y a quelques problèmes tout de même. Ainsi, quand Panfilo se rend compte que « Filomena » drague lourdement Dioneo, il s’arrange pour la tenir à distance. Il lui fait un peu de chantage, soulignant qu’il a bien compris qu’elle n’était pas qui elle prétendait être. Panfilo invite donc cette impostrice à plutôt draguer Tindaro – mais bon, ça ne donne pas envie. Licisca n’a pas envie de se laisser dicter quoi faire, mais elle se retrouve tout de même à devoir supporter les flatteries de Tindaro – quand il n’est pas en train de vomir en tout cas.

Quand elle se rend compte que Tindaro se voit offrir davantage de services que Dioneo – et notamment du vin – alors que le médecin l’avait demandé en premier, elle essaie aussitôt de faire en sorte de changer le système et les privilèges. C’était une scène amusante, même si elle prend beaucoup de risque pour son crush, je trouve.

Trois hommes débarquent alors à la villa pour violer les femmes et récupérer un peu d’eau propre si possible. Un joyeux bordel s’ensuit, avec de quoi rire un bon coup dans la fuite de Pampinea, les lancers d’assiettes (Tindaro qui éclate une assiette sur Licisca, c’était beaucoup trop drôle) ou le fait que Neifile reconnaisse l’un des trois hommes pauvres voulant les violer comme étant son cardinal. Outch. Cela dit, le Cardinal se fait alors couper un doigt de pied, Pampinea court et hurle dans tous les sens et le Cardinal finit par hurler que lui et ses hommes s’en vont. Avant de le faire, il annonce tout de même que tout est perdu et que Dieu a rendu son jugement.

Loin de l’écouter, Licisca décide alors de tuer le cardinal quand elle constate qu’il est plein de peste. La peste est dans la villa, Licisca commet un meurtre devant tout le monde et… elle réclame un peu plus de vin. Ah ouais, sacré cliffhanger, en vrai. Ce n’est que le début des emmerdes : à la porte, la vraie Filomena arrive enfin. Elle ressemble davantage à une servante qu’à une noble, mais il n’empêche que… ça posera problème !

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The Decameron (S01)



Synopsis : La Peste fait rage à Florence et dans toute l’Italie. Un groupe de nobles bourgeois se retirent dans une villa.

Pour commencer, je dois dire que j’ai pas mal hésité à me lancer dans la série, pour un tas de raisons. Déjà, parce que c’est une adaptation d’un monument de la littérature italienne qui a déjà fait couler beaucoup d’encre – son impertinence, sa décadence, sa liberté de ton, son invention du genre de la nouvelle… Bref, je connais bien le Décaméron et une adaptation version Netflix, ça me fait un peu peur. Pour autant, la curiosité l’emporte.

Avant même de commencer, j’ai déjà des critiques, à commencer par la longueur des épisodes et surtout leur nombre… Comment ça, une adaptation du Décaméron en huit épisodes ? Déca veut dire dix, putain, s’ils n’ont déjà pas compris la structure de ce qu’ils adaptent, est-ce que ça peut être vraiment bien ? Et en même temps… La liberté de ton.

Il me semble que ça peut être une série pas mal en période estivale. Quelque chose d’un peu fun et décadent, c’est parfait pour l’été, non ?

Note moyenne de la saison :