Time Bandits – S01E07 – Ice Age – 15/20

Comment ça, c’est déjà le septième épisode de cette saison ? Je n’ai pas l’impression d’avoir vu tant d’épisodes, peut-être parce qu’ils sont courts, certainement parce qu’avec deux par semaine, ça passe bien vite. En tout cas, l’humour prend bien dans celui-ci et j’ai l’impression que l’intrigue avance à pas de géants – ou de mammouths, pour rester dans le thème – et qu’on sent que les scénaristes savent très bien comment ils souhaitent mener leur barque.

Spoilers

Nos héros arrivent en pleine ère glaciaire, ça les change de l’épisode précédent.


Remember my advice from the previous sentence?

32 minutes, est-ce que ça compte vraiment comme un épisode ? Bon, je ne vais pas me plaindre, ça m’arrange bien car je me connecte tard ce soir. Après, les épisodes n’étaient pas dispo ce matin, ce n’est pas de ma faute.

Mammouth

L’épisode commence avec Kevin qui débarque à l’âge glaciaire. Il est suivi par tous les autres bandits. On s’amuse bien de les voir se vautrer dans la neige les uns après les autres. Le froid fait que Pénélope se demande si c’est une bonne idée de continuer à chercher à sauver les parents de Kevin, mais bon, il assure que c’est important pour lui. Ses parents sont quand même des gens chouettes, malgré les nombreux défauts qu’ils ont. Il m’a fait rire, surtout que le tout se fait avec un bon comique de situation. En effet, pendant que Kevin raconte sa vie, un animal monstrueux se rapproche dangereusement du groupe.

On peut compter sur Bittelig pour le faire venir auprès d’eux, tandis que Penelope donne mauvaise idée sur mauvaise idée. Nos voleurs se débarrassent ainsi de leur précieux et maigre butin en l’envoyant dans la gueule de l’animal qui n’apprécie pas trop, puis déclenchent une avalanche. Au moins, ils se sont sauvés du monstre, c’est déjà ça.

Nos héros sont retrouvés post-avalanche par des hommes de caverne qui semblent obéir à une fillette qui est montée sur un mammouth. La fillette s’avère être Saffron. C’est un peu gros de la retrouver dans cette position, mais il découle un bon humour de ces retrouvailles entre Kevin et Saffron, surtout quand Widgit dit qu’elle est chiante et qu’on enlève les quiproquos.

Kevin s’évanouit vite fait, mais à son réveil, on a rapidement des explications sur la nouvelle famille adoptive de Saffron. Ce sont des hommes de caverne qui se sont pris d’affection pour elle, et basta. Elle explique à Kevin comment elle a entamé son voyage dans le temps, et hop, on passe à autre chose, comme cette série sait si bien le faire. On a un rhinocéros blessé, des disputes entre frère et sœur et surtout la révélation que Saffron est là depuis trois ans. Cela explique pourquoi tout le monde lui obéit, comment elle sait monter sur les mammouths sans difficulté et comment elle leur a appris l’anglais, sans utiliser de traducteur comme les Time Bandits. Elle a tout de même une vie de merde, mais Saffron est heureuse tout de même de découvrir qu’elle est désormais l’aînée. Elle est si joyeuse que Kevin n’a pas à cœur de lui expliquer qu’ils n’ont plus de parents tout de même.

Le challenge

Bon, dans tout ça, Saff conduit son frère et son groupe au vrai chef des hommes de caverne, qui n’apprécie pas trop de rencontrer les randoms avec qui Kevin est venu. Il faut dire aussi que Kevin est décrit par Saff comme particulièrement chiant et ennuyeux – mais au moins, Saff a parlé de lui, contrairement à Kevin qui n’a rien dit de l’existence de sa sœur.

Les hommes des cavernes de la série sont plutôt amusants, avec l’utilisation abusive d’acronymes à la mode il y a dix ans – LOL et Yolo, quoi – parce que c’est ce que Saff leur a appris. Saff, elle, est une véritable légende qu’ils ne veulent pas voir partir. Le chef des cavernes décide donc de se confronter à Pénélope dans un challenge qu’elle aurait lancé elle-même. L’humour est plutôt marrant et prend bien sur moi, avec de gros moments de WTF quand même – Bittelig s’occupe d’un Twonicorn pendant tout l’épisode et les hommes des cavernes se brûlent faute de comprendre le feu.

Bien sûr, au milieu du reste, Kevin essaie d’expliquer à sa sœur que les parents sont morts, mais ce n’est pas si simple avec tant de malentendus comiques à la minute. Pénélope ne fait que s’enfoncer pendant tout l’épisode et Kevin finit par évoquer le sujet de ses parents avec Saff. La scène est mignonne, mais Saff ne semble pas trop être affectée par la mort de ses parents. Bon, cela dit, cela fait trois ans, elle a eu l’occasion d’abandonner tout espoir depuis un moment, histoire de survivre dans un milieu plus qu’hostile. Finalement, comme elle vient de retrouver son frère, c’est elle qui lui redonne de l’espoir, parce qu’elle en a à revendre.

Tout cela – et Alto qui explique qu’il n’est pas mort comme Juliette l’est dans Romeo et Juliette qu’il vient de leur jouer – ne doit pas nous éloigner du challenge en cours. Le chef en a vraiment après Pénélope, qui finit par accepter le challenge qui semble plutôt simple : elle doit juste faire un aller-retour à un rocher un peu éloigné dans le noir. Facile. En théorie. En pratique, il y a des animaux qui risquent de s’en prendre à elle. Limite ce serait bienvenu, parce que tout ça n’est pas sans rappeler le duel avorté de l’épisode précédent.

Cela semble simple, mais une fois dans le noir complet, Pénélope finit par avoir peur de la neige qui lui tombe dessus. Pendant que Pénélope est effrayée dans le noir par les yeux d’un rat qu’elle pense être les yeux de la mort, le reste de son équipe part se coucher et découvre qu’il n’est pas si simple de survivre à une nuit à l’ère glaciaire. Tu m’étonnes. En vrai, ils seraient probablement morts de froid dans la réalité, hein. Heureusement pour eux (et nous), c’est une série, alors on choisit surtout d’en faire de l’humour avec Bittelig devant se décider à tuer l’animal qu’il a soigné toute la journée pour pouvoir se réchauffer. Ben super.

Il en est bien incapable et se couche finalement à côté de l’animal. Le lendemain, tout le groupe s’apprête à partir et on se récupère donc Saffron qui s’engueule avec Kevin pour des raisons stupides comme le fait qu’elle est la plus vieille désormais. Avant le grand départ, on a Bittelig qui veut revenir soigner le « rhinokéros » et Pénélope qui obtient une demande en mariage de la part du chef des hommes des cavernes, parce qu’elle est effrayante à avoir su faire l’aller-retour au rocher seule.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Decameron – S01E03 – By Homer, It’s a Winner’s Wreath – 18/20

Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous les désirs des personnages, mais ce n’est pas du tout le cas : on avance même plutôt vite dans les rebondissements, et c’est sacrément plaisant à suivre !

Spoilers

Pampinea organise des jeux pour divertir ses invités et fêter son mariage.



Behind closed door, we can do whatever we want.

Un épisode par semaine, c’est hyper plaisant tout en étant un peu de la torture, parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Au moins, ça marque mon été.

Misia

L’épisode commence bien et me fait regretter de ne pas l’avoir vu avant : un peu d’Enya dès le début, ça ne peut faire que du bien. Bon, la scène est un peu triste puisqu’il s’agit du deuil de Misia, mais ce n’est pas grave. Misia prépare donc une couronne de deuil, mais lorsqu’elle fait l’erreur de l’amener devant Pampinea, celle-ci souhaite savoir de quoi il s’agit. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec une couronne de la victoire.

Misia organise donc des festivités pour chacun de nos personnages, histoire de fêter le mariage sur le thème de la pureté. Tindaro en profite pour charmer Licisca – qu’il pense toujours être FIlomena – et Panfilo demande à Pampinea le récit de son mariage. L’improvisation vaut ce qu’elle veut et on s’amuse de tous les quiproquos et toutes les grimaces déjà en place entre les personnages. Franchement, il y a de quoi rire un bon coup.

Le concours du jour ? Il consiste en plein d’épreuves toutes plus loufoques et idiotes les unes que les autres. Pampinea fait tout pour les gagner, quitte à tricher de manière bien visible devant tout le monde. J’ai bien ri sur le concours de lancer de plumes ou le concours de dessin. Les scénaristes sont forts, les acteurs s’éclatent. Oh, et on notera que le côté « racontons des histoires » correspond enfin à ce qu’est le livre inspirant la série… mais bon, c’est clairement pour le fun plus que pour autre chose.

Les jeux (de l’amour ?)

Licisca a couché avec Dioneo la nuit précédente, et trois fois plutôt qu’une. Elle finit par s’en vanter auprès de Filomena qui est absolument dégoûtée. Dioneo est peut-être sexy, mais il n’en reste pas moins de la classe inférieure. Les scénaristes en profitent pour établir de nouvelles règles entre ces deux personnages : une fois dans la chambre, elles reprennent les rôles qu’elles sont censées avoir. Ou plutôt, Filomena se permet de faire ce qu’elle veut sans jouer la servante, y compris critiquer tout ce que peut faire Licisca.

C’est excellent pour l’humour et Filomena est vraiment un personnage génial. Pendant le reste de l’épisode, elle fait de son mieux pour être une servante, mais ce n’est pas si évident. On la voit donc parler et faire des remarques ironiques un peu trop souvent, s’attirant les foudres de Misia. C’est plutôt marrant à suivre.

En plus, en parallèle, Licisca se fait une ennemie en la personne de Pampinea. C’est assez inattendu, mais elle en a marre des jeux de Pampinea avant les autres et n’hésite pas à le faire savoir, défiant à plusieurs reprises les décisions de son hôtesse. Pampinea pète un câble, assez légitime, mais quand l’aigle de Sirisco choisit Licisca comme grande gagnante du dernier jeu, elle est forcée de se reconnaître ex-aequo (lol) et d’aller bouder dans sa chambre.

Sirisco fait tout ce qu’il peut pour la réconforter avec un livre de dessins du vicomte, et… c’est étrange de les voir si proches d’un coup, à commenter les dessins de « paysages » du vicomte, qui sont clairement des dessins pornographiques en fait. Il faut ce qu’il faut pour justifier ce qui suit avec Pampinea qui cède totalement aux désirs de la chair – notamment quand Sirisco lui montre comment le vicomte l’aurait embrassé.

Dioneo serait discret selon Licisca… mais bon, il se réveille bien tard, et uniquement grâce à Tindaro. Ce dernier est amoureux fou de celle qu’il pense être Filomena. Il envisage déjà de l’épouser et en parle à son médecin pour avoir ses conseils. C’est si drôle : Dioneo vient juste de coucher trois fois avec elle, alors il fait tout pour qu’elle reste célibataire. Quel succès cette Licisca !

Et quel succès ce Dioneo, parce que Neifile passe également l’épisode à essayer d’attirer son attention et à la chauffer, tout en continuant de prétendre qu’elle est pieuse. Pampinea et Licisca n’hésitent pas à lui faire remarquer qu’elle est assez ridicule dans ce rôle, d’ailleurs. Licisca peut se le permettre de toute manière, parce que la nuit suivante, c’est encore elle qui est dans le lit de Dioneo. Celui-ci est assez surpris de voir qu’elle est déjà de retour, sans sembler se sentir honteuse ou regretter quoique ce soit. Et pendant qu’elle couche avec Dioneo, notre pauvre Neifile continue de fantasmer sur lui pendant ses prières du soir. Difficile de lutter contre ses pulsions, même pendant les prières.

Sexe

On a donc droit à un super montage de Neifile lisant la Bible, puis se masturbant sur « All I ever think about is sex ». On est à deux doigts de la pornographie, en vrai, parce que le montage enchaîne sur du sexe entre plein de personnages – Sirisco prenant la place du Vicomte (et Misia est au courant) ; Licicsca qui se matte dans le miroir de la chambre de DIoneo…

Et bien sûr, il faut encore plus de sexe pour conclure ce montage. Un nouveau beau gosse débarque à la villa, en la personne du postier. C’est évidemment Panfilo qui ouvre la porte à Andreoli et tombe immédiatement sous son charme. Pourtant, il apporte de mauvaises nouvelles – encore un décès dans la famille de leur hôte de toute manière morte, mais aussi la ruine pour Panfilo. En effet, toute sa fortune a été confisquée par les banques et il est temps pour lui d’assurer son futur (et celui de Neifile) en obtenant une place définitive auprès de Pampinea.

Le jour, il prétend donc trouver Pampinea brillante et drôle. Le soir, il couche avec Andreoli dans la grange – et ce sont les seuls que l’on voit complètement nus finalement. Pourtant, c’est peut-être la relation qui a été la plus bâclée, parce que l’on passe d’une scène où ils se parlent en se draguant à peine à une scène où ils couchent ensemble.

Si tout le monde couche avec tout le monde dans le plus grand des calmes et dans la joie la plus totale, il reste tout de même quelques épisodes. On enchaîne donc avec Sirisco forcé de faire peur à des hommes voulant rentrer dans la villa et se prenant un peu trop pour l’homme de la maison. Pampinea est forcée de le remettre à sa place, l’engueulant devant toute la maison et en profitant pour dire que ses invités sont des couards.

Sirisco ? Il est remis à sa place en public, certes, mais aussi dans la chambre de Pampinea où elle lui demande de l’appeler à nouveau « Vicomtesse » et de ne plus jamais s’introduire sans son autorisation. Il ne serait qu’un vaisseau à travers lequel elle jouit du vicomte ? Parfait. Il semble bien le prendre, avant de l’enchaîner avec des réflexions assassines pour sa confiance en elle-même déjà peu développée.

Trahisons

En parallèle, Neifile a de plus en plus de pensées impures et s’en confie à Panfilo, qui la réconforte comme il peut. Rassurée, elle décide de se mettre nue devant Dioneo, qui était plus occupé à chercher Licisca (qu’il pense toujours être Filomena). C’est dur pour son avenir à lui, en vrai, il fait le choix de Licisca plutôt que Neifile. Elle lui en voudra – et il se retrouvera sans titre de noblesse alors que c’est un peu ce qu’il vise aussi. En plus, Licisca n’est là que pour les plaisirs de la chair, non ?

Cela semble assez peu l’intéresser quand Dioneo lui fait une déclaration d’amour. Pourtant, elle commençait bien mieux que toutes celles de Tindaro. Cela finit par faire rire Licisca, surtout quand il lit les didascalies de son propre texte. Malheureusement, ça signifie aussi qu’elle paraît sacrément charmée par Tindaro, et le tout devant un Dioneo complètement jaloux. Il faut dire que Tindaro s’invite dans la chambre de Filomena le soir-même.

L’air de rien, on se dirige donc vers une rupture inattendue entre Licisca et Dioneo. Le pauvre était fou amoureux d’elle et se retrouve à devoir supporter qu’elle lui dise qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut pour son futur. Quant à Tindaro, il est tellement content de lui qu’il finit par envisager de se marier avec « Filomena ». Cela pousse Dioneo à envisager de l’empoisonner. Après tout, il a besoin que son maître soit en mauvaise santé pour justifier sa présence à la villa et l’amour lui donne des ailes. Jolie trahison !

Dioneo en arrive à faire une jolie déclaration d’amour à Licisca, encore. Il sait qu’elle est noble (lol), mais souhaite s’évader avec elle de la villa. Vivre en la voyant avec Tindaro, pourquoi pas… mais la voir amoureuse de Tindaro, c’est impossible. « Filomena » est à deux doigts de révéler sa véritable identité à Dioneo, mais préfère finalement coucher avec lui. C’est dommage, parce qu’il aurait mieux fait de rester auprès de Tindaro : celui-ci est malade, mais la cuisinière s’occupe correctement de lui. Elle comprend bien vite qu’il est empoisonné, lui file un remède et le met en garde contre le docteur. Tindaro se met donc en quête de retrouver Dioneo, pour mieux le voir en train de coucher avec Licisca dans sa chambre. Oupsie.

Pendant ce temps, dans la cuisine, la vraie Filomena se lie d’une amitié assez improbable avec Misia. Est-ce qu’ils se dirigent vers un autre couple improbable ? Filomena est tellement dégoûtée par les serviteurs en théorie… À moins que ce ne soit par les hommes comme Dioneo ? Elles commencent l’épisode en se détestant, avec une Filomena qui n’hésite pas à se moquer de Misia, et elles finissent potes. On sait vers quoi ça se dirige.

Cliffhangers

Du côté des inattendus, Panfilo prend le temps de papoter avec Sirisco. Il se le met dans la poche l’air de rien, en l’écoutant se plaindre et en l’invitant à se plaindre encore plus. C’est ainsi que Panfilo apprend la mort du vicomte. Franchement, ça m’a provoqué un petit sursaut de surprise et ça m’a confirmé que j’étais à fond dans la série.

Le cliffhanger est excellent lui aussi : Pampinea annonce qu’elle est enceinte du vicomte (lol) à la surprise générale, mais est interrompue par Tindaro qui vient confronter Dioneo. Il annonce à tout le monde que son médecin l’empoisonne, le destitue aussitôt, lui fait retirer ses vêtements (avant de se rendre compte que ça ferait trop plaisir à d’autres) et… demande en mariage « Filomena ». Licisca accepte évidemment, devant un Dioneo dépité. Jolie tournure surprenante des événements.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement positif à ce stade de la série, parce qu’on vient de passer le milieu de saison. Les personnages ne savent toujours pas où ils vont, mais j’ai l’impression qu’on commence à voir où nous allons en tant que téléspectateurs. C’est un début… après le milieu.

Spoilers

Nos héros arrivent en plein désert, mais il s’y passe des choses quand même..


The richest person in history meets the greatest thief in history.

Espérons que ce deuxième épisode de la semaine soit un peu plus convaincant et parvienne à me motiver davantage. Le cliffhanger précédent donne un peu d’espoir.

Coincés (encore)

Nos héros passent un portail et y restent coincés un bon moment, sans oxygène, comme sous l’eau. Kevin parvient finalement à tomber au beau milieu d’un désert, suivi par le reste des bandits demandant aussitôt des explications à Widgit. Difficile pour lui d’expliquer ce qu’il s’est passé, cependant, parce qu’il n’en sait rien. Un autre problème surgit assez vite dans la tête de Kevin, en plus : il se rend compte que Judy a disparu.

Les bandits doivent se faire à l’idée : Judy n’est plus avec eux. Elle n’est pas tout à fait laissée pour morte, même si concrètement, ça revient au même. Pénélope est sûre qu’elle les retrouvera… C’est une série un peu pour enfants, tout de même, donc il y a des chances que si, mais c’est un peu abusé.

La caravane

Vous vous souvenez quand j’écrivais il y a moins de dix lignes que nos personnages étaient au beau milieu d’un désert ? Eh ben, ça a beau être le cas, ils tombent vite sur tout un village, dirigé par Mansa Musa – l’homme le plus riche de l’Histoire d’après le livre que Kevin trimballe avec lui. D’où sort ce livre exactement ? J’ai raté quelque chose, peut-être.

Peu importe, en tout cas. Pénélope tire vite son avantage de la situation, que Kevin questionne tout de même : on doit le ramener à ses parents, mais on l’amène plutôt à proximité de la caravane de l’homme le plus riche ? Alors qu’il est avec des bandits ? C’est suspect, c’est vrai.

On s’amuse bien avec cette intrigue, après, parce que Pénélope se met aussitôt en tête d’aller voler le butin de ce type qu’elle ne connaît pas mais qui a la réputation d’être généreux. Il offre donc de l’or à Pénélope quand elle se fait choper à tenter de voler des crottes de chameau. Bien joué. Elle est frustrée car elle perd ses bandits – Widgit se perd même dans le désert, mais ça lui permet une épiphanie quand il comprend que les étoiles peuvent l’aider à comprendre la carte (alléluia) – les uns après les autres et n’arrive pas à voler. Elle s’en fiche de l’or, elle veut juste le voler. Cela correspond bien à ce qu’on sait de Pénélope (et on ne sait pas grand-chose, à part son bout de tapisserie là).

Bien sûr, Pénélope n’est pas seule à se faire prendre. Ainsi, Kevin se retrouve à parler avec Mansa Musa, mais aussi Balla, son assistant, interprète, je ne sais pas. Balla répète ce que Mansa Musa dit, mais en élaborant davantage. L’humour est bon, meilleur que dans l’épisode précédent en tout cas, et ça permet à Kevin de se faire remarquer quand il se prétend apprenti historien ou quand il explique qu’il est en présence de quelqu’un de plus riche que Bezos d’Amazon. On s’amuse bien, quoi.

Kevin devient invité d’honneur de Mansa Musa et est nommé personne la plus intéressante qu’il connaisse. Il est même invité au Caire pour rencontrer le Sultan en présence de Mansa Musa. Rien que ça. Malgré de bons effets spéciaux habituellement, on sent que leur reconstitution du Caire est en studio tout de même. Bon, ça n’empêche pas la série de présenter plein de richesses aux bandits. Pénélope est toujours en pleine crise de foi vis-à-vis de sa carrière de bandit, cependant. Alto fait tout ce qu’il peut pour la consoler – secondé par tous les autres bandits qui voient Pénélope dans cet état. Elle rejette de l’or, tout de même.

Et Bittelig dans tout ça ? Il se fait griller bien vite quand Pénélope l’envoie espionner « discrètement » Mansa Musa. Il se retrouve ainsi à servir un homme qui a pour mission de créer un bain pour la reine. Au passage, l’homme en profite pour expliquer à Bittelig qu’il est amoureux d’une femme avec qui il travaille tout le temps. Bittelig lui conseille d’avouer la vérité, avant d’apprendre qu’il s’agit de la reine.

Tout ça n’est finalement qu’un gag, avec un gag dans le gag quand Widgit tombe sur le bain préparé dans le désert par Bittelig mais pense avoir affaire à un mirage. C’est un peu de ridicule dans le ridicule à ce stade, mais c’est l’humour de la série et j’accroche un peu plus que dans l’péisode précédent.

Bref, tout ça m’éloigne de la critique de ce qu’il se passe, avec Mansa Musa et le sultan du Caire qui s’embrouillent sur des questions de tradition et de signes d’honneur à apporter l’un à l’autre. Tu m’étonnes que l’épisode dure quarante minutes cette fois quand on perd ce qui semble être cinq minutes à savoir qui s’agenouillera en premier devant l’autre. Finalement, les deux s’agenouillent en même temps, tout simplement. Cela fait plaisir à Kevin d’assister à tout ça, en tout cas, et ça lui donne la confiance de demander à Mansa Musa d’organiser de quoi redonner espoir à Penelope : une ruse qui lui fait croire qu’elle pourra voler quelque chose.

Cliffhangers

Entre temps, Widgit retrouve son chemin et Bittelig lui confesse son amour, par crainte de le perdre pour de bon. Cela fait que Pénélope est heureuse quand elle va chercher Kevin : alors qu’on perdait cinq minutes d’épisode, elle volait les rubis du sultan – tout ça pour mieux découvrir que tous ses larcins n’ont jamais été récupérés par Bittelig, en fait, à cause d’une erreur de communication. Ils sont si drôles ces bandits amateurs.

Bref, il est déjà temps de partir et Kevin se fait une raison, abandonnant ce lieu où les gens l’adoraient. En chemin vers le portail, il lit à nouveau son livre sur Mansa Musa et découvre que le nombre de personnes voyageant avec lui à changer dans son livre. Bref, Kevin se rend compte qu’ils peuvent changer ce qui a déjà eu lieu, mais il est trop pris dans sa découverte. Il reste finalement coincé car le portail se referme. Bien fait ? C’est embêtant parce que Fianna est là aussi, et elle suit la flèche que Kevin pensait laisser à Judy. J’aime bien que nos personnages se retrouvent tous séparés les uns des autres, en vrai. Kevin finit ainsi par passer le portail, mais probablement pas le même que le reste des bandits. De son côté, l’Être Supérieur continue de papoter avec son sous-fifre et lui révèle qu’il a capturé l’un de nos bandits : Judy. Cela me motive pour les épisodes de la semaine prochaine !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Time Bandits – S01E05 – Georgian – 14/20

Ah merde ! J’ai beaucoup moins accroché à cet épisode. Il est dans la lignée des précédents, je pense, mais l’humour n’a pas réussi à prendre cette fois. Par conséquent, je me suis senti un peu blasé devant des gags répétitifs pas toujours efficaces et une intrigue qui n’avance pas vraiment. Il faut dire qu’en plus l’épisode est court, ce qui ne permet pas de proposer grand-chose. Dommage, dommage, dommage.

Spoilers

Où nos héros rencontrent l’inventeur du sandwich.


Yeah, and I invented water.

Je ne comprendrai jamais ceux d’entre vous qui squizzent les génériques. Cela nous met tellement dans l’ambiance de la série, ça remotive à la voir quand on a un peu la flemme, ça créé un vrai moment particulier… Non, vraiment, je suis content du générique de cette série – et ceux des années 90 me manquent tellement !

Coincés

L’épisode commence avec notre groupe de bandits complètement dépités et acculés : ils n’ont pas de quoi manger, sont de retour à Stonehenge et attendent l’ouverture d’un portail en rêvant à de meilleurs temps où ils pourront voler de quoi manger. Ma foi, ça se tient. Alors que Penelope se vante d’avoir battu l’Être Supérieur plus d’une fois (deux, donc), ils sont justement rattrapés par celui-ci.

Cela leur fait tous peur, mais Judy comprend assez vite qu’ils n’ont pas affaire à leur ennemi. Il s’agit finalement de Jasper, un de ses sous-fiffres qu leur demande aussitôt de ne surtout pas donner la carte à l’Être Supérieur. C’est original : ce n’est pas comme s’ils avaient l’intention de la donner de toute manière. Comme un portail s’ouvre à peu près au même moment, nos héros se barrent bien vite, vers de nouvelles aventures et, en théorie, chez Kevin.

Sandwich

On s’en doute dès le départ et ça se confirme vite : nos héros n’arrivent pas du tout chez Kevin, mais plutôt au XVIIIe siècle. Ils ont des looks qui font un peu tâche, mais nous y sommes habitués. Ils sont rejetés d’une super soirée dans un château, mais trouvent évidemment une porte arrière par laquelle entrer. Ils volent rapidement de nouveaux vêtements et hop, ils peuvent squatter la fête et y manger.

Il s’agit d’une occasion de nous présenter le créateur du sandwich, soi-disant, quand il papote avec Kevin et n’arrive pas à convaincre Pénélope. C’est triste, parce que Kevin n’est pas convaincu non plus et il n’est pas du genre à se laisser faire. Au départ, il ne dit rien, mais quand il revoit Sandwich, il n’a pas trop le choix.

En effet, entre temps, Penelope a servi de l’ananas à tous ses bandits, histoire de papoter du fait que ses meilleurs hommes s’arrangent pour tenter de sauver les parents de Kevin. C’est embêtant, parce que justement, l’ananas était le clou du spectacle de la soirée qu’ils squattent. Si pour eux (et surtout Kevin), ce n’est qu’un ananas, pour Sandwich, c’était l’économie de toute une vie. Partie dans l’estomac de voleurs.

Quand en plus Kevin explique qu’il n’a peut-être rien inventé, Sandwich le provoque en duel. Penelope vient à la défense de Kevin, comme quoi elle a un cœur, et se retrouve à être celle qui est défiée, bien malgré elle. Comme elle déteste qu’on lui dise qu’elle est couarde, il n’en faut pas plus pour que le duel se tienne obligatoirement le lendemain à minuit.

De toute manière, ils n’ont pas le choix de rester : Alto a trouvé du travail après tout. Oui, en parallèle, Alto se déguise une nouvelle fois et rencontre un grand succès dans la soirée avec ses talents d’acteur. Il n’en font pas beaucoup plus pour qu’il soit remarqué et embauché comme acteur. Seulement, dans un épisode de 30 minutes, je doute qu’il fasse grand-chose de ça. Et pourtant, il s’arrange pour être sur scène pendant le duel de Penelope.

Le duel ? Il est assez ridicule, avec Sandwich qui n’a certainement pas pour intention de tuer qui que ce soit, par peur de décimer la population bourgeoise respectable. Ils ont juste oublié de prévenir Pénélope, qui manque de peu de tuer Sandwich. Heureusement, elle vise mal. Choqué par son attitude, Sandwich propose un autre duel à Pénélope, interrompu cette fois par Alto. Pris de trac, il a quitté la scène pour venir faire un petit monologue pendant le duel.

Celui-ci doit tout de même avoir lieu, pour une troisième fois. Le comique de répétition est bon, et bien sûr, le duel est à nouveau interrompu, par l’arrivée, cette fois, d’une méchante toujours en quête de la carte. Après être passé par la sœur de Kevin, la voici donc enfin au bon endroit… Penelope s’enfuit, forçant le démon à se retrouver dans un duel avec Sandwich. Et c’est ainsi que Sandwich meure, parce qu’un sandwich dans une poche, ça n’arrête pas une balle. Amusant.

La carte

Nos héros sont bien sûr surveillés par un chat, qui travaille pour les méchants – ses yeux permettent aux méchants de voir que nos voleurs voyagent dans le temps pour voler des cuillères. Etonnante activité. Celle des méchants ? On tourne en boucle : ils veulent voler la carte. Pas bien utile comme scène.

En parallèle, les enquêteurs de petite taille arrivent au Moyen-Âge, ce qui leur confirme que les bandits ont bien accès à la carte que tout le monde convoite. Ils travaillent pour l’être supérieur, bien sûr, mais l’un d’eux semble être un agent double qui souhaite à présent convaincre sa collègue de faire autre chose… Cela ajoute un peu de suspense, ma foi.

Casanova

Comme nos héros sont aux XVIIIe siècle, ils croisent également la route de Casanova. C’est plutôt amusant, en vrai, avec Casanova qui n’est pas si beau mais fait s’évanouir toutes les femmes qu’il croise sur son chemin. Toutes ? Un petit village de gaulois nommé Judy résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit remarquée par Casanova qui passe son épisode à la draguer ensuite – allant jusqu’à affirmer qu’il arrive à faire s’évanouir des chevaux, hein. De manière surprenante, cela révèle également que Bittelig est jaloux de Casanova : il est donc intéressé par Judy. Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire à l’histoire d’ajouter ce genre de sous-intrigues romantiques, parce que j’aime déjà les personnages, ils me font rire, mais ils ne sont pas importants au point d’avoir une sous-intrigue. Sorry, not sorry.

De toute manière, tout ça finit en queue de poisson quand Judy rejette Casanova, poursuivie par un démon. Elle s’enfuit donc avec Bittelig et Casanova, puis un chien, freinent Fianna à leur trousse. Nos héros finissent par passer un portail, mais quelque chose ne se passe comme prévu dans celui-ci. Oh, et pendant ce temps-là, on a aussi la sœur de Kevin qui se retrouve paumée à l’ère glaciaire…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer