NCIS – S21E08 – Heartless – 12/20

Un épisode de NCIS on ne peut plus routinier et classique. Certes, ça ne fait pas de mal de temps à autres, mais comme je regarde toute cette saison de manière très rapprochée dans le temps, ben… C’est un peu moins plaisant que ce que ça aurait pu être.

Spoilers

Un chirurgien se fait enlever et est retrouvé mort.

Chirurgien

Autant en début d’épisode, j’ai eu la surprise de voir la patiente morte se réveiller, autant tout le reste de l’épisode était plutôt convenu dans ses rebondissements. Je ne vais pas mentir, je ne m’attendais pas forcément à ce que le médecin soit retrouvé mort si vite. En fait, j’ai trouvé original le coup du chirurgien enlevé qui avait une tumeur dont personne ne connaissait l’existence et ça faisait de bons moments pendant l’enquête (le coup de l’agenda, par exemple). Je ne sais pas si c’est bien crédible que personne ne s’en soit rendu compte avant… mais tant mieux.

Pour le reste, en revanche, ce n’était pas dingue. Les kidnappeurs sont des abrutis finis, par exemple, de taper deux fois au même endroit pour des enlèvements coup sur coup. Il me paraît assez évident que des enquêteurs seraient sur place ou au moins en train de surveiller l’endroit. Bref, pas les couteaux les plus aiguisés du tiroir.

Parker

On comprend assez vite que le but de l’épisode est de mettre en avant Parker. Ce n’était pas tellement dérangeant par rapport au reste de la saison où il a eu assez peu de moments de gloire par rapport à d’habitude. Pour autant, j’ai trouvé ça vraiment mal écrit parfois – le coup du basket avec Nick, qu’est-ce que ça peut bien nous foutre ?

Le pire pour moi est la prise d’otage qui n’a aucun sens parce qu’évidemment qu’il n’est pas chirurgien. Oh, c’était rigolo le cliché du chirurgien prétentieux qui se croit au-dessus de tout… mais honnêtement, quelle crédibilité de le voir engueuler les malfrats alors qu’il est face à une arme à feu ? Et le poignet brisé de la seule vraie chirurgienne aussi ! J’ai eu l’occasion de rire devant cet épisode, on va dire.

Finalement, je suis arrivé en fin d’épisode en trouvant que c’était sympa mais que ça ne changerait pas grand-chose à la série. Pourtant, la chirurgienne semble intéressée par Parker et il faut bien reconnaître que ça ferait un couple amusant à suivre. Sans plus.

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NCIS – S21E07 – A Thousand Years – 16/20

1000 épisodes, c’est un sacré chiffre, et j’aurais attendu un épisode un peu plus ébouriffant et marquant que ce qui est proposé. C’est un très bon épisode pour la franchise, on sent qu’il y a des enjeux… et en même temps, ça paraît assez vite oubliable. Les flashbacks sont bons et il y a ce qu’il faut pour montrer l’impact de la franchise, mais ça semble tout de même être une solution de facilité.

Spoilers

Vance est victime d’une tentative d’assassinat.

C’est tout de même impressionnant d’atteindre 1000 épisodes. C’est aussi compliqué de trouver quoi en faire, je pense.

Vance

On sent dès le départ qu’on est sur un épisode quelque peu différent, puisqu’on commence dans un cimetière avec le personnage de Vance. Commencer par le directeur, c’est surprenant, surtout quand la scène met un peu de temps à en venir au lancement de l’épisode. Le temps passé, c’est la dispute entre Vance et son fils, Jared. Je ne suis pas certain de savoir exactement le sujet de l’embrouille entre eux, mais une chose est sûre, il va falloir s’en passer vite fait : Vance se fait tirer dessus.

C’est inattendu. Dans le même genre, c’est inattendu de le voir demander à McGee de prendre son poste par intérim – et ça l’est d’autant plus que McGee est un abruti à qui on demande de ne pas provoquer de choc à Vance mais qui lui parle des trois explosions dont il n’est pas au courant. Même son fils qui refuse de lui parler est plus malin que ça.

Bon, ils se parlent tout de même en fin d’épisode, histoire que ça se termine bien. Semper fi, je suppose.

Enjoy the show

J’aime bien l’idée d’un ennemi qui nargue nos héros avec un message laissé pour eux sur le lieu où il s’est attaqué à Vance. Les trois explosions étaient impressionnantes à voir, c’est sûr… Mais elles manquent d’impact, parce qu’on ne voit pas tellement les dégâts. Certes, c’est un attentat problématique, mais… bon, le garage de Fornell ou le bureau de la sœur de Caitlin ? Ils ne peuvent pas faire mieux ?

En fait, il y a beaucoup de moments qui sonnent un peu à contretemps dans l’épisode. Après les explosions, inévitablement, il fallait un crossover. C’est l’occasion de voir un peu plus de Jane, bien sûr, mais aussi de retrouver Kensi, malgré la fin de NCIS Los Angeles. Si c’est agréable de les voir, ça n’apporte rien.

Dans le même genre, tous les agents reçoivent des alertes concernant des attaques – mais finalement ce n’est qu’un hack du serveur. Bon, il y a tout de même un leak de toutes les adresses de l’agence et un ennemi qui leur en veut clairement. L’enquête est plutôt marrante à suivre, avec la révélation que la grande méchante est la copine de Jared – sauf que c’est une copine rencontrée en ligne qu’il n’a jamais vue en vrai avant cet épisode. Au moins, elle existe, mais ça ne va pas aider le fils de Vance à pardonner son père de le mettre en danger.

Kelsey a une explication pour Jared, cependant : Lindsey, sa copine, a été manipulée depuis le départ, avec de faux documents prouvant que le NCIS est une agence catastrophique, couvrant des meurtres, etc. J’ai du mal à voir Lindsey comme une petite chose fragile par contre, parce qu’elle est pour moi Hope de The 100 et donc plutôt une badass. Je suis content de la retrouver, c’est déjà ça.

Air Force One

Outre la tentative d’assassinat ou le hacking des adresses, le NCIS fait aussi face à un autre virus avec une électricité vacillante. C’est Curtis, du service technique, qui trouve le virus et se retrouve en interrogatoire du patron de Bandium avec Jess. Bandium ? L’agence informatique qui gère les applications du NCIS. Ils accusent le patron de la boîte d’avoir voulu faire tuer Vance parce qu’il n’allait pas renouveler le contrat avec sa boîte.

Le truc, c’est que le virus vient bien de Lindsey – et Fornell se rend compte qu’il la connaît. C’est la fille d’un terroriste tué vingt ans plus tôt par Gibbs à bord de l’Air Force One. Ma foi, c’est une manière comme une autre de ramener Gibbs dans l’histoire, avec un petit flashback de l’acteur. Au moins, ça confirme que Lindsey n’était pas qu’une petite chose fragile.

Le NCIS comprend alors qu’elle a en fait l’intention de finir le travail de son père et de s’en prendre à l’Air Force One. Rien que ça. Ils ont beau prévenir les services de sécurité du président, rien n’y fait : l’avion est prêt à décoller, parce que bon, on n’arrête pas le président comme ça. On l’arrête en revanche en se tenant debout sur le tarmac devant l’avion.

Et c’est comme cela que tout est bien qui finit bien, avec un flashback de Vance et son fils où le directeur explique à son fils à quel point le NCIS fait le bien et à quel point c’est important d’aider son prochain. On en profite pour nous faire un bilan des vingt dernières années, avec des images de chacun des agents ayant marqué l’agence et des crossovers. Bon, j’aurais bien aimé voir Jenny Shepard du coup, hein, mais je chipote. C’était un hommage sympathique.

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NCIS – S21E06 – Strange Invaders – 18/20

Il n’est pas nouveau que je suis un public facile, mais je trouve que cet épisode est excellent dans la manière dont il est développé. Le suspense est maintenu un long moment : on sait très bien que la vérité sera faite et qu’il n’y aura pas tellement de doute en fin d’épisode, mais c’est maintenu de manière originale pendant un long moment. En vrai, ça me donne envie d’une nouvelle série sur les aliens à ce stade.

Spoilers

Un marine est tué par… un OVNI ?

OVNI ?

J’adore l’enquête de la semaine et c’est ce qui fait que je donne une si bonne note à cet épisode. Honnêtement, c’est excellent : plus l’enquête avance, plus on a l’impression que le NCIS est parti à la chasse aux OVNI. Un peu comme devant un épisode d’Evil, le doute subsiste à chaque fois : on a un cadavre tué par ce qui ressemble fort à un OVNI avec une arme non identifiable non plus. Ensuite, on a un élément dans son corps qui ne vient pas de la Terre. Ensuite, on a Nick qui perd soudainement 6h de sa vie sans comprendre comment.

Les réponses commencent alors à affluer – mais ce n’est pas pour autant qu’on quitte le champ de la science-fiction, avec un drone autonome capable de tuer par lui-même et un inventeur d’IA qui se prend pour Dieu à ressusciter les morts, et notamment son fils. Bref, rien de bien crédible et habituellement je défonce les épisodes aussi peu réalistes… Mais là, c’est fait avec beaucoup de fun et de maîtrise tout du long. L’angle choisi, qui est celui de l’humour, fonctionne bien.

On termine assez logiquement par un petit doute, mais je n’imaginais pas l’épisode se conclure autrement. C’est toujours comme ça dans ce genre de série et personne ne s’occupera de rendre ça crédible pour la suite – plus personne ne parlera jamais de l’élément 116 non fabriqué sur Terre, et basta. Et puis, c’est cohérent d’avoir des personnages hyper rationnels qui croient aux OVNI, non ?

Notons aussi, parce que ça m’a surpris, qu’on ne dit plus « UFO » aux USA…. Je ne savais pas – ou j’avais oublié ? – que la classification avait changé. C’est vraiment un truc pour amplifier le mystère ça, par contre.

La plus humaine des IA

Franchement, la fin d’épisode me rend presque triste pour le technicien qui a créé une IA avec la voix et le caractère de son fils. C’est un espèce de fantasme que je n’arrive pas à trouver crédible, l’IA qui se comporte comme nous… J’ai tout un blog avec mes écrits et l’IA est bien incapable de fournir un article avec ma personnalité et ce que je pense des épisodes que je regarde, alors imaginez une IA qui soit capable d’imiter le moindre aspect de votre personnalité ! On n’en est pas là du tout.

N’empêche que, la ptite séquence émotion avec le papa qui doit tuer son fils, c’était triste. Pas super bien joué tant c’est cliché et mauvais de nous foutre la scène où il parle à son enfant là, mais c’est une belle manière de conclure l’épisode en étant un peu plus humain.

McGee

Ah oui, avant que j’oublie ! On a tout de même une intrigue très secondaire sur la vie d’un personnage. Cette semaine, ça se concentre sur McGee et ce n’est absolument pas intéressant : Delilah veut qu’il se rase, il ne veut pas, et ça termine en sondage parmi tous les collègues de McGee. WTF ? Peut-on faire plus cringe que ça ? Vraiment, ce sont des collègues que je n’aimerais pas avoir tant ils se mêlent tous de la vie privée des autres à chaque fois.

Et ne venez pas me dire que c’est normal parce qu’ils forment une famille. Je ne considère pas beaucoup plus normal qu’une famille fasse un sondage pour savoir si l’un de ses membres doit se raser ou non, donc ça ne mènerait à rien cet argument…

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NCIS – S21E05 – The Plan – 15/20

Comme chaque fois que je reprends la série, c’est un plaisir de retrouver les personnages – et le générique. L’intrigue fonctionnait plutôt bien pour cet épisode, avec un cas de la semaine permettant de développer bien plus l’un des personnages et la dynamique avec d’autres. Pour une fois que la série s’embarrasse avec une dynamique sur long terme ! Je ne peux qu’approuver.

Spoilers

L’enquête de la semaine nous présente le père de Jess.

ADN

Il est amusant de voir que le cas un peu plus léger de la semaine soit 100% raccord avec le reste de l’épisode. En effet, on commence par nous présenter le fait que McGee a passé un test d’ADN pour faire plaisir à sa femme. Une fois n’est pas coutume pour une série américaine, McGee se retrouve donc avec une demi-sœur dont il ne sait rien. Et ça fonctionne bien pour le reste de l’épisode, lançant quelques répliques de base sur ce que permet de déterminer l’ADN.

Finalement, McGee se retrouve donc partiellement danois et avec une demi-sœur du côté de son père, son père étant juste un donneur de sperme. On passe à côté de la catastrophe, j’imagine.

Le cas de la semaine

On ne va pas se mentir, je ne regarde pas la série pour les enquêtes, parce qu’après autant de temps, on sait parfaitement comment elle fonctionne les enquêtes. Elles ont du mal à nous surprendre, si je le dis plus gentiment. Ainsi, cette semaine, il est question d’un agent international qui se fait griller alors qu’il est dans un sous-marin. Le problème, c’est qu’il est forcé de faire exploser le navire pour s’en sortir. Tout le monde est ainsi convaincu qu’il est mort.

Seulement voilà : une semaine plus tard, son arme de service est utilisée pour un meurtre aux USA. C’est d’autant plus gênant que son agent de liaison a disparu lui aussi, et que l’agent en question n’est autre que… le père de Jess.

Tout ça finit par une recherche d’arme biochimique hyper dangereuse qui serait dans la nature et par un leurre bien sympa auprès des méchants. Simple et efficace comme intrigue.

Le père de Jess

Toute l’intrigue de l’épisode est finalement une excuse pour nous présenter davantage la famille de Jess. Elle n’a pas qu’une sœur, mais aussi un père dont elle ne porte pas le nom : l’agent Chen. Ben tiens. Une fois de plus, on se retrouve avec une agent dont toute la famille trempe dans le NCIS. Je me demande à quel point c’est réaliste par rapport aux véritables agents.

Qu’importe. L’épisode nous fait un peu de suspense pour savoir si le père de Jess peut être un méchant, mais évidemment, ce n’est pas le cas. C’est un gentil entraîné dans une histoire qui le dépasse un peu. Sa fille finit toutefois par le retrouver, l’interroger et réussir à clarifier son nom. Tout est bien qui finit bien, et une fois que c’est fait, l’enquête peut reprendre d’un côté…

Cela dit, c’est l’autre côté qui était un peu plus intéressant à suivre : Jess a donc un père ? Il est temps que celui-ci rencontre les collègues de sa fille, et notamment Jimmy. L’occasion pour nous de découvrir que Jess n’assume pas tout à fait sa relation avec Jimmy, puisqu’elle n’en parle pas à son père. Pire encore, le père de Jess a de grandes ambitions pour elle : elle est censée suivre un plan bien précis qui lui permettra de devenir directrice du NCIS.

Pas de bol, depuis qu’elle est dans l’équipe-A et qu’elle a perdu tous ses coéquipiers il y a deux ans, elle est complètement déviée de ce plan. Et dans ce plan, il n’y a pas non plus Jimmy. Franchement, c’est une manière très simpliste de nous développer le personnage de Jess, mais j’aime bien ce que ça donne. On ne peut pas en attendre beaucoup plus de ce genre de séries.

Ainsi, Jess finit par refuser un poste au Japon que son père lui donnait sur un plateau d’argent et qui aurait pu permettre de booster sa carrière. Cela rassure certes partiellement Jimmy, mais ce n’est que partiel, parce que cela pose tout de même la question de ce qu’elle souhaite vraiment dans le futur – elle se dit heureuse « right now », en ce moment, donc. Et le futur ? Elle veut se contenter du présent, mais je n’arrive pas à être convaincu que ça suffise à Jimmy. Après, il rencontre son beau-papa et ça se passe bien. Tout est bien qui finit bien, donc. Et moi, je suis content de voir que ces deux personnages forment un couple de plus en plus solide.

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