Il y a quatre intrigues dans l’épisodes : deux d’entre elles concernent des personnages qui sont là depuis longtemps et ne m’ont pas du tout intéressé. Cela va se sentir dans la critique, j’ai peu développé, parce que ça ne parvenait pas à garder mon attention et parce que ça prend une tournure qui ne me plaît pas dans les évolutions de certains. Les deux autres concernent les internes arrivés il y a trois ou quatre saisons déjà. Cela confirme qu’ils sauvent la série, vraiment : non seulement, les intrigues sont intéressantes, mais en plus, elles paraissent moins recyclées ou proposent une vraie évolution par rapport à ce qu’auraient fait les internes des premières saisons.
Spoilers
Mohanty veut se faire bien voir, Teddy enchaîne les erreurs, Jo est mariée à un putain d’égoïste.
You are not part of her care team.
Un mois de retard ? Je ne sais même pas comment ça s’est fait, surtout que la série est en pause, mais voilà, j’ai quatre épisodes à voir apparemment. Il est temps de m’y mettre, surtout que je suis en retard de quatre épisodes sur à peu près toutes les séries que je regarde cette année. Cela commence à se voir, quoi, et puis TF1 va me rattraper maintenant que la diffusion est commencée. Bref, c’est parti !
Je déteste Linc. Même quand il veut bien faire les choses, je n’arrive pas à accrocher. Le voir faire les courses et attendre d’être félicité pour ça ? Oh, flemme. Il se vexe que Jo embauche un type pour sécuriser leur appartement (en vrai, je trouve ça un peu extrême, tu le fais toi-même, mais bon, ils sont chirurgiens, riches et débordés alors pourquoi pas) alors que ça fait plusieurs années qu’il le procrastine… Insupportable.
Il se retrouve dans cet épisode à planter Jo, une fois de plus, pour aller bosser. Toujours une bonne excuse. Bon, il bosse avec Amelia, alors ça me va, c’est cool de la voir. Après, leur cas étant inintéressant au possible parce qu’il n’était vraiment qu’une excuse pour que Link parle de ses problèmes à Amelia.
Cette dernière comprend vite qu’il passe ses propres frustrations sur son cas médical, qu’il veut absolument résoudre en étant le meilleur. Grâce aux conseils d’Amelia, il parvient à trouver une solution pour son patient, c’est déjà ça. La solution pour ses problèmes persos ? Eh, facile. Il refuse d’expliquer à Jo toutes les difficultés post-op qu’il a et finit par proposer à Jo d’emménager dans son appartement de secours. Mais… Au secours ! Jo n’est plus que l’ombre d’elle-même, c’est terrible. Je rejoins à 100% l’avis de Morgane dans le podcast « keskonavu » de début avril : elle est en train de devenir quelqu’un que la Jo qu’on adore détesterait, à s’écraser tout le temps pour son mec là.
En parallèle, Kwan et Mohanty continuent de coucher ensemble un peu tout le temps, mais c’est compliqué pour Mohanty de se faire à l’idée que son mec n’est pas toujours dispo parce qu’il doit obéir aux ordres qu’on lui donne.
Mohanty et Jules présentent à tous les médecins le cas qui leur a posé problème il y a quelques épisodes. Je trouve ça assez dingue que ce soit Jules qui fasse toute la présentation, d’ailleurs, car elle est l’étudiante techniquement. Elle ne devrait pas avoir à subir ça, mais les choses ne font qu’empirer quand Toni pose les questions qui fâchent et essaie de savoir qui est responsable de l’erreur médicale qui pose problème. Jules tente de contourner la question un moment, mais Mohanty finit par reconnaître que c’est de sa faute… car elle aurait dû mieux surveiller sa résidente.
Aussitôt, tout le monde comprend que Jules est celle qui a fait le mauvais move. C’est terrible à voir, parce que Jules est d’abord impuissante et ne peut rien dire. Puis, Ndugu lui pose une question précise et elle peut dire que ce n’est pas elle. Malheureusement, tout le monde préfère croire la version de Mohanty, qui refuse de reconnaître qu’elle est responsable directement de l’erreur.
Quelle connasse ? J’aimais bien Mohanty depuis qu’elle était intégrée dans la série, mais là, franchement, elle est détestable. Elle laisse Jules se faire descendre devant tout l’hôpital, elle la laisse être traitée de menteuse et quand Jules la confronte directement, elle botte en touche parce qu’elle a du travail ? Mais va te faire voir, Mohanty. Jules est si calme, c’est impressionnant. Que Ndugu ne la croit pas, en plus ?! Je suis énervé, ça y est.
Je suis énervé aussi parce que Jules s’en prend à Kwan plutôt qu’à Mohanty. Il a tort de soutenir sa petite-amie envers et contre tout face à sa pote, non ? Je veux dire, il est à peine en début de relation avec Mohanty. On ne connaît même pas son prénom, si ? En plus, ça se voit et ça se sent qu’elle est carriériste et opportuniste !
Je veux dire, elle ne parle même pas de son erreur à Kwan, ni même de la réunion : elle préfère lui indiquer qu’Avery a validé son dossier et que Grey Sloan risque fort de se battre pour la garder. Ainsi, elle assure à Kwan, quand il la confronte (ouf, il n’est pas si con !) qu’elle pourra aider Jules une fois qu’elle aura un meilleur job dans l’hôpital. Tout le monde oubliera ce cas, Mohanty veillera sur Jules, tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est dingue comme Mohanty arrive à se convaincre elle-même qu’elle n’est pas une horrible personne quand… elle est une horrible personne !
Jules tente de se défendre comme elle peut face au mensonge, mais c’est en vain : Toni décide de la retirer du cas du patient parce qu’elle la trouve trop dramatique. L’hôpital est comme un lycée et il faut être capable de ne pas être si dramatique. J’adore que quelqu’un le dise enfin ! Quand le cas revient à Kwan, cependant, ce dernier trouve enfin sa conscience. Il refuse donc de prendre ce cas médical (ça a changé cette série, comment Cristina ou Alex n’auraient eu aucun scrupule !), prévient Mohanty qu’il faut qu’elle dise la vérité et la largue au passage, lui souhaitant d’avoir son poste à Boston. Allez, bien. Cela fait plaisir.
Dans les choses qui font plaisir aussi, Jules se débat jusqu’à la toute fin de l’épisode pour faire éclater la vérité. Elle retrouve donc Ndugu pour lui dire très concrètement tout ce qu’elle a sur le cœur, tous les mensonges qu’elle a pu lui faire – y compris le coup de l’arnaque à l’assurance là – et toutes les erreurs qu’elle reconnaît sans problème… Dans le seul but de lui réaffirmer qu’elle ne ment pas concernant Mohanty. Alléluia. Ndugu est bien forcé de lui dire qu’il sait qu’elle ne ment pas, et je crois même que c’est sincère de sa part. C’est plutôt rassurant pour leur relation. Bon, malheureusement, Jules recule au moment où elle devrait avancer pour l’embrasser, donc on va devoir encore attendre quelques épisodes avant qu’il ne se passe quelque chose apparemment.
Weber reprend le travail (j’ai l’impression que ça fait 20 ans qu’il reprend le travail tous les dix épisodes) après son opération. Il bosse avec Ben et un des nouveaux internes dont je ne connais pas encore le nom sur le cas d’un patient fan de Shakespeare.
C’est plutôt amusant à suivre, parce que le patient a un cas extrême, bien sûr, et que le nouvel interne fait des gaffes d’internes. Du bon vieux Grey’s, quoi. Je me demande si on l’avait déjà vu avant, parce qu’il prend beaucoup de place dans l’épisode l’interne et je ne me souviens pas de lui. Mais bon, encore une fois, j’ai un mois de retard dans mon visionnage.
Après, cette intrigue ne m’a pas passionné outre mesure. On voit Weber être un bon prof pour son interne, papoter avec ses patients parce qu’il est un bon médecin, etc. A-t-on encore besoin de ça en saison 22, finalement ? J’ai eu l’impression que c’était du remplissage, surtout quand ça termine en Weber qui se met la pression tout seul face à une opération « historique ». Quand il y a une opération historique tous les trois épisodes, on a du mal à comprendre pourquoi ça le stresse tant. J’ai eu du mal aussi à le supporter quand il s’énerve sur Ben et l’interne. Dieu sait que je n’aime pas Ben et que tout l’humour autour du cas grave du patient était un peu déroutant pour la série, mais ça sort tellement de nulle part. En plus, soyons honnêtes, on sait tous que c’est le genre d’humour qui doit réellement exister en salle d’opération…
Cet épisode marque le retour de Katie, la patiente dont Lucas est amoureux même s’il ne le reconnaît pas encore. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes : c’est Simone qui est sur le cas désormais et informe Bailey de la catastrophe que sont ses résultats médicaux du jour. Assez vite, il est question de soins palliatifs. Quelle tristesse. Bien sûr, Lucas apprend assez vite ce qu’il en est quand il entend Simone passer un coup de fil, il veut s’en mêler et Bailey est forcée de le tenir à distance.
Bailey et Simone doivent en tout cas annoncer à Katie que ses jours sont comptés, même si elles n’ont aucune idée de la timeline qu’il lui reste. C’est si triste. Katie prend la nouvelle plutôt bien, en soi. Elle veut toutefois rentrer chez elle le plus vite possible, dans l’espoir d’y guérir. Les soins palliatifs sont plus sympathiques à la maison. Ce n’est pas si évident, toutefois : Bailey insiste pour dire que ce serait contre l’avis médical car il y a besoin d’une surveillance 7 jours sur 7 et que ce serait sans l’aide de l’assurance.
Face à la détermination de Katie et de sa mère, Bailey décide toutefois de céder… En apparence. Elle a évidemment une idée derrière la tête : envoyer Lucas pour la convaincre de rester à l’hôpital. Quand il arrive, Katie lui demande aussitôt de partir. Elle finit dans ses bras, incapable de bouger autant qu’elle le voudrait. Lucas est sacrément résistant, d’ailleurs, parce que comment j’aurais fondu en larmes à sa place, bordel. C’est terrible, la maladie.
C’est d’autant plus terrible que Katie a beau être convaincue, il faut que Bailey fasse face à la mère de Katie. Cette dernière en veut d’autant plus à Bailey qu’elle la tient pour responsable de l’état de santé qui se dégrade de sa fille. La mère a perdu sa propre mère de ce même cancer soigné par Bailey. Comment ne pas être énervée ? Elle est en tort quand elle blâme Bailey, mais je comprends tellement sa position.
Bailey, elle, en veut encore et toujours au gouvernement. Il y a de quoi : la coupure budgétaire de son essai clinique la condamne à mort alors qu’elle allait mieux. Et bien sûr, la série se réveille un peu dans la critique de Trump et son gouvernement, faisant la liste de tout ce qui est coupé au profit de projets idiots comme l’exploration spatiale. Eh, c’était cool de voir des astronautes faire le tour de la Lune il y a deux semaines, mais c’est sûr que mis en perspective comme ça, ça fait mal…
Cela fait mal aussi de voir Lucas se battre pour Katie. Il comprend qu’elle a moins d’une semaine à vivre et demande donc à Simone de l’accueillir « chez » elle. Encore une belle intrigue chez Meredith, tiens : Simone accepte de veiller avec Lucas sur Katie jusqu’à sa mort. Quelle angoisse. Elle décide aussi que Kwan les aidera, parce qu’il lui doit bien ça comme elle supporte Mohanty. C’est si drôle, et c’est nécessaire de trouver un peu d’humour dans cette intrigue qui est un véritable tire-larmes : Bailey refuse le transfert de Katie chez Meredith, mais elle s’arrange pour donner toutes les consignes et s’assure que ça puisse se faire. Ainsi, le vœu de Katie qui est de ne pas mourir à l’hôpital sera respecté : elle sera chez Meredith, entourée de trois médecins. Oh, les yeux de Katie quand elle apprend que Lucas s’est démené pour elle !
