Dark Stories (S01)

Synopsis : Une anthologie d’épisodes de 15 minutes avec des histoires terrifiantes…

Pour commencer, je ne me prends pas trop la tête à vous faire une critique aussi détaillée que d’habitude, parce que j’ai eu l’occasion de voir trois des cinq épisodes de cette saison en avant-première au Comic Con Paris dimanche dernier. L’équipe était super sympa, le projet est cool, les épisodes parfois vraiment bons… Impossible de ne pas en parler sur le blog !

Par conséquent, et comme je n’ai pas pu écrire devant, je me suis dit que j’allais enchaîner les deux derniers pour vous en faire simplement une critique simpliste comme je le fais parfois ailleurs. Voici donc mon avis sur ces cinq épisodes, d’abord sans (en petit), puis avec spoilers ! Et pour les voir, n’hésitez pas à foncer tout de suite par ici, vous allez voir, rien que le générique vaut le détour, c’est glaçant 😉

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

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Épisode 1 – Boughtat – 18/20
Une vraie bonne surprise ! Je m’attendais à bien aimer cette série, mais certainement pas à accrocher autant au premier épisode. Certes, ça aide de le voir sur grand écran dans une salle pleine de courants d’air, mais vraiment cette histoire en quinze minutes était hyper prenante !

Mon seul regret face à cet épisode, c’est que la série soit sous le format de l’anthologie, car j’aurais adoré avoir la suite de cette histoire extrêmement intéressante et, honnêtement, flippante. Je me suis laissé embarquer dans l’univers proposé durant un quart d’heure. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Haunting of Hill House ou à Evil quand il est question de paralysie du sommeil, mais le tout a été tourné avant, alors l’idée était encore originale. Et puis, c’est traité à la française avec le marabout, alors c’est un bon kiff. En plus, la paralysie du sommeil, c’est un sujet qui me parle puisque ça m’arrive d’en faire.

D’ailleurs, Tiphaine Daviot déchire tout dans son rôle – et ça ne gâche rien qu’elle soit très sympathique car j’ai eu l’occasion de lui parler une minute ou deux à la fin de la projection. Au départ, je n’étais pas trop convaincu par la manière dont est mise en scène la paralysie, mais plus on avance dans l’épisode, plus j’ai aimé la manière dont elle jouait la terreur du personnage – les yeux restent bien marquants notamment. L’histoire du Boughtat est sacrément efficace pour l’aider, cela dit, de même que la « créature », qui est donc un figurant bien maquillé.

J’ai aimé le jeu d’acteur durant tout l’épisode, qui oscille avec brio entre ambiance inquiétante et humour. On sent bien qu’il y a du potentiel et il est exploité tout du long, que ce soit dans le bar, chez le marabout ou au moment de la réplique qui devrait devenir culte, « tu veux simplement me sauter ». Oups. Vraiment, c’est efficace.

Et puis, honnêtement, la scène finale a fait son job et a tout rattrapé pour moi : c’est le genre de scènes qui retourne le cerveau et se fait dire « ah ouais, bien joué ». C’était franchement flippant de suivre la révélation, surtout que je ne les avais pas vus apparaître avant. Chapeau bas !

 

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Épisode 2 – Mort mais vivant – 16/20
Changement d’ambiance avec cet épisode plus humoristique que flippant, mais malgré tout capable de pousser la réflexion. Le format 15 minutes est vraiment intéressant : je pense que ça m’aurait rapidement lassé sur plus longtemps, mais là, ça fonctionne. En plus, je voyais à peu près où ça allait tout du long, alors c’est toujours sympa.

Il faut noter qu’au Comic Con, on nous a diffusé cet épisode en troisième, et je trouvais sa place beaucoup plus intéressante comme ça, car le changement de ton permettait d’éviter de se lasser et donnait l’impression, finalement, de se retrouver avec un bonbon : on savoure sans savoir à quoi s’attendre. L’image du bonbon vient de Tiphaine Daviot lors de la projection de dimanche dernier, mais je trouve que ça résume bien les choses, alors je me permets de lui piquer.

Les effets spéciaux de cet épisode ne sont pas réalisés grâce au numérique, mais sont quasi tous faits « en dur ». Cela se sent quand on le regarde : l’image est impeccable et c’est beau à voir, même quand c’est supposé être glauque. L’acteur principal déchire absolument tout dans son rôle – y compris sa peau – parce qu’il joue avec beaucoup de sérieux une histoire qui, finalement, a un côté absurde assez évident. Le décalage fonctionne à merveille pour passer de la peur au rire.

J’ai bien aimé l’histoire, comme je le disais plus haut, j’ai trouvé ça prévisible, mais le script contenait un nombre incalculable de gags qui rendent ça savoureux. Après, c’est sûr, il faut accrocher à l’ambiance. On n’est pas sur du 100% crédible, il y a des partis pris – le légiste qui n’est pas surpris ? – à la limite de l’absurde, mais ça permet aussi d’instaurer une ambiance et un cadre pour l’ensemble de la série. Bon, de toute manière, vous aurez compris à la note que ça m’a plu.


Épisode 3 – Le jugement dernier – 14/20
Il faut dire ce qui est : j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode… mais c’est l’intrigue qui n’est pas spécialement passé, alors que le casting et la réalisation sont toujours impeccables. Il en faut pour tous les goûts, et c’est toujours le problème des anthologies.

Visionné en deuxième, cet épisode avait quand même la lourde tâche de passer après le premier épisode que j’ai adoré et de me faire comprendre que c’était une anthologie qui ne reviendrait pas du tout sur le Boughtat, alors que je n’avais qu’une envie : en voir beaucoup plus. Heureusement que pour lutter contre ma frustration, il y avait Florent Dorin, l’acteur adoré du Visiteur du futur, sinon, ça n’aurait pas réussi à me prendre du tout, je crois.

Pourtant, l’épisode est très sympa. On est sur une ambiance plus anglaise, et pas seulement parce que les trois quarts de l’épisode sont en anglais, mais bien parce que la météo, la campagne, l’histoire d’aliens, font penser à la Grande-Bretagne. Allez, avec les extraterrestres, j’ai carrément envie de parler de Dr Who. J’ai aimé, cela dit, le jeu entre anglais et français. Ca donne tout de suite un peu plus de gueule à l’ensemble – même si c’est triste de dire ça en tant que français, je crois.

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était longue à se mettre en place. Certes, les acteurs sont bons, on voyait là aussi qu’on allait en venir à cette histoire d’extra-terrestres… mais je ne sais pas, ça manquait d’un quelque chose pendant un bon moment. La toute fin, cependant, est une véritable claque. J’aime ce côté « fin ouverte » qui permet de choisir la réponse que l’on veut. Je trouve que c’est parfaitement adapté au format de cette série, et ça m’a convaincu que même les épisodes plus « faibles » étaient capables d’apporter leur pierre à l’édifice : on est plus sur de la réflexion que de l’horreur avec celui-ci.

 

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Épisode 4 – Le Festin des Goules – 16/20
Un peu comme pour l’épisode 2, on repart sur un ton qui oscille bien entre humour et terreur et comme dans le trois, on passe du français à l’anglais avec beaucoup de fluidité. L’histoire a le mérite de m’être plus originale que les trois premières, alors forcément, ça aide à pénétrer l’univers mis en scène. C’était bien sympa.

Julien Pestel ! Décidément, le casting est vraiment top pour cette mini-série, et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’elle vaut le détour. J’ai revu Preview il y a deux semaines, alors j’étais content de retrouver si vite cet acteur sur mon écran. Par contre, c’est vrai que de le voir, je m’attendais tout de suite à une forme de comique plus mis en avant, au détriment de l’horreur.

Je ne connais que peu d’histoire de goules, et c’est un vrai plus pour l’épisode qui a pu me balader avec son histoire. Pour moi, les goules, c’est ce qui hante le grenier du Terrier, pas cette sorte de monstre de dessin animé qui sort des tableaux de l’épisode. Je pense d’ailleurs qu’avec un « vrai » monstre, j’aurais été un peu plus terrifié, alors que là, la goule est visuellement sympathique. Cela pourrait créer un décalage la rendant encore plus horrible, mais moi, ça m’a paradoxalement rassuré.

On retrouve dans cet épisode le mélange entre anglais et français, entre humour et horreur, et ça donne vraiment le ton de cette série cette fois. Je trouve dommage de me dire qu’il ne me reste plus qu’un épisode à voir après celui-ci, parce que la mise en place de chaque histoire est sympathique et je commençais à prendre le pli et le rythme.

 

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Épisode 5 – La Poupée Sanglante – 18/20
François Descraques avait promis l’émergence d’un fil rouge et je l’ai bien trouvé dans cet épisode qui capitalise à merveille sur l’ambiance et les retournements de situation des épisodes précédents. Bref, ça tire toute la force possible du format de l’anthologie pour livrer une dernière histoire qui est, il faut bien le reconnaître, sanglante… et laisse un peu sur notre faim, du coup !

Plus court que les autres, je ne savais pas trop quoi attendre de cet épisode qui repose principalement sur les épaules d’une actrice internationale – la classe – et sur celle de Davy Mourier qu’on ne voit jamais, tout remplacé qu’il est à l’écran par une… poupée. Comme pour la paralysie du sommeil (et dans une moindre mesure la goule), cet épisode a pour lui qu’il joue avec un élément que j’ai toujours trouvé flippant. Oui, je collectionne les Funko Pop, mais j’ai du mal avec les poupées qui réussissent toujours à me faire flipper, allez comprendre !

J’ai beaucoup aimé cet épisode et son idée de base qui est finalement de nous faire croire d’abord que la victime est l’actrice principale avant de renverser la tendance sur sa fin. Entre temps, elle nous raconte à la poupée chacune des quatre histoires vues dans les épisodes précédents. Le concept est simple, mais c’est efficace : le lien est aussitôt fait entre tous les épisodes. Le format de l’anthologie s’y prête : chaque épisode est une petite histoire que l’on pourrait effectivement raconter à l’oral, au coin du feu.

Une fois qu’elle en termine avec les quatre épisodes, le personnage principal nous raconte alors son histoire à elle, celle d’une nonne ayant recueilli un enfant qui aime sucer le sang et ne fera qu’une bouchée de la poupée de Davy Mourier. Gloups. Le coup du couvent, c’était sympa et un peu cliché, le coup du papa, je n’ai pas bien compris à quoi ça servait, mais le coup de l’enfant qui dévore la poupée, ça m’a laissé sur les fesses, parce que les effets spéciaux sont géniaux et un brin flippant !

 

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EN BREF – Voilà une production française comme j’aimerai en voir plus souvent, parce qu’elle a carrément de la gueule. Je dis souvent que je n’aime pas le format de l’anthologie, mais sur un format de 20 minutes, je reconnais que ça tient bien la route et que ça m’ennuie un peu moins. Chacune des petites histoires a su jouer habilement avec mes attentes et j’ai beaucoup aimé le côté fin ouverte – ce n’est pas sans me rappeler la saison 1 de Buffy, à vrai dire !

Si Dark Stories ne sera pas la série la plus flippante que j’ai pu voir, elle fait quand même bien son travail de ce côté-là, avec quelques scènes et révélations en cours de route qui étaient particulièrement glaçantes. Quand elle n’est pas sur ce registre-là, on la retrouve dans l’humour, pas toujours volontaire, jamais forcé, toujours issu d’un décalage bien amené par le scénario et bien interprété.

Vraiment, l’image de bonbon se prête bien à cette série qui est absolument parfaite pour Halloween. Pas de regret d’avoir commencé ma soirée d’horreur par-là ! J’espère qu’une saison 2 sera commandée, surtout que c’est toujours un plaisir de voir le travail de François Descraques et que le casting s’appuyait beaucoup sur des acteurs géniaux avec qui il a déjà travaillé… il en reste quelques-uns qui ne sont pas passés par la case Dark Stories, ce serait dommage de s’arrêter là !

 

Dead Landes (S01)

Synopsis : Les campeurs de l’Escapade n’en ont pas la moindre idée, mais ils sont sur le point de se retrouver au coeur d’une Apocalypse. Parviendront-ils à survivre et comment ? C’est ce que propose d’explorer la série en dix épisodes bien mouvementés, car ce sont eux-mêmes qui se filment.

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Pour commencer, je suis passé totalement à côté de cette série lors de sa diffusion, alors que je m’étais pourtant mis à la suivre sur TVtime, précisément pour ne pas la rater. Seulement, c’est tombé sur une période où j’avais pas mal de boulot et déjà beaucoup de choses à voir, alors voilà, je l’ai remise à plus tard, et plus tard s’est transformé jamais.

C’était sans compter sur le Bingo Séries avec lequel je me suis auto-piégé à écrire qu’il fallait voir une série française. Bon, j’aurais pu jouer la carte de la facilité avec le dernier épisode de la websérie En fait que je n’ai pas encore regardé, mais comme je ne fais pas de critique des formats courts, c’est un peu con !

Il faut bien être honnête, j’avais plein de choix possibles, surtout qu’en suivant le hashtag #BingoSéries, j’ai eu l’occasion de voir plein d’idées de séries françaises. Seulement, je me suis également dit que l’occasion était trop belle pour passer à côté de Dead Landes cette fois, et je me suis lancé !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Et sa colère s’abattit – 16/20
Bienvenue à l’Escapade, au cœur des Landes, la Californie de la France.

Pouvait-on faire plus français en ce 14 juillet ? Peut-être pas, car ça démarre tout de suite sur un format « reportage promo du camping » qui est bien drôle, avec un beauf de dirigeant : Michel. Le format est plutôt intéressant et cool, tout est filmé à l’épaule ou à travers des vidéos de surveillance. Cela donne le côté reportage qui a toutes les chances d’être addictif et de me faire enchaîner les épisodes.

La galerie de personnages est assez vite introduite, plus ou moins bien, mais mention spéciale à Agathe et sa référence subtile à Rock Macabre (foncez regarder si vous ne connaissez pas). J’aime assez bien pour le moment, il y a un humour sympa, surtout côté références, toujours. On est à fond dans du Descraques, avec un côté Visiteurs du Futur aussi. Pas de surprise de mon côté, mais je pense qu’il faut un temps d’adaptation si on n’est pas habitués.

J’ai aimé les répétitions de phrases faites pour être cultes (« le loup est un loup pour l’homme », « ce n’est jamais la fin des vacances »), retrouver quelques visages connus (Descraques, bien sûr, mais aussi Natalia déjà vue dans Missions avec un rôle totalement différent), les répliques au timing toujours à côté de la plaque (« c’est pas la fin du monde ») et, bien sûr, le rythme de ces 25 premières minutes tout à fait prenantes, qui m’a presque rappelé 24. Quant au mystère de cette fin du monde, il est question d’une spirale, donc il faudra voir ce que ça donne, mais cette ambiance me plaît bien pour le moment, malgré son cliffhanger qui n’est pas sans me rappeler The Mist.

02.pngÉpisode 2 – Et l’horizon s’enflamma – 14/20
T’es pas un transat, Michel !

Comme prévu, j’enchaîne donc sur le second épisode où Agathe et le caméraman reviennent au camping. Les choses s’enchaînent super vite dans cet épisode de survie : Agathe et Julien vont enquêter sur le brouillard qui encercle le camping. Ils ont l’idée la plus stupide du monde : aller voir dedans. Julien dit voir une lumière avant de se faire happer dans un sympathique hurlement.

Michel déprime, puis fait du Michel : chanson de karaoké pour bien bousiller le générateur (je vais avoir « pour le plaisir en tête » pendant tellement longtemps), puis expédition de secours après la disparition d’une petite fille et à la recherche d’un médecin pour une blessée. Bref, Michel est un boulet, mais ça permet d’apporter un peu d’humour et de crédibilité dans tout ça.

Ils aperçoivent la silhouette d’un homme ayant la petite fille dans ses bras, mais c’est à peu près tout ; Le prêtre a une radio, ce qui n’aide pas à grand-chose et il ne sert à rien côté médical. La panique a toujours un peu de mal à être bien jouée en France, ou alors c’est parce qu’on manque d’habitude, du coup, Agathe a eu un peu de mal à toujours me convaincre, même si dans l’ensemble, c’était plutôt prenant.

Le mystère s’épaissit avec une famille qui disparaît à son tour dans le brouillard, tout en hurlant bien évidemment… Ouais, bon, bien sûr j’ai un peu moins accroché, mais je trouve qu’il y a une bonne intrigue qui s’installe assez rapidement et je vais vite terminer cette saison je pense. Quant à la radio, elle crame assez vite, ce qui n’apporte rien.

03.pngÉpisode 3 – Et les ténèbres s’épaissirent – 14/20
Ça semble loin hier, hein ?

L’épisode commence par un résumé effectué par un Michel déprimé par les événements et surtout par Natalia qui voulait se barrer sans lui, ce qui remet en contexte toutes les intrigues. La survie s’organise (mal) sous la pluie, autour d’une omelette et dans le refus de tenter de demander de l’aide au camping voisin, les Rouleaux.

Cet épisode s’applique toujours à mener l’enquête sur la spirale, tout en rappelant la présence potentielle des braqueurs dont Agathe a entendu parler dans le premier épisode. Dès lors, on reprend sur le schéma classique des deux intrigues en parallèle : Agathe et le premier caméraman se rendent à l’église pour avoir des informations sur les documents qu’ils ont trouvé dans la caravane des fuyards. Ces documents portent sur un monstre local, le Lou Carcolh, lié à une secte. Quant à la spirale, elle était dans le bas du dos d’une enfant enlevée six mois plus tôt.

Le deuxième caméraman reste au camping à suivre Michel et Sam, qui veulent récupérer le générateur du campeur fou. Cette intrigue est un peu plus longue, d’autant que moins utile à la compréhension générale, mais elle possède quelques bonnes blagues.

Si j’aimais bien le format jusque-là, je trouve un peu tordue cette histoire de caméraman qui ne parle jamais et dont on ne voit presque rien. Il y a quand même deux personnages qui sont dans toutes les scènes mais n’agissent pas spécialement avec le reste du casting. L’intrigue globale reste très intéressante et cette secte promet d’être sympa à découvrir (au moins, ça me valide définitivement mon point du bingo).

04.pngÉpisode 4 – Et un étranger apparut – 15/20
On dit souvent l’Enfer, c’est les autres, non, l’Enfer, c’est Paul.

Le générateur a pris feu et détruit les réserves de nourriture du camping, il ne reste donc que les hosties du prêtre… ça donne faim, dis donc. Une fois n’est pas coutume, l’intrigue se divise en deux caméramans, séparant les autres personnages.

Agathe, Michel et Sam se rendent aux Rouleaux, camping naturiste, pour trouver des vivres et peut-être des infos. Là-bas, il tombe sur Paul qui les aide bien facilement, parce que son second, « Richard », est clairement l’un des braqueurs. Comme c’est lui qui fait le barbecue, il n’est pas étonnant que les merguez contiennent des somnifères qui piègent les campeurs.

Au camping, il reste donc Natalia, Clovis et le prêtre, qui a perdu sa sacoche. De toute évidence, celle-ci contient des infos, car il est prêt à tout pour la récupérer, à commencer par mettre des caméras partout, ce qui arrange bien sûr les affaires de la série. Un homme s’est effectivement introduit dans le camping pour voler la sacoche et caresser les cheveux de Clovis.

Les cliffhangers s’avèrent meilleurs que d’habitude : d’un côté, le prêtre et Clovis parviennent à arrêter l’homme étrange qui a volé la sacoche pour brûler les documents sur Lou Carcolh, de l’autre, Agathe se fait assommer au moment où elle comprend que Richard est un braqueur, laissant notre caméraman s’enfuir alors qu’il se fait tirer dessus.

05.pngÉpisode 5 – Et les premiers nés moururent – 17/20
Il m’arrive d’avoir des pensées impures en regardant Plus Belle la Vie, voilà, c’est dit.

Toujours pas de commentaire du caméraman aux Rouleaux, mais il tente de mener l’enquête comme il peut. Il libère Agathe et Sam pendant que Michel enregistre un message pour l’Escapade, réclamant un médecin. Les choses avancent assez vite dans cet épisode : Sam et Agathe tuent accidentellement/comiquement le frère de Richard au moment où ils souhaitaient faire un échange d’otage. Cela fonctionne bien, ajoutant beaucoup d’action à cette mi-saison : Paul & Richard meurent à leur tour, mais les escapés réussissent à s’en tirer avec des vivres qu’ils ramènent au camping.

Pendant ce temps, à l’Escapade, l’étranger demande à se confesser après une première scène avec tout le monde plutôt comique. L’étranger contredit l’existence de Dieu, mais affirme celle de Lou Carcolh, le tout filmé en secret par le caméraman. On apprend ainsi que six mois plus tôt, la gamine a été tuée par les membres de la secte et enterrée dans le jardin du prêtre. Pour en avoir le cœur net, il va déterrer le corps, c’est sympathique.

Le corps ? Ouais, non, en fait, il y a carrément six cadavres. Tout le monde est de retour à l’Escapade, où l’étranger/tueur en série s’échappe. Clovis réussit malgré tout à lui tirer dessus avec son arbalète… à moins qu’il ne s’attaque à un nouvel étranger.

06.pngÉpisode 6 – Et la fièvre les consomma – 17/20
Je suis allergique au cadavre, arrêtez !

Le nouvel étranger permet de diviser une nouvelle fois le groupe en deux. Natalia, le père, Sam et un caméraman se rendent à l’Armageddance, une boîte de nuit où des étudiants en médecine (ça tombe bien) sont coincés depuis le début. Il faut en retenir principalement Leila (sur qui Clovis flashe immédiatement) et une grosse armada de youtubeurs en personnages secondaires. C’est un bon moyen de s’assurer une bonne audience tout ça.

Agathe, Michel et Clovis ramènent le fêtard au camping, mais assez vite tout le monde y est réuni. Certes, tout le monde a survécu au brouillard parmi les fêtards, mais ils se mettent à déclamer les craintes intimes et profondes des escapés. Et ils ont apparemment tous quelques choses à se reprocher : Natalia a un gosse abandonné, Michel a payé pour avoir Natalia, Sam n’est pas clair avec son père et le prêtre a un lourd secret et « le goût du sang ». Très rassurant.

Cela vire ensuite à l’angoisse d’une épidémie, avec une des figurantes qui meure et un Clovis contaminé.

De son côté, Agathe poursuit son enquête en compagnie d’un caméraman et tombe sur une cabane de la secte, où l’on retrouve Laurence, la femme qui en savait beaucoup sur la spirale. Le mystère est prenant, le rythme vraiment bon et le cliffhanger soigné, avec Agathe et le caméraman planqué, entendant l’homme de la secte dire que sa prisonnière est la dernière.

J’ai adoré cet épisode, autant côté intrigue que côté développement des personnages. La découverte des secrets de chacun aide plutôt bien, même si ça provoque d’autres

07.pngÉpisode 7 – Et les voix se turent – 16/20
Alors si tu veux survécu, survécu, c’est un bien grand mot, je dirais oui et non.

Agathe se débrouille pour assommer l’homme de la secte après qu’il se soit attaqué à sa dernière victime. Elle et le caméraman reviennent enfin à l’escapade avec leurs blessés, pour découvrir le chaos qui y règne.

Sam trouve un portable dans la poche d’Antoine Daniel du cadavre et décroche pour tomber sur sa sœur, bien sûr, qui lui dit de venir au plus vite. Leila le voit mais n’a pas le temps de s’occuper de lui car Agathe la met au boulot quasiment aussitôt.

Pendant ce temps, Michel se charge de l’enterrement et Natalia de la cérémonie.

Sam passe le reste de l’épisode à la recherche de Nassima et le prêtre se précipite à l’église pour « aller chercher du matériel », soi-disant pour l’extrême onction. Il est surtout révélé qu’il possède un flingue et que sa station de radio canalise sa folie, plus ou moins bien.

Leila décide d’opérer son patient, mais c’est sans succès. Le prêtre débarque à temps pour l’extrême onction. Allez savoir comment et pourquoi, le cadavre se réveille et le met en charge d’accomplir le septième sacrifice pour tous les sauver de la spirale.

Bien, on obtient peu à peu des réponses, mais après sept épisodes, on est complétement dans le brouillard (sans jeu de mot) sur la direction précise de la série. Agathe réussit à sauver Sam de justesse alors qu’il s’apprêtait à se suicider par folie. Quand ils reviennent au camping, c’est Clovis qui a décidé de se faire la malle.

Seulement, un miracle finit par arriver : un camion de l’armée débarque de nulle part avec quelques militaires dedans. Ils ont trouvé nos survivants grâce à la voix des Évangiles, la radio du prêtre. OK, c’est bien écrit et le cliffhanger est surprenant, je suis pressé d’en savoir plus.

08.pngÉpisode 8 – Et l’espoir s’évanouit – 13/20
Oui, oui, oui, là, effectivement quelque chose est en train de se passer…

Les militaires se veulent hyper rassurants et connaissent les besoins de chacun : ils donnent par exemple une sucette à la pomme Michel. C’est étrange comme tout et ça éveille quelques soupçons heureusement, surtout qu’ils débarquent avec Simon/Fabrice, le faux mari qui s’est enfui.

Agathe réussit à l’interroger discrètement, ce qui apporte quelques réponses, mais surtout beaucoup de questions. Pendant ce temps, bien sûr, Michel sympathise avec Beaumont, le capitaine des militaires qui est en plus fan de karaoké, capable de chanter « Pour le plaisir », et d’alcool. Bon, c’est un cliché sur patte, surtout côté misogynie, mais bon, après tout, les clichés existent pour une raison.

Agathe et Clovis se disputent une fois de plus car ce dernier est bourrin, mais avec l’aide du prêtre, de Sam et surtout de ses seins (hum, cette misogynie dans cet épisode, c’est fou), elle parvient à distraire les militaires pour savoir ce qu’ils transportent dans leur camion, et plus précisément dans une caisse mystérieuse.

En parallèle, la situation dévie rapidement quand Michel parle des armes de Clovis. L’armée lance un assaut contre lui, Leila puis Michel tentent de l’aider en vain. Alors que Sam, le prêtre et Agathe sont arrêtés, Michel se fait tirer dessus par Beaumont. L’armée prend le contrôle de l’escapade et laisse les civils prisonniers.

Tout allait vite dans cet épisode, mais j’ai beaucoup moins aimé. Le style ne change pas trop, seulement l’arrivée de l’armée s’accompagne de trop nombreux clichés. La misogynie, même sous le couvert d’humour, règne en maîtresse sur l’écriture et ce n’est pas super drôle/plaisant à voir. Je n’ai pas du tout accroché à l’épisode, surtout à partir de l’opération militaire. En fait, l’armée passe pour une bande de guignol, et c’est franchement moyen.

09.pngÉpisode 9 – Et les morts se relevèrent – 15/20
Je vais crever dans un camping…

Le capitaine Beaumont se tape un trip égocentrique et se fait suivre par l’un des caméramans pendant tout l’épisode. Bon, vous aurez compris que je n’aime pas trop le personnage de toute manière, donc cet épisode était un peu long de ce point de vue-là. Heureusement, il se passe plein de choses dans cet épisode.

Nous avons donc Michel qui se fait opérer et a besoin d’une transfusion, avec Clovis comme seul donneur potentiel. Il est à deux doigts d’y passer, mais avec un peu d’aide de Natalia, hop, il reprend des forces. Ce n’est pas du lourd comme règlement d’intrigue ça. Heureusement, ça se rattrape avec Leila qui refuse les avances lourdes de Clovis.

Pendant ce temps, Laurence se réveille et demande des nouvelles de son ravisseur, Sébastien, qui était le miraculé du suicide collectif de la secte. Laurence était presqu’heureuse d’être le septième sacrifice car elle sait désormais que c’était nécessaire pour la survie de tous.

Le scientifique continue ses relevés et découvre que la « limite », le brouillard, se rapproche et se referme sur eux. C’est grosso modo ce que Laurence répète depuis le début avec sa spirale. La bonne nouvelle, c’est qu’il pense avoir découvert une brèche qui pourrait tous les sauver.

Mouais, faut voir ce que va donner le dernier épisode car pour l’instant, je trouve que ça manque toujours de clarté dans les explications. Le problème, c’est que cette fois on a eu pas mal d’infos et je ne sais pas si on en aura beaucoup plus par la suite, mais comme il ne reste que deux heures, c’est bien parti.

10.pngÉpisode 10 – Et la spirale se referma – 17/20
Et j’ai pas pris de douche chaude depuis une semaine !

Agathe essaye de motiver les gens à bouger et s’enfuir, mais ce n’est pas simple : ils sont toujours prisonniers de l’armée et Michel est un peu trop faible pour bouger. Cela dit, ce n’est pas comme s’ils avaient le choix : Michel a beau chanter qu’il est prêt à mourir sur scène, Natalia ne l’entend pas de cette oreille.

Agathe, toujours elle, met alors sur pied un plan qui permet l’évasion de tous, sauf Laurence. C’est plutôt bien vu et bien écrit. La tentative d’évasion échoue misérablement car Beaumont est plutôt trop doué pour prévoir ce qu’ils vont faire. Trop doué, sauf qu’il n’est pas au courant de la soif de sang du prêtre qui débarque soudainement avec l’Ave Maria, le Seigneur et un AKA 47. OK, à partir de là, c’est jouissif comment ça part en vrille jusqu’à la mort de Beaumont, écrasé par le panneau du camping. C’est un gag qui fonctionne parfaitement, d’autant qu’il était introduit dès l’épisode 3.

Finalement, nos campeurs arrivent à la limite mais sont incapables de trouver une brèche. Par chance,le prêtre effectue le septième sacrifice demandé par Lou Carcolh et tout s’arrête. Les Escapés s’enfuient du camping. Le mystère n’est pas terminé pour autant et nous la fait à l’envers, en mode Cabane dans les bois. Dans la fameuse caisse du camion, il y avait Julien, encore en vie qui affirme « Ils nous observent ».

La fin ? Une équipe de scientifiques surveille effectivement le camping à côté d’un trou béant dans le sol. Un rituel pour Lou Carcolh ? Probablement.

Une saison 2 ? J’aimerais bien.

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EN BREF – Comme j’ai dévoré cette série en moins d’une journée, je pense que je peux affirmer que j’ai accroché et qu’elle est plutôt bien réussi pour une production française. C’est décidément une bonne période pour la fiction francophone et moi, car je ne compte plus les séries que je juge de qualité. Y a-t-il des défauts ? Bien sûr, mais je les pardonne plutôt facilement car Dead Landes était déjantée.

La touche Descraques fonctionne toujours à merveille, même si je reste persuadé qu’il faut un temps d’adaptation que la série ne permet peut-être pas. Mieux vaut commencer par Le Visiteur du Futur, donc, histoire d’être habitué et de mieux comprendre comment fonctionne les références et l’humour de la série. Déstabilisant, oui, mais pas gênant pour autant, cet humour fonctionne à merveille, malgré quelques passages à vide et des moments/personnages qui paraissent encore trop clichés (surtout le Capitaine, donc) ou trop aberrant, même dans la déconne.

Finalement, c’est peut-être le mot qui caractérise le mieux la série : la déconne. Heureusement, ça ne l’empêche pas d’être excellente et de proposer de bons personnages (gros coup de cœur personnel sur Leila et sur Sam), avec des acteurs qui sont quand même très bons et malmené par un tournage qui paraît difficile (beaucoup d’extérieur, de cascades, de mouvements). Le format est intéressant, mais il a quelques limites, les deux caméramans muets étant a priori un peu étranges. La fin pourrait laisser suggérer qu’ils bossaient pour les scientifiques et avaient ordre de ne pas intervenir en tout cas.

Si la saison est complète et ne mérite pas forcément de suite, j’espère une saison 2, ne serait-ce que pour obtenir des réponses aux trop nombreuses questions laissées en suspens.

En même temps, ça se décrivait comme un LOST avec de la déconne, alors forcément, ça ne devrait pas me surprendre !

Merci à France 4 pour cette chouette série 🙂