Dark Stories (S01)

Synopsis : Une anthologie d’épisodes de 15 minutes avec des histoires terrifiantes…

Pour commencer, je ne me prends pas trop la tête à vous faire une critique aussi détaillée que d’habitude, parce que j’ai eu l’occasion de voir trois des cinq épisodes de cette saison en avant-première au Comic Con Paris dimanche dernier. L’équipe était super sympa, le projet est cool, les épisodes parfois vraiment bons… Impossible de ne pas en parler sur le blog !

Par conséquent, et comme je n’ai pas pu écrire devant, je me suis dit que j’allais enchaîner les deux derniers pour vous en faire simplement une critique simpliste comme je le fais parfois ailleurs. Voici donc mon avis sur ces cinq épisodes, d’abord sans (en petit), puis avec spoilers ! Et pour les voir, n’hésitez pas à foncer tout de suite par ici, vous allez voir, rien que le générique vaut le détour, c’est glaçant 😉

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

Aller à l’épisode : 01 | 02 | 03 | 04 | 05

Épisode 1 – Boughtat – 18/20
Une vraie bonne surprise ! Je m’attendais à bien aimer cette série, mais certainement pas à accrocher autant au premier épisode. Certes, ça aide de le voir sur grand écran dans une salle pleine de courants d’air, mais vraiment cette histoire en quinze minutes était hyper prenante !

Mon seul regret face à cet épisode, c’est que la série soit sous le format de l’anthologie, car j’aurais adoré avoir la suite de cette histoire extrêmement intéressante et, honnêtement, flippante. Je me suis laissé embarquer dans l’univers proposé durant un quart d’heure. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Haunting of Hill House ou à Evil quand il est question de paralysie du sommeil, mais le tout a été tourné avant, alors l’idée était encore originale. Et puis, c’est traité à la française avec le marabout, alors c’est un bon kiff. En plus, la paralysie du sommeil, c’est un sujet qui me parle puisque ça m’arrive d’en faire.

D’ailleurs, Tiphaine Daviot déchire tout dans son rôle – et ça ne gâche rien qu’elle soit très sympathique car j’ai eu l’occasion de lui parler une minute ou deux à la fin de la projection. Au départ, je n’étais pas trop convaincu par la manière dont est mise en scène la paralysie, mais plus on avance dans l’épisode, plus j’ai aimé la manière dont elle jouait la terreur du personnage – les yeux restent bien marquants notamment. L’histoire du Boughtat est sacrément efficace pour l’aider, cela dit, de même que la « créature », qui est donc un figurant bien maquillé.

J’ai aimé le jeu d’acteur durant tout l’épisode, qui oscille avec brio entre ambiance inquiétante et humour. On sent bien qu’il y a du potentiel et il est exploité tout du long, que ce soit dans le bar, chez le marabout ou au moment de la réplique qui devrait devenir culte, « tu veux simplement me sauter ». Oups. Vraiment, c’est efficace.

Et puis, honnêtement, la scène finale a fait son job et a tout rattrapé pour moi : c’est le genre de scènes qui retourne le cerveau et se fait dire « ah ouais, bien joué ». C’était franchement flippant de suivre la révélation, surtout que je ne les avais pas vus apparaître avant. Chapeau bas !

 

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Épisode 2 – Mort mais vivant – 16/20
Changement d’ambiance avec cet épisode plus humoristique que flippant, mais malgré tout capable de pousser la réflexion. Le format 15 minutes est vraiment intéressant : je pense que ça m’aurait rapidement lassé sur plus longtemps, mais là, ça fonctionne. En plus, je voyais à peu près où ça allait tout du long, alors c’est toujours sympa.

Il faut noter qu’au Comic Con, on nous a diffusé cet épisode en troisième, et je trouvais sa place beaucoup plus intéressante comme ça, car le changement de ton permettait d’éviter de se lasser et donnait l’impression, finalement, de se retrouver avec un bonbon : on savoure sans savoir à quoi s’attendre. L’image du bonbon vient de Tiphaine Daviot lors de la projection de dimanche dernier, mais je trouve que ça résume bien les choses, alors je me permets de lui piquer.

Les effets spéciaux de cet épisode ne sont pas réalisés grâce au numérique, mais sont quasi tous faits « en dur ». Cela se sent quand on le regarde : l’image est impeccable et c’est beau à voir, même quand c’est supposé être glauque. L’acteur principal déchire absolument tout dans son rôle – y compris sa peau – parce qu’il joue avec beaucoup de sérieux une histoire qui, finalement, a un côté absurde assez évident. Le décalage fonctionne à merveille pour passer de la peur au rire.

J’ai bien aimé l’histoire, comme je le disais plus haut, j’ai trouvé ça prévisible, mais le script contenait un nombre incalculable de gags qui rendent ça savoureux. Après, c’est sûr, il faut accrocher à l’ambiance. On n’est pas sur du 100% crédible, il y a des partis pris – le légiste qui n’est pas surpris ? – à la limite de l’absurde, mais ça permet aussi d’instaurer une ambiance et un cadre pour l’ensemble de la série. Bon, de toute manière, vous aurez compris à la note que ça m’a plu.


Épisode 3 – Le jugement dernier – 14/20
Il faut dire ce qui est : j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode… mais c’est l’intrigue qui n’est pas spécialement passé, alors que le casting et la réalisation sont toujours impeccables. Il en faut pour tous les goûts, et c’est toujours le problème des anthologies.

Visionné en deuxième, cet épisode avait quand même la lourde tâche de passer après le premier épisode que j’ai adoré et de me faire comprendre que c’était une anthologie qui ne reviendrait pas du tout sur le Boughtat, alors que je n’avais qu’une envie : en voir beaucoup plus. Heureusement que pour lutter contre ma frustration, il y avait Florent Dorin, l’acteur adoré du Visiteur du futur, sinon, ça n’aurait pas réussi à me prendre du tout, je crois.

Pourtant, l’épisode est très sympa. On est sur une ambiance plus anglaise, et pas seulement parce que les trois quarts de l’épisode sont en anglais, mais bien parce que la météo, la campagne, l’histoire d’aliens, font penser à la Grande-Bretagne. Allez, avec les extraterrestres, j’ai carrément envie de parler de Dr Who. J’ai aimé, cela dit, le jeu entre anglais et français. Ca donne tout de suite un peu plus de gueule à l’ensemble – même si c’est triste de dire ça en tant que français, je crois.

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était longue à se mettre en place. Certes, les acteurs sont bons, on voyait là aussi qu’on allait en venir à cette histoire d’extra-terrestres… mais je ne sais pas, ça manquait d’un quelque chose pendant un bon moment. La toute fin, cependant, est une véritable claque. J’aime ce côté « fin ouverte » qui permet de choisir la réponse que l’on veut. Je trouve que c’est parfaitement adapté au format de cette série, et ça m’a convaincu que même les épisodes plus « faibles » étaient capables d’apporter leur pierre à l’édifice : on est plus sur de la réflexion que de l’horreur avec celui-ci.

 

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Épisode 4 – Le Festin des Goules – 16/20
Un peu comme pour l’épisode 2, on repart sur un ton qui oscille bien entre humour et terreur et comme dans le trois, on passe du français à l’anglais avec beaucoup de fluidité. L’histoire a le mérite de m’être plus originale que les trois premières, alors forcément, ça aide à pénétrer l’univers mis en scène. C’était bien sympa.

Julien Pestel ! Décidément, le casting est vraiment top pour cette mini-série, et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’elle vaut le détour. J’ai revu Preview il y a deux semaines, alors j’étais content de retrouver si vite cet acteur sur mon écran. Par contre, c’est vrai que de le voir, je m’attendais tout de suite à une forme de comique plus mis en avant, au détriment de l’horreur.

Je ne connais que peu d’histoire de goules, et c’est un vrai plus pour l’épisode qui a pu me balader avec son histoire. Pour moi, les goules, c’est ce qui hante le grenier du Terrier, pas cette sorte de monstre de dessin animé qui sort des tableaux de l’épisode. Je pense d’ailleurs qu’avec un « vrai » monstre, j’aurais été un peu plus terrifié, alors que là, la goule est visuellement sympathique. Cela pourrait créer un décalage la rendant encore plus horrible, mais moi, ça m’a paradoxalement rassuré.

On retrouve dans cet épisode le mélange entre anglais et français, entre humour et horreur, et ça donne vraiment le ton de cette série cette fois. Je trouve dommage de me dire qu’il ne me reste plus qu’un épisode à voir après celui-ci, parce que la mise en place de chaque histoire est sympathique et je commençais à prendre le pli et le rythme.

 

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Épisode 5 – La Poupée Sanglante – 18/20
François Descraques avait promis l’émergence d’un fil rouge et je l’ai bien trouvé dans cet épisode qui capitalise à merveille sur l’ambiance et les retournements de situation des épisodes précédents. Bref, ça tire toute la force possible du format de l’anthologie pour livrer une dernière histoire qui est, il faut bien le reconnaître, sanglante… et laisse un peu sur notre faim, du coup !

Plus court que les autres, je ne savais pas trop quoi attendre de cet épisode qui repose principalement sur les épaules d’une actrice internationale – la classe – et sur celle de Davy Mourier qu’on ne voit jamais, tout remplacé qu’il est à l’écran par une… poupée. Comme pour la paralysie du sommeil (et dans une moindre mesure la goule), cet épisode a pour lui qu’il joue avec un élément que j’ai toujours trouvé flippant. Oui, je collectionne les Funko Pop, mais j’ai du mal avec les poupées qui réussissent toujours à me faire flipper, allez comprendre !

J’ai beaucoup aimé cet épisode et son idée de base qui est finalement de nous faire croire d’abord que la victime est l’actrice principale avant de renverser la tendance sur sa fin. Entre temps, elle nous raconte à la poupée chacune des quatre histoires vues dans les épisodes précédents. Le concept est simple, mais c’est efficace : le lien est aussitôt fait entre tous les épisodes. Le format de l’anthologie s’y prête : chaque épisode est une petite histoire que l’on pourrait effectivement raconter à l’oral, au coin du feu.

Une fois qu’elle en termine avec les quatre épisodes, le personnage principal nous raconte alors son histoire à elle, celle d’une nonne ayant recueilli un enfant qui aime sucer le sang et ne fera qu’une bouchée de la poupée de Davy Mourier. Gloups. Le coup du couvent, c’était sympa et un peu cliché, le coup du papa, je n’ai pas bien compris à quoi ça servait, mais le coup de l’enfant qui dévore la poupée, ça m’a laissé sur les fesses, parce que les effets spéciaux sont géniaux et un brin flippant !

 

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EN BREF – Voilà une production française comme j’aimerai en voir plus souvent, parce qu’elle a carrément de la gueule. Je dis souvent que je n’aime pas le format de l’anthologie, mais sur un format de 20 minutes, je reconnais que ça tient bien la route et que ça m’ennuie un peu moins. Chacune des petites histoires a su jouer habilement avec mes attentes et j’ai beaucoup aimé le côté fin ouverte – ce n’est pas sans me rappeler la saison 1 de Buffy, à vrai dire !

Si Dark Stories ne sera pas la série la plus flippante que j’ai pu voir, elle fait quand même bien son travail de ce côté-là, avec quelques scènes et révélations en cours de route qui étaient particulièrement glaçantes. Quand elle n’est pas sur ce registre-là, on la retrouve dans l’humour, pas toujours volontaire, jamais forcé, toujours issu d’un décalage bien amené par le scénario et bien interprété.

Vraiment, l’image de bonbon se prête bien à cette série qui est absolument parfaite pour Halloween. Pas de regret d’avoir commencé ma soirée d’horreur par-là ! J’espère qu’une saison 2 sera commandée, surtout que c’est toujours un plaisir de voir le travail de François Descraques et que le casting s’appuyait beaucoup sur des acteurs géniaux avec qui il a déjà travaillé… il en reste quelques-uns qui ne sont pas passés par la case Dark Stories, ce serait dommage de s’arrêter là !

 

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