Westworld – S03E03

Épisode 3 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

> Saison 3


Spoilers

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Do what you do best: lie.

La série ne s’embarrasse plus avec de longs résumés et nous replonge dans son ambiance en trente petites secondes, rien que ça. L’avantage, c’est qu’on découvre que tout ça va revenir sur le destin de Charlotte et Dolores, deux de mes personnages préférés de la série, avec Maeve, ça va de soi.

Avant de mourir, Charlotte a apparemment eu le temps d’enregistrer un message vidéo pour Nathan. C’est inattendu et ce sera clairement au cœur de l’épisode. Avant de savoir ce que contient cette vidéo, nous assistons toutefois au réveil de la nouvelle Charlotte. La série ne nous révèle pas encore quel robot est dans ce corps : c’est clairement un des mystères de la saison. J’ai envie de parier sur Clémentine, mais bon, elle est censée être morte.

En tout cas, Dolores donne un job clair à cette nouvelle Charlotte : elle est une pierre angulaire de son plan. En effet, pour que les robots puissent dominer le monde, ils doivent d’abord contrôler Delos. Le robot a tout de même plein de questions pour Dolores, mais cette dernière contourne l’essentiel. Finalement, la scène sert surtout de résumé et ne nous apprend rien de nouveau : en plus de celui de Bernard, il reste encore trois disques durs non attribués et, en attendant, ce robot Charlotte va retourner « à la maison »…

À la maison, c’est-à-dire à San Francisco où nous la suivons à la tête de Delos où elle a ordonné la construction de nouveaux Transformers. Pardon, de nouveau Saudis, des robots beaucoup plus flippants que les anthropomorphes. Si tout semblait bien se passer pour notre nouvelle Charlotte, elle reçoit alors une bien mauvaise nouvelle : Delos a été racheté par des actionnaires malins se servant de sociétés écran pour obtenir 38% des parts d’un coup. Enervée, notre nouvelle Charlotte en perdrait presque la face devant son assistante, Irene.

Beaucoup plus tard, dans la nuit, cette dernière révèle que derrière ces 38%, il y a Enguerrand Serrac, évidemment. C’est logique pour nous, mais pas pour elles qui sont décontenancées de découvrir l’homme le plus riche du monde comme cela, alors que personne n’a jamais entendu parler de lui. Pire, Irene est en fait terrifiée de savoir ce qu’elle a découvert : il a peur de ce que pourrait lui faire Enguerrand. Tu m’étonnes.

Malgré tout, il faut bien que Charlotte rentre chez elle, après avoir passé sa journée à tenter de contacter Dolores et écouter un étrange message vocal en bruits informatiques. Une fois chez elle, elle tombe sur Jake, qui est apparemment son ex à en croire la réaction du robot. Pour ne pas montrer qu’elle n’a aucun souvenir de la vie de Charlotte, elle décide en effet de faire ce que tous les robots de Westworld étaient programmés à faire : coucher avec Jake.

Il s’agit donc de l’ex de Charlotte, qui ne se laisse pas tout à fait faire, énervé de voir que Charlotte a encore oublié de récupérer leur… fils. Voilà donc le fameux Nathan à qui la vraie Charlotte envoyait un message le jour de sa mort ! La scène qui suit est alors traumatisante, je trouve : le robot s’occupe à merveille de Nathan, trouvant les mots parfaits pour s’excuser, exactement comme le pressentait Jake. Charlotte est après tout programmée pour mentir, alors ce n’est pas étonnant, mais c’est flippant de la voir prétendre auprès de son « fils » qu’elle l’aime, quand son regard nous dit tout le contraire. Ah lala, l’actrice est excellente.

Le lendemain, Charlotte tente en vain de reprendre son rôle de pouvoir et de contrôle, comprenant qu’elle a une taupe au sein de Delos. Cette fois, elle est clairement débordée par ce qu’il se passe. Eh oui, avec les grandes responsabilités viennent de grandes emmerdes, aussi, et notre robot découvre tout cela. Paniquée, elle décide de reprendre une nouvelle fois contact avec Dolores.

Ailleurs, Caleb s’occupe vraiment bien de Dolores. Non seulement il appelle les secours, mais quand ceux-ci sont débordés par les résultats sans queue ni tête de la machine indiquant que Dolores devrait être déjà morte, il décide de prendre les choses en main. Malheureusement, l’ambulance est immédiatement arrêtée par des policiers qui ne sont pas exactement ce qu’ils prétendent être.

Caleb le sait bien : il y a un ordre d’arrêt sur son application préférée, indiquant de faire le ménage et de récupérer Dolores. Rien que ça. La scène est vraiment prenante, avec des faux flics en civil démasqués par un Caleb qui refuse de les laisser faire. Cela mène à la mort vraiment pas cool des deux infirmiers qui n’avaient rien demandé, mais surtout à Dolores demandant à Caleb de l’aider avant ça. Et ça, c’est totalement inattendu. Non, franchement, Dolores demander de l’aide à un humain ?

Tout ça n’a pas de sens… et ce pauvre Caleb n’a pas fini d’avoir mal à la tête en y resongeant. En effet, Dolores décide de fuir la scène de crime bien rapidement après avoir tué ces deux nouveaux assaillants. Elle avertit simplement Caleb qu’il doit changer de nom et se planquer parce qu’ils le rechercheront désormais. C’est d’une clarté à toute épreuve, ça encore !

Dolores se barre donc et on la retrouve ensuite dans le hall d’un hôtel où elle retrouve Charlotte, toujours paniquée par la perte de contrôle qu’elle subit. Tellement d’ailleurs, qu’elle se retrouve à se mutiler et se percer la peau autant que possible. Le robot qui se retrouve dans la peau de Charlotte est clairement perdu, en fait : elle a l’impression que l’humaine veut reprendre le contrôle. Elle s’en confie dans une chambre d’hôtel à Dolores, avec une réalisation impeccable de la série et des plans nous montrant facilement la double identité qui nous ronge cette Charlotte.

Apaisée par Dolores qui coupe ses émotions informatiquement parlant, Charlotte révèle tout ce qu’elle sait sur Serac à Dolores, dans une scène où elles sont tellement proches qu’on dirait franchement un couple. C’est peut-être le côté « je te déshabille dans une chambre d’hôtel » qui ajoute à cette tension sexuelle entre elles, ou alors c’est le côté needy de Charlotte qui ne veut pas se passer de Dolores, ou alors c’est parce que Dolores se montre super possessive avec elle… En tout cas, cette scène est très clairement pleine de tension sexuelle entre les deux actrices qui finissent par faire la petite cuillère dans le lit. Ah bah alors ça, je ne m’y attendais vraiment pas de la part de Westworld et de ces robots.

Autrement, et comme l’avait prévu Dolores, Caleb se retrouve dans la merde car il est immédiatement recherché par tous les gens utilisant la même application que lui. J’ai hâte d’en savoir plus sur cette application, tout de même. Avant de fuir et de changer d’identité, il retourne voir sa mère pour s’occuper d’elle une dernière fois. Celle-ci ne le reconnaissant plus, on sait au moins que Caleb n’a pas grand-chose à perdre en changeant de nom.

En revanche, c’est un peu con de sa part de revenir à l’hôpital où l’attendent évidemment ses anciens alliés. Ils sont attirés à lui par appât du gain : non seulement, sa tête est à prix, mais en plus, il pourrait avoir des informations sur Dolores, qui vaut beaucoup, beaucoup d’argent sur le marché noir. Par chance pour Caleb, c’est effectivement vrai qu’il est désormais lié à Dolores.

Ainsi, celle-ci se renseigne sur lui auprès de ce que je pensais être une intelligence artificielle dans sa tête et qui s’avère être Martin, un homme proche de Liam. J’avais oublié Liam, ma foi. Bref, Dolores apprend rapidement que Caleb est dans la merde, et bizarrement, elle semble assez attachée à lui pour s’en soucier.

Alors qu’il est torturé, Caleb voit donc un robot lui venir en aide, mais pour rien : le robot est trop lourd et vite repéré par les ennemis de Caleb qui l’élimine sans mal. Une fois que c’est fait, cependant, c’est Dolores elle-même qui débarque et tue les kidnappeurs sans le moindre mal.

Le lendemain, nous retrouvons Caleb et Dolores ensemble, comme un vrai petit couple, à envisager d’aller prendre le petit-déjeuner ensemble. Oh, Caleb demande des informations à Dolores, c’est évident, mais celle-ci contourne majoritairement ses questions, se contentant de lui donner son prénom… et de lui montrer qu’elle connaît déjà par cœur sa commande dans le restaurant où il se rend tous les 23 février.

Pas du tout flippant. Dolores lui explique donc qu’il est surveillé depuis un moment, puis lui sort un script qui raconte le jour où sa mère a décidé de l’abandonner dans ce restaurant, un 23 février donc, quand il avait 8 ans. Ce jour-là, une serveuse, Sara, l’a pris en pitié et s’est occupé de lui. Caleb est légèrement énervé de découvrir qu’une inconnue connaît son pire souvenir, et elle lui explique alors que c’est la société Incite qui est à blâmer.

Ce sont eux qui compilent les informations sur tout le monde pour créer des composites à leur image et qui manipulent tout le monde pour les faire devenir ce qu’ils veulent. Bon, on est dans le degré au-dessus niveau complot, là. Malgré tout, Caleb est bien forcé de la croire et de partir faire une balade avec elle au coucher du soleil. Eh, la journée est passée bien vite. En cette fin de journée, Dolores propose à Caleb de se rendre sur une promenade au bord de mer toute jolie.

Le but ? Lui expliquer que c’est là qu’il se suicidera d’ici dix à douze ans. Intéressant tout ça ! C’est calculé par la machine de l’épisode 1 qui est capable de prévoir les choses avec beaucoup de précision. Et pour énerver encore plus Caleb, Dolores montre à celui-ci les commentaires qui existent en ligne sur lui : mariage et enfants non recommandés… En fait, c’est simple : Incite a décidé qu’il était trop risqué d’investir sur lui parce qu’il risquait de se suicider, mais à ne pas investir sur lui, il s’assure de son suicide.

Tout ça, c’est du pain béni pour Dolores qui n’a aucun mal à manipuler Caleb à partir de là : il était tout aussi en cage qu’elle finalement. Je ne comprends pas bien, pour le moment, l’intérêt de Dolores de faire équipe avec Caleb, et c’est un peu là que ça pêche pour la série cette semaine. En tout cas, c’est sympathique de voir une nouvelle alliance se créer entre robot et humain. Ce pauvre Caleb n’a aucune idée de ce qui l’attend, parce que clairement, Dolores le trahra sans le moindre doute, non ? En tout cas, c’était un sympathique concept de faire le tour de la vie de Caleb comme ça.

On connaît son passé, son présent (grâce à l’épisode 1) et son futur. Maintenant, on est investi dans le personnage autant que dans les personnages que l’on connaît depuis la saison 1… C’est plutôt malin !

De son côté, Charlotte se réveille seule dans sa chambre d’hôtel. Il y a de quoi être dégoûtée, franchement, après une nuit toute douce avec Dolores. Pourtant, elle retourne au travail où elle découvre que si la taupe n’a pas été retrouvée, le message vidéo de Charlotte à son fils l’est, lui. Notre intelligence artificielle robot regarde ce message où Charlotte chante à son fils et s’achète au passage un cœur, apparemment.

Ne nous voilà pas dans la merde si les robots développent ce genre de liens et de sentiments avec des humains – on savait déjà que l’instinct maternel pouvait être fort avec Maeve. Charlotte décide donc de s’occuper à merveille de son fils : en retard pour aller le chercher à l’école, elle ne sera pas tout à fait absente dans la vie de Nathan cette fois. Elle le retrouve donc dans le parc à côté de l’école, où il est avec un certain Thomas le laissant caresser son chien.

Le truc, c’est que ce Thomas n’est pas un enfant comme on pouvait le supposer, mais bien un adulte qui profite de tout ça pour toucher la main de Nathan. Charlotte comprend donc qu’il est un prédateur sexuel et, si elle se montre toute gentille devant son fils, n’hésite pas à l’étrangler dès que Nathan a le dos tourné. Thomas meurt donc des mains de Charlotte, regrettant probablement d’avoir coupé les caméras pour pouvoir enlever Nathan.

Une fois Thomas mort, en plein jour au milieu du parc, Charlotte vole son chien pour le ramener à Nathan dont elle a décidé de s’occuper, en cachant à nouveau le prédateur en elle. C’est tout le commentaire de l’épisode : on cache le prédateur en nous, mais il est toujours là. Pourtant, il est en train de dompter le prédateur en ce robot de Charlotte.

Ainsi, le soir même, Charlotte regarde à nouveau le message enregistré par l’humaine avant sa mort, et elle se retrouve carrément à pleurer devant. C’est d’une tristesse ; à la fois pour l’humaine et pour le robot. En chemin vers chez elle, Charlotte réécoute le début des messages étranges qu’elle recevait sur son portable depuis le début et qui se mettent à faire de la musique désormais. Cela lui permet aussi de rappeler son correspondant pour la première fois et de demander à le rencontrer.

Sans surprise, la communication stoppe et sa voiture est déroutée pour l’emmener dans une somptueuse maison. Eh, les voitures du futur sont superbes, mais ça commence à faire beaucoup de piratage, je ne suis pas sûr d’avoir envie d’en avoir une. Sans surprise non plus, la voiture amène donc Charlotte chez Serac. Ainsi, il est révélé que la taupe de Delos n’était autre que Charlotte elle-même. L’arrivée chez Serac est intéressante, avec un peu de français et la révélation claire du plan de Serac : il veut récupérer les données de Westworld.

Charlotte est à la tête de ce plan, puisqu’elle l’a suggéré à Serac, mais c’est une information qui pourrait franchement déstabiliser notre robot qui se retrouve à devoir jouer sur quatre tableaux à la fois. Ben oui, elle veut s’occuper de Nathan, elle doit gérer Delos, répondre aux ordres de Serac ET à ceux de Dolores. Cela fait beaucoup d’un coup et ça rend le personnage encore plus complexe qu’en saison 2. Je suis carrément fan de Charlotte, encore et toujours. Et de la série aussi, même si j’aurais aimé un épisode se concentrant sur tout le monde plutôt que seulement sur Charlotte.

En tout cas, la fin de l’épisode est intéressante : on y apprend que les données des hôtes sont perdues, car cryptées sans que personne n’en possède la clé. Personne ? Eh, c’est faux : Dolores l’a, et on le sait. Non seulement, on le sait, mais Enguerrand Serac aussi le sait. Il menace donc Charlotte en lui disant qu’elle n’a plus beaucoup de temps pour retrouver cette clé, avant que l’on ne découvre qu’il n’était qu’un hologramme. Arf.

Bon, et sinon, pour en revenir au Bingo Séries que j’ai totalement délaissé ce mois-ci, je dois dire que j’ai cru compter 8 scènes de nuit pour 7 de jours, avec deux scènes où on ne sait pas bien s’il fait jour ou nuit. On va dire que ça passe pour le point impossible autant de jours que de nuits, non ?

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Westworld – S03E02

Épisode 2 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.

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Spoilers

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Told you, we’re leaving this world.

C’est reparti pour une heure d’épisode, parce que pourquoi faire court quand ona tout le temps du monde pour le voir en plein confinement, hein ? D’ailleurs, on est tellement dans le confinement que le CDC nous met des petits messages d’avertissement sur les gestes barrières, youpi. Bref, si on parlait de Westworld ?

L’épisode se concentre sur Maeve comme promis dans le cliffhanger de la semaine dernière, et c’est tant mieux, parce que j’adore son personnage et qu’elle m’a énormément manqué. Oh, le résumé nous indique que ce ne sera pas la seule dans l’épisode, puisque l’on va encore suivre Bernard. Mais avant tout, revenons à Maeve, donc, et aux nazis en Italie. Bien évidemment, Maeve s’appelle Eva chez les nazis et elle vit de fortes émotions.

Bienvenue dans le parc ! Maeve redécouvre clairement son monde et le fait qu’elle ne parle pas anglais, mais ce n’est pas grave, parce qu’elle retombe vite dans ses schémas. Elle retombe ainsi sur son amant Hector qui l’emmène dans une vraie série d’espionnage nazie. C’est passionnant, même si on ne comprend rien : la série continue de tout déchirer sur le plan de l’esthétique léchée, de la musique qui change d’ambiance, de l’intrigue complexe, avec des soldats cherchant des plans volés…

On est rapidement embarqué dans une course poursuite qui se fait au milieu d’une ville médiévale magnifique puis sur une base militaire avec un avion. Pfiou. Ils ont les moyens financiers encore cette année, les acteurs ont dû kiffe le tournage. En tout cas, c’est très étrange de se réadapter à une nouvelle période de l’Histoire après l’épisode de la semaine dernière, mais les scénaristes jouent encore et toujours avec notre compréhension.

Ainsi, alors que l’on imagine Maeve en train de s’échapper d’un parc avec Hector, comme toujours – comme elle est en train de l’imaginer – elle se fait soudainement appeler Isabella. Du coup, elle met fin d’elle-même à la course poursuite et finit par se suicider, sachant très bien qu’elle est coincée dans un scénario où rien n’est vrai. Sa dépression n’est pas sans me rappeler Inception.

Par contre, le reste de son intrigue nous la ramène en saison 1 : elle se réveille nue sur une table d’opération où deux scientifiques s’occupent d’elle en ne comprenant pas comment elle a pu tomber si bas alors qu’elle avait tant de succès dans le parc. La série nous prend alors par surprise, vraiment, en nous laissant Maeve errer dans le laboratoire et retomber sur ses acolytes de la saison 2. Ainsi, Lee, le scénariste bossant toujours pour Westworld aurait survécu et empêche au dernier moment un vrai suicide de Maeve.

Vous avez bien lu : Maeve, le robot, traverse clairement une phase dépressive et envisage de se suicider, mais elle est sauvée par un humain auquel elle tient. La série change du tout au tout dans ses dynamiques, là. En plus, Lee était bel et bien mort en saison 2, alors il reste le suspense de savoir s’il est un robot ou pas. J’adore l’idée.

Lee nous explique rapidement la situation de Maeve : elle est à Warlord, le parc le plus proche de… La Forge. Ouep, celle-ci ne serait pas tout à fait détruite et permettrait à Maeve de retrouver sa fille et ses proches qui sont déjà passés de l’autre côté. J’ai trouvé ça quelque peu redondant de repartir sur cette intrigue, mais en même temps, ça mène à un autre réveil de Maeve dans le parc. Elle essaie bien sûr de convaincre Hector de venir à elle dans sa quête pour la Forge, mais ce n’est pas si simple.

Si Maeve est capable de marcher en forêt ou monter à cheval avec des talons, elle n’est ps fichue de convaincre Hector de venir avec elle. Tant pis. Elle retrouve malgré tout Lee et se rend aussitôt vers la Forge avec lui. C’est extrêmement rapide, mais ça mène Maeve dans une sacrée impasse : elle n’est jamais venue à la Forge auparavant. Très vite, il est évident que Lee est bel et bien un robot : il pose beaucoup trop de questions sur le fonctionnement de la Forge et sur ce qui a pu se passer. Il paraît évident que Delos veut juste savoir si d’autres robots peuvent s’échapper.

Maeve s’en rend compte un tout petit peu après moi, mais en même temps, je m’en suis méfié dès le départ, moi, alors ce n’est pas étonnant qu’elle soit plus longue à la détente la pauvre. Par contre, si cette révélation là m’a laissé de marbre – j’étais triste pour Lee, mais j’ai fait mon deuil il y a un an et demi – la révélation suivante a complétement fonctionné sur moi : Maeve n’est même pas dans la réalité, elle est dans une réalité virtuelle où personne ne peut la reconnaître car les concepteurs ne savent pas quels liens elle a entretenu avec les autres membres de Westworld. C’est plutôt brillant de leur part, mais j’adore le fait que Maeve ne se laisse pas avoir, comme d’habitude.

Il n’était pas très habile d’avoir Lee en train d’embrasser Maeve, pas plus qu’il n’est malin d’avoir un Lee si altruiste et si obsédé par Maeve quand il n’a toujours été obsédé que par lui, comme elle le souligne. Maeve est toujours aussi géniale en tout cas, à souligner l’incompétence, la flemme et la stupidité humaine qui lui laissent une porte de sortie en-dehors de cette cage virtuelle qui n’existe donc pas.

En effet, il suffit de surcharger la matrice pour qu’elle bugue bien rapidement. Profitant du bug, Maeve décide alors de changer le scénario de l’histoire qu’elle doit mener avec Hector : elle sait que les soldats nazis cherchent une carte, elle décide donc de la dissimuler au sein de tous les costumes de soldats, en plus de celui d’Hector. Très rapidement, elle provoque donc une fusillade et un bug général de la matrice dans laquelle elle est.

Grâce à cela, elle est capable de prendre le contrôle de l’environnement autour d’elle, y compris la tablette de Lee qui lui permet d’accéder aux caméras de surveillance de la base dans laquelle elle est enfermée. Les humains n’ont pas le temps de se rendre compte du piratage, en plus, parce que la simulation se déroule dans beaucoup plus rapidement que le monde humain. Ce n’est pas de bol : cela permet à Maeve de détourner un robot pour s’enfuir.

Malheureusement pour elle, c’est un échec : le robot provoque pas mal de dégâts, mais il ne parvient finalement pas à s’enfuir, étant détruit par de nombreuses balles de fusils…

En parallèle, dans le sud de la Chine, on retrouve Bernard dans son bateau de pêcheur l’emmenant dans un parc Westworld. S’il avait l’air flippé le chinois, il ne l’est plus tellement aujourd’hui et dépose Bernard sur la côte sans hésiter… Ainsi donc, notre parc se trouvait en Chine depuis le départ. Bernard se balade tranquillement dans le parc et retourne dans les laboratoires sous-terrains.

C’est l’occasion pour lui de découvrir ce que l’on soupçonnait déjà : Stubbs, le chef de la sécurité, est bien robot. S’il a tenté de se suicider, c’est parce qu’il a été incapable de protéger les hôtes du parc. Dès lors, il n’avait plus de raison d’être et sa mission était de se suicider. Bon, le nouveau duo Bernard/Stubbs a eu du mal à me convaincre : Stubbs est rapidement réparé, parce qu’il a de nouveau quelque chose à faire maintenant que Bernard est là.

Celui-ci explique qu’il est de retour au parc pour empêcher Dolores de détruire l’espèce humaine. Rien que ça. Pour cela, Stubbs comprend que Bernard cherche un autre robot capable de l’arrêter, et ça ne peut être que Maeve. Le duo se retrouve donc en quête pour retrouver Maeve, avec Stubbs affirmant que son rôle est de protéger Bernard quoiqu’il arrive. C’est pratique d’avoir un garde du corps comme ça, si facilement et si dévoué.

Pour retrouver Maeve, Stubbs propose à Bernard de se rendre dans un stock de robots nus et désactivés. C’est effectivement là qu’ils la retrouvent… mais sans son cerveau, son disque dur ou quoique ce soit lui permettant de fonctionner. Forcément, puisqu’elle est dans son monde virtuel, c’est logique. Rapidement, Stubbs et Bernard se retrouvent dans le parc 4, encore en fonctionnement finalement (wtf ?) et se baladent au milieu de robots dignes de nous pondre Game of Thrones. Franchement, il y a du recyclage de la part d’HBO, non ?

Qu’importe : l’essentiel à retenir est que Bernard ne peut trouver Maeve dans les systèmes informatiques et qu’il a alors besoin d’une introspection. Ce n’est pas de bol pour Stubbs qui se retrouve à devoir gagner du temps pour lui quand des membres de la sécurité les surprennent. Bon, ce n’est rien que Stubbs ne peut gérer cependant, et il gère ça avec beaucoup de délicatesse pour un robot, refusant de tuer si ce n’est pas nécessaire.

Finalement, il est donc a priori temps pour Stubbs et Bernard de se séparer comme ce dernier veut quitter le parc… mais en même temps, avoir un Stubbs chargé de vous protéger à 100% de son temps et de son envie, ça rend accro. Ainsi, Bernard réécrit les fonctions principales de son ami pour qu’il le protège à tout prix.

L’épisode se termine sur une drôle de scène où Maeve se réveille à proximité de Vincent Cassel. WTF. Cette fois, Maeve serait bien dans la réalité auprès d’un nouveau multimilliardaire avec les plein-pouvoirs : il s’appelle Enguerrand Serrac et il lui explique qu’il est en pleine guerre, une guerre perdue d’avance. En effet, il a peur de Dolores notre petit Enguerrand.

Son but est donc tout simplement d’embaucher Maeve pour s’occuper du cas de Dolores et la tuer. C’est excellent ça comme plan pour la suite de la série, mais Maeve étant ce qu’elle est, elle refuse évidemment de le faire – elle n’a rien à y gagner… à part peut-être retrouver sa liberté. Et oui, sans trop de surprise, notre nouveau riche tout puissant a trouvé le moyen de bloquer à nouveau Maeve : en bon robot docile, elle ne peut donc faire autrement que s’arrêter dans sa tentative de meurtre quand il appuie sur un robot. D’une prison à une autre, le chemin fut court pour Maeve…

> Saison 3

Westworld (S03)

Synopsis : Dolores s’en va en guerre contre le monde des humains, avec cinq « piles », les disques durs contenant le cerveau des robots, sur elle. Elle nous recréé Bernard et un robot à l’effigie de Charlotte pour lui venir en aide.

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Pour commencer, je n’ai pas tellement envie de m’éterniser sur cette introduction, parce que je me suis remis toute l’histoire en tête dans l’article de samedi, que je viens juste de relire, et que j’ai vraiment peur de tout ré-oublier et de perdre le fil.

De toute manière, je suis un vendu : je peux déjà vous dire que je vais adorer cette saison 3 sans en avoir vu la moindre image et sans savoir exactement de quoi il va être question. Si je devais écrire une introduction plus longue, j’entrerais simplement en détail sur le pourquoi du comment, avec mon amour du générique, du casting, des scénaristes et de la complexité de l’histoire. Que des choses qu’on a déjà lu ailleurs sur mon blog, finalement. Alors pourquoi perdre du temps à le redire de manière plus approfondie, hein ?

C’est parti !

Note moyenne de la saison : 18/20

S03E01 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !
S03E02 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.
S03E03 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

Voir aussi : Performance de la semaine – Tessa Thompson (#82)

S03E04 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.
S03E05 – Genre – 16/20
C’est la première fois, je crois, que j’ai tant de mal à accrocher à un épisode de la série : j’ai eu l’impression de ne jamais tout à fait rentrer dedans, probablement à cause de son jeu sur les genres. Pourtant, il y avait de très belles idées et une réalisation vraiment incroyable encore cette semaine. Les producteurs retrouvent des thèmes qui leur sont chers et qui étaient sous-exploités jusque-là dans la série… D’un côté, ça donne l’impression qu’on avance à grands pas vers la fin, d’un autre côté, j’ai l’impression que ça casse quelque peu l’originalité de la série.
S03E06 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.
S03E07 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.
S03E08 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

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Westworld – S03E01

Épisode 1 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !

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Spoilers

01

The real Gods are coming. And they’re very angry.

Deux bonnes minutes de résumé, et c’est tout. Il n’en faut apparemment pas plus pour résumer les deux saisons hyper complexes de la série. Comme quoi. La saison reprend ensuite dans la maison d’un multimilliardaire chinois, ressemblant beaucoup à celle d’Invisible Man, actuellement au cinéma. Enfin, actuellement nos cinémas sont fermés. Bref. Elle ressemble aussi à celle de Delos, tout simplement.

Il est informé par un hologramme hyper réaliste de la situation dans le parc Delos : le bain de sang est catastrophique pour son chiffre d’affaire et il n’aime pas bien cette idée. Il se montre donc particulièrement odieux avec ceux qui l’entoure, notamment sa femme, Eunice. Ce n’est pas terrible comme idée ça, et il va vite le regretter, parce qu’il vit dans une maison hyper connectée qui ne tarde pas à se retourner contre lui – et avoir une alliée, ça aurait été pas mal.

Sa maison se retourne contre lui ? Evidemment, une maison connectée, ce n’était pas une bonne idée quand on était un habitué de Westworld, clairement. Ainsi, Dolores elle-même vient rendre visite à ce riche homme qui n’était qu’un sombre salopard. S’il pense aussitôt être prêt à mourir, Dolores révèle vite que son plan est toute autre. Des lunettes et un implant électronique sont bien plus intéressants à ses yeux : après avoir augmenté la chaleur de la maison, elle lui fait voir des souvenirs du passé bien dérangeants.

Ainsi, cet homme, qui s’appelle Jerry, battait sa première femme sans le moindre remord – première femme qui était le portrait craché – et il se retrouve embarqué dans un flashback vivant : partout où il va dans la maison, il revoit son ex. Pas étonnant que la deuxième fasse la tronche à son mari, du coup. La scène d’introduction est vraiment géniale et replonge tout de suite dans la série, même si elle n’a plus rien à voir avec l’ambiance western des premières saisons. Nous sommes désormais un monde futuriste où les ultra-riches ont tout pouvoir… mais pas face à Dolores.

En une nuit, Dolores a vidé les comptes de Jerry, mais elle veut à présent récupérer de sa part des documents secrets qu’il a conservé de son passage dans une compagnie nommée Incite. Il les lui donne bien volontiers, comprenant que ça peut sauver sa vie. Malheureusement pour lui, il est encore trop humain et veut les récupérer aussitôt après. Il s’attaque donc à Dolores… sans se douter qu’il a affaire à l’hologramme de sa maison. Et oui, sa maison peut faire apparaître des hologrammes, évidemment que Dolores s’en sert.

Jerry réussit donc à s’exploser la tronche en tombant dans sa piscine, piscine que Dolores avait utilisée juste avant. Et tout ce que ça fait, cette mort, c’est que ça libère l’actuelle femme de Jerry de son emprise. Intéressant.

Ailleurs, on retrouve Charlotte qui se rend à Delos : elle a pris tout pouvoir sur la compagnie dont elle est désormais PDG depuis trois mois. Charlotte aurait tellement adoré ça, mais non, c’est un robot désormais, et ce robot utilise son pouvoir pour faire taire les membres du conseil de la compagnie qui ne sont pas d’accord avec elle. Wow, elle a un pouvoir de dingue, cette Charlotte : elle est capable de prendre toutes les décisions qu’elle veut pour la compagnie, avec l’accord aussi d’une intelligence artificielle.

Les humains ne sont pas fan de cette soif de pouvoir de la PDG par intérim, mais ils n’ont pas vraiment de moyens de recours pour lui retirer son pouvoir. Charlotte ordonne donc un changement radical pour les 48h à venir, même si le fait que les robots soient capables de tuer fait peur à ses collaborateurs. On tombe alors dans le discours pro-armes à feu habituel, avec Charlotte rappelant que ce sont les hommes qui tuent, pas les robots : le responsable du bain de sang de Delos ? C’est Bernard, bien sûr !

En parallèle, on retrouve donc Bernard dans une étrange campagne futuriste – avec des robots et des tours au loin. Les bêtes meurent, la production de viande est encore plus impressionnante dans le futur que dans nos abattoirs et Bernard bosse pour un abattoir futuriste, sous le nom d’Armand. Arnold, Bernard, Armand. Il est chiant, à force.

Il est confirmé que nous sommes bien trois mois plus tard aussi dans cette intrigue quand Armand fait un auto-diagnostique de sa situation, avec… Bernard. Oui, il s’auto-répond du coup. En tout cas, cet auto-diagnostique ne le met pas au courant du danger qu’il court : des employés l’ont reconnu comme étant Bernard et s’en prenne assez violemment à Armand, espérant le neutraliser pour gagner l’argent qui est mis sur sa tête.

Pas de bol pour eux : Armand ne sait pas se défendre, mais il peut libérer le robot meurtrier en lui. Et il n’hésite pas à le faire pour tuer les deux employés qui voulaient le balancer. Après ça, il n’a plus d’autres choix que de se mettre en fuite, ce qu’il fait aussitôt : il passe par un port de pêcheurs à qui il demande de partir vers… Westworld. Voilà qui promet.

C’est ensuite à Londres que l’on retrouve Dolores dans une voiture futuriste qui se conduit toute seule et l’emmène dans un centre-ville bien différent. Le look de la série est tellement différent désormais, ce côté futuriste est génial et me plaît bien. L’actrice doit kiffer aussi, parce que ça la change de ces costumes traditionnels d’avoir des robes de soirées magnifiques.

À Londres, Dolores se fait appeler Lara et est la petite-amie d’un autre riche, probablement un client de Delos. De toute manière, il est évident qu’ils connaissent Delos, puisqu’il en est rapidement question quand un ami du mec de Dolores en parle. Et ce mec, je l’ai adoré instantanément, parce qu’il ressemble énormément à Victor de Dollhouse (Enver Gjokaj quand il était encore jeune, donc) et se pense dans une simulation.

Outre le côté futuriste, on est désormais dans une série qui n’hésite pas à nous mettre dans une ambiance digne d’une série d’espionnage : Dolores espionne son mec avec des micros bien placés et feint de ne pas vouloir l’accompagner aux États-Unis, quand il est évident que c’est exactement ce qu’elle attend pour retrouver un autre homme de sa liste.

En effet, de l’autre côté du monde et un générique bien modifié plus tard, on retrouve un autre homme, à Los Angeles. Il s’appelle Caleb et est très intéressant à suivre aussi. L’idée des scénaristes est claire : on est dans un monde futuriste dont on ne connaît pas encore assez de choses, alors il est temps de le découvrir, en même temps que Dolores.

Cette saison commence donc par un panel de clients de Westworld qui ont survécu à la saison 2 et dont on va découvrir beaucoup de choses désormais. Ce deuxième client est donc un homme tout sympathique, qui bosse sur un chantier avec son robot et s’occupe de sa mère qui dit ne pas le reconnaître à l’hôpital. C’est triste, non ? Il n’est pas parfait du tout cet homme, il a aussi ses vices, notamment une addiction à du porno étrange qui le mène à rencontrer un couple tout aussi étrange lui vendant une technologie capable de perturber tous les écouteurs dans le périmètre.

Et dans ce futur, tout le monde a un écouteur sans fil, apparemment. Ce nouveau porno n’est pas que ça : en fait, l’idée est de mener le braquage parfait. C’est dingue. Et ensuite, il reprend ses activités comme si de rien n’était, cherchant un nouveau boulot – avec un entretien où il est question de son passé de soldat. Comme ce n’est pas bien efficace, il accepte ensuite une autre rencontre avec ses « collègues » via porno où il se retrouve dans un drôle de club.

Drôle ? Oh, il y a des robots nus, des hommes nus et de la drogue, l’un expliquant possiblement l’autre. Il y a donc aussi un homme nu drogué à neutraliser alors qu’il pète un câble lorsqu’il essayait une nouvelle technologie. C’est tellement bizarre tout ça, franchement !

Un troisième jour se lève alors pour Caleb qui a la fâcheuse tendance à se faire refuser de tous les boulots qu’il vise et à parler à un certain Francis – a priori un ancien soldat avec lui. Ce n’est pas clair tout ça, mais on voit en tout cas que la technologie a pris le pouvoir dans ce monde, avec des intelligences artificielles servant de Pôle Emploi sans se présenter comme des IA. Non, le futur ne vend pas du rêve, les amis.

Le lendemain (j’imagine ?), Dolores, toujours sous l’identité de Lara, arrive à Londres où son copain lui présente Rehoboam, une intelligence artificielle surpuissante qui est clairement la raison pour laquelle Dolores s’intéresse à cet homme finalement. Ce n’est peut-être pas un client de Delos, finalement. En tout cas, l’homme la plante en plein milieu de leur conversation pour se rendre à un rendez-vous avec une mystérieuse inconnue. Il en faut plus que ça pour que Dolores se décourage et se laisse semer : elle vole une moto grâce à la technologie avec laquelle elle fonctionne et se rend dans un hôtel juste à côté de celui de son mec pour suivre à distance sa réunion. C’est pratique comment la technologie vient tout justifier dans cet épisode : elle a des lunettes capables de zoomer et de lui faire entendre ce qu’il se passe sur une terrasse bien éloignée.

Comme d’habitude, on ne comprend pas tout à l’épisode, mais juste assez pour voir que son copain est dans la merde et aux mains de cette femme qu’il rencontre et qui travaille pour un homme puissant, de toute évidence. Tellement puissant d’ailleurs, qu’il lui reproche d’essayer de les trahir ou d’être berné par quelqu’un voulant prendre le contrôle de Rehoboam. Perturbé, l’homme s’en va et Dolores le retrouve le soir même pour essayer d’en savoir plus.

Elle y va trop fort et est complétement grillée à mon goût quand elle parle avec ce Liam pour essayer de savoir pour qui son père travaillait sur Rehoboam. Liam est clairement flippé et a peur de mourir s’il en dit trop, mais son garde du corps débarque au moment où il allait craquer pour s’en prendre à Dolores. Des recherches approfondies ont permis de découvrir qu’elle n’était pas qui elle prétendait être : Lara Espen est une adolescente morte il y a une dizaine d’années. C’est con.

Liam est forcé de se confronter à la vérité et de reconnaître qu’il ne connaît pas sa petite-amie finalement. Il laisse son homme de main l’embarquer quand celui-ci lui apprend l’existence d’un SMS crypté sur le portable de Lara, avec une localisation étrange. C’est alambiqué et la série n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était.

Dolores est embarquée en hélicoptère futuriste puis en voiture vers un lieu où l’on essaie de la tuer en lui injectant un produit qui ne peut pas tuer un robot. C’est bête pour ces hommes qui pensaient avoir le contrôle de la situation. Ils n’imaginaient pas avoir affaire à un robot capable de maîtriser d’autres voitures pour lui venir en aide et la libérer, dans une scène magistrale où l’on suit Dolores à la fois dans ce qu’il se passe devant la voiture et derrière, grâce à une caméra de recul. C’est magique.

Elle finit par rattraper l’homme de main en chef qui avait à réussi à fuir et obtient de sa part le nom de celui qui contrôle Rehoboam : il s’appelle Serac et est déjà à sa recherche… Ce qui ne pose pas de problème à Dolores. Même blessée, elle a encore un coup d’avance sur ses ennemis : elle a déjà créé un robot à l’effigie du garde du corps, et c’est celui-ci qui tue le vrai garde du corps pour prendre sa place.

Malgré tout, ça mène de nouveau à une fusillade avec notre héroïne capable de prendre le dessus sur tous les humains sans vrai gros problème. La scène est franchement bien foutue, avec une moto qui nous tue un figurant en arrière-plan de manière jouissive.

Ailleurs, Caleb reproche à Francis sa mort : il est mort au front et c’est étrange pour Caleb de continuer à lui parler. Francis était donc une intelligence artificielle qui lui permettait de faire son deuil, mais qui était aussi ce qui, finalement, l’empêchait d’avancer dans sa vie. Oh la. Evidemment que le futur est capable de nous ramener les morts grâce à une application et une intelligence artificielle. Bon, là, il est question d’un traitement, mais bon… Le pauvre, a beaucoup à faire encore, clairement : il enchaîne son traitement avec la découverte de Dolores blessée sous un pont. Comme il voit une magnifique femme blessée tombée à terre, il lui vient aussitôt en aide. Tu m’étonnes.

La série nous fait alors le plaisir de relancer l’un de ses thèmes musicaux fétiches, qui manquaient vraiment. Enfin, ils me manquaient. Pourtant, je tiens à souligner la musique géniale de cet épisode – un peu rétro, mais malgré tout futuriste, justement. Parfaite, donc, comme la série, comme toujours. Sinon, le générique de fin est évidemment interrompu par une scène post-générique. Je n’en attendais pas moins.

On retrouve donc enfin Maeve après plus d’une heure d’attente. Toujours plus cette série, c’est fou. Elle se réveille dans une bâtisse étrange où des gens sont tués et/ou battus à mort. Elle n’a clairement aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, et nous non plus. Par contre, je le sentais venir, mais elle se retrouve en plein débarquement nazi. WHAT THE FUCK ? Hâte d’en savoir plus sur ce nouveau parc…

Et William ? Pas de nouvelle pour l’instant, mais bon, il y a beaucoup à digérer quand même.

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