Westworld – S03E01

Épisode 1 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !

> Saison 3


Spoilers

01

The real Gods are coming. And they’re very angry.

Deux bonnes minutes de résumé, et c’est tout. Il n’en faut apparemment pas plus pour résumer les deux saisons hyper complexes de la série. Comme quoi. La saison reprend ensuite dans la maison d’un multimilliardaire chinois, ressemblant beaucoup à celle d’Invisible Man, actuellement au cinéma. Enfin, actuellement nos cinémas sont fermés. Bref. Elle ressemble aussi à celle de Delos, tout simplement.

Il est informé par un hologramme hyper réaliste de la situation dans le parc Delos : le bain de sang est catastrophique pour son chiffre d’affaire et il n’aime pas bien cette idée. Il se montre donc particulièrement odieux avec ceux qui l’entoure, notamment sa femme, Eunice. Ce n’est pas terrible comme idée ça, et il va vite le regretter, parce qu’il vit dans une maison hyper connectée qui ne tarde pas à se retourner contre lui – et avoir une alliée, ça aurait été pas mal.

Sa maison se retourne contre lui ? Evidemment, une maison connectée, ce n’était pas une bonne idée quand on était un habitué de Westworld, clairement. Ainsi, Dolores elle-même vient rendre visite à ce riche homme qui n’était qu’un sombre salopard. S’il pense aussitôt être prêt à mourir, Dolores révèle vite que son plan est toute autre. Des lunettes et un implant électronique sont bien plus intéressants à ses yeux : après avoir augmenté la chaleur de la maison, elle lui fait voir des souvenirs du passé bien dérangeants.

Ainsi, cet homme, qui s’appelle Jerry, battait sa première femme sans le moindre remord – première femme qui était le portrait craché – et il se retrouve embarqué dans un flashback vivant : partout où il va dans la maison, il revoit son ex. Pas étonnant que la deuxième fasse la tronche à son mari, du coup. La scène d’introduction est vraiment géniale et replonge tout de suite dans la série, même si elle n’a plus rien à voir avec l’ambiance western des premières saisons. Nous sommes désormais un monde futuriste où les ultra-riches ont tout pouvoir… mais pas face à Dolores.

En une nuit, Dolores a vidé les comptes de Jerry, mais elle veut à présent récupérer de sa part des documents secrets qu’il a conservé de son passage dans une compagnie nommée Incite. Il les lui donne bien volontiers, comprenant que ça peut sauver sa vie. Malheureusement pour lui, il est encore trop humain et veut les récupérer aussitôt après. Il s’attaque donc à Dolores… sans se douter qu’il a affaire à l’hologramme de sa maison. Et oui, sa maison peut faire apparaître des hologrammes, évidemment que Dolores s’en sert.

Jerry réussit donc à s’exploser la tronche en tombant dans sa piscine, piscine que Dolores avait utilisée juste avant. Et tout ce que ça fait, cette mort, c’est que ça libère l’actuelle femme de Jerry de son emprise. Intéressant.

Ailleurs, on retrouve Charlotte qui se rend à Delos : elle a pris tout pouvoir sur la compagnie dont elle est désormais PDG depuis trois mois. Charlotte aurait tellement adoré ça, mais non, c’est un robot désormais, et ce robot utilise son pouvoir pour faire taire les membres du conseil de la compagnie qui ne sont pas d’accord avec elle. Wow, elle a un pouvoir de dingue, cette Charlotte : elle est capable de prendre toutes les décisions qu’elle veut pour la compagnie, avec l’accord aussi d’une intelligence artificielle.

Les humains ne sont pas fan de cette soif de pouvoir de la PDG par intérim, mais ils n’ont pas vraiment de moyens de recours pour lui retirer son pouvoir. Charlotte ordonne donc un changement radical pour les 48h à venir, même si le fait que les robots soient capables de tuer fait peur à ses collaborateurs. On tombe alors dans le discours pro-armes à feu habituel, avec Charlotte rappelant que ce sont les hommes qui tuent, pas les robots : le responsable du bain de sang de Delos ? C’est Bernard, bien sûr !

En parallèle, on retrouve donc Bernard dans une étrange campagne futuriste – avec des robots et des tours au loin. Les bêtes meurent, la production de viande est encore plus impressionnante dans le futur que dans nos abattoirs et Bernard bosse pour un abattoir futuriste, sous le nom d’Armand. Arnold, Bernard, Armand. Il est chiant, à force.

Il est confirmé que nous sommes bien trois mois plus tard aussi dans cette intrigue quand Armand fait un auto-diagnostique de sa situation, avec… Bernard. Oui, il s’auto-répond du coup. En tout cas, cet auto-diagnostique ne le met pas au courant du danger qu’il court : des employés l’ont reconnu comme étant Bernard et s’en prenne assez violemment à Armand, espérant le neutraliser pour gagner l’argent qui est mis sur sa tête.

Pas de bol pour eux : Armand ne sait pas se défendre, mais il peut libérer le robot meurtrier en lui. Et il n’hésite pas à le faire pour tuer les deux employés qui voulaient le balancer. Après ça, il n’a plus d’autres choix que de se mettre en fuite, ce qu’il fait aussitôt : il passe par un port de pêcheurs à qui il demande de partir vers… Westworld. Voilà qui promet.

C’est ensuite à Londres que l’on retrouve Dolores dans une voiture futuriste qui se conduit toute seule et l’emmène dans un centre-ville bien différent. Le look de la série est tellement différent désormais, ce côté futuriste est génial et me plaît bien. L’actrice doit kiffer aussi, parce que ça la change de ces costumes traditionnels d’avoir des robes de soirées magnifiques.

À Londres, Dolores se fait appeler Lara et est la petite-amie d’un autre riche, probablement un client de Delos. De toute manière, il est évident qu’ils connaissent Delos, puisqu’il en est rapidement question quand un ami du mec de Dolores en parle. Et ce mec, je l’ai adoré instantanément, parce qu’il ressemble énormément à Victor de Dollhouse (Enver Gjokaj quand il était encore jeune, donc) et se pense dans une simulation.

Outre le côté futuriste, on est désormais dans une série qui n’hésite pas à nous mettre dans une ambiance digne d’une série d’espionnage : Dolores espionne son mec avec des micros bien placés et feint de ne pas vouloir l’accompagner aux États-Unis, quand il est évident que c’est exactement ce qu’elle attend pour retrouver un autre homme de sa liste.

En effet, de l’autre côté du monde et un générique bien modifié plus tard, on retrouve un autre homme, à Los Angeles. Il s’appelle Caleb et est très intéressant à suivre aussi. L’idée des scénaristes est claire : on est dans un monde futuriste dont on ne connaît pas encore assez de choses, alors il est temps de le découvrir, en même temps que Dolores.

Cette saison commence donc par un panel de clients de Westworld qui ont survécu à la saison 2 et dont on va découvrir beaucoup de choses désormais. Ce deuxième client est donc un homme tout sympathique, qui bosse sur un chantier avec son robot et s’occupe de sa mère qui dit ne pas le reconnaître à l’hôpital. C’est triste, non ? Il n’est pas parfait du tout cet homme, il a aussi ses vices, notamment une addiction à du porno étrange qui le mène à rencontrer un couple tout aussi étrange lui vendant une technologie capable de perturber tous les écouteurs dans le périmètre.

Et dans ce futur, tout le monde a un écouteur sans fil, apparemment. Ce nouveau porno n’est pas que ça : en fait, l’idée est de mener le braquage parfait. C’est dingue. Et ensuite, il reprend ses activités comme si de rien n’était, cherchant un nouveau boulot – avec un entretien où il est question de son passé de soldat. Comme ce n’est pas bien efficace, il accepte ensuite une autre rencontre avec ses « collègues » via porno où il se retrouve dans un drôle de club.

Drôle ? Oh, il y a des robots nus, des hommes nus et de la drogue, l’un expliquant possiblement l’autre. Il y a donc aussi un homme nu drogué à neutraliser alors qu’il pète un câble lorsqu’il essayait une nouvelle technologie. C’est tellement bizarre tout ça, franchement !

Un troisième jour se lève alors pour Caleb qui a la fâcheuse tendance à se faire refuser de tous les boulots qu’il vise et à parler à un certain Francis – a priori un ancien soldat avec lui. Ce n’est pas clair tout ça, mais on voit en tout cas que la technologie a pris le pouvoir dans ce monde, avec des intelligences artificielles servant de Pôle Emploi sans se présenter comme des IA. Non, le futur ne vend pas du rêve, les amis.

Le lendemain (j’imagine ?), Dolores, toujours sous l’identité de Lara, arrive à Londres où son copain lui présente Rehoboam, une intelligence artificielle surpuissante qui est clairement la raison pour laquelle Dolores s’intéresse à cet homme finalement. Ce n’est peut-être pas un client de Delos, finalement. En tout cas, l’homme la plante en plein milieu de leur conversation pour se rendre à un rendez-vous avec une mystérieuse inconnue. Il en faut plus que ça pour que Dolores se décourage et se laisse semer : elle vole une moto grâce à la technologie avec laquelle elle fonctionne et se rend dans un hôtel juste à côté de celui de son mec pour suivre à distance sa réunion. C’est pratique comment la technologie vient tout justifier dans cet épisode : elle a des lunettes capables de zoomer et de lui faire entendre ce qu’il se passe sur une terrasse bien éloignée.

Comme d’habitude, on ne comprend pas tout à l’épisode, mais juste assez pour voir que son copain est dans la merde et aux mains de cette femme qu’il rencontre et qui travaille pour un homme puissant, de toute évidence. Tellement puissant d’ailleurs, qu’il lui reproche d’essayer de les trahir ou d’être berné par quelqu’un voulant prendre le contrôle de Rehoboam. Perturbé, l’homme s’en va et Dolores le retrouve le soir même pour essayer d’en savoir plus.

Elle y va trop fort et est complétement grillée à mon goût quand elle parle avec ce Liam pour essayer de savoir pour qui son père travaillait sur Rehoboam. Liam est clairement flippé et a peur de mourir s’il en dit trop, mais son garde du corps débarque au moment où il allait craquer pour s’en prendre à Dolores. Des recherches approfondies ont permis de découvrir qu’elle n’était pas qui elle prétendait être : Lara Espen est une adolescente morte il y a une dizaine d’années. C’est con.

Liam est forcé de se confronter à la vérité et de reconnaître qu’il ne connaît pas sa petite-amie finalement. Il laisse son homme de main l’embarquer quand celui-ci lui apprend l’existence d’un SMS crypté sur le portable de Lara, avec une localisation étrange. C’est alambiqué et la série n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était.

Dolores est embarquée en hélicoptère futuriste puis en voiture vers un lieu où l’on essaie de la tuer en lui injectant un produit qui ne peut pas tuer un robot. C’est bête pour ces hommes qui pensaient avoir le contrôle de la situation. Ils n’imaginaient pas avoir affaire à un robot capable de maîtriser d’autres voitures pour lui venir en aide et la libérer, dans une scène magistrale où l’on suit Dolores à la fois dans ce qu’il se passe devant la voiture et derrière, grâce à une caméra de recul. C’est magique.

Elle finit par rattraper l’homme de main en chef qui avait à réussi à fuir et obtient de sa part le nom de celui qui contrôle Rehoboam : il s’appelle Serac et est déjà à sa recherche… Ce qui ne pose pas de problème à Dolores. Même blessée, elle a encore un coup d’avance sur ses ennemis : elle a déjà créé un robot à l’effigie du garde du corps, et c’est celui-ci qui tue le vrai garde du corps pour prendre sa place.

Malgré tout, ça mène de nouveau à une fusillade avec notre héroïne capable de prendre le dessus sur tous les humains sans vrai gros problème. La scène est franchement bien foutue, avec une moto qui nous tue un figurant en arrière-plan de manière jouissive.

Ailleurs, Caleb reproche à Francis sa mort : il est mort au front et c’est étrange pour Caleb de continuer à lui parler. Francis était donc une intelligence artificielle qui lui permettait de faire son deuil, mais qui était aussi ce qui, finalement, l’empêchait d’avancer dans sa vie. Oh la. Evidemment que le futur est capable de nous ramener les morts grâce à une application et une intelligence artificielle. Bon, là, il est question d’un traitement, mais bon… Le pauvre, a beaucoup à faire encore, clairement : il enchaîne son traitement avec la découverte de Dolores blessée sous un pont. Comme il voit une magnifique femme blessée tombée à terre, il lui vient aussitôt en aide. Tu m’étonnes.

La série nous fait alors le plaisir de relancer l’un de ses thèmes musicaux fétiches, qui manquaient vraiment. Enfin, ils me manquaient. Pourtant, je tiens à souligner la musique géniale de cet épisode – un peu rétro, mais malgré tout futuriste, justement. Parfaite, donc, comme la série, comme toujours. Sinon, le générique de fin est évidemment interrompu par une scène post-générique. Je n’en attendais pas moins.

On retrouve donc enfin Maeve après plus d’une heure d’attente. Toujours plus cette série, c’est fou. Elle se réveille dans une bâtisse étrange où des gens sont tués et/ou battus à mort. Elle n’a clairement aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, et nous non plus. Par contre, je le sentais venir, mais elle se retrouve en plein débarquement nazi. WHAT THE FUCK ? Hâte d’en savoir plus sur ce nouveau parc…

Et William ? Pas de nouvelle pour l’instant, mais bon, il y a beaucoup à digérer quand même.

> Saison 3

5 commentaires sur « Westworld – S03E01 »

  1. Excellent épisode, un peu déstabilisant car il faut se remettre dans l’histoire et c’est bien différent mais intriguant. Je n’ai pas du tout pensé à Enver Gjokaj en voyant le copain. Mais l’homme de la sécurité m’a fait penser à l’acteur qui jouait Laurence Dominic, toujours dans Dollhouse et à un autre acteur/perso mais je ne me rappelle plus qui ni dans quelle série 🙂 Et dis-moi, est-ce que le mec à poil qui gueule bouche grande ouverte peut valider le point mâchoire humaine ?

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    1. Je confirme, je l’ai aperçu, mais j’ai oublié d’y répondre car je voulais réfléchir en relisant mon point de bingo. Tss. Et du coup, oui, je pense que ça fait vraiment l’affaire !

      Je vois tout à fait ce que tu veux dire pour Laurence Dominic !

      J'aime

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