Ironheart – S01E01 – Take Me Home – 07/20

Je sais bien que j’y allais en sachant que ça n’allait pas être terrible, mais bordel, qu’est-ce que c’est mal écrit ? Le casting est excellent, mais les personnages ne parviennent pas du tout à me convaincre : j’ai l’impression qu’ils agissent tous comme des (pré)adolescents alors qu’on nous dit qu’ils sont adultes et les enjeux… Pfiou. Ce n’est pas gagné du tout cette affaire, car c’est un très mauvais premier épisode qui n’introduit pas vraiment ses personnages et part du principe qu’on les connaît et qu’on va être de leur côté quand… ben ils ont tous tort, en fait ?

Spoilers

Riri se fait virer de l’université (et elle le mérite ?).

Riri Williams, Bad Girl Genius.

Oula. La série commence sans le logo Marvel Studios ? Pardon, mais non. On nous introduit la série par une petite vidéo de l’héroïne avec sa meilleure amie.

Riri nous explique donc qu’elle doit être créative pour obteinr de l’argent et devenir le prochain Tony Stark : elle fait les devoirs de physique d’étudiants et est véritablement géniale, ce qui ne l’empêche pas de faire quelques erreurs au passage. Tiens, le Dean de Community est là.

Une chose est sûre : Riri à un sacré rêve. Malgré un incident qui manque de faire exploser son laboratoire, Riri essaie de négocier un prolongement de sa bourse. C’est un génie, mais elle n’a pas la patience de faire les devoirs et d’ensuite expliquer ses réponses à ses professeurs. En fait, elle arrive en bout de courses après quatre ans de fac et pas l’ombre d’un diplôme. En fait, elle fait plus les devoirs des autres que les siens. C’est sans surprise que le chemin s’arrête là pour Riri, à qui on reproche même de faire honte à Tony Stark.

Si Riri espère pouvoir continuer ses études, elle découvre donc qu’elle est virée de MIT. OK ? Cela manque tellement d’enjeux émotionnels pour nous. L’actrice n’est pas mauvaise, mais son personnage paraît insupportable pour l’instant. C’est bien d’être une incomprise et tout, mais bon, elle ne me paraît pas vraiment être dans son bon droit.

Quand en plus, on enchaîne sur une scène où on la voit voler l’armure qu’elle a certes construite, mais pas payée, vraiment, j’ai senti que je décrochais. Et décrocher dès le début, c’est mauvais signe. L’armure ? C’est un Iron Man, mais en tout blanc. Rien d’exceptionnel, mais ça permet à l’actrice de s’éclater et c’est déjà ça.

Elle a son intelligence artificielle aussi, il s’appelle TRVOR et est un crayon à papier qui nous rappelle un trombone particulièrement agaçant de Windows et n’est pas… réaliste ? Je veux dire quand elle tape sur son casque, le crayon apparaît KO comme un Pokemon, mais… Dans quel but ? La série essaie de faire de l’humour, mais je décroche déjà. Bref. Riri demande à Trvor de l’emmener à Chicago, et puis voilà.

La scène suivante nous montre un braquage dont on ne sait rien avec plein d’acteurs que je connais et que j’aime bien… mais là non plus, je n’ai pas trop compris la manière de nous introduire ces personnages. On comprend que ça tourne mal à cause de l’incompétence d’un certain Stuart. Je suppose que ce sont les méchants de la saison, mais sans certitude non plus, parce qu’ils semblent être impressionnés par le passage dans le ciel d’Iron Mama (ce surnon qu’on lui donne pour se moquer d’elle me fait rire, honnêtement).

Riri arrive donc à Chicago en survolant la ville, mais très vite, elle ne peut plus maîtriser son armure : l’université la dégage de son système informatique et Trvor arrête donc de lui répondre. Cela me paraît plutôt mérité. C’est en revanche sacrément dangereux : elle perd un bout de son casque et finit par se crasher en plein milieu de la ville.

Elle doit finir son trajet à pied où on se moque de sa tenue – l’armure a tout de suite moins de gueule après le crash – et sa démarche. Riri rencontre en chemin Landon, un gamin qui se moque d’elle et m’a fait un peu rire, même si je n’accroche pas à son jeu pour le coup. Riri finit par rentrer chez sa mère où toutes ses amies sont en train de la critiquer, justement. La nouvelle de son expulsion est déjà arrivée jusqu’à la mère de Riri : elle a soudoyé un employé de ménage de l’université pour avoir des nouvelles de sa fille… Pardon, mais… Non ? What the fuck ?

Alors que Riri ne supporte plus sa mère, elle est heureuse de voir débarquer Xavier. Xavier est… un ami ? Son copain ? Son cousin ? Son frère ? Aucune idée. On ne nous le présente pas vraiment, mais il est un sauveur qui permet à Riri d’avoir une excuse pour ne pas faire face aux reproches de sa mère. Je la trouve si insupportable comme personnage. Elle est supposée être à la fac mais se comporte comme une collégienne depuis le début de l’épisode, non ? Elle ne paraît pas être un génie.

En plus, on ne la connaît pas et ce qu’on voit d’elle et de son passé ne permet pas de s’accrocher vraiment. On apprend ainsi, grâce à quelques flashbacks, qu’elle avait une meilleure amie, Natalie, et un papa (je crois ?), mais que les deux ont disparu.

Le lendemain, Riri embarque Xavier avec elle pour faire quelques emplettes. Son but est de réparer au plus vite son armure. Soit. Elle achète donc ce qu’il faut auprès de Tony, son vendeur local mais il lui manque de l’argent. Cela tombe bien, ça permet au méchant (j’adore cet acteur) de payer pour elle, parce qu’il la surveille depuis son arrivée.

Il la connaît bien, connaît tout son parcours scolaire et est heureux de voir qu’elle est une adulte à présent. C’est juste dommage qu’elle ne se comporte pas comme une adulte pour l’instant. Elle accepte même de prendre la carte de cet inconnu qui lui paie son matériel et de se rendre à un rendez-vous super louche dans une pizzeria. Il faut prendre un ascenseur dans lequel on la piège.

On ? Les méchants du début qui ne sont peut-être pas des méchants, mais qui sont clairement des marginaux. C’est un groupe de génies qui la piègent pour voir combien de temps elle mettra à s’échapper d’un ascenseur dans lequel il y a un gaz qui se répand.

Elle s’en tire bien et bat le record de Stuart pour sortir de l’ascenseur. Soit. On la teste pour voir si elle pourra le remplacer ou compléter son travail après tout. Bordel, j’ai tellement envie de croire que la série peut être bien, mais on la voit ensuite se laisser convaincre par un certain Parker de rejoindre ce groupe.

Pour convaincre Riri, il suffit de lui proposer plein d’argent en fait. Bon, après, elle connait déjà Stuart de réputation, je suppose que ça joue un peu. Elle accepte en tout cas de bosser pour eux et promet qu’elle aura son armure le lendemain. C’est beaucoup s’avancer vu l’état dans lequel elle est. Elle rentre chez elle et commence aussitôt à la réparer, tout ça pour mieux nous déclencher un autre flashback.

Elle écoute une mixtape de Xavier dans lequel il y a un message vocal de Natalie. Cela lui provoque un PTSD de la nuit où Gary (pas son père si elle l’appelle Gary ?) et Natalie se sont fait tuer. Elle nous fait une petite crise de larmes, sort s’aérer après avoir reproché à sa mère de ne pas s’être occupée du garage de Gary, puis passe la nuit à réparer l’armure. De son côté, Parker, lui décide de se faire tatouer par son homme de main. Peut-être que les tatouages permettent de savoir de quel personnage il s’agit, mais moi, ça ne me dit rien.

Si ce n’est pas le cas, ça permet de le voir longuement torse nue et ça fait toujours du bien pour l’audience, je suppose. Il va falloir au moins ça, parce que de son côté, Riri galère, détourne le courant de tout son immeuble et a encore besoin d’attendre 4h pour que son armure soit rechargée. Elle finit bien sûr par s’endormir, mais se réveille au petit matin quand Natalie la réveille. C’est un hologramme, mais on n’en saura pas plus pour l’instant, car c’est le cliffhanger. Bon, ça va être long de voir encore cinq épisodes, finalement.

What if – S03E08 – What if… What if ? – 18/20

Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt déçu : c’est un ensemble assez convenu et prévisible, qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la saison 2 et de son excellente fin. Pourtant, on sent bien qu’ils proposent quelque chose censé être plus impactant… mais non, mon implication n’est pas la même. Bref, c’est un excellent épisode (enfin), mais ce n’est pas suffisant malgré tout par rapport à mes attentes.

Spoilers

Et si on se terminait cette série une fois pour toutes ?

So… This is…
Everything.

Comment devient-on Gardien du multivers ? Eh bien, il faut être un disciple de l’Eminence et accepter le sacrifice de beaucoup, beaucoup de soi – à commencer par son prénom, apparemment. La première scène de l’épisode nous montre donc notre Gardien accepter de ne devenir personne et se contenter de tout observer, sans intervenir. Il prête serment auprès de l’Eminence qui fait de lui, avec plaisir et certitude, le Gardien. Dommage qu’on sache déjà qu’il va partir en vrille après.

Bien qu’il soit Gardien, on sent dès sa première journée qu’il partira en vrille : il commence par émettre un jugement sur les univers qu’il doit observer en les jugeant jolis, avant d’être rappelé à l’ordre. Il doit simplement observer… mais se demande aussitôt l’intérêt d’une telle mission. Bref, il remet trop les choses en question pour être excellent dans son job où il faut observer sans agir.

Ce n’est que des centaines de siècles plus tard que son Eminence s’en rend compte apparemment. Comme quoi, on peut tout savoir sur tous les univers et rester un abruti fini. L’Eminence reproche au Gardien ses multiples interventions et sa trahison, blablabla, et on en arrive à une scène où il apparaît logique que pour faire taire ce Gardien rebelle qui continue de tout remettre en question, le plus simple est encore de tuer sa pire création – création venue de son intervention, en tout cas. C’est ainsi que Peggy est menacée de mort par l’Eminence, afin que le Gardien se souvienne qu’il n’est supposé être personne et donc ne pas s’attacher.

Le problème, c’est que Peggy a toute une équipe avec elle. Ainsi, Ultron débarque du ciel au moment opportun pour sauver Peggy, mais aussi pour libérer le Gardien, tout surpris par cette alliance entre les deux ennemis. Le vaisseau de Peggy, menée par ses coéquipières, parvient ainsi à intégrer la 5e dimension.

L’Eminence regrettait que le Gardien mette en danger cette dernière par ses interventions, la voilà servie à présent. Elle se retrouve à devoir se battre contre Ultron qui se sacrifie pour que Peggy puisse être sauvée. C’est censé être sa programmation : il veut la paix, rien de plus. Bon, son sacrifice est plutôt vain, parce qu’il ne retient pas l’Eminence assez longtemps pour que le reste de l’équipe puisse faire grand-chose.

Certes, elles s’enfuient de la cinquième dimension avec le Gardien, mais il est impossible d’échapper à l’Eminence et aux autres Gardiens. Ils voient tout, ils savent tout, ce qu’il s’est passé, ce qu’il se passera, ce qui aurait pu se passer aussi. Bref. Ce sont des ennemis redoutables qu’il paraît impossible de vaincre. Impossible n’est pas Peggy, toutefois, et ce n’est pas trop le crédo de son équipe non plus. Elles décident d’aller demander de l’aide à Strange, en s’infiltrant comme elles peuvent dans les interstices du multivers pour gagner du temps.

On ne sème pas si simplement pour autant les Observateurs de l’Univers qui les retrouvent et veulent se venger. Franchement, à ce stade, la série est partie tellement en vrille qu’il faut qu’elle se trouve une conclusion et vite. Le concept du Gardien était bien et était déjà censé être celui qui régit tout l’univers. On se retrouve désormais avec une équipe de Gardiens au pluriel et l’Eminence. Je comprends l’intérêt de la conclure – pas de la conclure avec une saison si médiocre.

Bon, et donc, comment ça se termine ? Eh bien, le Gardien, le nôtre, continue de vouloir protéger Peggy quoiqu’il en coûte. Quand ils font tous face à l’Eminence, c’est sans hésiter que le Gardien propose, pour les sauver, de les transformer à leur tour en Observateur. Ouep. De simples mortels peuvent devenir des êtres supérieurs, il suffit d’accepter de renoncer à sa vie, son jugement et jurer de protéger le multivers.

Elles le font sous la menace, mais ça fonctionne quand même : le Gardien partage les secrets et les rites anciens de la 5e dimension. Cela énerve d’autant plus l’Eminence, inévitablement, mais celle-ci n’est pas au bout de ses peines. Le Gardien a décidé de l’énerver encore plus, n’hésitant pas à lui rappeler aussi qu’il a un nom : Uatu.

C’est ainsi que Uatu mène l’équipe de super-héroïnes devenues des Gardiennes dans une bataille épique. Tout se déroule par chance sur une planète désertique. Le combat est vraiment sympa, avec de la bonne musique (les petites notes d’X-Men quand Tornade se bat !), des gags réussis (Kahori qui se la joue Gardien dans le ciel) et des armes bien trop chouettes (le bouclier coupé en deux de Carter, j’adore).

Bon, en revanche, le combat en arrive aussi à détruire une planète et me paraît un peu vain : chacun des Gardiens veut voir les autres renoncer, mais ils sont supposés avoir une force à peu près égale. Pourtant, l’équipe de nos héros prend le dessus, forçant l’Eminence à renoncer à ses propres promesses. Elle refuse de le faire, forçant Peggy et son équipe à la tuer. Comme c’est au-dessus des forces de Uatu de voir son ancien supérieur mourir, il les arrête toutefois une seconde avant qu’il ne soit trop tard.

C’est un mauvais plan : loin d’être reconnaissant, l’Eminence décide de révéler le dernier tour dans sa manche. Elle fusionne avec d’autres Gardiens et promet la fin de nos super-héroïnes. Ah pour une équipe qui ne doit pas intervenir, elle a la possibilité de réécrire tous les univers, tout de même. En effet, la dernière menace consiste, et c’est plutôt sympa, à supprimer de l’existence les héroïnes et toutes les versions d’elles qui ont pu exister.

Cela fait de jolis effets et de jolies images, mais ça ne plaît pas à Peggy. Elle se relève malgré la force du coup qu’elle est en train de subir et part à l’attaque de l’Eminence une fois pour toute. Son attaque permet de l’enfermer dans l’univers de Strange. Celui-ci y a tous les pouvoirs, ce qui fait que l’Eminence n’en a plus aucun.

Le Gardien ne tente pas pour autant de tuer l’Eminence. Il raisonne et dialogue avec, histoire de lui faire comprendre que le sacrifice de Peggy n’était pas vain et qu’il peut encore voir les choses différemment, apprendre finalement à se comporter comme le Gardien faisait, avec amour pour la Création. Mouais. C’est une conclusion sympa, qui fait aussi de Peggy la plus grande déesse du Multivers, capable peut-être d’observer le Gardien. Quant à Uatu, à la question de Tornade sur l’existence ou non d’une vie après la mort et au-delà de tout ce qu’ils ont déjà vu ensemble, il se contente de réciter le générique de la série et conclure sur la question qui nous taraude tous : et si ?

En bref

Ce fut une saison poussive et pénible – celle de trop, finalement. Elle a tenté de revenir à ses propres origines en reniant toute l’évolution de la saison 2 sans trop de raison, pour retomber inévitablement, parce qu’il y en avait besoin, sur les deux derniers épisodes dans tout ce que la saison 2 avait apporté. Pourquoi le retarder autant ? Pourquoi proposer des épisodes si déconnectés de la fin ? Ils savaient faire mieux puisqu’ils l’ont fait en saison 2 en proposant des épisodes qui permettaient de rattacher les différentes intrigues entre elles et de faire des liens sympathiques.

Cette saison ne m’a pas plu. La conclusion est sympa, mais elle paraît étrangement moins épique que celle de la saison 2. Non, vraiment, en ce qui me concerne, c’est un rendez-vous manqué. Rendez-vous manqué qui explique peut-être aussi pourquoi j’ai mis tant de temps à publier les articles. Mais bon.

What if – S03E07 – What if… the Watcher Disappeared ? – 17/20

C’est tellement frustrant : cet épisode propose ENFIN ce que j’aurais aimé voir dès le premier épisode. Je sais bien que c’est une anthologie et qu’avoir un ou deux épisodes coupés du reste aurait été nécessaire à un moment dans la saison… mais sincèrement, c’est le premier épisode de la saison où j’ai eu l’impression de retrouver vraiment ce que j’aimais avec les What if, avec une suite aux intrigues et aux personnages des saisons précédentes. Dommage que ce soit pour l’avant-dernier épisode de la saison.

Spoilers

Captain Carter et sa nouvelle équipe découvrent que le Gardien est peut-être en danger.

She was taken by someone from a world beyond my own.

Alléluia ! Cet épisode commence si bien par rapport à tout le reste de la saison. C’est simple, il commence par ce que j’attendais du premier épisode de la saison : Captain Carter débarque avec sur une Terra Nova sur le point d’être détruite. Elle se retrouve à expliquer à Nebula que son équipe est là pour l’aider à sauver son univers, sur le point d’être englouti par un ennemi.

Très cool ? C’est à peine le sommet de l’iceberg. Captain Carter fait équipe aussi avec la fille d’Howard le Canard et Darcy devenue une super-héroïne, Kahori, qui est peut-être la meilleure trouvaille de la série et… Storm ! Tornade ! Les X-MEN, enfin dans le MCU ailleurs que dans des films ayant un trop bon succès au box-office par rapport à leur intrigue, si vous voulez mon avis ! Toute cette équipe n’a aucun mal à sauver Terra Nova, mais c’est parce que ce n’est pas le sujet de l’épisode. Pourtant, les voir se rencontrer et faire équipe aurait été une saison bien plus intéressante – on les voit plus tard en train de se faire un babyfoot et c’était plus cool que tout le reste de la saison, non ? Kahori qui utilise ses pouvoirs pour gagner, ça m’a fait rire, pardon.

Bref, si on les suit, c’est parce qu’elles vont se mettre en quête de retrouver le Gardien. Comme par hasard, il y a effectivement trois morceaux de la cabine d’observation du Gardien qui tombe sur la planète où sont les filles. Peggy n’a aucun mal à les reconnaître et comprend que son ami est en danger. Elle a aussitôt pour but de venir en aide au Gardien, et ne perd pas de temps pour le faire. Toute son équipe s’active donc pour que le vaisseau puisse atteindre la 5e dimension. Pour cela, il faut d’abord des matériaux capables d’y résister – et ça tombe bien, les morceaux de la cabine en viennent justement.

Malheureusement, le premier essai est loin d’être concluant. Heureusement, elles avaient trois morceaux de réalité du Gardien : elles peuvent faire de nouveaux tests, avec une Tornade qui s’éclate avec le marteau de Thor. Thornade ? J’ai le droit à ce jeu de mots pourri ? On a envie d’y croire, mais bien sûr, ce serait trop simple qu’elle parvienne par elle-même à emmener toute son équipe dans la cachette du Gardien. Par chance, il reste un morceau à utiliser.

La technologie et les pouvoirs divins ne suffisent pas à atteindre la 5e dimension ? Très bien. Kahori propose alors de faire appel à quelqu’un qui peut déjà y aller : Infinity Ultron. Franchement, tout cela est bien frustrant : on sent que l’équipe de super-héroïnes a vécu plein d’aventures avant d’en arriver là et j’ai l’impression que les suivre dans une de ces aventures pour le premier épisode de la saison aurait mieux fonctionné. Vraiment, ça prouve que ça n’était pas si compliqué de proposer une vraie bonne idée.

Bon, bien sûr, on ne peut pas dire qu’Inifinity Ultron soit une bonne idée, mais elles sont sûres d’elles. Elles ont quelques doutes, d’accord, parce qu’il est question de faire équipe avec un grand super-méchant, mais tout de même, elles le font. Les doutes sont juste l’occasion d’une scène pour nous faire apprécier cette version de Tornade.

Une fois que c’est fait, on peut observer en vitesse accélérée un Infinity Ultron qui prend le pouvoir sur son univers, détruisant les Gardiens de la Galaxie et tout un tas d’autres visages bien connus des fans que nous sommes. Une fois que tout est détruit, que fait Ultron ? Eh bien, il attend en silence, tout simplement, puisque le Gardien ne peut pas agir en théorie. C’est alors qu’il est dans cet état que Peggy décide de venir le contacter pour le convaincre de lui venir en aide.

Bon, et le Gardien dans tout ça ? Il est pris en otage par ses collègues, alors il ne peut pas nous faire le générique de l’épisode. C’était un peu frustrant de ne pas l’entendre comme d’habitude. À la place de ça, on a une version beaucoup moins rythmée, narrée par l’Eminence dont le boulot est d’observer les observateurs pour éviter qu’ils ne déraillent. Il n’a pas fait un super taf avec le Gardien, mais bon, il se rattrape. C’est ainsi qu’il se débrouille pour s’attaquer à Peggy et l’enlever, devant un Ultron incapable de venir en aide à Peggy.

Pourquoi le ferait-il ? Eh bien, voyez-vous, Ultron a changé depuis qu’il a supprimé toute vie de l’univers. Il s’est rendu compte qu’un univers sans vie était juste vide, pas en paix. Cela lui pose problème : la vie ne permet pas la paix non plus. Bref, il se rend compte qu’il a fait une erreur et est prêt à faire un nouveau chemin. C’est ce qu’il explique au reste de l’équipe de Peggy venue la chercher, du moins, quand elle le laisse parler. On ne les félicite pas les héroïnes qui pensent d’abord à donner des coups et venger Peggy – dont le bouclier est brisé tout de même ! – plutôt qu’à dialoguer.

Les trois coéquipières finissent par faire équipe avec Ultron quand elles comprennent qu’il a l’intention de les aider à retrouver Peggy. L’épisode peut donc terminer sur un cliffhanger où cette équipe improbable se dirige vers un morceau d’univers inexploré.

What if – S03E06 – What if… 1872 ? – 08/20

La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré. Franchement, je me suis ennuyé, j’ai trouvé que c’était prévisible dans les grandes lignes et que l’épisode n’apportait vraiment rien de nouveau. Pourtant, j’avais vraiment envie d’y croire à cette saison. Quelle déception.

Spoilers

Le Gardien intervient au Far-West.

My sister has always been my hero.

Il faut bien reconnaître que j’ai soupiré très, très, très fort quand j’ai lu le titre de cet épisode. 1872, vraiment ? Je n’aime pas des masses les What if qui s’aventurent dans un passé trop lointain, mais là, la promesse d’un épisode far west n’a rien pour me vendre du rêve. Mais alors vraiment rien. Cette dernière saison ne me fait pas regretter l’annulation, au moins, c’est déjà ça de pris.

Allez, ce n’est pas parce que tout m’indique que je ne vais pas aimer que ça va forcément être mauvais, non ? J’ai tenté d’y croire, mais eh, l’intrigue tournait bien autour du far west, de héros qui se dégomment à coup de revolvers. Des héros ? John Walker, Hawkeye au féminin… Qui sont ces gens ? Alors OK, le narrateur de la série fait bien son taf et après le générique, l’introduction de l’histoire était sympa (Ultron pour des comédies musicales ? Cela me plairait davantage que l’étrange numéro musical d’Agatha hein) et reflétait bien mon opinion sur cette intrigue (what the hell ?), mais n’empêche qu’on tourne en rond.

Ainsi donc cet épisode nous présente un monde dans lequel la sœur de Shang-Chi a émigré aux USA et s’est plantée dans son rêve américain. Par chance, il y a deux héros dans le far-west qui continuent de venir en aide aux plus démunis : Hawkeye et Ten Rings, nos héros du début d’épisode. Soit. Ils tombent sur Jun-Fan (le neveu de Shang-Chi, donc ?) qui s’est fait attaquer par le grand méchant de cet univers, The Hood. J’ai l’impression d’être dans Riverdale, et ce n’est vraiment pas une bonne chose.

Le gamin leur parle d’un train fantôme dans lequel Hood aurait embarqué ses parents, et hop, nos héros ont une nouvelle mission. Ils montent à bord du train fantôme après l’avoir trouvé sans trop de mal, quand bien même eux sont à chevaux. Le train passe au-dessus d’un canyon, et ils survivent sans aucun mal, parce que le train continue d’avancer comme si de rien n’était.

Dans le train, nos héros trouvent une centaine de personnes tous hypnotisés par The Hood. Il se cherche des « ouvriers » qui semblent plutôt être des esclaves lobotomisés. Oh, l’investisseur sur lequel tombent nos héros vend les choses différemment, mais ça ne change pas du tout ce que j’en pense. Sans trop de surprise, l’épisode est surtout l’occasion de voir le Gardien intervenir à nouveau dans les histoires qu’il nous montre.

Plutôt que de se contenter d’observer, il a vraiment pris l’habitude d’intervenir dans les univers. Cette fois, il le fait en sauvant la vie du gamin qui allait être jeté du train. Cela permet ensuite au gamin d’observer le combat entre ses héros et le grand-méchant – parce que oui, c’est sans aucune difficulté que les héros rencontrent Hood.

Bien sûr, tout n’est pas si simple : Kate Bishop se fait envoûter par une mélodie supposément entêtante, son allié se bat contre The Hood et manque de très peu de perdre. Quand il reprend le dessus sur le grand méchant, il se rend compte qu’il est en fait en train de se battre contre… sa sœur. Allons bon. Xialing est donc une méchante, mais elle assure être la gentille de l’Histoire : elle a battu The Hood et a pris sa place en volant son pouvoir.

Quand elle voit que son frère refuse de la suivre, elle n’hésite pas à le battre et menacer de le tuer. Franchement… Comment peut-elle penser qu’elle est la gentille après ça ? On ne sait pas trop. Ce qui est sûr, c’est que le petit est plus malin que les héros de l’épisode. Il décide de faire résonner une cloche pour sortir tout le monde de son hypnose.

C’est si simple comme situation. Cela fonctionne et permet à Kate de reprendre le dessus. Shang-Chi ? Il continue de se battre contre sa sœur, mais refuse une nouvelle fois de la tuer. Bref, il lui laisse l’avantage et est prêt à être tué par elle. Par chance pour lui, Kate débarque à temps pour tuer Xialin. Elle est dépitée d’avoir tué la sœur de Shang-Chi, bien sûr, mais eh, il s’en remet et reste pote avec Kate, affirmant que c’est The Hood qui a tué sa sœur.

Bref, tout est bien qui finit bien, mais uniquement grâce à l’intervention du Gardien. C’en est trop pour les autres gardiens. C’est donc à leur tour d’intervenir pour empêcher le Gardien d’intervenir. Allons bon. Le cliffhanger est le même que dans l’épisode précédent, sauf que cette fois, ils agissent vraiment et se confrontent à lui.