What if… ? – S03E01 – What if… The Hulk Fought the Merch Avengers – 15/20

Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la musique épique, les gros combats, les enjeux proposé qui sont vite une question de fin du monde… Tout de même, c’est très narratif sur le premier quart de l’épisode et ça propose un rythme pas tout à fait convaincant. Je suis partagé, mais tout de même heureux de retrouver la série, c’est évident.

Spoilers

Pourquoi les Avengers ont-ils eu besoin de robots à cause d’Hulk ?

We didn’t come here to lose today.

Que j’étais impatient de reprendre la série et qu’est-ce que ce début a réussi à me convaincre. Bon, d’accord, le tout début m’a blasé parce qu’il n’y avait pas le générique de Marvel Studios, mais une fois cette déception de quelques secondes oubliées, quel plaisir de voir la série s’aventurer dans une série animée des années 80. Et outch, l’ado qui dit regarder un vieux dessin animé.

En tout cas, moi, je voulais me remettre un peu de contenu Marvel sous la dent et là je suis servi : l’ado regarde un simple dessin animé pendant son petit-déj (un peu ce que j’ai fait avec X-Men ’97 en vrai) mais est interrompue dans son festin par un Hulk géant foutant la merde en ville. Soit. On passe au générique une fois cette première introduction mise en place.

Post-générique (aaah, le plaisir de retrouver le narrateur !), le Gardien nous explique que toute l’histoire qu’il s’apprête à nous raconter a commencé de manière inattendue quand Bruce Banner et Sam Wilson sont devenus potes lors d’un jogging catastrophique de ce premier. Soit. Bruce Banner n’en reste pas moins un Hulk en devenir, et ça pose problème quand il se retrouve sur un bateau avec son nouveau bestie et se transforme en Hulk à cause d’une tempête et d’un petit accident.

Bon, comme d’habitude, tout va super vite et on se dit qu’il n’y a vraiment aucun intérêt à faire des fils de 2h30 quand tout peut être résumé comme ça en quatre minutes. Et en quatre minutes, en effet, on voit Bruce regretter d’être un monstre, fait en sorte de dompter l’Hulk en lui une fois pour toutes avec d’autres rayons gamma et… se planter monumentalement.

Ainsi, il provoque une scission, avec un nouveau monstre encore plus violent et terrifiant qu’Hulk qui en naît. Il est capable de se multiplier lui-même, envahit peu à peu la ville et se retrouve à devoir se battre contre les Avengers. Ces derniers décident aussitôt de créer des robots qui finissent par être hyper marquants, puisqu’ils vont mener la guerre Gamma. Rien que ça. Cela va loin en quelques minutes, franchement. Je trouve que la Gamma War aurait fait un excellent épisode.

Ce n’est toutefois pas ce qu’on nous sert avec cet épisode. Au contraire, le but est simplement de nous expliquer que les Avengers ont désormais des robots dignes de Transformers, qu’ils ont battu le nouveau Hulk et que, bim, l’histoire reprend dix ans plus tard quand on découvre qu’il reste en fait des mini-sbires de ce Hulk terrible.

Dix ans plus tard, la menace émerge et permet de retrouver PLEIN de héros : quel plaisir d’avoir Monica Rambeau et Sam Wilson qui bossent ensemble, par exemple. C’est vraiment tout l’intérêt de cette série animée – les petites variations qui font plaisir aux fans. Je ne suis pas un grand fan des robots à la Transformers (mais je vois totalement comment ça peut plaire à une équipe marketing en revanche). En vrai, je tiens à souligner à quel point c’est top d’avoir une série animée la semaine de Noël, j’ai l’impression de retomber en enfance et c’est exactement ce qu’il me fallait.

BREF. Pendant que je me tape un petit trip nostalgique, la série avance : nos nouveaux héros découvrent qu’il y a sous l’Antarctique une bonne centaine de mini-Hulks prêts à venir envahir le monde. Ils répondent tous à un grand méchant qui m’a fait penser à Godzilla plus qu’autre chose. Bon, ce n’est vraiment pas ce que je préfère des Marvel, tout ça. Cela fait plus film de monstres que vraie production Marvel. Tant pis. C’est quand même un plaisir que Monica et Sam soient les vrais héros de l’épisode, surtout que je ne m’y attendais pas quand on m’a vendu un Hulk.

Captain America (Barnes !) les laisse donc espionner les monstres Gamma et se débrouille pour retrouver Bruce Banner. Monica n’a plus qu’à convaincre Sam d’aller le voir pour le convaincre de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin de son aide, bien sûr. Cela permet à l’épisode de se concentrer comme promis sur Bruce. Après la guerre qu’il a provoquée, il s’est isolé sur une île où il vit en ermite et semble plutôt bien s’en tirer par lui-même. Retourner à l’action ? Ce n’est pas son plan.

Il accepte d’aider Sam, mais pas de venir à New-York se battre contre tous les Apex – les mini-Hulk qui font quand même la taille des plus petits gratte-ciels de la ville qui ne dort jamais. L’aide qu’il apporte ? Il lui propose de faire appel à nouveau aux Avengers. Ah la bonheur du « Avengers Assemble » et des références dans tous les sens – les anneaux ! la musique ! le combat !

Il faut bien le reconnaître : il y a une bonne partie de l’épisode qui fonctionne en jouant à fond sur cette carte de la nostalgie et de l’équipe de super-héros. On est en manque de gros récits épiques comme ça parce que nous n’en avons pas eu de l’année au cinéma. Je sais que c’est leur stratégie parce qu’il y a eu trop de fails récemment, mais quel plaisir tout de même de revenir à des grosses bastons explosives en pleine ville.

C’est un peu un déplaisir, en revanche, quand tout ça se fait avec des robots ou que les Avengers perdent. En même temps, Tony mis à part, à quoi bon avoir des Avengers dans des robots ? Ce sont des super-héros, non ? Ils ont théoriquement des pouvoirs à utiliser. Bon, autrement, le titre de l’épisode est hyper mensonger, je trouve.

Bruce Banner débarque à New-York, certes, mais c’est pour se battre contre le nouveau monstre qu’il a engendré, pas pour se battre contre les Avengers. Je comprends bien que l’idée est de nous expliquer que c’est ce nouveau monstre qui est le Hulk à combattre… mais toute la conclusion de l’épisode consiste à nous dire que Bruce Banner est prêt à se sacrifier pour les Etats-Unis et pour ses amis. En se battant, il prend le risque de redevenir Hulk, puis est exposé à de nouveaux rayons qui pourraient bien marquer sa fin.

Il se transforme ainsi en Mega-Hulk et s’attire aussitôt la crainte de toute l’équipe des Avengers devant lui. Toute ? Non, il y a un irréductible nommé Sam Wilson qui se débrouille pour faire face seul à seul avec son ancien meilleur ami. Son but ? Lui expliquer qu’ils sont toujours amis et qu’il ne faut pas se battre. C’est un peu étrange d’avoir Sam Wilson qui parle à l’œil de ce Mega-Hulk en se reflétant en lui, mais soit, c’est un œil qui écoute.

La bonne nouvelle ? Ce Mega-Hulk qui ressemble encore plus à Godzilla est vu comme le nouveau leader de tous les petits monstres qui suivaient le méchant. Ce nouveau Mega-Hulk est donc capable de ramener avec lui tous les monstres qui envahissaient les USA. Et c’est ainsi que tout se termine bien : Mega-Hulk est accepté par Sam, ce qui calme un peu sa haine et permet à l’épisode de se conclure sur un happy end où tous les golems et le Mega-Hulk vivent sur l’île plus si déserte de Bruce. Soit.

What if…? (S03)

Oui. Un an après sa sortie et mon visionnage, j’ai retrouvé mes critiques de la série sur mon PC. Et même si ça n’intéressera plus personne, je n’ai pas écrit 12 pages pour rien, alors… bonne lecture ?

Ça raconte quoi ?

Pour rappel, What If…? est une série qui explore les multiples dimensions et possibilités de l’univers Marvel. Chaque épisode nous emmène dans un monde où un élément clé diffère. Avec cette troisième saison, les attentes sont élevées : les deux premières saisons ont mis en place un fil rouge en introduisant le Gardien comme narrateur omniscient et témoin des mondes alternatifs, tout en liant certains épisodes avec une équipe de héros venus de différents univers pour contrer une menace commune.

Saison 1 | Saison 2

Ce que j’en attends…

J’avais promis de me lancer sur cette saison 3 de What If…? dès sa sortie, mais entre les festivités de Noël et un timing un peu serré avec Disney+, je n’ai finalement pu m’y plonger que maintenant. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’une ambiance de Noël et de fin d’année dans ces épisodes, surtout qu’il s’agit de la dernière saison de la série !
Autant dire que cette saison 3 n’a pas le droit à l’erreur. Les deux premières saisons avaient posé des bases solides, avec des épisodes qui, malgré quelques irrégularités – et des épisodes moins intéressants de mon point de vue, m’ont toujours laissé un bon souvenir global. Mais cette fois, c’est la conclusion. Je m’attends à des épisodes spectaculaires, des twists bien sentis et, pourquoi pas, une petite dose de fan service pour ravir les spectateurs en cette période festive. En plus, on a eu très peu de Marvel à se mettre sous la dent cette année, alors je suis content de retrouver les personnages.

Le rythme quotidien de diffusion est à la fois excitant et stressant : difficile de suivre un épisode par jour alors que les journées de décembre sont déjà bien chargées. Je dois toutefois accélérer un peu, car je ne suis pas certain de conserver Disney+ après le 1er janvier (l’accord avec Canal, tout ça tout ça)… Il va falloir jongler entre visionnage et digestion de tous les repas de fin d’année.

Note moyenne de la saison : 14/20

What if – S03E06 – What if… 1872 ? – 08/20

La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré.…

What If… ? – S02E09 – What if Strange Supreme Intervened ? – 20/20

Je regrette de ne pas avoir fini mon année par cet épisode, parce qu’il est vraiment tout simplement excellent. Oh, bien sûr, c’est un peu surnoter que d’y mettre 20 parce qu’il tombe à de nombreuses reprises dans la facilité et que tout n’y est pas forcément des plus crédibles, mais il n’empêche que dans l’ensemble, c’est exactement ce que j’attendais de la saison 2 : plus de multivers, plus de personnages que j’adore et plus d’actions complètement dingues dans les combats. Un vrai plaisir visuel, un vrai plaisir tout court.

Spoilers

Strange demande à Peggy d’intervenir, pendant que le Gardien continue d’observer.

Saving the multiverse one universe at a time, huh ?

C’est amusant, je voulais me garder le dernier épisode pour encore plus tard, mais comme je n’ai pas trop aimé l’épisode précédent, j’enchaine finalement dans l’espoir d’avoir encore mieux avec celui-ci. C’est la fin de saison après tout et j’ai gardé un super souvenir de la fin de saison 1. Et celui-ci commence déjà à merveille avec un générique Marvel Studios repris à la sauce What if, avec chacun de ses héros. Captain Carter est donc bien mise au centre de cette série, et ça me va très bien comme ça.

Sanctum Infinitum

L’épisode reprend à peu près où le précédent nous a laissé, mais commence par nous résumer toute la vie de Captain Carter. On la connaît bien pourtant, mais le Gardien voulait monologuer une fois de plus, hein. Bref, Carter reçoit la visite dans ce Londres de 1602 d’un Strange qui vient la faire quitter cet univers après un petit dialogue plein d’humour et un verre de whisky. Je suis content de voir qu’on ne s’attarde pas trop sur cette époque qui ne m’a pas trop plu. À la place, Strange emmène Peggy dans son bureau – et le Gardien en profite pour nous rappeler cet excellent épisode de la saison 1 où Strange avait détruit son univers en tentant de sauver Christine.

Je ne sais plus si l’épisode était excellent, mais j’en garde en tout cas un excellent souvenir après deux ans. C’est déjà ça. Allez, enchaînons : le Gardien nous révèle que Peggy et Strange doivent faire équipe pour faire face à une menace que le multivers n’a jamais connue avant. Et pourtant, ce n’est pas tout à fait ce qui est dit quand Peggy se rend au Sanctum Infinitum pour savoir ce qu’il se passe.

Sur place, ce Strange Suprême révèle qu’il a pris l’habitude sur son infini temps libre d’aller intervenir dans tous les univers sur le point d’être détruit. Il collectionne donc les destructeurs d’univers et tente d’en sauver un maximum, exactement comme Peggy vient de le faire en 1602. Bon, par contre, comme Peggy, on voit vite où ça veut en venir : une telle collection ne peut être une bonne idée et il y en a forcément un qui s’est échappé. Ou plutôt, une.

Je m’attendais au moins à un duo pour expliquer que ce soit une menace inconnue, mais ce n’est finalement pas le cas. Strange se contente donc de demander à Peggy son aide pour retrouver cette destructrice dans un autre monde car il ne peut le faire lui-même : elle le connaît trop pour ça. Peggy ne demande même pas plus d’information que ça et ne cherche pas à savoir de qui il s’agit, elle se contente de passer un autre portail et se retrouve… sous la neige, bingo !

Le plan

Dans cet autre univers, Peggy découvre un monde où Hydra a gagné : pas de Captain America ou de Captain Carter pour les en empêcher. La puissance du Tesseract a détruit le monde. Bien sûr, ça, elle le découvre grâce à la présence du Gardien à ses côtés. Celui-ci continue de ne pas intervenir et de tout narrer, ce qui agace profondément Peggy.

Pourtant, quand elle se met à lui faire la morale sur le fait que Strange a trouvé un moyen d’agir, j’ai tout de suite eu le sentiment qu’on nous manipulait – et qu’on manipulait Carter. Il n’était pas dur de recoller les morceaux en plus : Peggy est envoyée pour retrouver Kahhori, et Kahhori n’est pas une destructrice, c’est plutôt l’inverse. Le combat entre les deux femmes est donc extrêmement court, parce que Kahhori n’a pas l’intention de la tuer.

C’est exactement ce que Strange espérait : il peut donc retrouver Kahhori et la faire revenir au Sanctum Infinitum en compagnie de Carter. Celle-ci commence toutefois à comprendre que quelque chose déconne. Même si Strange lui assure qu’il s’agit d’une ruse de Kahhori, Carter écoute Kahhori et commence à comprendre qu’il existe bien une Forge. Le but de la Forge ? Le Strange Supreme souhaite recréer un univers – le sien. Son but est une fois de plus de ressusciter Christine. C’en est presque lassant.

Bien sûr, Peggy doute un instant quand il lui explique qu’elle ferait la même chose pour Steve, mais elle comprend vite que ce n’est pas le cas. L’enjeu est trop grand pour que son égoïsme triomphe ainsi : ni elle ni Steve n’oseraient détruire le monde ainsi. Cependant, pour stopper un Strange bien plus fort qu’elle, Carter ne trouve rien de mieux à faire que de… libérer tous les destructeurs d’univers enfermé par Strange. Sincèrement ?

La diversion est efficace et elle permet aux scénaristes de s’éclater : il y a plein de références à des épisodes passés et des personnages que nous n’avions pas encore vus cette saison, par exemple Rocket, qui se retrouvent à se battre les uns contre les autres. Bien sûr, le Suprême ne peut se permettre une telle évasion, alors il fait aussitôt tout ce qui est en son pouvoir pour les emprisonner à nouveau.

Ce n’est pas si simple, de même qu’il n’est pas simple pour Kahhori et Carter de se diriger jusqu’à la Forge pour la détruire. Elles tombent ainsi sur une apocalypse zombies, encore. J’ai adoré la scène où Kahhori s’est amusée de la présence de zombies et s’est mise à se battre contre la Sorcière Rouge. Je reste un peu sceptique sur son aisance à en venir à bout, mais comme on avait peu de temps, on ne pouvait que difficilement y consacrer plus de temps.

Ce que j’ai adoré aussi ? Le budget de l’animé permet de réunir bien du monde à moindre frais. Après la sorcière rouge, tous les zombies cèdent soudainement au contrôle… d’Hela. C’est décidément sa saison à elle. J’aurais aimé que ce soit la version héroïne qui revienne, mais non, les scénaristes nous ramènent bien la déesse de la mort destructrice pour cet épisode. Si elle tente un temps d’arrêter Kahoori et Carter, elle est vite distraite dans sa tâche par… Ragnarok ?

La Forge

Les deux héroïnes continuent donc leur course folle vers la Forge. En chemin, elles tombent sur Thanos qui est rapidement effacé de l’existence par un claquement de doigts de… Killmonger, avec les pierres. Cette fois, c’est clair, les scénaristes s’éclatent. On manque encore de temps, cependant : Kahhori se débarrasse du corps de Killmonger en quelques instants, gardant avec elles l’armure dont Peggy assure avoir besoin pour faire face à Strange.

Et c’est ainsi que Peggy se retrouve avec une armure comprenant les pierres d’infinité. Oh bordel. C’est incroyablement génial comme concept, mais sa quête des pierres n’aura quand même pas été longue. Et puis Kahhori la connaît à peine, elle prend un sacré risque à lui laisser les pierres si vite. Un autre point que je trouve abusé : Killmonger est envoyé parmi tous les destructeurs qui ne peuvent que s’autodétruire, une solution un peu simple (mais OK).

Bien sûr, Strange rattrape donc les filles assez vite et s’en prend à elle, souhaitant coûte que coûte préserver la Forge de la destruction. Pourtant, on voit assez vite que ce ne sera pas possible. Je veux dire, Strange décide alors de faire appel à une multitude de clones de lui pour se battre contre le duo de femmes lui menant la vie dure. Peggy décide donc de faire pareil et fait venir d’autres univers d’autres Peggy Carter.

Le combat est impressionnant, mais fait perdre du temps quand il est évident qu’ils ne gagneront pas comme ça. On se débarrasse donc rapidement de tous ces clones, tous tués ou transformés en papillons (et tant pis pour les univers d’où ils viennent ?). Une fois que c’est fait, Strange tente un autre tour de passe passe bien trouvé de la part des scénaristes : ils renvoient Peggy à ses origines, quand Steve était encore en vie.

Elle ne se laisse toutefois pas faire et comprend vite le jeu de Strange, qu’elle n’a aucun mal à stopper. Nous en revenons donc à la Forge où Strange décide de faire tomber toute sa collection de prisonniers le plus rapidement possible. On entre alors dans un jeu un peu lassant de bras de fer entre les héroïnes et Strange : chacun tente de mener les prisonniers à un endroit différent, les uns vers le fond de la Forge, les autres vers leur maison.

Les prisonniers sont toutefois des êtres puissants capables de comprendre ce qu’il se passe : ils finissent donc par agir et lancer aux héroïnes tous les objets qui leur donnent toute puissance. J’ai tout de même un peu de mal à comprendre : les pierres suffiraient à Peggy pour revenir en arrière, en vrai. Tout le combat est terminé avec les pierres normalement.

Bon, cela dit, ça a une sacrée classe de voir Peggy et Kahhori avec les pierres, les anneaux, le marteau, le bouclier et tant d’autres choses qui leur donnent toute puissance sur le multiverse. Kahhori finit donc par réussir à renvoyer tous les prisonniers de Strange chez eux, mais il reste encore le cas Strange à régler. Il se prend toute la puissance de feu des deux femmes dans la tronche et parvient encore à résister.

Franchement, j’ai cru voir qu’une saison 3 était annoncée, mais après un épisode pareil, parviendront-ils à faire encore mieux ? Cela me semble compliqué tant la surenchère est complète dans cet épisode. Strange Supreme se transforme en véritable monstre, mais ensemble Peggy et Kahhori parviennent à lui botter les fesses. Contre toute attente, elles reçoivent à la dernière minute l’aide de Strange lui-même : il empêche sa version monstrueuse d’attaquer encore Peggy et le laisse tomber dans le fin fond de la Forge.

Le multivers

La Forge explose donc… et nous mène à la fin de cette saison. Le Gardien décide étonnamment d’intervenir pour renvoyer Kahhori chez elle, dans son univers, et pour faire venir Peggy à lui. Peggy peut donc enfin voir l’endroit d’où le Gardien explore le multivers, mais elle ne pense même pas à l’interroger sur son intervention. Et pourtant !

Le Gardien décide en plus d’emmener Peggy dans un autre univers, encore : celui que Strange vient de recréer. Dans cet univers, Christine est encore en vie, car c’est le sien, mais Strange ne viendra jamais au monde. C’est simple et efficace comme conclusion pour cet univers et je suis content que ça rétablisse la fin tout à fait affreuse qu’on lui proposait en saison 1. J’aime bien quand ça finit mal pourtant. Strange Supreme aura finalement eu ce qu’il voulait à la base : c’est lui qui est puni, pas Christine, pas son univers. Et c’est très chouette ainsi.

Le Gardien explique donc à Peggy que le multivers n’avait pas besoin de son intervention à lui, il avait besoin d’elle. De plus en plus fan du multivers, Peggy demande alors au Gardien de rentrer chez elle en passant par d’autres univers… C’est une jolie conclusion pour la saison et pour le personnage de Captain Carter. Et puis, comme ça, elle a probablement croisé Loki autrement que quand il était mauvais acteur !

En bref

À l’image de la saison 1, cette saison de neuf épisodes a été capable de proposer de très bons concepts, tout en s’appuyant sur l’idée d’une diffusion en pleine période de Noël. Les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour mêler plein de références aux comics, aux films, aux séries ; pour faire intervenir un maximum de personnages et d’objets, un maximum d’univers. Cela donne un pot-pourri qui ne prend pas toujours – certains épisodes m’ont paru moins efficaces que d’autres, les concepts m’ont moins fasciné.

Cela dit, il faut reconnaître que ce dessin animé, en deux saisons, a su nous proposer deux nouvelles super-héroïnes qui sont vraiment excellentes et incroyables. Le Captain Carter, c’est une réécriture que je trouvais un peu lourde à la base mais avec laquelle ils ont su jouer pour donner un personnage vraiment génial à suivre – et en même temps, Peggy l’a toujours été. Kahhori, en revanche, est une création 100% originale de la série et je l’adore déjà.

Bref, tout ça me donne bien envie de découvrir la saison 3. Je ne vois pas comment ils parviendront à faire plus impressionnant que ce dernier épisode de saison qui mêlait déjà tous les univers et bien des références, mais j’imagine qu’ils trouveront bien une idée… Malgré un changement de scénaristes en chef.

Hâte de la voir, déjà, et curieux de savoir quand elle sortira – j’imagine qu’elle pourra combler certains vides laissés par la grève des scénaristes car elle est prévue depuis fort longtemps. Et puis, elle évolue de manière suffisamment indépendante du reste du MCU pour sortir un peu quand elle veut, a priori.

What If… ? – S02E08 – What if the Avengers Assembled in 1602 ? – 13/20

Franchement, j’avais envie d’aimer cet épisode, mais il n’a pas réussi à me convaincre par son concept totalement perché auquel je n’ai jamais réussi à accrocher. Les dessins sont toujours beaux, mais le scénario m’a laissé perplexe à plusieurs occasions, y compris sur la révélation finale que je ne comprends pas. J’ai peut-être raté un élément. J’espère que la conclusion de la série sera un peu plus captivante que ça !

Spoilers

Les Avengers ont toujours eu un petit côté Shakespeare après tout !

What if, what if, what if… I have to try.

Je rêve où la série m’offre un point de Bingo Séries sur un plateau en or là ? Le titre semble nous l’indiquer, mais nous verrons bien. On commence plutôt par du Shakespeare, parce que pourquoi pas !

1602

Hamlet ne semble pas convaincre Asgard quand Loki joue sa pièce. Thor souhaite lui jeter des choux, mais il n’en a pas le temps. En effet, une faille s’ouvre dans le ciel et essaie d’embarquer Loki. Bien qu’on soit en 1602, Fury se met aussitôt à hurler à Captain Carter (wtf ?) de sauver le monde. Elle se contente de sauver Loki de la faille, mais elle aurait mieux fait de le laisser se faire emporter.

En effet, la faille emporte ensuite la Reine d’Asgard avec elle : Hela est alors embarquée dans le ciel, Thor est nommé roi et il s’en prend à Carter, qu’il considère responsable de ce qu’il se passe. En effet, la Sorcière Rouge (YES !) a invoqué Captain Carter pour mettre fin aux failles de plus en plus nombreuses qui apparaissent au-dessus d’Asgard.

Alors certes, on connaît tous les personnages, mais pour le moment, c’est un grand n’importe quoi qu’il va falloir nous expliquer. C’est donc le Gardien qui s’en occupe pendant que Peggy fuit l’armée d’Asgard qui veut l’arrêter, sous ordre de Thor. Que s’est-il donc passé ? Eh bien, cet univers était destiné à mourir dès le départ. Toutefois, une lueur d’espoir est apparue quand des héros de cet univers se sont réunis.

Pourquoi nous imposer l’idée que nous sommes en 1602 ? Aucune idée. Tout aurait très bien pu fonctionner à n’importe quelle époque, mais bon, je note que Wanda a fait venir à elle depuis un autre univers une guerrière qui serait capable de tenter l’impossible pour sauver son monde et son époque. Désolé, mais c’est concrètement un changement d’époque historique, je valide totalement mon point 10 du Bingo Séries.

Ceci étant fait, l’épisode reprend avec Peggy qui révèle qu’elle entend parfois le Gardien, y compris quand il commente son échec et son désespoir. Il est en fait là pour tenter de ramener Peggy à son existence habituelle, dans son univers. Elle s’y refuse catégoriquement : elle a bien compris que deux réalités se sont retrouvées écrasées comme du chewing-gum et que c’est pour ça qu’elle est appelée par Wanda pour sauver le monde.

Le problème, c’est que le Gardien lui affirme qu’il n’y a rien à faire. Ce n’est pas le genre de Peggy de se laisser convaincre par cet argument : elle décide de rester pour sauver tout le monde, même si elle ne sait pas encore comment. De son côté, Wanda a une piste qu’elle partage à nouveau à Thor : Peggy doit retrouver un autre voyageur temporel, quelqu’un venu du futur qui ne sait pas encore que sa présence met en danger l’ensemble de leur monde.

Tony et Steve

Grâce à l’aide de Tony (qui vit dans une grange ?), Peggy comprend qu’elle va avoir besoin de voler le sceptre de Thor pour mener à bien sa mission. Ce n’est pas comme s’il allait lui prêter, après tout. Par chance, Tony connaît justement un voleur : Rogers des Bois. Oui, oui, Steve Rogers est Robin des bois dans cette réalité, et il a perdu sa Peggy, qui s’appelait Margaret. Non mais c’est du grand n’importe quoi cette réalité !

Rogers des Bois est occupé à voler Loki quand Peggy le retrouve. Le couple se réunit et comprend bien les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre, comprenant probablement qu’ils sont maudits dans tous les univers, mais bon. Ce n’est pas de ça qu’ils parlent bizarrement. La mission est rapidement évoquée, l’attirance entre eux est indéniable même en dessin et… ils sont soudainement pris au piège par l’armée des Yellow Jackets.

Ces derniers sont une armée de mini Ant-Man dirigés par Hogan. Par chance, Peggy et Rogers savent se battre et ont des alliés eux aussi, notamment Bucky et le vrai Ant-Man, Lang. Tout se passe bien pour eux, jusqu’à ce qu’Hogan fasse appel à un autre méchant aux yeux de feu. La cabane secrète de Rogers est complètement brûlée et Peggy reste en arrière pour être constituée prisonnière tandis que Rogers et les autres se rendent auprès de Stark.

Avengers Assembled

Une fois dans son cachot, Peggy accepte de parler à nouveau au Gardien. Ce dernier veut toujours la ramener chez elle car l’univers est prêt à être détruit et ne pourra probablement pas retrouver son équilibre. Et si Carter venait à mourir ? Et si elle restait coincée dans cet univers ? Cela fait beaucoup de questions, bien trop pour Carter. Elle décide donc de continuer d’essayer de sauver le monde et trouve un moyen de s’enfuir de prison.

Le but des scénaristes est de nous ramener ainsi Bruce dans le tas. Concrètement, Bruce Banner est dans le cachot lui aussi, parce qu’il est Hulk. Je me demande comment la transformation a eu lieu en 1600, hein, mais qu’importe. Il est plutôt rigolo de voir Carter s’enfuir de sa prison à dos de Hulk. En plus, l’air de rien, elle est en train de réunir peu à peu toute une vraie équipe de Avengers.

Ils se retrouvent tous dans la grange de Tony où ils mettent au point la fin de leur plan. Concrètement, ils décident de se réunir dans la chapelle royale au moment d’une grande cérémonie. Bon, pourquoi pas. Cela donne lieu à de sacrées images et j’ai adoré voir Bucky se prendre pour le Bossu de Notre-Dame. Par contre, le plan est un peu interrompu quand une faille s’ouvre en haut de la cathédrale.

Wanda fait ce qu’elle peut pour la contenir quand soudain Hulk, Rogers, Peggy, Lang, Bucky, tout ça, tout ça se battent contre Thor, Hogan et leurs hommes. Bon, ça mène à un combat que Steve est sur le point de perdre face à un Hogan transformé en monstre quand il lui coupe la plume de son chapeau et au bouclier de Peggy confronté à une lame en vibranium du Wakanda. En 1602, bien sûr.

Les images et les concepts sont vraiment chouettes, mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à 1602. Je sais bien que c’est le concept de la série et que j’abuse un peu, mais écoutez, c’est comme ça, je ne me refais pas, j’imagine.

J’adore toujours autant les dessins au moins ! Finalement, tout est bien qui finit bien : Hulk s’occupe de Hogan, Tony et Lang s’arrangent pour récupérer ce dont ils ont besoin pour mener à bien leur mission et Wanda finit par trahir le roi Thor pour aider Peggy dans sa mission – la mission qu’elle a donnée elle-même à Peggy de toute manière.

Ainsi, tout ça mène à une révélation plus qu’inattendue : l’autre voyageur du futur est finalement… Steve Rogers. C’est lors de la bataille du Wakanda contre Thanos que Steve a frappé la pierre du temps sur le gant de Thanos et s’est retrouvé propulsé en 1602. D’accord mais… pourquoi ne l’a-t-il pas dit avant s’il s’en souvient ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, ça mène à une conclusion habituelle pour le couple Steve/Peggy : elle doit à nouveau le perdre et le voir se sacrifier pour sauver un univers entier.

Steve n’hésite pas à le faire, ce qui fait que je me pose vraiment plein de questions sur la manière dont tout ça a été écrit : s’il se souvient et est prêt à se sacrifier, pourquoi ne l’a-t-il pas fait avant ? Allez, qu’importe, la conclusion est pleine d’émotions et sympathique.

Oh, et puis, évidemment il y a un cliffhanger : Peggy se retrouve coincée en 1602, mais reçoit finalement la visite de Strange…