Reverie – S01E03

Épisode 3 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.

> Saison 1


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You’re here for a reason.

Pour nous indiquer dès le début que nous sommes dans un rêve, Reverie prend le parti de nous montrer le monde à l’arrêt comme si Piper de Charmed était passé par-là… ou pour rester dans les rêves, Ellen Page dans Inception. Cette semaine, nous avons donc le droit au braquage d’une banque, c’est plutôt classique et attendu dans ce type de série.

On enchaîne dans le monde éveillé sur la femme du rêveur, évidemment le braqueur en chef, qui le retrouve et ne parvient pas à le réveiller. Elle décide donc de porter plainte contre Onira Tech, parce qu’il est plus facile d’accuser quelqu’un d’autre que son mari. Faudrait pas qu’elle se rendre compte qu’elle est enceinte d’un connard préférant s’amuser à braquer une fausse banque plutôt que de s’occuper de préparer l’arrivée de leur premier enfant. Logique.

De son côté, Mara continue d’halluciner sa nièce et lui parle indéfiniment, même si la gamine ne dit pas un mot et même si on ne sait pas encore si elle est tangible. Elle n’est pas spécialement d’humeur à aider Nate, le braqueur de banque, mais elle le fait quand même parce que c’est son job, et ça donne lieu à une scène irréaliste (mais ça tombe bien, on est dans un rêve) où elle repère Nate dans le rêve, tente de le réveiller, et le tout pour découvrir qu’il s’enfuit en hélicoptère. Dans la réalité, Paul lui conseille alors de ne pas poursuivre Nate, mais de faire en sorte qu’il vienne à elle.

Pour cela, elle contacte Kacey, une des designers de Reverie, qui accepte de lui créer un fourgon blindé qui attire immédiatement Nate à elle. La voilà donc qui joue aux conseillères conjugales pour découvrir que Nate ne veut pas se réveiller. Pff. Allez, j’espère aussitôt qu’on ne va pas sortir la banale intrigue du « ouin, je vais être papa, c’est trop de pression ».

Bon, Mara est forcée de se réveiller et d’aller parler à Annie, la femme de Nate, qui assure pourtant que son mari est ravi d’être papa. En revanche, ils ont été cambriolés il y a peu. Même si l’avocat a bien dit à Annie de ne pas parler à Mara, elle lui raconte tout ça et heureusement que Mara n’est pas là concernant le procès, parce qu’elle lui sert de très jolis arguments pour la défense d’Onira Tech.

Qu’importe, Mara a de quoi attirer l’attention de Nate. Il suffit de le cambrioler pour le faire péter un câble, et elle n’a aucun mal à le faire une fois dans sa rêverie. Elle réussit à le convaincre de se réveiller pour mieux transformer le rêve en cauchemar : cette fois, c’est un motard avec des chaînes, type Ghostrider, qui enlève Nate devant elle.

Paniquée, Mara s’en confie à Paul qui lui explique que Reverie est un programme assez précis pour créer ce que le rêveur veut, mais aussi ce dont le rêveur a besoin. C’est l’occasion d’approfondir le personnage de Paul qui se retrouve avec un passé de merde tout bateau : son père était un alcoolique… et bien sûr, ça lui a provoqué tout un tas de problème de confiance et autre à l’âge adulte. Heureusement, Reverie a cerné ce problème en Paul et lui a offert une pièce où il pouvait confronter son père. Mouais. Ce n’est pas bien dingue comme ajout à la mythologie de la série, mais ça permet d’ajouter durablement un danger supplémentaire à tous les épisodes si le rêve peut se transformer en cauchemar comme ça. En plus, Paul a aussi tout un tas d’autres secrets symbolisés par la bibliothèque du générique et ses multiples portes.

Bon, allez, il faut avancer dans l’épisode : le motard de Nate est bien le cambrioleur, mais plus musclé et tatoué que sur les dessins de la police recherchant l’homme. Charlie parvient donc à le traquer, parce qu’il est trop fort, mais il faut encore qu’une victime puisse l’identifier comme le voleur. Le seul qui puisse le faire – allez savoir pourquoi vu la description précise qu’en a la police – est Nate, mais il ne veut pas parce que le cambrioleur est revenu le voir pour le menacer de mort s’il parlait.

Logique, quoi. Pour réveiller Nate, Mara parle une fois de plus de son passé dramatique (ça commence déjà à être trop répétitif pour le coup). Tout ceci fonctionne et mène à une scène pas crédible du tout où Nate confronte le cambrioleur, mais pas une confrontation habituelle en commissariat. Non, non, ça se fait dans la rue, normal. On va dire que ça leur faisait un studio de moins à booker, mais bon. Ils ont déjà réservé une jolie maison pour Nate et Annie après tout. Ces deux-là se retrouvent et sans surprise, les retrouvailles se passent bien.

En sous-intrigue, Lexa se prépare pour une présentation aux investisseurs et avec sa personnalité, ce n’est pas gagné car elle se réfugie dans les chiffres et les données. Mara lui apprend donc à se lâcher et à utiliser une technique d’empathie pour manipuler son monde. Moui. C’était plutôt sympa de voir ces deux-là apprendre à mieux se connaître et sympathiser. Et puis, c’est toujours un conseil bon à appliquer pour mon oral, non ?

Bien sûr, concernant le fil rouge, Paul s’inquiète toujours de l’état de santé de Mara, même si celui-ci semble se contenter de voir son cerveau reprendre sa « configuration » ordinaire. Le problème, c’est que Charlie est plus malin que ça et se doute bien que le passé de Mara est revenu la hanter. De manière pas du tout creepy, le voici donc qui se rend chez Mara pour fouiller et voir toutes les affaires de Brynn.

Vers la fin d’épisode, il confronte donc Mara qui s’effondre, parce qu’elle se sent enfin bien à revoir Brynn et aider les gens. Il était prêt à la virer, mais finalement, elle parvient à le convaincre… en utilisant la même technique que sur Lexa. Pour autant, le soir, elle décide de recommencer à prendre ses médicaments pour ne plus voir Brynn… et de confronter sa plus grande peur : retourner dans la rue où tout s’est produit.

C’est un peu frustrant d’être sur NBC et d’avoir un script qui se sent forcé de nous l’expliquer avec voix-off et flashback, mais bon, c’est le problème des séries grand public, on nous prend souvent pour des idiots incapables de se souvenir de ce qu’il s’est passé deux minutes plus tôt dans l’épisode. Au-delà de ça, cela faisait une bonne scène de voir Mara se confronter à ce passé, parce qu’on en entend tellement parler depuis trois épisodes que je suis pressé qu’elle parvienne à s’en débarrasser.

Le cliffhanger est alors excellent : elle retrouve Brynn dans l’appartement, malgré les médicaments, et celle-ci lui explique qu’elle est là pour une raison avant que tout l’appartement se mette à être comme victime d’un bug informatique. Ah ? Cela ouvre un univers de théories – elle pourrait tout à fait être dans Reverie elle-même depuis le début ; ou c’est simplement cette déconnexion de la réalité qui s’accélère.

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Reverie – S01E02

Épisode 2 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.

> Saison 1


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Then I’m gonna need a fancy dress and a gun.

Qui dit épisode 2 dit « grand test » pour voir si la série sera aussi bien que je l’espérais après visionnage de son pilot ou si elle va se perdre en chemin et proposer quelque chose de plus insipide. Autant dire que le suspense est à son comble quand je lance ce genre d’épisode ! Le résumé/générique est assez sympathique et donne une bonne idée générale du début : ça reste un début assez prévisible pour les amateurs de SF de toute manière ; mais on est sur NBC, il ne faut pas en attendre autre chose.

La première scène voit une jeune femme en pleine dépression décider de faire appel à Reverie pour changer de vie et comme je le soupçonnais la semaine dernière, son aventure rêvée commence dans la bibliothèque du générique qui est le point d’ancrage pour repérer les rêves. La femme ayant demandé à vivre une aventure, elle se retrouve dans la peau d’un espion et est chargée d’arrêter un bio-terroriste hyper dangereux qui prend l’apparence… d’un homme qu’on a vu en photo chez elle.

L’intro est un peu longue et là aussi on est bien dans les clichés, pour ne pas dire la parodie, des films d’action et des séries procédurales, mais la structure onirique de la série le justifie bien – ça l’excuse de tout, finalement. Bien sûr, Rachel, la femme se prenant pour un espion, est notre cas de la semaine et permet de bien comprendre la chronologie des événements pour un client de Reverie, offrant un peu plus de mythologie à la série.

Toujours perturbée par sa vision de la veille, Mara passe une sale nuit et est appelée à Reverie pour sauver Rachel qui est pourtant entrée dans son rêve la veille. L’équipe lui confie rapidement les informations essentielles – notamment le problème cardiaque de Rachel qui risque bien de la tuer si elle continue à prendre autant son pied dans ses rêves – et lui offre un bureau, avec en plus un espace personnel pour s’endormir.

Très vite, Mara se retrouve donc un casino rêvé et rencontre Rachel mal en point. Elle la libère d’une prise d’otage dans les toilettes en quelques secondes, puis suit Rachel dans une chambre d’hôtel où elle trouve un ticket de caisse lui indiquant de se rendre dans une marina. Il est marrant comme tout de voir le personnage de Rachel courir dans tous les sens alors que Mara montre rapidement des signes de fatigue à la suivre (et ce, même si elles sont toutes les deux en train de dormir et que Mara est censée maîtriser sa respiration). Cela permet un rythme infernal qui fait que l’épisode se déroule très vite et ne laisse pas le temps de se marrer du « jeu » prévisible du rêve de Rachel. Cette dernière refuse bien sûr de se réveiller, donc Mara se réveille pour se confier à Paul.

Deux choses à retenir de cette scène : d’abord que la machine reconnaît désormais Mara comme une « joueuse » (à défaut de meilleur terme), ce qui permet aux seconds rôles du rêve de la reconnaître, lui parler, la menacer. Ensuite, que les jeux d’espionnage sont très à la mode dans Reverie. Je suis à peu près aussi surpris que Mara, ce n’est pas ça que je demanderai en premier si je pouvais choisir n’importe quel rêve. Après, on est toujours sur un grand network, ça limite les possibilités.

Comme la semaine dernière, Mara utilise ensuite les ressources d’Onira Tech pour se renseigner sur Rachel grâce à Dylan, l’intelligence artificielle. Dylan révèle un mini-bout de son passé avec Lexi, ce que Mara entend bien évidemment, mais donne aussi le nom de l’école (merci pour le Bingo, point 8 !) où Rachel travaille. Cela permet à Mara de convoquer son collègue, même si elle est aussi perturbée en cours de route par une nouvelle vision de Brynn, qu’elle pourchasse dans les couloirs d’Onira – sous le regard inquiet de Charlie.

Paul la contacte donc, inquiet de possibles effets secondaires. Il la rassure autant que possible sur le fait que ce n’est que temporaire, mais il lui donne malgré tout des médicaments (c’est con, elle a tout jeté la veille) et lui conseille de cacher les photos le temps que ça passe. Bon, ces effets secondaires et hallucinations sont la conséquence de l’implant qu’elle a reçu dans le bras, mais ça me paraît encore trop simple pour que ce ne soit que ça. On verra bien.

Anton, le collègue de Rachel, révèle qu’elle a changé du tout au tout du jour au lendemain. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça donne de nouvelles données à Mara qui doit retourner dans le rêve de Rachel, cette fois avec une robe et un flingue codé par Paul. Cela lui permet de continuer à gagner la confiance de Rachel et mener son enquête sur l’événement de son passé qui a bien pu la traumatiser au point de lui donner envie d’être une espionne.

Malheureusement, elle perd sa confiance en lui demandant d’arrêter le jeu pour se réveiller. Mise de côté, Mara est forcée de revenir à Onira Tech, où Charlie lui présente Monica, qu’on a vue la semaine dernière en tant qu’investisseur. Elle est toujours là pour ça et ce n’est pas bien intéressant pour l’instant. Il est plus sympa de voir Charlie s’inquiéter pour Mara et Monica l’interroger sur le pourquoi de cette inquiétude. Cela donne l’impression que les personnages commencent à évoluer de manière sympathique.

L’état de santé de Rachel étant stabilisé, Mara peut rentrer chez elle et être de nouveau hantée par les éclats de rire de Brynn. Elle suit les conseils de Paul, avec médicaments et photos cachées. Cela semble la calmer pour le moment, donc elle reprend ses recherches avec Dylan le lendemain. Elle comprend rapidement que Vader, le méchant après qui Rachel en a dans sa rêverie, est en fait le père de celle-ci. Pour obtenir plus d’infos, elle a alors besoin de hacker un ordinateur et plutôt que de demander à Dylan de le faire, elle se sert de Lexi.

Il fallait bien qu’on commence à la connaître un peu mieux : c’est donc une immigrée qui a obtenu sa Green Card parce qu’elle était un génie et elle n’apprécie pas beaucoup Mara lui posant des questions sur Dylan. Bref, Mara retrouve la photo de Vader déjà vue plus tôt et demande à Charlie de faire ce qu’il peut pour retrouver l’homme et apporter des réponses à Rachel : il s’agit donc probablement de son père qu’elle n’a jamais connu, jamais rencontré, jamais vu autrement que sur cette photo.

Cette demande passée, Mara retourne auprès de Rachel car elle a fini de la psychanalyser : elle a compris que Rachel se débarrassait de tout le monde dans sa vie avec l’espoir que quelqu’un reste auprès d’elle malgré tout. Comme d’hab (oui j’ai déjà mes habitudes), on est sur une écriture toute simple, mais c’est addictif malgré tout.

Rachel tombe alors sur Vader et espère bien avoir quelques réponses – alors que Mara semble s’en foutre royalement de la condition cardiaque de Rachel maintenant qu’on approche des réponses. Oui, sauf que les réponses, Vader n’en a pas. Il n’est qu’une fraction de l’imagination de Rachel après tout, et celle-ci craque complètement face à lui. Elle finit par accepter de se réveiller, comprenant que ses réponses ne seront pas dans la rêverie.

De son côté, Charlie se débrouille pour retrouver le père de Rachel grâce à la bague qu’il portait sur la photo que Rachel avait sur son ordinateur depuis la mort de sa tante – mort qui l’a plongée dans cette dépression puisqu’elle a découvert cette photo de son père dont elle n’avait jamais entendu parler avant. Cela permet un happy ending pour Rachel qui retrouve son père grâce à un ami de celui-ci. Et malgré le deal que l’homme avait passé avec la mère de Rachel, il souhaite apprendre à mieux la connaître et lui présenter sa famille. Ah les happy endings de networks.

Mara continue de vouloir développer une relation avec Lexi… et ça commence à faire son effet. Paul lui explique que Dylan était son frère jumeau, ce qu’on avait tous deviné assez facilement. La fin d’épisode voit Mara seule chez elle recommencer à entendre Brynn et décider d’entamer le dialogue avec elle. Reste à voir à quoi ça servira, mais après tout si Lexi continue à parler à son frère, il n’y a pas de raison qu’elle ne fasse pas pareil.

> Saison 1

Reverie (S01)

Synopsis : Mara Kint, ancienne négociatrice de prise d’otages, accepte un nouveau travail consistant à sauver l’esprit de personnes coincées dans un programme de simulation de réalité virtuelle, Reverie.

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Pour commencer, c’est plus d’un an après la première annonce de cette série que NBC se décide enfin à la diffuser, et ça fait donc un an que je l’attends de pied ferme. La série marque en effet le retour de Sarah Shahi sur le petit écran, deux ans après la fin de Person of Interest (déjà). Il était donc temps qu’on la retrouve et je suis ravi de voir qu’elle a choisi une nouvelle série de science-fiction pour faire son retour, c’est exactement mon type de séries préférées. Et quand en plus ça parle de rêves, sujet de mon roman inachevé depuis des années (lalala), ça attire carrément mon attention.

J’ai mis longtemps avant de voir le trailer qui était je trouve très convaincant et je me lance donc avec plein d’espoir dans cette nouvelle aventure… mais aussi avec une certaine anxiété : NBC en a fait une série d’été à la diffuser si tard, et ce n’est jamais bon signe, car la série aurait pu être prête dès septembre s’ils l’avaient voulu. Autrement dit, ils ne sont pas convaincus à 100% par son potentiel – et c’est probablement l’aspect SF qui lui porte préjudice.

Je vais mettre de côté toutes ces angoisses existentielles et savourer le pilot comme il se doit, pour voir si ça vaut autant le coup que ce que j’en espère ! Ci-dessous, mes avis sans spoiler, cliquez sur le titre pour avoir plus d’informations.

S01E01 – Apertus – 20/20
J’adore, tout simplement. C’est le coup de cœur que je voulais qu’elle soit. Que propose la série sur le long terme ? Assez clairement, un procédural original puisqu’il repose sur la science-fiction. C’est parfait. Il faudra bien pimenter tout ça avec quelques échecs et missions à risques, mais il y a déjà de quoi tenir toute la saison. En parallèle, la série ne néglige pas de mettre en place un fil rouge (voire même deux) histoire de donner envie de revenir chaque semaine pour percer le mystère. Je lui souhaite une longue vie : ce pilot la fait en tout cas entrer directement dans mes séries préférées… il faudra voir si ça se confirme sur le long terme.
S01E02 – Bond. Jane Bond. – 18/20
Je réajuste un peu la note par rapport à la semaine dernière où je surnotais : on est sur une série de network après tout, c’est prévisible et souvent cliché… mais tout passe bien. La série répond parfaitement aux attentes qu’elle suscitait, avec une intrigue de la semaine n’empêchant pas le développement d’autres histoires en fil rouge et pour accentuer les dynamiques entre les personnages. J’adore, tout simplement.
S01E03 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.
S01E04 – Blue Is The Coldest Color – 16/20
Un bon épisode prenant le temps d’approfondir la mythologie de la série tout en proposant un cas de la semaine qui parvient à changer des trois précédents (bon, heureusement qu’ils sont capables de fournir plus de trois histoires originales quand même). J’aime toujours autant, surtout que chaque semaine approfondit les personnages et leur passé.
S01E05 – Altum Somnum – 16/20
Le fil rouge est mis de côté cette semaine pour que soit enfin travaillé avec plus d’approfondissement l’ensemble des relations et dynamiques entre les personnages de la série. Après quatre épisodes, c’est exactement ce dont la série avait besoin pour continuer de nous accrocher et pour que l’on s’attache à ses personnages. C’est bien joué de la part des scénaristes.
S01E06 – Pas de Deux – 16/20
Encore un bon épisode mêlant savamment une intrigue à la semaine plutôt classique et attendue étant donné le contexte de la série avec une intrigue de fond qui développe plus précisément les personnages et leurs dynamiques. Il est surtout question de Mara dans cet épisode, mais il faut dire qu’il y a beaucoup à faire avec elle aussi !
S01E07 – The Black Mandala – 16/20
La série continue de faire son travail de divertissement à merveille. C’est un peu prévisible, mais pas trop, c’est engageant et je suis vraiment pris dans l’intrigue fil rouge qui se complexifie toujours plus. J’espère que l’annonce d’une saison 2 ne tardera plus, parce qu’ils la méritent. Ce genre de série fonctionne toujours bien sur le long terme côté intrigue, en plus. Doigts croisés.
S01E08 – Despedida – 17/20
L’intrigue de la semaine a eu la bonne idée d’être une intrigue que je n’avais jamais envisagé et de ne pas être la seule à laquelle nous assistons cette semaine. Le fil rouge continue ainsi de se développer, faisant de la série une épopée plus complète et plus passionnante encore. L’aspect procédural me freine dans la motivation et la bonne note, mais autrement, c’était bien génial.
S01E09 – The Key – 19/20
On quitte la forme du procédural cette semaine pour se consacrer pleinement aux différentes intrigues fil rouge de la saison. Il faut dire aussi qu’on approche à très grands pas de la fin de saison, donc ça n’a rien de très surprenant de voir la forme de la série changer pour se consacrer à ça. Les choses accélèrent donc, des réponses tombent et la série est vraiment trop cool. J’espère vraiment une deuxième saison.
S01E10 – Point of Origin – 15/20
À trop vouloir en faire d’un coup et en empruntant des dizaines de raccourcis, l’épisode final ne parvient pas à délivrer toutes ses promesses. Au contraire, je trouve qu’il en ressort plus brouillon que le reste de la série et qu’il n’a pas réussi une seule fois à me faire sentir ses enjeux. Ce n’était pourtant pas faute de l’attendre et de miser dessus, mais c’est peut-être ça le problème, finalement.

Reverie – S01E01

Épisode 1 – Apertus – 20/20
J’adore, tout simplement. C’est le coup de cœur que je voulais qu’elle soit. Que propose la série sur le long terme ? Assez clairement, un procédural original puisqu’il repose sur la science-fiction. C’est parfait. Il faudra bien pimenter tout ça avec quelques échecs et missions à risques, mais il y a déjà de quoi tenir toute la saison. En parallèle, la série ne néglige pas de mettre en place un fil rouge (voire même deux) histoire de donner envie de revenir chaque semaine pour percer le mystère. Je lui souhaite une longue vie : ce pilot la fait en tout cas entrer directement dans mes séries préférées… il faudra voir si ça se confirme sur le long terme.

> Saison 1


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That’s like a field trip to heaven.

La série commence immédiatement par une scène avec tellement de fond vert qu’on sait que nous sommes dans l’un des rêves vendus par la série : c’est l’anniversaire de mariage d’un homme qui s’avère être dans un coma à cause du programme Reverie. C’est intéressant comme intro, et c’est sacrément rapide. On rencontre ainsi Lexi, qui a créé le programme Reverie et s’inquiète de voir ses usagers tomber dans un coma dont ils ne se réveillent plus.

Le personnage de Sarah Shahi est ensuite introduit comme une prof faisant faire à ses élèves un exercice très classique d’impro théâtrale, avec tout le monde se baladant dans la pièce et alors qu’une étudiante est censée les tuer au fur et à mesure. C’est un exercice que j’adorais faire et qui demande effectivement un bon sens de l’orientation. Notre personnage principal s’appelle Mara et est interrompue dans le cours qu’elle donne par Charlie.

On enchaîne sur une scène hyper basique critiquant l’usage abusif du téléphone portable (c’est hyper basique parce que très cliché : ils sont dans la rue et personne ne se parle dans la vingtaine de figurants censés manger ensemble… n’abusons pas : ça n’arrive pas ; pas à ce point en tout cas). Et en même temps, la série semble se dérouler dans un futur proche, donc admettons.

Charlie nous présente alors la série : il gère un système de sécurité privée bossant pour Reverie et il a besoin de Mara pour libérer des otages, ceux qui sont donc otages d’eux-mêmes dans les comas. Reverie ? Un programme qui te permet de retrouver ton souvenir préféré et le revivre, tout en ressuscitant aussi des gens grâce à… leurs réseaux sociaux ? Moui, si tu ressuscites des gens dans tes rêves autant le faire avec tes souvenirs d’eux, je ne vois pas bien ce que les posts des réseaux sociaux peuvent apporter.

Bon, peu importe, vous me direz. Charlie veut donc que Mara aille voir les personnes coincées dans les rêves dont ils n’arrivent plus à se réveiller. Ben oui, tu m’étonnes aussi, Mara décrit ça comme le paradis, moi non plus, je ne suis pas sûr de vouloir me réveiller du paradis.

La série est introduite plutôt bien et de manière malgré tout classique : on a ensuite droit à un flashback nous montrant que Mara est complétement brisée car elle n’a pas réussi à sauver sa sœur de son mari violent et jaloux la braquant avec un flingue. J’adore déjà le personnage de Mara, pleine de sens de l’observation, de réparti et d’un bon humour – capable de mettre le stress de côté pour occuper comme elle peut son beau-frère. C’était donc difficile comme flashback, parce qu’on ne voulait pas la voir se planter, et on savait d’avance qu’elle allait se planter. C’est un peu dommage de commencer la série par là d’ailleurs, mais donc elle se plante, perd sa sœur et sa nièce de deux coups de feu et se retrouve à se bourrer de médicaments et d’alcool par la suite. Forcément, surtout qu’elle se sent coupable car les flics ont débarqué avec sirènes quand elle les a appelés. Inutile de dire aussi que son connard de beau-frère finit par se suicider sous ses yeux.

Un personnage brisé qu’on envoie dans les rêves des gens pour les ramener à la vie ? Humph, ça ne peut que virer à la catastrophe cette chose, mais c’est déjà passionnant. On note que la série a en dix minutes une énorme mythologie déjà en place ; avec un « Onira Tech » responsable de Reverie que j’imagine déjà se transformer en méchants dans le futur, Dylan l’intelligence artificielle qui ne peut que rappeler la Machine de Person of Interest et une technologie d’implant permettant aux gens de se connecter entre eux.

Mara accepte donc de bosser pour Reverie et rencontre Paul, un créateur de rêves qui propose de lui donner un cours de tout ce qu’elle peut faire une fois connectée aux rêves. C’est top, ça passe par l’emploi du latin comme formule magique et ça envoie Mara dans une forêt où nous apprenons les règles de ce nouveau monde dans lequel elle peut courir mais pas encore voler, dans lequel elle n’a plus peur du feu… mais peut encore être confrontée à ses peurs les plus profondes, comme se noyer. Par chance, il suffit de dire « Exitus » pour se barrer du programme, donc tout va bien pour elle.

Mara décide ainsi qu’elle a tout ce qu’il faut pour enchaîner directement sur sa première mission, contre l’avis de Charlie et de tout le monde n’étant pas Lexi. C’est bien la seule à penser que Mara doit se précipiter et se connecter à un patient dans le coma. Paul est surtout inquiet car aucun test n’a jamais été réalisé sur la version permettant à deux rêveurs de se connecter.

Charlie rend des comptes à une femme que l’on ne connaît pas encore, Mara continue de s’entraîner et réussit tellement bien et tellement plus vite que tout le monde qu’elle obtient rapidement sa récompense (revivre son plus beau souvenir – qui n’est pas avec sa sœur et sa nièce), et elle rentre rapidement dans le rêve de Tony après une rapide enquête sur les réseaux sociaux de celui-ci : il a rejoint sa femme décédée dans un rêve, abandonnant derrière lui sa fille.

Celui-ci la repère vite et ne veut pas d’elle dans son coin de paradis… Elle le pourchasse à travers plusieurs lieux, aperçoit sa propre nièce (oho, fil rouge ?) et explore tout le rêve de l’anniversaire comme elle peut. Elle finit par être nez à nez avec Tony et ça se passe bien mal : il a de sacrés pouvoirs dans son rêve et est capable de la virer en la faisant tomber d’un immeuble. Reste à savoir si elle peut mourir dans Reverie, ce qui ajouterait du suspense quand même (enfin dans quelques épisodes/saisons quand ils seront plusieurs à se rendre dans les rêves en même temps).

Mara mène ainsi son enquête dans la réalité auprès d’Iris, la fille de Tony, qui lui donne plus d’informations sur son père – et ses parents en général. Elle finit par retrouver le papillon qui semblait perturber Tony dans sa rêverie grâce à Dylan et les photos des réseaux sociaux. C’est assez flippant de voir une intelligence artificielle si développée, mais ça permet de voir que les scénaristes ne rigolent pas avec leur intrigue et ses moindres détails, jusqu’au nom du personnage principal.

Grâce au papillon et à quelques interrogatoires avec les amis de Tony, Mara parvient à comprendre que Tony se sent coupable et compte profiter de cette culpabilité pour le réveiller. C’est rapide et brillant : elle parvient à gagner sa confiance en lui disant la vérité et en orientant aussi vite que possible la conversation sur sa femme, sa demande en mariage et ses regrets. Oui, parce que sa femme était malade, ce qu’on a appris grâce à la meilleure amie de celle-ci.

En fait, Tony a tué sa femme : il se droguait – une drogue papillon – et a eu un accident alors qu’il l’emmenait à l’hôpital. Évidemment, elle en est morte et évidemment, il se sent coupable et son deuil n’est pas terminé. Mara lui parle de son propre deuil qu’elle a du mal à faire, mais c’est surtout une stratégie pour lui apprendre qu’il est dans le coma et qu’Iris l’attend à son chevet.

Tony se décide donc à dire adieu à sa femme, cette version rêvée de sa femme qu’il abandonne sur un toit de San Franciso et… il se réveille dans sa chambre d’hôpital, à l’indifférence totale de Lexi.

C’est donc un happy end – mais n’oublions pas que Charlie a appris que Mara avait quelques troubles psychologiques, à cause d’un test médical de Paul. La femme contactant Charlie tout l’épisode ? Un futur investisseur pour Onira Tech, apparemment. Vous voyez, je l’avais dit qu’il y aurait une intrigue louche là-dessous.

Lexi a encore beaucoup à gérer et se met à jouer aux dames avec Dylan – qu’elle prend pour son petit frère aussi perdu ? Mystère – elle a possiblement créé l’IA à l’image de son frère volontairement. De retour chez elle, Mara décide de se débarrasser de l’alcool et des médicaments… pour mieux entendre le rire de sa nièce, Brynn, et l’apercevoir dans un couloir de son appartement.

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