You – S05E04 – My Fair Maddie – 17/20

Bien, j’ai l’impression que cette saison va rester sans fausse note : elle est plutôt bien écrite, malgré quelques énormités et même si elle n’est pas forcément impeccablement jouée. En vrai, elle l’est juste assez pour qu’on reste devant l’écran en étant happé par l’histoire. Je suis pris au piège et je sais que je vais la dévorer : ils ont retrouvé ce qui manquait désespérément en saison 2 et surtout en saison 3. Comme quoi, ça vaut le coup de s’accrocher parfois : les séries peuvent redevenir bonnes. Il suffit d’y croire… Ou de se laisser charmer par les pensées d’un psychopathe pas toujours aussi malin qu’il pense être.

Spoilers

Joe propose à Maddison une si belle idée : prendre la place de sa sœur.

What nineties family comedy are you living in? Twins don’t actually switch places.

Oh lala, ça y est, j’en ai marre de Louise/Bronte. Joe est fasciné par elle et c’est foutu, il va falloir supporter ça pour un moment encore. C’est dommage, parce que le reste du personnage est bien. Comme d’hab, je continue d’être confronté à plein d’émotions contraires avec lui : je l’aime bien, mais c’est un tueur que je ne devrais pas aimer. N’est-il pas un bon papa, tout de même ?

Kate le pense certainement, mais elle pense aussi qu’il peut aller se faire foutre s’il pense vraiment qu’elle va le laisser la déboussoler. Elle est une reine, voyons, il n’a aucun pouvoir sur elle. Elle l’émascule tellement qu’il finit par aller se masturber sous la douche en pensant encore avec Louise. Cela va tellement mal se passer ! C’est un peu comme l’échange des jumelles…

J’aime bien que Maddie fasse remarquer à Joe qu’il vit dans une sitcom des années 90 s’il croit vraiment que son plan peut marcher, mais en même temps, elle aime bien l’idée de pouvoir prendre la place de sa sœur, de sauver son amant d’un divorce compliqué et de pouvoir être riche au passage. Elle doute de la faisabilité, elle s’inquiète d’où Reagan sera, Joe lui ment et envisage déjà le meurtre à venir. Maddie reprend son entraînement pour être sa sœur et marche vraiment dans le plan, jusqu’à ce qu’ils soient interrompus par Louise. Je la déteste, vraiment.

Elle se débrouille pour se retrouver coincée sous une étagère de livres, et il n’en faut pas plus pour que Joe y voit un nouveau fantasme. Tss. Après lui avoir parlé d’une liaison qu’elle n’assumerait pas même si elle prendrait du plaisir la veille, elle décide de retirer ça en expliquant qu’ils ne sont pas du tout à ce stade de leur relation. Lol. Du côté de l’humour, il y a aussi une bonne scène où Louise demande à lire de nouveaux écrits de Joe, mais bon, ses seuls écrits sont… sexuels. Et la concernent.

En l’absence du livre de Joe, Louise propose à son auteur préféré de lire ce qu’elle écrit désormais – et qui est désormais mieux que sa scène de cul de l’épisode précédent. Il apprécie vraiment ce qu’il lit, au point d’avoir l’impression de lire son journal intime. Bien sûr qu’il aime entrer dans l’intimité de Bronte. Elle en profite ensuite pour lui dire qu’elle aime les types qui sont plutôt gentils, mais n’hésitent pas à devenir des monstres pour protéger ceux qu’ils aiment. Le tableau du « good/neutral/evil » est plutôt connu et j’ai du mal à croire que Joe ne le connaisse pas déjà, mais c’est intéressant de voir Louise trouver toujours les mots parfaits pour séduire Joe.

Oui, elle est… parfaite. Comme le titre VF qu’on avait collé à la série en saison 1 et qui semble avoir disparu depuis (faut dire que « you », c’est bien suffisant) même si je l’ai gardé au cas où sur le blog. En tout cas, elle donne à Joe l’idée qu’il lui manquait : Maddie doit devenir chaotic evil comme sa sœur pour être Reagan. Il n’en faut pas plus pour qu’il aille la coacher, et ça fonctionne si bien.

De son côté, Kate donne rendez-vous à Reagan pour la confronter une nouvelle fois. Il est hors de question pour elle d’avoir une ennemie pareille au sein de son entreprise. Elle essaie de l’évincer, mais c’est trop tard : Reagan a déjà tout compris, comme Bob avant elle. Reagan propose donc à Kate de démissionner pour s’éviter la honte de la révélation que Joe est le meurtrier de Bob, mais aussi de Rhys. Et oui, elle a fait les maths comme il faut. Tant mieux pour elle, je suppose, mais elle devient une cible vivante pour Kate.

Prise de court, Kate n’a plus d’autres choix que d’imaginer sa vie sans être PDG du groupe. Elle décide de démissionner et s’en confie à Joe, qui lui fait prendre confiance que le chantage de Reagan ne pourra pas s’arrêter là. Pourtant, Kate ne veut surtout pas devenir une meurtrière comme Joe : elle déteste qu’elle y pense sérieusement concernant Reagan et elle déteste surtout que Joe ne veuille plus contrôler cette part de lui. Ah bordel. Kate, tu viens de signer ton arrêt de mort avec cette tirade et cette décision.

Kate envisage de quitter New-York, ce qui est inenvisageable pour Joe. C’est amusant quand même de nous avoir vendu Kate en saison 4 comme la nana qui accepterait le passé de Joe et ses tendances meurtrières pour maintenant la faire rétropédaler. Qu’elle n’approuve pas le plaisir qu’il prend en tuant, je peux comprendre et c’est raccord. Mais jusqu’ici, elle était OK pour les meurtres quand ils étaient un besoin ; une solution de facilité. Pourquoi ne serait-ce plus le cas désormais ? C’est peu clair, honnêtement. Au moins, ça fait que je commence à l’apprécier davantage… mais c’est trop tard, elle se condamne à mort.

Une autre qui s’est condamnée à mort ? Reagan. Elle savait ce qu’elle faisait cependant : elle est largement capable de se défendre et elle le prouve. Joe essaie de la kidnapper pendant sa séance de yoga, mais Reagan ne se laisse pas faire. Aha. Il est bon de voir Joe se faire pousser dans la piscine et dégommer par la riche héritière qui n’est pas que ça. Elle est excellente et le fait bien souffrir, allant jusqu’à lui mordre l’entrejambe. Cheh. Si ça pouvait le calmer, un peu…

Bien sûr, dans le combat, elle comprend qu’elle a affaire à Joe et est surprise de voir que Kate a osé lui envoyer – même si elle a toujours su qu’il était un psychopathe. Franchement, elle se débat super bien et j’ai du mal à croire qu’elle finisse par se faire avoir juste en se faisant frapper par une quille. Et puis, pourquoi fuir en courant dans son immense jardin ? Elle n’a pas de téléphone ? De panic room ? C’est si peu crédible.

Bon. Il fallait bien que la série avance dans la bonne direction pour plus de drama, cela dit. Joe décide ainsi de garder Reagan en vie et de la ramener dans la cage elle aussi. Maddie s’inquiète de savoir si sa sœur est en vie, mais c’est un vrai psychopathe à qui elle a affaire : Reagan est en vie juste pour que Joe puisse forcer Maddie à la tuer. L’idée est simple : soit Maddie tue Reagan, soit il les tue toutes les deux. Selon lui, la culpabilité de tuer Reagan fait que Maddie n’irait pas voir les flics. Je n’en suis franchement pas convaincu ! Mais bon, Joe la laisse avec un choix à faire et basta.

Une fois que c’est fait, il monte à l’étage, parce que c’est important de ne pas rester dans le sous-sol de la librairie : Bronte a organisé pour lui la grande réouverture de la librairie le soir-même. C’est beaucoup trop tôt, mais Joe n’est plus capable de résister à Bronte. Il doit donc faire face à une grande ouverture en plus du stress d’avoir les jumelles dans la cage. J’adore l’actrice, mais j’ai du mal à comprendre comment pourquoi ils n’ont pas casté de vraies jumelles. Non parce que… malgré tous les efforts, elle n’est pas non plus Tatiana Maslany et je ne vois pas deux actrices différentes – je ne vois pas quand Maddie essaie d’être Reagan, par exemple, c’est juste la même actrice. Bref.

Reagan finit par se réveiller dans la cage et est un peu terrifiée d’y être, comprenant que Joe est le cinglé qu’elle pensait qu’il était. Cela lui pose évidemment un problème énorme, et ça ne fait qu’empirer quand elle apprend que Joe voulait juste que Maddie la tue. C’est amusant aux yeux de Reagan, Maddie s’en offusque et ça mène à une scène où les deux jumelles peuvent se dire les quatre vérités qu’elles ont besoin de se dire.

Reagan est une énorme connasse avec sa sœur, en vrai, et on pourrait comprendre que Maddie soit tentée de la tuer. Elle n’est pas comme ça, cependant. Après, Reagan sait comment la pousser à bout : elle révèle que pendant la grossesse, Maddie a failli mourir et que s’il avait fallu faire un choix entre elle et le bébé, Reagan aurait choisi le bébé. Reagan cherche vraiment à se faire tuer, je pense. Elle n’a pas tort sur tout ce qu’elle dit : elle insiste sur le fait que Maddie ne manque à personne après une semaine dans la cage, par exemple.

Pendant ce temps, à l’étage, la grande réouverture a lieu et voit Clayton, l’ex de Bronte, se pointer. Quand il commence à la menacer d’un peu trop près au goût de Joe, le libraire psychopathe est forcé d’intervenir. Il s’interpose physiquement entre Clayton et Bronte. Jouer les protecteurs comme ça, c’est un réflexe, mais Bronte le prend mal : elle considère que ce qu’il fait est romantique (pas du tout ?). Pire : elle a trouvé ses écrits érotiques sur elle et elle les trouve merveilleux. Je vous jure… Elle a intérêt à être là pour piéger Joe, sinon je vais être méga déçu ! Les pages ne sont pas terribles, en vrai, qu’on ne me dise pas qu’une lectrice de romance trouve ça incroyable ! Et en plus, ils ont leur conversation en-dehors de la librairie, laissant les potentiels clients seuls à l’intérieur. Ils sont amusants.

Quand Joe revient dans le sous-sol, c’est pour mieux constater que Maddie a tué Reagan. Je reste un peu suspicieux : l’actrice étant la même dans les deux rôles (à peu de choses près), je n’arrive pas à savoir si Reagan a tué Maddie et changé de vêtements ou si Maddie a tué Reagan comme on veut nous le faire croire.

Quoiqu’il en soi : Joe est sûr d’avoir affaire au cadavre de Reagan. Il envoie Maddie en réunion le lendemain matin. Kate envisageait de démissionner, mais elle est stoppée par celle qu’elle croit être Reagan, qui annonce sa propre démission finalement. Mieux encore : « Reagan » en profite pour offrir une petite promotion à Madison, puis pour laisser Kate imposer Teddy comme actionnaire dans le board également. Bon, tous les délires autour de la société me laisse un peu de marbre – encore des gens payés à faire semblant de bosser à la direction, en vrai – mais c’est important pour Kate et Joe apparemment.

Joe flippe que Kate ne comprenne qu’elle n’a pas affaire à Reagan, mais ce n’est pas le cas. Malgré tout, elle reproche à Joe d’être intervenu, surtout qu’elle ne le croit pas quand il affirme n’avoir rien fait d’autre que forcer Reagan à reconnaître qu’elle n’avait aucune preuve et bluffer. Il a déjà été meilleur menteur que ça. Bref, Kate est méga froide avec lui, alors Joe va chercher chaleur et réconfort ailleurs : ça tombe bien, il a Bronte qui prévoir de quitter la librairie et a bien besoin qu’on lui dise de rester… en la pénétrant, de préférence. Tss. Joe Goldberg, tu n’apprendras donc jamais.

You – S05E03 – Imposter Syndrom – 17/20

Je dois dire que les twists sont plutôt bons, mais que pour l’instant, à chaque fois, j’ai l’impression que c’est prévisible et que ça joue sur des attentes qu’on a déjà. Pour autant, ça fonctionne et la série continue de donner ce petit shoot de drogue qui nous fait rester et même revenir, juste pour un épisode de plus (jeu de mots volontaires avec le titre de ce blog, oui). Il va falloir que je me fasse violence pour ne pas y passer la nuit peut-être ? Pour l’instant, la saison me plaît… même si certains de ses personnages beaucoup moins, comme vous allez vite le découvrir en lisant cette critique !

Spoilers

Joe a mis en cage la mauvaise sœur jumelle.

If you’re so smart, why can’t you find your way out of this one?

Joe comprend son erreur et réfléchit à ce qu’il peut bien faire désormais qu’il a piégé la mauvaise jumelle. Il commence par écrire le meurtre de Maddie et on nous le vend comme ce qui est en train de se passer. Comme si ! On ne va pas tomber deux fois dans le même piège en si peu d’épisodes, tout de même.

Comme il ne peut pas décemment tuer les deux jumelles, il décide d’expliquer à Maddie qu’il avait un petit crush sur elle, en vain, puis de la faire chanter par rapport à sa liaison. Maddie est moins idiote qu’il n’y paraît : elle comprend bien vite que Joe avait pour intention de kidnapper sa jumelle pour la tuer, comme il a tué Bob d’ailleurs. Maligne.

Kate continue de s’occuper d’Henry dans cet épisode, en le préparant notamment à aller voir un psy. Elle cherche aussi à gérer le problème que représente Reagan, avec l’aide non voulue de Joe (elle détruit ses propositions, c’est génial) et de Teddy. En fait, l’aide de Joe est tellement non voulue qu’elle cherche ensuite à s’en débarrasser : elle lui fait comprendre qu’elle va gérer le problème Reagan toute seule, parce qu’elle n’a clairement pas confiance en lui.

Il le prend mal, mais ça lui donne l’occasion de retourner à sa librairie où il retrouve Bronte. J’ai vraiment du mal à la supporter à ce stade : Joe se plaint d’être bloqué dans son livre et elle répond du tac-o-tac que ça ne lui arrive jamais, parce qu’elle écrit trop et blablabla. Tu m’étonnes qu’elle ne bloque pas si elle passe son temps à papoter comme ça. Après, elle est rafraichissante pour Joe, d’une certaine manière : elle lui donne de nouvelles perspectives et lui conseille de se mettre à la romance par exemple. La romance en livres, hein.

Il accepte, mais passe tout de même voir Maddie pour tenter de la convaincre de lui donner des cartouches à utiliser contre Reagan. Maddie refuse de négocier avec Joe, au point où elle lui tourne le dos et ne lui parle pas. Elle finit par craquer tout de même pour raconter sa vie… Pourquoi ? Les scénaristes ont tout prévu : elle raconte à Joe qu’elle a déjà été enlevée et s’en est sortie. C’est surtout aussi qu’elle a bien compris à qui elle avait affaire.

Elle sait que Joe ne peut pas la tuer, sinon il l’aurait déjà fait. Et s’il veut la garder en vie, il va devoir lui apporter de l’insuline et elle va faire de sa vie un véritable enfer : j’aime beaucoup l’actrice, définitivement. Ce n’est pas nouveau de toute manière. Joe commence à regretter de l’avoir enlevée, vraiment.

Il se change les idées avec Bronte. Ils vont à une brocante ensemble et elle me casse de plus en plus l’envie de continuer la saison : elle est INSUPORTABLE. Comment Joe peut-il flirter avec elle ? Elle est très jolie, hein, mais ça ne fait vraiment pas tout. Les deux achètent des bouquins de romance, en parlant du mariage de Joe qu’elle trouve bien trop prévisible, puis, de retour à la librairie, ça termine en drague encore plus évidente. Elle se jette trop dans ses bras pour être innocente. C’est au mieux au paparazzi, au pire une nana envoyée pour faire tomber Joe. Envoyée ? Par Marienne, par Dina, par les parents de Love… Il a assez d’ennemis, pour ça.

Le pire, c’est qu’il continue de s’en faire. Je me demande vraiment où est passé par Harrison, en vrai, parce qu’il l’a juste laissé dans un placard sans son pantalon. En attendant, il continue de torturer Maddison comme il peut : en la privant de son insuline. Je l’aime bien Maddie, je n’ai pas envie qu’elle y passe, mais je vois mal comment ça pourrait se terminer autrement. Joe aussi, d’ailleurs : elle le pousse à bout et elle comprend vite à qui elle a affaire. Elle a beau l’appeler « boubou » tout du long, elle rencontre le psychopathe qu’il cache bien habituellement. Enfin. Qu’il cachait bien, parce que c’est de plus en plus visible.

Maddie refusant d’aider Joe, il la laisse sans insuline puis passe le reste de sa journée avec Bronte. Elle me tape de plus en plus sur le système et elle est trop écrite pour plaire à Joe pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Elle l’emmène donc à une scène ouverte où de jeunes auteurs essaient de présenter leur travail le plus récent – le but officiel de Bronte étant de faire en sorte que Joe soit débloqué.

Elle n’avait pas prévu de croiser son ex sur place, puisqu’il devait être dans le Vermont, mais si, si, il est évidemment là et lui fait passer un mauvais quart d’heure. Il finit par la forcer à partager ses écrits les plus anciens, notamment une très mauvaise scène de cul lue devant tout un public hilare. C’est si nul. Tout ça a pour but de nous faire nous apitoyer sur elle ? On apprend aussi à la connaître, bien sûr, à commencer par son vrai nom. Elle ne s’appelle pas Bronte, mais Louise. C’est plus crédible, mais ça reste trop littéraire pour Joe. En soit, ça peut être un prénom français, aussi, donc ça pourrait coller avec l’idée que Marienne l’envoie.

En parallèle de tout ça, Kate se rend auprès de Reagan pour essayer de régler les affaires entre elles et la forcer à accepter la nomination de Teddy. Sur place, elle croise Harrison. Il est donc sorti de son placard… et Joe n’a pas du tout assuré ses arrières : la sécurité l’a trouvé et a trouvé le portable de Maddie sur le sol. Reagan est donc au courant des tromperies de son mari.

Reagan demande évidemment le divorce et l’absence de Maddison ne semble suspicieuse à personne dans la famille, parce qu’il est dur d’assumer ce qu’elle a fait à sa propre jumelle. Reste quand même le fait qu’Harrison sait qu’elle a disparu, tout de même ! Non ? Il ne semble pas s’en soucier plus que ça. Quant à Kate, elle profite juste de l’opportunité pour forcer Reagan à laisser Henry tranquille : Reagan ne veut pas que le monde sache pour sa jumelle et son amant et Kate la menace avec ça. Problème Reagan réglé.

Joe pense que ça règle aussi son problème Maddie et lui annonce tout joyeux qu’elle va pouvoir se barrer avec son amant à l’autre bout du monde comme elle le rêvait. Le truc, c’est que Maddie bluffait quand elle disait s’en foutre, évidemment. Elle s’effondre aussitôt et on en apprend plus sur elle, pour continuer à l’apprécier. Les coucheries avec le mari de sa sœur ? Pas cool, mais en vrai, Reagan semble horrible avec elle – au point de la forcer à être sa mère porteuse pour Gretchen ?? Mais enfin, mais ça va pas ! Maddie fait tellement de peine que Joe en arrive même à ouvrir la cage pour passer du temps avec elle – un vrai être humain. Il est si compatissant, on a presque envie de l’aimer quand il lui tend son insuline.

Si j’apprécie beaucoup le personnage de Maddie, donc, il n’en reste pas moins que Joe est dans une impasse. Il tente évidemment de se changer les idées en se renseignant davantage sur le passé de Louise. Ce n’est pas glorieux et il la soupçonne évidemment de se jouer de lui – et même de se servir de lui. En allant sur son Goodreads, il découvre même qu’elle est « obsédée » par le livre de Beck. La meuf n’arrête pas de parler et de faire des analyses littéraires non demandées absolument tout le temps, mais sur Goodreads, elle laisse des commentaires en un mot ? Là, pour le coup, la série est mal écrite.

Joe décide de confronter Louise pour voir si elle se sert de lui ou non. Cela nous laisse avec une longue, longue scène où Louise se tape un quasi monologue sur son passé et sa vie misérable. Je n’arrive pas du tout à l’apprécier et c’est étrange. J’adorais Beck, je comprenais la fascination de Joe. J’aimas beaucoup Love, je comprenais la fascination de Joe. J’aimais bien Marienne, mais la saison était pourrie et ça semblait forcé. Kate ? Je la détestais avant cette saison, mais je crois que pas autant que je déteste déjà Louise après trois épisodes.

Elle manipule Joe, pour moi, mais il est sûr que ce n’est pas le cas. Il finit par lui citer le livre de Beck pour prendre au piège. Elle finit par lui avouer qu’elle est fan de son livre et que sa présence dans cette librairie n’était évidemment pas un hasard. Elle découvre en revanche la liaison entre Beck et Joe, et ça semble sincère quand elle le dit. Joe lui fait son regard charmeur et voilà Louise qui semble tomber dans le piège et réussir à obtenir ce qu’elle veut de lui. Ah. C’est si perturbant ce jeu de regards entre eux et les zooms, avec des plans de plus en plus serrés sur le visage de chacun.

Cela part encore plus en vrille quand ensuite Joe tombe vraiment amoureux de Louise. La lumière change, il y a un long silence entre eux et Joe comprend qu’elle pourrait être à lui. Il est pris au piège. Je suis sûr que c’est un piège… et en même temps… Tant mieux ? Ne veut-on pas la perte de Joe, en théorie ?

Il s’isole pour se mettre à écrire de la romance et toutes ses pensées perverses. Cela termine avec Louise qui débarque pour lire dans son dos ce qu’il écrit et le masturber. Bien sûr, on y croit. Joe se masturbe tout seul sur ce qu’il écrit, en fait. Cette série a toujours su comment nous gêner avec la sexualité de Joe, en vrai – et ça ne peut pas être pire que la première fois qu’il a couché avec Beth.

Après tout ça, Joe rentre chez lui auprès d’une Kate vraiment suspicieuse. Il a été assez idiot pour parler de Maddison dans un message vocal à Kate, qui forcément se retrouve à le soupçonner un peu, surtout qu’il n’est même pas si surpris quand il apprend que Maddie et Harrison couchaient ensemble. Et pourtant, il s’en tire trop facilement sur cette question, je trouve. Bizarrement, on en arrive même à une scène où Joe parle à cœur ouvert à sa femme : il lui explique qu’il a besoin d’un but précis dans la vie et que ses trois dernières années sont une torture pour lui. Kate n’est vraiment pas ravie de le voir assumer autant ses envies de meurtres, par contre. Il a beau la supplier de lui venir en aide et de comprendre son point de vue, c’est trop pour Kate. Évidemment que c’est trop !

La conversation entre eux atteint une impasse, à peu près au moment où Joe sort de la sienne concernant Maddie. Reagan a une idée de génie : elle se connecte à l’instagram de sa sœur pour faire un live où elle cède toutes ses parts de l’entreprise à Reagan. Ouep, elle se fait passer pour Maddie et parvient à convaincre Kate qu’il s’agit bien de Maddie. Si Kate déprime, Joe a l’idée du siècle qu’on n’avait pas du tout vu venir dis donc : il demande à Maddie si elle aimerait devenir sa sœur. Mouahaha.

You – S05E02 – Blood Will Have Blood – 17/20

La saison avance à un bon rythme et exécute plus rapidement que je ne m’y attendais quelques-uns des twists qu’ils allaient obligatoirement utiliser à un moment ou un autre. C’est une bonne chose : plutôt que de faire trainer les surprises, ça permet d’avancer et de leur laisser un coup d’avance sur les pistes de réflexion qu’on pourrait avoir.

Spoilers

Finalement, la fin heureuse pour Joe, ce n’est pas de ne plus tuer. C’est d’assumer qui il est.

It’s more than a fresh start. It’s a resurrection.

Trois ans sans tuer et bim, Joe retombe aussitôt dans ses travers. Il est heureux de savoir que son côté sombre a aidé Kate à aller beaucoup mieux. Par conséquent, il reprend toutes ses pires habitudes : on le voit faire son petit ménage dans la librairie, tout heureux de retrouver ses habitudes. C’est une résurrection et ça lui fait du bien. C’est vrai qu’il est vraiment beau et mieux qu’en saison 4 où il déprimait tout le temps, mais il n’en reste pas moins que c’est un psychopathe.

La mort de Bob fait du bien à Kate, mais il y a tout de même quelques remous. Elle est inquiète, surtout qu’elle sait que Joe a écrit le meurtre avant de le rendre réel. Elle lui demande donc de tout brûler, mais ça ne flatterait pas l’égo de Joe, ça.

Bronte commence sa première journée avec bien trop de confiance pour une employée. Tu m’étonnes qu’elle ne soit pas habituée d’avoir de la chance si elle parle comme ça à tout le monde : elle débarque avec un fauteuil pris dans la rue et insiste pour l’installer dans la librairie, contre l’avis de Joe. Lui, il a rapidement l’impression qu’ils flirtent ensemble, alors ça lui va… mais nous, on sait à quel point tout ça est une mauvaise idée.

En plus, elle lui révèle qu’elle dort toujours dans la librairie car son salaire n’est pas suffisant pour se payer un loyer. Hop, elle obtient aussitôt une augmentation, fait la morale à Joe qui vit en-dehors de son vrai monde à elle et… accepte évidemment. Joe la trouve énervante et captivante à la fois. Moi, je la trouve énervante.

Le flirt est interrompu par un appel de l’école (oh non, je connais l’actrice qui joue la directrice et ce n’est pas une bonne nouvelle) : Henry qui ne voulait pas y aller a profité de la journée pour se battre avec sa cousine. Il pète le nez de la fille de Reagan, qui appelle la police. Lol. Belle ambiance dans la famille. La directrice de l’école applique une tolérance zéro vis-à-vis de la violence et ça énerve particulièrement Joe. Allez, on va donc suivre Joe en tant que papa ? Pourquoi pas, c’est plutôt logique. La directrice m’a quand même fait rire : qui demande directement aux parents s’ils ont été victime de violence enfant, sérieusement ? Certes, elle a raison et c’est amusant, mais bonjour la crédibilité. Après, cette série n’a jamais été des plus crédibles.

La violence d’Henry ? Elle n’a rien de surprenant, Gretchen a balancé dans la cour de récréation que la mère d’Henry était une meurtrière, parce que Reagan lui avait dit. Mouahaha. C’est vicieux. Après, Joe l’est tout autant en mentant à son fils. Le soir, il rentre pour découvrir que Kate a décidé d’inviter Reagan pour apaiser les tensions entre les deux familles : Reagan commence déjà à balancer à tout le monde ce qu’il s’est passé.

Quand elle apprend ce que Reagan a dit devant sa fille, Kate est choquée, mais le couple met au point un plan où ils sont la famille parfaite devant Reagan et Harrison. Ce n’est pas si évident : Harrison est un mari trophée, Reagan est insupportable. Elle ramène sa sœur et son nouveau mec sans prévenir ses hôtes, mais Kate a un coup d’avance aussi : elle a invité Teddy. Chacune a son soutien, au moins.

Le repas de famille n’est pas exceptionnel : c’est silencieux entre eux. Nous, au moins, on voit tout de suite ce qu’on doit voir : Harrison regarde Maddison avec un peu trop d’insistance pour que ce soit innocent. Pendant le repas, Kate propose quelques jours de vacances en famille dans les Hamptons, en souvenir du bon vieux temps. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner, une fois de plus ?

Reagan n’est pas trop fan de la proposition : elle veut un remboursement de la rhinoplastie de sa fille, qu’Henry ne retourne pas dans la même école et des excuses. Elle va loin, ça énerve Joe mais Kate décide d’être hyper fairplay et de s’excuser pour le comportement d’Henry. J’ai du mal à croire que personne ne parle de Love la meurtrière autour de cette table, mais bon, c’est le cas. Il faut faire confiance aux scénaristes, je suppose ?

Joe doit apprendre à suivre sa femme, cependant : il s’excuse donc à son tour, tout ça pour que Reagan le titille encore plus en ne le croyant pas. Elle cherche tellement la merde. Ce qui est intéressant, cependant, c’est que ça mène à une accusation de Joe qui dévoile que Reagan ne parlait pas de Love en parlant de meurtrière. Non, elle soupçonne Kate d’avoir tué Bob, comme leur père a vécu le suicide de quelques ennemis par le passé. C’est exceptionnel. Teddy vient à la rescousse de sa sœur, en assurant avoir vu les images du suicide. Oh, le menteur.

Reagan n’en démord pas : Kate a tué son oncle. Et partant de là, Kate a une ennemie bien plus redoutable que prévu : Reagan. Elle menace Kate et l’ensemble de sa vie parfaite, elle le fait sans le moindre détour et Henry qui entend tout décide… de lui balancer un couteau à la figure. J’ai tellement ri ! C’est mal de lancer des couteaux, mais j’ai ri, désolé. Pas désolé. Voilà qui met un terme à la soirée mondaine, en revanche.

Après tout ça, Joe envisage de parler à Reagan comme il a parlé à Bob. Cela ne plaît pas à Kate et, en vrai, elle a raison : au-delà de l’aspect moral d’aller tuer encore quelqu’un d’autre, ce serait quand même très grillé qu’ils sont derrière son suicide après une telle soirée. Le plan de Kate est plus raisonnable : elle veut faire appel à des avocats et mettre Henry en thérapie. En vrai, ça ne peut que lui faire du bien, mais non, Joe ne voit pas ça comme ça : il prend très mal qu’elle remette en question son fils et son identité.

Au grand étonnement d’absolument personne, Bronte, qui dort dans la librairie, est une grande curieuse qui ne met pas longtemps à aller fouiller dans la vie de Joe. Je trouve ça surprenant : Joe n’a apparemment pas cherché à se renseigner sur sa nouvelle employée. Elle, elle le fait en fouillant la librairie et en s’intéressant particulièrement aux secrets de Joe, qui lui a interdit d’aller dans la cave où se trouve la cage.

Je comprends pourquoi il le fait, mais évidemment qu’en interdisant à quelqu’un comme Bronte d’aller quelque part… elle a pour premier réflexe de s’y rendre. Elle manque de peu d’être surprise par Joe, mais le but est évidemment qu’elle ne sache pas trop vite ce qu’il y a dans la cave. Il faut garder du suspense pour plus tard.

Il n’empêche que Bronte ne tarde pas à découvrir la cage. C’est fait avant le milieu de l’épisode, mais elle n’y voit pas le psychopathe que Joe est censé être : il conserve des livres dans la cage, alors elle trouve ça merveilleux. Elle rentre dedans en toute innocence et se retrouve bien vite coincée quand la porte se referme d’elle-même. C’était tellement prévisible !

Elle y reste un bon moment avant que Joe ne vienne à sa rescousse. Elle se plaint d’être frigorifiée et demande à Joe de le libérer, et elle s’y prend si mal. Elle insiste sur sa claustrophobie, mais Joe veut surtout savoir pourquoi elle n’a pas respecté ses consignes les plus simples du moment. Bronte est forcée d’avouer qu’elle comptait vendre un des livres rares pour rembourser ses dettes, avoir un mois de loyer et même lancer sa propre pièce de théâtre. Cela fait beaucoup d’un coup.

Il libère malgré tout Bronte, en la virant au passage. Non contente d’être libérée, cette idiote critique alors les talents d’auteur de Joe : elle souligne que sa fiction n’est pas mal, mais qu’un tueur en série sans passé, c’est étrange. Elle touche un nerf vif chez Joe : il finit par balancer tous les malheurs de son enfance à une Bronte qui se dit heureuse de le rencontrer enfin. Mouais.

La rage refait trop vite surface chez Joe, c’est mauvais pour sa survie à long terme. Il nous révèle aussitôt qu’il est en train de monter un plan contre Reagan. C’est mauvais signe. Kate, de son côté, a un plan aussi : elle fait venir Teddy chez elle pour lui indiquer qu’elle compte lui faire récupérer le siège de Bob au board de la compagnie. Et ben. Elle en profite aussi pour vérifier s’il a vu ou non une vidéo. Soit il ment bien, soit il n’a rien vu et je pense sincèrement qu’il n’a rien vu.

Pendant que Kate passe une bonne soirée avec Teddy, Joe surveille Reagan et critique ses goûts musicaux (j’aime bien cette musique, moi, mais ça ressemble plutôt à une musique qu’écouterait Maddie, en vrai). Il la voit boire un verre de vin dans le bureau de Kate, puis se faire agresser par un voleur. J’ai immédiatement deviné ce qu’il en était : elle est agressée par son mari, parce qu’ils jouent un jeu de rôle ensemble. Plutôt que de les regarder s’envoyer en l’air, Joe passe quand même à l’attaque et je ne m’y attendais pas du tout, surtout que ça ne m’a pas permis de confirmer ma théorie concernant Maddie qui pourrait être en train de se taper son beau-frère.

Quoiqu’il en soi, Joe assomme Reagan, enferme Harrison dans un placard et met Reagan dans la cage, dont il a renforcé l’accès par un digicode. Et voilà, deux épisodes et on a quelqu’un dans la cage. Ils n’auront pas attendu longtemps, dis donc. Le lendemain, Joe se rend au travail comme si de rien n’était et rappelle même Bronte. Je trouve ça nul qu’il se sente obligé de s’excuser auprès d’elle et qu’il lui redonne son travail. Cela n’a aucun sens, mais Joe se flatte à penser qu’il peut sauver les gens – et surtout les jeunes filles en détresse.

Il lui offre donc l’appartement à l’étage de la librairie, mais une fois seul avec elle à l’étage, il remarque qu’elle a peur de lui. Et pour cause, elle a lu le livre de Sheri sur la cage : ils y présentent l’idée de la cage comme étant celle de Love, mais maintenant Bronte sait que ce n’est pas le cas puisque Joe en avait une dans son enfance. Il s’ouvre donc un peu à elle, lui expliquant que Love a eu l’idée quand il lui a raconté son enfance. Ben voyons. Il regagne sa confiance, passe un deal avec elle et assure qu’il ne veut pas coucher avec elle. BEN VOYONS. Comment peut-il se convaincre que rien ne se passera entre eux ?

Autrement, la série fait tout pour qu’on apprécie Joe quand même. Ainsi, on le voit expliquer à son fils que Love était folle : il a tellement peur qu’il soit violent, il a tellement peur que son fils finisse comme ses parents, qu’il le sur-protège. Et c’est adorable, non ? Il présente même l’idée de la thérapie comme quelque chose de super cool pour son fils. C’est un bon père, honnêtement. Et ça rend la série encore plus folle : ça ajoute une dimension bien pensée au personnage de Joe.

Kate me paraît même plus cool dans ce second épisode que dans toute la saison qui a précédé. Elle est heureuse de voir Joe parler à son fils, mais elle doit tout de même lui avouer qu’elle a été un peu effrayée de savoir qu’il aime tuer. Joe comprend bien qu’il ne pourra pas lui dire ce qu’il a fait à Reagan. Cette dernière appelle alors Kate pour lui annoncer qu’elle porte plainte contre Henry – et pour faire comprendre à Joe qui est sacrément deux de tension qu’il a enfermé la mauvaise jumelle dans la cage. C’est à peu près évident au moment où Reagan appelle Kate, mais il faut qu’il aille vérifier et qu’il montre son visage à Maddie cet abruti. J’étais sûr que Reagan n’écouterait pas ce genre de chansons et sûr que Maddie se tapait Harrison, donc tout ça n’est pas vraiment une surprise. Mais c’est un bon cliffhanger, tout de même.

You – S05E01 – The Luckiest Guy in NY – 17/20

À ce stade de la série, on peut écrire nous-mêmes les premiers épisodes de saison, non ? Cet épisode reprend tous les codes qu’on attend qu’il respecte et le fait bien. L’intrigue reprend assez naturellement et de manière fluide, en marquant une rupture nette avec la saison 4 mais en continuant pourtant d’être dans la même veine. La voix off est en petit débat interne et c’est passionnant à suivre. L’intrigue de la saison ? Il faut boucler la boucle, comme prévu. Et c’est très bien comme ça.

Spoilers

Trois ans plus tard, la vie de Joe est parfaite.

You’re back in the greatest city in the world.

Je sais, je sais, j’avais espoir de voir cet épisode dès 9h ce matin, mais je me suis trop avancé en annonçant dans le podcast que la critique serait en ligne vers 10h30. La vie a pris le dessus – et la grasse matinée après une mauvaise nuit, surtout. Qu’importe, me voilà devant mon écran et prêt à vous proposer la critique de ce début de saison dès la diffusion ou presque, alors let’s go.

C’est une saison finale qui a la gentillesse de nous renvoyer loin en arrière, avec des flashbacks de la première saison. Il y a plein de détails que j’avais oublié sur la première saison, et je le dis à chaque fois ! Pour le reste, c’était agréable comme résumé.

Ce début d’épisode se déroule trois ans après la saison précédente, pourquoi pas. La musique, les plans de New-York, Penn Badgley qui traverse une rue… J’ai l’impression d’être devant Gossip Girl ! Pourtant, il se présente bien comme Joe Goldberg et surtout, il rejoint Kate, alors bon, faut se faire une raison, c’est bien You que je regarde et tout ça va mal tourner. Le début est pourtant une vision du paradis pour Joe : il est dans son happily ever after, clairement. Kate et Joe sont mariés, ils ont récupéré la garde d’Henry (et ses autres papas ? Triste) et sont hyper amoureux. En fait, ils sont devenus des people très en vogue – avec plein de unes de magazines. Et oui, on idolâtre Joe, on en dit qu’il est un mec parfait, etc.

J’ai du mal à croire à toute cette bonne presse pour Joe : aucun journaliste, aucun paparazzi, aucun fouille-merde pour découvrir son passé ? Tss. So far so good qu’il nous dit. Rassurez-vous, cette introduction de saison nous confirme aussi que Joe n’a pas complètement changé : quand Kate n’aime pas un type, il a bien envie de le tuer dans les toilettes. Il se comporte bien, malgré tout. Ce n’est pas forcément le cas de Kate qui annonce publiquement que sa compagnie cédera un quart de ses bénéfices à des actions de charité. Cela ne plaît pas au board de la compagnie, évidemment.

Le board ? Allez, c’est parti pour nous introduire un tas de nouveaux personnages, sinon ce ne serait pas You ! On commence par les deux demi-sœurs jumelles de Kate que j’adore déjà pour deux raisons : Kate ne les aime pas et j’adore l’actrice. La première s’appelle Reagan et est jalouse de Kate car elle aurait aimé avoir la place de PDG – mais Tom a choisi sa fille préférée. La seconde est Maddie : c’est la partie fêtarde de la famille. Elle n’en a rien à faire de la compagnie et ça la rend plus sympathique encore, même si elle est la partie désespérée de la famille – avec un ex-mari perdu dans l’espace, tout de même.

On enchaîne sur l’oncle Bob, qui semble très sympathique comme vieil oncle un peu gênant, et sur Teddy, écrit pour être mon nouveau préféré : c’est le demi-frère gay de Kate, marié (à Albie), fun et mal vu par le reste de la famille parce qu’il est un bâtard de son père avec le personnel (et pas du tout parce qu’il est noir ou gay). C’est très drôle, surtout quand il explique à Joe qu’il est une loutre. Ecoutez, moi, il m’a fait rire. Et bien sûr, il est celui qui prévient Joe que des fouille-merdes font enfin leur taf, mais vis-à-vis de Kate et de son passé sordide où elle fermait les yeux sur les cancers que sa boîte provoquait pour des enfants.

Joe demande à Teddy de ne pas en parler à Kate, parce qu’il veut la protéger, mais il ne raconte pas tout à Teddy non plus. Cela dit, Teddy en sait assez pour vouloir protéger Kate qui est la seule dans la famille à s’occuper de lui et lui donner un job. Quand ils comprennent que la fuite vient forcément de la famille, ils se retournent contre Reagan et la confrontent pour se faire une idée. En vrai, j’aime bien l’actrice et ses échanges passifs-agressifs avec Teddy m’ont bien fait rire. Le fait que Joe reste silencieux ? Il a changé, un peu.

Il finit par décider de parler avec Maddie, persuadée qu’elle ne ferait pas de mal à Kate, mais qu’elle peut avoir des infos pertinentes. Alors qu’elle tente de psychanalyser Joe (bon courage), elle n’est pas bien maligne et ne protège pas ses affaires. En présence de Joe, c’est une erreur : il n’a aucun mal à accéder à son portable. Dessus, il comprend que leur ennemi du jour n’est autre que l’oncle Bob. Il est tout gentil avec Kate, mais c’est pour mieux la poignarder dans le dos.

Joe finit par expliquer tout ce qu’il sait à Kate et c’est terrible : elle ne le croit pas immédiatement, tenant trop à Bob pour envisager une trahison. Elle promet donc de tirer au clair la situation par elle-même, mais c’est trop tard : Joe a déjà commencé à partir en vrille. Il kidnappe donc Bob le soir-même pour savoir ce qu’il en est. Il oublie un détail dans sa préparation : il est désormais marié à Kate qui se rend compte de son absence et le traque sans trop de difficulté à Mooney, la librairie de la saison 1, grâce à son portable.

Tiens, la saison 4 se terminait sur le fait que Joe s’achetait une librairie, mais là, ce n’est pas le cas. En fait, quand Joe se fait un petit footing, il retombe sur la livraison de la saison 1 et est assailli de flashbacks. Pour autant, il a choisi de la vendre : il passe un peu de temps à l’observer, mais c’est tout. Il a quand même l’impression d’entendre quelqu’un, ce qui n’a pas de sens et qu’il finit par ignorer… Alors qu’il est révélé par une trace de main dans la poussière que quelqu’un est vraiment passé par-là.

Joe kidnappe Bob et décide de le tuer après une petite torture. On en voit tous les détails, pendant que Kate débarque à Mooney et s’approche peu à peu de lui. C’est trop tôt dans la saison pour que ce soit vrai, cependant, et ça se confirme : en fait, Joe écrit ses fantasmes meurtriers désormais. J’aime bien l’idée : plutôt que de torturer ou tuer des gens, il décide désormais d’écrire ses pulsions pour s’en débarrasser. C’est un peu plus sain qu’avant.

Kate n’est pas tout à fait d’accord avec moi, par contre : elle est dégoûtée de voir que Joe a des tendances meurtrières – parce que quand il lui a raconté ses meurtres, il lui a parlé de meurtres par nécessité, pas par passion.

En revanche, tout ça se passant à Mooney, ça permet à Joe d’entendre qu’il y a bien quelqu’un d’autre dans son ancienne librairie. Inquiet, il récupère de quoi assommer l’intrus et fouille les rangées d’étagères pour mieux tomber sur une jeune femme rousse. Son but était clairement de voler un livre, même si elle assure qu’elle n’est pas là pour voler.

C’est une femme au grand cœur qui a eu pitié pour les livres abandonnés qu’elle vient emprunter et remettre en passant par la fenêtre de derrière. Elle est insupportable cette madame, non ? On ne peut plus tomber amoureux d’un lieu au XXIe siècle parce que LE CAPITALISME. Bon, soit, elle a peut-être raison sur le fond, mais sa manière de le dire, flemme. Évidemment, Joe tombe aussitôt amoureux, même si une fois de plus, il tente de se contenir.

Pour ne rien arranger, la jeune femme reconnaît Joe et sait qu’il est un prince charmant, parce que c’est comme ça que les magazines le vendent. Allons bon. Joe laisse la femme partir, et avec un livre en plus. Cela va mal tourner.

En attendant, Kate doit toujours confronter Bob pour voir s’il sait vraiment ce qu’elle a fait dans le passé. Il décide de lui simplifier la vie. Il n’y a aucune surprise : il reconnaît l’avoir balancée à la presse et juste par jalousie, parce qu’elle n’écoute plus vraiment ses conseils et parce qu’elle a laissé Reagan avoir du pouvoir dans l’entreprise. Du coup, le type fait équipe avec Reagan parce qu’il ne l’aime pas ? Ah ben super.

En plus, le vieux la tient vraiment : non seulement il sait pour les cancers, mais en plus, il sait aussi pour le meurtre de Rhys. Euh… C’est un peu gros qu’en enquêtant sur elle, il trouve ça. Enfin, ça ne l’est pas tant que ça, ce qui l’est, c’est que personne d’autre ne sache si c’est si simple. Kate le laisse vivre, mais ça va tellement se terminer en meurtre commandité !

Elle rentre chez elle auprès de Joe, lui raconte tout et sans la moindre surprise, on voit ensuite Joe se faufiler chez Bob pour le tuer. Il arrive sur place, l’alarme est désactivée et il dort. Franchement, c’est trop simple. Je me suis dit que le twist allait être que le vieux serait déjà mort, mais ce n’est pas le cas. Joe le réveille une fois qu’il l’a menotté, juste pour voir son regard de compréhension. C’est un vrai psychopathe. Et puis, Joe se fait plaisir : il l’étrangle super vite. Ah ben, il n’a pas mis longtemps à recraquer pour les meurtres finalement. Trois ans sans meurtre, vraiment ? On est supposé y croire ?

Joe maquille ensuite son meurtre en suicide. C’est facile : il peut même accuser Bob des crimes passés de Kate, comme ça, elle reste clean.

Clean, mais pas conne : elle sait très bien que Joe est le meurtrier de son oncle. Mais elle s’en fout. En fait, ça l’arrange bien d’avoir un petit nettoyeur dans son lit. Elle l’aime parce qu’il tue pour elle. Su-per.

Le meurtre ne suffit pas à relancer toute une saison. Pour ça, les scénaristes décident donc de conclure l’épisode sur la jeune rousse à nouveau. Joe se rend compte qu’elle dort dans la librairie, mais il n’en a rien à faire : il est plus intéressant par lancer un débat littéraire avec la femme – dont il demande le nom. Elle s’appelle Bronte, évidemment. LOL. Joe lui propose un poste. Et voilà, c’est reparti pour un tour. Il n’apprendra jamais, c’est triste.

Bronte est pas mal conne en plus, elle lui donne quand même l’idée de faire un livre avec sa peau. Elle craint que tout ça ne soit trop beau pour être vrai. Bien sûr, c’est le cas : elle va bosser pour un psychopathe. Je veux dire, son premier réflexe après l’avoir embauchée et d’aller vérifier si la cage est toujours là. Et elle l’est. Il peut ainsi être le nouveau lui, tout en restant l’ancien lui. Tss.