Percy Jackson and the Olympians – S01E05 – A God Buy Us Cheeseburgers – 14/20

L’épisode manquait un peu d’action et n’a pas réussi à me faire croire vraiment à ses enjeux. Il n’en manque pas : les enjeux sont là, la musique nous le fait comprendre, mais… c’est un récit pour enfants, et ça n’est pas bien crédible. Je me suis laissé porter par l’épisode sans être à fond, il n’y avait pas tellement d’action et le tout est surtout sauvé par un incroyable casting. J’aurais pourtant aimé être à fond !

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête et quitte Saint Louis en étant désormais recherché.

That’s my cousin ? What kind of family is this ?

St Louis

C’est le drame à St Louis : l’arche fume et est bien abîmée, dans ce qui ressemble fort à un attentat. Au pied de l’arche, Grover et Annabeth s’inquiètent pour Percy, mais aussi parce qu’ils se sentent épiés. Grover est sûr que ce sont les policiers qui les soupçonnent, quand Annabeth s’inquiète plutôt de voir trois femmes les regarder. Trois femmes, une actrice au sourire malicieux qu’on connaît bien pour avoir vu Les Orphelins Baudelaire et une paire de ciseaux ? C’est parti pour les Parques dans cet épisode.

Il n’empêche que Grover et Annabeth ont d’autres chats à fouetter : Annabeth est sûre que Percy est encore en vie et se rend aussitôt à sa recherche. De manière peu crédible, ils le retrouvent très rapidement. On en arrive donc à une scène de câlin expéditive entre ceux qui sont désormais amis et à un résumé rapide de la situation : Percy s’excuse de ce qu’il a fait, explique ce qu’il s’est passé puis souhaite reprendre la quête.

Celle-ci est toutefois plus compliquée que prévue : Grover est sûr que la police est à leur trousse. Partant de là, ils sont forcés de faire le chemin à pied, ne pouvant plus le faire en train si la police les cherche. Mouais. Je ne suis pas sûr que la police les cherche vraiment : ils ne seraient certainement pas sortis de la ville si c’était le cas.

Une fois un peu éloigné de la ville, les trois amis se planquent au bord d’une autoroute quand ils entendent une moto s’approcher. Ils se savent traqués, après tout, c’est logique de se cacher. Percy profite de la pause pour confronter Annabeth : il la trouve de nouveau beaucoup trop étrange avec lui depuis qu’ils ont quitté St Louis.

Elle a une bonne raison de le faire : elle révèle à ses amis, parce que c’est officiel ils le sont, qu’elle a vu les Parques. Pire encore, Atropos a coupé un fil devant elle, et il ne s’agissait pas de celui de Percy, mais bien d’un avertissement. Un de plus, en vrai. Bon, ça signifie tout de même qu’un membre du trio risque de mourir. Ils font donc bien de se planquer, mais la moto s’arrête malgré tout au lieu de passer devant leur cachette.

Arès

Il est assez vite révélé que sur la moto se trouve Arès. Le casting est incroyable, sérieusement ! Il n’y a que des visages connus dans cette série, et c’est super chouette. Arès est donc un biker dans cette série. Bon, c’est aussi le cousin de Percy et il est du genre à laisser son cousin sur le bord de la route pour lui laisser le temps de le rattraper ensuite – et de faire son choix. Après tout, le trio n’a pas envie de le rejoindre immédiatement, préférant débattre de leur situation.

Ils décident pourtant de faire confiance à Arès. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix, de toute manière. Ils sont en retard sur leur planning et ils ont une guerre à arrêter. Arès poursuit exactement le même objectif. Pourtant, assez vite, il révèle qu’il craint que finir la quête ne soit pas suffisant pour arrêter la guerre, parce que les dieux la veulent vraiment.

Il propose donc son aide au trio autour d’un bon plat de cheeseburgers – ce sera clairement mon repas de ce soir pour la peine. De l’aide, ils en ont besoin : Arès leur fait vite comprendre que la police est bien à leur trousse (ah !), recherchant activement Percy. Pourtant, de leur point de vue, il a juste dû tomber de l’arche ? Qu’importe. Le beau-père de Percy est carrément à la télévision à l’accuser d’être pour quelque chose dans la disparition de sa mère (et surtout de sa voiture).

En échange de son aide, Arès pose toutefois une condition : le trio doit partir récupérer son bouclier qu’il a oublié dans une fête foraine. Allons bon. Le trio ? Pas vraiment : Arès veut en garder un avec lui pour être sûr de ne pas être doublé. Grover accepte aussitôt d’être gardé en otage, là où ses deux amis n’en ont pas envie.

Le parc d’attraction

Bon, ce n’est pas comme si Arès leur laissait le choix. Et puis, la série n’a pas envie de perdre de temps non plus : Percy et Annabeth sont vite laissés seuls. Ils se rendent au parc d’attraction et le trouvent bien vite. Trop vite à mon goût. Mais bon, on ne s’embarrasse pas des détails dans une série pour enfants après tout.

Enfin, même si c’est pour les enfants, on nous informe assez vite que le duo n’arrive pas dans n’importe quel parc d’attraction : les tourniquets pour y entrer sont une machine bien particulière. Annabeth comprend vite qu’il s’agit d’un parc créé par Héphaïstos pour les dieux. Hâte de voir le genre d’attractions qu’il contiendra, même si en attendant, il faut les voir être effrayés par des tourniquets qui ne leur font finalement pas grand-chose. À aucun moment ils ne m’ont fait peur, malgré l’avertissement des Parques.

À la recherche du bouclier, les deux gamins bavardent alors longuement (j’ai trouvé cet épisode bavard pour rien) avant de monter dans un bateau. Celui-ci est une attraction bien sympathique, mais je vous jure que j’ai cru que j’avais été piraté d’une manière ou d’une autre quand la chanson What is love ? s’est mise à jouer bien fort durant la scène. J’adore la chanson, donc j’étais à fond, mais en vrai, les paroles sont explicites : l’amour, ça peut blesser. L’attraction a pour but de le montrer avec l’histoire d’Héphaïstos, rejeté par toute sa famille.

Percy en profite pour comprendre que sa mère lui racontait les histoires de la mythologie pour le tenir à distance des dieux, alors que l’épisode continue d’avancer : le bateau s’emballe soudain et devient une super attraction qui les emmène dans un sous-sol où se trouve le bouclier d’Arès. Pour le récupérer – et ne pas mourir – Annabeth et Percy sont obligés de plonger dans l’eau.

Une fois dans l’eau, ils semblent perdus… mais se réveillent pourtant à proximité du bouclier, sur la terre ferme. C’est pratique d’avoir les pouvoirs de Percy, tout de même ! Bon, c’est de courte durée : les deux pré-ados comprennent rapidement qu’ils vont devoir se séparer à nouveau, et de manière plus définitive cette fois. En effet, pour récupérer le bouclier, ils font face à une machine qui exige un sacrifice humain.

Percy décide d’être celui qui se sacrifie pour le bien de la quête. Annabeth n’est pas trop pour, mais finalement, Percy parvient à la convaincre que son sacrifice est nécessaire. Pire, il lui annonce qu’il a choisi de faire la quête avec elle parce qu’il était certain qu’elle n’hésiterait pas à le sacrifier. Moi, exactement comme avec les tourniquets du parc, j’ai du mal à voir le danger dans ce trône sur lequel il doit s’asseoir.

Pourtant, la musique et le scénario confirment rapidement que nous sommes face à une situation catastrophique : Percy fait le choix de rester sur place pour qu’Annabeth puis continuer la quête jusqu’au bout. À la fin de celle-ci, Annabeth promet de revenir des enfers avec la mère de Percy. Lui, tout ce qu’il comptait lui demander, c’était de venir voir s’il n’y avait pas un moyen de le sauver.

Cependant, non : la machine a un fonctionnement simple. Soit quelqu’un est assis et le bouclier tombe, soit le bouclier est en place, mais alors personne n’est sur la machine… Cela explique pourquoi Arès ne pouvait pas récupérer son bouclier par lui-même en tout cas.

Même si Percy fait son choix en âme et conscience, cela ne satisfait pas Annabeth. Elle décide donc d’essayer de sauver Percy malgré tout, s’acharnant sur les rouages de la machine. Le créateur de la machine débarque alors pour la convaincre d’abandonner ce qui est impossible. Il a créé la machine, il est bien placé pour le savoir. Seulement voilà : ce n’est pas le caractère d’Annabeth d’abandonner. Elle continue donc de s’acharner, refusant de partir sans Percy, même si on lui promet la gloire et la fierté d’Athena.

Et ben dis donc, elle a sacrément changé en un épisode Annabeth. C’est un peu trop rapide pour vraiment me convaincre cette évolution de personnage, mais bon, il faut s’y faire, c’est ce qu’on nous présente. Et quand Annabeth fait tout un discours pour dire qu’elle ne partira pas sans Percy, le dieu créateur de la machine décide soudainement de lui venir en aide. Il utilise un petit harmonica pour faire en sorte que Percy ne reste pas une statue d’or et promet à Annabeth qu’il parlera d’elle de manière positive à sa mère. Et voilà donc une sous-quête menée à bien : Percy et Annabeth se retrouvent avec le bouclier d’Arès.

Le camion

Pendant ce temps, Grover se retrouve coincé dans un diner avec Arès. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Grover l’a déjà rencontré et qu’il est fan d’Arès. On comprend pourquoi il a voulu rester en arrière, alors. Grover en profite en fait pour papoter avec son idole, faire des théories sur la personne qui a voulu voler l’éclair et foutre la merde quand même. Si Arès affirme qu’il déteste tous les gamins (même ceux de 24 ans), il finit par voir les choses exactement comme Grover.

Il faut dire que Grover le manipule assez facilement en critiquant Athéna et en s’assurant que le dieu soit de son côté. Son but est peu clair, mais ça fonctionne en tout cas : Arès comprend qu’il est manipulé pour récupérer Percy, soupçonné du vol de l’éclair, alors que ce serait plutôt à Athéna d’y aller. Et alors que Percy est innocent.

Ils sont finalement rejoints par Annabeth et Percy qui ont réussi à récupérer le bouclier. En échange, et comme promis, Arès leur fournit un moyen de se rendre à Las Vegas. Le moyen est un peu inattendu : il leur propose de monter à l’arrière d’un camion. Difficile de lui faire vraiment confiance, mais ils n’ont pas le choix. Avant de monter dans le camion, Percy essaie tout de même de faire comprendre à Arès tout le mal qu’il pense de lui et de son attitude toxique envers les enfants.

On en arrive en tout cas au cliffhanger de cet épisode : Grover révèle à Annabeth et Percy qu’Arès ne leur a pas tout dit mais qu’il pense avoir compris qui a volé l’éclair grâce à sa conversation avec lui. Cela justifie au moins les nombreux bavardages, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour en savoir davantage.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E04 – I Plunge to my Death – 15/20

C’est trop court pour nous laisser le temps d’apprécier pleinement l’épisode. Il y a de bons effets spéciaux et des moments vraiment sympathiques dans l’épisode, mais aussi plusieurs autres moments où je me suis dit que ça ne tenait pas la route ou que c’était trop téléphoné pour être vraiment efficace. Bref, c’est un récit pour enfants et ça se sent ; le format de la série laisse volontairement des ellipses et ça donne un rythme auquel je ne me suis pas encore fait. Mais ça viendra probablement.

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête à bord d’un train pour Los Angeles.

Follow-up stupid question.

Nager

Oh et ben alors, seulement trente minutes d’épisode ? En plus, cela commence bizarrement avec un plan au fond d’une piscine. Et voilà, j’ai envie d’aller à la piscine maintenant, c’est malin, ça. Contrairement à Percy, moi j’ai toujours adoré nager. Lui, quand il était enfant, il refusait d’apprendre à nager, même lorsque sa mère voulait le forcer à prendre des cours. Il faut dire qu’elle était déjà stressée de savoirqu’elle ne serait pas toujours là pour lui.

Et elle avait bien raison ! C’est un enfant interdit qui, dès son plus jeune âge, attirait déjà les monstres. Il faisait déjà le cauchemar qu’il fait encore aujourd’hui, par exemple. C’est embêtant.

Le train

De retour dans le présent, nous apprenons sans que ce ne soit expliqué que notre trio est dans un train de nuit, toujours en destination de leur quête. Comme il n’arrive pas à dormir paisiblement sans cauchemar, Percy en profite pour parler avec Annabeth et lui demander quelques informations sur Thalia. J’ai un peu du mal, pour l’instant, à m’habituer au passage d’un épisode à l’autre. Il semble y avoir à chaque fois une ellipse qui n’aide pas forcément à se remettre dans l’histoire. Mais bon, c’est comme ça.

Je pense que c’est un peu voulu de la part des scénaristes, car ça reflète aussi la manière dont Percy est perdu. Il demande ainsi des explications à Annabeth sur sa manière de voir le monde et de parler des dieux. C’est un peu longuet, mais ça permet un peu d’humour aussi quand Grover se réveille, tout grognon.

Au petit matin, le trio se rend au wagon-bar pour un petit déjeuner, sans se rendre compte qu’un monstre a déjà embarqué à bord du train. Entre deux questions qu’il dit stupides mais qui sont plutôt pratiques et intelligentes pour le coup (« comment se débrouiller à Los Angeles ? » me paraît une question valide), Percy remarque soudainement des centaures par la fenêtre.

Les centaures s’amusent à courir dans une plaine, mais c’est surtout l’occasion pour Annabeth et Grover d’expliquer à Percy un peu la mythologie du monde magique qu’il rejoint : Pan, le dieu de la nature, a disparu il y a des centaines d’années. Depuis, les satyres, comme l’oncle de Grover, partent à sa recherche, en vain, et les hommes abusent peu à peu de la nature ; de plus en plus.

Un contrôleur interrompt ces informations bien tristes pour Percy qui les découvre, pour enchaîner sur une avancée inattendue de l’intrigue. Le monstre qui est monté à bord du train l’a fait en explosant la fenêtre du wagon-nuit de notre trio. Le contrôleur les soupçonne donc d’avoir dégradé le train, d’autant qu’une voyageuse assure avoir entendu des cris d’enfants après le bruit de verre.

L’attitude un peu impertinente d’Annabeth avec le contrôleur mène notre trio à se faire arrêter et surveiller par la police à bord du train. La voyageuse qui a choisi de les dénoncer décide de venir leur parler, avec un ton tout maternel. J’aime beaucoup l’actrice, mais qu’est-ce que c’était drôle de la voir débarquer comme ça et jouer les gentilles quand tous nos soupçons se portent naturellement sur elle. Ceux de Grover aussi : il se rend compte qu’il a du verre sur son tailleur et que l’animal qu’elle transporte n’a rien d’un animal de compagnie.

Il ne faut pas longtemps pour que le trio apprenne qu’ils ont affaire à Echidna, la mère des monstres tués dans l’épisode précédent. Oups. Bien sûr, ils sont tous de la même famille, parce que c’est la mythologie grecque, mais Echidna entend bien se venger sur le trio. Elle leur explique donc, tout calmement, qu’elle est en train de faire sentir à sa petite dernière les proies qu’ils sont pour elle. Son but ? Qu’ils servent de nourriture, bien sûr.

Elle lâche donc le monstre sur eux et il s’attaque aussitôt à Percy. Il parvient à le piquer, mais Annabeth est réactive et blesse le monstre. S’ensuit une scène où les enfants s’enfuient, les humains ne voient rien de magique et pensent avoir affaire à des enfants rebelles et où Echidna récupère sa progéniture.

La pause n’est que de courte durée, juste pour laisser le temps au trio de se rendre compte que Percy est blessé, peut-être empoisonné par un pic du monstre. Ce dernier finit par les rattraper, wagon après wagon, détruisant chaque porte sur son passage. Le train s’arrête donc car il semble y avoir un problème de sécurité, ce qui permet au trio de s’enfuir. La créature ne les suit pas immédiatement, ce qu’Annabeth comprend facilement : ils ont affaire à un bébé en train d’apprendre à chasser. Elle ne voudra pas s’éloigner de sa mère…

Saint-Louis

Comme ils sont à St Louis (amusant comme arrêt accidentel de train) et qu’ils ont besoin d’un temple d’Athéna, Annabeth décide de les emmener dans le musée sous l’arche de St Louis. Elle leur explique que l’arche qui tient grâce à la symétrie est un véritable temple à Athéna, parce qu’il rend hommage à la perfection. Je trouve que l’idée est sympa, même si l’explication est un peu rapide. Grover est tout de même inquiet de se rendre compte qu’ils ne pourront pas rester là indéfiniment.

Alors qu’il s’éloigne pour trouver une solution et des billets de train (dans le musée ?), Percy en profite pour faire la morale à Annabeth, parce qu’il la trouve trop désagréable avec Grover. Pourtant, moi, c’est Percy que je trouve désagréable avec Annabeth. Ils sont censés être réconciliés, mais ça semble plus fort que lui : il passe son temps à se moquer d’elle. Bizarrement, ça semble faire craquer Annabeth. Allez comprendre.

L’avantage, c’est que ça leur permet de s’entendre de mieux en mieux et d’en arriver à la conclusion que Percy est à deux doigts de dire qu’ils sont amis. C’est con, il avait choisi Annabeth précisément parce qu’ils ne pouvaient être amis. L’autre truc con, c’est qu’il a oublié un peu vite le pic de son ennemi : Percy s’effondre d’un coup, confirmant la théorie qu’il a été empoisonné.

L’idée d’Annabeth ? Emmener Percy dans la fontaine face à l’arche pour que Poséidon puisse le soigner. C’est amusant à voir, parce que la mise en scène insiste bien pour montrer que ce qui a du sens pour nos héros n’en a pas pour le commun des mortels. Outre la blague, il faut toutefois se rendre à l’évidence : ça ne fonctionne pas du tout et Poséidon ne soigne pas son fils avec l’eau de la fontaine.

Alors que le trio est en train d’envisager d’emmener Percy à la rivière pour cela, un énorme accident de voiture attire alors leur attention. C’était génial à voir : Echidna est terrifiante, sa progéniture est là aussi et elles se rapprochent de notre trio. Le plan d’Annabeth consiste alors à monter au sommet de l’arche pour demander l’aide d’Athéna. Ils n’ont plus trop le choix : Percy est empoisonné, Echidna est terrifiante. La musique qui accompagne le trio à l’intérieur du musée nous permet bien de comprendre le moment dramatique qu’ils sont en train de vivre et… c’est efficace.

L’arche

Toutefois, avant de rentrer dans l’arche, Annabeth entend Echidna lui parler et lui assurer qu’elle a causé sa propre perte par son impertinence. Le problème, c’est que ça semble se confirmer quand Echidna parvient bien à entrer dans le musée.

Athéna a donc laissé entrer un monstre dans son temple. L’impertinence d’Annabeth ? Quand elle s’en confie aux garçons, Percy comprend bien vite (plus vite que moi, à vrai dire) qu’il s’agit de la tête de Medusa envoyée à sur l’Olympe. Cela n’a pas plu aux dieux, forcément. Annabeth est persuadée d’avoir embarrassée sa mère et elle comprend qu’elle ne voudra pas les aider, alors que Percy se sent un peu idiot je crois, et coupable.

En tout cas, les trois ados se retrouvent bloqués dans un ascenseur alors que la Chimère est dans l’arche. Ils vont donc devoir trouver une nouvelle solution. En plus, quand ils arrivent au sommet de l’arche – je ne savais même pas que ça se visitait avant cet épisode – les trois ados découvrent qu’elle est pleine de monde. Il faut les évacuer, ce qui est facile à faire apparemment, parce qu’il y a une alarme incendie qu’Annabeth peut déclencher.

Cette dernière prend les choses en main et propose aux garçons de s’enfuir pendant qu’elle retiendra Echidna. Il s’agit clairement d’un sacrifice auquel les garçons n’ont d’autres choix que de consentir. Tout de même, avant de partir, Percy prétend vouloir donner son épée à Annabeth… mais il se sacrifie en fait, en attirant Annabeth hors de la pièce et en prenant sa place, avant de verrouiller la porte. Son idée ? Il sait très bien qu’il est blessé et que ses amis pourront finir la quête sans lui. Alors qu’il s’agit de fuir le plus vite possible, Annabeth et Grover restent donc derrière la porte pour convaincre Percy de s’enfuir. Ce n’est pas efficace, évidemment.

De son côté, Echidna parvient à son tour au sommet de l’arche, même si on ne sait pas trop comment, puisque tout le monde est supposé être en train d’évacuer. En plus, elle n’est pas seule : elle est là avec un véritable monstre prêt à bouffer Percy. Certes, Percy a son épée, mais il ne fait pas le poids face à un monstre qui lui crache du feu dessus.

Echidna décide d’aider sa progéniture, en plus, ce qui rend le combat vraiment inégal : elle arrache une partie du sol pour empêcher Percy de fuir. Celui-ci se retrouve piégé entre le feu et un trou dans le sol qui pourrait le faire tomber des kilomètres plus bas. Bien sûr, la créature n’a pas trop de mal à le pousser dans ses retranchements, laissant Percy suspendu à un bras au-dessus du vide.

Echidna fait remarquer à Percy qu’il n’a jamais eu aucune chance car personne ne s’est occupé de lui ou soucié de lui. Ouais, on voit où ils veulent en venir, et ça ne manque pas. Percy tombe donc… mais un tourbillon d’eau surgit et l’attire au fond de l’eau. C’est chouette d’avoir Poseidon pour papa finalement. Bon, par contre, Poseidon l’attire au fond de l’eau et lui bloque le pied. Va-t-il mourir comme ça ? Bien sûr que non. Au fond de l’eau, il entend la voix de sa mère qui lui dit que son père l’a envoyée pour lui dire de respirer. Sous l’eau, bien sûr.

La mère lui assure qu’il doit avoir confiance en Poséidon, car le Dieu de la mer s’est toujours occupé de lui. Et effectivement, Percy se rend compte qu’il est capable de respirer sous l’eau. L’épisode s’arrête alors en nous ramenant à l’excellent générique de fin. Là, je dois dire que je suis frustré. Autant l’épisode précédent proposait une intrigue complète, autant là on se retrouve sur un cliffhanger qui laisse l’impression que l’épisode n’est pas terminé du tout. Les dix minutes manquantes se font sentir. Vivement la semaine prochaine, je suppose.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E03 – We Visit the Garden Gnome Emporium – 17/20

Je suis enfin convaincu par ce que je regarde : c’est bien plus efficace en terme de rythme (malgré la fin en eau de boudin, je trouve), les personnages commencent enfin à entrer dans des dynamiques qui sont agréables à suivre et l’évolution de chacun est intéressante. L’épisode s’inscrit à la fois dans un fil rouge long et dans une unicité propre au format de l’épisode ; bref, ça ressemble enfin à une série et moins à un film qui ne saurait pas où il va. J’espère que ça continuera dans ce sens !

Spoilers 

Percy entame sa quête en compagnie de deux compagnons qu’il doit choisir.

I would say we’re the opposite of fine

Entre deux épisodes, j’ai eu l’occasion de découvrir la polémique sur la couleur de peau des acteurs et bordel, ça m’énerve de voir qu’on en est encore là en 2024. Ouais, c’est mon premier point « en 2024 » de l’année, mais franchement, ça ne me dérange absolument pas de découvrir la série avec cet excellent casting. Au contraire, même. Bien sûr, j’ai oublié une bonne partie de ma lecture des livres, alors ça peut s’expliquer, vous me direz, mais tout de même, je trouve que l’ensemble est grave efficace comme cela.

L’oracle

Ce début d’épisode est un peu déroutant : nous y voyons Percy s’aventurer dans un vieux grenier où il doit parler à une déco d’Halloween pour officialiser sa quête. C’est totalement random, ça l’est encore plus quand la déco se met à cracher de la fumée verte et prend finalement l’apparence de son beau-père pour lui donner une sorte de prophétie – sa quête. Voilà donc Percy qui doit s’aventurer à l’Ouest.

Une fois que c’est fait, il retourne à la Colonie où Chiron organise une cérémonie de sélection. Sélection ? Une quête s’effectue toujours en trio, alors il doit choisir ses compagnons de route. En vrai, le choix n’est ni difficile, ni surprenant : Annabeth est sélectionnée avant même que Chiron ne finisse de parler, Grover est le suivant. Ouais, Grover : la prophétie-quête a révélé à Percy qu’il allait être trahi par quelqu’un se disant être son ami – et qu’à la fin, il ne parviendrait pas à sauver l’essentiel (bon, sa mère, quoi).

C’est intéressant comme montage pour la série de garder le suspense un peu plus longtemps sur ces éléments négatifs, mais je trouve également que ça les dédramatise. C’est dommage, ça en réduit l’impact de nous les foutre comme ça, après coup. Je trouve qu’ils auraient pu faire du suspense aussi sur la sélection : après tout, Luke faisait partie des choix possibles et comme il a toujours été sympa avec Percy, ça aurait pu être bien pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

À la place, on nous sert donc une scène où Luke offre ses converses à Percy, su-per. Je suis encore traumatisé par la converse magique de Once Upon a Time, alors voir que les baskets se transforment en chaussures d’Hermès, ça m’a un peu trigger, en vrai. En plus, bon, des chaussures ailées alors que Zeus pourrait s’en prendre à Percy et que le ciel est son domaine… Est-ce une vraie bonne idée ?

Oui, je vais un peu vite en besogne dans la critique, pardon. C’est que l’épisode 3 a un bien meilleur rythme que les précédents et me parle beaucoup plus.

La quête

On ne perd pas de temps et la quête débute vite : nous voyons donc Annabeth, Percy et Grover qui se retrouvent dans une clairière pour quitter la Colonie ensemble. L’aventure peut ainsi commencer, avec Annabeth qui met rapidement au clair les choses : ce sera elle la boss, parce qu’elle a déjà vécu une quête. On insiste un peu lourdement sur Thalia, l’enfant interdit avec qui elle faisait sa précédente quête et qui est désormais un arbre. Au moins, on sait que ça aura son importance dans la suite de l’histoire, parce qu’on en entend parler plein de fois.

L’idée est de comparer Thalia à Percy pour montrer à quel point elle était plus forte que lui, plus géniale que lui, plus maligne que lui, bref, plus que lui. Percy est donc en danger et ferait mieux de s’en remettre à 100% aux décisions d’Annabeth, qu’il le veuille ou non. J’aime bien la dynamique que ça donne au trio, avec rapidement une scène où ils apprennent à se connaître mieux – et à s’affronter, l’air de rien.

Bien sûr, Percy n’accepte pas trop qu’Annabeth soit si autoritaire avec lui. Il ferait pourtant mieux de lui faire confiance, car elle est efficace dans ses décisions : elle fait voyager en bus le trio, pour éviter le ciel où Zeus pourrait s’en prendre à eux. De même, elle demande à Percy de rester dans le bus où l’odeur est inévitablement désagréable, car ça aide à cacher sa propre odeur aux autres monstres.

Percy reste insupportable dans cet épisode et n’est donc pas d’accord, nous menant à la chanson du désaccord de Grover. Je trouve que c’est hyper bien intégré à la série et que ça apporte un bon humour : ça aurait pu vite tourner à la catastrophe cette idée d’une chanson, mais elle est aussi entraînante que critiquée par Annabeth et Percy. Et puis, ça permet à Percy d’approuver l’idée d’Annabeth comme cela.

Alors que la série pourrait commencer à manquer de rythme, les scénaristes en profitent pour qu’Annabeth remarque un démon pendant ses courses. Annabeth décide donc de remonter dans le bus en étant bien plus suspicieuse. Elle enfile la casquette lui permettant de devenir invisible et en profite pour parler directement à la forme qui la traque. Il s’agit d’une femme qui la traquait déjà des années plus tôt quand Thalia a échoué et qui sert toujours Hadès. Son but ? Emmener Percy directement auprès d’Hadès.

Bon, ma foi, n’est-ce pas là où il est censé se rendre ? Se faire prisonnier n’est certes pas la meilleure idée sur le papier, mais ça pourrait fonctionner, non ? Pas sûr et Annabeth ne prend pas le risque : elle décide d’annoncer à Percy et Grover qu’il faut se barrer du bus par la fenêtre. Et elle fait bien : la femme s’est déjà transformée en harpie et essaie de s’en prendre à eux. La Brume les protège un peu au moins : avec la vitre pétée, tout le bus doit évacuer, donc les passagers bloquent le passage à ce qu’ils voient comme une dame bien débile qui remonte le bus en sens inverse.

Une autre harpie débarque dans le bus, mais elle n’a pas le temps de dire un mot : Annabeth la poignarde directement. Eh bien, ça fait un peu d’action. Forcément, nos trois héros se retrouvent en fuite et comme bien souvent dans ce genre d’aventure, ils se retrouvent donc en pleine forêt. De là, on enchaîne sur un énième débat entre Annabeth et Percy, avec Grover comme arbitre.

En effet, Percy est déjà motivé à rentrer à la Colonie et leur dire qu’ils se sont trompés sur son cas. Annabeth, non. Elle aimerait que Percy reconnaisse qu’il a peur de ce qu’il est, mais aussi qu’il prenne conscience du danger qu’il représente en tant qu’enfant interdit : tous les monstres d’Hadès sont à ses trousses. La dispute permet en tout cas de révéler que Grover n’est pas que le protecteur de Percy : bien avant ça, il protégeait Annabeth, Thalia et Luke. C’est simple et efficace, mais ça ne fait que renforcer à quel point Percy semble naïf à ne rien savoir et ne rien percevoir. Il vient de passer plusieurs heures avec ses deux amis, il aurait pu s’en rendre compte avant.

Medusa

De toute manière, cette nouvelle est vite éclipsée par une odeur d’hamburger qui emmène le trio le long d’un sentier de satyre. Cela leur permet d’arriver directement à un fast-food bien particulier : celui de Medusa. Ils sont effrayés, bien sûr, mais ce n’est qu’un premier souci ! Le second, c’est qu’ils sont rejoints par l’émissaire d’Hadès qui les retrouve bien vite. Pas surprenant : elle peut voler.

Cela dit, même si elle bosse pour Hadès, elle a peur du regard de Medusa. Quand celle-ci débarque, la Furie a super peur d’elle. Le trio se retrouve face à un choix : accepter l’offre de repas de Medusa ou être livrée à la Furie qui les pourchasse. Il va de soi que Percy semble soudain sûr de pouvoir faire confiance à Medusa, surtout que sa mère lui racontait souvent son histoire.

C’est bien amené, et ça lui permet de reprendre le contrôle de son trio. Annabeth n’a pas envie de faire confiance à Medusa, sachant bien qu’Athena, la mère d’Annabeth donc, a maudit Medusa. Seulement, cette dernière explique au trio qu’elle voit sa malédiction comme un don. Moi, en tout cas, j’adore la manière dont Medusa est représentée ici, avec un ton de voix très calme. Elle explique ainsi son histoire et change un peu la mythologie au passage.

Medusa n’était donc qu’amour pour Athena, elle la vénérait complètement, comme Annabeth vénère sa mère alors qu’elle ne peut la contacter. Le problème, c’est qu’elle a été détournée de son amour par Poseidon, le père de Percy. Oui, la nouvelle est déjà sortie : tout le monde sait qu’il est le fils de Poseidon. Medusa ? Elle est magnifique, mais son discours ne plaît pas du tout à Aannabeth : à ses yeux, Athena est toujours juste et n’a pas pu faire ça.

Mouais. Face à des arguments compliqués à développer, Medusa demande à Percy de venir l’aider en cuisine. Son but est de semer quelques graines de la discorde en Percy : elle lui explique qu’Annabeth finira par le trahir, mais aussi que son père est un monstre. Après tout, elle est un peu comme sa tante par alliance Medusa. Le truc, c’est que c’est une tata un brin bâtarde qui lui demande s’il est OK pour qu’elle transforme en statue ses deux amis. De son point de vue, il s’agit d’aider Percy : Annabeth et Grover ne sont pas ses amis et ne lui veulent pas que du bien selon elle. En effet, elle est sûre qu’ils trahiront Percy et ne chercheront pas à sauver sa mère si cela se met en travers de leur quête.

On ne doute pas du fait que ce soit vrai, mais ça fait comprendre à Percy qu’il a placé sa confiance un peu trop vite en Medusa. Il rejoint donc Annabeth et Grover pour s’enfuir avec eux. Pour cela, ils sont obligés de passer par la cave : à l’extérieur, la Furie est encore en train de les attendre. Le problème de la cave ? Elle est immense et pleine de statues de victimes de Medusa – au look vraiment réussi, avec une caméra qui met longtemps à montrer son visage et des cheveux serpents on ne peut plus classe.

Je suis en revanche un peu triste que la fin d’épisode arrive si vite : le trio est confronté à un être assez exceptionnel qui devrait leur donner bien du fil à retordre. Finalement, Grover enfile les chaussures d’Hermès et réussit à faire diversion bien vite. Medusa détourne son attention d’un Percy qui était à portée de main et le regrette vite : Annabeth lui enfile sa casquette permettant de devenir invisible et, aussitôt, son pouvoir perd tout effet sur le trio. Ils ne peuvent plus la voir, certes, mais ils ne peuvent donc pas être transformés en statues par ses yeux.

Percy en profite pour lui trancher la tête en deux secondes à peu près, et c’en est fini de l’épisode. Je veux dire : non seulement, le problème Medusa est réglé, mais en plus, ça règle aussi le problème de la Furie à l’extérieur. Percy prétend se rendre et, bim, au dernier moment, il confronte Alecto (la Furie) au regard Medusa à la tête tranchée.

Hermès

Il reste tout de même à conclure ce très bon épisode. Le trio doit reprendre sa quête. Annabeth et Percy retrouvent donc Grover, mais celui-ci n’est plus aussi gentil qu’avant. Il est tombé parmi les statues sur celle de son Oncle Ferdinand, qui n’a donc pas été bien loin dans sa quête. Cela dit, il est mort sans être effrayé, alors ça rassure Grover et ça lui donne la confiance d’enfin se rebeller contre ses deux amis.

Il faut bien le dire : Percy et Annabeth sont insupportables depuis le début de l’épisode à s’engueuler et à ne pas prendre le temps d’apprendre à se connaître. Quand Percy propose de laisser la tête de Medusa dans le sous-sol avec la casquette d’Annabeth, c’est une mauvaise idée, mais il ne le sait pas : la casquette est la seule chose qui relie encore Annabeth à sa mère. Il faut donc trouver une autre idée.

Percy propose donc d’envoyer la tête de Medusa sur le Mont Olympe, pour se débarrasser de quelque chose de dangereux tout en faisant un tribut aux Dieux. J’ai bien ri de l’idée… mais ce n’est qu’un petit cliffhanger de rien du tout. En fait, le but de la scène était ailleurs : c’était une scène où les secrets sont enfin révélés.

Ainsi, Percy révèle à ses deux amis que l’un d’entre eux les trahira et les empêchera de sauver ce qui a le plus d’importance – mais est-ce sa mère ou est-ce le monde ? Il a donc choisi Annabeth car il ne pourra pas devenir ami avec elle et Grover parce qu’il avait confiance en lui. Au passage, Annabeth lui reproche d’avoir appris par Meduse que Percy aura peut-être une chance de sauver sa mère ; Percy lui rappelle qu’il a appris par Alecto que la Furie lui avait proposé un deal aussi. L’un comme l’autre n’ont toutefois rien à se reprocher : ils ont choisi la quête avant l’intérêt personnel dans les deux cas.

Et c’est une bonne chose qui leur permet de se réconcilier. Cela permet même à Percy de convaincre ses amis que c’est une bonne idée d’envoyer la tête sur l’Olympe… Quitte à devoir recourir à la chanson de la discorde pour calmer Grover. Ma foi, ça fait un petit gag efficace et ça permettait d’enchaîner sur la livraison totalement improbable de la tête par… Lin-Manuel Miranda ? Dans le rôle d’Hermes ? Est-ce que j’étais au courant ? Probablement, mais j’avais totalement oublié. Et ça me remotive à fond pour la suite de la série !

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Percy Jackson and the Olympians – S01E02 – I Become Supreme Lord of the Bathroom – 15/20

Voilà un épisode déjà plus efficace. Il a ses lenteurs et m’envoie moins de rêve que mes souvenirs de lecture, mais c’est peut-être juste parce que je suis désormais adulte. Je crois que c’est ça. Une chose est sûre : le fil rouge qui se dessine est vraiment entraînant et bien plus intéressant. Allez, je vais accrocher la série, je le sens.

Spoilers 

Percy arrive à la Colonie et découvre toute une organisation.

Today feel like a winning kind of day to you ?

Le rythme lent du premier épisode me fait comprendre pourquoi Disney+ a choisi de nous proposer la diffusion des deux premiers d’un coup. Bon, bien sûr, je commence la série avec du retard et j’en ai aussi un autre à portée de main. Mais peu importe, là n’est pas la question. La question, c’est que Percy étant arrivé à la Colonie, il a enfin l’occasion de rencontrer tout un tas de personnages dont je me souviens peu à peu.

La Colonie

J’en suis à me demander si j’avais bien lu le tome 1 à l’époque. Au petit matin, Peter se réveille et est triste de ne pas avoir rêvé tout ce qui lui est arrivé. Sa mère est donc bien morte, ce qu’il sait aussitôt qu’il voit une corne du Minotaure dans la chambre. Grover est là pour tenter de lui remonter le moral et pour continuer de veiller sur lui, mais bien sûr, Percy l’envoie bouler aussitôt.

Il est difficile de se réveiller à moitié orphelin, je pense. Pourtant, il n’est pas roulé en boule à pleurer toutes les larmes de son corps. Il a en fait déjà pris une grande résolution : il souhaite rencontrer son père au plus vite. Au lieu de ça, Percy tombe plutôt sur Dionysos, le directeur de la Colonie. Bon, il ne l’apprend pas immédiatement, mais Grover lui apprend rapidement la vérité.

Dès que c’est fait, Peter change de discours et s’adresse avec beaucoup de respect à ce type qui semble tout dépravé. Ce dernier lui révèle alors qu’il est son père et qu’il compte sur lui pour lui apporter une bouteille de vin qui est proche, mais un peu trop loin pour lui. Bordel. Je vais avoir tant de mal avec Percy ! Je le sentais dès le premier épisode : il est beaucoup trop naïf.

Il s’en rend compte quand M. Brunner, son prof préféré et tout gentil du premier épisode, débarque sur ses sabots. Ouep, son vrai nom est en fait Chiron. Toute la vie de Percy est un mensonge en train de s’effondrer, mais Chiron évite d’empirer les choses en expliquant à Percy que Dionysos n’est pas son père. En fait, Dionysos essaie de profiter du statut de Sang-mêlé de Percy pour obtenir de l’alcool, qui lui a été interdit par Zeus. Cohérent.

Chiron demande à passer un peu de temps avec Percy, pour lui faire faire le tour de la Colonie et continuer de lui apporter des réponses. C’est beaucoup plus intéressant comme ça, tout de même. La série prend le temps d’introduire peu à peu des éléments de mythologie. Ainsi le stylo-épée est comme un boomerang qui reviendra toujours à Percy tant qu’il ne l’abandonnera pas. La colonie ? C’est un joli endroit dans les bois, avec plein d’enfants héritiers de Dieux qui font tout un tas d’activités sportives. Non, vraiment, c’est une colonie de vacances d’été, hein.

Les gamins vivent dans des bungalows une fois qu’ils sont reconnus par les Dieux. Et c’est un problème pour Percy : son père ne l’a toujours pas reconnu. C’est super de savoir qu’il est le fils d’un Dieu, mais ça ne lui sert à rien pour l’instant : il ne sait toujours pas qui est son père. Il peut tout de même rejoindre un bungalow : celui d’Hermès, qui accepte les enfants non reconnus également. Sur place, l’accueil semble plutôt glacial, mais finalement, un certain Luke débarque pour lui exprimer toute sa tristesse de savoir ce qui lui est arrivé. Eh, ça fonctionne bien cet épisode par rapport au premier.

Durant la nuit, Percy s’endort et rêve une fois de plus du monstre qui essaie de l’appeler à lui. J’aime bien l’idée, surtout que toute la série semble vouloir se dérouler au coin du feu. Cela donne un sentiment cosy. À son réveil, alors que le monstre fait tout pour le monter contre son père, Percy est de nouveau rassuré par Luke.

Kleos

Celui-ci a une cicatrice sur la joue qui semble lui donner un passé mystérieux, surtout que lui non plus n’a pas été réclamé par un Dieu pour le moment. Il explique donc à Percy qu’il comprend ce qu’il ressent, qu’il fait des rêves lui aussi mais que l’important à la Colonie, c’est de gagner en gloire – kleos.

Cela permettra à Percy d’être pris au sérieux à la Colonie. En vrai, Percy espère même que cela lui permettra de découvrir qui est son père : s’il est pris au sérieux et qu’il gagne en considération, il attirera son attention. C’est bien, ça a l’air super sain comme idée pour entamer une relation avec son père. Dans le même genre, la Colonie, c’est super sain comme ambiance, avec les enfants d’Arès, symbolisé ici par Clarisse, qui se mettent à martyriser Percy eux aussi.

Bref, tout ça pour dire que Percy a tout intérêt à trouver sa discipline d’intérêt. Une chose est sûre : ce n’est pas le tir à l’arc, ni l’art d’être forgeron. J’ai des souvenirs de ces passages dans le roman, avec l’impression que c’était plutôt cool comme campement. Là, la série ne parvient pas à me vendre du rêve : pour rien au monde, je n’aurais envie d’aller vivre dans ce campement. Et puis, ça va trop vite en besogne, en plus : durant la nuit, Percy décide de parler à sa mère – qui est morte à ses yeux hein – pour lui dire qu’il s’est fait de vrais amis à la Colonie. Bordel, il y est depuis 24h, et à peine 20 minutes pour nous… C’est pas glorieux, pour le coup.

En tout cas, la scène permet de savoir que Percy a vraiment une dent contre son père, qu’il ne comprend pas son abandon et qu’il compte toujours réussir à se faire remarquer pour attirer son attention. Le problème, c’est que pour ça, il doit trouver ce qui le rend glorieux. Ce n’est pas simple, mais il finit par trouver, grâce à Clarisse.

Durant la nuit, celle-ci entraîne deux de ses potes pour martyriser un peu plus Percy. C’est top cette histoire de harcèlement dites ! L’avantage, c’est qu’en voulant lui mettre la tête dans les toilettes, Clarisse finit par provoquer un des pouvoirs de Percy : il vide l’eau des toilettes et la projette directement sur ses trois agresseuses. Voilà qui est fait.

Si ses ennemies nouvelles se barrent bien vite suite à ça, ce n’est pas le cas d’Annabeth. La jeune fille observait déjà Percy à l’infirmerie et a continué de le faire, dans l’espoir de le voir réussir quelque chose comme ça.

Annabeth

Annabeth est introduite de manière bien mystérieuse, mais on en apprend rapidement plus sur elle. En effet, le lendemain, Percy se renseigne sur sa nouvelle amie étrange auprès de Luke, pour mieux découvrir qu’il s’agit de sa sœur. Merveilleux pour tout savoir d’elle à moindre frais, non ?

Luke lui raconte toute son histoire : avant la Colonie, il voyageait avec Thalia, une enfant interdite. Une enfant interdite, c’est la progéniture d’un des trois grands dieux ayant passé un pacte pour arrêter de procréer quand ils ont compris que les enfants qu’ils mettaient au monde étaient trop forts. Thalia était la fille de Zeus, mais elle a fini par mourir. Avant ça, et avec Luke, elle a recueilli Annabeth. Celle-ci est désormais la meilleure guerrière de la Colonie, mais elle doit encore réussir une dernière quête avant de pouvoir s’émanciper de la Colo.

Bien sûr, Chrion lui promet une quête avec un demi-dieu, alors elle observe toutes les arrivées, espérant qu’il s’agira du bon Sang-mêlé. Et elle a raison de surveiller Percy… mais nous n’y sommes pas encore. Il faut d’abord passer par l’étape « jeu ».

Le jeu

C’est marrant, j’ai souvenir que le roman réussissait mieux à nous vendre les activités de la Colonie. Là, on se retrouve avec un « jeu » organisé par Chiron auquel on ne comprend rien – ce qui est le but, hein – mais auquel je n’arrive pas pour autant à accrocher. Dans le livre, le suspense était sympa. Dans la série, ça donne l’impression d’être baladé sans trop de raison. On voit plein de gamins qui se battent à l’épée et utilisent des dons pour gagner…

Mais Percy n’a aucune idée de ce qu’il est censé faire. Il est pourtant l’élément-clé du plan d’Annabeth. Il profite plutôt d’un long moment solo pour aller pisser dans un coin et siffloter longtemps dans le bois. Ensuite, il décide de faire une sieste et finit par se réveiller quand Clarisse et ses deux potes débarquent à nouveau.

Elles le détestent absolument sans raison et se montrent dangereuses, avec une obsession de Clarisse qui est amusante : elle veut que Percy reconnaisse qu’il a menti pour la destruction du Minotaure. Je trouve ça sacrément stupide quand on sait que ce n’est pas lui qui a pu raconter ça puisqu’il était inconscient.

Percy refuse toutefois de mentir et se lance donc dans une bataille contre les trois filles. La règle du jeu est qu’ils n’ont pas le droit de se blesser – même s’ils se battent avec des épées tranchantes et des lances, ouais. Clarisse décide d’en faire fi, mais je ne vois pas bien la logique là-dedans. Une seule chose est sûre : Percy s’en fait une vraie ennemie quand il détruit la lance magique qu’elle utilisait.

Le jeu prend fin à peu près au même moment : l’équipe de Percy gagne, mais pas grâce à lui ou Annabeth. Le plan d’Annabeth ? Eh bien, simplement de regarder Percy pendant qu’il se bat pour savoir s’il est le bon pour sa quête ou non. Et il l’est, évidemment. La preuve est indéniable quand il est reconnu par le dieu Poséidon.

La quête

Annabeth le pousse dans l’eau pour que cela finisse par se faire. C’est l’occasion pour nous de découvrir que l’eau est capable de guérir les blessures de Percy et de voir un joli trident au-dessus de sa tête. Evidemment, Poséidon n’est pas n’importe quel dieu : il est l’un des plus puissants de l’Olympe. Le fait de l’avoir pour père fait de Percy un enfant interdit.

Il obtient donc un bungalow privé, mais aussi quelques explications de plus de la part de Chiron : Zeus et Poséidon se disputent depuis plusieurs mois à cause du vol de l’Eclair primitif, un symbole de Poséidon. Le problème pour Percy, c’est qu’il apparaît comme un coupable idéal aux yeux de Zeus. Ce dernier pose donc un ultimatum à Poséidon : il a une semaine pour lui rendre l’Eclair primitif.

Bim, voilà la quête de Percy : il doit retrouver l’Eclair avec l’aide de deux camarades. L’Eclair ? Le plus logique est qu’il soit auprès d’Hadès. Voilà donc Percy qui est supposé accepter d’aller dans le Royaume des morts pour un père qui n’en a jamais rien eu à foutre de lui ?

Ce serait n’importe quoi. Seulement, il y a une info qui peut le faire changer d’avis, et elle est d’importance. En parallèle, nous suivons également Grover qui se promène dans la forêt de la Colonie et tombe sur… une nymphe ? Une femme arbre, en tout cas. Il lui fait toute confiance et j’imagine qu’elle pourrait être sa mère. C’est terrible de n’avoir absolument aucun souvenir des romans à ce point, sérieusement. La colonie me dit vaguement quelque chose, mais le rôle de Grover, absolument pas. Pour l’instant, il décide d’aller parler aux adultes de la disparition de la mère de Percy.

Il trouve cela surprenant : elle n’est pas morte comme une humaine, mais a disparu comme le font les monstres. En fouillant pour trouver des réponses, Grover a fini par comprendre qu’Hadès avait pu intervenir juste avant la mort de Sally pour la sauver. C’est merveilleux comme nouvelle : elle serait juste au royaume des morts, sans forcément être morte pour autant ? Grover souhaite absolument prévenir Percy, mais veut avant cela une confirmation des adultes. Il est alors servi : on lui interdit tout bonnement de révéler quoique ce soit à Percy. Forcément.

C’est pourtant ce qu’il fait en fin d’épisode pour convaincre Percy d’accepter sa quête. C’est quand même un peu n’importe quoi, mais c’est bien suffisant pour que Percy accepte : sa mère est peut-être en vie chez Hadès, alors autant y aller.

Il a une semaine pour accomplir sa quête et empêcher une guerre divine d’éclater au passage. Mais ça, il s’en fout, je crois.

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