The Walking Dead – S09E08

Épisode 8 – Evolution – 16/20
Cet épisode de mi-saison s’avère un peu trop classique en ce qui me concerne, et c’est dommage, parce que j’aurais aimé qu’il soit à la hauteur de ce début de saison et propose quelque chose d’exceptionnel. Là, je dois dire que j’ai vu arriver les cliffhangers, qu’ils ne me conviennent pas du tout (du tout) et que je ne suis pas sûr de mourir d’impatience en attendant la suite. Enfin bon, ça restait un épisode sympa à regarder, et c’est déjà beaucoup avec cette série !

Saison 9


08

They have no idea what they’re dealing with.

Vous ne rêvez pas, je prends ma pause repas devant The Walking Dead aujourd’hui. Tout finit par arriver, j’imagine. L’épisode aussi commence d’ailleurs par quelque chose d’anormal : des zombies qui tournent en rond et font du surplace, observés de loin par Jesus, Aaron et Daryl, assez inquiets de ce qu’il se passe.

Être inquiet n’empêche pas Aaron et Jesus de papoter ensemble alors que Daryl s’aperçoit que la meute de zombies a dû les repérer : il balance un réveil aussi loin que possible et tous les trois s’enfuient dans les bois, avec un chien. Quant à Eugene, ben, ils semblent avoir oublié qu’ils sont là pour le chercher en fait. Jesus est tout de même inquiet de tout ça.

Au beau milieu de la nuit, le trio retrouve tout de même Eugene et son genou blessé, et il est terrifié. Il leur raconte donc qu’il a entendu les zombies parler et ça n’inquiète que moyennement le trio qui ne le croit pas. Pourtant, la horde de zombies les retrouve vite, ça va de soi.

Après le générique, on retrouve Negan et Gabriel en train de papoter en prison, parce que oui, il a droit à une visite du prêtre. C’était absolument pas passionnant et ça laisse Gabriel vexé de continuer à se faire manipuler par Negan après tout ce temps. Sa journée de merde ne fait que commencer : il apprend juste après que Rosita est blessée et à la colline.

Malgré tout, il retourne s’occuper de Negan, et cette fois, il s’énerve contre le prisonnier avant de lui raconter toute sa vie. C’est passionnant d’être prisonnier à Alexandria : il a droit à leur hospitalité finalement. Il est logé, nourri et en sécurité, et il a même les derniers potins puisque tout le monde vient s’occuper de lui.

Pourtant, quand Gabriel oublie de fermer la grille, Negan prend la décision inconsidérée et stupide de partir. Il n’avait pourtant pas l’air si mal en tant que prisonnier. Qu’est-ce qui l’attend dehors ? Au mieux, la cavale en solo ; au pire, se faire tuer par quelqu’un qui a les nerfs qu’il se soit enfui. Franchement, niveau instinct de survie, il était pas mal dans sa cage, quoi.

À la Colline, l’arrivée du groupe de Michonne provoque bien des inquiétudes : tout le monde se barricade et s’attend au pire quand il est question de recevoir des visiteurs. Magna et son groupe sont sur les dents et suspicieux eux aussi, mais ils acceptent de jeter leurs armes avant de rentrer. L’ambiance est totalement tendue entre Tara (qui s’est achetée une autorité) et Michonne, qui tombe de très haut : elle apprend la disparition d’Eugène et la trahison d’Aaron qui papote régulièrement avec Jesus. Et Carole ne sourit pas non plus à Michonne quand elle la voit, ça craint tout ça.

Elles entament pourtant la conversation, Carole rencontrant aussi le groupe de Magna qui est bien accepté à la Colline… en attendant l’arrivée de Jesus qui aura le mot final. Le vrai problème, c’est que Michonne doit s’excuser à Carole : elle a décidé de s’occuper d’Alexandria avant tout, y compris avant sa famille étendue des premières saisons. Bref, il y a des problèmes géopolitiques tout classiques entre la Colline, le Royaume et Alexandria. Faudrait juste nous expliquer un peu mieux ce qu’il en est.

Finalement, Carole se barre en abandonnant son « fils » derrière elle à la Colline, comme prévu. Elle a une larmichette et lui aussi, mais il est difficile d’être triste alors qu’on ne les connaît pas. En tout cas, il est drôle de le voir totalement à fond sur Enid, alors que celle-ci, qui a bien grandi, est désormais amoureuse du prisonnier de Maggie l’an dernier – désolé, je ne sais toujours pas son nom après tout ce temps.

Henry est tout triste, surtout qu’il n’a pas d’amis ici… Pour le moment. Au moment du déjeuner, il tombe sur de nouveaux adolescents introduits dans la série. Ce n’est jamais bon signe : exactement comme le reste des gamins de la série, les adolescents ont tendance à être insupportables et cons. Cela ne rate pas : les trois qu’il rencontre (on est donc avec trois mecs pour une fille, c’est con) sont assez clairement insupportables et proposent presque immédiatement de faire une connerie.

Ils se font donc une soirée entre adolescents, qui n’est pas sans rappeler Fear the Walking Dead. Ils boivent de l’alcool, Henry se fait vite fait draguer puis… il est envoyé avec les autres auprès d’un zombie avec lequel ils s’amusent. Oui, les ados ont un zombie domestique, ce qui énerve la fille mais fait beaucoup rire les garçons. Bon, pas tous : Henry décide d’achever le zombie, parce qu’il ne trouve pas ça drôle. Ah génial. Il a beau être intelligent sur ce coup-là, il m’a soulé avec sa bonne morale. Bref, je ne suis jamais content, quoi.

On le retrouve ensuite dans sa « chambre », qui ressemble beaucoup à la cellule de Negan franchement. Il y discute vite fait avec son mentor, mais rien qui ne me passionne beaucoup.

Michonne s’inquiète de voir son autorité clairement affaiblie par tous les liens qui existent dans son dos, mais Siddiq tente de la rassurer comme il peut, le tout au chevet de Rosita dont Enid s’est apparemment bien occupée. Oui, mais quand Rosita se réveille, elle est toujours complétement terrifiée d’avoir entendu les zombies parler et les chercher. Elle décide donc de partir aussitôt à la recherche de l’équipe de secours partie s’occuper d’Eugène.

Et elle fait bien, mais ce trio a pourtant su comment s’en tirer : loin des zombies, ils décident de se séparer. Aaron et Jesus ramènent Eugène à la Colline alors que Daryl et son chien restent en arrière. Le but ? Eloigner la horde de zombie pour s’assurer que les trois autres puissent rentrer à temps. Le problème ? Le bruit n’éloigne pas du tout les zombies. Bien au contraire, ceux-ci n’en ont rien à faire du chien, ils veulent juste de la chair fraîche, apparemment.

Ce changement de règles est on ne peut plus flippant après tout ce temps. En plus, Aaron, Jesus et Eugene se retrouvent coincés dans un cimetière plein de brouillard au beau milieu de la nuit, avec la horde de zombies. Ils en éliminent quelques-uns, mais ls entendent soudain les murmures, ce qui ne les rassure pas.

Par chance, Michonne débarque pour ouvrir la grille qui les coince, et elle est soudain aidée par Magna et une de ses amies. C’est tout ce qu’il y a de plus cool, mais comme on approche de la fin de l’épisode, ça ne peut pas si bien se passer. Sans trop de surprise, Jesus décide de rester en arrière alors qu’il ordonne à Aaron de s’enfuir et… ça se passe beaucoup trop mal ensuite.

Il arrive bien à tuer les quelques zombies qui l’encerclent, mais pour peu de temps. Rapidement, ceux-ci sont en effet capables d’attaquer Jesus qui les dégomme un à un… jusqu’à ce que l’un d’eux esquive son coup. Oui, un zombie capable d’esquiver un coup et de poignarder Jesus dans le dos, ce n’était pas vraiment prévu. Pff.

Jesus meurt donc, sous les yeux d’un Aaron dévasté. Je suis dégoûté, pile quand je commençais à apprécier Jesus. Ce dernier est rapidement vengé par le groupe qui, plutôt que de s’enfuir, encercle le cadavre pour le protéger de quelques autres zombies. Daryl comprend alors que le zombie qui a tué Jesus n’était pas un zombie, mais un simple humain avec un masque de zombies. C’est gênant… Surtout qu’ils sont toujours de nuit, dans la brume, au beau milieu d’un cimetière duquel s’élèvent des murmures.

Alors, OK, le suspense est bon, l’ambiance fait monter un peu l’angoisse… mais moi, je trouve que la révélation est tombée presque trop vite ; et ça me soule que ça se fasse avec Jesus. Et puis sinon, pour une mi-saison, je ne trouve pas ça si insoutenable : le mystère des zombies qui parlent est résolu, ce qui nous donne un nouveau grand-méchant groupe pour le reste de la saison, mais autrement, on n’est pas vraiment inquiet pour notre groupe de base… Si ? Je sais pas, ça m’a paru une fin d’épisode classique ; pas une fin de mi-saison, surtout après tous les bons cliff qu’on a eu cette année.

Saison 9

The Walking Dead – S09E07

Épisode 7 – Stradivarius – 15/20
J’ai beau avoir beaucoup de griefs contre la série en général, je suis forcé de reconnaître que je suis de nouveau investi dans cette saison. J’ai envie de savoir de quoi il en retourne à chaque épisode et je suis prêt à en découvrir plus sur l’univers, qui est désormais tout plein de mystères sans réponse. Il y a un intérêt que j’avais perdu depuis longtemps, et c’est tant mieux.

Saison 9


07 

You could at least pretend to be happy.

Eugène n’est plus là quand cet épisode reprend sur une Rosita totalement désespérée. Elle est à court d’eau, de souffle et d’espoir dans la vie, maintenant qu’elle entend les zombies parler et communiquer entre eux, toujours à sa recherche. C’est vrai que c’est un peu flippant et que ça ne donne pas envie de survivre.

Pendant ce temps, Daryl, Carole et son « gosse » poursuivent leur chemin et se rendent au campement du premier, qui a désormais un chien et un bateau cassé. Mouais. Je ne suis que moyennement convaincu, pour changer, et je n’ai donc pas spécialement suivi leur intrigue, préférant gérer mes réseaux sociaux que les suivre avec attention. C’est sans regret, il faut savoir faire des choix dans la vie. Bon, on les retrouve à se faire un pique-nique au feu de bois avec Henry, puis à couper les cheveux de Daryl. Bordel, merci Carol, mais là, l’essentiel, c’est de trouver quelqu’un pour te couper les cheveux à toi !

C’est là qu’on apprend que le nouveau but de la vie de Daryl, depuis sept ans, est de… Retrouver le corps de Nick. Non mais sérieusement ? Je peux comprendre le besoin de le retrouver pour le tuer définitivement, genre un an à la rigueur. Faut se faire une raison après, un zombie ça marche loin.

Bon, on nous prépare aussi assez clairement un épisode flashback, puisque Daryl a une cicatrice qui intrigue Henry, et puisqu’on ne sait toujours pas où est Maggie dans l’affaire. Dans la nuit, Daryl s’enfuit donc et intrigue Henry qui décide de le suivre et manque de se faire tuer. C’est original. Tout ça nous amène à une nouvelle scène bien ridicule, mais Daryl les collectionne.

Ainsi donc, il attache son chien dans la nuit, et celui-ci se fait harceler par un groupe de zombies. Daryl risque tout pour aller sauver le chien, et il manque de mourir, avant d’être bien sûr sauvé par Henry, le tout sous la surveillance de Carol qui reste discrète. Daryl et Henry peuvent donc devenir best potos après tout ça et parler des pièges que Daryl a installé tout autour de son campement. Henry en profite aussi pour faire culpabiliser Daryl : il lui rappelle que Carol le voit comme son meilleur ami et qu’il est un bien mauvais meilleur ami à l’abandonner comme ça. Mouais, vu comme ça.

En parallèle, Michonne est toujours en chemin vers la Colline où elle emmène le groupe de Magna, qui est toujours frustrée de ne pas avoir ses couteaux. C’est passionnant comme tout de voir le groupe s’engueuler en signant alors que Michonne reconnaît auprès de Siddiq qu’elle les aime bien… mais qu’elle ne leur fait pas confiance. Vous aurez noté l’ironie, hein ?

Comme souvent, les conflits et scènes ne sont pas inintéressants (sans ironie, ici), mais ça manque de rythme quoi. Puis l’histoire du groupe de Magna, bon. Comme si la série lisait dans mes pensées (une première), elle nous propose alors du rythme avec une bonne chanson nous permettant de découvrir la vie de la Colline. Enid a grandi (ou pas) et est désormais médecin sous la supervision d’une Tara (hell yes !) qui a tout d’une nouvelle leader. L’actrice a reperdu tous les kilos de sa grossesse, c’est impressionnant. Pas de Maggie, donc, puisque celle-ci se contente de… leur envoyer des lettres ! Ouep, c’est Jesus qui les reçoit et nous dit qu’elle est heureuse.

Mouais, c’est une manière de se débarrasser du personnage j’imagine. Finalement, Tara ne gère rien du tout : elle est juste l’assistante de Jesus, qui est le leader élu de la Colline – élu face à absolument personne. Mouais. Son petit plaisir dans la vie ? Retrouver Aaron dans les bois, pour se battre, s’entraîner et partager une gourde. Ah la la, ça fait un couple prévisible.

Sans qu’on ne sache encore s’ils sont en couple, ils sont interrompus par un signal d’alarme envoyé dans le ciel par une Rosita à bout de force. Fallait oser avec les zombies qui parlent, mais ça lui permet d’être secourue. On apprend qu’elle a laissé Eugène derrière elle dans une grange. Bon débarras.

Elle est ramenée à la Colline où Tara est heureuse de voir Aaron et Rosita, mais tout ça est en-dehors de l’écran. Non, on la retrouve à l’écran pour s’engueuler avec Jesus qu’elle trouve bien trop absent. Elle l’empêche donc de partir à la recherche d’Eugene, préférant y aller par elle-même. Et à demi-mots, on comprend que les relations avec Alexandria sont toutes bizarres, que Tara n’a vu personne depuis un bon moment et que la Colline nous organise une foire où ils aimeraient la visite d’Alexandria.

De retour du côté du groupe de Magna, Michonne leur permet un petit détour vers leur ancien campement où tout ce qu’ils retrouvent n’est que débris, zombies et souvenirs inutiles de leurs défunts. Siddiq, lui, est tout heureux de trouver une flûte et Magna est heureuse de retrouver ses armes… pour genre dix secondes. Michonne décide en effet de leur confisquer, parce qu’elle ne leur fait toujours pas confiance. C’est inutilement long franchement.

Ils passent tous la nuit dans un refuge où Siddiq s’endort pépère alors que Michonne monte la garde et entend bien sûr du bruit. Rien de nouveau sous le so… la lune. Il s’agit juste du prof de musique qui voulait faire du violoncelle et qui a la chance de voir son instrument être détruit par… Michonne. Cela permet au prof de se lancer dans un laïus de prof (l’angoisse, même moi ça m’endort !) expliquant l’importance de l’art pour survivre face à l’ennemi et blablabla. J’exagère, c’est pas inintéressant ce qu’il dit, et ça paraît même vrai… mais bon, après neuf saisons, je ne sais pas si c’est utile. Et la tête de Michonne en dit long.

Au petit matin, Michonne apprend que Maggie ne dirige plus La Colline, parce qu’elle s’en est barrée avec Hershel (un gamin de moins, youpi !). Elle est sacrément énervée de voir qu’elle n’a plus toutes les infos et que des communications sont rétablies dans son dos. Pas le temps d’en parler, par contre : ils sont attaqués par une horde de zombies. C’est l’une des scènes les plus intéressantes, puisque le groupe de Magna récupère ses armes et prouvent qu’ils ne sont pas si mauvais que ça. Ils ont survécu tout ce temps après tout. Et évidemment, au passage, ils retrouvent l’ex de Magna qui est un joli zombie que Michonne est forcée de tuer.

Ils reprennent ensuite la route et ça me donne envie que Michonne tombe sur Maggie, maintenant qu’elle a bien dit qu’elle n’avait pas envie de la croiser et avait peur de la réaction de celle-ci si elle la voyait. Maggie est donc partie avec Georgie pour s’occuper d’une autre communauté, et Michonne peut se rendre à la Colline… Elle s’y refuse totalement, jusqu’à ce qu’elle apprenne par des hommes qui passaient par là que Rosita s’y trouve. Au passage, la muette aperçoit quelque chose dans les bois, mais il n’est pas question de trop nous en dire tout de suite.

À la Colline, Daryl, Carole et Henry arrivent, loin de se douter de tout ce qu’il s’y passe. Henry veut juste qu’Enid le reconnaisse parce qu’il est amoureux, quoi. Les retrouvailles sont express et enchaînent rapidement sur Daryl, Aaron et Jesus qui partent à la recherche d’Eugene. Ouais, allez savoir pourquoi, Tara accepte finalement de rester en arrière. Ce n’est pas le meilleur des cliffhangers, mais j’ai quand même envie de savoir la suite, donc j’imagine que c’est réussi.

Saison 9

The Walking Dead – S09E06

Épisode 6 – Who Are You Now? – 18/20
Bien… Alors je sais que la majorité va s’accorder à dire que ce n’est pas du Walking Dead et blablabla, mais moi, je suis plutôt bien accroché à ce qui a tout d’une série dérivée. Il va falloir voir comment ça évolue, mais très franchement, je suis satisfait du virage entamé la semaine dernière. Cela redonne du mordant à une série qui en manquait cruellement, et je ne m’attendais pas tellement pas au cliffhanger  que j’en ai presqu’eu des frissons. Du bon boulot, donc !

Saison 9


06.jpg

I hope you can still hear them.

Rick est donc « mort » et on reprend donc sur Michonne, toujours en vie et en deuil, elle. Les scénaristes semblent nous troller en lui faisant dire qu’elle est toujours là et nous confirment tout de suite que le temps a bien passé. Michonne est encore triste, mais Daryl vit seul avec comme passion de pêcher, Carole s’est laissée pousser un tas de cheveux blancs et la vie a repris son cours, avec plein de progrès et de modernité. Loin d’une série de survie, on passe désormais à une série qui est à l’aube d’une nouvelle civilisation. L’ordre a repris ses droits sur le chaos, et tout va bien.

On nous sort quand même que Michonne est triste, des années après, de trouver une figurine de shérif qui semble représenter Rick, mais qu’elle y trouve aussi de l’espoir. Daryl, lui, le trouve en observant un oiseau donner de la chair humaine à ses petits, et Carole en voyant une plante pousser. La bonne nouvelle, aussi, et pas des moindres !, c’est que Michonne trouve encore des rouleaux de papier toilettes dans ses trajets. C’est inattendu.

La tombe de Rick ? Elle n’existe même pas : Michonne se recueille au niveau du pont, jamais reconstruit. Eh bah ! Sacrée introduction – elle avait ses longueurs, mais les choses sont claires : on repart sur ce qui est définitivement une nouvelle saison. C’est là que le générique aurait dû changer, à mon sens, mais bon. Ah et aux abonnés absents, on retrouve bien sûr Maggie.

Parmi les présents, Eugene a changé de look (il est de plus en plus ridicule, en fait) et s’est acheté du courage : c’est lui qui part à la chasse aux zombies qui pourchassaient les nouveaux amis de Judith, qui s’appellent Magna, Connie, Kenny et figurants un et deux, probablement. Même s’il refuse de les accueillir dans son campement, Judith parvient à convaincre Rosita, Aaron et deux autres qu’il faut leur venir en aide. Une vraie chieuse, déjà, appelons-la Carlita !

Bien que ce soit contre le protocole, ils emmènent donc les nouveaux arrivants à Alexandria (parmi les nouveaux arrivants, nous avons une sourd-muette). Le groupe de Magna est incertain face à tout ça, mais ils sont bluffés de découvrir une véritable ville, avec un moulin, des panneaux électriques, des serres… bref, la civilisation.

Alexandria a même un prêtre, puisque Gabriel est toujours là, Gracie y est en vie, voyant Aaron comme son père. Siddiq, lui, est toujours médecin pour tout le monde et notamment pour une amie de Magna… et bien sûr, devinez qui dirige tout ce petit monde ? C’est Michonne, ça va de soi ! Elle n’est pas contente de voir qu’Aaron a pris une décision sur ordre de Judith, mais elle accepte qu’un vote se tienne pour décider quoi faire des nouveaux.

Bon, les nouveaux ont connu leur lot de galère, hein, notamment à Jones Spring et Coalport. Mouais. On les suit donc face à un conseil composé de Michonne, Aaron, Siddiq, d’autres… et bien sûr Gabriel, qui est celui qui pose les questions dans une nouvelle construction de bois bien jolie. Allons comprendre. J’ai du mal à accrocher à tous les nouveaux, et surtout au prof de musique, qui est assez insupportable et se dit toujours prof de musique après tout ça.

Oui, parce que les questions de Gabriel restent assez classiques, leur demandant ce qu’ils faisaient avant et ce qu’ils sont devenus. Nous avons donc une journaliste muette mais féministe s’en prenant aux politiques qui finit ange gardien d’une lycéenne qui assure être l’ange gardien de la muette ; un prof de musique et une serveuse. Ouais, mais Magna n’est pas qu’une simple serveuse : Michonne repère vite que c’est une ancienne prisonnière. Michonne n’est pas dupe, voyez-vous, elle se souvient des difficiles jours de survie et ce n’est pas pour rien qu’elle est désormais cheffe de la sécurité, hein.

Ouep, Michonne n’est pas la dirigeante finalement, parce que nous sommes dans une démocratie dirigée par un conseil. Pourquoi pas ma foi, mais je me demande qui a eu la mauvaise idée de faire de Gabriel un chef de conseil. PIRE ENCORE ! QUI A JUGÉ BON DE FAIRE DE ROSITA ET GABRIEL UN COUPLE ?! What the hell, the fuck et toutes les grossièretés possibles.

C’en est au point que j’ai décroché du reste de leur conversation qui parlait pourtant d’une organisation intéressante qui nous fournit ensuite une scène entre Rosita et Eugène. J’adorais Rosita, mais à force de nous la coller avec tous les personnages que je déteste, ils finissent par me la faire détester. Je dois dire aussi que c’est ridicule : elle paraît toujours aussi jeune qu’il y a deux épisodes, alors que plusieurs années sont censées avoir passées. Bof, quoi.

Bon, leur grand projet ? Il est question d’une antenne satellite et de chateaux d’eaux depuis lesquels Eugene aperçoit une hore de zombies. De manière complétement conne, il averti Rosita en… criant. Et puis il descend, jetant son sac, ce qui fait fuir les chevaux. C’est du grand n’importe quoi. Sérieusement : RESTE EN HAUT ! Les zombies ne peuvent pas grimper. Ben non. Et même quand il est presque au sol, il préfère se faire un saut dangereux plutôt que rester en sécurité.

Du coup, il se pète une jambe et ils ont l’air encore plus cons avec Rosita pour échapper aux zombies.

En parallèle, Judith écoute Michonne perdre la boule et parler toute seule dans sa chambre – comme si elle parlait à Rick. Bon, Michonne perd un peu la boule, quoi. J’imagine qu’il y a de quoi après tout ce temps. Dans le même genre, il est complétement con de voir Judith faire des maths avec… Negan ! En prison, il a eu droit à un coiffeur et maintenant qu’il est prof de Judith, il en profite pour lui soutirer toutes les infos qu’il peut. C’est du grand n’importe quoi, tout ça.

Bon et sinon, Michonne a repéré que Magna avait toujours son couteau, et elle l’a grillée devant tout le monde. Forcément, le reste de ses amis n’apprécient pas de voir qu’elle ruine leur chance de s’en tirer ; mais leur débat après le vote du conseil (qui met plus d’une journée !) est stérile. Ils décident juste de récupérer Miko à l’infirmerie (où Siddiq s’occupe d’elle) et de s’enfuir, puisqu’on ne veut pas d’eux ici. Dommage : Magna était déterminée à s’attaquer à Michonne et tenter de récupérer Alexandria… une vraie Rickette quoi.

Au matin, à l’aube même, Magna décide de s’attaquer à Michonne et découvre qu’elle a… un fils ! Eh oui, Michonne et Rick ont donc eu un bébé, RJ, ce qui est ridiculement ridicule, mais on n’est plus à ça près. Encore un personnage complétement con à venir. En tout cas, ça attendrit totalement Magna qui décide de livrer son dernier couteau à Michonne, qui est ensuite confrontée à Judith.

Cette dernière a récupéré le flingue de son papa et elle ne comprend pas pourquoi sa maman refuse d’aider leurs nouveaux amis. C’est mignon comme tout cette scène où elle dit oublier leur voix, mais vu comme elle était bébé à l’époque, mais bon. C’est mignon, ouep, et on sait que c’est efficace, même si les scénaristes prennent tout leur temps pour en arriver là. Et même s’il était question d’un vote, quand Michonne change d’avis, tout le monde s’exécute et prépare le transfert de leurs nouveaux camarades vers la Colline…

Pendant ce temps, au Royaume, Jerry est toujours en vie, et il trouve que Carole est sa reine. Mouais, c’est une réintroduction pas forcément utile, et les cheveux de Carole, c’est juste pas possible, honnêtement. Je n’y avais pas trop pensé, mais nous avons aussi un prince désormais : Henry est devenu adolescent et il appelle Ezekiel « Papa ».

Sinon, Henry n’est pas fan du Royaume : il trouve que tout vieillit mal, avec notamment les canalisations qui ne tiennent plus le coup. Parmi les vieux qui vieillissent mal, il y a aussi les cheveux de Carole, franchement. Je fais une fixette, mais la perruque n’est pas crédible du tout. En tout cas, elle parvient à convaincre Ezekiel (qui n’an pas une meilleure coupe avec carrément une PLUME dans les cheveux, svp !) qu’Henry est assez grand pour aller s’entraîner loin de chez eux.

Il dit au revoir à Ezekiel et se met en route avec Carole, ce qui pue la mauvaise idée. Sans trop de surprise, c’est effectivement le cas. Comme tous les ados de cette série, Henry est complétement con : il se précipite tête baissée quand il entend une femme crier à l’aide, et il tombe sur un groupe de Saviors tout heureux de pouvoir les kidnapper, lui et Carole.

Finalement, ils aiment bien Carole qui les a laissé en vie à l’époque, alors tout ça ne mène nulle part, si ce n’est à un racket bien organisé : Henry y perd son honneur et ses vivres, Carole y perd sa bague de mariage et reçoit un compliment sur… ses cheveux. Mais LOL, soyons sérieux !

Henry en veut à sa maman de voir qu’elle est devenue toute soft et gentille, mais elle affirme qu’un jour il comprendra – c’est lui le problème la faisant devenir toute gentille. OU PAS. Pendant la nuit, Carole reprend ses bonnes vieilles habitudes, et elle nous grille vivant les Saviors à coup d’essence et de clope. Sympa comme tout.

Le lendemain, elle retrouve Henry et tous les deux reprennent la route, tombant au passage sur Daryl. Bon, ben cette intrigue ne m’aura pas passionné. Reste donc le cas Rosita et Eugène qui m’aura fait hurler devant ma télé. Oh, pas par peur pour eux, parce que j’avoue que j’avais vu une micro bande-annonce qui spoilait le cliffhanger où ils sont dans la boue à espérer que les zombies ne les repèrent pas… Non, non, ce qui m’a fait hurler, c’est que les zombies… PARLAIENT ? J’ai rêvé ? J’ai été rechercher des sous-titres à l’épisode juste pour avoir confirmation, mais si, voilà que les zombies se mettent à parler comme les Autres de LOST… Moi qui pensais que la série allait s’éloigner des comics, voici une menace que je n’avais pas vu arriver : les Whisperers sont donc là, et ça va être sacrément palpitant à suivre (j’espère).

Saison 9

The Walking Dead – S09E05

Épisode 5 – What Comes After – 19/20
C’était trop long (et surtout lent) pour que j’ose mettre un 20, mais cet épisode joue un coup de poker ultime en proposant ce qui s’annonce comme la plus grosse prise de risque de la série. Après neuf ans, c’est osé, mais c’est aussi très nécessaire. Cette saison parvenait bien jusque-là à nous faire comprendre qu’elle voulait tenter quelque chose de nouveau. Cet épisode marque un virage à 180° en regardant beaucoup dans le rétroviseur et en concluant des intrigues vieilles de neuf ans. Il faudra voir… ce qui vient après.

Saison 9



05-3.jpg

Because we don’t die. It’s not about you, or me, or anyone of us. It’s about all of us.

Nous y voilà, l’épisode qui fait couler tant d’encre et lance tant de rumeurs depuis quelques mois est enfin là : c’est le moment de découvrir ce qui va arriver à Rick, en seulement 47 minutes (d’habitude, ils nous balancent une heure pour rien quand c’est comme ça !). Pour l’occasion, je me suis permis d’allumer une bougie comme si j’étais devant The Purge et la météo s’est décidée à m’accompagner avec pas mal de pluie, pile au moment de lancer l’épisode.

On commence avec un vieux cliché tout pourri : un cauchemar de Rick qui se retrouve à se contempler à l’hôpital comme si on était encore en saison 1. Il a la bonne idée de se dire de se réveiller, et il le fait à temps pour se sortir du pétrin dans lequel on l’avait laissé, grâce à sa ceinture. Pour une fois, j’ai trouvé ça à peu près réaliste comme manière de s’en sortir par rapport à d’habitude. Bon, le coup de remonter à cheval avec une telle blessure, ça reste bof, mais je suis de bonne humeur, je leur pardonne.

Blessé, Rick essaye de se convaincre que pour survivre, il doit rester réveillé, mais ça n’a pas l’air évident. La série s’amuse alors bien avec des plans dans tous les sens nous renvoyant au début de la série et avec une petite centaine de figurants zombies pour faire monter la pression. Plutôt que de faire monter la pression, ils se sont rapidement retrouvés à faire monter… mon ennui. Ben voui, on est là pour qu’il se passe quelque chose hein.

Et il se passe quelque chose quand Rick trouve un panneau et que ça motive son cheval à enfin accélérer pour fuir les zombies. La série ne devait plus avoir assez de budget pour sa centaine de figurants qui disparaissent d’un coup alors que Rick atteint la cabane qu’il a repéré. Cela lui permet de se soigner comme il peut et de s’évanouir à côté d’un cadavre et d’un flingue.

C’est chouette, parce qu’il se remet à cauchemarder, à la recherche de sa famille. À la place, il tombe sur Shaninouchet, et je suis bêtement tout content de le revoir dans la série. J’adorais ce personnage et j’en veux toujours à la série de l’avoir tuée quand c’était encore bien de regarder cette série. Le revoir rappelle un temps où on se faisait un peu moins chier et où tuer un personnage était encore un événement.

Shane demande quand même des nouvelles de sa fille à Rick comme si de rien n’était. On est sur un fond vert pas bien propre, mais Shane est là pour rappeler à Rick qu’il doit avoir la rage de vivre ; et pour que Rick s’excuse de ce qu’il lui a fait. Il est aussi là pour se transformer au dernier moment en… zombie. Ben oui, la horde de figurants a retrouvé Rick finalement, et ils sont prêts à le bouffer tout cru.

Par chance, Rick parvient à remonter (cette fois de manière totalement improbable) sur son cheval et à s’enfuir, surtout que le cheval n’a plus peur cette fois.

En parallèle, Maggie est toujours à cheval, elle aussi, mais galère moins que Rick. Elle n’est confrontée qu’à un seul zombie, sur qui elle passe tous ses nerfs. Bah alors, Maggie-chou, faut en garder pour Negan, du calme. Quand elle arrive à destination, elle tombe nez à nez avec Michonne qui a appris l’arrivée de tata Maggie sur place et qui n’a pas envie de voir son nouveau meilleur ami Negan mourir.

Elle se met donc sur le chemin de Maggie pour l’empêcher de le tuer, lui rappelant que ce n’est pas ce qu’aurait voulu Hershel – il voulait la paix. Bon, Maggie est insupportable à vouloir tuer Negan à tout prix, même si je comprends qu’après seulement un an et demi, elle puisse avoir les nerfs. Perso, la mort de Glenn est loin derrière maintenant ; et ils sont partis sur une paix plutôt stable que la mort de Negan va détruire.

Malgré tout, Michonne ne peut pas trop s’opposer non plus à Maggie non plus : elle finit par lui donner les clés, parce qu’elle n’a pas envie d’en venir aux mains avec elle. Face à Negan, Maggie ne se décompose pas trop pour autant : elle lui demande de se mettre à genou, mais lui n’en a pas trop envie. C’est beaucoup plus rigolo de narguer Maggie, voyez-vous ? Il nous torture au passage, en nous rappelant bien l’œil de Glenn et toute la manière dont il a explosé son crâne. C’est pas bien malin de la part de Maggie d’être là toute seule n’empêche, parce qu’à part libérer Negan, je ne vois pas ce qu’elle va faire.

Elle lui demande juste de venir à la lumière pour mieux le tuer, mais quand elle comprend que tout ce que veut Negan, c’est mourir pour être avec sa femme, elle comprend soudainement que ce n’est pas si drôle que ça de le sacrifier finalement. Et cet idiot la supplie, en larmes, alors qu’il est évident que jamais elle ne le tuera maintenant qu’elle sait qu’il veut sa femme.

Bon, ça je veux bien, cette nouvelle lucidité de Maggie, c’est rigolo… MAIS POURQUOI IL NE S’ENFUIT PAS ? TELL ME WHY, comme dirait l’autre… AIN’T NOTHING BUT A HEARTACHE.

Pardon. Reprenons.

Rick, donc. Maggie et Michonne apprennent qu’il s’est produit quelque chose et se précipitent, alors que de son côté, Rick s’endort sur son cheval et tombe sur… Hershel. C’est juste trop triste, parce que le personnage est mort, mais l’acteur aussi. À quelques mois près, Rick n’aurait jamais pu lui faire ses excuses, ni un câlin. Finalement, Hershel nous informe qu’il est heureux de savoir Maggie en vie (ET BETH PUTAIN ?) et de savoir qu’il a un petit fils qui va la renforcer.

Bon, ça traîne en longueur tout ça, et une fois de plus, il affirme pouvoir retrouver sa famille dans ce drôle de purgatoire où tout le monde lui demande pourtant de se réveiller. Il le fait, histoire qu’on évacue Hershel et qu’il se retrouve devant une jolie porte « Don’t dead, open… outside » (ça me fera toujours trop rire, même si ce changement d’ordre des mots est dramatique). Derrière cette porte, il découvre les cadavres d’absolument tout le monde – y compris ceux qui sont encore en vie comme Jesus et ceux qui sont morts mais que la production ne peut se payer comme Carl (franchement, l’abus !) et Beth (mais je veeeeeeeeeux ! Faîtes la chanter, purée).

Une qu’ils peuvent se payer ? Sacha, qui se lève devant un fond vert de plus en plus dégueulasse (le budget n’est pas passé là, clairement). Elle est toujours aussi géniale et nous résume la philosophie de vie de la série : la série n’est pas sur un personnage en particulier, et certainement pas sur Rick, elle est sur tout les survivants, sur l’amour qui survit, et bla et bla et bla. C’est facile, ça.

Comme tout le monde, Sacha demande à Rick de se réveiller pour qu’il comprenne qu’il est de retour exactement là où il ne voulait pas amener les zombies : dans le campement à côté du pont. Oups ! Le campement a été déserté, y compris par le cheval de Rick qui s’est barré. Il en tue quelques-uns au flingue, mais se retrouve une fois de plus cerné. Il comprend donc que son seul moyen de s’en tirer est de… Sacrifier le pont : on sait que le pont ne tiendra pas autant de zombies après tout.

Finalement, alors qu’il perd tout espoir, il entend soudainement la voix de Daryl son bestie qui vient à sa rescousse avec tout plein de gens. Alors que nos héros s’occupent d’une horde énorme qui devrait les occuper des heures en quinze secondes chrono, Rick décide d’abandonner tout espoir. Cette incohérence de la horde en quinze secondes ? Pour une fois, ce n’est pas une incohérence, mais une volonté des scénaristes !

Michonne retrouve Rick, l’embrasse, et il est tout heureux de retrouver sa famille – Michonne, Maggie, Daryl et même Eugene. Puis, Michonne lui dit de se réveiller, ce qu’il fait. Personne n’est venu à sa rescousse ; mais il va sauver toute sa famille en franchissant le pont. Le problème ? Le pont ne s’écroule pas du tout.

Heureusement, Daryl, le vrai, cette fois arrive à la rescousse avec son arbalète. Tout le monde est là aussi, et ils comprennent que le merveilleux plan de Rick est désormais le suicide. Sérieusement ? Ils envisagent de tirer avec leur flingue pour distraire les zombies, mais personne ne semble le faire, bizarrement. Heureusement, Rick trouve de la dynamite sur le pont… et il décide de l’exploser, en étant assez proche pour être soufflé par l’explosion lui aussi. Tout le monde le croit donc mort, surtout Michonne qui explose en larmes (c’est comme le pont, mais avec de l’eau).

J’ai failli être très très énervé, mais une part de moi doutait encore, surtout qu’une piste du début d’épisode restait bizarrement inexplorée. Et j’ai bien fait de douter et d’attendre le retour de cette piste ! De son côté en effet, Anne tombe en panne d’essence dans les dix premières minutes, encore (c’est un grand classique de la série), pour disparaître ensuite pendant plus de trente minutes. C’était louche.

Elle demande un plan d’évacuation d’urgence, ce qui n’est pas gagné. Son interlocuteur n’a pas l’air motivé des masses, mais il passe malgré tout en hélicoptère. Et il fait bien, parce qu’Anne trouve justement son A au moment où il passe : il s’appelle Rick, évidemment. Soufflé par l’explosion, il s’est retrouvé dans l’eau où tombaient aussi des dizaines de zombies. Merveilleux.

Rick est donc sauvé par ce putain de mystérieux hélicoptère et par Anne, qui veut sauver son ami et lui retourner une vieille faveur. Et alors qu’il y aurait largement de quoi continuer la série sans Rick comme si de rien n’était, les scénaristes prennent une décision radicale qui nous éloigne même des comics définitivement : un bon dans le temps ! WHAT THE HELL ?

Il commence par Luna (bon, non, c’est pas son nom, mais désolé, j’ai regardé The 100 quoi) et ses amis qui galèrent à échapper à une horde de zombie et qui sont sauvés par une petite fille accro aux chapeaux de cowboys. Ouep, Judith est devenue une petite badass !

Quelques années (encore !) ont passé – adieux les futurs crossovers avec Fear ! – et il faudra maintenant voir qui a survécu (et surtout qui est mort ?) à ces années. Bon, je trouve que les deux actrices incarnant Judith ne se ressemblent pas plus que ça, mais si tout ça peut nous redonner un coup de jeune à la série, je suis preneur. Je ne vais pas trop m’emballer et simplement leur tirer mon chapeau (de cowboy) pour cette fin pas trop mauvaise au personnage de Rick. Je suis triste qu’on perde Anne au passage et je suis curieux de savoir quand Andrew Lincoln reviendra et ce qui lui sera arriver d’ici là. La série ne peut pas finir sans résoudre cet ultime mystère, mais ça lui permettra justement de proposer une vraie fin un jour, alors que jusque-là, elle n’avait aucune chance d’y parvenir.

On a tous pensé qu’il était con de tuer Carlito parce qu’il avait les épaules pour reprendre la série, en tant que fils de Rick. L’insistance portée autour du personnage de Judith depuis quelques épisodes, et particulièrement dans celui-ci, aurait dû me mettre sur la voie de cet ultime rebondissement.

Pour une fois, j’ai vraiment très hâte de voir la suite !

05.jpg
Et en attendant, au revoir Rick, ta famille te croit mort – même Carole que personne n’a voulu payer pour cet épisode ?!

Saison 9