The Affair – S04E01-02

Épisode 1 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.

> Saison 4


Spoilers

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Oh my god, it’s you. You’re the earthquake.

Premièrement, j’ai envie de remercier la série pour sa très bonne idée de proposer un bien long résumé des saisons précédentes et pour son nouveau générique, très esthétique. C’est à peu près tout le bien que je puisse en dire parce que cette saison débute sur un flashforward nous annonçant une improbable amitié entre Cole et Noah, réconciliés autour de la disparition d’Alison (enfin, on suppose) depuis 72h.

Noah – Six semaines plus tôt, on retrouve Noah qui, pour changer, est en train de se plaindre parce qu’il a déménagé à Los Angeles pour se rapprocher de ses enfants, mais il ne les voit quand même pas. À la place, il est prof de lycée et fait cours sur Animal Farm. Devinez quoi ? Toutes ses étudiantes ont un énorme crush sur lui. Cinq minutes même pas et j’en peux déjà plus de Noah. C’est un prof tyrannique, mais à peu près parfait sur le papier et il est surveillé par la principale qui forcément le dévore des yeux aussi, mais a genre toute l’autorité qu’il n’a pas. Soupir, venons-en vite à la disparition d’Alison, allez !

Tout cette réintroduction du personnage me donne déjà envie de dormir, mais ça tombe bien, j’ai regardé l’épisode assez tard pour que ce soit le but : m’endormir devant. Et je suis aidé par une scène où il sympathise avec son insupportable collègue voulant juste profiter du fait que Noah connaisse un éditeur. Ben oui, le monde entier a besoin de Noah, vous savez bien !

Et le monde entier est contre lui, aussi. Il est ainsi pris dans les bouchons, mais ce n’est pas sa faute ; et il arrive en retard à une présentation de son fils au lycée, à laquelle il ne peut accéder à cause d’un garde qui fait bien son boulot et d’Helen qui, apparemment, fait intentionnellement tout ce qu’elle peut pour l’éloigner de ses enfants. Oui, oui, bien sûr.

Le type réussit même à arriver en retard au restaurant mexicain où Vik l’invite parce qu’il met la mauvaise adresse dans son GPS – oui, Vik est toujours là pour Helen, évidemment puisque son nouveau job est la raison du déménagement à Los Angeles. Noah galère ensuite à communiquer avec ses enfants, surtout Trevor qui refuse de lui parler ou de le voir, en fait. Sinon, Helen est persuadée que leur fils est gay, et elle fait tout pour qu’il le dise au restaurant et devinez quoi ? Ca déplait à Noah. Il fait genre que le problème n’est pas qu’il soit (peut-être) gay, mais juste que son fils n’a que 14 ans et qu’il ne sait peut-être pas ce qu’il veut. Soupir, soupir, soupir. Ce personnage est tellement imblairable. Pourquoi je m’inflige ça déjà ? Ah, oui, je suis curieux. Et puis j’aime bien Helen… quand elle n’est pas du point de vue de Noah (parce que dans cette partie, c’est juste une garce).

Comme il s’engueule avec Helen, Noah finit par rentrer chez lui, et appeler Alison, comme il le fait chaque fois qu’il se sent seul. Et seul, il l’est, parce que personne ne prend le temps de décrocher quand il appelle.

Finalement, en bon prof, il se retrouve à lire l’exposé d’un de ses élèves, Anton Gatewood dont je n’ai pas spécialement suivi l’introduction, j’avoue, mais c’est grosso modo l’élève cliché du fond de la classe avec sa capuche et sa flemme. Noah étant cette sorte de super prof, il est évident qu’il n’a pas même un stylo, hein. Bon, donc, Anton est un élève qui a l’habitude de plagier d’autres travaux, mais pas cette fois. Noah l’accuse pour rien, parce qu’Anton révèle toute son intelligence par une analyse simplissime d’Animal Farm.

Noah se sent alors forcé de le poursuive, parce que ce n’est pas du tout anxiogène d’avoir un prof pareil, mais Anton a la chance d’avoir un père qui l’emmène loin du lycée avant que Noah ne le rattrape. Et c’est tout pour Noah, ALLELUIA, on était à deux doigts d’essayer de nous le vendre comme le Messie qui allait sauver Anton de son statut social d’incompris !

Helen – Sans trop de surprise, on reprend alors avec Helen qui a emménagé dans une baraque de Los Angeles magnifique. Le salaire de Vik doit bien aider, quand même, il a eu un poste qui valait le coup, clairement. Bon, en même temps, Vik est juste parfait pour Helen : ils ont emménagé dans une villa ouf et ne s’occupent que de deux enfants plutôt sympathiques et gentils avec eux – même si Helen commence à se dire que peut-être son fils est gay quand il reçoit 150 SMS de Brooklyn (c’est un garçon).

Assez clairement, Helen est hyper stressée et ce n’est pas bon pour elle : elle se met à imaginer des tremblements de terre, un comble à Los Angeles.

Ils ont aussi une étrange voisine qui les fascine sans la moindre raison valable, mais comme eux je les aime bien, je ne vais rien dire. Bon, après la perfection de Vik vient probablement du fait que c’est le point de vue d’Helen. Celle-ci se rend ensuite chez le psy, et au passage, n’en peut plus de Noah oubliant de payer la cantine de leur fils ainé. Pour changer. Chez le psy, Helen ne s’ouvre pas tellement, même si elle finit par parler de ses angoisses de Los Angeles, et du Big One qui finira bien par arriver un jour.

Elle s’ouvre aussi sur la sexualité possible de Trevor, en faisant le coming-out le plus discuté de la télé avant même qu’il n’arrive, je crois, parce qu’elle a peur de la réaction de Noah. Son psy découvre vite qu’elle n’aime pas (physiquement) parler de Noah et que le tremblement de terre à venir dans sa vie est peut-être que Trevor est gay.

Ou alors juste l’ensemble de sa vie depuis le début de la série, magnifiquement résumée par le psy qui se fout limite de sa tronche au passage. C’est fou comment la partie sur Noah était naze et celle sur Helen arrive à être passionnante rien qu’avec un échange inutile. Son psy est excellent, aussi, et ça permet de vraiment approfondir sa psychologie, même s’il ne se passe rien.

De retour chez elle, Helen tombe sur Priya, sa belle-mère. Comme toutes les belles-mères, elle est insupportable (notons que je n’en ai pas actuellement, je peux dire ça, ok ?), et comme toutes les belles-mères ayant un fils, elle en fait trop pour celui-ci, remplissant le frigo et donnant des leçons de vie à Helen – parce qu’elle trouve que Vik n’est pas assez gros et ne pourra pas être heureux tant qu’il n’aura pas d’enfant. Je l’aime déjà beaucoup trop cette Priya, c’est bien drôle tout ça.

Bon, Helen ne la supporte plus et s’isole pour un bain avec alcool et tremblement de terre rêvé. Quand elle en sort, elle est soulagée de constater que Priya est partie… et tombe sur la voisine, Sierra (bon, sérieusement ? Les scénaristes sont fans de Dollhouse à ce stade, non ? Priya et Sierra dans le même épisode ? C’est gros comme coïncidence). J’aime beaucoup Sierra, qui est le cliché de la fille de riche à la Los Angeles ; avec les avocats, les masques pour la peau, le yoga avec chèvres.

Le soir, Helen et Vik se rendent donc au lycée de Trevor où ils tombent sur une prof leur disant que Trevor est le bienvenue dans le lycée, parce qu’ils sont très ouverts et supportent toutes les personnalités, clin d’œil, clin d’œil. À la sortie du lycée, Noah lui tombe dessus et l’engueule – et ça correspond tellement plus à comment je vois Noah.

Au restaurant, Trevor commence son coming-out auprès d’Helen et Vik, mais il est interrompu par l’arrivée de son père totalement insupportable et imblairable. Et on tombe dans le cliché inverse de la première partie, avec Helen mettant tous les torts sur le dos de Noah et l’accusant d’être responsable de l’homosexualité possible de son fils – du coup, Noah paraît presque plus ouvert qu’elle dans cette version.

Helen en arrive aussi à la conclusion que Noah est le tremblement de terre qu’elle redoute dans sa vie, et elle lui demande donc de s’éloigner d’elle autant que possible. Moui, moui, moui, tout ça. La fin d’épisode voit Helen et Vik rentrer chez eux et suivre leur routine et alors que tout va bien, le cliffhanger nous laisse sur un Vik inconscient dans sa salle de bain. Cela me donnerait presqu’envie d’enchaîner sur le deuxième épisode. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi, franchement ?? Je vais me coucher et méditer sur tout ça, il est déjà plus d’une heure du matin, n’abusons pas.


Épisode 2 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !

> Saison 4


02

It’s called adulthood. Join me here, won’t you?

Vraiment, heureusement que cette série a un générique aussi parfait, sinon je crois que je l’aurais abandonnée il y a longtemps ! Il est encore mieux cette année en plus, avec de jolies images. Cet épisode reprend six semaines plus tard avec Cole et Noah dans une voiture… dans laquelle ils sont rejoints par Anton, l’étudiant de Noah. What the fuck, sérieux !

Cole – Ah, génial, on commence par Cole, ce qui veut dire qu’il faudra supporter Allison après quand j’en aurais déjà marre de cet épisode. Qu’importe, on commence par Cole, c’est déjà ça : il fait du surf et est débordé par le fait que sa plage préférée est de moins en moins bien fréquentée. Débordé également par son travail, il laisse Luisa le conduire sur le trajet du retour, où ils sont arrêtés par un flic zélé qui repère que la voiture est accidentée – ce qui est arrivé à la plage mal fréquentée, bien sûr.

Luisa est totalement stressée par l’arrivée de ce policier : elle n’a ni son permis, ni ses papiers. Cole aussi le vit mal, ce contrôle inopiné, surtout que ses relations ne lui servent à rien. De retour chez lui, il prend une douche en extérieur, une habitude qu’il semble ne pas avoir perdu depuis la saison 1. Il retrouve ensuite Luisa, toujours aussi stressée.

Tous deux se rendent à un rendez-vous d’affaire où des asiatiques veulent franchiser le restaurant de Cole et Alison, et la réunion se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’Alison arrive avec quarante-cinq minutes de retard et les cheveux mouillés. Bref, elle se la joue complétement ado débordée et ne comprend pas que Cole la recadre après la réunion (pressé de la voir critiquer Cole de la même manière dans sa partie, allez), mais la prévient malgré tout qu’ils sont invités au restaurant par la suite pour un dîner.

De retour chez lui, bis, Cole présente le projet des asiatiques à Luisa (c’est fou comme elle a un visage qui me revient mais que je n’arrive pas à savoir d’où – ça m’avait fait pareil quand je l’avais vue dans Red Band Society) quie st toute excitée pour lui ; parce qu’il est sur le point de devenir sacrément riche et de pouvoir racheter le ranch. Ce n’est pas suffisant pour qu’il soit heureux, apparemment, mais heureusement il a Luisa pour lui changer les idées et le détendre – en tendant certaines autres parties de lui, si vous voyez ce que je veux dire.

Au dîner, Alison ne se pointe pas, pour changer, et Cole est totalement absent, stressé par les événements. Heureusement, Luisa gère absolument tout à merveille, mais quand elle surprend Cole espérer qu’Alison les rejoigne, elle se retrouve incroyablement jalouse. N’ayant pas de papier, elle ne peut espérer de telles opportunités pour elle-même (enfin pas de papier = pas de Green Card car elle est entrée illégalement dans le pays et que son mariage ne change rien). Tout ceci mène le couple parfait que sont Luisa et Cole à s’engueuler – et ça me laisse tout triste pour eux.

Cole décide d’aller faire un tour à pied sur la plage et ils retombent sur les surfeurs du matin en plein feu de camps. Et le voilà qui sympathise avec des jeunes écervelés, boit de la bière avec eux et… s’endort sur la plage. Réveil de merde au matin : plus de portable, de portefeuille, des dessins sur la tronche et du sable partout, y compris sous les déchets laissés par ces connards.

Il rentre chez lui, découvre son visage, veut utiliser un flingue mais est interrompu par Luisa, heureusement. Eux-mêmes sont interrompus par un appel d’Alison qui est en panne et a besoin d’aide. Cole accourt pour son ex-femme et l’aide… mais en chemin pour rentrer une nouvelle fois chez lui (il passe son épisode à ça), il tombe sur l’un des jeunes de la veille. Il parvient à l’arrêter, mais quand celui-ci lui parle de son frère, il le laisse s’échapper. OK.

Alison – Incroyable mais vrai : elle travaille pour de vrai, mais je ne sais plus exactement ce qu’elle fait. Elle aide une nana à se confier auprès d’elle sur sa vie de merde de femme battue, et malgré toute ma bonne volonté et un sujet difficile, ce n’est pas passionnant du tout. Alison n’est que secrétaire d’une psy, mais quand elle apprend que la femme en face d’elle, qui a perdu un enfant, a peur de son mari qui est capable de la battre, elle fait tout ce qu’elle peut pour l’aider… mais tout ce qu’elle fait, ce n’est pas grand-chose. Au moins, elles partagent la perte d’un enfant, ce qui permet à

Juste après ça, Alison rencontre Ben, un homme qui se trompe de bureau et avec qui elle entame assez vite un flirt, l’air de rien, mais aucun d’entre eux n’est vraiment doué pour le small talk, alors c’est vite juste gênant. Et ça ne mène nulle part, en plus. Il revient la voir alors qu’elle se fait engueuler au téléphone par Cole parce qu’elle ne s’est pas pointée à un rendez-vous (ah ? Cole disait pourtant qu’elle était là dans sa version de l’histoire, faudrait savoir), mais ça ne mène de nouveau nulle part, si ce n’est qu’elle apprend que Ben bosse pour sa boîte, et non l’inverse.

Ils sont interrompus par le mari de la femme qu’aidait Alison, même s’il se présente d’abord comme un simple patient – oui, Alison étudie pour devenir psy aussi mais elle n’a pas tout de suite repéré que le type était louche. Heureusement Ben a tout de suite vu les signes du stress post-traumatique en lui et il revient à temps pour sauver Alison qui est en train d’être étranglée par l’homme.

Ce dernier se fait arrêter, devant son gosse et sa femme pleine de haine envers Alison, alors que bon. Finalement, ça permet à Alison d’avoir un rendez-vous avec Ben : elle lui propose de boire un verre, puis un café quand elle apprend qu’il est aux alcooliques anonymes. Rapidement, il lui raconte sa vie assez déprimante de vétéran sombrant dans l’alcool faut de pouvoir avoir une érection à cause de son stress post-traumatique à lui. C’est con.

Il lui explique aussi qu’il ne peut pas avoir de petite amie pendant la première année de sobriété, et elle lui raconte encore plus brièvement sa vie à elle, omettant bien sûr totalement la mort de Gabriel, son fils. Pourtant, le lendemain, lorsqu’elle est en panne et appelle Cole pour qu’il l’aide, son ex lui fait le reproche d’avoir construit toute son identité autour de la mort de Gabriel.

Sans vraie raison et alors que ses parents sont en train de s’engueuler concernant le restaurant et la personnalité de chacun, Joanie demande à ce que son père l’amène à l’école, et Alison accepte malgré le dessin sur la tronche de son ex – il a carrément une bite sur le front dans cette version de l’histoire (c’est bien plus crédible que les dessins esthétiques de la version de Cole). Cela leur permet de parler du restaurant – une idée de Scotty à l’origine.

De retour au travail, Alison angoisse légèrement dans son bureau, mais elle gère quand même la fac et accepte un appel Skype de Ben qui la drague clairement, voulant la voir dans cinq mois, deux semaines et deux jours, car il aura fini sa première année de sobriété. Et elle en est toute heureuse – mais elle disparaîtra avant ça.

Bref, je reste dans ma frustration du premier épisode, et je suis hyper surpris de voir que j’ai bien aimé les deux parties de cet épisode – et peut-être même plus celle d’Alison. C’est honnêtement totalement improbable, et pourtant !

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Supergirl – S03E23

Épisode 23 – Battles Lost And Won – 15/20
Bon, ben non, franchement, j’ai été très gentil avec la série cette année, mais là je n’accroche pas à un quart des décisions de cette fin de saison. Cela me donne un amer goût de « tout ça pour ça ? », de scènes bâclées et de longueurs qui ne menaient nulle part. Pas content. Remboursé. Ils vont avoir du boulot pour me récupérer en saison 4 ! Cela reste une bonne note parce que j’aime le casting et que l’épisode était divertissant, mais bon.

> Saison 3


Spoilers

23

Balancing Kara and being a hero, that’s… That’s who I am.

Entre son titre et ce que m’en ont dit Poluss et Laura chacune de leur côté, cet épisode est de ceux que l’on m’a survendu. Je suis aussi impatient de le voir qu’inquiet de son issue et j’ai dû le voir en deux fois, puisque la première, mon ordinateur ne l’a pas supporté – regarder un épisode en streaming pendant un trajet en voiture, ce n’est jamais une idée brillante.

J’étais donc impatient, surtout qu’on nous avait laissé en pleine apocalypse. C’est là qu’on reprend avec un bon gros montage nous montrant tout le monde en pleine action : Supergirl et Alura en ville, Lena qui galère avec Sam, Alex dans la rue avec de mauvais effets spéciaux, Mon-El avec de meilleurs effets, James qui sauve le DEO puis retire son masque devant une femme voulant sauver son fils, J’onn et son père s’échangeant un dernier souvenir, la légion qui revient (wtf ??) et… il est même question de Star Wars et de Clark Kent qui s’est bien sûr rendu à Madagascar. Bon moyen de l’occuper et de nous expliquer qu’il n’est pas là, alors que ça fait une saison qu’il n’est plus question de lui (ça change, entre la saison 1 qui ne parlait que de lui et la saison 2 qui l’avait invité plusieurs fois).

J’onn dit donc adieux à son père qui se sacrifie pour la Terre et pour promouvoir la paix. Tout ça pour ça. Dans le genre intrigues qui auront été inutiles… mais bon, ça fait avancer l’épisode et ça calme Reign. On en revient donc à Sam et son combat interne dans la vallée où elle doit s’en sortir comme elle peut et est confrontée à… sa mère. Cette dernière est pourtant censée être morte, donc Sam ne lui fait pas confiance… et on en revient à une question de confiance quand elle doit choisir l’eau de quelle fontaine boire. Elle prend la décision de se fier non pas à son instinct, mais à sa mère qui n’a rien à faire là. Humph, elle semble s’affaiblir avant de sentir de nouveau de la force.

Alex et Lena sont donc à son chevet et parlent… de la future maternité d’Alex, et donc de Maggie, forcément. Bon, c’est chelou de voir ces deux-là être amies, je n’arrive pas à m’y faire. Sam se réveille alors et révèle qu’elle est surpuissante et super rapide. Et elle sait voler, aussi. De son côté, Coville se réveille parce qu’allez savoir comment ou pourquoi, il a survécu. Tous nos espoirs sont donc en lui et en sa manière débile de ramper vers un vaisseau.

Pendant ce temps, Mon-El est perturbé par le retour d’Imra, mais cette fois-ci, celle-ci a compris que leur couple était de la merde et qu’elle lui avait caché trop de choses. Cela permet de faire genre Mon-El évolue et offre à la série la possibilité d’avancer vers un couple Supergirl/Mon-El. Ou pas : une fois n’est pas coutume, Imra ne dit pas à son mari tout ce qu’elle a à lui dire. C’est donc à Brainy de s’en charger et de recruter Winn et Mon-El pour la Legion.

Maintenant qu’ils ont sauvé le futur de son épidémie anti-humain, il faut le sauver d’une épidémie anti-intelligence artificielle. Qui s’en fout ? Moi, en théorie, mais si ça veut dire que la série est en train de se séparer de Winn et Mon-El, c’est non, sérieux. Que vient foutre Winn dans l’affaire ? Ben, son dessin de la semaine dernière pour créer l’arme non létale lui vaudra une place dans le plus gros musée des USA, quoi. J’ai baillé. C’est pas juste, virez plutôt James, sérieusement.

Parlons-en de celui-là cela dit ! Pour réconforter et aider Winn dans son geste, il… se confie et lui explique qu’il a retiré son masque. Ils n’ont pas le temps d’en parler beaucoup plus que ça que Coville parvient à envoyer un signal de détresse permettant au DEO de repérer le vaisseau de J’onn volé par Selena.

James propose donc de tuer Reign à la kryptonite maintenant qu’elle est détachée de Sam et Kara est forcément contre. Heureusement, la mère de notre héroïne a moins de scrupule et on peut donc assister à un nouveau combat contre Reign qui fait exploser le vaisseau de Brainy avec encore aussi Imra dedans. Reign est assez puissante pour mettre tout le monde K.O, mais elle est finalement transpercée par Sam.

Ce n’est pas suffisant pour totalement tuer Reign. Malgré un coup de Supergirl, Reign parvient alors à tuer avec ses rayons laser Alura, Sam et Mon-El, qui se fait tuer en sauvant la vie de J’onn (là aussi, comme pour James, virez J’onn plutôt). Sacrée bataille finale qui tue donc tout le monde, y compris Brainy et Imra, l’air de rien. C’est dramatique tout ça, mais ça fait trop de morts d’un coup pour que ce soit crédible dans cette série.

Supergirl regrette aussitôt d’avoir voulu tuer Reign, car selon elle c’est ce qui explique que tout parte en vrille comme ça. Elle récupère la bague de Mon-El et se débrouille pour remonter dans le temps, empêcher Sam de frapper Reign et les ramener toutes les deux à la fontaine grâce à l’Harun-El. Petit voyage dans le temps pour conclure cette saison et nous tuer Reign, quoi. Comme d’habitude avec les fins de saison de Supergirl, la solution sort de nulle part et c’est précipité vitesse grand V. Certes, ça ne vaut pas le WTF de la saison 1 et Alex pilotant le vaisseau de Kara, mais on s’en approche quand même.

Reign est donc enfin morte, laissant un amer goût de « tout ça pour ça ? » et Kara comprend qu’elle se sent finalement mieux sur Terre que dans l’espace. Elle en parle à Mon-El qui lui répond en… lui faisant ses adieux ?? Mais enfin, mais qu’est-ce que c’est que ce final ? Il nous sort même « I need to go back » (to the future) version LOST saison 3. Avant tout, il lui offre malgré tout une bague de la légion, pour garder l’espoir de le voir revenir un jour dans la série.

Côté happy end, Sam revient totalement humaine au DEO et remercie Alex et Lena avec Ruby. Bon, ça manque de conclusion pour ces personnages et pour voir ce qu’ils vont devenir, mais les scénaristes sont occupés à nous expliquer que Winn veut se barrer et que James veut retirer son masque. Puis, ce n’était pas plus mal d’oublier certains personnages, parce qu’Alex prend la décision de démissionner du DEO. LOL.

J’onn lui explique bien qu’elle est une héroïne et ne pourra pas s’empêcher d’en être une. Franchement, ouf, parce qu’Alex maman avec Ruby, c’était chiant. Ainsi donc, Alex vient voir son boss pour démissionner et se retrouve chef du DEO parce que J’onn veut démissionner lui aussi, allez savoir pourquoi. J’onn se barre dans la foule et c’est tout.

Alors que Winn fait une rapide scène d’adieu avec ses collègues, Kara… passe du temps avec sa mère qui lui fait aussi ses adieux. Ben oui, elle, elle se tire dans l’espace, on ne va pas la payer un épisode de plus non plus. Elle se dit soulagée qu’il n’y ait plus de Harun-EL sur Terre et le regard fuyant de Lena en dit long.

Le montage final voit donc le départ de Winn et Mon-El pour le futur. Je suis dégoûté, clairement.  James confirme publiquement qu’il est le gardien. Je n’en ai rien à faire. Et les deux sœurs finissent sur le canapé de Kara à manger de la pizza et se soutenir l’une l’autre quoiqu’il arrive. Ouep, quoiqu’il arrive, même Lena travaillant sur le Harun-El, même si une Kara maléfique se retrouve à poil en Sibérie.

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EN BREF – Et ben… je ne sais pas. Les épisodes étaient individuellement sympathiques cette année, mais cette saison aura trainé en longueur pendant une bonne dizaine d’épisodes qui semblaient jouer au ping-pong à faire d’incessants allers retours dans l’intrigue pour finalement ne pas réussir à proposer un final prenant, en allant vite en besogne…

Ce n’est peut-être que moi, mais j’ai trouvé l’ensemble trop bancal, trop rapide, trop expédié. Deux ans de Kara/Mon-El pour terminer comme ça ? Kara qui dit adieu à sa mère sans chercher un moyen de rester en contact avec elle via les hologrammes ? Winn qui quitte la série (et qu’est devenue Lyra, hein ?) avec à peine une scène d’adieu à Kara ? Non, non, non. Non.

Voilà, j’aurais aimé une meilleure conclusion à cette saison, mais autant la saison 2 avait amélioré à fond les choses, autant cette saison 3 a été un parcours du combattant dont les scénaristes n’ont pas réussi à sortir indemnes. Baisse de qualité, donc, mais ça reste bien, fort heureusement. Juste pas assez bien par rapport à ce que je voulais !

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> Saison 3

Supergirl – S03E22

Épisode 22 – Make it Reign – 18/20
Il y a eu tellement de tours et détours cette année que l’intrigue laisse un énorme arrière-goût de « tout ça pour ça ? », mais on se dirige vers un épisode final réussi. Comme le reste de la saison, l’épisode final ne sera pas aussi réussi que l’an dernier (où l’avant-dernier épisode m’avait déjà énormément satisfait là où cette année ce n’est « que » un très bon épisode), mais tout y a mené et la construction de la saison est assez claire/sympathique grâce à cela.

> Saison 3


Spoilers

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One would have thought that « The Girl of Steel » would know that caring makes you weak.

Oh, ironie du titre de l’épisode faisant le jeu de mots avec « Make it rain » alors que chez moi il pleut assez pour que la terrasse soit en partie inondée. Avec un peu de chance, on aura assez de pluie dans l’épisode pour me valider un point du Bingo, non ? Je ne sais pas, mais en attendant, il y a Vitaa qui débarque sur Terre : elle fait partie des trois filles de Juru, Selena, XXX et Vita (oui, XXX, parce que je voulais noter son nom quand il serait donné, mais en fait, il n’est jamais donné dans l’épisode), qui veulent donc prendre possession de la Terre grâce à l’Harun-El devenu toxique pour elles. Mouais. Elles sont bien sûr aidées par Coville, qui a passé les derniers épisodes à se balader de cliffhanger en cliffhanger. Cette semaine, il aide les filles de Juru à recréer une déesse à partir du sang de Reign, puis de celui des deux autres Worldkillers qui se trouve au labo de Lena.

À Argos, Kara, sa mère, sa pote et Mon-El mènent l’enquête et sont coincés : ils voient qu’il est question de la Terre chez Selena, mais ils n’ont aucun moyen de contacter le DEO. Ils trouvent un hologramme de Selena leur expliquant son plan maintenant qu’elle a gagné : ses sœurs sont sur Terre et avaient prévu la séparation de Sam/Reign car Sam était finalement trop puissante. Selena annonce la mort à venir de Sam, qui sera remplacée par Reign et promet une destruction apocalyptique de la Terre, avec quelques tremblements de terre catastrophiques provoqués par la montée en puissance de Reign.

Tout cela termine par une explosion mettant K.O la pote de Kara et le seul moyen qu’ils avaient de contacter la légion. Heureusement, Alura (je n’arrive toujours pas à lui faire confiance malgré tout, c’est fou) a l’idée de parler à Kara du labo de son père et du portail qu’il voulait créer pour téléporter les kryptoniens avant la destruction de leur planète. Là-bas, ils découvrent de quoi terminer le portail pour revenir au DEO, et aussi de quoi le contacter avec des cristaux.

Pendant ce temps, Ruby s’occupe de sa mère et lui reproche ses mensonges, mais contrairement à ce que nous vendait l’épisode précédent, Sam est redevenue Sam. Ruby ? Elle n’a même pas appelé Alex ou Lena d’elle-même pour s’occuper de sa mère.

En même temps, Alex est occupée sur son site d’adoption et à se faire larguer par tout le monde. C’est un petit peu le résumé de sa saison : Maggie, Ruby, Kara et maintenant le père de J’onn, Myr’nn, qui veut se suicider (ce sont les traditions martiennes). Il faut bien avouer que je m’en fous pas mal de nouvel au revoir, mais bon, Myr’nn est un personnage que l’on a beaucoup vu cette saison, alors il est normal de passer du temps sur ses adieux. J’imagine que son rituel posera problème pour le final, en plus ; mais il commence par une simple longue scène nous réexpliquant comme la semaine dernière qu’il va filer ses souvenirs à son fils. On sait, next ! Next ? Ils regardent leurs souvenirs et c’est profondément chiant, du coup, j’ai fait autre chose.

Bref, le rituel occupe J’onn et permet à Alex d’être mise en charge du DEO pour l’arrivée de Sam et Ruby. Lena a une mauvaise nouvelle pour Sam : ses cellules redeviennent kryptoniennes. Malgré la présence de Lena et Alex, c’est Ruby qui a alors l’idée d’exposer sa mère à des lampes UV pour la sauver, puisque le soleil est bénéfique pour Supergirl. Assez vite toutefois, Lena et Alex se rendent compte que ça ne fonctionne pas et Lena se lance comme elle peut dans de nouvelles recherches assez clairement vouées à l’échec.

Au DEO, Winn invente un bouclier non létal capable de protéger des coups et en fait aussitôt la démonstration à Demos, son nouveau bestie qui le déteste pourtant. Cette relation sort de nulle part depuis l’épisode où ils se sont battus, mais ça permet un bon humour, l’introduction de ce nouveau dispositif et peu de longueur. Winn est clairement relégué au plan comique cette semaine, mais ça fonctionne quand il tombe ensuite sur hologramme d’Alura qui dit être Kara.

Cette dernière a réussi à utiliser les cristaux pour contacter la Terre et leur expliquer le plan des filles de Juru voulant reformer Krypton à la place de la Terre. Alex encaisse les mauvaises nouvelles et Winn accepte d’aider les Kryptoniens à réparer leur portail. Un portail permettant de faire l’aller-retour à Argos ? Ah, ça veut dire que Kara peut continuer à vivre sur Terre et retrouver sa mère quand bon lui semble, ça. Elle a même le téléphone avec les cristaux. Hop, problème résolu si Alura survit à cette saison. Enfin, à moitié résolu : Mon-El nous apprend que ce sera un voyage pour aller-simple. Pour l’instant, mais avec Winn…

Quoiqu’il en soit, ça permet à Mon-El et Winn de parler pendant les réparations, nous apportant une scène de plus pour le ship Karamel, en même temps qu’une scène sympa entre les deux potes. De son côté, Kara se confie vite fait à sa mère. Vite fait ? C’est que le DEO est logiquement attaqué par les « Dark Kryptonians », que Coville a rencardé sur l’emplacement du sang. Et sans arme pour attaquer, les agents du DEO sont vite mis K.O. Pas tous heureusement !

Demos peut se rendre dans le labo pour récupérer et détruire le sang, alors qu’Alex utilise une sorte de cage électrique pour bloquer un temps les kryptoniennes. Elle se décide ensuite à aller chercher de la kryptonite pour utiliser une arme capable de blesser, voire tuer, ses ennemies. Ah ben oui, les beaux discours de Kara et J’onn, on les met à la poubelle face à une telle menace ! C’est tant mieux : Alex peut ainsi sauver Demos qui était en train de récupérer le sang des Worldkillers, grâce à l’improbable aide de Ruby qui a deux bonnes idées coup sur coup en activant la cage anti-Kryptoniens du labo pour protéger sa mère, puis en faisant tomber quelque chose dedans pour attirer l’attention de leur ennemie vers la cage et la détourner de Demos. Jamais Ruby n’aura été aussi utile que dans cette scène ! Quant à Alex, elle est assez badass pour utiliser la kryptonite a bon escient et mettre K.O Selena et sa pote.

Pendant ce temps, Winn est mis K.O malgré son bouclier et Kara utilise l’hologramme de sa mère pour leurrer Vita dans le labo, avec le plan de lui faire activer le portail. Cela fonctionne beaucoup trop simplement et voilà donc Kara, Mon-El et Alura (!) qui débarquent sur Terre. Eh ben, au rythme où ça va, y aura bientôt plus de gouvernement à Argos !

Ils arrivent à temps pour voir Demos se faire griller la face malgré le bouclier de Winn. Il donne le sang à Supergirl au passage, et celle-ci décide de le détruire en faisant semblant de le donner à Selena… qui le récupère malgré tout. Dans le genre mouvement le plus stupide du monde, Kara se place là. Quant à Demos, il est bel et bien mort, ce que je sentais venir vu toutes les scènes héroïques qu’il avait. Au moins, j’ai noté son nom avant sa mort. Et c’est le seul à mourir en plus, arnaque !

Au labo, Lena comprend ce qui arrive à Sam alors que les cellules de Reign prennent le dessus sur celle de Sam : elle comprend que les filles de Juru ont bien le sang des Worldkillers et en avertit le DEO qui en arrive à la conclusion logique qu’il suffit de renforcer les cellules de Sam pour qu’elle aille mieux. Plus facile à dire qu’à faire, bien sûr. Heureusement, Alura est là et nous fait un petit cours de mythologie : Reign est née de la fontaine de Lillith, une fontaine capable de donner un pouvoir infini autant que d’affaiblir ce pouvoir. Et la fontaine est dans la Vallée Sombre, l’endroit où Sam se trouvait quand Reign prenait le dessus sur elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Sam décide de retourner là-bas grâce à l’aide de Lena et quitte à risquer sa vie.

Dans la forteresse des filles de Juru, Reign reprend forme : il y a donc maintenant et Sam, et Reign. C’est un peu simple ce rituel magique tout de même… mais ça relace la série vers son épisode final. Les filles de Juru décident de tuer Coville, qui meure comme une merde.

De son côté, J’onn revit les douleurs du passé de son père, avec le meurtre de tous les martiens… puis sa naissance. C’est mignon d’aller à l’envers comme ça, mais bon, Myr’nn, je n’ai jamais réussi à accrocher à son personnage quoi.

Au DEO, on découvre que Winn culpabilise de la mort de Demos et les scénaristes tentent de trouver une utilité à James en le laissant essayer de réconforter Winn, mais il est trop dévasté. Au-dessus d’eux, Sam est prête à se faire électrocuter pour retourner dans la Vallée sombre, sous le regard de Lena, Supergirl, Alex, Ruby et Alura. Ah d’ailleurs, cette dernière a rencontré officiellement Alex, c‘est un début.

Un début, oui, c’est exactement ça : le début de la fin, avec un tremblement de terre de magnitude 8 qui frappe la ville et tout un tas de catastrophes naturelles dans le temps. Bon, et pas de pluie, tant pis pour moi. Pour le final, le plan est clair : Myr’nn veut se sacrifier pour sauver la Terre, Alex doit gérer l’évacuation (euuuuh ? Elle doit évacuer quoi ? La Terre ?), Winn contrôler les opérations, Sam trouver la fontaine dans la Vallée et les autres, ben… Sauver (tout) le monde, évidemment, parce que Reign se dirige vers le centre de la Terre pour détruire notre belle planète.

> Saison 3

Sense8 – Épisode final

Synopsis : Dans cet épisode final, les passions s’enflamment alors que les sensates et leurs alliés les plus proches unissent leurs forces pour sauver leur groupe et stopper pour de bon leurs ennemis.

> Saison 2


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Pour commencer, je me suis remis en tête hier l’ensemble des intrigues en cours avant ce chapitre conclusif, finalement rattaché à la saison 2 par Netflix. Cette saison aura été chaotique avant un début en décembre 2016 et une fin en juin 2018 – pas vraiment ce que j’appelle une saison. Je suis beaucoup trop impatient de m’y mettre, car ce double épisode est censé mettre un terme à une série feel good que j’aurais comme tout le monde aimé ; même si je n’en ferai jamais ma série préférée, j’avoue. Je ne m’étale pas en introduction, tout a déjà été dit sur le blog et je veux juste savoir comment ça se termine avant d’être spoilé !

Épisode 12 – Amor Vincit Omnia – 20/20
Magnifique. Cette conclusion nécessaire est magnifique, bienvenue et parfaite. Je ne suis pas sûr que le 20/20 puisse suffire tant cet épisode avait tout ce que je voulais – et peut-être même plus. On peut désormais vivre en paix en sachant que cette saison aura eu la conclusion qu’elle méritait, si ce n’est une conclusion meilleure qu’elle ne méritait.

Spoilers ci-dessous !

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Impossibility is still just a kiss away from reality.

Même si je ne suis qu’impatience et que je ne l’aime pas beaucoup, j’ai pris le temps de regarder le générique, par principe. L’épisode commence par 99 Luftballons, un joli moyen d’avoir mon intention dès le départ avec un casting hyper bien foutu pour Wolfgang enfant. Comment ce flashback s’explique-t-il ? Eh bien, Wolfgang est toujours torturé dans la branche londonienne de BPO et cela le ramène dans son passé avec un père abusif et violent, contrastant avec l’amour que lui porte sa mère. Son père ? Oh, rien de fou, il le tue dans une ruelle alors que sa mère lui explique qu’elle ne vaut rien. Charmant.

C’est à ce moment-là que Kala réussit à contacter Wolfgang pour lui expliquer qu’elle a Whispers en sa possession et qu’ils vont pouvoir se servir de lui pour le libérer – c’est aussi pour ça que la torture est moins forte qu’avant. Très vite, on entre dans le vif de l’action : Kala est rejoint par Riley, d’abord en esprit, puis en physique et on comprend que le cluster est désormais connecté au point que ça va devenir dur de tout suivre de qui est avec qui. Heureusement, Hernando est encore plus paumé que moi, ça remet les choses en place, alors que Daniela est aussi fan de la situation que moi.

Ce qui habituellement serait un faux raccord est ici parfaitement normal et le plan peut se déroulait sur plusieurs fronts à la fois : Kala prépare un bloqueur pour Will, Capheus récupère un van de police, Nomi fouille le portable de Jonas et tous prennent encore le temps de se parler de choses et d’autres entre temps, permettant un bon humour, notamment dans la relation Nomi/Lito.

Nomi s’inquiète de l’absence de Bug, mais refuse d’en parler à Aminata qui, elle, découvre que la femme de Whispers/Milton, Elizabeth, veut divorcer. Trop de secrets, trop d’interactions, huit personnages dans chaque scène, ça fait beaucoup à suivre. Whispers est enfermé par Will dans une cave où il vient l’interroger, renversant la situation de la saison 2 et me rappelant des intrigues oubliées, du genre celle sur le meurtre de Sara. Milton n’est pas trop inquiet pour sa survie et sa liberté, préférant proférer des menaces à Will que répondre à ses questions : il annonce la mort de tout le cluster à venir, ce à quoi Will rétorque que sa femme demande le divorce mouahaha !

Jonas est aussi prisonnier, mais dans de meilleures conditions : sa torture à lui est de lire Proust et de se demander s’il est un sensate. Il est interrogé par l’ensemble du cluster à la fois par l’intermédiaire de Nomi : tous veulent comprendre pourquoi il a arrêté de les aider, de même que les vraies intentions d’Angelica avant sa mort. C’est l’occasion de flashbacks sur celle-ci pour nous expliquer au mieux l’intrigue et développer la mythologie. Angelica a ainsi eu l’idée de retrouver Raoul, perdu quelque part à Chicago, en utilisant la douleur. Elle a fait l’erreur d’en parler à Milton, cela dit.

Au cours de la nuit, on découvre qu’ils sont à Paris et qu’Aminata a du mal à s’ajuster à sa nouvelle ville : elle a toujours voulu venir à Paris pour une escapade romantique et son escapade parisienne a viré au cauchemar. Le lendemain, le réveil est compliqué pour tout le monde : entre le mariage reporté, Lito possiblement viré, la campagne de Capheus et Kala qui s’inquiète désormais par son père sous la coupe de BPO, il y a de quoi paniquer. Heureusement, un peu de yoga sur un toit parisien fait bien son taf, et clairement la série a su tirer profit de ces quelques jours dans la capitale.

À Londres, Wolfgang continue de se perdre dans ses souvenirs de vengeance pour sauver sa mère qui est aussi… sa sœur. Ah bien. C’est gênant tout ça. Son beau-père l’a donc violée plusieurs fois et elle est tombée enceinte de Wolfgang, qu’elle a élevé. Ceci explique ses envies de meurtre sur son père au moins. Toute cette colère lui permet de prévoir de s’échapper et ça vire vite à une sacrée fusillade sanglante entre Wolfgang et le reste du labo.

Il est aidé par le fait que ses ennemis le veulent en vie bien sûr, mais il n’a qu’une seule arme alors bof. Le labo ? Un hôpital avec plein de gens endormis qui sont probablement des sensates eux aussi. Wolfgang envisage le suicide quand il comprend qu’il ne peut leur échapper, mais Kala l’en empêche de justesse en menaçant de faire de même. Eh ben.

La scène suivante voit les sensates essayer de comprendre le plan de BPO qui les dépasse totalement et Bug surgir de nulle part en costume FedEx (bonjour la pub). Rien de grave n’est donc arrivé à Bug qui est lui aussi à Paris, mais comme c’est un épisode final, nous n’avons pas spécialement le cas de nous attarder sur lui. À la place, on enchaîne sur l’intrigue coréenne avec un nouveau scandale et Sun appelant son détective blessé dans l’affaire. Elle est amoureuse après tout, et lui aussi, et c’est mignon comme tout et il fallait bien faire avancer aussi cette intrigue en plus de tout le reste. S’ils arrivent à tout conclure, ce sera une prouesse d’écriture quand même.

Un peu comme leur capacité à complexifier l’intrigue encore un peu plus tout en laissant Will la résumer comme si de rien était : Whispers et Angelica ont donc trouvé un moyen de tracer les sensates grâce à la douleur avant d’aller ensemble à Londres, voyage important puisque c’est là qu’ils ont montré leur nouveau projet à Croome & au « chairman » dont l’identité est encore inconnue (Bug ?). Quelque chose s’est alors produit puisque Jonas a ensuite été fiché comme terroriste.

Bien, on avance dans l’intrigue de fond, mais il reste pas mal d’intrigues persos à résoudre : on enchaîne ainsi avec Kala qui voit Rajan débarquer à l’appartement parisien. Contacté par une agence médicale, il s’est inquiété pour elle et a décidé de la rejoindre, compromettant aussi l’appartement parisien – alors que Hernando, Daniela et Aminata sont partis s’acheter des croissants putain !

C’est immédiatement parti pour une scène d’action et de fuite sur les toits parisiens, avec des policiers parisiens (portant bien sûr des bérets, hein, faut pas déconner – j’ai tellement ri) qui n’ont même pas besoin de se donner la moindre peine : le trio d’affamés de pâtisseries débarquent à l’appartement au moment où Nomi tente de prévenir Aminata. C’était obligé ça aussi, c’est complétement con de les avoir laissé partir sans un sensate au moins. Paniqués, Nomi et Lito font demi-tour et retournent à l’appartement, alors que Jonas en profite pour s’enfuir.

Rapidement les policiers parisiens sont maîtrisés par Will et Sun (par l’intermédiaire de Nomi et Lito donc) et Rajan découvre toute la vérité dans une scène hyper comique. Au moins, Rajan comprend mieux les secrets et bizarreries de sa femme, et il décide de la croire. J’ai beaucoup de peine pour lui parce qu’il est définitivement beaucoup trop amoureux de Kala alors qu’elle passe son temps à le tromper.

On retrouve ensuite Will et Riley sortant de la station de métro Abesses – et c’est tellement bizarre de reconnaître l’endroit où ça a été tourné, franchement – pour se rendre auprès d’une amie française de Riley ; l’occasion pour nous de nous rappeler que puisque Riley parle français, tout son cluster parle français. Cette amie leur offre une nouvelle planque parisienne, un bar-discothèque, pour procéder à l’échange Wolfgang/Milton.

La scène suivante voit Will et Riley être suivi du regard par des dizaines de fans parisiens de la série (heureusement que la consigne numéro 1 des figurants est de ne pas regarder la caméra, hein), mais aussi l’être par une femme étrange qui cache son visage. Une rapide course poursuite dans le métro (décidément, ils jouent de toute la géographie parisienne) plus tard, ils ont vu son visage et la femme s’enfuit avec le métro à l’arrêt le plus long de tout Paris, clairement. Cela met Will & Riley en retard pour administrer le bloqueur à Whispers, mais au moins ils ont reconnu Bohdi qui avait contacté Riley dans un avion la dernière fois – refusant de changer le monde.

Par conséquent, c’est Aminata qui se rend auprès de Whispers, sous la surveillance de Daniela : il connaît déjà Aminata de toute manière (mais pas Daniela du coup, ce n’est pas hyper logique, mais elle cache son visage). Milton découvre grâce à ça qu’Aminata est sur le point de se marier avec Nomi, en profite pour l’énerver afin de s’échapper mais est maîtrisé par une Daniela beaucoup trop badass. On ne l’a jamais vu si froide avec quelqu’un il me semble, mais ça lui va à ravir et je suis très content de voir que tout le monde a le droit à au moins une scène dans ce script de 2h30… qui ne laisse pas le temps de souffler.

Mr Hoy rend visite à Riley pour lui expliquer qu’il est sur le point d’être arrêté par BPO, mais avant ça il conduit Riley auprès d’Yrsa, sa mère adoptive si je comprends bien. Celle-ci est en compagnie d’une scientifique, River, la fille de la co-créatrice de BPO (l’autre étant Hoy, avant que ça ne parte en vrille donc). Il existe donc une branche de BPO qui n’est pas encore en train de faire de la merde, mais il est dur de la trouver et de tout suivre car en parallèle Hoy est en train d’être contacté par plein de sensates paniqués par la purge en cours de la part de BPO. Rien que ça.

River, une homo sapien, est aussi menacée par BPO et demande à Riley de tuer Whispers. Ce faisant, ils rendraient caduque le pouvoir du Chairman sur BPO… mais perdraient aussi leur dernier espoir de retrouver Wolfgang, mis de côté depuis trop longtemps quand même. Avec cette nouvelle information, le groupe est face à un dilemme beaucoup trop compliqué et ils refusent de perdre Wolfgang.

Dès lors, River et Yrsa comprennent que c’est foutu pour elles : cette dernière prend son bloqueur et nous vire Hoy et Riley de son esprit. Hoy décide alors de se suicider car il ne peut se permettre d’être piégé par BPO – il en sait trop. Heureusement, il est arrêté par Kirsty, la tante de Riley (wtf ? J’ai oublié trop de choses je crois) qui révèle qu’elle est au courant pour les homos sensorum depuis longtemps puisqu’elle était mariée à l’un d’eux. Elle offre un bloqueur à Hoy au moment où il va se faire arrêter, et ensuite mystère.

En parlant de mystère, Wolfgang rencontre enfin le chairman qui porte bien sûr un masque. Qu’importe, on sait qu’il est vieux et légèrement brûlé de la face. Il semblerait que ce soit un sapien et sa scène ne sert pas à grand-chose, mais au moins Wolfgang est déplacé vers un hangar où son bloqueur ne fait plus effet : il retrouve ainsi Kala… Juste avant que Lila n’arrive le narguer.

Il est temps de préparer l’échange entre Wolfgang et Milton, dans un plan mis en place par Will. C’est lui qui décide prendre le risque d’entrer en contact avec Lila, alors que Lito est utilisé pour lancer une alerte terroriste bien trop drôle auprès des policiers (enfin un acteur français, d’ailleurs). Drôle ? Oh, ben c’est du Lito : moustache, béret, baguettes et « terroristes! Terroristes ! ». Dur de ne pas en rire, même si la police semble intervenir un peu trop vite dans l’affaire. Le but est de bloquer BPO.

Le plan se met progressivement en place, et ça se fait avec beaucoup d’humour tout du long (Daniela qui se fait jeter par deux mecs, c’est génial, de même que Capheus en appelant à l’esprit de Jean-Claude ou Kala testant ses bombes puantes, grosso modo).

La préparation évacuée, on peut en arriver à l’action, avec tout le monde dans le bar/boîte de nuit prêt pour l’échange. Bien sûr, BPO a fait introduire quelques armes dans le club et la scène est miraculeusement cool, avec Bohdi sortant de nulle part pour tenter d’assassiner Milton parvenant ainsi à s’échapper quand Riley réagit à temps. Lila apprend la nouvelle et tente de tuer Wolfgang, ce que Rajan voit et explique à Kala s’interposant immédiatement. Le combat continue sur la piste de danse et ça part dans tous les sens jusqu’à ce que les bombes puantes fassent leur effet et vident le club.

C’est l’heure pour Capheus d’entrer en action avec un camion transformé en camion de police, pour aider à l’évacuation des sensates. Franchement, tout semble se passer beaucoup trop bien pour que j’y crois et j’ai commencé à flipper de voir quelqu’un y passer.

En plus, Sun se retrouve coincée par les flics… mais heureusement son détective débarque lui aussi à Paris pour la sauver à temps et nous servir une scène de retrouvailles digne d’un drama coréen. Bon, au milieu de flics français KO, donc.

De son côté, Milton retrouve Lila et est emmené auprès d’un autre homme qu’il est heureux de retrouver… pour quelques instants du moins. Très vite, Lila tue cet homme et s’arrange pour récupérer Milton. Ainsi donc, c’est Lila qui récupère tout le pouvoir de cette fin d’épisode (parce que ça semble être la fin d’un deuxième épisode déjà – c’est l’avantage des deux heures trente).

On retrouve alors tout le monde dans une jolie maison de campagne française où Kala se retrouve confrontée à un embêtant dilemme entre Wolfgang et Rajan. Elle choisit les deux sur conseil de Bug et on peut alors passer à un charmant dîner de famille, merci Jean-Pierre ! Les retrouvailles sont très joyeuses et très chouettes et… très gâchées par Bohdi que soudainement tout le cluster peut voir sans raison (mais pas Rajan, Aminata, le détective, Daniela ou Hernando). Elle leur demande d’accepter l’invitation de la Mère… ce qui les amène au Lacuna, une « maison », un temple où vivent des homos sensorum à l’abri des sapiens et où toute l’intrigue de la série est relancée pour la dernière heure.

Cette fois, on apprend donc que BPO est manipulée par Milton Brandt, que Bohdi – future Mère du Lacuna – veut tuer. L’actuelle Mère révèle en tout cas qu’elle est mère de Lacuna, vraie maman aussi (et grand-mère) et enfin mère d’un cluster… dont il ne reste plus que Milton qui a tué tous les autres. Il y a donc quelqu’un qui a souffert plus que nos sensates dans l’affaire puisqu’elle a senti la mort de son cluster… mais Milton aussi : il a tué tout en étant tué, lui donnant un goût d’immortalité qu’il a bien l’intention d’atteindre grâce aux zombies sensates qu’il a. Si je capte tout bien comme il faut, l’idée est de continuer à vivre dans le corps d’autres homo sensorum, rien que ça, grâce à une machine créée par Angelica permettant à Milton de prendre le contrôle des sensates transformés en zombies. Face à ce plan diabolique, le Lacuna a décidé d’intervenir car rester neutre serait être complice.

Il n’en faut pas plus pour que le cluster décide d’en faire autant et se dirige cette fois vers Naples – décidément, ils ne font que voyager et même s’ils sont dans plusieurs véhicules à la fois, ça ne les empêchent pas de s’éclater sur la musique de Riley – la série nous montrant pour la première fois la différence entre la réalité et leur esprit. C’était très chouette. En Italie, Wolfgang retrouve Felix (youhou) qui lui offre des armes après avoir découvert la complexité du triangle Rajan/Kala/Wolfgang qui semblent heureux dans ce triangle.

Malgré un avertissement de dernière minute par Jonas, Will et le reste du cluster arrivent à Naples pour parler à Lila qui leur explique son envie de créer un sanctuaire ici avant d’utiliser un bloqueur pour dégager Will et Wolfgang de ses pensées.

Alors qu’un groupe se fait plaisir avec de la pizza, un autre est accueilli à Naples par Diego et… Puck, qui s’avère être l’ex mari de Ten Days in the Valley, je ne l’avais pas reconnu. Eh ben, passer de Sense8 à ça, c’est triste. Bref, le Cluster décide d’utiliser un cheval de Troie sur une idée merveilleuse d’Hernando. C’est donc un bus de touristes beaucoup trop drôle qui leur permet de s’introduire comme il se doit. C’est excellent parce que si c’est dramatique, c’est aussi bien trop comique d’avoir Daniela ou Sun en touristes. Les acteurs semblent s’être éclatés à jouer ce cliché, de même que les scénaristes en écrivant, en fait. Aminata et Nomi vouent un culte à la Tour Eiffel dans l’espoir de survivre, Rajan découvre que Kala peut se servir des connaissances de Wolfgang pour tirer, Sun vit sa romance parfaite et tout va bien, sauf que le sang gicle un peu partout pour les méchants qui n’ont pas tous l’avantage du Cluster.

Bien sûr, Felix se fait une fois de plus tirer dessus, ce qui est plus marrant que dramatique cette fois. Les scènes d’action et combat s’enchaînent et Mun révèle qu’il souffre encore de sa blessure de la saison précédente. Forcément. Lila arrive dans le palace servant de lieu de fusillade, mais le cluster n’a pas encore la main sur Milton, qui est soit disant sécurisé. Nomi conseille aux autres d’aller vers l’étage supérieur où il doit être, mais l’arrivée de Lila augmente le stress, forcément. Et ce qui devait arriver arriva : Kala se fait tirer dessus par Lila. Putain, mais non, mais pas Kala quoi !

Tous ressentent donc la blessure de Kala au même moment, ce qui fait que tout le monde est au courant de sa chute. Plutôt que de tous les réunir, les scénaristes font le choix de nous les montrer tous mourir un par un. Sont-ils seulement sérieux ?

Kala finit dans les bras de Wolfgang et Rajan… et révèle enfin qu’elle est encore en vie et qu’ils feraient mieux d’essayer de la sauver. Cela se fait grâce à un tazer introduit plus tôt et une super idée de Rajan qui est passé de personnage que je détestais à personnage que j’adore. C’est bien joué de la part des scénaristes, et Kara survit finalement – peut-être même un peu trop simplement. En plus, c’est cool, elle peut continuer d’être dans l’action avec sa connexion, et elle embrasse à la fois Wolgang et Rajan.

C’est parti pour la toute fin, donc, avec une dernière poursuite de Lila pour arrêter Milton, mais aussi avec Jonas revenant une fois de plus auprès de Will pour délivrer toutes les réponses.

Après la mort de Raoul, Angelica et lui ont découvert le plan de Milton et fait en sorte d’utiliser des clusters pour l’en empêcher. Les choses ont malgré tout même tourné pour le plan d’Angelica qui a perdu au passage une partie de son cluster en faisant exploser BPO. La face brulée du Chairman ? Elle date de cette explosion. Quant à Angelica, elle avait prévu un prototype de sa machine contrôlant les sensates qui ne répondrait pas à Milton, mais à Jonas.

Tada. Jonas retrouve ce prototype et en profite pour prendre possession d’un sensate qui se trouve au point d’échange de Milton entre Lila et le Chairman. Celui-ci révèle son visage cramé pour mieux se prendre une balle en tête. Jonas réussit son coup, retrouve Angelica pourtant morte et meurt à son tour. Il ne reste plus que Will pour empêcher Lila et Milton de s’enfuir, et tout le cluster se met immédiatement au travail avant de finalement exploser l’hélicoptère de ces deux-là qui meurent donc en tentant de s’enfuir. Merci Felix pour le bazooka, mais wow, sacrée conclusion finalement.

Comme je m’en doutais, la conclusion de l’épisode repasse par Paris et se fait à la Tour Eiffel où je crois bien qu’un mariage s’organise. Tout le casting se retrouve donc pour faire la fête : Hoy est encore en vie, Kala est déjà sur pied grâce à leur médecin d’Italie, la famille de Capheus crise d’être à la Tour Eiffel et ah oui quand même, les scénaristes ont vraiment réussi à s’arranger pour tourner ça ?

Sun file le parfait amour avec son détective, la famille de Nomi débarque sur place et est un chouilla choquée… Leur monde se confronte alors à celui de la famille d’Aminata, ce qui est excellent aussi ; Will rencontre la famille de Riley, vraiment toutes les intrigues parviennent à une conclusion naturelle.

Il reste encore assez de temps pour nous vendre un magnifique mariage entre les deux, à la Tour Eiffel. Ah oui, de l’histoire des mariages de séries, celui-ci va rester  dans l’Histoire quand même. Nomi est amenée à l’autel par Bug et on a droit à une vraie cérémonie avec discours de River sur les nouvelles possibilités d’amour, sur l’espoir et sur ce qu’est le mariage… et en parallèle, il est clair que les scénaristes passent aussi un message sur le monde dans lequel on vit, et sur le fait qu’il ne faut pas perdre espoir en l’amour et l’avenir.

Bref, de bien jolis discours, sur le changement, sur l’espoir, sur l’amour ; une vraie et longue et belle cérémonie pour leur amour. Les voilà donc mariée et mariée sur la Tour Eiffel, et c’est  parti pour le feu d’artifice qui a fait tant parler de lui, vu depuis l’intérieur de la Tour Eiffel. Ah oui quand même. Il est donc offert par la ville de Paris et par BPO, devenue une gentille organisation de nouveau, sous la direction de River. Le feu d’artifice montre tous les couples et trouples fort heureux, puis on enchaîne sur Bug trouvant l’amour au moins pour une nuit, tout le monde dansant, Kala incapable de savoir ce qu’elle veut et ouais, tout le monde qui fait la fête avec des space cakes. Une fête de folie, où la mère de Nomi l’accepte enfin et où Nothing matters when we’re dancing :

La lune de miel se fait dans leur appartement parisien où on retrouve là aussi chaque couple. Oui, cette fin heureuse n’en finit plus, mais c’est exactement ce que tout le monde voulait, non ? Non, tout le monde voulait une dernière orgie évidemment et c’est parti pour la sensualité de tous les couples s’unissant une dernière fois, chacun de leur côté… et donc tous ensemble. Chaque forme d’amour est là et oui, Rajan accepte le plan à trois avec Wolfgang aha. Que d’amour, que de bonheur, que d’esthétique et certes, un peu de longueur, mais l’envolée se fait avec des flashbacks des trois saisons sur chaque couple, avec un Rajan qui aura la conclusion de la série : « Je ne pensais pas que de telles choses étaient possibles ». À moins que ce ne soit Kala qui l’ait… Shh.

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EN BREF – Que dire ? Cet épisode final est parfait (bon, il manque juste un chouilla de musique et d’envolées d’images magnifiques, faute de temps). En 2h30, la série réussit l’exploit de boucler l’ensemble de ses intrigues sur un happy end – ce qui était doublement improbable quand j’ai commencé l’épisode. Certes, cet épisode est interminable, mais le rythme y est tellement constant jusqu’au bout que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de voir le temps passer. Chaque personnage a son moment de gloire, chaque couple aussi, Rajan devient subitement mille fois plus cool qu’avant et le message d’acceptation de la série est aussi respecté que je l’espérais. Rien à redire, finalement, et cette conclusion paraît tellement naturelle que finalement, l’annulation est peut-être pour le mieux. Ne me tuez pas. Et vive l’amour !

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