The Affair – S04E04

Épisode 4 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !

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Spoilers

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Well uh… I don’t love the ocean.

Cette semaine est en train de passer bien trop vite et je ne me prends pas le temps d’avancer assez vite dans mes séries, mais je vais au moins essayer de finir la semaine sans être trop totalement à la ramasse (dit-il en prévoyant de passer son mercredi loin de chez lui alors que les épisodes s’accumulent).

On reprend dans le « futur » une fois de plus et c’est cette fois Anton qui conduit alors que Cole parle avec le détective en charge de retrouver Alison. Etonnamment, Cole s’énerve (bon, OK ce n’est pas si étonnant), mais Noah reste sacrément calme et sûr de lui. Les trois s’arrêtent pour manger et je me rends compte qu’on ne sait pas qui nous raconte cette histoire – c’est étonnant de ne pas avoir de perspective, finalement ! En tout cas, Cole n’a pas franchement envie de parler à Luisa.

Alison – What the fuck ? Voilà donc qu’Alison fait des petits Skype pépère avec Noah pour qu’il parle à Joanie, qui n’est pas sa fille, rappelons-le. C’est tordu quand même… Il leur offre de quoi se payer un billet d’avion pour la Californie et explique à Alison qu’il aimerait les voir venir lui rendre visite. Non mais c’est du grand n’importe quoi, tout ça, franchement.

Après cette étrange conversation téléphonique, Alison se rend à une conférence d’hypnose (?) où la série perd inutilement du temps (je veux dire, ça ne sert à rien de la voir se servir un café, franchement). L’hypnose fonctionne magistralement bien et il s’agit en fait d’une sorte de cours pour apprendre à parler aux patients, et surtout pour les faire parler. C’est absolument magique et c’est une sorte de révélation : la technique s’appelle EMDR et permet aux patients de guérir les blessures psychologiques.

Alison se rend compte que Ben est présent lui aussi – parce que ça pourrait aider des vétérans cette technique – et ils trouvent le moyen de se revoir, puis s’isoler. La salle de conférence est pleine à craquer de gens cherchant à essayer les techniques qui reproduisent les mouvements que font les yeux en dormant pour associer les traumas à une sorte de rêve et les éloigner… mais ils parviennent à s’isoler dans une salle tout aussi immense et désert.

C’est intéressant passé ce détail technique et complétement improbable : Alison se met à raconter toute son histoire, le jour de l’accident et la mort de son fils. Je n’ai pas souvenir qu’on ait su tout ça, la culpabilité qu’elle ressent et rejette sur un Cole flirtant avec une autre femme, la découverte du corps. C’est atroce, même si un peu long comme une scène. C’est moche, mais j’ai accéléré l’épisode et ça passe bien mieux comme ça.

La séance tourne court ensuite quand elle refuse de continuer à se souvenir de tout ça, surtout qu’elle en arrive au moment où elle a failli se noyer elle-même. Conscient de ne pas être très efficace avec elle, il la regarde s’enfuir puis la suit et arrive à la convaincre d’aller faire un tour à la plage. Cela se termine avec une balade en bateau pour qu’elle surmonte sa peur de l’océan. La mer est aussi l’occasion d’un pique-nique où elle se dévoile vraiment : elle donne enfin le nom de Gabriel, puis explique à Ben (tout en buvant un coup devant lui, parce que c’est bien plus rigolo comme ça) tout son passé… et notamment ce cauchemar qu’elle faisait régulièrement enfant où elle se noyait.

C’est pour cela qu’elle culpabilise tant de la mort de Gabriel, elle se sent responsable. Et vous savez quoi ? Je me surprends à apprécier Alison maintenant qu’on connaît mieux ses failles. Bon alors en revanche, sa manière complétement cinglée de plonger l’océan et d’y garder les yeux ouverts, c’est du grand n’importe quoi ! Cela dit, ça me valide le point sous l’eau du Bingo Séries, alors je ne dis pas non. Ah, et évidemment, elle embrasse également Ben au passage, même s’ils ont tenté de résister un moment. Franchement, je ne sais pas où tout ça veut aller, mais j’accroche beaucoup plus à la psychologie des personnages qu’avant.

Je ne sais pas si la série s’est améliorée, si Here and Now m’a vacciné ou si je suis cinglé en ce moment, mais mon opinion de la série change peu à peu.

Cole – Pendant qu’Alison s’amuse avec Ben, Cole est celui s’occupe de Joanie. Cela dit, on le retrouve au début de ce segment en train de kidnapper le jeune, Bram, qui l’a volé dans la semaine pour l’emmener… à une réunion d’alcooliques et drogués anonymes. Ils y retrouvent Ben qui raconte sa journée de la veille (et hop, second point du Bingo, cet épisode valait le coup). Celui-ci refuse de devenir le parrain de Bram parce qu’il n’est pas du coin, mais il est intéressant de le découvrir plus sous une nouvelle facette. Si même Cole le voit comme un type bien, c’est qu’il doit être cool.

S’il joue les bons samaritains et que c’est un échec, c’est loin d’être le pire moment de sa journée, puisque Cole enchaîne ensuite avec une Luisa en pleine déprime de ne pas savoir comment régulariser sa situation aux États-Unis. Elle a une solution totalement conne : demander à devenir un tuteur légal de Joanie. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique ça signifie qu’Alison devrait abandonner son rôle de mère aux yeux de la loi. Le rôle de mère qu’elle a eu tant de mal à récupérer aux yeux de la loi la saison précédente. C’est con.

Perturbé par tout ça, Cole vient ensuite voir sa mère pour lui poser des questions sur le couple de ses parents et sur comment savoir si l’on est amoureux. Bref, il s’inquiète pour Luisa et en même temps, il n’est pas prêt à faire ce qu’elle lui demande. Il est bien trop attaché à Alison pour la trahir comme ça. En plus, Alison est en train de refaire sa vie avec Ben, et il s’en rend compte quand il va chercher Joanie.

C’est un problème : il sait grâce à la réunion que Ben est marié, et il découvre qu’Alison ne le sait pas. Il fait malgré tout le choix de croire en la bonne volonté de Ben et ment à Alison, lui disant tout de même qu’ils se sont rencontrés aux AA.

Il ramène alors Joanie chez lui pour y retrouver Luisa en train de faire ses valises. OK, j’aime beaucoup Luisa, mais dans cet épisode, je crois que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle était juste mais totalement insupportable, pas vrai ? Ce n’est pas que moi, rassurez-moi ?

Bien que ce soit son tour de garder sa fille, Cole prend alors la décision de se barrer faire un walkabout. C’est une idée que lui a filé sa mère – après plus d’un an sans voir son fils, elle lui conseille donc de se barrer en Californie. Normal. Il faut dire que c’est déjà ce qu’avait fait son père avant la naissance de Cole : se barrer six mois pour mettre de l’ordre dans sa vie et retrouver la joie de vivre.

Tout cela ne me paraît pas gagné, mais comme Luisa veut se sentir importante dans la vie de Cole, elle accepte. C’est très joli sur le papier, mais en pratique, justement, ça ne lui donne pas de papiers. Et elle se retrouve à garder seule Joanie ? Combien de parents aura-t-elle d’ici la fin de la série franchement ?

Cole se barre et je suis assez sceptique sur cette issue ; et sur les scènes avec Bram (il l’a quand même kidnappé après avoir menacé de le tuer ?). J’avais plus de mal à reconnaître le Cole que j’apprécie et plus de facilité à apprécier Alison cette semaine… Rien ne va plus !

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The Affair – S04E03

Épisode 3 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.

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Spoilers

03

I hope tonight is the start of a long journey.

L’épisode étant sorti en avance sur pas mal de plateforme, j’ai pu le voir dans la nuit et il était largement temps que je fasse ma critique. On reprend encore et toujours dans le futur où Anton essaye de comprendre qui est Alison et fait un bon résumé de la série, nous montrant à quel point c’est du grand n’importe quoi. On découvre en tout cas qu’Alison est encore en contact avec Ben, qui n’a pas de nouvelle d’elle non plus depuis 72h. Ah, et Ben est marié. Bien.

Noah – Un conseil de prof ! Youpi, je me sens dans mon futur, c’est top. On découvre que Janelle, la proviseure, n’est pas très appréciée des autres profs, et particulièrement Megan, la prof de math. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet à Noah de faire remarquer qu’Anton est brillant et devrait être mieux surveillé.

Le seul problème, c’est que ce n’est qu’après ça qu’il découvre qu’Anton est en fait le fils de Janelle, parce que bien sûr, tous les noirs sont de la même famille, on est dans une série, déconnons pas. Bon, passé cette idée un peu abusive et mal introduite, on apprend à cerner mieux Janelle et comprendre pourquoi elle déteste Noah : s’il était noir, il n’aurait jamais pu être rembauché – et on a forcé la main de Janelle pour qu’elle l’embauche. Quelqu’un qui déteste Noah ? Janelle est mon nouveau personnage préféré !

Noah s’excuse donc d’avoir parlé d’Anton en pleine réunion, puis enchaîne avec un cours sur The Waste Land. Comme c’est son point de vue, le cours se passe à merveille, avec des étudiants l’écoutant sagement et un Anton facile à manipuler. Ainsi donc, Noah fait prendre conscience à l’ensemble de sa classe que collectivement, ils ont du pouvoir et sont capables de changer les choses… et ça mène immédiatement à une révolution hyper clichée des élèves qui sortent de cours, puis de l’établissement, pour crier leur désaccord de la direction qui suspend tous les élèves.

C’est complétement surréaliste – convaincre autant de gens de bouger, même s’ils sont déjà énervés, ça prend plus qu’un Anton disant que c’est parti pour la révolution. Rapidement, la protestation collective finit dans la rue et attire la police. Les choses commencent à dégénérer, mais heureusement, Noah est là pour aider la tension à retomber. Il est bien sûr question de problèmes raciaux – Janelle est noire et ça ne l’aide pas à se faire entendre de la police. Heureusement, Noah est là (bis) et gère tout : la police qui relache l’étudiant arrêté, la presse qui questionne une Janelle débordée, tout, tout, tout. Oh, il ne gère pas la colère d’Helen, mais c’est tout, tout le reste, c’est Noah le sauveur quis ‘en charge.

Il sort dans un bar avec ses collègues où il découvre que les journalistes l’érigent en principal comme il a mieux géré les étudiants et les questions qu’elle, et c’est gênant comme tout. Janelle débarque à son tour au bar et personne ne la laisse acheter un verre parmi les profs, la forçant à s’asseoir au bar, seule et abandonnée. Vous le sentez venir ? Yup : heureusement, Noah est là (lol) pour s’occuper d’elle. Il lui achète un second verre puis discute longuement avec elle. Cela nous permet de mieux connaître Janelle, qui rapidement semble commencer à flirter avec lui (pff Noah et son égo), même si c’est assez soft pour qu’on continue de la découvrir et l’apprécier (mais si).

Oh et bien sûr, elle regrette d’être noire et de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut en tant que principale, alors que si elle était un homme blanc comme Noah, elle ferait ce qu’elle veut. Yep. Ce n’est pas faux tout ça, mais Noah s’en contrefout pas al (évidemment) et il parle de choses plus personnelles, comme leurs enfants respectifs.

Pendant ce temps, les collègues de Noah s’embrassent et c’est donc sans surprise que Noah et Janelle font de même peu de temps après. De manière évidente, c’est Janelle qui commence à l’embrasser, hein, parce qu’on est dans les fantasmes permanents de Noah. Elle finit par se détacher de lui, lui rappelant qu’elle est sa boss. Un peu tard pour ça.

Helen – Vik n’a pas de calculs biliaires, mais les scénaristes conservent le mystère sur le diagnostic de la maladie qu’il a évidemment (l’évanouissement fait suite à une grosse perte de poids). Le paradis d’Helen et Vik semble s’être bien assombri entre deux épisodes ; on les retrouve dans une voiture où elle est en larmes et où il refuse de communiquer avec elle.

De retour chez elle, Helen ment à ses enfants, leur disant qu’ils étaient au yoga, mais elle n’est pas prête à les affronter tout à fait. Il faut dire que ce n’est pas facile, avec Stacey qui parle de seconde guerre mondiale et holocauste et Trevor qui est tout content d’avoir le gêne scientifique de Vik. Hum. Par chance, Noah passe prendre ses élèves et ça laisse du temps pour Vik et Helen.

Ils en profitent pour passer du bon temps ensemble, même si le bon temps dure même pas trente secondes. Vik est toujours incapable de parler et veut retourner travailler, puis aller à un gala où il doit recevoir un prix devant ses parents… et il demande donc à Helen de les appeler mais de ne surtout pas parler de la nouvelle qu’ils ont eu à l’hôpital.

Vik ignore complétement sa maladie et continue sa vie comme il veut, mais Helen n’est pas trop d’accord. Ils sont interrompus par Sierra qu’Helen envoie balader bien vite et il finit par lui dire qu’il ne veut pas se soigner – et qu’il veut bien un enfant, aussi.

Helen se rend chez son psy et cette fois, elle a beaucoup à discuter avec lui ; voulant qu’il l’aide à diagnostiquer Vik. Mais ce n’est pas son job, même si le déni de Vik est évident et problématique. Helen refuse de travailler sur elle-même et la série est bien bavarde dans cette scène avec le psy, mais c’est juste passionnant à suivre.

Et Helen est encore plus passionnante face à cette nouvelle crise terrifiante dans sa vie. Déjà qu’elle paniquait quand tout allait bien… Alors qu’elle parle avec son psy des personnes dont l’un et l’autre ne peuvent se passer, elle comprend qu’elle doit ramener Vik à New-York pour qu’il se batte. Elle se rend récupérer les enfants chez un insupportable Noah, puis au gala où elle boit et dépime, ne supportant pas trop le discours de Vik espérant un long futur ou prenant des photos avec son père comme si de rien n’était.

Loin d’écouter son psy lui disant de simplement montrer son amour et son soutien à Vik, Helen prend la décision de parler de l’état de santé à Priya. Celle-ci refuse l’affection de sa belle-fille et décide de quitter le gala en avance, prétextant un mal de crâne. Helen ne comprend pas comment cette mère peut abandonner son fils comme ça et insiste, révélant qu’il a un cancer à un stade déjà trop avancé –il a besoin d’un traitement.

Cette fois, Vik entend Helen le trahir, mais il ne lui dit rien, parlant simplement à sa mère qui s’en va malgré tout, lui disant qu’il trouvera un moyen. Sur le trajet du retour, Vik refuse toujours de parler à Helen, mais il n’a plus trop le choix. Il se gare et passe ses nerfs sur Helen, mais leur vision du monde est bien trop différente cette fois. Elle reproche à toute la famille de Vik d’être dans le déni – et ma foi, elle n’a pas tort – et celui-ci s’énerve, avec raison d’une certaine manière, mais aussi avec beaucoup de torts.

Il lui rappelle finalement qu’il est médecin et quil sait parfaitement qu’il n’y a aucun espoir possible avec le cancer du pancréas – et il reconnaît aussi qu’il va mourir, à voix haute, pour la première fois. Il refuse de vendre un faux espoir à Helen ; et il voulait une soirée heureuse pour ses parents, qu’Helen a gâché. Elle peut toujours lui faire un enfant, cela dit, parce que ça aussi il le veut (mais elle non, bien sûr).

Quelle angoisse cet épisode ! J’adore Vik, je n’ai pas envie qu’il meure ; et je n’ai pas envie de subir tout ça, mais ouais, cet épisode était fou et fini avec Helen envisageant sérieusement de refaire un enfant. Et bah !

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The Affair (S04)

Synopsis : La saison 3 de The Affair était repartie sur une nouvelle intrigue après les deux premières années qui auraient pu suffire à raconter une histoire complète. Cette saison 4 continue de suivre les personnages de la première saison, alors que Noah et Helen ont déménagé à Los Angeles. Avec une nouvelle structure, la série nous promet aussi la disparition d’un des personnages principaux six semaines plus tard, mais le mystère est entier.

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Pour commencer, je ne sais pas trop ce que je fais là. J’ai détesté la saison 1, fini par apprécier les épisodes apportant les réponses en saison 2 et subi la saison 3. Je reste surtout pour les personnages d’Helen et de Cole, parce que j’en adore les acteurs qui font un travail formidable. En revanche, la tronche de Noah suffit à me coller de l’urticaire. C’est gênant : c’est le personnage principal.

Souvent, je vois la série comme une jolie opportunité de récupérer quelques points du Bingo. J’ai tenu trois saisons, et ça m’embêterait de ne pas tenir pour la suite : au point où j’en suis, autant tout regarder. J’espère que l’intrigue de cette saison saura m’intriguer au moins autant, si ce n’est plus, que celle de la saison 3.

Une autre raison de mon retour est le générique, que j’aime beaucoup. Et ma curiosité malsaine, parce que je veux voir ce que deviendront les personnages. Allez trêve de blabla, c’est parti pour la critique (résumés complets en cliquant sur les titres d’épisode – même si cette série n’en a pas).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S04E01 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.
S04E02 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !
S04E03 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.
S04E04 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !
S04E05 – 15/20
Non seulement cet épisode est lent dans son exécution, mais en plus il a l’audace de se concentrer sur deux personnages que j’adore… pour me les faire détester à chacune des grandes décisions qu’ils prennent. Malgré des approfondissements psychologiques de chacun, j’ai peine à être convaincu par les choix des personnages, surtout dans la deuxième partie de l’épisode, d’ailleurs. Frustration – mais pas un mauvais épisode pour autant, j’étais scotché à mon écran après tout.
S04E06 – 18/20
Malgré quelques longueurs, cet épisode s’avère plus surprenant qu’une bonne partie de la saison en offrant de nouvelles révélations en cours de route. C’est bien simple, c’est toute la psychologie d’un personnage qui est remis en question dans la seconde partie de cet épisode, avec une journée bien remplie et pleine d’inattendus. En plus, la série en profite pour réaffirmer son principe de base et le perspectivisme. Les différences de point de vue et de récit d’une personne à l’autre, ça change toute une histoire ; et la vérité est parfois impossible à découvrir.
S04E07 – 17/20
Purée, mais pourquoi j’aime tant cette saison ? Est-ce qu’il m’a fallu quatre ans pour enfin trouver que la série exploitait son potentiel ou est qu’il a fallu quatre ans pour qu’elle le fasse ? Bien que la chronologie des événements soient très floues dans cet épisode, le fil rouge de la saison se dévoile pleinement et réussit à m’intéresser. Bref, vivement la suite.
S04E08 – 20/20
Eh bien nous tenons là le meilleur épisode de la série, avec humour, mystère, sensation et drama. La quête de la saison se poursuit avec un épisode à la structure inattendue et aux rebondissements ayant un impact impressionnant pour la suite de la saison. Le prochain épisode ne va pas être évident, je pense, mais je l’attends de pied ferme.
S04E09 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.
S04E10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

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The Affair – S04E01-02

Épisode 1 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.

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Spoilers

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Oh my god, it’s you. You’re the earthquake.

Premièrement, j’ai envie de remercier la série pour sa très bonne idée de proposer un bien long résumé des saisons précédentes et pour son nouveau générique, très esthétique. C’est à peu près tout le bien que je puisse en dire parce que cette saison débute sur un flashforward nous annonçant une improbable amitié entre Cole et Noah, réconciliés autour de la disparition d’Alison (enfin, on suppose) depuis 72h.

Noah – Six semaines plus tôt, on retrouve Noah qui, pour changer, est en train de se plaindre parce qu’il a déménagé à Los Angeles pour se rapprocher de ses enfants, mais il ne les voit quand même pas. À la place, il est prof de lycée et fait cours sur Animal Farm. Devinez quoi ? Toutes ses étudiantes ont un énorme crush sur lui. Cinq minutes même pas et j’en peux déjà plus de Noah. C’est un prof tyrannique, mais à peu près parfait sur le papier et il est surveillé par la principale qui forcément le dévore des yeux aussi, mais a genre toute l’autorité qu’il n’a pas. Soupir, venons-en vite à la disparition d’Alison, allez !

Tout cette réintroduction du personnage me donne déjà envie de dormir, mais ça tombe bien, j’ai regardé l’épisode assez tard pour que ce soit le but : m’endormir devant. Et je suis aidé par une scène où il sympathise avec son insupportable collègue voulant juste profiter du fait que Noah connaisse un éditeur. Ben oui, le monde entier a besoin de Noah, vous savez bien !

Et le monde entier est contre lui, aussi. Il est ainsi pris dans les bouchons, mais ce n’est pas sa faute ; et il arrive en retard à une présentation de son fils au lycée, à laquelle il ne peut accéder à cause d’un garde qui fait bien son boulot et d’Helen qui, apparemment, fait intentionnellement tout ce qu’elle peut pour l’éloigner de ses enfants. Oui, oui, bien sûr.

Le type réussit même à arriver en retard au restaurant mexicain où Vik l’invite parce qu’il met la mauvaise adresse dans son GPS – oui, Vik est toujours là pour Helen, évidemment puisque son nouveau job est la raison du déménagement à Los Angeles. Noah galère ensuite à communiquer avec ses enfants, surtout Trevor qui refuse de lui parler ou de le voir, en fait. Sinon, Helen est persuadée que leur fils est gay, et elle fait tout pour qu’il le dise au restaurant et devinez quoi ? Ca déplait à Noah. Il fait genre que le problème n’est pas qu’il soit (peut-être) gay, mais juste que son fils n’a que 14 ans et qu’il ne sait peut-être pas ce qu’il veut. Soupir, soupir, soupir. Ce personnage est tellement imblairable. Pourquoi je m’inflige ça déjà ? Ah, oui, je suis curieux. Et puis j’aime bien Helen… quand elle n’est pas du point de vue de Noah (parce que dans cette partie, c’est juste une garce).

Comme il s’engueule avec Helen, Noah finit par rentrer chez lui, et appeler Alison, comme il le fait chaque fois qu’il se sent seul. Et seul, il l’est, parce que personne ne prend le temps de décrocher quand il appelle.

Finalement, en bon prof, il se retrouve à lire l’exposé d’un de ses élèves, Anton Gatewood dont je n’ai pas spécialement suivi l’introduction, j’avoue, mais c’est grosso modo l’élève cliché du fond de la classe avec sa capuche et sa flemme. Noah étant cette sorte de super prof, il est évident qu’il n’a pas même un stylo, hein. Bon, donc, Anton est un élève qui a l’habitude de plagier d’autres travaux, mais pas cette fois. Noah l’accuse pour rien, parce qu’Anton révèle toute son intelligence par une analyse simplissime d’Animal Farm.

Noah se sent alors forcé de le poursuive, parce que ce n’est pas du tout anxiogène d’avoir un prof pareil, mais Anton a la chance d’avoir un père qui l’emmène loin du lycée avant que Noah ne le rattrape. Et c’est tout pour Noah, ALLELUIA, on était à deux doigts d’essayer de nous le vendre comme le Messie qui allait sauver Anton de son statut social d’incompris !

Helen – Sans trop de surprise, on reprend alors avec Helen qui a emménagé dans une baraque de Los Angeles magnifique. Le salaire de Vik doit bien aider, quand même, il a eu un poste qui valait le coup, clairement. Bon, en même temps, Vik est juste parfait pour Helen : ils ont emménagé dans une villa ouf et ne s’occupent que de deux enfants plutôt sympathiques et gentils avec eux – même si Helen commence à se dire que peut-être son fils est gay quand il reçoit 150 SMS de Brooklyn (c’est un garçon).

Assez clairement, Helen est hyper stressée et ce n’est pas bon pour elle : elle se met à imaginer des tremblements de terre, un comble à Los Angeles.

Ils ont aussi une étrange voisine qui les fascine sans la moindre raison valable, mais comme eux je les aime bien, je ne vais rien dire. Bon, après la perfection de Vik vient probablement du fait que c’est le point de vue d’Helen. Celle-ci se rend ensuite chez le psy, et au passage, n’en peut plus de Noah oubliant de payer la cantine de leur fils ainé. Pour changer. Chez le psy, Helen ne s’ouvre pas tellement, même si elle finit par parler de ses angoisses de Los Angeles, et du Big One qui finira bien par arriver un jour.

Elle s’ouvre aussi sur la sexualité possible de Trevor, en faisant le coming-out le plus discuté de la télé avant même qu’il n’arrive, je crois, parce qu’elle a peur de la réaction de Noah. Son psy découvre vite qu’elle n’aime pas (physiquement) parler de Noah et que le tremblement de terre à venir dans sa vie est peut-être que Trevor est gay.

Ou alors juste l’ensemble de sa vie depuis le début de la série, magnifiquement résumée par le psy qui se fout limite de sa tronche au passage. C’est fou comment la partie sur Noah était naze et celle sur Helen arrive à être passionnante rien qu’avec un échange inutile. Son psy est excellent, aussi, et ça permet de vraiment approfondir sa psychologie, même s’il ne se passe rien.

De retour chez elle, Helen tombe sur Priya, sa belle-mère. Comme toutes les belles-mères, elle est insupportable (notons que je n’en ai pas actuellement, je peux dire ça, ok ?), et comme toutes les belles-mères ayant un fils, elle en fait trop pour celui-ci, remplissant le frigo et donnant des leçons de vie à Helen – parce qu’elle trouve que Vik n’est pas assez gros et ne pourra pas être heureux tant qu’il n’aura pas d’enfant. Je l’aime déjà beaucoup trop cette Priya, c’est bien drôle tout ça.

Bon, Helen ne la supporte plus et s’isole pour un bain avec alcool et tremblement de terre rêvé. Quand elle en sort, elle est soulagée de constater que Priya est partie… et tombe sur la voisine, Sierra (bon, sérieusement ? Les scénaristes sont fans de Dollhouse à ce stade, non ? Priya et Sierra dans le même épisode ? C’est gros comme coïncidence). J’aime beaucoup Sierra, qui est le cliché de la fille de riche à la Los Angeles ; avec les avocats, les masques pour la peau, le yoga avec chèvres.

Le soir, Helen et Vik se rendent donc au lycée de Trevor où ils tombent sur une prof leur disant que Trevor est le bienvenue dans le lycée, parce qu’ils sont très ouverts et supportent toutes les personnalités, clin d’œil, clin d’œil. À la sortie du lycée, Noah lui tombe dessus et l’engueule – et ça correspond tellement plus à comment je vois Noah.

Au restaurant, Trevor commence son coming-out auprès d’Helen et Vik, mais il est interrompu par l’arrivée de son père totalement insupportable et imblairable. Et on tombe dans le cliché inverse de la première partie, avec Helen mettant tous les torts sur le dos de Noah et l’accusant d’être responsable de l’homosexualité possible de son fils – du coup, Noah paraît presque plus ouvert qu’elle dans cette version.

Helen en arrive aussi à la conclusion que Noah est le tremblement de terre qu’elle redoute dans sa vie, et elle lui demande donc de s’éloigner d’elle autant que possible. Moui, moui, moui, tout ça. La fin d’épisode voit Helen et Vik rentrer chez eux et suivre leur routine et alors que tout va bien, le cliffhanger nous laisse sur un Vik inconscient dans sa salle de bain. Cela me donnerait presqu’envie d’enchaîner sur le deuxième épisode. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi, franchement ?? Je vais me coucher et méditer sur tout ça, il est déjà plus d’une heure du matin, n’abusons pas.


Épisode 2 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !

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02

It’s called adulthood. Join me here, won’t you?

Vraiment, heureusement que cette série a un générique aussi parfait, sinon je crois que je l’aurais abandonnée il y a longtemps ! Il est encore mieux cette année en plus, avec de jolies images. Cet épisode reprend six semaines plus tard avec Cole et Noah dans une voiture… dans laquelle ils sont rejoints par Anton, l’étudiant de Noah. What the fuck, sérieux !

Cole – Ah, génial, on commence par Cole, ce qui veut dire qu’il faudra supporter Allison après quand j’en aurais déjà marre de cet épisode. Qu’importe, on commence par Cole, c’est déjà ça : il fait du surf et est débordé par le fait que sa plage préférée est de moins en moins bien fréquentée. Débordé également par son travail, il laisse Luisa le conduire sur le trajet du retour, où ils sont arrêtés par un flic zélé qui repère que la voiture est accidentée – ce qui est arrivé à la plage mal fréquentée, bien sûr.

Luisa est totalement stressée par l’arrivée de ce policier : elle n’a ni son permis, ni ses papiers. Cole aussi le vit mal, ce contrôle inopiné, surtout que ses relations ne lui servent à rien. De retour chez lui, il prend une douche en extérieur, une habitude qu’il semble ne pas avoir perdu depuis la saison 1. Il retrouve ensuite Luisa, toujours aussi stressée.

Tous deux se rendent à un rendez-vous d’affaire où des asiatiques veulent franchiser le restaurant de Cole et Alison, et la réunion se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’Alison arrive avec quarante-cinq minutes de retard et les cheveux mouillés. Bref, elle se la joue complétement ado débordée et ne comprend pas que Cole la recadre après la réunion (pressé de la voir critiquer Cole de la même manière dans sa partie, allez), mais la prévient malgré tout qu’ils sont invités au restaurant par la suite pour un dîner.

De retour chez lui, bis, Cole présente le projet des asiatiques à Luisa (c’est fou comme elle a un visage qui me revient mais que je n’arrive pas à savoir d’où – ça m’avait fait pareil quand je l’avais vue dans Red Band Society) quie st toute excitée pour lui ; parce qu’il est sur le point de devenir sacrément riche et de pouvoir racheter le ranch. Ce n’est pas suffisant pour qu’il soit heureux, apparemment, mais heureusement il a Luisa pour lui changer les idées et le détendre – en tendant certaines autres parties de lui, si vous voyez ce que je veux dire.

Au dîner, Alison ne se pointe pas, pour changer, et Cole est totalement absent, stressé par les événements. Heureusement, Luisa gère absolument tout à merveille, mais quand elle surprend Cole espérer qu’Alison les rejoigne, elle se retrouve incroyablement jalouse. N’ayant pas de papier, elle ne peut espérer de telles opportunités pour elle-même (enfin pas de papier = pas de Green Card car elle est entrée illégalement dans le pays et que son mariage ne change rien). Tout ceci mène le couple parfait que sont Luisa et Cole à s’engueuler – et ça me laisse tout triste pour eux.

Cole décide d’aller faire un tour à pied sur la plage et ils retombent sur les surfeurs du matin en plein feu de camps. Et le voilà qui sympathise avec des jeunes écervelés, boit de la bière avec eux et… s’endort sur la plage. Réveil de merde au matin : plus de portable, de portefeuille, des dessins sur la tronche et du sable partout, y compris sous les déchets laissés par ces connards.

Il rentre chez lui, découvre son visage, veut utiliser un flingue mais est interrompu par Luisa, heureusement. Eux-mêmes sont interrompus par un appel d’Alison qui est en panne et a besoin d’aide. Cole accourt pour son ex-femme et l’aide… mais en chemin pour rentrer une nouvelle fois chez lui (il passe son épisode à ça), il tombe sur l’un des jeunes de la veille. Il parvient à l’arrêter, mais quand celui-ci lui parle de son frère, il le laisse s’échapper. OK.

Alison – Incroyable mais vrai : elle travaille pour de vrai, mais je ne sais plus exactement ce qu’elle fait. Elle aide une nana à se confier auprès d’elle sur sa vie de merde de femme battue, et malgré toute ma bonne volonté et un sujet difficile, ce n’est pas passionnant du tout. Alison n’est que secrétaire d’une psy, mais quand elle apprend que la femme en face d’elle, qui a perdu un enfant, a peur de son mari qui est capable de la battre, elle fait tout ce qu’elle peut pour l’aider… mais tout ce qu’elle fait, ce n’est pas grand-chose. Au moins, elles partagent la perte d’un enfant, ce qui permet à

Juste après ça, Alison rencontre Ben, un homme qui se trompe de bureau et avec qui elle entame assez vite un flirt, l’air de rien, mais aucun d’entre eux n’est vraiment doué pour le small talk, alors c’est vite juste gênant. Et ça ne mène nulle part, en plus. Il revient la voir alors qu’elle se fait engueuler au téléphone par Cole parce qu’elle ne s’est pas pointée à un rendez-vous (ah ? Cole disait pourtant qu’elle était là dans sa version de l’histoire, faudrait savoir), mais ça ne mène de nouveau nulle part, si ce n’est qu’elle apprend que Ben bosse pour sa boîte, et non l’inverse.

Ils sont interrompus par le mari de la femme qu’aidait Alison, même s’il se présente d’abord comme un simple patient – oui, Alison étudie pour devenir psy aussi mais elle n’a pas tout de suite repéré que le type était louche. Heureusement Ben a tout de suite vu les signes du stress post-traumatique en lui et il revient à temps pour sauver Alison qui est en train d’être étranglée par l’homme.

Ce dernier se fait arrêter, devant son gosse et sa femme pleine de haine envers Alison, alors que bon. Finalement, ça permet à Alison d’avoir un rendez-vous avec Ben : elle lui propose de boire un verre, puis un café quand elle apprend qu’il est aux alcooliques anonymes. Rapidement, il lui raconte sa vie assez déprimante de vétéran sombrant dans l’alcool faut de pouvoir avoir une érection à cause de son stress post-traumatique à lui. C’est con.

Il lui explique aussi qu’il ne peut pas avoir de petite amie pendant la première année de sobriété, et elle lui raconte encore plus brièvement sa vie à elle, omettant bien sûr totalement la mort de Gabriel, son fils. Pourtant, le lendemain, lorsqu’elle est en panne et appelle Cole pour qu’il l’aide, son ex lui fait le reproche d’avoir construit toute son identité autour de la mort de Gabriel.

Sans vraie raison et alors que ses parents sont en train de s’engueuler concernant le restaurant et la personnalité de chacun, Joanie demande à ce que son père l’amène à l’école, et Alison accepte malgré le dessin sur la tronche de son ex – il a carrément une bite sur le front dans cette version de l’histoire (c’est bien plus crédible que les dessins esthétiques de la version de Cole). Cela leur permet de parler du restaurant – une idée de Scotty à l’origine.

De retour au travail, Alison angoisse légèrement dans son bureau, mais elle gère quand même la fac et accepte un appel Skype de Ben qui la drague clairement, voulant la voir dans cinq mois, deux semaines et deux jours, car il aura fini sa première année de sobriété. Et elle en est toute heureuse – mais elle disparaîtra avant ça.

Bref, je reste dans ma frustration du premier épisode, et je suis hyper surpris de voir que j’ai bien aimé les deux parties de cet épisode – et peut-être même plus celle d’Alison. C’est honnêtement totalement improbable, et pourtant !

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