C’est un peu frustrant, tout de même. Cet épisode est lent et ne fait que nous narguer avec des pistes de réponses qui ne sont pas explorées et davantage de questions qui sont posées. En permanence. Que dire, que penser ? La série fonctionne toujours aussi bien, mais elle a le défaut des productions Apple : son rythme, sa densité, fait qu’on est plongé dedans pour le temps où on la regarde ; mais qu’est-ce que c’est fatigant et qu’est-ce qu’on en sort vite à la fin de l’épisode ! Ou alors, c’est juste que je suis fatigué, allez savoir. Ce qui est sûr, c’est que ça manque de réponse.
Spoilers
À Lumon, on cherche Mrs Casey, hors Lumon, on cherche à mieux comprendre ce qu’il se passe dans les murs.
Thirty-four, thirty five, thirty…
Le temps passe trop vite à mon goût et cela fait déjà deux semaines que je n’ai plus écrit de critiques d’épisode (et, au moment où je publie ça, un mois que je n’ai rien posté sur le blog parce que j’ai oublié de poster cette critique apparemment ?). Il est temps de m’y remettre, au cœur d’un samedi soir qui faisait très trilogie du samedi après deux épisodes de Smallville. J’ai une excuse : je suis malade. Encore. Ceux qui m’ont souhaité une bonne santé pour 2025 n’ont pas fait du bon travail, sachez-le.
Cela dit, je suis ici pour parler de l’épisode 3 de cette saison 2, et il commence par une scène au beau milieu de nulle part. Cette série est un tel mystère perpétuel : Patricia Arquette (je ne sais plus comment appeler son personnage à force) a donc conduit pour s’arrêter sur une route au milieu de nulle part, malgré la neige tout autour. Soit. Cela fait une fois de plus de jolies images, vraiment, j’ai l’impression que la série s’évertue à nous trouver chaque semaine du matériel pour de nouveaux fonds d’écran.
Ce que je trouve étrange, c’est qu’on la voit ensuite essayer de quitter la ville et opérer un demi-tour. Est-ce qu’elle est forcée de toujours revenir vers Lumon ? On ne sait pas trop. Ce qu’on sait, c’est qu’elle redemande son poste à Helly, parce qu’elle est sûre et certaine qu’elle fera mieux que Milchick. Après tout, Mark est à ça de Cold Harbor d’après elle. Reste à savoir ce que c’est que ce projet. J’aimerais tellement qu’elle arrête de communiquer avec tant de noms de code et non-dits. Helly et Cobel finissent l’épisode en allant ensemble parler avec Natalie et le board… et c’est si curieux. Une fois de plus, Cobel – appelée Harmony par Helly – décide qu’un demi-tour est la meilleure solution. Bordel de merde, mais que se passe-t-il dans sa tête exactement ?
Mark & Helly
De son côté, Mark continue de se rendre au travail, malgré ses doutes. Il s’y rend en courant une fois qu’il sort de sa voiture, mettant un chronomètre pour savoir combien de temps cela lui prend de se rendre jusqu’à l’ascenseur. Une minute quarante-deux, puis 36 secondes et demi sans la montre. Le but de cet exercice ? Suspense, pour l’instant.
Une fois dans Lumon, Mark a pour obsession de retrouver sa femme, tout simplement. Il dessine (putain, il est doué en dessin) des avis de recherche qu’il entend bien coller dans toute l’entreprise avec l’aide de ses collègues. Le truc, c’est que Dylan n’est pas tout à fait convaincu du bienfait de cette recherche de Ms Casey. Lui, au moins, il n’attire pas mes soupçons, contrairement à Helly qui continue d’être trop étrange avec Mark.
Certes, il lui demande de l’aide pour retrouver celle qui est probablement sa femme alors qu’il est supposé être amoureux d’Helly, et inversement, mais on sait bien qu’on ne peut pas faire confiance à Helly, non ? Je suis sûr qu’elle n’est plus dissociée. En tout cas, elle suit Mark jusque dans l’ancien bureau de Casey, réaménagé à présent avec une sorte de couloir miniature et une véritable niche. Il y a toujours tant de mystères dans cette entreprise. Pour qui et pour quoi bossent-ils ?
Ainsi, ils trouvent une salle complète avec des chèvres et une prairie verdoyante. Et un bouc ? Non, un homme déguisé. Quelle étrange série. Je me sens moins malade, soudainement, parce que je ne suis pas aussi perché malgré mes symptômes hein.
Ils tombent ensuite sur une femme un tantinet agressive, persuadée qu’ils veulent la tuer. Ce n’est pas le cas, et ils parviennent à la convaincre. La femme les accueille donc dans son bureau, mais elle n’apprécie pas trop que ces nouveaux soient à la recherche d’une responsable bien-être, parce que le bien-être n’est clairement pas sa tasse de thé. Quand Mark et Helly refusent apparemment de s’éloigner, la femme utilise une cloche sur son bureau, cloche qui attire tout un tas d’employés tout aussi bizarres qu’elle. Et ils sont menaçants. Ils ressemblent tous à des gens qui ont passé des mois dans l’entreprise. C’est si étonnant. Est-ce qu’il y a des employés qui acceptent de disparaître de leur vie pour plusieurs semaines de suite ?
Cela dit, à force d’insistance, Mark et Helly parviennent à obtenir une réponse sur Mrs Casey : tous les gens de ce département étrange la connaissent bien. Ils réagissent quand il est question d’une mystérieuse disparition – et quand il est question de ce qu’ils feraient si une chèvre disparaissait. Il est confirmé que Casey venait aussi dans ce département, au moins.
Avant de repartir, Mark et Helly doivent enfin accepter de montrer leur nombril. C’est une demande étrange, mais à nouveau, ça me fait poser la question : y a-t-il des robots ? ou des clones ? des humains créés ex-vitro ?
Milchick, Devon, Mark
Bien sûr, Milchick ne peut être ravi de ces affiches qui vont être collées partout. En attendant, il retrouve surtout les ballons gonflés à l’helium de l’épisode 1. Personne ne ferait donc le ménage dans ces couloirs immaculés ? Probablement, mais c’est suspect. Milchick a rapidement d’autres chats à fouetter, cependant, puisque Natalie est dans son bureau à l’attendre pour une petite conférence avec le board. C’est si bizarre qu’ils passent toujours par une intermédiaire comme ça. Leur but du jour est de lier vraiment leur employé à la boîte, en faisant en sorte qu’il se sente plus proche de Kier. Bordel, Natalie est flippante à sourire non-stop et sans ciller, si vous voulez mon avis. Le cadeau de Lumon ? Hyper bizarre : tous les tableaux de Kier, mais redessiné avec Milchick à la place de Kier.
Est-ce que Natalie ne pourrait pas être un robot ? J’ai l’impression de regarder à nouveau Westworld. Elle fait si peur avec son sourire et ses yeux au bord des larmes ! C’est une sacrée actrice… Qu’on retrouve hors des murs de Lumon, directement chez Devon, la sœur de Mark. C’est si bizarre. Son but est de parler boulot avec le mari de Devon : elle veut une version de son livre plus adaptée aux innies. Devon est suspicieuse, mais elle laisse tout de même Ricken avec Natalie, avant d’aller voir son frère pour tout lui raconter.
Mark n’apprécie pas trop de savoir que le livre est si connu, mais on en apprend un peu plus sur son intention de savoir combien de temps il met à aller jusqu’à l’ascenseur. Il compte se laisser une image subliminale pour commencer à communiquer avec son innie, si je comprends bien ce qu’on voit. C’est peu explicite, mais ça semble être ça.
Malheureusement, Asal, l’outie croisée lors de la saison 1, le retrouve et lui affirme que son plan ne fonctionnera pas. Il risque juste de se rendre aveugle pour rien, et en plus, il est confirmé que son innie ne pourra pas lui répondre quoiqu’il arrive. Après, la femme est capable de répondre à sa question : bien sûr que sa femme est en vie – du moins, elle l’était quand elle bossait dans Lumon. Avec cette nouvelle information, Mark est prêt à prendre le risque d’être « recousu » et de trafiquer sa dissociation. On ne comprend pas tout ce qu’il se passe, mais en fin d’épisode, il se retrouve avec le pull rouge qu’il a dans le générique, prêt pour cette procédure étrange. Le but est de faire en sorte que ses ondes cérébrales coïncident en tant qu’innie et outie. Et la fin d’épisode promet que c’est en train d’arriver ! L’épisode 4 promet.
Irving
En attendant, je n’ai raconté qu’une infime partie de l’épisode 3, là. Irving a pour mission d’aller coller des affiches de Ms Casey dans le département de son ex là, mais il a en fait d’autres préoccupations. Il fait le mauvais choix d’en parler avec Dylan, qui a vraiment décidé d’être l’employé du mois apparemment. Il refuse de venir en aide à son pote qui a besoin de son aide pour retrouver le couloir qu’il a peint des dizaines de fois chez lui. Dylan refuse donc de l’accompagner et Irving se rend seul auprès de Felicia quand il sent peser sur lui le poids de Huang.
Felicia et lui peuvent donc partager quelques bons souvenirs de Burt. Irving partage également avec Felicia son carnet de dessins parce qu’il est plein de dessins de Burt. Au passage, il obtient la réponse à une de ses questions : ce qu’il dessine en boucle, c’est le couloir des exportations. Allons bon. Il lui demande de s’y rendre, mais nous n’en sauront pas plus dans cet épisode.
Dylan
Pendant ce temps, Huang emmène également Dylan dans une autre pièce. Plus personne ne bosse, donc ? En chemin, Dylan essaie d’en savoir plus sur Huang, en vain. Vraiment, difficile de ne pas soupçonner un robot. Elle le mène jusqu’à la pièce de la sécurité, l’endroit où ils étaient torturés en saison 1. La saison 2 promet une nouvelle utilisation pour cette pièce : elle est pleine de photographies de Dylan et sa femme.
Est-ce vraiment elle ? Faut-il que je retrouve vérifier si on l’avait vue en saison 1 ? Je trouve ça trop étrange que Lumon offre 18 minutes comme ça à son employé, sans vraie raison. Et puis, la femme accepte de faire ça, c’est étrange, tout de même. Gretchen ne sait pas trop quoi dire ou faire, ne comprenant pas trop ce qu’elle fout là, en vrai. Lumon lui demande de venir sans lui donner plus de précision, ils espionnent toute la conversation pour vérifier que Gretchen n’en dise trop sur l’entreprise et ouais, y a une enfant qui les écoute tout de même.
Malgré cela, Gretchen trouve de quoi parler avec son mari ; lui montrant une photo de ses enfants – photo qui semble sortir d’un autre siècle par contre. Les 18 minutes passent vite, et une fois de plus, on se pose plus de questions qu’autre chose après cette scène. La série a au moins la sympathie de nous confirmer que Gretchen est bien elle-même : une scène nous la montre s’occuper de ses enfants et dire au revoir à Dylan, tout en lui parlant du moment bizarre mais bien qu’elle a passé avec son innie.




