Severance – S02E03 – Who is Alive ? – 16/20

C’est un peu frustrant, tout de même. Cet épisode est lent et ne fait que nous narguer avec des pistes de réponses qui ne sont pas explorées et davantage de questions qui sont posées. En permanence. Que dire, que penser ? La série fonctionne toujours aussi bien, mais elle a le défaut des productions Apple : son rythme, sa densité, fait qu’on est plongé dedans pour le temps où on la regarde ; mais qu’est-ce que c’est fatigant et qu’est-ce qu’on en sort vite à la fin de l’épisode ! Ou alors, c’est juste que je suis fatigué, allez savoir. Ce qui est sûr, c’est que ça manque de réponse.

Spoilers 

À Lumon, on cherche Mrs Casey, hors Lumon, on cherche à mieux comprendre ce qu’il se passe dans les murs.

Thirty-four, thirty five, thirty…

Le temps passe trop vite à mon goût et cela fait déjà deux semaines que je n’ai plus écrit de critiques d’épisode (et, au moment où je publie ça, un mois que je n’ai rien posté sur le blog parce que j’ai oublié de poster cette critique apparemment ?). Il est temps de m’y remettre, au cœur d’un samedi soir qui faisait très trilogie du samedi après deux épisodes de Smallville. J’ai une excuse : je suis malade. Encore. Ceux qui m’ont souhaité une bonne santé pour 2025 n’ont pas fait du bon travail, sachez-le.

Cela dit, je suis ici pour parler de l’épisode 3 de cette saison 2, et il commence par une scène au beau milieu de nulle part. Cette série est un tel mystère perpétuel : Patricia Arquette (je ne sais plus comment appeler son personnage à force) a donc conduit pour s’arrêter sur une route au milieu de nulle part, malgré la neige tout autour. Soit. Cela fait une fois de plus de jolies images, vraiment, j’ai l’impression que la série s’évertue à nous trouver chaque semaine du matériel pour de nouveaux fonds d’écran.

Ce que je trouve étrange, c’est qu’on la voit ensuite essayer de quitter la ville et opérer un demi-tour. Est-ce qu’elle est forcée de toujours revenir vers Lumon ? On ne sait pas trop. Ce qu’on sait, c’est qu’elle redemande son poste à Helly, parce qu’elle est sûre et certaine qu’elle fera mieux que Milchick. Après tout, Mark est à ça de Cold Harbor d’après elle. Reste à savoir ce que c’est que ce projet. J’aimerais tellement qu’elle arrête de communiquer avec tant de noms de code et non-dits. Helly et Cobel finissent l’épisode en allant ensemble parler avec Natalie et le board… et c’est si curieux. Une fois de plus, Cobel – appelée Harmony par Helly – décide qu’un demi-tour est la meilleure solution. Bordel de merde, mais que se passe-t-il dans sa tête exactement ?

Mark & Helly

De son côté, Mark continue de se rendre au travail, malgré ses doutes. Il s’y rend en courant une fois qu’il sort de sa voiture, mettant un chronomètre pour savoir combien de temps cela lui prend de se rendre jusqu’à l’ascenseur. Une minute quarante-deux, puis 36 secondes et demi sans la montre. Le but de cet exercice ? Suspense, pour l’instant.

Une fois dans Lumon, Mark a pour obsession de retrouver sa femme, tout simplement. Il dessine (putain, il est doué en dessin) des avis de recherche qu’il entend bien coller dans toute l’entreprise avec l’aide de ses collègues. Le truc, c’est que Dylan n’est pas tout à fait convaincu du bienfait de cette recherche de Ms Casey. Lui, au moins, il n’attire pas mes soupçons, contrairement à Helly qui continue d’être trop étrange avec Mark.

Certes, il lui demande de l’aide pour retrouver celle qui est probablement sa femme alors qu’il est supposé être amoureux d’Helly, et inversement, mais on sait bien qu’on ne peut pas faire confiance à Helly, non ? Je suis sûr qu’elle n’est plus dissociée. En tout cas, elle suit Mark jusque dans l’ancien bureau de Casey, réaménagé à présent avec une sorte de couloir miniature et une véritable niche. Il y a toujours tant de mystères dans cette entreprise. Pour qui et pour quoi bossent-ils ?

Ainsi, ils trouvent une salle complète avec des chèvres et une prairie verdoyante. Et un bouc ? Non, un homme déguisé. Quelle étrange série. Je me sens moins malade, soudainement, parce que je ne suis pas aussi perché malgré mes symptômes hein.

Ils tombent ensuite sur une femme un tantinet agressive, persuadée qu’ils veulent la tuer. Ce n’est pas le cas, et ils parviennent à la convaincre. La femme les accueille donc dans son bureau, mais elle n’apprécie pas trop que ces nouveaux soient à la recherche d’une responsable bien-être, parce que le bien-être n’est clairement pas sa tasse de thé. Quand Mark et Helly refusent apparemment de s’éloigner, la femme utilise une cloche sur son bureau, cloche qui attire tout un tas d’employés tout aussi bizarres qu’elle. Et ils sont menaçants. Ils ressemblent tous à des gens qui ont passé des mois dans l’entreprise. C’est si étonnant. Est-ce qu’il y a des employés qui acceptent de disparaître de leur vie pour plusieurs semaines de suite ?

Cela dit, à force d’insistance, Mark et Helly parviennent à obtenir une réponse sur Mrs Casey : tous les gens de ce département étrange la connaissent bien. Ils réagissent quand il est question d’une mystérieuse disparition – et quand il est question de ce qu’ils feraient si une chèvre disparaissait. Il est confirmé que Casey venait aussi dans ce département, au moins.

Avant de repartir, Mark et Helly doivent enfin accepter de montrer leur nombril. C’est une demande étrange, mais à nouveau, ça me fait poser la question : y a-t-il des robots ? ou des clones ? des humains créés ex-vitro ?

Milchick, Devon, Mark

Bien sûr, Milchick ne peut être ravi de ces affiches qui vont être collées partout. En attendant, il retrouve surtout les ballons gonflés à l’helium de l’épisode 1. Personne ne ferait donc le ménage dans ces couloirs immaculés ? Probablement, mais c’est suspect. Milchick a rapidement d’autres chats à fouetter, cependant, puisque Natalie est dans son bureau à l’attendre pour une petite conférence avec le board. C’est si bizarre qu’ils passent toujours par une intermédiaire comme ça. Leur but du jour est de lier vraiment leur employé à la boîte, en faisant en sorte qu’il se sente plus proche de Kier. Bordel, Natalie est flippante à sourire non-stop et sans ciller, si vous voulez mon avis. Le cadeau de Lumon ? Hyper bizarre : tous les tableaux de Kier, mais redessiné avec Milchick à la place de Kier.

Est-ce que Natalie ne pourrait pas être un robot ? J’ai l’impression de regarder à nouveau Westworld. Elle fait si peur avec son sourire et ses yeux au bord des larmes ! C’est une sacrée actrice… Qu’on retrouve hors des murs de Lumon, directement chez Devon, la sœur de Mark. C’est si bizarre. Son but est de parler boulot avec le mari de Devon : elle veut une version de son livre plus adaptée aux innies. Devon est suspicieuse, mais elle laisse tout de même Ricken avec Natalie, avant d’aller voir son frère pour tout lui raconter.

Mark n’apprécie pas trop de savoir que le livre est si connu, mais on en apprend un peu plus sur son intention de savoir combien de temps il met à aller jusqu’à l’ascenseur. Il compte se laisser une image subliminale pour commencer à communiquer avec son innie, si je comprends bien ce qu’on voit. C’est peu explicite, mais ça semble être ça.

Malheureusement, Asal, l’outie croisée lors de la saison 1, le retrouve et lui affirme que son plan ne fonctionnera pas. Il risque juste de se rendre aveugle pour rien, et en plus, il est confirmé que son innie ne pourra pas lui répondre quoiqu’il arrive. Après, la femme est capable de répondre à sa question : bien sûr que sa femme est en vie – du moins, elle l’était quand elle bossait dans Lumon. Avec cette nouvelle information, Mark est prêt à prendre le risque d’être « recousu » et de trafiquer sa dissociation. On ne comprend pas tout ce qu’il se passe, mais en fin d’épisode, il se retrouve avec le pull rouge qu’il a dans le générique, prêt pour cette procédure étrange. Le but est de faire en sorte que ses ondes cérébrales coïncident en tant qu’innie et outie. Et la fin d’épisode promet que c’est en train d’arriver ! L’épisode 4 promet.

Irving

En attendant, je n’ai raconté qu’une infime partie de l’épisode 3, là. Irving a pour mission d’aller coller des affiches de Ms Casey dans le département de son ex là, mais il a en fait d’autres préoccupations. Il fait le mauvais choix d’en parler avec Dylan, qui a vraiment décidé d’être l’employé du mois apparemment. Il refuse de venir en aide à son pote qui a besoin de son aide pour retrouver le couloir qu’il a peint des dizaines de fois chez lui. Dylan refuse donc de l’accompagner et Irving se rend seul auprès de Felicia quand il sent peser sur lui le poids de Huang.

Felicia et lui peuvent donc partager quelques bons souvenirs de Burt. Irving partage également avec Felicia son carnet de dessins parce qu’il est plein de dessins de Burt. Au passage, il obtient la réponse à une de ses questions : ce qu’il dessine en boucle, c’est le couloir des exportations. Allons bon. Il lui demande de s’y rendre, mais nous n’en sauront pas plus dans cet épisode.

Dylan

Pendant ce temps, Huang emmène également Dylan dans une autre pièce. Plus personne ne bosse, donc ? En chemin, Dylan essaie d’en savoir plus sur Huang, en vain. Vraiment, difficile de ne pas soupçonner un robot. Elle le mène jusqu’à la pièce de la sécurité, l’endroit où ils étaient torturés en saison 1. La saison 2 promet une nouvelle utilisation pour cette pièce : elle est pleine de photographies de Dylan et sa femme.

Est-ce vraiment elle ? Faut-il que je retrouve vérifier si on l’avait vue en saison 1 ? Je trouve ça trop étrange que Lumon offre 18 minutes comme ça à son employé, sans vraie raison. Et puis, la femme accepte de faire ça, c’est étrange, tout de même. Gretchen ne sait pas trop quoi dire ou faire, ne comprenant pas trop ce qu’elle fout là, en vrai. Lumon lui demande de venir sans lui donner plus de précision, ils espionnent toute la conversation pour vérifier que Gretchen n’en dise trop sur l’entreprise et ouais, y a une enfant qui les écoute tout de même.

Malgré cela, Gretchen trouve de quoi parler avec son mari ; lui montrant une photo de ses enfants – photo qui semble sortir d’un autre siècle par contre. Les 18 minutes passent vite, et une fois de plus, on se pose plus de questions qu’autre chose après cette scène. La série a au moins la sympathie de nous confirmer que Gretchen est bien elle-même : une scène nous la montre s’occuper de ses enfants et dire au revoir à Dylan, tout en lui parlant du moment bizarre mais bien qu’elle a passé avec son innie.

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Severance – S02E02 – Goodbye, Mrs. Selvig – 19/20

Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique modifié pour cette saison 2 et on confirme déjà mes théories du premier épisode, tout en résolvant des choses mises de côté par le premier épisode. Bref, c’est un double épisode de retour vraiment agréable et j’ai déjà hâte d’avoir l’épisode 3… Ce qui me fait penser que la saison 2 a tout le potentiel pour être une belle réussite.

Spoilers 

Que s’est-il vraiment passé pendant les cinq mois où Mark n’était pas à Lumon ?

Was a pineapple involved?

Si j’en crois le titre de l’épisode en miroir du précédent, on a possibilité de croire que cet épisode jouera en miroir et nous présentera enfin le retour à la réalité de nos inni. Le début d’épisode nous le confirme aussitôt : on a comme dans l’épisode 1 un peu de voix off des cliffhangers, mais on enchaîne aussi sec avec des images.

Mark se réveille donc juste après le drama provoqué par son inni. La relation avec sa sœur est vraiment chouette, mais elle semble heureuse de retrouver son frère sans se poser plus de questions que ça sur sa réalité professionnelle. C’est étrange. On y revient plus tard dans l’épisode, avec une fin de soirée à gérer. Tout le monde s’en va, sauf bien sûr la sœur et son mari, parce qu’ils sont chez eux.

Ils racontent à Mark tout ce qu’il a pu dire, en s’attardant longuement sur le « elle est en vie ». Le plus logique serait qu’il parle de sa nièce, n’est-ce pas ?

De son côté, Helly n’est qu’une déception monumentale pour son père ; inévitablement. Il lui crache à la gueule, métaphoriquement parlant, puis se sépare d’elle bien vite. Elle demande aussitôt à ce que les exter soient retrouvés. Elle confie la tâche à Milchick ; mais le vrai intérêt est qu’elle lui demande de suivre non pas son instinct sur la marche à suivre, mais celui de Kier. C’est une vraie religion y compris quand on n’est pas un inni, alors ?

Cela me perd un peu, je dois dire, mais il est intéressant d’avoir la perception de la famille Eagan sur cette affaire. Après avoir confié sa mission à Milchick, la fille Eagan traverse le bâtiment (un plan magnifique, il faut le dire) pour rejoindre Cobel/Selving. Elle la remercie vraiment de tout ce qu’elle a fait pour la boîte, la tient au courant des avancées, puis lui demande de reprendre son poste. C’est étonnant.

Cobel demande bien sûr des excuses, qu’elle obtient… avant de se voir offrir une promotion, comme membre d’un conseil sur la dissolution. C’est une nouveauté qui permet à Milchick d’avoir sa promotion et qui ne plaît pas à Cobel. Elle veut son poste de pouvoir, pas un placard. Je peux la comprendre, mais elle n’est pas en position de faire la demande qu’elle fait. Quand elle affirme réfléchir à ce qu’on lui propose, j’ai quelques doutes tout de même. En même temps, elle est acculée à ce stade.

Helly aussi, elle l’est. Elle est forcée de faire une petite déclaration vidéo où elle accuse un mauvais mélange d’alcool et de médicaments pour justifier ce qu’elle a dit. Ben tiens. Sa dissociation serait un succès – et le journal proposé par Milchick dans l’épisode 1 était donc un faux. Son discours est bien rôdé… mais celui de Milchick aussi.

On le voit se rendre chez Irving d’abord, pour lui dire qu’il est un ami de son inni mais qu’il est viré quand même (sans raison). Dylan ? C’est encore plus simple de le virer : il s’est battu, il a des traces pour le prouver et il suffit de lui dire qu’il est responsable de cette attaque pour s’en débarrasser. Il faut ensuite qu’il s’occupe du cas de Mark, qui est le plus problématique.

Devon, la sœur, doute tout de même pas mal. Bien sûr, quand Milchick arrive, elle est sur la défensive et pose pas mal de question, surtout avec le cas de Cobel. C’est vraiment inévitable. Milchick se débrouille vraiment bien dans ses mensonges, en vrai : il met tout sur le dos de Cobel et fait culpabiliser Mark en insistant sur le fait que ne pas revenir serait punir son Innie pour quelque chose de courageux. Allons bon.

Je me demande tout de même pourquoi il est si essentiel que Mark revienne et pas les autres. Le reste de la nuit peut se dérouler pour tous les personnages : « Helly » regarde les vidéos de surveillance de Lumon (avec un petit sourire, elle tombe sous le charme de Mark… mais est perturbée par le baiser entre eux !), Irv se pose beaucoup de questions sur ce qui lui est arrivé, Mark rentre chez lui… et passe voir Mrs Selvig. En vrai, ça peut se comprendre. Le truc, c’est qu’elle n’est évidemment pas « chez elle ». La maison est vide.

Le lendemain, Mark est invité à un déjeuner par Devon qui n’a plus tellement envie que son frère démissionne finalement. Elle doute trop et veut savoir si sa belle-sœur pourrait être encore en vie. Mark, lui, n’a aucun doute : il a identifié le corps de son épouse, tout de même. Leur conversation est bien sûr espionnée par un employé Lumon qu’ils ne connaissent pas et comme ils ne sont pas exactement discrets avec le ton qui monte vite, ça ne dit rien qui vaille. Après, on sait déjà ce qu’il se passe à Lumon.

Mark se barre donc avec la ferme intention de démissionner, mais ça ne sera pas le cas. Milchick débarque bien sûr chez lui le soir même pour lui proposer une augmentation de 20% (wow), lui assurer qu’il fournira des bilans du bien-être de son innie et lui parler un peu de Gemma, le tout sous forme de questions. Il appuie là où ça fait mal, bien sûr, et lui explique aussi qu’il a trouvé l’amour à Lumon. C’est si frustrant : on sait que ça marche. Et on sait donc qu’il n’y a pas eu cinq mois entre les deux saisons. Je m’en doutais un peu, en vrai.

Mark S décide donc de revenir au travail et suit sa routine habituelle, tandis qu’en coulisses, on lui monte une équipe de secours de toutes pièces, avec un employé étranger et deux anciens employés d’un autre projet, virés. La vraie information, toutefois, c’est que l’entreprise a besoin de Mark pour un projet. On n’en saura pas beaucoup plus sur le projet.

La vie continue, tout de même, pour les autres personnages aussi. Dylan est clairement déprimé d’avoir été viré, ce qui peut se comprendre parce qu’il a besoin de son fric le pauvre. Il passe donc un entretien super bizarre sur des fabrications de porte… Tout pourrait bien se passer, sauf qu’il fait face à de la discrimination, bien sûr. Je m’attendais à une discrimination plutôt basée sur le manque d’expérience pro puisqu’il ne se souvient de rien, mais la série préfère finalement nous le vendre sur une discrimination quasi-religieuse. La « circoncision du cerveau » de Dylan ne plaît pas à son futur employeur potentiel.

Bref, c’est sans surprise que quand Mark fait pression via l’interphone de la boîte, la direction – y compris Helly R – prend la décision de lui rendre ses collègues et que Dylan accepte de revenir. En parallèle, Irv continue de se poser des questions et passe d’étranges coups de fil depuis des cabines téléphoniques. Le plus intéressant est que Burt semble l’espionner… mais Irv aussi semble ravi de pouvoir reprendre le boulot.

Reste la question d’Helly R. On la rend à Mark, j’entends bien, mais est-ce qu’elle est vraiment dissociée ? Si elle l’est, pourquoi mentir sur ce qu’elle a vu ? C’est tout de même étrange. Il y a plus étrange en fin d’épisode : Mark rentre chez lui et tombe sur Selvig, en train de déménager, tout simplement. Elle refuse quasiment de lui parler, se contentant de ne pas répondre à ses questions en se moquant de lui – et elle le fait bien. Le coup de l’ananas qui permet de le manipuler facilement, c‘était assez incroyable, tout de même.

L’épisode se termine sur cette confrontation où Mark empêche Selvig de passer en voiture, où il lui demande si elle sait quelque chose sur Gemma et où elle s’enfuit malgré tout. Merde alors.

PS : VDM pour les pauvres employés virés, récupérés trois jours et de nouveau virés. J’imagine que le second Mark reviendra se plaindre…

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Severance – S02E01 – Hello, Ms. Cobel – 18/20

L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein de questions et permet de se faire quelques théories dans son coin. Rien ne justifie d’avoir attendu si longtemps, mais le résultat est impeccable : l’esthétique est toujours folle, les personnages sympathiques à suivre, l’ambiance réussie. Pour autant, il manque quelques éléments qui rendent ce retour un peu frustrant – même si je m’y attendais.

Spoilers 

Cinq mois plus tard, peut-être, Mark revient bien malgré lui à Lumon.

Welcome back, Mark S. Been a minute.

Eh, qu’est-ce que j’aurais aimé avoir un résumé de la première saison avant de me relancer dans ces aventures. Je sais, j’aurais pu m’occuper moi-même d’en chercher un, mais je comptais sur ce début d’épisode pour le faire. C’est un peu ce qu’il se passe avec tout un tas de voix off qui nous rappelle où en sont les différents personnages dans l’incroyable cliffhanger de la saison 1, vous me direz. Le problème, c’est que la saison commence ensuite loin du cliff, justement.

La première scène est absolument incroyable ; c’est un vrai bijou de réalisation avec une esthétique très jeu vidéo l’air de rien. Je ne peux que me demander comment ils ont tourné tout ça, tout en observant Mark courir avec désespoir dans les locaux de l’entreprise. C’est une suite de couloirs blancs qui sont un vrai labyrinthe digne de nos vieux écrans de veille Windows.

Cette scène parvient en tout cas à nous remettre immédiatement dans l’ambiance de la série. Il y a un tas de couloirs blancs à suivre, jusqu’à ce que Mark parvienne à la salle du bien-être. J’ai si hâte de revoir Dichen Lachman, moi ! Elle n’est plus là, cependant. La pièce est déserte, Mark est observé sans même le savoir.

Il finit par se rendre à son poste, comme toujours, et c’est là que l’on voit que la série a décidé de jouer complètement avec nous. Plutôt que de retrouver les personnages qu’on connaît bien, on nous en sert trois nouveaux : Mark W, un italien (je crois ?) qui ne parle pas anglais et une femme. Oui, oui, Mark W, ce qui fait que notre héros devient donc Mark S aux yeux de tous. Une coïncidence parfaitement agaçante pour le personnage, je suppose.

Il est au moins aussi paumé que nous, demande donc quelques explications et se les voit offrir par Milchick. Su-per. Milchick est toujours là, c’est vraiment tout ce dont on rêvait pour les personnages, hein. Et en plus, ça n’arrange rien à mes yeux, le générique a disparu ! C’est bon, ils ont mon attention complète.

Très vite, on apprend pêle-mêle que cinq mois ont passé depuis la fin de saison 1. Cobel n’est plus à la tête du service, remplacée par Milchick, qui présente aussi à Mark S sa nouvelle assistante, Mlle Huang. Et pour être mademoiselle, elle l’est : c’est limite une enfant, qui se retrouve à garder les ballons de bienvenue de Mark. On dirait un mauvais film d’horreur.

Mark demande tout de même quelques précisions, à commencer par savoir ce qui a bien pu arriver à ses collègues. Milchick est heureux de lui répondre apparemment, lui donnant même un journal pour lui expliquer qu’ils sont tous les quatre devenus de vraies célébrités en contactant l’extérieur. Les voilà donc responsables d’une nouvelle réforme pour Severance.

Milchick informe donc Mark S de la suite des événements : Helly R, Irving et Dylan ont tous refusé de revenir, ce qui n’instaure pas franchement une relation de confiance entre Mark S et Milchick. Cobel ? La question est vite évacuée : on explique à Mark S qu’elle faisait une fixation érotique sur lui dans le but de former un trouple. Incroyable cette excuse.

Malgré tout, Mark S accepte de retourner travailler et de découvrir sa nouvelle équipe. Miss Huang propose immédiatement un exercice de team building, d’ailleurs, mais pas avant que Gwendolyn Y ne demande à Mark S comment est l’extérieur. C’est plutôt fun, les scénaristes s’amusent immédiatement de la situation comme il s’amuse de Miss Huang qui est une ado. Une ado, certes, mais elle rappelle vite à tout le monde qu’elle n’est pas une amie pour eux, mais bien leur superviseure.

Il y a une tension qui s’installe, un doute aussi : pourrait-elle être la fille de Mark, d’une manière ou d’une autre ? Les théories peuvent déjà s’écrire toute seule, c’est déjà ça. Mark S semble en tout cas prêt à tout pour que les apparences soient conservées : il reprend donc le boulot et tout son quotidien habituel, avec de nouveaux collègues. Cependant, on comprend vite que tout ça n’est qu’apparence : son but ultime est de retrouver les autres et il se débrouille donc pour glisser un mot critiquant Milkshake (mouahahaha) dans la poche de Mark W.

C’est un plan moins ingénieux qu’il n’y paraît. Mark S obtient simplement la haine de tous ses nouveaux collègues – Gwendolyn me fait tellement rire avec ses questions – et la promotion de Mark W à son poste. Il bluffe ensuite pour tenter de s’enfuir : il prétend avoir fait quelque chose à la kitchenette pour détourner l’attention. Son vrai but ? Aller dans le bureau de Milchick et utiliser un interphone pour que son appel au secours soit entendu dans toute l’entreprise. Son appel ? Il veut retrouver son équipe. Et nous aussi.

Il est assez clair qu’on va passer la majorité de l’épisode – ou l’entièreté d’ailleurs – dans les locaux de Severance. Il est dur de savoir exactement ce qu’il en est. Pour autant, l’épisode est vraiment bien foutu : Milchick se débarrasse de Mark S et lui dire un au revoir qui semble définitif. C’est terrifiant, tout simplement : Mark S est sûr qu’on le vire, donc qu’on le tue. Cependant, dans la seconde qui suit, les portes de l’ascenseur s’ouvrent à nouveau.

Cette fois, Mark S arrive devant un tableau hyper chelou, nommé Kier pardonne aux traîtres. Le pardon signifie qu’ils finissent par tous être là finalement : Dylan débarque en premier et demande à Mark ce qu’il s’est passé. Il explique vite fait sa propre situation avec Milchick en fin de saison 1, avant que l’ascenseur ne s’ouvre à nouveau sur un Irv bouleversé, hurlant le nom de Burt. Que c’est frustrant. Helly ? Elle met un peu de temps à arriver, mais le fait. Un câlin avec Mark plus tard, notre groupe se retrouve à se demander ce qu’il se passe sans oser parler pour autant – par peur d’être surveillé, même en l’absence des éternelles caméras.

Voilà qui est surprenant. Miss Huang finit tout de même par débarquer et les réunir en salle de pause où Milchick les attend pour leur montrer un sympathique film promo. Ils ont tout prévu, ces cinglés : le film sera montré à chaque nouvel employé d’après Milchick et il n’est pas anodin.

Inspiré de clipart et de son sempiternel trombone, le building en dessin-animé explique aux employés qu’il y a une révolte des macrodonnées changeant tout pour Lumon. Eh oui, Lumon s’adresse directement aux recrues désormais et leur explique que grâce à l’équipe des macrodonnées, quelques conversations secrètes et de l’amour dans l’ascenseur (mouahaha, pas du tout gênant pour Helly et Mark, ça), il y a désormais de quoi s’amuser un peu plus à Lumon. Ouais, il y a de nouveaux parfums dans la kitchenette, une salle des miroirs qui est juste terrifiante et la possibilité d’aller pêcher un ananas avec ses dents dans un bac d’eau.

Cela doit être… douloureux. Le film s’achève sur quelques remerciements à Kier pour la révolte des Macrodonnées. Ouais. Un ou deux applaudissements, ça ne vaut pas plus. Les personnages sont au moins aussi perdus que nous, inévitablement, mais Milchick leur assure qu’ils ont aussi un choix à faire durant la journée. Ils pourront choisir de se remettre au travail, et donc de rester, ou de partir, de manière définitive.

Il laisse là nos quatre héros pour qu’ils puissent parler librement de la situation. Et c’est passionnant, parce que les scénaristes en profitent aussitôt pour nous retourner le cerveau une fois de plus. Ainsi, Mark S leur dit toute la vérité sur Miss Casey et la photo de mariage, quand à l’inverse Helly ment. Et c’est un mensonge que je n’aime pas du tout.

En effet, Helly raconte qu’elle s’est réveillée dans son appartement en pyj tout pourri et a seulement pu prévenir un jardinier (de nuit ahaha). Le mensonge est peu travaillé. Le problème qui se pose est de savoir si c’est Helly qui ment ou si elle joue un rôle : a-t-elle vraiment les souvenirs effacés ? Ou est-elle là pour mener l’enquête sur nos inners ?

Le doute est permis et il continue vraiment quand Helly fait en sorte d’expliquer à Mark qu’elle reste et qu’elle espère qu’il en fera autant ; en le draguant de fou et en insistant sur le fait que les exter sont des gens vraiment différents de ce qu’ils sont à Lumon. Tu m’étonnes. C’est louche, tout ça.

Pendant qu’Helly drague Mark, Dylan rattrape un Irv toujours aussi désespéré d’avoir vu Burt dans les bras d’un autre. Il n’explique pas aux autres ce qu’il a vu, mais il finit par le raconter à Dylan, avant de laisser entendre qu’il veut se suicider – eh, pas en ces termes, mais juste ce qu’il faut pour lui faire comprendre qu’il veut en finir et ne plus revenir à Lumon. Son but est de rejoindre Burt, à la retraite désormais.

Irv indique tout de même à Dylan ce qu’il a vu du côté des tableaux peints en boucle par son exter, avant que Dylan ne soit convoqué par Milchick. La scène est flippante à souhait : pour le convaincre de rester, Milchick lui explique qu’il aura l’occasion de voir sa famille prochainement et notamment sa femme Gretchen. Cette partie n’est pas flippante, ce qui l’est, c’est qu’il lui demande de garder le secret vis-à-vis des autres. Diviser pour mieux régner. Le pacte avec le diable est difficile : il est le seul à être en couple à l’extérieur, donc le seul qui pourra voir sa famille.

Cela reste une association avec Milchick, et ça, ce n’est pas bon signe. Finalement, la fin d’épisode le voit rejoindre Mark et Helly pour se remettre au travail. Irv ? Il accepte aussi de revenir, convaincu apparemment par Dylan. Soit.

Leur boulot est toujours aussi curieux – et on nous vend un retour possible de Casey à un moment ou un autre. Patricia Arquette ? On ne la voit pas de l’épisode, mais elle continue de faire chier Milchick à sa manière. Je suis content qu’il soit agacé de voir le nom de Cobel chaque fois qu’il se connecte, hein.

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Severance (S02)

De quoi ça parle ?

Oublier sa vie privée quand on arrive au travail, c’est cool, mais la vie au travail, c’est aussi la vie privée. Les héros de Severance en ont fait les frais en saison 1, saison qui se terminait sur quelques cliffhangers vraiment bons : Irv se rendait chez Burt et découvrait qu’il était en couple, Dylan se sacrifiait pour les autres et était mis à mal par Milchick, Helly découvrait qu’elle était encore plus que prévu sa propre tortionnaire – et faisait une déclaration médiatique mettant en péril les projets de Lumon. Mark, enfin, remettait en question toute la vie de son alter-égo en découvrant que Cobel était dans sa vie… et que sa femme n’était peut-être pas morte.

Saison 1

Ce que j’attends de cette saison 2

Les années se suivent et se ressemblent. Il y a un an, je me décidais à rattraper enfin la saison 1 en espérant qu’elle parvienne à me sortir de ma torpeur et de ma panne de série. Il n’y a pas à dire, c’était chouette, mais pas tout à fait à la hauteur de la réputation qu’on lui faisait. On m’a survendu Severance et malgré son casting que j’adore et son genre que j’adore, ce n’était pas exactement la série parfaite que j’attendais.

Deux problèmes évidents : c’est une série calibrée 2020, avec trois ans d’attente entre deux saisons et des épisodes au rythme un peu étrange, loin de ceux des séries auxquelles j’étais biberonné au début des années 2000. Ce n’est pas si grave, je sais ; et ça fait que je l’adore, mais qu’elle n’est pas tout à fait la perfection que j’aimerais retrouver. Deuxième problème : j’ai pu tout voir dans un laps de temps assez court, ce qui casse probablement la dynamique, le suspense et la possibilité de faire des théories.

Ceci étant souligné, je ferais donc mieux de suivre avec plus d’assiduité la saison 2, mais non, j’ai déjà deux épisodes à rattraper, parce que la période est chargée du côté de mes projets. Ecoutez, l’essentiel, c’est que je finisse par tout voir, non ?

Et dans un monde idéal, à tout publier aussi, pas comme d’autres séries dont j’ai les critiques en stock sans les avoir publiées (oui, oui, toute la saison 3 de What if par exemple). Tout va bien. Je crois que j’aurais besoin qu’on me fasse oublier mes journées de taf pour être efficace sur le blog, moi aussi… Non parce que je compte sur cette saison 2 pour me sortir de la torpeur et d’une nouvelle panne de série assez terrible – pas un épisode inédit vu depuis quasiment 20 jours déjà. Une bien belle année, 2025 !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Severance – S02E01 – Hello, Ms. Cobel – 18/20

L’attente fut longue (et encore, je ne suis pas le plus à plaindre), mais elle valait apparemment le coup : le retour de la série est plutôt réussi. On évacue vite les cliffhangers pour proposer un épisode qui pose plein…

Severance – S02E02 – Goodbye, Mrs. Selvig – 19/20

Je suis plutôt content de ne pas avoir eu à attendre une semaine pour voir cet épisode, parce qu’il fonctionne vraiment à merveille avec le précédent – dont il est en quelque sorte le miroir. On retrouve un générique…

Severance – S02E03 – Who is Alive ? – 16/20

C’est un peu frustrant, tout de même. Cet épisode est lent et ne fait que nous narguer avec des pistes de réponses qui ne sont pas explorées et davantage de questions qui sont posées. En permanence. Que dire, que…

Severance – S02E04 – Woe’s Hollow – 14/20

Je pensais vraiment avoir des réponses avec cet épisode et je me trompais lourdement. On a affaire ici à un épisode extrêmement loin du cliffhanger précédent et complètement déroutant par rapport au reste de la série. C’est évidemment fait…

Severance – S02E05 – Trojan’s Horse – 16/20

C’est un épisode un peu plus lent, parce qu’il doit gérer les conséquences du précédent, mais également un peu plus classique dans son format. C’est la première fois cette saison que je retrouve vraiment, au sein d’un épisode entier,…

Severance – S02E06 – Attila – 17/20

J’aime toujours autant l’ambiance de la série et j’ai un milliard de questions sans réponses après cet épisode, encore. J’ai aussi toujours la même frustration : j’ai envie d’en savoir plus, j’ai envie d’en voir plus sur certaines intrigues, mais…

Severance – S02E07 – Chikhai Bardo – 18/20

Les scénaristes éclatent comme toujours la chronologie de la série pour s’assurer qu’on soit bien perdus en tant que téléspectateurs, mais cela ne m’empêche pas d’être sans voix et tellement bluffé par les performances des acteurs. Ils sont grandioses.…

Severance – S02E08 – Sweet Vitriol – 11/20

J’adore les mystères et j’aime bien me prendre la tête sur des théories, mais pour pouvoir le faire, il faut me donner de quoi creuser – ou au moins un objectif. Là, la série nous embarque loin de ce…

Severance – S02E09 – The After Hours – 16/20

La qualité est de retour avec des avancées incertaines, mais bien présentes. Les longs silences ne remplacent pas tous avec efficacité des dialogues et les dialogues sont parfois assourdissants par leur absence de réponse. On sent tout de même…

Severance – S02E10 – Cold Harbor – 19/20

C’est une belle conclusion pour la saison, avec même carrément le contenu d’un double épisode ici. On a beaucoup de réponses apportées – même si elles soulèvent des questions ou laissent en tout cas quelques pistes à explorer –…