Vis ma vie de prof

Salut les sériephiles… on ne parle pas série aujourd’hui, et je ne décore même pas avec des gifs, vous êtes prévenus, je vais encore raconter ma vie !

Une promesse est une promesse, il est plus que temps que je revienne avec vous sur mon fabuleux métier de professeur de français, pas vrai ? Maintenant que mon planning est enfin fixe et complet, je peux me permettre de vous en parler, surtout que ça joue aussi sur l’heure de publication de mes articles – comme hier midi dis donc !

Alors, avant toute chose, il faut savoir que quand on obtient un concours de l’Éducation Nationale, on se retrouve automatiquement à mi-temps l’année suivante à se rendre dans un centre de formation pour compléter ce mi-temps et justifier d’un salaire complet loin d’être très élevé (mais eh, je m’en sors bien quand même)… Sauf si comme moi vous grugez le système et vous y allez après avoir obtenu un M2 ailleurs. Auquel cas, vous avez un mi-temps en tant que prof et quelques heures de formation de moins.

Tout cela me permet un emploi du temps assez soft par rapport à ce qu’il aurait pu être (et sera probablement l’an prochain), il faut bien l’avouer. Ajoutez à ça une pincée assez incroyable de chance, et vous avez mon planning assez light : mes neuf heures de cours ont été regroupées par blocs de deux et trois heures. Alors oui, c’est très mauvais pour la gorge et pour ma consommation quotidienne d’eau qui a explosée (surtout que je suis dans des salles à 40°C avec 32°C dehors, merci bien), mais c’est excellent pour pouvoir profiter pleinement de longues journées chez moi.

Bon. Dis comme ça, ça fait rêver, je sais, mais rêvez pas trop, ça reste des longues journées où faut préparer des cours et/ou corriger des copies. 9h, c’est un mi-temps, si, parce qu’on a « que » 18h de cours, vu qu’il faut aussi les préparer et corriger les copies, nous faisant très facilement éclater les 35h, et les 40, surtout en français (30 minutes minimum la copie, je vous laisse faire le calcul sur des classes de 35 élèves), mais ça c’est un autre débat. Et aussi, être devant une classe, c’est extrêmement énergivore, je vous laisse vous imaginer face à 35 ados qui n’ont pas envie du tout de faire ce que vous leur demandez pour effleurer la fatigue que ça représente. Effleurer, oui, parce que c’est de la vigilance constante, que ça part vite en vrille, qu’il y a des cas médicaux, des caractères variés, etc., etc.

C’est aussi ce qui fait toute la beauté de mon métier, hein, jamais deux cours ne seront identiques, et il y a plein de petites victoires et de très bons moments aussi (ah, la fameuse étincelle de compréhension dans les yeux de certains). J’ai deux classes de seconde, et leurs niveaux sont tellement différents que même lorsque j’essaye de faire le même cours, ben rien ne se passe pareil. Et rien ne se passe jamais comme prévu, aussi. Figurez-vous que même moi je suis victime de la malédiction du vidéoprojecteur qui ne fonctionne pas. Je ne sais pas, il y a un truc qui se passe quand on devient prof, d’un coup, l’informatique semble vous échapper quand vous l’avez toujours maîtrisé jusque-là (et puis, c’est pas comme si on avait un équipement datant d’il y a au moins dix ans que je sais être parfaitement capable de gérer en temps normal).

N’empêche que ! C’est génial comme emploi du temps. Avec moins de chance, j’aurais eu un emploi du temps gruyère, avec une heure de cours à donner le matin, une le midi et deux dans l’aprem, pour une journée de 8h à 18h. Fort heureusement, ce n’est pas mon cas, même si on m’a quand même filé les horaires dont personne ne voulait, mi-temps de stagiaire oblige (oui, oui, officiellement je suis « enseignant fonctionnaire stagiaire en lettres modernes » voyez-vous ? C’est TRES pratique sur les papiers, comme vous imaginez).

Alors que sont ces fameux horaires ? Le lundi, de 8h à 10h avec une classe entière, puis de 14 à 16 en demi-groupe avec une deuxième classe. Le mardi, de 15h à 18h (c’est là qu’on dit adieu à ma gorge en général). Et le mercredi, de 8h à 10h. Comme vous le voyez, c’est loin d’être terrible – même si l’enchaînement 18h/8h, c’est pas excellent, en vrai. Surtout quand il y a une réunion terminant à 19h le soir. Mais bon, pacotille, tout ça. À cela, on ajoute simplement le vendredi en formation de 8h30 à 17h, avec une pause théorique d’une heure trente le midi (pause théorique qui, vu les deux premières semaines, aura la belle tendance à être divisée par deux grâce à des réunions en tous genres). Même ça, ça irait aussi, si je n’avais pas une bonne heure et demi de transport, et que je ne devais pas prendre une bonne marge d’au moins trente minutes le matin (je vous laisse calculer le douloureux réveil).

Concrètement, c’est quand même le rêve ce planning, si vous êtes attentifs, vous aurez repéré le presque week-end du mercredi 10h au vendredi matin. C’est carrément génial pour tout ce qui est correction de copies à la chaîne, ça. Bon, là encore, c’est très théorique, parce que j’ai des réunions diverses et variées qui ont la fâcheuse tendance à apparaître magiquement le jeudi ; et parce que la formation rajoute aussi des « devoirs ». Je mets des guillemets pour me rassurer, mais concrètement, on m’y traite un peu comme un lycéen et ça a la belle faculté à me transformer en le pire de mes élèves tellement la théorie est éloignée de la pratique. Mais bon.

Et les séries dans tout ça ? Vous comprendrez que je m’en tire relativement bien dans mon hobby : le lundi midi me dégage assez de temps pour voir au moins un épisode parce que je travaille à dix minutes de chez moi ; le mardi également (même si c’est jour de courses et que le temps passe vite après). Le mercredi, c’est pépère pour la soirée ; le jeudi aussi, même quand j’y case des RDV et autres réunions. Le vendredi sera une sorte de catastrophe ambulante avec beaucoup d’épisodes à voir et zéro temps libre (autant vous dire que quand je rentre chez moi vers 18h30/19h, je suis à plat, hein).

Et puis, sur le WE, j’ai pour l’instant tendance à privilégier une soirée repassage devant un film, des sorties dans la région, des pauses lecture dans les parcs de la ville et des séances de chant de passage de l’aspirateur. J’imagine que quand la météo va se mettre à faire la tête, je passerai plus de temps devant la télé, mais pour le moment, le soleil me donne trop envie de sortir.

Voilà, voilà, c’était ce que j’étais prêt à vous raconter de ma petite vie pour aujourd’hui. J’ai beaucoup contourné le sujet des classes en elles-mêmes pour des raisons évidentes, mais comme ça devient petit à petit une part de mon ADN et comme je sens bien que ça change déjà mon caractère – ou plutôt que ça l’accentue -, il y a fort à parier que j’y reviendrai dans un article un autre jour !

13 commentaires sur « Vis ma vie de prof »

  1. Oh non mais 15h-18h! Tes élèves doivent être insupportables!
    Sinon GG pour ton heure de repassage! Si j’en fais une par tranche de 6 mois on est content j’te le cache pas!

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    1. Je confirme que je préfère largement les avoir de 8 à 10. L’heure de 15 à 16, c’est leur troisième sans pause de l’aprem, c’est un calvaire (et ça va mieux après la récré). 17 à 18, difficile d’en tirer quoique ce soit. Oh, la jolie heure pour un contrôle… O:)

      Quant au repassage ben… prof = chemise = repassage obligatoire ! Et quitte à y être après, autant tout faire. Si je pouvais m’en passer, hein, surtout que j’ai pas un fer au top donc le résultat est moyen :’)

      Aimé par 1 personne

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