Strike : Career of Evil (S03)

Synopsis : Cormoran Strike et Robin Ellacot poursuivent leurs aventures lorsque Robin reçoit un colis bien glauque et surprenant par la poste.

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Pour commencer et comme pour les deux premières saisons, j’ai bien sûr lu le roman il y a plusieurs mois. Cela dit, je me suis dit que je me gardais cette mini-saison 3 pour me souvenir de tout avant de lire le tome suivant, et comme j’ai reçu (en avance !) mon tome 4 hier, il est plus que temps pour moi de me lancer dans ces deux épisodes.

Pour ne pas changer, j’ai oublié énormément de choses et comme j’ai une résistance bien faible, j’ai déjà lu les premières pages du roman suivant, m’éclairant un chouilla sur le cliffhanger ; l’une des rares choses dont je me souvenais vraiment. De cette saison, j’attends surtout une BO exceptionnelle, parce que j’adore le groupe mis en avant dans le roman, et ça met une bonne ambiance quand même.

Autrement, j’espère que cela saura être aussi fidèle que la saison 1… pas gagné vu la deuxième ! Sans plus attendre voici donc mon avis (avec spoilers) sur ces deux épisodes, un an pile (déjà !) après avoir vu la saison 2 !


Épisode 1 – 18/20
Malgré des choix et des coupures nécessaires, puisque la chaîne s’obstine à ne vouloir que deux épisodes, l’adaptation est excellente, avec des scènes du roman qui sont véritablement transcrites à la lettre près. D’autres forment des raccourcis et, de toute manière, j’ai vraiment du mal avec la manière dont est menée l’enquête : j’ai toujours du mal à tout suivre en version série. Je n’ai pourtant aucun mal avec le roman, mais dans la série, je suis vraiment là pour les personnages.

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Why would I touch it?

On retrouve tout de suite Robin et Cormoran dans cette saison, ce qui est tout de même une très bonne chose. L’accent anglais à couper au couteau va toutefois nécessiter une bonne période de réadaption, qui m’est permise par l’intro un peu longuette d’une ado cherchant l’adresse de Strike. Le montage en parallèle est sympa, surtout quand Robin et Matthew parlent avec leurs amis de Strike lui-même, et que l’on continue à le suivre.

Matthew est toujours aussi insupportable, même si l’acteur fait tout ce qu’il faut pour tenter de le rendre un peu moins antipathique. Je n’ai pour ainsi dire absolument aucun souvenir de toute cette introduction, et pour cause : elle est très différente de celle du livre, même si c’est un ajout qui fonctionne.

Après le générique, on en arrive enfin à ce dont je me souviens, et l’adaptation est franchement réussie : on suit Robin mener sa petite vie tranquille et recevoir un colis en arrivant au boulot. Bon, ce n’est pas n’importe quel colis : c’est une jambe coupée, rien que ça. Et pas n’importe quelle jambe non plus : une jambe avec une cicatrice que Strike reconnaît. C’est vrai que j’avais oublié que ce troisième roman était si glauque.

Niveau interprétation, c’est brillant et réussit : je retrouve dans le visage des acteurs tout ce que leur version romancée ressentaient, ce qui est toujours particulièrement vrai chez Robin. J’ai pourtant dit plus d’une fois que je n’étais pas fan des choix d’acteurs qui étaient très différents des personnages que j’avais en tête, mais il n’y a pas à dire, ce sont d’excellents acteurs capable de faire le boulot.

Sous la jambe, la police (Wardle et une coéquipière) retrouve aussi un couplet de « Mistress of the Salmon Salt », que Strike reconnaît immédiatement car c’était la chanson préférée de sa mère. Aussitôt, Robin se met à enquêter sur les parents de son boss et à cauchemarder toute la nuit, ce qui permet à Matthew d’être bon aimant, de s’inquiéter et de redevenir le connard qu’il est à critiquer Strike. Et à avouer qu’il a couché avec une de ses amies il y a des années – amie qui est toujours amie avec eux.

Robin passe la journée suivante à déprimer, ne se doutant pas une seconde qu’elle est suivie alors qu’elle prend elle-même une femme en filature – ce qui manque possiblement de clarté dans le scénario, mais pas dans le livre. Quoiqu’il en soit, elle passe le reste de la journée à éviter le bureau et boire.

De son côté, Strike suit comme il peut ses propres pistes : il cherche à retrouver son père… Suivant alors les mêmes sites que Robin. Et d’ailleurs, son assistante lui manque alors il fait ce qu’il faut pour la retrouver et obtenir sa confession sur ce qui lui arrive de si étrange. Il apprend donc que Matthew l’a trompée avec une amie qu’elle trouve insupportable, puis Robin se confie sur le viol qu’elle a subi alors qu’elle était à l’université.

L’actrice déchire toujours autant, mais ça n’empêche qu’on touche là à une scène que j’ai détesté dans le roman – parce que ça m’a donné la mauvaise impression qu’il fallait à tout prix qu’on nous justifie le désir d’action et de badasserie de Robin (si, si, c’est un mot) par un passé sordide. C’est un lieu commun vraiment gênant le coup de la nana violée qui en ressort plus forte. Bon, si on passe au-dessus de ça, la scène entre Robin et Strike est vraiment top, et avec ces acteurs-là, c’est dur de ne pas tomber immédiatement dans le ship.

Fort heureusement, on ne s’attarde pas trop là-dessus et Robin dit bien que ça ne change pas qui elle est ; mais quand même. Si Strike ne remarquait pas qu’ils sont suivis quand il l’emmène à l’hôtel, je passerais beaucoup plus de temps sur le sujet. Seulement, il le remarque et ça mène à une première course poursuite toujours aussi compliquée comme il lui manque une jambe. Il retourne alors à l’agence où des journalistes l’attendent, parce que cette affaire de jambe coupée fait beaucoup parler.

Même s’il prévient Robin qu’ils étaient suivis la veille, il ne semble pas plus inquiet que ça, ce que Robin remarque, comme elle a remarqué qu’une jambe coupée ne le dérangeait pas plus que ça.

Il se rend ensuite chez sa sœur, au casting ma foi plutôt réussi. Robin, elle, passe le reste de l’épisode à refuser de parler à Matthew alors que les deux détectives avancent dans l’enquête : elle décide de faire ses valises pour partir enquêter avec Cormoran, laissant un Matthew perturbé derrière elle. Ensemble, ils partent planquer toute une nuit pour avancer dans l’enquête, et Robin prend la décision irrationnelle d’entrer dans l’action sous couverture, se faisant passer pour une avocate.

C’est plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate clairement dans son rôle, et ça fait plaisir à voir. En parallèle, la vie de Robin se complique drôlement quand Matthew parle à sa mère ; et celle de Strike se complique sans qu’il ne le sache quand Wardle se met à le soupçonner.

Pourtant, les deux enquêteurs continuent leur travail comme si de rien n’était, et c’est vraiment chouette à voir, parce que ces deux-là sont vraiment bien écrits et sont excellents à suivre. J’adore suivre leurs aventures quand je les lis, donc pas de raison que ça change en série, mais ça aurait pu s’éloigner du livre. Finalement, la seule chose qui change en série, c’est que j’arrive moins à accrocher à l’enquête, car je trouve ça moins évident du côté des noms de chacun ; et parce que l’accent. Chaque fois que j’ai l’impression de m’y être fait, hop, il y a un truc qui me fait lâcher prise. Sinon, la frustration est aussi totale parce que personne n’éteint la moindre lampe de chevet pour s’endormir dans leur virée – ils se contentent de fermer les rideaux. Pff, j’ai besoin de points pour le Bingo Séries, moi !

Ils finissent par rentrer à Londres où Cormoran retrouve enfin Whittaker, son père, ce drogué violent et sexiste qui ne donne pas envie de le rencontrer. Dans le même genre, Robin passe quelques coups de fil à des gens qu’on n’aurait pas envie de croiser dans la rue. L’avantage, c’est que ni l’un ni l’autre ne parviennent à dormir cette nuit-là : Strike est en plein cauchemar concernant sa mère, Robin sur son agresseur.

L’épisode se termine alors très bien : la police débarque à l’agence pour interroger Strike sur ses liens avec la victime à la jambe coupée, parce que quand même, c’est louche : ils ont des vidéos de caméra surveillance d’eux dans le même hôtel et une photo de la presse les plaçant dans le même restaurant. Bref, ça sent le roussi !


Épisode 2 – 17/20
C’est un peu le même commentaire que pour l’épisode précédent : j’adore la série, l’ambiance, la musique… mais le côté policier fonctionne définitivement mieux en livre qu’en série. Sans les personnages, je ne continuerais probablement pas la série – mais en même temps, ils sont aussi ce qui fait le succès des livres alors… En revanche, gros point noir sur la fin de l’épisode qui révèle plus de choses que le livre, résolvant au passage le cliffhanger dont j’attendais désespérément la suite dans le quatrième livre !

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Cormoran, you have to stop acting like I’m part of a problem.

Je ne sais pas pourquoi j’ai tant galéré à trouver cet épisode, mais j’ai fini par tomber dessus avec des sous-titres en allez savoir quelle langue, alors tout va bien. Strike est donc invité au commissariat pour s’expliquer, mais il le fait à merveille en commentant la photo qu’il voit comme un coup monté évident. Et apparemment, ça suffit à convaincre la police, donc c’est merveilleux.

Il est libéré, faute de preuves solides contre lui – il n’y a qu’un faisceau de suspicions. Il retourne donc à l’agence pour bosser plus avec Robin, qu’il met en garde car il a tout de même peur pour sa sécurité. Celle-ci n’en fait bien évidemment qu’à sa tête malgré tout et elle poursuit l’enquête de son côté dans Londres (avec de bien jolis plans), partant à la recherche de Laing quand Strike fait la tournée des strip-clubs à la recherche de Brockebank. Tous deux se heurtent toutefois à des impasses.

Le soir, Cormoran continue de chercher Laing alors que Robin dîne au restaurant avec sa mère, qui la presse à prendre une décision sur le mariage avec Matthew qui approche à grand pas. Elle lui offre un chèque qui peut soit lui servir de dépense pour le mariage, soit de loyer pour son futur appartement seule. C’est beau, quand même, un tel soutien maternel.

Après son dîner, Robin rentre à l’agence et y retrouve un Cormoran endormi, donc elle s’occupe. Le rapprochement entre eux est de plus en plus évident, mais Cormoran se réveille et lui explique que Donald est une impasse, pas une piste sérieuse. L’argent de sa mère ? Robin est prête à le filer à Cormoran pour l’aider à financer l’agence.

Elle rentre malgré tout chez elle où elle a droit à un Matthew tout gentil et prêt à se repentir : il lui refait même une demande en mariage pas si ratée… qu’elle accepte. Quelle idiote ! Mais fuis, bordel. Non pas que je la shippe tant que ça avec Cormoran, c’est juste que Matthew est vraiment insupportable. Je ne comprendrais jamais. De son côté, Cormoran est toujours dans une certaine dépression à repenser à ses souvenirs d’enfance avec sa mère. Bref, cette affaire l’affecte plus qu’il ne veut bien l’avouer. Et le lendemain, la bague au doigt de Robin l’affecte aussi plus qu’il ne veut bien l’avouer, mais bon.

Forcément, Robin doit lâcher l’enquête pour aller préparer son mariage en famille. De son côté – parce que décidément, ils sont chacun en parallèle cette saison, Cormoran poursuit ses investigations en s’intéressant à Kelsey, le cadavre sans jambe. Il se rend voir sa sœur pour comprendre sa place dans toute cette affaire. La police n’apprécie pas trop de le voir continuer à chercher des informations dans leur dos, mais il faut dire qu’il est quand même beaucoup plus fort qu’eux aussi : avec l’aide de Robin, il a retrouvé la piste des trois hommes de son passé qu’il soupçonnait. Bien sûr, ça ne donne rien, mais ça aurait pu et c’est l’essentiel.

Le lendemain, alors que Robin est toujours chez ses parents, Matthew retrouve dans leur appartement un pouce. Et bon petit-déj’ bien sûr ! Strike se rend sur place pour vérifier qu’il va bien, et les deux se disputent inévitablement, même si cette fois-ci, je suis bien évidemment du côté de Matthew qui a raison de s’inquiéter pour Robin vu la situation. Pourtant, elle, elle suit son enquête et prend contact avec la petite-amie de Whitaker. Ah, Robin, toujours les risques inutiles, mais bien pratiques. Evidemment, le soir, alors qu’elle rentre, elle se fait agresser, le tout en étant au téléphone avec Strike.

Ses cours de self-défense et beaucoup de bon sens lui permettent de s’en sortir avec juste un coup de couteau dans le bras, m’enfin tout de même, c’est assez flippant.

Pas de quoi la calmer : à l’hôpital, elle veut continuer à mener l’enquête, mais cette fois, Cormoran et Matthew font front pour la calmer et la stopper. Cela ne fonctionne qu’un temps, parce que très vite, elle reprend du service et mène l’enquête de nouveau, comme si de rien n’était, malgré des cernes évidentes. Et elle prend bien beaucoup de risques, révélant des vérités gênantes à Alyssa qui comprend que son mec, Brokebank touche sa petite fille et manquant d’être tuée par lui. Heureusement, Shanker débarque et l’aide, mais cela n’empêche pas Brokebank de s’enfuir.

Cormoran débarque donc ensuite chez Robin pour lui signifier qu’elle est virée, parce qu’à la jouer cavalier seul et à désobéir aux ordres, elle a empiré la situation plus qu’elle ne l’a aidée. Pourtant, après tout ça, il réussit à trouver son coupable bien vite, et quand même, merci Robin, quoi. Le coupable ? Il le retrouve et se fait agresser par lui de manière bien violente.

Il parvient à l’arrêter et on en arrive alors à la conclusion de l’épisode, avec les réponses concernant l’enquête et l’arrestation, hors écran, de Brokebank. Tout est bien qui finit bien, donc, et Cormoran peut enfin dormir sur ses deux oreilles, même s’il est frustrant d’avoir une Robin autant évincée de la résolution (elle a quand même son heure de gloire, je pense).

Strike utilise alors Shanker comme taxi pour résoudre les derniers moments de cet épisode. Il veut notamment se rendre dans le Yorkshire pour le mariage de Robin, qui se prépare en découvrant dans les journaux que Cormoran n’est plus suspect du meurtre. Et elle est magnifique en mariée, alors que Shanker ne va pas assez vite pour que Strike débarque à temps. Et pourtant si, et il interrompt le mariage bien malgré lui, au moment où Robin doit dire si elle veut épouser ou non Matthew. C’est là que le livre s’arrêtait…

Mais pas là que la série s’arrête : étonnamment, ils bousillent totalement le cliffhanger du livre pour nous apprendre que le mariage a bien lieu jusqu’à son terme. Cela donne beaucoup moins envie de voir la suite, je trouve, car c’est une vraie conclusion fermée. En tout cas, moi, je suis bien content d’avoir lu les premières pages du tome 4 avant de voir cet épisode, car j’aurais super mal pris d’apprendre que le mariage avait eu lieu comme ça…

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EN BREF – C’est une série qui vaut le détour, mais je continue de lui préférer les livres. J’ai moins repéré d’oublis et de coupes que lors du second roman, pourtant, il doit y en avoir tout autant. Le truc, c’est que j’ai lu le roman il y a fort longtemps et que j’étais surtout impatient de lire la suite. Finalement, attendre le dernier moment pour voir ces épisodes, ce n’était pas la plus merveilleuse des idées. Et puis, j’aurais aimé un peu plus de Blue Oyster Cult. En tout cas, la série est toujours aussi plaisante et réussie esthétiquement parlant, et ça c’est cool. Sur ce, je vous abandonne, j’ai un tome 4 qui m’attends !

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2 commentaires sur « Strike : Career of Evil (S03) »

  1. Qu’est-ce que j’avais galérer à trouver le deuxième épisode 🙈 et la conclusion est effectivement décevante

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