Troubled Blood de Robert Galbraith

Salut les sériephiles, et salut les lecteurs,

En ce beau samedi ensoleillé où je ne suis pas du tout devant mon ordinateur, il est temps de parler sur le blog d’un autre roman que j’ai fini il y a un bon mois déjà, Troubled Blood de Robert Galbraith. L’article est programmé, c’est facile de programmer avec ce genre d’articles, alors j’ai fait exprès de garder de côté mon avis. Je voulais aussi le temps de digérer le roman, qui est un véritable pavé, une fois de plus. 1000 pages ! Merci JK Rowling. Je vais me contenter de 1000 mots pour la critique, hein.

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Oui, pour ceux qui l’ignorent encore, Robert Galbraith est un pseudonyme de JK Rowling. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour un tas de gens, ça veut dire beaucoup en ces années 2020-21, parce que Rowling est de moins en moins fréquentable si on en croit ses réseaux sociaux. Affichant des positions de plus en plus transphobes, elle est cancelled un peu partout. Je ne suis pas de ceux qui suivent ce mouvement : à mes yeux, JK Rowling est juste une femme qui vieillit et n’est pas à la page sur son temps.

Elle n’est pas une criminelle et il n’y a rien de surprenant dans ses positions : elle a toujours eu une fermeture d’esprit très conservatrice, elle s’exacerbe davantage avec le temps. Et je reste persuadé que JKR n’a pas l’intention de blesser qui que ce soit, elle est juste dans son ignorance et dans son aveuglement de la parole des concerné(e)s. J’en ai déjà parlé plus longuement dans un précédent article, que je remets ci-dessous.

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Amazon.fr - Troubled Blood - Galbraith, Robert - LivresInvesti dans les quatre premiers romans de la saga Strike, je ne me voyais donc pas tourner le dos au tome 5 sous prétexte que son auteur vieillissait mal, pas plus qu’on ne peut tourner le dos aux membres de sa propre famille quand ils vieillissent et révèlent des idées franchement détestables. On débat avec eux, on leur souligne les problèmes, mais on ne les cancel pas forcément. Pas immédiatement, en tout cas.

Ceci étant dit, parce qu’il fallait bien le redire, j’ai donc lu ce tome 5 – que l’on m’a offert, ça me donne l’impression de ne pas avoir donné mon argent, c’est déjà ça – en espérant pouvoir ignorer toute cette polémique… et ce ne fut pas le cas. Un certain nombre de passages du roman m’ont posé problème. Je pense qu’à la lumière de ce qu’on sait de JK Rowling, on ne peut pas ignorer certaines tournures de phrases qui posent vraiment problème. Comme toujours, ces phrases se font sous le couvert de ses personnages, et particulièrement Strike lui-même, que j’ai souvent trouvé misogyne et détestable auparavant.

Cela ne change pas dans ce tome, et j’ai eu des moments où je me suis énervé dans ma lecture à cause de phrases sur un couple lesbien ou sur un personnage se travestissant. Pour autant, je ne suis pas naïf et bisounours : les phrases présentes ici représentent encore l’avis majoritaire sur ces questions d’une bonne tranche d’âge à laquelle l’auteur appartient. Ce n’est pas négligeable, et ça me paraît important d’en prendre conscience en tant que lecteur. J’aime aussi lire pour avoir des points de vues différents du mien, y compris totalement opposés. C’est important, à mon sens, de savoir que tout le monde n’est pas ouvert d’esprit et d’avoir ce type de point de vue dans la fiction. Je ne les supporterais pas vraiment dans mon quotidien, mais dans un livre, il suffit de fermer quand c’est trop. Et ça ne l’est pas toujours ici.

Bref, personne n’est parfait, et ce livre ne l’est pas non plus. Je dirais qu’il se lit avec un énorme trigger warning sur la transphobie, et plus globalement sur la LGTBphobie, sans être jamais à fond dedans. Dans le fond, les tomes précédents aussi avaient des moments discutables, mais je ne vais pas revenir sur le passé de Robin et son expérience à la fac, ça m’avait suffisamment énervé comme ça d’avoir une histoire pareille pour nous expliquer pourquoi elle était si badass et forte désormais. Insupportable.

Voir aussi : Lethal White – le retour de Strike sur la BBC

Pourquoi je continue à lire ces romans, alors ? Parce que j’adore toujours le style d’écriture, les tournures de phrases et la qualité des intrigues. Les pages se tournent souvent toutes seules. Ce n’était pas tout à fait le cas avec le tome précédent, c’est de nouveau le cas avec celui-ci, et c’est tant mieux ! J’avais peur en le commençant car vraiment le tome précédent était infernal.

Cette fois-ci, les personnages sortent de la boucle infernale dans laquelle ils étaient coincés et ils sont par conséquent beaucoup moins insupportables. J’ai eu quelques surprises et quelques déceptions quand ils retombaient parfois dans les non-dits ou leurs travers toxiques avec les autres, mais dans l’ensemble, je ressors de ces mille pages avec l’impression que les personnages avancent vraiment ; dans leur relation, dans leur profession, dans leur équilibre personnel.

Voir aussi les critiques de l’adaptation : Strike (S01)

Reste alors à évoquer l’enquête. Cette fois-ci, nos personnages cherchent à résoudre la disparition d’une femme… dans les années 70. La disparition de Margot date de 1974 et le livre se déroule en 2012, autant vous dire que ce n’est pas chose aisée. Pourtant, Strike accepte de s’y coller et Robin lui emboîte aussitôt le pas.

Inévitablement, le roman se disperse beaucoup : l’enquête est compliquée, la boîte de détectives privés continue de tourner (et de s’étendre !), la vie personnelle des personnages doit avancer, des impasses doivent donner aux personnages l’impression de ne jamais parvenir à résoudre cette enquête et, forcément, la politique britannique vient s’en mêler par moments.

Pourtant, contrairement au tome précédent, j’ai vraiment accroché et j’étais à fond dans cette histoire, pour savoir ce qu’il allait advenir de Margot. Il y a parfois eu des passages du roman où je n’arrivais pas à m’arrêter, lisant jusqu’à deux heures du matin parfois, juste pour savoir comment certaines parenthèses dans l’histoire allait se terminer. Il y a des moments que je n’ai pas vu arriver dans ce roman, et ça faisait longtemps que je n’avais plus ce genre d’émotions ou sentiments en lisant. La plume est toujours efficace.

Bref, j’ai trouvé ce roman de bien meilleure qualité que le précédent, il donne envie de le lire et de ne pas le lâcher, même s’il fait mal aux pouces, parce qu’il faut le tenir en main, quoi. Titre. J’entretiens avec ce livre une relation particulière, parce que je l’ai trimballé partout pendant plusieurs mois malgré son poids, parce que j’ai eu envie de le détester, mais que j’ai réussi à l’aimer malgré ses défauts. Je sais que j’essaierai de lire le prochain encore, car je suis attaché aux personnages et que celui-ci est parvenu à vraiment me surprendre par moments… tout en sachant que je n’ai plus tellement envie d’y mettre de l’argent puisque je n’ai pas envie de soutenir JK Rowling dans ses croyances et pensées qui me semblent d’un autre temps et vraiment pas en accord avec mes propres valeurs.

C’est compliqué, 2021.

Strike : Lethal White – S04E04

Épisode 4 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

> Saison 4


Spoilers

Can I have just two minutes to enjoy not being dead before you start?

Ce qui est bien avec la version en série, c’est que le résumé des épisodes revient sur les éléments importants distillés au milieu d’interminables scènes, ce qui fait qu’il est encore plus simple de deviner vers quoi on se dirige. À leur décharge, ils ne donnent pas exactement tous les éléments dans le résumé de l’épisode, mais ils nous rappellent quand même des moments-clés, à commencer par le jus d’orange empoisonné de Chiswell, par quelqu’un qui savait qu’il ne sentirait pas la différence si un médicament y était glissé.

Pour commencer la critique de l’épisode, Robin est donc invitée à boire un verre par Raphael qui se propose de répondre aux questions de la détective, parce qu’il a clairement un faible pour Venetia. Il a un humour bien particulier aussi, mais admettons. Robin se retrouve donc à boire un verre aussitôt après avoir largué Matthew, et elle fait ce qu’elle peut pour rester professionnelle, mais ce n’est pas si évident.

Elle se retrouve donc rapidement à lui raconter sa vie sentimentale désastreuse après avoir eu l’occasion de l’interroger. C’est gros, mais ils passent la soirée à se descendre des bouteilles de vin, après tout. Le lendemain, elle est donc réveillée par Vanessa, chez qui elle crèche, pour arriver en retard à un rendez-vous pro avec Strike. Ne pas avoir les pensées des personnages complique légèrement les choses concernant la relation entre ces deux-là, mais on voit qu’il s’inquiète pour elle. Forcément.

Le rendez-vous est au commissariat pour suivre l’interrogatoire de Jimmy, et j’ai dû m’endormir sur ce passage pendant ma lecture du roman, parce que je ne m’en souvenais pas. Ou alors, c’est juste que les scénaristes adorent cet acteur, comme moi, et ont voulu le garder pour les quatre épisodes. On ne sait jamais, tout est possible.

Le but est encore et toujours de conclure la première enquête de cette saison, mais c’est celle à laquelle je n’ai pas réussi à accrocher – je préfère largement tout ce qui concerne le meurtre possible de Chiswell. Dans tout ça, ils apprennent que la police n’a pas assez d’éléments pour garder Jimmy en garde à vue, mais aussi que la police les aime de plus en plus. Comme ils ont apporté plein d’éléments aux flics, la commissaire décide de leur montrer les caméras de surveillance de la gare par laquelle Kinvara est passée lors du meurtre de son mari.

Là, il est très clair qu’elle en fait trop et fait tout pour avoir un alibi très solide. Forcément. Strike remarque toutefois qu’elle donne de l’argent à un SDF, mais que ça pourrait tout aussi bien être un moment où elle donne une clé de l’appartement de son mari au tueur. C’est si simple ! La série simplifie tout de même l’enquête et je pense qu’à ce stade, il est facile de deviner les choses par rapport au livre.

Malgré ces nouveaux éléments, nos détectives restent dans une impasse par rapport à Chiswell, mais la collaboration avec les flics est un point positif par rapport à d’habitude. Ils enchaînent en allant voir Geraint pour tirer au clair les vraies raisons de sa relation haineuse avec Chiswell. L’occasion pour nous de découvrir la back story concernant la fille de Geraint, qui s’est suicidée un mois après une fête trop arrosée où bien des jeunes hommes – de la famille de Chiswell notamment – s’en sont pris à elle et où son père n’est pas venu à son secours, malgré un appel et un message vocal qu’il n’a découvert que trop tard. Triste.

Geraint devient un témoin-clé pour eux, fluidifiant mieux toute une part du passé, et je dois dire que j’ai bien mieux suivi sous le format télévisuel que sous le format texte. Ce n’est pas tellement ce qu’il s’est passé pour la scène suivante, interrompue pour Robin par un appel de sa mère puisque Matthew l’a évidemment appelée pour se plaindre de sa femme le quittant. Elle quitte donc Strike quelques instants, et c’est suffisant pour que Charlotte sorte de nulle part, enceinte jusqu’au cou d’après le livre. Dans la série, elle est juste enceinte jusqu’au ventre, et c’est tout : quand on voit sa tête, on ne voit rien du tout de sa grossesse.

Bref, elle dit ne pas se sentir bien et avoir besoin d’une escorte pour aller au restaurant où elle compte manger avec sa sœur… C’est en tout cas ce qu’elle lui dit pour l’attirer dans une conversation piège où elle lui révèle que même enceinte d’un autre, elle est toujours amoureuse de lui et souhaite le récupérer. Ah ouais. La série en ajoute une couche et fait moins dans la dentelle, mais c’est bien plus appréciable de voir la série être aussi directe quand le livre faisait un milliard de détours pour dire la même chose.

Oh, il y a quand même des détours, même dans les scènes qu’ils ajoutent, avec un long moment de silence entre Strike et Robin, cette dernière ne lui disant pas encore qu’elle a rompu avec Matthew ou qu’elle est jalouse de l’avoir vu avec Charlotte. Ben oui, faut bien dire ce qui est, non ?

Le lendemain, pendant un trajet en voiture, Robin fait toutefois une crise d’angoisse bien jouée, mais plutôt mal écrite par rapport au roman. Elle reçoit en effet un appel menaçant de la part de Jimmy n’aimant pas du tout la manière dont elle a réussi à le piéger, et ça la renvoie à ses démons des saisons précédentes – l’agression en saison 3, la course poursuite de l’épisode précédent, tout ça tout ça.

Cette fois-ci, c’est l’occasion pour Strike de forcer un peu sa coéquipière à lui raconter ce qu’il se passe dans sa vie privée. Il l’aide vraiment bien à lui avouer sa rupture et à la rassurer sur son job, mais je suis un peu triste que ça laisse de côté une part des sentiments de Strike qui avait peur de la voir tomber enceinte. En plus, la série va un brin trop loin quand Robin fait un câlin à son employeur et que tous les deux s’embrassent par accident. Franchement.

Le baiser volé n’est pas crédible en tant qu’accident, et ça donne l’impression que Strike est légèrement un forceur… Vraiment pas glorieux. C’est dommage, jusque-là, l’adaptation faisait un sans faute cette saison ! Pourquoi ce trajet en voiture ? Pour aller interroger encore un autre témoin et comprendre de quoi toute leur intrigue retourne.

La série ayant réécrit pas mal de choses, je trouve que la scène suivante n’est pas bien logique : ils rendent visite à Kinvara sans vraie raison et elle les accueille un flingue à la main, sans raison non plus, ce qui la rend bien plus suspecte à mes yeux que la version du roman où ils sont poursuivis par les chiens quand ils arrivent la voir. Mais bon.

L’interrogatoire nocturne impromptu de Kinvara révèle pas mal de choses, et notamment un secret de Chiswell qui planait au-dessus de cette saison avec un chantage odieux et bien senti. En effet, Chiswell construisait de quoi pendre les animaux, avant que l’Union Européenne n’en interdise la vente. Malgré l’interdiction, Chiswell a vendu ça au Zimbabwe, où un détournement a fini par faire que sa production a servi au meurtre d’un adolescent britannique.

Gênant. Kinvara assure que c’est le chantage qui a suivi – avec des photos l’accusant envoyées au gouvernement britannique – qui a poussé Chiswell au suicide… sauf que nos détectives ne croient pas au suicide. Robin prétend alors avoir envie d’aller aux toilettes pour fouiller la maison tandis que Strike et Kinvara vont s’occuper des chiens – c’est moins crédible que dans le roman. Dans la maison, Robin prend autant de photos que possible des tableaux et des photos, à la recherche d’éléments… avant d’entendre quelqu’un dans la maison. Oups.

Elle s’enfuit donc avec Strike, lui racontant tout ce qu’elle a trouvé, à commencer par un tableau que Kinvara leur a dit vendu alors que non. Notons qu’elle est donc habituée à leur mentir et que tout paraît compliqué à croire, à l’exception d’un mobile de meurtre qu’elle leur donne sans hésiter : Jasper Chiswell a fait exécuter un de ses chevaux, qu’elle voyait comme un enfant. Elle n’est pas très heureuse de son couple, donc, et elle a carrément attaqué au marteau son mari à l’époque.

À partir de là, la série prend d’énormes libertés par rapport au roman, parfois pour le meilleur, parfois non. Pour le meilleur, on a la scène où Robin confronte Sarah à son travail. Dans le roman, elle fait appel à elle sans qu’on ne le sache vraiment tout de suite. Dans la série, elle se rend là-bas avec Strike pour faire expertiser un tableau qu’elle a trouvé et pris en photo chez Kinvara. Disons que la série rétablit la chronologie, mais elle en profite pour faire une jolie scène où Robin s’attaque à Sarah de la manière la plus froide possible.

C’était chouette. Pour le pire, et bien… On devine bien trop facilement la fin : ce sont Robin et Strike eux-mêmes qui décident d’aller confronter Kinvara et de nous révéler qu’elle était en fait en couple avec son beau-fils depuis tout ce temps. Yep, Raphael devient aussitôt le suspect du meurtre de son père et Kinvara n’hésite pas à le balancer non plus quand elle comprend qu’il a essayé de l’arnaquer elle aussi. En effet, il lui a volé le fameux tableau – qui finit par donner son nom au roman, même si ce n’est pas explicité par la série – pris en photo par Robin et qui est en fait un Stubbs valant beaucoup, beaucoup d’argent.

Du coup, ils font arrêter Kinvara, mais quand Robin reçoit un texto de Matthew, on comprend immédiatement que c’est un piège, et c’est dommage. La série est encore plus prévisible que le roman qui nous laissait planer le doute jusqu’au dernier moment sur l’identité de Raphael comme meurtrier. Bon, on s’en doutait, évidemment. Enfin, moi, en tout cas.

Bref, il tend un piège à Robin et n’hésite pas à l’enlever, supprimer les photos du tableau de son portable et jeter son portable à l’eau depuis un bateau à Little Venice. Bien joué. Il la menace d’une arme et lui demande de le convaincre de la laisser en vie en lui prouvant qu’il est effectivement fait comme un rat. Le problème, c’est que Kinvara étant arrêtée et commençant déjà à parler, le suspense est sacrément limité et le bluff de Robin paraît beaucoup moins crédible.

Elle parvient toutefois à gagner du temps et, en plus, elle fait une crise d’angoisse moins prenante que dans le roman puisqu’il est révélé que Strike est en route et qu’elle le sait – elle a eu le temps de l’entendre au téléphone. C’était plus stressant dans le roman, je trouve. Finalement, Strike débarque évidemment à temps, et d’autant plus à temps que Raphael utilise le même pistolet que Kinvara les accueillant en début d’épisode. Or, Strike a eu ce pistolet en main et en a retiré les balles. C’est moins crédible dans la série où l’on a vu la scène, mais bon.

Finalement, Raphael est donc arrêté pour meurtre, avec pour mobile l’espoir de devenir bien riche grâce au tableau qu’il avait volé à Kinvara et la vengeance d’un père qui s’est toujours mal occupé de lui, allant jusqu’à tuer son poney alors qu’il était dessus. Ah oui, tout de même, pas un saint le Chiswell. Pour se simplifier la vie, la fin de l’intrigue de Billy est apportée dans une scène finale se déroulant également en présence d’Izzy : il pensait avoir vu le meurtre d’une petite fille, mais c’était en fait Raphael qui était étranglé par les autres, alors que c’est son poney qui était tué et enterré. Superbe, les raccourcis fonctionnent et la série retombent sur ses pieds, mais bon.

La dernière scène voit finalement Robin et Strike décider de garder Sam comme collègue, alors qu’on ne l’a que très peu vu, et parler du business qu’ils ont ensemble et qui s’apprête à très bien fonctionner, une fois de plus. Cela faisait plaisir de voir ces personnages sourire et ça me fait oublier quelques défauts, franchement.

 

EN BREF – Comme chaque saison, je suis bluffé par la qualité de l’adaptation et surtout du casting. La série donne vie à des romans souvent trop complexes et franchement tellement longs que je ne sais pas si je prendrais un jour le temps de les relire… Toutefois, comme chaque saison, j’ai à redire sur l’adaptation qui prend quelques raccourcis et libertés. Ils ont fonctionné pendant trois épisodes et demi, mais toute la fin de cet épisode n’arrive pas à me convaincre !

C’est amusant, en fait : j’étais sceptique pendant une grosse partie du roman, alors que la série me le vendait bien ; je suis sceptique sur la fin de la saison, alors que le roman avait enfin réussi à me scotcher sur ses 150 dernières pages où je devinais les choses, mais avec bien moins de facilité que l’épisode 4. Malgré tout ça, la série reste un vrai plaisir à regarder et je suis content de la sortie d’un cinquième roman rien que parce que ça signifie qu’on aura probablement une saison 5 d’ici un an, un an et demi. On verra bien.

Le scandale autour du roman qui vient juste de sortir et de la transphobie de Rowling ? Je vais attendre de me faire un avis en le lisant, déjà.

> Saison 4

Strike : Lethal White – S04E03

Épisode 3 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?

> Saison 4


Spoilers

Are you going to butter me?

Et si je me replongeais enfin dans cette saison de Strike ? Il est quand même temps, pour occuper mon samedi soir. Je ne suis pas sûr d’avoir la motivation pour les deux épisodes, mais ce sera toujours ça de pris. L’épisode recommence comme je m’y attendais où le précédent s’arrêtait, et j’aime beaucoup la performance de l’actrice interprétant Robin, encore et toujours.

Il est rapidement révélé qu’elle a appelé Strike, mais pas la police. Assez vite, une fois le détective arrivé, elle reprend ses esprits et entame l’enquête, avec des photos de tout ce qu’elle peut. Elle n’en reste pas moins sceptique de ce qu’elle est en train de voir, à savoir une scène de suicide, alors que Cormoran est celui qui prétend trouver le corps auprès de la police. Et autant dire que quand on annonce la mort d’un ministre britannique, la police débarque bien vite. La scène est vite évacuée, donc, mais on a tout de même des détails sympas sur lesquels s’attarder pour mener l’enquête avec Robin et Cormoran, à commencer par une note laissée par Kinvara et annonçant à Chiswell qu’elle le quitte.

Ouep, ça ressemble à un suicide. Un peu trop, d’ailleurs. Après cette mort, Robin et Cormoran sont invités au restaurant par Izzy qui décide de les embaucher pour prouver que Kinvara, la femme de son père, a tué son mari. Pour elle, ce n’était pas un suicide. Pour moi, c’est le moment où le livre a commencé à devenir vraiment intéressant, et aussi l’occasion d’être heureux de voir Christina Cole déchirer dans ce rôle. Ben oui, je ne perds pas le nord, j’adore l’actrice !

Embauchés par Izzy, nos détectives se rendent donc chez Kinvara pour rencontrer toute la famille de Chiswell et mieux comprendre l’intrigue en cours. Bien sûr, Robin a déjà rencontré certaines personnes en tant que Venetia, mais bon, c’est surtout gênant pour Raphael. Ils se retrouvent alors au beau milieu d’une dispute familiale autour de la veuve et de l’héritage. Il faut que je souligne que la veuve ne me convainquait pas tellement avant de l’être, mais maintenant qu’on entre dans cette deuxième partie de saison, elle brille dans le rôle de la femme pas si trophée que ça.

J’imaginais en lisant tout ça une personnalité trop excentrique par rapport à ce qu’elle était, et ce self-control à l’anglaise lui va très bien. Je suis content du casting, et c’est d’autant plus plaisant que je pensais vraiment que je n’allais pas aimer cette version de Kinvara. C’est vraiment dur de critiquer la série de manière négative, car vraiment, elle sublime le livre, je trouve. À quoi bon se faire chier à trimballer des livres pesant un kilo chacun, finalement ?

Bref, nos détectives galèrent à poser deux questions au milieu des disputes familiales, mais la scène est vraiment sympathique. Une fois cet interrogatoire particulier terminé, nos détectives se rendent à l’hôpital psychiatrique de Bill pour essayer de mieux comprendre de quoi il en retourne. Parler à ses médecins ne les aide pas, alors qu’en plus la police refuse de les aider dans l’enquête… Ils sont clairement dans des impasses, mais ça passe bien mieux en série qu’en livre.

Robin fait alors appel à une amie bossant pour la police qui accepte un échange totalement illégal d’informations avec les détectives. J’aime beaucoup l’actrice embauchée pour jouer cette amie de Robin – je ne la connais pas, mais je trouve qu’elle incarne vraiment bien le personnage de la flic qui pourrait être amie avec Robin. C’est fou comme le casting de cette série est toujours exceptionnel… Et ça aide à accepter le fait que les épisodes durent une heure.

Vanessa a plein d’informations à donner à nos détectives et ça marche bien comme scène : c’est bavard, mais on sent qu’on avance. Par contre, on en revient toujours au même : l’intrigue est vraiment trop complexe dans ce bouquin ! Quoiqu’il en soi, Cormoran commence à se persuader à son tour, comme moi, que nous n’avons pas là un suicide. En même temps, ce ne serait pas une série policière sas une enquête.

On enchaîne alors avec Robin passant sous couverture, encore et… WOW ! Tout simplement, wow. Elle se fait passer pour une punk de Camden et a un entretien d’embauche tellement express que je n’arrive pas à savoir si je me le compte pour le Bingo Séries. C’était pourtant une scène que j’attendais d’un pied ferme, particulièrement pour la perruque de Robin. C’est fou comme c’est efficace de la voir passer sous couverture, et ça me donne envie et espoir d’une autre intrigue de ce type dans le cinquième livre déjà si décrié et sorti il y a quelques jours. Je ne suis pas encore prêt à le lire, mais bon.

Pendant que Robin bosse dur, Cormoran reste au bureau pour faire du surplace – et c’est quand même bien moins classe à voir que Robin se baladant dans Camden et me donnant envie d’aller à Londres, encore – puis doit se réconcilier avec sa copine parce que… Pourquoi au juste ? Tu ne l’aimes pas, elle le sait, arrêtez de vous pourrir la vie comme ça, vous ne serez pas heureux et vous le savez !

Bon, bref. C’était mieux ensuite pour Cormoran qui prend Aamir en filature face aux plus beaux bâtiments de Londres. Ayant lu le livre, je sais déjà que c’est une partie de l’intrigue à laquelle je n’accroche pas et qui m’a paru être là juste pour faire une sous-intrigue sur l’immigration. Il est lié à Della et Geraint, ce dernier étant donc l’ennemi de Chiswell. Bien sûr, Aamir a des informations intéressantes sur son patron, aussi, et il finit par les lâcher face aux menaces de Strike, qui a clairement le dessus physiquement sur lui.

Il peut alors continuer son enquête le lendemain auprès de Della, la femme aveugle de Geraint, donc. Là encore, la série est impressionnante de justesse dans son casing, avec des acteurs hyper crédibles pour nous ajouter des sous-intrigues et complexifier toujours plus l’enquête de Cormoran. Bon, là, en l’occurrence, je trouve que Della commence à nous éclaircir certains points sur la haine de Geraint pour Chiswell, avec une fille morte et Aamir leur servant de fils de remplacement. C’est tout de suite un peu plus clair du côté des motifs de chacun.

De son côté, Robin se retrouve donc vendeuse à Camden dans un magasin nommé Triquetra, plein de bibelots plus ou moins magiques. C’est un chouette lieu de travail, ma foi, mais la série nous zappe totalement le moment de découverte du magasin… J’ai quand même envie de me le valider pour le Bingo. Je suis en pleine hésitation avec cette grille !

Sinon, si vous vous demandez ce qu’elle fait là, c’est qu’elle y voit l’opportunité d’enquêter sur Jimmy : sa copine bosse là. Robin fait tout pour être aussi vite que possible amie avec elle, et hop, elle peut enregistrer leur conversation comme si de rien n’était. Cela fonctionne vraiment bien – et ce look de Robin, purée ! J’ai l’impression d’être devant Orphan Black.

Quand elle rentre chez elle, Matthew est étonnamment OK avec son nouveau look. Il lui offre donc une nouvelle robe après avoir déchiré la précédente, puis ruine tout avec un horrible « t’es à moi » super mal placé quand elle cherche à savoir pourquoi il a tant besoin qu’ils se réconcilient. C’est si triste.

L’enregistrement audio de Robin ? Il lui permet de découvrir que sa nouvelle meilleure amie a peut-être de quoi faire tomber Jimmy. Elle décide donc de se rendre, en tant que Becca, à la soirée de sa collègue et nouvelle meilleure amie, pour mieux fouiller tout l’appartement à la recherche de ce quelque chose crucial pour l’enquête. Elle fouille avec « subtilité » selon elle, mais je la trouve tout de même grillée, à se balader seule dans la maison.

Pourtant, même Jimmy qui se méfie d’elle ne capte rien quand il l’interroge. Elle trouve rapidement ce qu’elle cherche dans les toilettes, parmi les serviettes hygiéniques, et s’enfuit, mais pas tout à fait à temps. Ben oui, Jimmy se renseigne sur elle, suffisamment pour découvrir qu’elle est Robin Ellacott, grâce à des recherches Google. Euh, mouais.

La série nous rajoute une scène d’action et de course poursuite assez sympathique, qui est bien tournée et nous fait certes perdre un peu de temps, mais n’est pas si désagréable que ça non plus à regarder. C’est toujours moins désagréable que Cormoran qui se fait larguer par sa copine devant Robin ou le raccourci pris par la série avec Robin se rappelant immédiatement que le « Blanc de blanc » de la note dans les toilettes de Flick correspond à une chambre de l’hôtel de ses un an de mariage avec Matthew.

Cela fait avancer l’enquête vite et nous rappelle qu’elle est toujours en couple avec ce connard de Matthew. Bon, plus pour longtemps. Le soir, quand elle rentre chez elle, elle trouve en effet une des boucles d’oreille de Sarah à côté de son lit. Sarah, c’est une amie et ex de Matthew, alors c’est gênant. Quand il rentre chez lui, il nie toute relation extra-conjugale, mais ça ne sert à rien : Robin a déjà mené l’enquête et sait ce qu’il en est.

Je suis saoulé par ce développement, franchement. Robin ne l’a jamais aimée, elle méritait de le quitter pour son bien-être à elle, pas parce qu’il la trompait. Bon, ça marche à merveille malgré tout ce développement, et la scène est exceptionnelle.

J’aime comment la série amène les choses et fait de nouveaux liens, avec Robin disant qu’elle veut le quitter en face, parce qu’elle a vu Cormoran se faire larguer comme ça. J’aime aussi la manière dont le coup de téléphone de Strike est mis en scène, ou comment le chauffeur de taxi est une femme si sympathique. Les petits détails plaisants du roman sont respectés, et pour ça, je trouve que la série fait vraiment du bon boulot d’adaptation.

> Saison 4

Strike : Lethal White – S04E02

Épisode 2 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.

> Saison 4


Spoilers

They piss themselves when they die.

L’adaptation est assez réussie pour me donner envie d’enchaîner les épisodes, ce qui n’était pas toujours le cas des chapitres du roman. La première scène me laisse pourtant sceptique : des chiens dont on n’a jamais entendu parler dans la série sont lâchées après nos héros qui se réfugient aussi vite que possible vers la grange à proximité. Oui, Strike court… alors que dans l’épisode précédent, il avait mal à son moignon. Robin court aussi, alors qu’elle venait de faire une sacrée chute. Bon, avec beaucoup d’ingéniosité et une excellente conduite de Robin, nos deux héros parviennent à échapper aux chiens. Ce n’était pas gagné.

Nos héros s’enfuient, mais ne dérogent pas pour autant à leur déontologie : Strike passe ainsi un coup de fil anonyme – puisque leurs actions sont illégales – à la police pour signaler la présence des restes humains trouvés. Soit. Je pense que j’ai juste dû oublier un passage du roman lu il y a près de deux ans.. mais j’ai tellement l’habitude que ça ne respecte pas l’ordre des chapitres de toute manière, je vire parano.

Robin se réveille au son de son portable, mais ce n’est pas exactement une panne de réveil pour autant : Izzy l’appelle pour lui dire de ne pas venir travailler au ministère puisque la police est là. Matthew l’insupportable en profite pour lui demander les conséquences de sa planque si elle venait à être arrêtée par les services de sécurité. Pff.

Cela dit, il marque des points : elle a placé des micros dans certains bureaux, notamment celui de Geraint Winn, et ça craint pour elle tout ça. Maintenant que le corps a été retrouvé et que la police va enquêter sur Chiswell, il y a de grandes chances que les bureaux du gouvernement soient trouvés et les micros illégaux trouvés.

Robin n’a plus d’autres choix que de se rendre à nouveau au ministère pour récupérer les micros, de manière aussi discrète que possible. Ainsi, c’est sans surprise qu’elle réussit à se faire griller par Aamir alors qu’elle regarde son téléphone abandonné sur le bureau. Et je retire ce que j’ai dit dans la critique précédente : les lentilles noires changent vraiment le visage de l’actrice sur certains plans. Je ne lui avais jamais trouvé de ressemblance à Virginie Efira avant cette scène, mais quand elle prend Aamir de haut pour se sortir du pétrin, la ressemblance était flagrante.

Elle enchaîne ensuite par une journée classique au bureau, malgré la surprise d’Izzy de la voir débarquer, ce qui lui permet d’entendre Chiswell être menacé au téléphone. De son côté, Strike suit sa propre piste pour tenter de retrouver Bill, mais tout ce qu’il trouve, c’est du sang. Bon, autant dire que nos trois détectives sont dans une impasse là. Trois ? Ouep, Strike a embauché quelqu’un j’ai dit. Robin raconte aussitôt la menace autour d’un repas, aussi charmante soit-elle (il est question en fait d’un message : « elles pissent en mourant »), et les détectives sont perplexes face au bourbier dans lequel ils sont embourbés, l’air de rien. Et ce n’est que le début de saison, hein.

Le lendemain, Robin et Strike mènent une enquête sur Jimmy Knight, ce qui permet à Robin de continuer à apprendre comment interroger les témoins, mais aussi de participer vraiment à l’interrogatoire. Ici, on interroge une coiffeuse qui a grandi avec les Knight et raconte sa propre version des histoires de famille terrifiantes. Les Knight et les Chiswell se fréquentent depuis toujours et sont dans les hautes sphères de la société, et Robin se met à envisager une nouvelle piste dans laquelle Jimmy aide les Chiswell à couvrir un meurtre. Pas de bol, Strike n’est pas convaincu.

En effet, ça ne correspond pas à la crainte de de Geraint Winn par Jasper (Chiswell). Nos détectives retournent donc sur les lieux du cliffhanger précédent pour mener l’enquête, et ça les conduit finalement dans l’immense demeure des Chiswell. Un tableau qui s’y trouve nous permet de découvrir un peu mieux la signification du titre du roman/de la saison : lethal white fait référence à un cheval blanc malade et peu efficace pour concourir.

Sur place, Robin et Strike interrogent Jasper sur tout un tas de choses, notamment Freddie dont le nom n’arrête pas de revenir encore et toujours dans l’enquête. Louche. Pas autant que la demande de Robin de se rendre aux toilettes les plus proches dans la barraque… C’est tellement le code universel pour « je vais fouiller la maison », sérieusement. Et ça ne manque pas, elle fouille le bureau Jasper et finit par y trouver des photos du fameux Freddie.

Ce n’est pas vraiment quelqu’un de fréquentable à en croire les photos d’une fête où il écrit « pute » au rouge à lèvre dans le dos d’une fille clairement bourrée et inconsciente ou sa fausse médaille de l’armée. Angoisse.

De retour à Londres, Robin ne peut malheureusement pas continuer l’enquête et est forcée d’en parler à Strike : c’est son anniversaire de mariage, et elle passe le week-end avec Matthew. Quelle angoisse, ce Matthew avec ses photos et sa certitude que le mariage était le meilleur jour de sa vie… et qu’est-ce que j’ai trouvé la prestation de l’actrice parfaitement incroyable ! Quelle actrice, à chaque fois, je suis impressionné ! Et qu’est-ce que j’ai ri de la photo que prend Matthew en arrivant à l’hôtel (hum, la fin de cette phrase est possiblement un spoiler, je ne sais pas trop, j’ai lu le livre sorry), parce que j’ai détecté à l’arrière-plan un petit quelque chose qui reviendra probablement ensuite, à moins que ce ne soit qu’un clin d’œil aux lecteurs.

Pendant que Robin feint de vivre le bonheur d’un anniversaire de mariage qu’elle vit comme une prison, Strike poursuit son enquête et cherche à en apprendre plus sur Jimmy, qu’il entend parler dans une fête se situant dans un hangar chelou. Euh… Est-ce que j’ai vraiment lu ça à un moment dans ma vie ? Mamamia, autant j’ai des passages vraiment en tête, autant dès que ça ne concerne plus les personnages directement, c’est autre chose.

Strike finit en tout cas par retrouver Billy à l’étage et il l’interroge sur la fillette, Suki, qu’il pense être enterrée sur la demeure des Chiswell et déterrée par Robin. Cela dit, Billy ne confirme rien parce que ce n’est pas bien facile d’interroger un personnage qui a clairement des problèmes psychologiques – ou une maladie ?

Jimmy débarque alors en plein interrogatoire et y met un terme en assurant que Strike a été envoyé par Chiswell. Il a beau démentir, c’est trop tard : Billy s’enfuit en courant, et Strike ne peut le suivre. Même Jimmy n’ose pas. Il s’en prend en revanche à Strike dans un escalier en le faisant tomber. Je sais que j’ai lu ce roman sur deux ans, mais une chute dans les escaliers, vraiment ? Pourquoi tout ça ne me dit rien ?

Pour se remettre de toutes ses émotions, Strike se rend ensuite chez Lorelei qui s’occupe de lui et peut jouer les infirmières pour lui pendant quelques jours. Ben oui, vas-y, on ne te dira rien Cormoran, profite d’une femme que tu n’aimes pas en pensant à Robin. De toute manière, Robin, de son côté, n’est pas beaucoup mieux à bosser pendant que Matthew dort et à le laisser coucher avec elle en lui disant qu’elle l’aime sans y croire, à penser à Strike. Quelle horreur cette scène, et ce plan de caméra qui nous montre bien que Robin n’est pas du tout à ce qu’elle fait. Je tiens une autre panne sexuelle pour le Bingo Séries, parce que OK, elle se laisse faire, mais franchement…

Elle retourne finalement à Londres pour apprendre que Cormoran est blessé, puisque Lorelei fait un sac avec ses affaires dans le bureau. Lorelei emmène donc Robin chez elle pour qu’elle puisse travailler avec Cormoran. On y découvre ainsi Robin ayant des enregistrements audio intéressant et Cormoran retrouvant la « pute » de Freddie sur les réseaux sociaux grâce à une enquête dingue. Elle s’appelle Rhiannon et tout ça mène à un regard qui en dit long, avec Cormoran ayant envie d’embrasser Robin.

Elle s’en rend compte et se barre… ce qui est bien plus explicite dans la série que sur le papier. Je ne peux pas m’empêcher de comparer, pardon.

Robin reprend ensuite le rôle de Venetia au ministère, sympathisant avec Izzy pour lui faire lâcher le morceau de quelques informations qu’elle n’a pourtant pas envie de partager pour protéger sa famille. Elles sont surprises par Chiswell énervé, envoyant paître Izzy et regrettant la mort de Freddie. Sympathique. Il dépose aussi sur son bureau des pilules, que Robin découvre être celles de Kinvara juste après. Ah ben voilà qui n’est pas du tout subtile franchement.

Robin le découvre quand Kinvara vient elle aussi au bureau pour un gala. Ouep, toute la famille doit se rendre à un gala de charité pour une association aidant les handicapés, ce qui permet de mieux les cerner : Izzy la discrète qui ne dit jamais rien quand son père s’énerve, Kinvara la femme-trophée parfaite dans son rôle, Raphaël le fils dragueur et un peu trop honnête pour son bien, à toujours dire ce qu’il pense à voix haute, en particulier à sa belle-mère qu’il déteste.

Pour le coup, l’écriture de JK Rowling (pardon, Robert Galbraith) vaut bien plus le coup que ce que propose la série où beaucoup de détails sont présentés avec beaucoup trop d’insistance pour qu’on ne soit pas suspicieux de certaines choses. Les médicaments, franchement ! Bref, on enchaîne au gala de charité, où Jimmy Knight a prévu de se rendre lui aussi.

Strike n’a plus d’autres choix, en l’apprenant, que de s’échapper de chez Lorelei pour l’empêcher de mener une action politique qui nuirait à son client, Chiswell. Ah, c’est là que j’ai repris ma lecture fin juillet ! Cette fois, c’est bon, j’ai vraiment en tête ce qu’il va se passer pour la suite. Afin d’empêcher une bannière accusant Chiswell de meurtre d’être dépliée, Cormoran n’a plus d’autres choix que de se précipiter et s’attaquer à Jimmy.

Certes, ça fait du remous, mais ça sauve Chiswell de pire que ce qu’il a à simplement devoir extraire Strike de cette situation difficile en descendant de sa limousine. Strike peut en effet passer pour son invité, vu le thème du gala.

Le gala peut avoir lieu, avec Venetia venant à bout de sa mission sous couverture. Elle devait trouver quelque chose pour empêcher Geraint de nuire à Chiswell et c’est rapidement fait quand elle découvre qu’il vole l’argent de sa propre action caritative… Franchement, c’est abusé comme intrigue, parce que ça occupe la moitié du roman/de la saison pour se terminer rapidement avec un chantage de Robin menaçant une femme de tout révéler et de faire du mal à la réputation de Della, la femme de Geraint, à l’origine de l’action caritative pour venir en aide aux handicapés, puisqu’elle est aveugle.

Ben oui. Venetia le vit assez mal tout ça, mais au moins, l’avantage, c’est qu’elle peut laisser tomber sa couverture. C’est un avantage pour elle de récupérer ses yeux bleus, mais je suis un peu triste tout de même parce que je l’adore avec ses yeux noirs, ça lui donnait un nouveau charme très chouette. De toute manière, elle est canon, et puis c’est tout. Chiswell les remercie de ce travail bien fait, elle et Strike, puis leur donne rendez-vous le lendemain matin.

La soirée est loin d’être terminée cela dit ! Même si Strike veut y mettre fin, il tombe en s’en allant sur Charlotte, son ex. En la découvrant, je me suis souvenu qu’on l’avait déjà vu dans la série, mais vraiment j’avais oublié jusque-là. Je suis convaincu par son casting, beaucoup moins par la manière ridicule de mettre en scène sa grossesse. L’ex de Strike a un rôle important dans les romans, mais là, c’est limité à bien peu malheureusement. Disons que ça permet à Robin d’être jalouse et à Lorelei de se prendre un énorme vent quand elle dit ensuite à Strike qu’elle l’aime, alors que lui a encore en tête son entrevue quasi-désastreuse avec Charlotte. Il y a pire que Strike, il y a Izzy. Dans le roman, j’avais l’impression qu’elles étaient vraiment amies. Dans la série, on a l’impression qu’Izzy est un boulet pour Charlotte qui s’en débarrasse super vite. J’avais mal lu le personnage d’Izzy je crois, c’est vrai qu’il y a plein de moments où elle est un peu boulet… mais la série se concentre uniquement sur ça, j’ai l’impression.

De son côté, Robin aperçoit donc Strike et Charlotte parler et force est de constater qu’elle est jalouse de cette discussion, la pauvre. Elle rentre ensuite chez elle et retrouve un Matthew qui a fort envie de lui faire l’amour cette fois. Pas de bol pour lui, ce n’est pas réciproque, et ce n’est pas en étant plus agressive que Robin dira oui. Franchement, Matthew me crispe tellement. Déjà dans le roman, ce n’est pas fameux avec les pensées de Robin, mais de le voir à l’écran, ça me crispe, c’est tout, c’est littéralement visible qu’elle ne veut pas se marier, partir en lune de miel, en week-end, l’embrasser ou coucher avec lui. Pire couple de la galaxie, bordel, parlez-vous, divorcez, vite.

Bref. La nuit passe pour Robin et Strike sans sexe. Ce dernier vexe Lorelei qui ne peut plus dormir et s’isole, lui permettant de se remettre à travailler lorsqu’il a un appel de Billy. Il le retrouve sur Leicester Square, blessé au couteau. On comprend donc qu’il passe une partie de la nuit à l’hôpital avec lui, ce qui fait qu’il est en retard au rendez-vous du lendemain matin chez Chiswell.

Il prévient Robin et lui conseille d’aller seule au rendez-vous, puisque Chiswell est très à cran sur la ponctualité. C’est donc ce qu’elle fait, trouvant une porte étonnamment ouverte. Grâce à ça, elle peut pénétrer dans la maison et la série étire un peu trop en longueur tout ça, avec toute une traversée du rez-de-chaussée qui m’a paru plus interminable que les descriptions du roman. Comme on est en fin d’épisode, tout le monde aura déjà largement compris à ce stade ce qu’il en est : elle retrouve le corps de Jasper Chiswell, mort par étouffement sous un sac en plastique. Bon. A la semaine prochaine, du coup !

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