God Friended Me – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
La série est à peu près ce que j’en attendais, et il lui manque encore quelque chose pour être vraiment un coup de cœur, mais une chose est sûre : je vais regarder la suite. L’épisode nous présente toute une intrigue complète et s’en tire bien à jouer en permanence sur le scepticisme de son personnage principal. Il y a ainsi un schéma évident qui se dessine : une « enquête » de la semaine qui sera ici un sauvetage, une enquête pour savoir s’il y a quelqu’un derrière le compte de Dieu et un fil rouge will they/won’t they pour la dynamique entre personnages. Cela peut être efficace sur le long terme, et c’est un bon premier épisode.

Saison 1


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This is Miles Finer, reminding you that there is no God and this is OK.

La série commence comme une mauvaise pub d’agence de voyage nous vantant les mérites de New-York, et je me dis que c’est facile de zapper si tu tombes là-dessus à la télévision. Après, ça vise des américains, peut-être donc que ça leur plairait, allons savoir.

La première vraie scène nous présente le personnage de Miles Finer, le héros de cette histoire, qui affirme dans son podcast que Dieu n’existe pas, et propose un super débat sur ce sujet-là. Passionnant. On apprend au passage qu’il a un père révérend, mais voilà, je ne sais pas, ça commence pas super bien. Après ce podcast, il reçoit des demandes successives de Dieu sur Facebook, et il refuse ; tout en priant pour être rappelé par Eric de Sirius, un autre podcasteur beaucoup plus connu que lui.

On le suit alors au travail où il a un collègue/meilleur ami, Rakesh, qui le soutient dans toutes ses conneries malgré sa mère qui veut le caser avec tout New-York, puis dans le bar de sa sœur, Al, qui veut le réconcilier avec leur père. Ce n’est pas fou, mais on finit par entrer dans l’histoire lorsqu’il reçoit de nouveau des invitations de Dieu et se décide à l’accepter après une suite de coïncidences.

Dieu lui propose aussitôt John Dove en ami, et paf, Miles tombe sur lui (enfin, c’est John qui tombe sur lui). John se fait larguer dans la rue et envisage alors le suicide, mais il est sauvé de justesse par un Miles qui vit assez mal ce qui lui arrive. Il se persuade donc qu’il s’agit d’une mauvaise blague liée à son podcast et décide de mener l’enquête sur le compte de Dieu.

Ce dernier lui propose rapidement une nouvelle personne à contacter : Cara Bloom. Miles se rend donc la voir pour lui demander qui elle est vraiment et pour qu’elle l’aide à retrouver Dieu et l’arrêter. Bien sûr, elle n’est au courant de rien et cette piste ne le mène nulle part. Il décide donc de laisser tomber l’affaire pour se concentrer sur la présentation qu’il doit rendre à Eric. Et il n’en fait aucune sauvegarde, évidemment.

Il est réveillé en pleine nuit par son réveil et le thermostat de son appartement, et ce n’est vraiment pas une surprise : Dieu s’amuse avec lui, qui qu’il soit. J’aime assez bien comment la série joue sur le scepticisme de Miles : il se persuade que Dieu n’existe pas, et dans le fond, on ne sait pas bien s’il y a quelqu’un derrière le compte Facebook de Dieu ou non. C’est curieux.

Enervé par cette nuit écourtée et par la suppression de sa présentation, il se rend de nouveau voir Cara pour obtenir des informations, mais elle n’en a aucune, évidemment. Cependant, c’est une journaliste en manque de sujet pour le boulot, donc elle accepte de l’aider à retrouver Dieu, prise au piège par sa rédactrice en chef. Elle le suit donc dans sa journée, qui commence par aller voir Rakesh pour qu’il hacke le compte de Dieu et trouve son adresse IP.

L’adresse est intraçable, parce qu’elle est protégée par un firewall qui lui fait penser à une intelligence artificielle capable d’avoir détecté que John était dépressif et possiblement suicidaire. Il y a du Person of Interest dans l’affaire, clairement. C’est intéressant, surtout parce que ça continue de jouer sur les deux explications possibles : on peut avoir affaire à Dieu comme on peut avoir affaire à un très bon informaticien.

Pendant que Rakesh tente de retrouver Dieu via son adresse IP, Miles emmène Cara voir Al, allons savoir pourquoi. C’est plutôt cool, il y a un will they/won’t they qui s’instaure immédiatement entre eux, alors que Rakesh essaye de draguer Cara. Heureusement, cela le motive à aller plus vite pour retrouver Dieu : il envoie donc Cara et Miles dans le Jersey à une adresse qui serait celle de Dieu. À passer la journée ensemble comme ça, ils commencent à bien se connaître et elle n’hésite pas à entrer par effraction.

Tout ça les mène à une pièce vide ne contenant qu’une lampe qui fait très lumière divine. Une fausse piste ? Oui et non : elle trouve aussi un banc sur le porche qui lui rappelle beaucoup son propre porche quand elle attendait… Suspense pour quelques minutes.

En effet, Rakesh appelle Miles pour lui dire qu’il est chez lui, parce qu’il y a ramené son rencard, et qu’il a de nouveau été hacké. Des photos tournent en boucle sur son ordinateur… Donc forcément, Miles rentre en toute hâte avec Cara et les quatre, avec Rakesh et Jaz (son rencard plutôt sympa, franchement), essayent de comprendre ce qu’il se passe. L’ordinateur arrête de faire défiler les photos sur une photo bien précise qui fait fuir Cara.

Miles mène alors l’enquête sur la photo qui est une photo prise à l’hôpital, quand sa mère était en rémission, avec son chirurgien et son infirmière. Il se décide donc à aller voir son père le révérend, qui n’est autre que Papa Pope de Scandal (ugh, je m’en serais bien passé) et qui a bien sûr les noms des deux en tête. Parmi les deux, Miles découvre, avec l’aide de Rakesh l’information qu’il souhaitait : l’infirmière sur la photo est la mère de Cara.

Il la retrouve alors sur le toit d’un immeuble pour lui faire avouer que quand elle était petite, elle attendait de retrouver sa mère sur le porche de son jardin. Il s’est donc persuadé qu’il devait l’aider à retrouver sa mère, Susan Albright. Le problème, c’est qu’elle a déjà retrouvé sa mère, il y a six semaines, et qu’elle n’ose pas lui parler.

Il suffit donc qu’elle lui parle pour que tout se passe bien et qu’elle se remette à écrire des articles, car elle est en panne d’inspiration depuis qu’elle est tombée sur sa mère, par accident, dans le métro. Bon, ce n’est pas exceptionnel et assez prévisible : sa mère a refait sa vie et c’est pour ça qu’elle n’est jamais revenue la voir. Elle a même une petite fille, Liv. Cara découvre sa sœur et s’enfuit en courant, poursuivie par un Miles s’inquiétant de la tournure des choses.

Il a raison de s’inquiéter, parce que Cara est rapidement percutée par une voiture. Et elle ne respire plus, parce que toujours plus. Alors qu’il cherche désespérément un moyen de la sauver, un médecin sort d’une des voitures bloquées par l’accident. Il s’agit bien sûr de John ! Non seulement il est médecin, mais en plus, il sauve Cara en deux deux. Si tout ça n’est pas merveilleux et un grand plan de Dieu, alors qu’est-ce que c’est ?

Miles commence à avoir des doutes quand même, mais il reste trop rationnel pour y croire pleinement, alors que Cara est sûre qu’il y a un Grand Plan à l’œuvre derrière leur rencontre et la boucle de sauvetage présentée dans l’épisode. La fin de celui-ci se déroule alors à merveille : Cara entame une vraie relation avec sa mère et sa sœur, Liv, Rakesh revoit Jaz et ça se passe bien entre eux et Miles… entame une opération de réconciliation avec son père.

Et comme il faut bien un cliffhanger, on nous laisse sur un très chouette flirt entre Cara et Miles, puis sur une notification de Dieu, proposant à Miles de devenir ami avec une certaine Katie Brooks. Franchement, j’étais sceptique sur l’efficacité du cliffhanger en m’approchant de la fin de l’épisode, mais je le trouve finalement drôlement efficace, et je suis pressé de voir la suite.

Saison 1

9 commentaires sur « God Friended Me – S01E01 »

  1. J’ai trouvé ce pilot bien sympathique mais c’est parce que l’acteur est vraiment très sympathique lui 🙂 Du coup, la série ne cassera sans doute pas des briques mais si Miles reste aussi choupi (et j’aime bien Cara aussi), je serai là toute la saison.

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    1. Oui, c’est vrai qu’il est chouette (mais j’ai l’impression qu’il a pris un coup de vieux… peut-être juste parce qu’il ne joue plus un ado, je ne sais pas). J’aime beaucoup Cara aussi, et même les deux autres sont chouettes je trouve. Bon casting… juste faut virer le père, je peux plus me le voir en peinture cet acteur !

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      1. Dans The Mayor, il ne jouait pas non plus un ado, son personnage avait 24 ou 25 ans, il me semble, peut-être même un peu plus.

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      2. Oui, mais c’était un personnage de grand ado (et je le voyais plus à 21/22, je sais plus, mais pile à la majorité américaine)

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  2. C’était sympa mais je me demande combien de temps ça pourra rester intéressant 🤔 Cela dit le duo fonctionne assez bien donc ça donne envie de voir la suite quand même. Et puis le débat sur Dieu avec son père me valide un point de bingo donc j’ai bien fait d’attendre (en vrai j’ai juste eu du mal à trouver l’épisode ce que je ne m’explique pas)

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      1. 11. Deux personnages que tout oppose : Ici, Py_Heck joue sur le mot de mixité, il veut donc voir deux personnages en plein débat sur des choses qui les opposent, ça peut être une battle danse classique/rap, un débat républicain/démocrate ou une confrontation religieuse, mais les personnages doivent se parler

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