The Purge – S01E06

Épisode 6 – The Forgotten – 17/20
Malgré un épisode drôlement haché et mal rythmé par des intrigues qui, malheureusement, trainent toute en longueur au même moment, cette sixième heure de la Purge parvient à maintenir toute mon attention en restant très intéressante dans la construction des personnages. Quelques rebondissements sont prévisibles, mais ils arrivent à chaque fois au bon moment pour que ce soit plus cool que gênant. Finalement, la forme serait à revoir, mais le fond est toujours aussi addictif, alors vivement la suite !

> Saison 1


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If you give in, then I give up and I’ll be right behind you.

Comment ça on commence un matin à 6h30 ? Je suis dégoûté, j’avais envisagé un point « repassage » pour le Bingo, avant de me dire que ça n’arrivait pas assez souvent, et voilà, il y est. Tout cela me déconcentre un peu quand même, mais en même temps, je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de cette scène d’introduction. On suit donc un homme qui se prépare à aller bosser dans son usine, et ce n’est vraiment pas passionnant. L’homme en question, Joey, est bien sûr notre justicier de la Purge, que l’on retrouve dans la mauvaise posture où on l’avait laissé après ce flashback.

Il ne lui faut pas longtemps pour venir à bout des hommes qui le menaçaient. Grosso modo, il donne un coup à chaque homme et tout va bien. Joey se rend ensuite sauver leur victime, qui assure le reconnaître et apprécier son aide. J’ai tout de même du mal avec ce nouveau personnage à l’intrigue vraiment pas folle.

Le flashback nous le montre avoir du succès au boulot et être totalement apprécié de ses collègues et de sa boss. Cette dernière est loin d’être aussi amicale qu’il n’y paraît : elle vire tout le monde le lendemain d’une nuit de grand succès où elle n’hésitait pas à sourire à Joey. Cela pousse donc notre héros à chercher du boulot et à passer des nuits à zapper, alors qu’il cohabite avec un ex-collègue complétement malade. Et le monde le déprime : toutes les chaînes qu’il regarde parlent de catastrophes politiques, sociales, naturelles, etc. jusqu’à ce qu’il tombe sur un message digne d’une secte… l’incitant à purger, ça va de soi.

Du côté des surprises, Jenna et Rick parviennent à rentrer chez eux sans le moindre souci, en se tapant simplement le sprint de leur vie et en étant uniquement suivi une fois au bout de leur rue. C’est du grand n’importe quoi : ils y sont allés en voiture et il est peu probable qu’ils parviennent à faire tout ce chemin sans croiser personne. En plus, le sprint, ça les met dans de mauvaises conditions en cas d’attaque. Et puis, ils ne croisent aucune voiture ?

Ils sont chanceux… mais il ne fait pas de doute que la nuit ne fait que commencer. En plus, elle est enceinte, alors elle a de quoi faire après un tel sprint niveau soucis médicaux ! De toute manière, il faut aussi qu’ils s’engueulent parce qu’il n’aime pas ce qu’il a vu : Jenna a préféré aller trouver Lila plutôt que lui quand on lui a dit de fuir. Oui, ils commencent aussitôt à s’engueuler, et hop, la Purge fait flipper : l’Enfer peut venir de sa propre maison.

Il est intéressant maintenant que l’on connaît ces personnages de les voir se déchirer. Il est loin le couple heureux du premier épisode, mais je m’y attendais totalement. Dès le début, on sentait la tension existante entre eux, et il n’est pas étonnant qu’elle explose avec la Purge. Finalement, il révèle tous ses penchants les plus obscurs, les mettant au service de leur couple d’après lui, quand elle voit bien qu’il cherche juste à prendre sa revanche sur son enfance pauvre : il veut désormais faire partie des riches, pour son bébé à venir.

Même si ça traîne probablement en longueur, je trouve ça cool de voir ces deux personnages prendre enfin le temps de communiquer : il était plus que temps qu’on en arrive là après tout ces non-dits entre eux. Il était aussi temps que Jenna retire sa robe, parce que je pense que l’actrice devait péter un câble de porter cette robe à force. Et ça tombe bien, parce que le perso aussi pète un câble contre son mari à qui elle reproche l’attitude et l’incapacité à comprendre que toute la richesse du monde ne vaut pas une bonne morale.

Plus tard, elle tente de nouveau d’appeler Lila… pour mieux s’entendre dire qu’elle est morte. Cela la rapproche finalement de Rick, à qui elle vient ensuite confier la mauvaise nouvelle. Les deux parviennent autour du deuil de Lila à une entente. Le calme revient dans leur couple qui veut juste que la nuit s’arrête autour d’un petit-déjeuner sympa. C’est évidemment sans compter sur ces vicieux de scénaristes qui amène Lila à leur porte. Loin d’être morte, celle-ci les supplie de leur ouvrir la porte avant de se faire tuer. Elle semble avoir une bonne marge d’avance sur ses assaillants, cela dit, parce qu’elle hurle sans que personne ne lui tire dessus.

C’est le cliffhanger que les scénaristes choisissent pour la fin d’épisode, et je comprends bien pourquoi. La décision de lui ouvrir la porte paraît la plus naturelle du monde, puisque c’est leur amie. C’est très probablement ce que voudra faire instinctivement Jenna. En revanche, je ne sais pas si Rick aura très envie : lui ouvrir, ça veut dire aussi risquer d’autres intrusions, et ça veut surtout dire s’attirer la haine de ses assaillants qui n’hésiteront pas à entrer la barraque eux aussi. Et puis, si on ajoute leur voisin qui ne leur sera d’aucune aide à se moquer d’eux…

À la fête foraine, Miguel et Penelope sont toujours dans de beaux draps. L’ex de cette dernière se fait plaisir avec la Purge, n’hésitant pas à étrangler Miguel. Tu m’étonnes que ça doit lui faire du bien. Il leur avoue aussi avoir voulu les tuer pendant un long moment, alors là, c’est sa nuit de Noël, lui. Le frère et la sœur se rassurent comme ils peuvent, communiquant en espagnol, et franchement, cette partie de l’intrigue traîne en longueur.

Sans trop de surprise, Miguel reprend le dessus en assommant l’ex. Il réussit ensuite à se libérer du poteau où il était attaché, à s’attaquer à son agresseur et à le tuer, tout simplement. Il prend ensuite le temps de libérer Pénélope qui pète un câble sur le cadavre de son ex, avant de se dire qu’il faut peut-être fuir. En plus, il est assez pauvre pour n’avoir pas eu le temps de réserver la tente toute la nuit : ils sont donc pressés par le temps.

Ils parviennent à s’enfuir de la tente, mais pas du carnaval : c’est drôlement dur avec tout le monde qui part à leur recherche. Je ne comprends pas trop pourquoi d’ailleurs : après tout, ils ont réussi à tuer un type qui voulait les tuer, où est le mal ? Je comprends la haine du collecteur, mais là encore, les règles ne sont pas claires. On est sur une nuit sans règle, non ? Alors pourquoi en suivre.

Peut-être pour nous faire stresser ; et pour nous montrer que Penny retrouve une de ses sœurs qu’elle n’hésite pas à abandonner à son triste sort pour sauver sa vie. Tout ça finit par les mener dans la remorque d’une voiture, où ils se planquent parmi les cadavres de la fête. Pas si con.

Jane est donc bien arrivée chez David, et elle le retrouve en pleine forme. Ce n’est qu’une fois qu’il passe la maison en lockdown qu’elle lui avoue que quelqu’un va venir chez lui pour le tuer. Oups. Il le prend plutôt bien malgré tout, du moins en apparence, mais à la place de Jane, je serai beaucoup plus méfiant que ça. Elle accepte de le précéder un peu partout dans la maison où sa famille n’est pas et euh… non ?

Je veux dire, ça reste un porc en pleine nuit de Purge ; et il sait qu’elle a engagé une femme pour le tuer. C’est sûrement pour ça qu’il n’est pas inquiet, d’ailleurs, ce con. Jane finit par avoir un mauvais feeling et se barre… pour mieux tomber sur le cadavre de sa tueuse à gage. C’est dommage, j’aurais au moins qu’on sache comment elle était morte. Une balle dans la tête, c’est tout ce qu’on sait.

En tout cas, c’est aussi trop tard pour Jane, qui se fait rapidement capturer par les hommes de David. Ce dernier l’emmène alors dans son sous-sol où il organise une petite fête : les hommes peuvent y toucher des femmes, qui restent toutefois habillées. La nuit de Jane continue donc de virer au cauchemar, et son connard de patron en est tout heureux. Ce porc, comme elle dit d’ailleurs, réussit parfaitement sa soirée là, expliquant à Jane comment fonctionne vraiment la boîte pour laquelle elle bosse et lui rappelant qu’il a le droit de faire ce qu’il veut pendant la Purge. Et puis, elle n’avait qu’à pas être faible à venir chez lui pour annuler son meurtre, aussi. Bref, Jane finit l’épisode en se faisant capturer.

> Saison 1

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