The Magicians – S04E07

Épisode 7 – The Side Effect – 18/20
C’est dingue comment cette série parvient toujours à jouer sur mes attentes et avec les règles habituelles de la narration. Cet épisode est une nouvelle démonstration d’écriture assez impressionnante durant laquelle on voit les pièces du puzzle se mettre en place petit à petit, et c’est super agréable, surtout que ça faisait quelques épisodes que je sentais bien qu’on nous cachait des choses. Quant à la fin, ben… Vivement l’épisode suivant, parce que j’ai un milliard de questions qui attendent réponses !

Saison 4

Spoilers

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It gives you a new perspective.

Dès le résumé de l’épisode précédent, ça part tellement loin que j’ai su que j’allais galérer comme jamais sur la critique. Cela dit, ça m’a motivé à reprendre au plus vite. On découvre en début d’épisode que Penny n’a jamais oublié ses amis. Au contraire, il missionne un nouveau bibliothécaire afin qu’il lise le livre de ses amis. C’est l’occasion d’une excellente critique – autocritique ? – de la manière de raconter une histoire, parce que Penny remarque que ce nouveau a une vision biaisée par son statut d’homme blanc. J’ai bien ri de tout ça.

Une fois de plus, la série fait donc un pas en arrière pour proposer une nouvelle perspective, avec l’idée très claire que les héros ne sont pas forcément ceux qu’on pense – même si on voit Quentin comme le centre de tout, ce n’est pas forcément le cas. Penny lui propose donc de se concentrer sur d’autres événements, comme par exemple l’évasion d’Alice.

C’est l’occasion de retrouver la direction de la bibliothèque, et notamment Jewel Staite. Tellement heureux de retrouver cette actrice ! J’ai eu du mal à tout suivre de la réunion qui se met en place, surtout que je trouve que le big boss de la Bibliothèque partage une ressemblance frappante et dérangeante avec notre ministre actuel de l’Education Nationale.

Ils prennent malgré tout une décision rapide.

Après tout ça, la bibliothécaire, Zelda, a un accès de surdité, et elle entend un bruit de verre. Oh, sa fille est encore là, c’est tout ce que ça veut dire pas vrai ? Quand on la retrouve plus tard dans l’épisode, Zelda a eu le temps de faire pas mal de recherches sur Alice, et elle a retrouvé sa trace… en théorie. C’est en tout cas ce qu’elle fait croire à la Bibliothèque, avant d’aller supplier Fogg de l’aider.

Une fois celui-ci parti, néanmoins, Zelda remarque des traces de sang dans son bureau, la menant à un bureau où elle aperçoit Harriet, sa fille. Celle-ci lui signe son besoin d’aide, mais bien évidemment, le miroir explose. Perdue, elle décide de parler de la situation à un de ses collègues, celui qui a tué Harriet en détruisant le miroir derrière elle. Zelda lui demande son aide, qu’il refuse d’abord, avant de céder, même s’il le regrette déjà.

Il l’emmène ainsi dans un monde parallèle derrière le miroir, où Zelda se retrouve d’abord dans son bureau, puis dans la Bibliothèque sous la neige. Elle suit une silhouette qui ressemble fort à sa fille, et elles finissent ainsi par se retrouver. C’est mignon comme tout au départ, mais il est rapidement révélé que la figure à qui elle parle n’est pas Harriet. Non, c’est un fantôme qui mimique tout ce que Zelda fait.

Zelda finit par tomber sur quelques autres monstres qui lui permettent d’imaginer sa fille sans yeux ou avec un sourire extra large terrifiant. Sympa cet épisode ! Elle est en tout cas forcée de s’enfuir avec son collègue, lui-même ayant été blessé d’ailleurs. Pas le temps de s’en remettre qu’elle reçoit le message de l’attentat perpétré en fin d’épisode précédent contre la Bibliothèque.

Penny passe l’épisode avec son nouvel assistant, à lui expliquer les nouvelles règles qu’ils doivent suivre, en tant que cadavres bibliothécaires. Plutôt que de s’intéresser à changer la vie des humains, il faut simplement profiter de leurs histoires – et il a du boulot pour éduquer correctement son assistant, ce qui ajoutait pas mal d’humour.

C’est aussi l’occasion de me faire un résumé de l’intrigue que j’avais eu du mal à suivre la semaine dernière : Margo tentait donc de rendre leurs voix aux animaux parlants qui l’ont élue et sont devenus muets dernièrement. Cela dit, le vrai intérêt de cette scène, c’est de se concentrer sur Fen. Cette dernière serait en effet devenue voyante dernièrement, parce qu’elle fait des rêves prémonitoires – en partie – avant de voir de nouvelles choses, comme des lapins mutilés.

Elle s’en confie à tous ceux qu’elle soupçonne de pouvoir l’aider, y compris Josh qui lui explique donc ce que sont les rêves lucides. J’ai adoré la manière dont tout ça est racontée cependant, parce que les scènes centrées sur Fen le sont tellement qu’on passe à côté de toute la relation Josh/Margo. Ou pas. Dans ses rêves, Fen se rend compte que l’antidote que Margo allait donner à son lézard parlant risquait de le brûler vif, alors dans la réalité, elle parvient à les stopper. Forcément, il n’en faut pas plus pour que Josh et Margo se disputent comme un vieux couple et passent eux aussi à côté de l’important de cet épisode…

Fen ! Dans son rêve, elle a aussi remarqué une figure encapuchonnée de vert, et elle est persuadée que c’est celle-ci qui a toutes les réponses. Même si ça lui prend un peu de temps, elle parvient à convaincre Margo de lui faire confiance et de ne pas brûler vif le lézard pour rien ; surtout qu’il est censé connaître toute sa destinée. J’ai éclaté de rire aussi lorsque la série s’est décidée à donner un grand « discours » de motivation à Fen, qui ne sait pas du tout les faire. Tellement de jeu sur les codes d’écritures habituels, j’adore !

Autrement, Penny et son assistant se concentrent aussi sur la vie de Kady, ce qui permet à Penny de révéler qu’il a tourné la page – ou en tout cas qu’il vit mieux la séparation que la dernière fois qu’on l’avait vu ; lors de l’épisode musical (enfin, avant-dernière fois du coup).

Kady ? Elle faisait totalement autre chose en arrière-plan depuis quelques épisodes. Alors que Quentin saignait sa pierre, elle a eu l’occasion de parler un peu avec Julia, de sa sobriété et de son enquête en cours. Oui, cette scène voit les deux redevenir à peu près amies et Julia comprend que Kady prend son indépendance du groupe dans la vie.

Elle décide en effet de reprendre les enquêtes de la détective qu’elle était, parce qu’elle sent qu’elle a des affaires non réglées. Malheureusement pour elle, elle se retrouve à devoir payer le loyer de Marina, parce qu’elle vit désormais dans l’appartement. Bon, ce n’est pas forcément une intrigue qui me passionne, je dois dire.

On la voit ensuite se rendre dans un bar pour trouver ce qu’il faut pour payer le loyer, et elle tombe sur une vieille connaissance dont je… euh… ben je me souviens pas à vrai dire. Il faut vraiment que je revois la série ! C’est apparemment un ami de Marina, Pete, qui l’emmène en plein marché noir. Rien de bien compliqué à mettre en scène : le marché noir est on ne peut plus normal.

Normal, oui, mais elle n’a pas encore ce qu’il faut pour payer l’objet dont elle a besoin. Quelques trocs plus tard, cependant, elle obtient ce qu’elle veut… pour mieux découvrir que Pete l’a laissé tomber en cours de route pour retrouver Gordy, un de ses potes. Finalement, c’est celui-ci qui a l’autre objet dont Kady a besoin pour son loyer.

Il connaît en effet le Duc, qui a l’objet en question. Le problème, c’est que celui-ci est mort quand Kady et Pete se rendent chez lui. Les instincts de flic de Kady reprennent le dessus ; mais Pete trouve la poupée qu’ils cherchaient – et aussi une main baladeuse, comme dans La Famille Adams. Pete vole aussi une pièce dans la poche du Duc, alors qu’un vendeur du marché noir a la même bague et la même maladie qui le fait s’effondrer par terre. Mystérieux.

Pete ne finit pas beaucoup mieux quelque temps plus tard, et cela force Kady à recontacter Gordy (je crois que c’est lui ?) pour qu’il l’aide à soigner Pete. Cela lui permet toutefois de comprendre que le vrai problème vient de la Bibliothèque, qui est responsable de la mort des magiciens autodidactes – ceux qui n’ont pas la chance de passer par Brakebills et qui finissent comme Pete. En effet, elle régule la magie à l’aide de pièces (les traqueurs de Zelda !), et ces pièces rendent malades les autodidactes parce qu’elles interagissent avec leurs sorts de protection habituels.

Kady les prévient tous aussitôt, parce qu’elle n’apprécie pas de voir ses amis (ou anciens amis en tout cas) en danger. Ce sont ces objets qui les consument à petit feu et qui les tuent, et c’est la Bibliothèque qui en est responsable : oh, que j’aime quand les pièces du puzzle s’emboîte enfin. L’air de rien, Kady devient donc la leader de tous les autodidactes (faut vraiment que je trouve la traduction officielle pour « Hedge witch », je sais), à qui elle fait comprendre qu’ils ne sont pas que des figurants (ben si, justement) dans l’histoire de la Bibliothèque. Ouep, elle initie une révolution, et ça se fait super rapidement quand même. C’est toutefois une révolution plus calme que celle de l’épisode précédent : elle déconseille fortement de se mettre à organiser des attentats.

Malgré tout, cela finit par arriver et quand Zelda l’apprend, elle culpabilise. Pourtant son boss veut absolument la convaincre que c’est une bonne chose. Qu’est-ce que je ne l’aime pas, lui, ça va être plus fort que moi je sens.

En fin d’épisode, Alice débarque dans le bureau de Fogg pour lui demander son aide maintenant que Sheila est enlevée. Oui, mais non : Fogg bosse avec Zelda désormais, et elle demande de l’aide à… Alice. C’est inattendu, et l’assistant de Penny comprend peu à peu le message que Penny voulait lui faire passer : l’Histoire s’écrit non seulement avec ceux que l’on pense importants, mais aussi avec ceux qui ne l’étaient pas. En se concentrant sur Fen, qui va changer l’Histoire de Fillory avec ses visions, sur Zelda, qui va changer l’Histoire de la Bibliothèque avec cette demande improbable de fin d’épisode et sur Kady, qui va changer l’Histoire de… la magie (!), cet épisode (et Penny) nous fait donc comprendre qu’il faut se méfier de l’eau qui dort.

J’adorais déjà toute l’idée de base de cet épisode de se concentrer sur des personnages secondaires dont on allait découvrir l’important au fur et à mesure, mais ce n’était finalement que le début. En effet, l’assistant révèle alors à Penny qu’il le pense prêt à monter en grade. Wait what ? Je réfléchissais tellement à la construction de l’épisode et à ce qu’on essayait de nous apprendre sur le fonctionnement de la mythologie de la série que je suis complétement passé à côté de ça.

L’assistant est donc le superviseur du superviseur de Penny, et il était là pour le tester et lui filer une promotion. Penny commence aussitôt son nouveau travail en accueillant dans l’Underworld, donc parmi les morts, quelqu’un qu’il connaît et qu’il dit ne pas avoir vu depuis un moment. On ne saura pas qui, mais j’ai terminé l’épisode par un bon : « oh fuck ! ».

Saison 4

 

6 commentaires sur « The Magicians – S04E07 »

  1. Tu l’as reconnu Everett de la Bibliothèque ? Il était dans Continuum et dans une tonne de séries diverses et variées j’ai été super perturbée de le voir là ^^

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