The Punisher – S01E08-10

Épisode 8 – Cold Steel – 16/20
Une fois de plus, cet épisode se concentre surtout sur la dynamique entre les différents personnages, faisant avancer bien lentement les différentes intrigues. D’ailleurs, je dirais même trop lentement. Heureusement, la fin d’épisode est suffisamment bonne pour remonter le niveau en flèche et permettre à l’épisode d’atteindre une note confortable, même si j’aime de moins en moins le personnage de Frank.

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Spoilers

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You need to check on my family right now !

Vous ne rêvez pas, je n’ai pas mis un an avant de me relancer dans la série, comme quoi tout est possible avec un peu de bonne volonté. Tant que je suis encore dans l’ambiance de la série ET dans l’intrigue, je me suis dit que je pouvais bien en profiter pour enchaîner les épisodes. En plus, c’est un lundi sans inédit pour moi – le premier depuis bien longtemps ! Cet épisode reprend sur Billy se préparant à aller au travail, avec un beau costard. Il met tellement le temps, c’est une morning routine bien lente et sans stress pour un homme d’affaire/agent d’une unité spéciale.

On le suit pendant qu’il rend visite à une dame plus âgée que lui, plongée dans une sorte de paralysie muette. C’est probablement sa mère, et il n’ose pas lui dire toute la vérité, parlant de manière détournée du retour de Frank. Assez vite, on comprend qu’elle ne l’aime pas beaucoup et même qu’elle est effrayée par la présence de Billy. Il reste calme dans la manière dont il lui parle, mais il est plus que clair que c’est une vraie torture pour elle. Billy, quoi.

Avec une petite injection, il parvient à la calmer à nouveau, et c’est flippant à voir, parce que c’est clairement un tranquillisant. Après ça, il retrouve Dinah pour un petit temps pépère sous la douche avec elle, et ça passe son temps ensuite à comparer ses cicatrices et ses histoires de guerre. Ne sont-ils pas mignons ?

La scène est un peu longue, puis le but est simplement de continuer à humaniser Billy. C’est bien, ça fonctionne, surtout que je l’aime par défaut ; mais comme on sait que c’est un méchant, c’est juste trop long quoi. C’était déjà mieux quand il retrouve Rawlins et que celui-ci lui demande de retrouver Frank Castle qui en sait trop sur leurs opérations.

Dinah continue son enquête avec son collègue qui espère toujours plus avec elle, même s’il sait que ça n’arrivera pas. Les deux montent une nouvelle opération, mais en étant assez malins cette fois pour penser à ne pas la mettre en ligne où ils risqueraient d’être compromis. C’est bien, ils apprennent de leurs erreurs finalement.

De son côté, Frank n’est pas parvenu à tuer Rawilns et ça énerve David, mais la conversation tourne rapidement court quand il se rend compte qu’il ne parvient pas à accéder aux caméras planquées chez lui. En effet, il n’y a plus rien que des images noires sur son écran et ça a de quoi l’inquiéter, évidemment.

Frank accepte donc de se rendre à nouveau chez Sarah qui va bien et… lui propose un verre à boire. Elle est vraiment alcoolique, c’est dingue le nombre de verre qu’elle s’enfile depuis le début de cette saison ! Bon, ils papotent tranquillement et c’est mignon à voir ça aussi, et ça donne soif aussi de les voir boire tant de vin.

David est en grand stress alors qu’ils passent du bon temps entre eux, à parler du fait qu’elle se soit déconnecté pour punir son fils. C’est cool, mais Frank aurait pu au moins prétexter quelque chose pour envoyer un SMS à David, franchement. Bon, finalement, il s’arrange pour reconnecter la box de Sarah qu’elle n’arrivait pas à remettre, et pour le remercier, elle… lui parle de David, puis de sa femme. Il est de plus en plus clair qu’elle drague « Pete » et l’alcool ne l’arrange pas. Et puis, bon, Frank lui a offert des fleurs sans raison, quoi. Dans le genre message de drague pas subtil…

Forcément, elle embrasse Frank, et on n’a même pas la réaction de David, alors que ce n’est pas rien quand même. Oh, finalement, il se réfugie dans l’alcool lui aussi, surtout que même s’il finit par la repousser, Frank s’est d’abord laissé aller au baiser. Du coup, quand il retrouve David, ce dernier est déjà bourré et ça se termine donc en partage d’un verre de plus pour tous les deux, avec David qui raconte sa première rencontre avec Sarah. C’est bien sympathique tout ça, mais ce n’est pas aussi passionnant que prévu non plus. Je veux dire, on a connu des épisodes et scènes plus intéressants que David disant que le sexe lui manque, qu’il est monté comme un élan et qu’il veut lui montrer sa bite. Et il le fait.

Son exhib lui libère aussi l’esprit, parce qu’il se dit d’un coup qu’ils pourraient tout simplement contacter Madani pour mettre fin à cette saison : s’ils racontent tout à Dinah, avec la vidéo de David et le témoignage de Frank, elle pourra arrêter Rawlins et David pourra rentrer chez lui. C’est vrai que ce serait plus simple. Frank l’assomme, histoire de lui éviter d’aller au bout de cette solution logique. Il me gave de plus en plus ce héros.

Le lendemain, David se réveille avec une gueule de bois et toujours l’envie de contacter Dinah, ce que Frank refuse toujours. Ils sont par chance interrompus par un coup de fil de Sarah, on peut difficilement trouver mieux pour les séparer davantage : Sarah est terrifiée à l’idée que son fils, Zack, puisse avoir l’intention de blesser quelqu’un parce qu’elle a trouvé un couteau dans son sac. Elle s’en confie à Frank qui décide donc de prendre les choses en main, avec l’aval de David bien sûr.

Frank se retrouve donc à parler avec Zach pour lui faire la morale et lui expliquer que faire le mal, c’est mal. Il peut parler, ma foi. Finalement, Sarah avait tort sur toute la ligne, et Frank s’en rend compte quand il menace d’égorger Zach, juste pour sa voir sa réaction. Quelle surprise de le voir alors terrifié (lol) et en larmes, parce qu’il voulait juste avoir un couteau par peur qu’on l’agresse. Il s’avère en effet qu’il n’a plus d’amis depuis la mort de son père. Ce dernier essaye de revenir auprès de son fils alors qu’il joue ensuite dans la rue avec Frank, mais le Punisher l’en empêche bien évidemment, quitte à lui dire qu’il est prêt à contacter Dinah.

Pendant ce temps, celle-ci a donc monté une nouvelle opération qui tourne au désastre avec un flic abattu par l’un des hommes de Billy. Ben oui, évidemment que le but de cet épisode est de mener à une confrontation entre les deux amants et l’ensemble de leurs hommes : Dinah et son collègue ont fait semblant d’avoir une piste pour retrouver Castle, pour voir qui allait venir à leur rencontre. C’est réussi. On notera que le figurant flic avec un casque meurt d’une balle dans la tête mais que les personnages principaux que sont Dinah et son collègue Stein n’ont pas de casque pour se protéger, parce qu’à quoi bon ?

Faudrait pas qu’on puisse ne pas les reconnaître, on a déjà Billy qui a une cagoule ! Celui-ci parvient à s’enfuir bien qu’il soit encerclé par les flics, ce qui n’a pas trop de sens, mais bon c’est Billy. Quand Stein le rattrape, on sait très bien comment ça va finir pour lui, malheureusement. Il réussit à retirer la cagoule de David mais baisse un peu trop sa garde et se fait tuer. Il connaît son meurtrier, qui lui révèle qu’il écoutait les conversations dans le bureau de Dinah. De toute manière, la rivalité entre eux par rapport à elle n’a rien de nouveau.

Bien sûr, il se fait égorger dans les règles de l’art, mais il est encore en vie quand Dinah arrive. C’est ce qu’il faut pour que la scène soit hyper choquante : il meurt dans les bras de Dinah sans parvenir à lui donner l’identité du meurtrier, alors qu’on lit très bien dans ses yeux que c’est tout ce qu’il a envie de faire. C’est si triste.

Le pire, c’est qu’en plus, Dinah est tellement en état de choc ensuite qu’elle appelle Billy pour l’aider à se nettoyer tout le sang collant qu’elle a sur elle. Triste fin d’épisode.


Épisode 9 – Front Toward Enemy – 19/20
C’est de manière explosive que cet épisode parvient à réinstaurer une bonne tension pour la série, avec une intrigue mise de côté dans l’épisode précédent. Bizarrement, cette intrigue qui me blasait jusque-là m’a passionné, parce que le suspense est là, l’écriture est excellente et l’ensemble particulièrement prenant. Difficile de ne pas être à fond dans cet épisode.

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Give me liberty or give me death.

Dinah se réveille mais ne sort pas de son état de choc pour autant. Tu m’étonnes. Par chance pour elle, elle a quand même une mère psychologue, ça aide bien à faire le travail d’introspection nécessaire pour aller mieux. Cela ne l’empêche de rester au lit quelques jours, sans savoir qu’elle est en train d’être espionnée par David et Frank, sur le toit d’un immeuble à proximité. C’est de là qu’ils entendent et voient une explosion à proximité. Bien, c’était inattendu.

C’est une manière de ramener dans la série le personnage de Lewis, parce qu’il est évident qu’il est derrière cet attentat avec pas moins de trois explosions. Il a l’intelligence d’envoyer une lettre pour expliquer ce qu’il a fait directement à Karen, qui marque son retour attendu dans la série. J’aime beaucoup la retrouver, pour la troisième fois, parce qu’elle se retrouve en plus au cœur de l’intrigue. Je ne peux pas dire que c’est une intrigue qui me passionne, parce que je n’en ai rien à faire de Lewis, mais le coup des bombes fonctionne bien.

L’éditeur de Karen n’a pas du tout envie de publier la lettre de Lewis, néanmoins, alors qu’elle voudrait le faire et répondre directement à ce courrier anonyme. Bon, son éditeur, Ellison, a la meilleure stratégie, préférant demander la marche à suivre au FBI, mais ça met le journal en danger aussi : Lewis les menace de tout faire sauter si sa lettre d’appel aux armes n’est pas publiée. Quant à Karen, il la choisit parce qu’elle a défendu le Punisher publiquement.

Finalement, la lettre est publiée et Karen prend tous les risques du monde en ajoutant qu’elle le pense lâche et terroriste. Magnifique. Il va de soi qu’après avoir assisté à l’attentat, Frank s’intéresse de près à l’affaire, surtout quand il comprend que Karen est sur le coup. Il l’écoute donc mener une interview à la radio, en compagnie d’un sénateur, et c’était passionnant à voir.

Ben oui, ça me rappelle que Karen est plutôt conservatrice et pro-armes à feu, ce qui est toujours intéressant à entendre quand c’est bien écrit comme là. Je reste du côté du sénateur, c’est-à-dire plutôt contre le port d’armes, mais les arguments de Karen se tiennent à peu près. Dans l’ensemble, en revanche, ce débat ne mène nulle part : on sent que la série a envie de parler d’un sujet d’actualité au cœur de son intrigue, mais elle échoue à le faire de manière sérieuse et convaincante, exactement comme les nombreuses fois où un personnage essaye d’expliquer à Frank qu’il se trompe… mais le soutient malgré tout trente secondes plus tard quand Frank fait ce qu’il veut.

Bien évidemment, Lewis en profite pour appeler la radio, parce qu’il veut s’en prendre au moins verbalement à la journaliste. Ce n’était pas la plus brillante de ses idées : Karen se défend bien, mais Frank reconnaît la voix de Lewis, notamment grâce à une phrase en latin qu’il avait déjà employé au groupe de Curtis. Ce dernier aussi reconnaît la voix de son poulain, et comme il ne le trouve pas chez lui, il décide de se rendre chez Carter, c’est-à-dire l’homme planté au couteau par Lewis. C’est gênant.

Alors que Frank cherche à retrouver grâce à David et internet le protégé de Curtis, celui-ci tombe donc sur le cadavre de Carter, et sur un téléphone décomposé ayant servi à fabriquer la bombe. Eh oui, cette maison est le nouveau QG du terroriste qui est là lui aussi. Lewis n’hésite pas à s’en prendre à Curtis, et il finit par prendre le dessus sur lui, le tabassant ensuite avec… la prothèse de jambe de Curtis. Dans le genre vie de merde !

Frank retrouve rapidement la trace de Lewis, mais avant d’aller au bout de ce qu’il veut faire, il contacte quand même Karen qui le supplie de faire le bon choix pour une fois, c’est-à-dire le choix de la légalité. Pas gagné. Il découvre seulement après, toujours grâce à David, que Curtis et Lewis sont au même endroit, et il craint directement le pire.

Il a bien raison : Curtis n’est pas mort, mais il est transformé en bombe humaine malgré lui, ce qui n’est pas spécialement bon signe. La bombe est reliée à un téléphone, et on sait ce que ça veut dire en général. Plutôt que de s’occuper de la désactiver, Frank réveille d’abord Curtis pour savoir ce qu’il s’est passé, et parce qu’il s’inquiète pour son pote. Sans grande surprise, Curtis est dégoûté de s’être fait battre par sa propre jambe.

De manière plus surprenante, en revanche, Lewis est encore dans les parages, à s’apprêter à jouer les snipers. Il reconnaît toutefois Frank et décide d’appeler le portable de Curtis pour lui parler et essayer de comprendre comment il a survécu… puis surtout à essayer de lui faire entendre sa version des choses. Tiens, je me rends compte que je n’en ai pas spécialement parlé, mais bon, il n’y a pas grand-chose à dire : il trouve que le gouvernement s’occupe mal du pays et de ses citoyens, les mettant en danger en les laissant dans leur confort. Il est donc pro-arme et veut se venger du système, d’où l’attentat sur des bâtiments fédéraux.

La conversation avec Frank ne mène nulle part, parce qu’il a beau conseillé à Karen de rester calme face à Lewis, il n’est pas beaucoup mieux et l’insulte à son tour. Cela n’empêche pas Frank de chercher un moyen de sauver Curtis, notamment en parlant à nouveau à Lewis qui veut bosser avec lui. Pour l’attendrir, il lui raconte donc comment Curtis a perdu sa jambe, parce que c’est en fait de la faute de Frank qui s’est laissé lui-même attendrir par une femme qu’il croyait enceinte.

Tout ça finit par faire hésiter Lewis qui ne parvient pas à se décider à tuer Curtis et Frank, et qui finit même par leur donner de quoi survivre en expliquant à Frank qu’il suffit de couper le fil blanc, alors qu’il vient d’appeler les flics qui sont en approche et dont on entend les sirènes un bon quart d’heure avant leur arrivée (c’est mon côté marseillais). C’était une scène bien prenante et ce n’était rien par rapport à la fuite de Frank qui s’enchaîne ensuite. Il parvient bien sûr à s’échapper, notamment en volant une voiture de police dans un excellent plan-séquence assez court mais particulièrement réussi.

Pendant ce temps, le sénateur Ori, qui a partagé du temps d’antenne avec Karen et s’est fait directement insulter par Lewis, décide de recruter Anvil, la société de Billy, pour sa protection personnelle. Cela ressemble fort à un bon choix : Billy, c’est quand même un gage de sécurité, même s’il ne fait que laisser ses hommes avec la consigne de ne pas utiliser leurs flingues, si possible.

Bon, de son côté, Dinah continue sa dépression et en parle aussi à Hernandez. Elle est en dépression, est dégoûtée de savoir son partenaire mort par surprise, et tout un tas de choses du même genre. Elle cherche aussi à oublier sa peine avec Billy, qui refuse de coucher avec elle pour ça, parce que selon lui, ça ne l’aidera pas spécialement.

Après tout ça, elle prend la décision de parler publiquement de son affaire en cours, et pour moi, elle fait l’erreur de s’en confier à sa mère. C’est le genre de chose qu’il vaut mieux garder pour soi quand on prend une décision pareille. Elle devrait savoir à ce stade de la série qu’il ne faut faire confiance à personne !

Elle se rend ensuite tranquillement dans un bar où David décide de prendre contact avec elle pour lui révéler tout ce qu’il sait et lui confirmer que Frank est bien en vie et est le témoin dont elle a besoin. Bon, la confirmation que Frank est en vie, ce n’était pas forcément nécessaire, parce que cet idiot s’est fait très clairement filmer par la caméra de la voiture de police qu’il a volé. OUPS. Le monde entier apprend donc qu’il est encore en vie, ce qui laisse Karen, David et Dinah plutôt filppés pour lui.

Quant à Frank, il retourne au QG pour mieux découvrir que son partenaire n’est plus là et que sa tête est partout à la télévision…


Épisode 10 – Virtue of the Vicious – 20/20
Oh, voilà une vraie réussite : le schéma choisi pour le scénario est un schéma que j’ai tendance à détester habituellement, mais là, chaque pièce du puzzle s’emboîte tellement parfaitement que cela nous offre une cinquantaine de minutes nous laissant à bout de souffle. Beaucoup de révélations sont faites, beaucoup d’avancées sont proposées et c’est de loin les meilleurs moments de la saison. Je suis curieux d’en voir les retombées à présent.

> Saison 1


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You’re gonna wish you killed me.

Je pense qu’il était juste impossible pour moi d’aller me coucher après l’épisode précédent, même si ça ne m’aurait pas fait de mal. Celui-ci reprend drôlement bien aussi, avec Lewis assassinant un homme de manière hyper simple et drôlement flippante tant c’est simple en fait. Malgré tout, Lewis reste humain et il laisse s’échapper les oiseaux de sa victime pour qui il semble pris d’affection… Du moins, il tente, mais les oiseaux ne sont pas trop de cet avis-là, préférant rester en cage, ce qui le soule, à terme.

Il s’avère que l’homme tué est en fait un des hommes de Billy, qui se fait ensuite interroger par la police. Yep, il n’a pas réussi à protéger tout à fait Ori : celui-ci est en vie, certes, mais il a perdu quatre hommes durant une attaque dont on ne sait encore rien et qui m’a donné l’impression que j’avais oublié de télécharger un épisode sur Netflix. Finalement, c’était juste la construction de l’épisode qui était chiante.

En effet, on repart ensuite six heures plus tôt où Billy protégeait encore le sénateur quand il a reçu un coup de fil de Frank. Cela permet au Punisher qui n’a pas puni grand monde cette saison d’avertir Billy de l’arrivée de Lewis auprès du Sénateur. Il lui demande aussi de mettre à distance ses hommes pour son arrivée à lui. Chacun sa vengeance, clairement.

Six heures plus tard, le Sénateur est invité à revenir dans la pièce où on lui a sauvé la vie, mais surtout la pièce de l’attaque contre sa vie. Face à tant de violence, il a dû utiliser un flingue et il voit complétement sa vie bouleverser par ça. Il raconte à la police qu’il l’a fait pour avoir l’occasion d’aller appeler les secours. Ce qui est intéressant dans cette construction ? Elle permet des mensonges de la part des témoins… et elle fait à nouveau intervenir Karen.

Cette dernière est géniale et elle défend bec et ongles son justicier, six heures après avoir rencontré Billy qui l’a mené auprès du sénateur Ori pour l’interview. Alors que celle-ci se faisait, Lewis s’est pointé dans l’hôtel avec le look d’un agent Anvil. Cette arrivée de Lewis est l’occasion de découvrir que Dinah est également dans le hall de l’hôtel. Lewis est quant à lui excellent dans sa manière de tuer tout le monde et de placer ses explosifs.

L’interview ? Selon Karen, elle tourne surtout au débat sur le port d’armes, à nouveau, et met Ori en difficulté avec la présence d’Anvil quand il dit que la société devrait suffire comme protection pour Karen. Il a toutefois une bonne défense, qui ne sert pas à grand-chose puisque Lewis fait exploser la porte et débarque pour tuer Ori. Les supplications de celui-ci, et de Karen, font hésiter Lewis qui ne le tue pas.

La version de Karen est bien plus crédible : Frank débarque en pleine attaque pour protéger les deux civils, et bien évidemment, ça tourne plutôt mal quand Ori décide de sacrifier Karen en la balançant dans les bras de Lewis. Elle est alors son otage, et comme il a une bombe, Frank ne peut rien faire pour l’aider, et les agents d’Anvil non plus. Par contre, ces derniers peuvent poursuivre Frank et l’attaquer aussi.

L’épisode se concentre ensuite sur Dinah, qui a eu une matinée bien chargée avant l’enquête. En effet, elle a repris le boulot le matin-même et a directement parlé à son supérieur pour tout lui révéler du micro dans son bureau, de Castle en vie et pour découvrir que les hommes morts qui ont tué son équipe sont des employés d’Anvil. Si elle se rend à l’hôtel, c’est donc pour confronter Billy sur cette découverte.

Bien évidemment, il nie avoir quoique ce soit à voir avec tout ça, mais ça finit par mettre le doute à Dinah. Ses doutes vont vite être confirmés, malheureusement pour elle, parce que c’est une sacrée trahison. Si elle s’en rend compte, c’est parce qu’elle croise Castle alors qu’il s’enfuit dans la cage d’escaliers. Elle réussit presqu’à l’arrêter, même s’il lui refait le coup du « tue-moi si tu veux, moi je me casse » et s’apprête à s’en aller quand… Billy lui tire dessus depuis un étage supérieur.

Frank survit alors que l’angle de tir était parfait. En revanche, Billy ne lâche pas son arme quand Dinah lui dit de le faire et petit à petit, elle comprend donc qu’il est le traître, en même temps que Frank. Ni l’un ni l’autre ne s’y attendait, et alors que Bill s’apprête à tuer Dinah, il est soudainement arrêté par des policiers qui sortent de nulle part. Il en va de même pour Dinah, qui ne résiste même pas et devra s’expliquer, six heures plus tard, sur la raison pour laquelle elle ne tenait pas en joue Frank mais Billy. Et elle le fait en continuant à ne pas dire toute la vérité, pour se protéger.

C’est brillant. Frank ? Il s’échappe même quand les flics parviennent à arrêter tout le monde, mais pas sans se déboîter l’épaule au passage. Pour autant, il retrouve dans les cuisines Karen et Lewis. Cette dernière est brillante, tentant de gagner du temps comme elle peut quand elle est seule avec Lewis, mais elle finit quand même par être de nouveau son otage.

Par chance pour elle, Frank est toujours là pour veiller sur elle et c’est drôlement bien fichu : on ne sait pas bien où sont les autres flics, mais lui intervient tout tranquillement auprès de Karen, en lui indiquant, dans une conversation avec Lewis, quel fil désactiver pour que la bombe n’explose pas et comment s’échapper de Lewis en utilisant son propre flingue, dans son sac à main.

Finalement, Lewis parvient à s’isoler malgré tout dans la chambre froide des cuisines, qu’il bloque de l’intérieur. Oh, il ne meurt pas de froid pour autant : poussé par Castle, il décide de se suicider en se faisant sauter avec la bombe qu’il répare. Le problème dans tout ça, c’est que le flic sont tout de même persuadés qu’il a agi avec Frank.

Pour l’aider à s’enfuir, Karen lui propose donc d’être son otage. Cela leur permet même de partager un moment tendre dans l’ascenseur ! Et six heures plus tard, Karen est assez clair sur ses positions, n’hésitant pas à reconnaître qu’elle l’a aidé à s’enfuir à l’inspecteur chargé de l’enquête. Le truc, c’est que si l’enquêteur dit qu’il est terroriste, alors Karen se dit victime ; donc elle ne peut pas être retenue pour l’avoir aidé à s’échapper. Voilà un plan brillant, comme le reste de cet épisode, qui voit aussi Dinah et Karen reconnaître qu’elles savaient l’une et l’autre que Frank était en vie lors de leur conversation, scellant les bases d’une association qui promet d’être intéressante. Quant à Frank, il réussit à s’enfuir, bien sûr.

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