Spider-Man Brand New Day joue sur tous les tableaux à la fois… et ça marche ?

Salut les sériephiles,

Spider-Man: Brand New Day est sorti depuis plus de deux semaines et je n’ai toujours pas écrit d’article sur le blog. C’est fou. Il n’a pas vraiment besoin de ma promotion, je l’ai vu le jour de la sortie pendant mes vacances (merci infiniment à la clim du cinéma d’ailleurs, parce que sinon, avec 39°C dehors, je ne sais pas ce qu’on aurait fait !) et j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait beaucoup de temps pour démêler tout ce que je venais de voir. J’ai adoré, même si certains aspects ont frustré le geek fan de comics en moi, j’ai kiffé les Easter eggs (on est d’accord que Ned regarde Star Wars sur son troisième écran à un moment, non ?), les détails et les blagues du scénar. Comment rendre justice à la masterclass que c’est en un seul article ?

Je ne peux pas et je ne vais pas prétendre le faire. Comme d’hab, je vais toutefois laisser une trace de ce que j’ai pensé pendant le film, car je regrette de ne pas l’avoir fait pour certains autres, notamment Thunderbolts*. J’ai revu le film pour être sûr de ne rien oublier alors… C’est parti.

À chaud et sans spoilers

Avant les spoilers, je trouve quand même amusant de revenir deux secondes sur le phénomène qu’est le film parce que les chiffres sont absolument dingues. Brand New Day a attiré 3,24 millions de spectateurs en France dès sa première semaine, soit quasiment le meilleur démarrage dans le pays depuis Le Roi Lion en 2019. OK, ce n’est pas un gage de qualité du coup, mais tout de même.

Les salles sont pleines et le succès est incontestable, mais ça ne veut pas dire que l’ambiance est la même que pour le troisième volet. J’ai vu le film le jour de sa sortie et j’ai été assez surpris du peu de réactions dans la salle, quelques applaudissements ici ou là, mais rien à voir avec No Way Home. Pour celui-là, une semaine après la sortie, ça criait encore à certaines apparitions, ça applaudissait et la salle entière semblait vivre le film ensemble. J’avais même écrit à l’époque que je n’avais pas connu une ambiance pareille depuis Endgame. Cette fois, on est toujours devant un événement énorme mais je n’ai pas retrouvé cette espèce de folie collective, ce qui est assez étrange quand on voit à quel point le film cartonne… mais pas tellement quand on pense à ce qu’est devenu le MCU.

Il faut dire aussi que No Way Home rassemblait trois générations d’acteurs et de spectateurs dans la même salle et quel plaisir c’était. Brand New Day fait autre chose que ce simple fan service, et c’est probablement mieux comme ça.

Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts à la réalisation, Chris McKenna et Erik Sommers restent au scénario et Kevin Feige, Amy Pascal, Avi Arad et Rachel O’Connor sont à la production.

C’est une suite de noms, certes, mais ça ne s’arrête pas là puisqu’il faut aussi souligner que le film débarque avec un casting qui est franchement indécent : Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Tramell Tillman, Michael Mando… Rien qu’en écrivant tous les noms, je comprends pourquoi j’ai eu autant de mal à savoir par où commencer cet article.

Et maintenant, place aux SPOILERS

Non, vraiment.

SPOILERS.

Vous êtes prévenus.

Quatre ans plus tard ?

Le premier truc qui m’a plu est justement quelque chose qui m’a énormément frustré : le temps a passé. Beaucoup. Peter ne reprend pas sa vie trois semaines après No Way Home, il s’est passé quatre ans et le film ne cherche jamais à faire comme si rien n’avait changé, bien au contraire. Il est plus adulte, plus expérimenté, il a construit sa vie de Spider-Man sans MJ et Ned, rencontré des gens, affronté de nouveaux ennemis (oh, le retour de Scorpion ! Un peu expédié après neuf ans d’attente ; je plains l’acteur… mais c’est fun) et créé tout un réseau autour de lui. C’est une excellente manière de montrer que le monde existe entre deux films et, en même temps… ben j’aurais aimé le voir, moi, ce monde !

À quand le cop-show, franchement ?

On découvre notamment en cours de route qu’il connaît déjà Frank Castle et qu’ils ont toute une relation installée alors que leur rencontre aurait pu être géniale à voir, justement. Pareil avec Jean DeWolff (très belle interprétation de Liza Colon-Zayas), avec qui Spider-Man fonctionne tellement bien que j’ai passé une partie du film à me dire que je regarderais sans aucun problème une série policière centrée sur eux. À deux doigts de demander à l’IA de me faire ça.

On retrouve un Peter qui a vécu plusieurs années pendant notre absence et on nous demande simplement d’accepter qu’on a raté plein de trucs cool – même si le montage du début en montre quelques-uns. Je ne veux pas forcément revenir à l’époque où Marvel nous balançait quinze séries par an juste pour préparer des films, mais il y aurait vraiment moyen de faire quelque chose de plus petit avec ce Spider-Man new-yorkais, Damage Control, DeWolff, quelques criminels et une rencontre ponctuelle avec le Punisher. Et savoir en plus que Rosario Dawson avait tourné une scène en Claire Temple qui a finalement été coupée me rend encore plus triste, parce que j’adore l’actrice ET le personnage. Sérieusement, c’est frustrant toutes les possibilités à côté desquelles on passe, juste pour avoir toujours plus de films et séries – dont certains ne sont pas aussi qualitatifs, quoi.

Ce saut dans le temps permet au moins de retrouver un Peter qui a réellement évolué et, putain, Tom Holland est encore meilleur que la fois d’avant. Je sais que je dis ça à chaque film et que personne ne sera surpris de découvrir mon amour pour l’acteur, mais il y a quelque chose de différent ici. On sent que Peter est devenu très bon dans ce qu’il fait, il a beaucoup plus d’assurance sous le masque et reste pourtant complètement vulnérable dès que MJ ou Ned entre dans l’équation. C’est probablement la version la plus adulte du personnage sans perdre ce qui rend ce Spider-Man aussi fun : il continue de parler trop, de sortir une vanne quand il est stressé et de gérer certaines situations de manière parfaitement débile. Bref, c’est toujours Peter, simplement quatre ans plus tard, et Tom Holland rend cette évolution très naturelle.

Plus tout à fait le même Peter

Il y a aussi une autre évolution, plus littérale, puisque l’ADN du personnage recommence à changer et c’est une idée que j’ai adorée. Pourquoi, effectivement, la morsure aurait-elle donné à Peter une série de pouvoirs fixes une fois pour toutes ? Les araignées évoluent, muent, leur corps change, alors pourquoi pas le sien ? Le film joue très bien avec cette idée et c’est encore mieux que ce soit MJ qui fasse une partie du rapprochement en lui expliquant comment ajuster son inhibiteur parce que, franchement, MJ est un génie.

Cela permet surtout de revenir à une vision plus biologique des pouvoirs de Spider-Man, avec un vrai aspect scientifique autour de ce qui s’exprime dans son corps et de la possibilité de contrôler cette évolution. Même le titre est évidemment bien trouvé : dans les comics, Brand New Day marquait déjà un nouveau départ pour Peter Parker après un énorme bouleversement de sa vie. Pas besoin d’adapter directement cette période pour que le clin d’œil fonctionne ici. Évidemment, on reste dans un Marvel et je ne vais pas vérifier la publication scientifique du protocole de Peter et MJ sur ce changement, mais j’aime quand le scénario essaie au moins de construire une logique plutôt que de sortir un nouveau sérum magique parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. C’était bien expliqué, bien écrit, ça tombe au bon moment et la référence à « Peter n°2 » est efficace. J’aime voir la scène où Peter apprend à gérer ses nouveaux pouvoirs et la toile qui sort de son bras (pourquoi est-il si dégoûté de projeter du liquide blanc, même ?).

Un solitaire pas si seul

C’est aussi là que Banner devient beaucoup plus intéressant que je ne l’imaginais. J’avais un peu peur de voir Mark Ruffalo débarquer simplement parce qu’il fallait un gros personnage du MCU dans le film, mais son histoire fonctionne parfaitement en parallèle de celle de Peter : Bruce a passé des années à essayer de supprimer, contrôler puis accepter Hulk, alors que Peter découvre justement qu’il y a encore quelque chose en lui qu’il ne maîtrise pas complètement et qu’il souhaite supprimer – avant de l’accepter, merci MJ. J’aime beaucoup l’évolution de Banner depuis ses premières apparitions et le film laisse d’ailleurs quelques doutes intéressants sur la fin, que ce soit sur l’équilibre avec Hulk ou sur la manière dont certaines choses qu’on croyait réglées peuvent finalement revenir. Le MCU est parfois agaçant avec sa continuité, mais quand elle permet de prendre un personnage qu’on suit depuis quinze ans et de montrer réellement le chemin parcouru, je suis fan, bien sûr.

Au-delà de ça, le fait que Peter vienne le voir était parfaitement naturel, je trouve. Il m’a fait rire à se faire passer pour Ned, j’ai aimé le voir apprécié Bruce et passer de bons moments avec lui, tout en le challengeant. On nous dit bien, en revanche, que Peter fait peut-être de la merde à créer un inhibiteur qui peut bloquer toutes les mutations génétiques… juste avant d’introduire les X-Men dans le MCU ? Les intrigues sont écrites à l’envers, enfin !

Au-delà de Banner, Hulk revient vraiment, ce qui donne évidemment l’un des gros morceaux du film. Je pensais aimer le combat parce que bon, Spider-Man contre Hulk, difficile de ne pas vouloir voir ça, mais j’ai surtout aimé la manière dont Cretton le filme. Il avait déjà montré sur Shang-Chi qu’il savait faire de vraies chorégraphies et ça se sent énormément ici : les mouvements sont lisibles, Peter utilise son environnement et sa vitesse, on n’est pas juste devant deux personnages en CGI qui se frappent jusqu’à ce qu’un immeuble tombe – même s’il y a de ça aussi par moments, évidemment, c’est un Marvel.

Cela dit, Peter passe une grosse partie du film à se demander s’il est en train de devenir autre chose et s’il doit bloquer cette transformation, alors que la réponse est finalement beaucoup plus simple : ce n’est pas Peter OU Spider-Man. « I’m both », qu’il nous dit quand il comprend enfin qu’il peut accepter l’araignée en lui et que… Bon dieu, que j’ai eu l’impression d’être devant Buffy quand il arrête l’épée et nous sort sa réplique déjà culte. I mean…

Ici, ça fonctionne très bien avec Peter : il ne doit pas supprimer Spider-Man pour protéger Peter Parker, pas plus qu’il ne doit abandonner Peter pour devenir un meilleur héros. Il lui aura juste fallu quatre films pour comprendre ça et j’ai trouvé la scène hyper efficace, au point d’avoir réellement peur pour lui dans la foulée.

Bon, Frank aide bien à ce que tout parte en couille juste après et je suis plus partagé sur le Punisher que je ne pensais l’être. Jon Bernthal est toujours excellent, ce n’est clairement pas le problème, et j’aime beaucoup le principe de confronter Peter à quelqu’un qui a une vision totalement différente de la justice. Spider-Man veut sauver absolument tout le monde quand Frank considère que certains problèmes sont réglés beaucoup plus rapidement avec une balle, donc les mettre ensemble crée forcément des étincelles. Il y a des moments très drôles aussi, notamment Peter qui l’empêche de terminer « motherfucker », et la relation MJ/Frank est une excellente surprise. Je n’aurais jamais pensé avoir besoin de voir ces deux personnages discuter ensemble mais ça fonctionne hyper bien et leur humour est assez différent pour créer quelques scènes vraiment efficaces.

En revanche, leurs disputes finissent un peu par tourner en rond. On comprend très vite leurs positions respectives, pourtant le film rejoue plusieurs fois l’opposition entre Frank qui veut aller trop loin et Peter qui l’en empêche, et j’ai eu parfois l’impression que le Punisher imposait son propre ton au film. Ce n’est pas forcément mauvais, mais certaines scènes solo de Frank sont beaucoup moins bien. Jon Bernthal EST tellement ce personnage et, en même temps, j’ai parfois eu l’impression qu’il sonnait faux. Par contre, concernant Jean, désolé Peter mais j’étais parfois du côté de Frank.

Au départ, j’étais surtout à fond dans le mystère parce que j’ai vraiment cru qu’ils allaient nous sortir Mosaic. Je sais, personne ne connaît Mosaic à part moi (sauf si vous aviez lu mes articles dessus il y a… dix ans) et ça aurait probablement été le reveal le moins commercial de l’histoire des films Spider-Man, mais le personnage peut justement passer d’un hôte à l’autre, contrôler son corps et accéder à ses capacités et souvenirs, donc avec les possessions et ces gens qui semblent soudain ne plus être eux-mêmes, ça collait sacrément bien. J’aurais tellement kiffé que Marvel sorte un personnage aussi improbable de son chapeau. Bon, à la place, on a légèrement plus connu avec…

Jean Grey ?!

Et là, évidemment, j’ai adoré le reveal à m’en décrocher la mâchoire. Je ne savais même pas que Sadie Sink était dans le film, parce que vraiment, j’évite au maximum de me spoiler. La voir débarquer a été une grosse surprise. L’introduction d’une X-Men comme ça, sans prévenir ? J’adore !!

Sadie Sink est excellente et le film nous fait découvrir ce qu’elle peut faire avant de nous dire qui elle est, ce qui fonctionne parfaitement. Les gens figés donnent des images vraiment cool, les changements de comportement créent une ambiance presque inquiétante par moments et surtout tout ça permet de très bonnes chorégraphies avec les figurants. J’adore les scènes où Peter doit combattre plusieurs personnes contrôlées sans pouvoir simplement les défoncer puisqu’elles sont innocentes. Ça donne presque un côté arts martiaux à certains affrontements et, encore une fois, Cretton est vraiment à l’aise avec ce type de mise en scène.

Jean qui découvre progressivement ce qui lui est arrivé et qui finit par vraiment libérer ses pouvoirs, c’est également très chouette. Mais alors son origin story… quelle déception. Le personnage avait déjà dans les comics une histoire extrêmement forte : ses pouvoirs se manifestent enfant lors de la mort de son amie Annie Richardson, qu’elle ressent télépathiquement au moment où celle-ci meurt, ce qui explique ensuite une bonne partie de son traumatisme et de sa relation compliquée à ses propres capacités. Marvel rappelle encore cet événement comme le moment fondateur de l’éveil de Jean. Pourquoi changer ça au moment où on introduit enfin Jean Grey dans le MCU ? Je comprends l’envie de la raccrocher à Damage Control et de créer une histoire directement liée au film, mais on perd quand même énormément de ce qui faisait son origine.

Tout le passage sur Sara n’est pas raté pour autant. J’ai moins aimé les flashbacks, qui m’ont paru parfois un peu lourds alors que Sadie Sink n’a franchement pas besoin qu’on insiste autant pour faire passer une émotion, mais le reveal autour de V-Max en est rendu plus excellent. Pendant une partie du film, j’essayais évidemment de comprendre ce que ça pouvait être : une arme, un projet, un mutant qu’on connaît déjà sous un autre nom (Mystique ?), je ne sais quoi de suffisamment important pour justifier tout ce bordel… et la réalité est tellement plus cruelle. Ce ne sont que les lettres que Sara a vues avant de mourir. Le grand mystère autour duquel Jean construit sa recherche n’a pas de signification cachée et c’est justement ce qui rend la révélation aussi frustrante et terrible.

En revanche, je trouve le film beaucoup trop indulgent avec Jean ensuite. Oui, elle a vécu quelque chose d’atroce. Oui, ce que Damage Control fait est monstrueux et les expériences sur elle et Sara suffisent largement à expliquer sa rage. Mais expliquer n’est pas excuser, et Jean fait un paquet de choses absolument terrifiantes pendant le film. Elle possède des gens, leur impose ses actes, en traumatise probablement un nombre incalculable, met des dizaines de civils en danger et LIBÈRE HULK dans New York. C’est quand même un sacré niveau dans l’échelle du… ben je sais pas, en fait, du terrorisme ?

Et peu importe ce que les scénaristes racontent maintenant sur le fait qu’elle n’aurait « techniquement » tué personne : le type qui recule sur la route et se fait percuter par un camion est mort, par exemple. Désolé. On ne me fera pas croire qu’il s’est relevé après le plan pour rentrer chez lui, genre l’air de rien. Même en admettant que Marvel décide officiellement qu’il a miraculeusement survécu, ça ne change pas le nombre de traumatismes que Jean provoque tout autour d’elle. La mort de Sara permet de comprendre sa douleur, elle ne justifie pas tout ; et au risque de me répéter, quand Frank veut empêcher Peter de la libérer de Damage Control, eh bien je comprends complètement sa position. Je reste contre la peine de mort et la balle n’est peut-être pas la meilleure solution, d’accord, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir.

Et ça continue, encore et encore

Le casting ne s’arrête pas là, en plus ! Damage Control n’aide évidemment pas à choisir son camp parce qu’il est impossible de leur faire confiance environ trente secondes après leur arrivée. C’est tellement prévisible que quelque chose va déraper avec eux que j’avais envie de dire à Peter d’aller fouiller les sous-sols avant même qu’une demi-heure de film soit passée. Tramell Tillman, quoi. Il maîtrise parfaitement le registre du double jeu et je ne peux pas lui faire confiance après Severance.

Au milieu de tout ça, je ne sais toujours pas trop quoi penser de Yelena. J’adore Florence Pugh, j’aime le personnage et je comprends l’intérêt d’expliquer où en sont les New Avengers, surtout après Thunderbolts*. La scène en visio est d’ailleurs efficace parce qu’elle permet de faire le point sans prendre vingt minutes et, contrairement à certaines apparitions MCU totalement gratuites, sa présence rappelle au moins que Peter évolue dans un univers où tout le monde continue d’avancer de son côté. Mais je l’ai trouvée un peu bizarrement intégrée, comme si le film ne savait pas toujours quoi faire d’elle une fois les informations données. Banner, Frank ou Jean ont tous une fonction évidente dans l’évolution de Peter, Yelena beaucoup moins.

Peter & MJ

Après, je ne vais pas trop me plaindre de certaines de ses scènes parce que, euh… ils savent VRAIMENT ce qu’ils font avec Tom Holland maintenant qu’il est adulte, pas vrai ? Je crois qu’on n’a jamais autant vu sa peau dans un Spider-Man ; le film s’en donne à cœur joie pour le déshabiller au maximum (enfin, toujours moins que Thor vous me direz). C’est cadeau, ça régale en 4K. Et comme je sais que vous êtes là pour vous rincer l’oeil parce que chaque fois, ce sont les articles sur la nudité et le sexe qui ramènent le plus de monde, vous voyez que je ne vous laisse pas repartir sans rien vous mettre sous la dent.

Bon, il n’y a pas que Tom, cependant. Zendaya est incroyable elle aussi et la relation entre les deux personnages fonctionne tellement bien que certaines scènes n’ont presque besoin de rien pour me rendre triste. Le film ne cherche pas à effacer le twist de la perte de mémoire de MJ, ce qui m’a rassuré. Ce serait tellement facile de faire revenir tous les souvenirs de MJ au bout de trente minutes et d’annuler immédiatement le sacrifice du film précédent, mais ils prennent heureusement une direction plus intéressante.

MJ n’est pas la même qu’avant parce qu’elle a vécu quatre années sans Peter. En même temps, quelque chose reste et c’est là que Zendaya gère vraiment bien. Il y a des réactions, des regards, des choses qu’elle semble reconnaître sans savoir pourquoi et nous, on voit évidemment tout dans les subtilités de son jeu (certains disent qu’elle est mauvaise actrice et je ne comprendrai jamais pourquoi). C’est triste de voir Peter aussi seul tout en étant physiquement entouré des gens qu’il aime.

Leur relation est super bien écrite parce qu’elle ne consiste pas à reconstruire artificiellement ce qui existait avant : Peter doit presque découvrir une nouvelle MJ qui est pourtant la même personne – sauf quand Jean la possède. Par contre, MJ qui ne hurle pas quand il la transporte dans New-York et Peter qui ne capte pas ? Sérieusement ?

Toutes les scènes entre Peter et MJ m’ont rendu fou. Quand il revient de sa première mission tout content de pouvoir lui annoncer qu’elle peut rentrer chez elle et qu’elle, elle a lu la lettre et demande à lui parler sans le masque ? De l’or en barre, tout simplement. C’était tellement, tellement bien !

Les retrouvailles

Ned fonctionne très bien lui aussi et je suis content qu’il ne soit pas juste devenu « l’ancien meilleur ami de Peter qu’on voit deux minutes ». Jacob Batalon retrouve instantanément cette espèce de naturel qui rendait leur duo aussi sympa et ça participe beaucoup à ce que raconte la fin. Pour moi, Ned se souvient très clairement de quelque chose. Le geste revient sans qu’il réfléchisse, comme si le sort pouvait effacer le souvenir de Peter sans réussir à supprimer complètement les réflexes construits pendant des années. J’adore cette idée de mémoire du corps, surtout parce que MJ semble elle aussi commencer à retrouver quelque chose après avoir été figée par Jean.

C’est là que Brand New Day réussit vraiment à prolonger No Way Home sans l’annuler. Le sort de Dr Strange avait toujours laissé un nombre incroyable de questions, j’en avais déjà parlé à l’époque parce que je ne comprenais pas comment MJ et Ned pouvaient se souvenir de leur vie au lycée sans Peter ou comment Happy pouvait connaître May sans savoir qui était son neveu. Le quatrième film ne règle pas tout, loin de là, mais j’aime énormément l’idée que le sort ne soit peut-être pas capable de détruire complètement ce que les gens ont ressenti. MJ et Ned ont oublié Peter Parker, mais des années de relations ne sont pas juste une liste d’informations que Strange peut effacer proprement d’un coup de baguette magique. Surtout qu’il n’a pas de baguette magique. Bref, vous me comprenez.

Les retrouvailles avec MJ et Ned sont géniales, à la fois quand Peter se présente comme Maynard et est clairement juste en manque de ses amis et quand il passe un aprèm avec eux en tant que Peter. D’ailleurs, la gaffe de MJ qui l’appelle Peter, c’est bien écrit, je trouve. C’est peut-être un peu gros qu’elle soit si rapidement familière avec lui, mais elle le cerne si bien en si peu de temps. Ai-je déjà dit que j’étais amoureux de MJ (et Zendaya) ? Non. Si, forcément. Autant que de Peter et Tom Holland. Quel couple agaçant de perfection !

Et tout ça fonctionne aussi et encore mieux parce que le film fait finalement beaucoup parler ses personnages de ce qu’ils ont perdu. Jean est entièrement guidée par la mort de Sara, Peter par May mais aussi par MJ et Ned qui sont toujours en vie et pourtant absents de sa vie, Banner a passé des années à essayer de se débarrasser de Hulk avant de comprendre qu’il devait vivre avec lui et Frank est évidemment défini par ses propres morts. Les flashbacks Jean/Sara m’ont moins touché, mais quand Peter utilise sa propre douleur pour essayer d’atteindre Jean, là, ça fonctionne. Faire revenir May quelques instants suffit évidemment à me toucher et je trouve ça assez beau que Peter sauve encore quelqu’un grâce à ce qu’elle lui a appris. Et puis le message du film gentiment écrit sur la tombe de May ? Aider quelqu’un, c’est aider tout le monde, c’est noté.

Une écriture si riche en détails !

C’est probablement pour ça que le film tient aussi bien malgré tout ce qu’il contient : la richesse et la qualité de l’écriture. Parce que sérieux, quand on fait la liste, c’est n’importe quoi : l’évolution des pouvoirs de Peter, Jean Grey, Damage Control, Hulk, Frank Castle, Yelena et les New Avengers, MJ, Ned, DeWolff, les conséquences du sort, les mutants, les expérimentations, tout un tas de combats et suffisamment de petites références Marvel pour que j’en aie probablement raté la moitié malgré deux visionnages. C’est pas de ma faute, la veste Leroy Merlin (non) du figurant m’a déconcentré en cours de route. C’est un sacré chantier, l’air de rien, j’ai cru que j’allais abandonner l’article franchement – contrairement au film qui est long, certes, mais qu’on ne sent pas passer tant que ça vu qu’il avance assez bien à chaque fois… tout en faisant passer son message.

Il y a en plus plein de petits gags et références qui fonctionnent sans qu’on nous les pointe du doigt pendant cinq minutes. Le Friendly Neighbor, les petits détails autour de Spider-Man, Star Wars avec Ned et sûrement un paquet de trucs que je n’ai toujours pas captés… c’est exactement ce que j’aime avec ces films. Je peux suivre l’histoire normalement et mon cerveau de geek est en parallèle occupé à chercher des conneries dans le décor ou des références à d’autres comics (eh, la fille aux mèches blanches dans le bus là, y a pas à nous faire ça si ce n’est pas Malicia). Michael Giacchino aide aussi énormément à retrouver immédiatement cette version de Spider-Man. Son thème musical est installé depuis tellement longtemps maintenant qu’il suffit de quelques notes pour que tout revienne (surtout que bon, j’ai l’habitude de l’entendre dans l’Avengers Campus de Disneyland aussi), et j’aime la manière dont la musique peut accompagner les grosses scènes sans oublier les passages beaucoup plus intimes avec Peter.

C’est amusant parce qu’au final, malgré tout ce que je viens d’écrire, je ne pense pas que Brand New Day soit le meilleur des quatre. No Way Home garde une place à part pour moi et je ne suis même pas sûr qu’un autre film Spider-Man pourra reproduire un jour ce que j’ai vécu devant. Il y avait le film, bien sûr, mais aussi Andrew Garfield, Tobey Maguire, Daredevil, les anciens méchants et une salle qui explosait à chaque nouvelle apparition. C’était une expérience collective autant qu’un film. Ici, même avec un succès encore plus énorme, l’ambiance était moins folle dans ma salle et le film lui-même est moins construit comme une succession de moments impossibles.

Mais qu’est-ce que c’est efficace ! J’ai adoré retrouver Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, j’ai envie de revoir Sadie Sink en Jean Grey même si j’ai envie de gueuler sans fin sur ce qu’ils font de son histoire. Cretton réussit surtout à prendre tout le casting complètement dingue et à ne pas perdre Peter au milieu. J’ai ri, j’ai eu peur pour MJ, puis pour Peter, je me suis demandé pourquoi quelqu’un continuait volontairement à vivre à New York après tout ce qui arrive là-bas depuis quinze ans et j’ai cru pendant quelques minutes que Mosaic allait devenir une référence connue mondialement. On peut rêver.

Et après ?

La dernière partie m’a surtout donné énormément envie d’en voir plus. MJ semble commencer à se souvenir de Peter, Ned se rappelle très clairement quelque chose, au moins physiquement, et le sort de Strange paraît donc beaucoup moins définitif qu’on pouvait le penser. Il y a de quoi faire avec ça pendant plusieurs films et c’est aussi ce qui rend l’idée d’attendre encore quatre ans assez insupportable. Surtout que je veux aussi voir où Jean va aller, ce que Damage Control prépare, ce qu’il advient de Banner et comment Peter va gérer ses nouveaux pouvoirs une fois le chaos immédiat terminé.

Et puis… cette scène après le générique. Je dois quand même parler de tous les gens qui sont sortis avant parce que ça me frustre toujours autant, surtout que les plans de New York pendant le générique étaient très sympas. Vous avez regardé un Marvel, vous savez très bien qu’il y a potentiellement quelque chose après, pourquoi partir maintenant ? Bon, pour le coup, j’avoue qu’ils n’ont peut-être rien perdu d’indispensable parce que j’étais moi-même un peu dégoûté après avoir attendu aussi longtemps pour… ça. Le Spider-Tracker, l’espace et une nouvelle promesse que Spider-Man reviendra, super.

J’espérais au minimum avoir une confirmation du prochain film où Peter apparaîtrait et, évidemment, je vais immédiatement me contredire parce que j’espère aussi très fort que ce soit Avengers: Doomsday sans qu’on me le dise avant. J’aimerais tellement avoir une vraie surprise et voir Tom Holland apparaître dans le film sans avoir eu six mois d’annonces, de bande-annonce et de photos de tournage avant. On verra, je vais en tout cas continuer d’essayer de garder un maximum de surprises, comme d’habitude et comme avec ce film.

Voilà, j’ai déjà revu le film, j’ai réussi à écrire un article gigantesque dessus et j’ai encore l’impression de ne pas avoir parlé de tout. Je crois que ça dit assez bien à quel point j’ai aimé. Vivement Doomsday maintenant. Et avant ça, vivement VisionQuest (oui, je vais aussi faire un article sur la D23 à un moment… à dans deux semaines et demie, hein).

The Punisher – S01E12-13

Épisode 12 – Home – 16/20
Dans l’ensemble, c’était long et trop bavard, et même l’excellente fin d’épisode ne parvient pas à tout leur pardonner. Je m’attendais à plus d’action, mais finalement le choix est fait de privilégier la tension dramatique. Cela met du temps à vraiment fonctionner, même si je reconnais que l’épisode est marquant et qu’il y a pas mal de moments de celui-ci qui me resteront en tête.

> Saison 1


Spoilers

12.jpg

You’re going away again, aren’t you ? You and Pete ?

L’épisode commence fort avec directement l’interrogatoire de Frank par Dinah, et en vidéo en plus. C’est beau tout ça, ça fait douze épisodes qu’on attendait que Frank fasse enfin le bon choix, celui d’arrêter sa vengeance. Pendant ce temps, David et Léo commencent l’épisode au commissariat, avec la petite fille qui en veut quelque peu à son père d’avoir prétendu être mort.

Si Frank se prête au jeu des questions réponses en protestant un peu, David s’y refuse, parce qu’il ne croit plus en la justice. C’est un peu lourd comme scène, avec comme but de nous faire comprendre que l’associé de Frank a fini par épouser son point de vue. Bon ben, c’est naze, parce que moi, toujours pas ! En revanche, j’ai bien aimé la tronche de Dinah comprenant que Billy n’est pas le seul être atroce dans sa vie, parce que Frank aussi n’est pas un gentil et qu’il a suivi les ordres.

L’avantage, c’est qu’aujourd’hui aussi, il suit les ordres et ça permet de mettre au point un plan pour l’échange des otages. Tout s’y passe comme prévu, ou presque : Billy joue les petits chefs avec de quoi sniper tout le monde, Sarah et Zach sont accrochés à un bidon d’essence, pour le principe, et ils découvrent que David est encore en vie. Celui-ci n’a pas le temps de leur parler qu’il doit déjà monter dans le van des hommes de Billy.

Tout ça, c’est sans compter sur la police qui débarque, avec la ferme intention d’empêcher l’échange. Les choses tournent assez mal assez vite : le feu est allumé après les bidons d’essence, mais David sauve sa famille. Il n’empêche que ça suffit à ce que Dinah demande à ce qu’on tue David pour éviter qu’il ne soit pas embarqué par les hommes de Billy. BEN VOYONS. Si Billy y croit, moi on ne me la fait pas, je n’y ai pas cru.

Tout ça mène à un face à face croustillant entre Billy et Frank, surtout quand ce dernier demande à Billy s’il avait eu au moins le choix de tuer sa famille. Bien sûr, Billy dit qu’il n’était pas là pour cette mission, parce qu’il ne voulait pas en faire partie. Le simple fait qu’il sache sans prévenir Frank, ça me paraît toutefois un motif de meurtre suffisant pour Frank, surtout que Billy connaissait sa famille quoi. Après comme d’habitude, la scène était longue, même si elle était coupée en deux.

Bref, j’étais content de voir arriver Rawlins : sa manière de torturer Frank mettait un peu d’action dans tout ça, même si elle était entrecoupée de Frank rêvant qu’il fait l’amour à sa femme, avant sa mort parce qu’on n’est pas dans la nécrophilie non plus. Ouais, bon, classique, il s’enferme dans un bon souvenir, blablabla.

Bien sûr, ils n’ont pas le choix de le laisser en vie, puisque le décompte pour publier la vidéo en ligne existe toujours. Il finit par accepter, après une longue séance de torture et de longues conversations (trop longues) avec Billy, de désactiver ce compte à rebours… pour mieux réussir à poignarder Rawlins, puis pour lui mordre le cou, comme un chien enragé. Forcément, après ça, Billy l’assomme et Frank repasse un peu de temps avec sa femme.

Comme je m’y attendais, David est encore en vie, et il est énervé après la situation qui est pourtant son idée. Il peut enfin retrouver sa famille, et ça aussi ça fait quelques épisodes que je l’attendais. Je m’attendais à une baffe de la part de Sarah, mais non, elle se contente de repousser David quelques fois, histoire de craquer ; Il y a de quoi craquer.

Après ça, elle se montre amoureuse et… demande quand même des nouvelles de Frank, parce qu’elle n’oublie pas qu’il était là. C’est là que Dinah intervient pour engueuler David, très vexée de voir que Frank les a manipulés et s’est débarrassé de son mouchard, ne voulant pas être suivi à la trace par les flics. Il veut juste sa chance de tuer Rawlins et Billy, quoi.

Ce n’était pas si mal barré avec son coup de couteau dans le cœur de son ennemi borgne, mais pourtant il finit en encore plus mauvais état : Rawlins survit et s’acharne sur Frank, le pauvre. C’est tout à fait son but, cela dit : David révèle à Dinah que le plan, depuis le départ, est d’utiliser les caméras planquées dans le QG pour piéger Billy et Rawlins. Le truc, c’est que les caméras ne sont pas si planquées que ça, donc c’était un peu abusé comme intrigue je trouve.

Après, c’était super bien joué, surtout pour Rawlins, qui fait un excellent cinglé, au point de même faire peur au personnage de Ben Barnes. Oui, Billy se rachète une conduite au dernier moment en coupant un peu les liens de Frank.

Celui-ci décide d’abandonner Maria qui voulait l’attirer à lui et grâce un petit shot d’adrénaline donné par Rawlins lui-même, il a assez de courage et de force pour le tuer. C’était sanglant, dégueulasse et ça remonte le niveau de l’épisode de voir Rawlins finir si violemment. Et puis, après cet épisode à torturer Frank, c’était mérité, avec une jolie montée de la musique.

Le tout est observé par un Billy qui prend très clairement son pied à regarder tout ça se dérouler sous son nez. Pourquoi pas, chacun ses kiffs. En revanche, il ne kiffe pas découvrir qu’il s’est fait piéger par Frank quand la police intervient. C’est juste à temps pour éviter que Billy ne tue Frank, et juste à temps aussi pour le blesser à la police. Cela dit, Billy parvient à s’enfuir, parce que sinon ce ne serait pas drôle. L’épisode se termine par Frank se réveillant dans les bras d’un David heureux de l’avoir trahi pour qu’il survive… Bon, comme la majorité de l’intrigue est résolue dans ce bain de sang, j’ai un peu peur de ce que donneront les 55 dernières minutes.


Épisode 13 – Memento Mori – 18/20
Ce n’est pas leur meilleur épisode, mais c’était une sacrée conclusion de saison, même si je connais assez les comics pour avoir vu venir la décision finale de cet épisode. C’est une fin de saison réussie, qui boucle bien l’histoire. J’en profite : c’est rare avec les séries Marvel/Netflix, et il va maintenant falloir que je passe à des séries qui n’auront pas de vraie fin…

> Saison 1


13.jpg

Dying’s easy. You’re gonna learn about pain.

Je m’attendais presque à une ellipse de quelques mois, mais non, on reprend dans la même soirée. Dinah accepte de ne pas emmener Frank à l’hôpital, parce que cela voudrait dire l’envoyer en prison. À la place, elle l’emmène donc chez ses parents, parce que ça sert d’avoir un père médecin apparemment. Pas génial en revanche d’avoir une fille flic, parce que Frank, il leur ruine leur drap en deux minutes.

Une petite intervention du médecin plus tard, Frank va beaucoup mieux et peut déjà parler, puis se relever et être habillé par David, qui lui offre un petit tas de billets de banque pour qu’il puisse vivre tranquillement à présent. C’est un peu gros tout ça : il vient d’être passé à tabac. Même si c’est Frank, il faudrait au moins plusieurs jours pour s’en remettre.

Et puis David et Dinah le chassent, ce qui est normal car la police va vite être à sa recherche, mais moi, je suis frustré de ne pas l’avoir revu avec Karen, même si Dinah utilise la même stratégie qu’elle pour justifier ce qu’elle a fait en le laissant s’échapper : la police n’a pas de preuve pour l’arrêter et elle s’en tire bien. Comme elle ne sait pas où est Frank désormais, elle est simplement punie à écrire un rapport. Rien de bien fou, mais elle plaît à Marion. Tu m’étonnes.

Dinah est quand même sacrément sous-exploitée dans l’épisode, forcée de rédiger que Frank a finalement réussi à s’enfuir en prenant le dessus sur elle, et apparemment, ça la dérange.

Bien que probablement recherché par tous les policiers de la ville, Billy rentre chez lui pour retirer la balle qui s’est logée dans son épaule dans l’épisode précédent. Une fois que c’est fait, il se prépare un sac de voyage et n’hésite pas à tuer tous les policiers en intervention pour l’arrêter dans son appartement. C’est un peu gros, mais ça lui fait une scène bien badass qui termine par un plan Joker à l’hôpital où il fait péter tout son immeuble. Normal.

Il se rend ensuite chez Curtis pendant qu’il dort, réussissant à prendre le flingue sous son oreiller sans même le réveiller. Quand il se réveille, c’est donc pour répondre à l’interrogatoire de Billy, vexé de découvrir que Curtis savait que Frank était en vie avant lui. Il a l’air de vraiment leur en vouloir, alors qu’il aurait pu sauver la famille de Frank et ne l’a pas fait…

Malgré tout, Curtis décide de se faire un petit café et c’était juste excellent : il fait diversion pour avoir le temps d’ouvrir les rideaux, sachant très bien que Frank est en fait sur un toit, prêt à jouer les snipers. Je ne m’y attendais pas, et ça faisait une jolie scène d’action, même si là encore, Billy s’en tire et Curtis se prend une balle dans l’épaule. C’est con.

Frank prend donc la peine d’appeler Curtis histoire de pouvoir… fixer un rendez-vous à Billy. Toute l’histoire entre eux atteint donc son apogée pour être réglée à minuit ce jour-là. Il n’empêche que Frank le laisse s’échapper en se remémorant que le lieu de rendez-vous fixé par Billy est une fête foraine où ils avaient passé de bons moments en famille, tous ensemble. Mais quelle angoisse, cette trahison de Billy.

Le détour par la fête foraine est intéressant, à la fois dans le passé et dans le présent. Dans le passé, Billy est grave cool comme oncle. Dans le présent, Billy est un connard qui n’hésite pas à relancer le carrousel, sachant parfaitement que ça va faire du mal à Frank, et quitte à terroriser des adolescents qu’il prend en otage et attache au manège pour ça. C’est con de se retrouver pris entre deux mercenaires comme ça, quand même.

Une fois de plus, Billy parvient à blesser Frank alors que Dinah reçoit sur son portable les coordonnées de la fête foraine, comprenant très bien de quoi il s’agit. Bien qu’ayant reçu l’ordre de ne pas bouger de son bureau, elle n’hésite pas à le faire et à se rendre sur place, où les deux soldats n’hésitent pas à s’attaquer avec des armes puissantes, y compris après être monté sur le manège en marche. Le tournage a dû être horrible franchement.

L’air de rien, Frank réussi à nous défigurer Billy (c’est dommage) qui sent une balle lui traverser la joue. C’était gore à souhait et assez pour énerver définitivement Billy qui décide de s’en prendre aux otages pour avoir la certitude que Frank sorte de sa cachette. C’est effectivement efficace et il reprend le dessus. C’est à ce moment-là que Dinah arrive. Alors qu’elle avait tous les avantages de son côté, elle se fait tirer dessus par un Billy avertit de sa présence par… ces cons d’otages ! Ils lui demandent de l’aide quoi, et paf, balle dans le crâne. C’est dégueulasse.

Cela donne toutefois l’avantage à Frank qui n’hésite pas à le prendre. Le combat est violent, sanglant et terrifiant. Et ça finit de la meilleure manière possible : Frank refuse finalement de tuer Billy, préférant le défigurer avec un miroir. La seule attache de Billy dans ce monde, c’était sa beauté, et franchement, entre la balle dans la joue et les bouts de miroir en lui, je pense qu’il n’y avait pas pire situation envisageable pour lui. C’était donc pleinement kiffant à voir, même si j’ai malgré tout eu de la peine pour lui.

Est-ce que je suis plus attaché au méchant qu’au gentil ? Oups ! Le gentil Frank libère les otages après avoir fichu Bill dans un coma dont personne ne sait s’il se réveillera (donc il se réveillera) avec ou sans souvenir (donc avec).

Frank reste malgré tout sur les lieux du crime cette fois, parce que Dinah s’est pris une balle dans la tronche, mais elle est encore en vie. Il est prêt à se faire arrêter si ça veut dire la garder en vie. C’est beau, et ça lui vaut sa liberté ensuite : quand Dinah se réveille, intacte malgré la balle, elle demande qu’il soit relâché, qu’on le dise en cavale et qu’on retire son ADN ou ses empreintes des fichiers de police. Bref, il peut reprendre sa couverture de Pete Castiglione, même si je trouve ça abusé de le voir finir l’épisode à se balader en ville et dans le groupe de Curtis comme si de rien n’était alors que genre trois jours plus tôt, il y avait sa tronche sur tous les écrans de télé. Mais bon.

Autrement, Sarah, ses enfants et désormais David sont tous sous protection policière désormais. Il reste évidemment à résoudre leur intrigue familiale, mais ça ne peut pas se faire en un petit épisode comme ça. Il faut une période de réajustement comme le dit David, mais un épisode ne peut suffire à nous la montrer. Les scénaristes prennent quand même le temps de nous montrer tout ça, ce que je trouve plus flippant qu’autre chose, parce que j’avais peur de retombées négatives imprévues.

Finalement, l’idée était de nous montrer que Sarah voulait faire l’amour dans la salle de bain pendant que tout le monde est dans la pièce d’à côté. Bon, en même temps, après un an d’abstinence, c’est probablement important d’en revenir à ça, même si c’est bref, inévitablement. La saison termine bien pour eux, avec des retrouvailles de toute la famille dans la maison. Ouep, tout est mal qui finit bien dans cette première saison.

13-2.jpg

EN BREF – La série a su tenir l’ensemble de ses promesses sanglantes et violentes, tout en conservant le cachet Netflix, avec lequel l’habitude me fait de plus en plus regretter les longueurs de mise en scène et les lenteurs de certains épisodes. C’est regrettable, car en 45 minutes au lieu de 55 minutes, la série aurait pu être encore plus percutante je pense.

Il n’empêche qu’il est à peu près sûr que je reverrais au moins certains épisodes de cette saison et qu’en attendant, ils me resteront en tête. La saison est blindée de scènes mémorables, et ça c’est cool. Si je regrette d’avoir mis autant de temps à la voir – la saison est sortie il y a deux ans ! – je me console en me disant qu’il me reste à voir la saison 2 et toutes les autres séries de la collaboration Marvel/Netflix. Tant que je suis sur ma lancée, je crois même que je vais enchaîner jusqu’à l’overdose… Parce que cette saison me laisse presque sur ma faim, je dois dire !

13-3.jpg

> Saison 1

The Punisher – S01E11

Épisode 11 – Danger Close – 17/20
Les éléments se mettent tous en place, un à un, pour mener à ce qui sera la fin de saison. On sent qu’il ne manque plus grand-chose pour conclure les intrigues entamées et j’attends beaucoup de la manière dont tout ça va se terminer, parce que ça a mis le temps à se construire, alors il faut que ce soit génial maintenant !

> Saison 1


Spoilers

11

Nice suit. Hope it’s bulletproof.

Après une soirée de travail hier, il est temps pour moi de reprendre la série, puisque j’approche enfin de la fin de cette saison qui m’aura pris une année complète à voir quand même. Il suffisait pourtant de me décider. L’épisode reprend par un joli montage de Frank plongé en dépression au lever du soleil : il a compris que Billy était désormais son ennemi, alors que c’était censé être un ami proche. C’est triste, surtout que les médias sont du côté de Billy, pas de Frank.

Cela lui permet de narguer à la télévision notre héros, mais aussi Dinah en assumant avoir une relation de proximité avec la police. Bizarrement, elle n’est pas ravie, c’est dingue, non ? Frank non plus n’est pas ravi, mais il doit d’abord commencer l’épisode par se nettoyer en rentrant au QG après sa petite dépression. Il y retrouve David, à qui il n’adresse pas un mot alors que celui-ci a pas mal de questions à lui poser, puisqu’il n’a pas eu la chance de suivre l’épisode précédent. À défaut de réponse, David peut toujours l’aider à se soigner… jusqu’à ce qu’il pète un câble injustifié.

Il en veut à David de l’avoir trahi puisqu’il a parlé à Dinah, mais, franchement, David a juste été hyper loyal toute la saison avec un type flirtant avec sa femme tout en étant insupportable à ne pas écouter ses conseils. Bref, encore une série dont je ne supporte pas le héros, pour changer.

Du côté de Sarah, c’est un peu la cata. Elle découvre que Pete est le Punisher, et ses enfants aussi, parce que son visage est partout à la télévision. Leo se sent tout aussi trahie que sa mère, alors que le fils est juste de nouveau insupportable. Ce n’est que le début d’un épisode très bon pour cette intrigue, puisque Sarah reçoit ensuite la visite d’un flic qui dit avoir été appelé parce que Frank aurait été aperçu dans la maison ; ou en tout cas parce qu’on l’aurait appelé pour qu’il vienne.

Loin d’être bête, Sarah comprend vite qu’il faut mentir sur ses liens avec Frank ou sur la présence de Léo dans la maison, alors qu’elle est à l’étage que le flic ne la voit pas. Eh oui, ce n’est pas vraiment un policier malgré l’uniforme : les questions qu’il pose, trop précises, font tout de suite comprendre qu’il est plutôt dans le camp des méchants recherchant Frank.

Ni Zach, ni Sarah ne parviennent à s’échapper : oh, ils courent et ont un couteau pourtant, mais le « flic » n’étant pas seul, ils n’ont pas beaucoup de chance… C’est d’un triste ! Ils se font donc enlever alors que Leo s’enfuit par la fenêtre, et ni Frank, ni David ne s’en rendent compte malgré les caméras. Ils sont trop occupés à s’engueuler pour ça.

Heureusement, David se sert de sa famille pour convaincre Frank de rester et celui-ci se rend compte de ce qu’il en est. Ensemble, David et Frank contactent et retrouvent Leo, qui se cache dans un parc, merci pour le Bingo Séries. C’est une chance que ce soit Leo qui réussisse à s’échapper, elle me paraît quand même plus débrouillarde que son frère.

Frank lui promet de venir la chercher, mais à la place, il envoie David, considérant que, de toute manière, la planque n’est plus sécurisée maintenant que Sarah est enlevée : elle avait le numéro de Frank, c’est trop risqué. Décidément, les choses s’accélèrent dans cet épisode.

D’ailleurs, la survie, rendue publique, de Frank fait peur aussi à Rawlins, qui s’en confie à sa boss, Marion. Il n’a pas bien le choix de le faire : il est trempé dans des affaires louches, Frank le sait et c’est donc un danger pour eux deux. Bref, sa boss est forcée d’ordonner le meurtre de Frank qui, après tout, est un meurtrier lui-même. Rawlins a bien préparé ses arguments et il obtient donc l’accord de sa boss, ce qui lui permet de se servir des services de la CIA pour… retrouver Sarah. Evidemment que c’est lui qui est derrière l’enlèvement de Sarah.

Pendant ce temps, Dinah prend la décision d’appeler Billy pour l’interroger, et c’est une scène brillante qui ne me fait pas regretter de reprendre la série ce soir. Elle le confronte aux photos du meurtre de son partenaire et s’il fait son malin avec elle, ce n’est pourtant pas lui qui finit par prendre le dessus. Oh, elle n’a pas de quoi l’arrêter, mais juste de quoi le faire flipper en lui disant qu’elle sait que Rawlins est derrière tout ça et que peut-être Frank l’attend en bas de l’immeuble. Ah, si seulement.

Rafi, son boss, est moins ravi que moi de cette tournure des événements : il considère qu’elle a fait une erreur de débutante en prévenant Russo que la police voulait le coincer. En même temps, ce n’est pas vraiment une surprise non plus, quoi. Bon, ce qu’il faut en retenir, c’est que Rafi veut surtout voir Dinah retrouver David (Micro) et Frank.

Il lui présente ensuite Marion, à qui il présente tout l‘affaire de Kandahar dans laquelle était mouillé Rawlins. Heureusement qu’il l’a prévenu avant, ça lui évite d’être surprise… jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il y a eu des morts sur le sol américain, ce qui change tout. Bon, il n’empêche qu’elle n’aime pas beaucoup Dinah.

Les retrouvailles entre David et Leo sont plutôt mignonnes et tendres, même si je n’étais pas particulièrement en paix avec ces retrouvailles dans un lieu pas si public – juste assez pour qu’on les tue par surprise, quoi. Ce ne fut pas le cas heureusement.

À l’inverse, Frank tue par surprise l’un des hommes de Billy : sans trop de surprise, ils viennent envahir le QG de David, dont la « bombe » est prête à exploser. Comme tout est plongé dans le noir, Frank en profite pour tuer quelques hommes avant qu’ils ne comprennent être dans un piège. Heureusement pour lui, il s’est déjà remis des blessures de l’épisode précédent et il a très bien prévu son piège. Il tue tout un tas de personnes, espérant que Bill soit parmi les hommes envoyés pour le tuer, lui et David. C’est vrai que ce n’était pas malin d’envoyer de simples soldats surentraînés après Frank : ils ne font pas le poids et le Punisher s’éclate : décapitation pour coller une grenade sur une tête, explosifs bien planqués dans le QG, faire croire à la survie d’un soldat pour mieux le tuer parce qu’il en reste un… c’est fun comme tout.

Il bute sans souci l’ensemble des soldats, à l’exception d’un, qui est évidemment celui qui a mené à bien l’enlèvement (parce que faudrait pas payer deux acteurs quand un suffit). Malheureusement, il n’a aucune info sur le lieu où se trouvent Sarah et Zach. Il a toutefois un portable qui permet à Frank d’appeler Billy et de lui parler… C’est chouette de voir les voir deux amis discuter du bon vieux temps (non) et de leurs affaires en cours. Ils trouvent rapidement un terrain d’entente pour procéder à un échange : David contre Sarah et Zach.

De son côté, Rawlins parvient à convaincre Marion de ne pas le trahir, mais de plutôt reporter la faute sur Billy. Sympathique… mais pas autant que la fin d’épisode qui nous met en place la fin de saison : Billy découvre qu’il reste dix-huit heures avant que la vidéo de la torture ne soit mise en ligne et Frank décide enfin de faire confiance à Dinah. Alléluia. On termine donc avec la flic qui retrouve David et Leo, et Frank qui rassure Leo comme il peut. Touchant.

> Saison 1

The Punisher – S01E08-10

Épisode 8 – Cold Steel – 16/20
Une fois de plus, cet épisode se concentre surtout sur la dynamique entre les différents personnages, faisant avancer bien lentement les différentes intrigues. D’ailleurs, je dirais même trop lentement. Heureusement, la fin d’épisode est suffisamment bonne pour remonter le niveau en flèche et permettre à l’épisode d’atteindre une note confortable, même si j’aime de moins en moins le personnage de Frank.

> Saison 1


Spoilers

08.jpg

You need to check on my family right now !

Vous ne rêvez pas, je n’ai pas mis un an avant de me relancer dans la série, comme quoi tout est possible avec un peu de bonne volonté. Tant que je suis encore dans l’ambiance de la série ET dans l’intrigue, je me suis dit que je pouvais bien en profiter pour enchaîner les épisodes. En plus, c’est un lundi sans inédit pour moi – le premier depuis bien longtemps ! Cet épisode reprend sur Billy se préparant à aller au travail, avec un beau costard. Il met tellement le temps, c’est une morning routine bien lente et sans stress pour un homme d’affaire/agent d’une unité spéciale.

On le suit pendant qu’il rend visite à une dame plus âgée que lui, plongée dans une sorte de paralysie muette. C’est probablement sa mère, et il n’ose pas lui dire toute la vérité, parlant de manière détournée du retour de Frank. Assez vite, on comprend qu’elle ne l’aime pas beaucoup et même qu’elle est effrayée par la présence de Billy. Il reste calme dans la manière dont il lui parle, mais il est plus que clair que c’est une vraie torture pour elle. Billy, quoi.

Avec une petite injection, il parvient à la calmer à nouveau, et c’est flippant à voir, parce que c’est clairement un tranquillisant. Après ça, il retrouve Dinah pour un petit temps pépère sous la douche avec elle, et ça passe son temps ensuite à comparer ses cicatrices et ses histoires de guerre. Ne sont-ils pas mignons ?

La scène est un peu longue, puis le but est simplement de continuer à humaniser Billy. C’est bien, ça fonctionne, surtout que je l’aime par défaut ; mais comme on sait que c’est un méchant, c’est juste trop long quoi. C’était déjà mieux quand il retrouve Rawlins et que celui-ci lui demande de retrouver Frank Castle qui en sait trop sur leurs opérations.

Dinah continue son enquête avec son collègue qui espère toujours plus avec elle, même s’il sait que ça n’arrivera pas. Les deux montent une nouvelle opération, mais en étant assez malins cette fois pour penser à ne pas la mettre en ligne où ils risqueraient d’être compromis. C’est bien, ils apprennent de leurs erreurs finalement.

De son côté, Frank n’est pas parvenu à tuer Rawilns et ça énerve David, mais la conversation tourne rapidement court quand il se rend compte qu’il ne parvient pas à accéder aux caméras planquées chez lui. En effet, il n’y a plus rien que des images noires sur son écran et ça a de quoi l’inquiéter, évidemment.

Frank accepte donc de se rendre à nouveau chez Sarah qui va bien et… lui propose un verre à boire. Elle est vraiment alcoolique, c’est dingue le nombre de verre qu’elle s’enfile depuis le début de cette saison ! Bon, ils papotent tranquillement et c’est mignon à voir ça aussi, et ça donne soif aussi de les voir boire tant de vin.

David est en grand stress alors qu’ils passent du bon temps entre eux, à parler du fait qu’elle se soit déconnecté pour punir son fils. C’est cool, mais Frank aurait pu au moins prétexter quelque chose pour envoyer un SMS à David, franchement. Bon, finalement, il s’arrange pour reconnecter la box de Sarah qu’elle n’arrivait pas à remettre, et pour le remercier, elle… lui parle de David, puis de sa femme. Il est de plus en plus clair qu’elle drague « Pete » et l’alcool ne l’arrange pas. Et puis, bon, Frank lui a offert des fleurs sans raison, quoi. Dans le genre message de drague pas subtil…

Forcément, elle embrasse Frank, et on n’a même pas la réaction de David, alors que ce n’est pas rien quand même. Oh, finalement, il se réfugie dans l’alcool lui aussi, surtout que même s’il finit par la repousser, Frank s’est d’abord laissé aller au baiser. Du coup, quand il retrouve David, ce dernier est déjà bourré et ça se termine donc en partage d’un verre de plus pour tous les deux, avec David qui raconte sa première rencontre avec Sarah. C’est bien sympathique tout ça, mais ce n’est pas aussi passionnant que prévu non plus. Je veux dire, on a connu des épisodes et scènes plus intéressants que David disant que le sexe lui manque, qu’il est monté comme un élan et qu’il veut lui montrer sa bite. Et il le fait.

Son exhib lui libère aussi l’esprit, parce qu’il se dit d’un coup qu’ils pourraient tout simplement contacter Madani pour mettre fin à cette saison : s’ils racontent tout à Dinah, avec la vidéo de David et le témoignage de Frank, elle pourra arrêter Rawlins et David pourra rentrer chez lui. C’est vrai que ce serait plus simple. Frank l’assomme, histoire de lui éviter d’aller au bout de cette solution logique. Il me gave de plus en plus ce héros.

Le lendemain, David se réveille avec une gueule de bois et toujours l’envie de contacter Dinah, ce que Frank refuse toujours. Ils sont par chance interrompus par un coup de fil de Sarah, on peut difficilement trouver mieux pour les séparer davantage : Sarah est terrifiée à l’idée que son fils, Zack, puisse avoir l’intention de blesser quelqu’un parce qu’elle a trouvé un couteau dans son sac. Elle s’en confie à Frank qui décide donc de prendre les choses en main, avec l’aval de David bien sûr.

Frank se retrouve donc à parler avec Zach pour lui faire la morale et lui expliquer que faire le mal, c’est mal. Il peut parler, ma foi. Finalement, Sarah avait tort sur toute la ligne, et Frank s’en rend compte quand il menace d’égorger Zach, juste pour sa voir sa réaction. Quelle surprise de le voir alors terrifié (lol) et en larmes, parce qu’il voulait juste avoir un couteau par peur qu’on l’agresse. Il s’avère en effet qu’il n’a plus d’amis depuis la mort de son père. Ce dernier essaye de revenir auprès de son fils alors qu’il joue ensuite dans la rue avec Frank, mais le Punisher l’en empêche bien évidemment, quitte à lui dire qu’il est prêt à contacter Dinah.

Pendant ce temps, celle-ci a donc monté une nouvelle opération qui tourne au désastre avec un flic abattu par l’un des hommes de Billy. Ben oui, évidemment que le but de cet épisode est de mener à une confrontation entre les deux amants et l’ensemble de leurs hommes : Dinah et son collègue ont fait semblant d’avoir une piste pour retrouver Castle, pour voir qui allait venir à leur rencontre. C’est réussi. On notera que le figurant flic avec un casque meurt d’une balle dans la tête mais que les personnages principaux que sont Dinah et son collègue Stein n’ont pas de casque pour se protéger, parce qu’à quoi bon ?

Faudrait pas qu’on puisse ne pas les reconnaître, on a déjà Billy qui a une cagoule ! Celui-ci parvient à s’enfuir bien qu’il soit encerclé par les flics, ce qui n’a pas trop de sens, mais bon c’est Billy. Quand Stein le rattrape, on sait très bien comment ça va finir pour lui, malheureusement. Il réussit à retirer la cagoule de David mais baisse un peu trop sa garde et se fait tuer. Il connaît son meurtrier, qui lui révèle qu’il écoutait les conversations dans le bureau de Dinah. De toute manière, la rivalité entre eux par rapport à elle n’a rien de nouveau.

Bien sûr, il se fait égorger dans les règles de l’art, mais il est encore en vie quand Dinah arrive. C’est ce qu’il faut pour que la scène soit hyper choquante : il meurt dans les bras de Dinah sans parvenir à lui donner l’identité du meurtrier, alors qu’on lit très bien dans ses yeux que c’est tout ce qu’il a envie de faire. C’est si triste.

Le pire, c’est qu’en plus, Dinah est tellement en état de choc ensuite qu’elle appelle Billy pour l’aider à se nettoyer tout le sang collant qu’elle a sur elle. Triste fin d’épisode.


Épisode 9 – Front Toward Enemy – 19/20
C’est de manière explosive que cet épisode parvient à réinstaurer une bonne tension pour la série, avec une intrigue mise de côté dans l’épisode précédent. Bizarrement, cette intrigue qui me blasait jusque-là m’a passionné, parce que le suspense est là, l’écriture est excellente et l’ensemble particulièrement prenant. Difficile de ne pas être à fond dans cet épisode.

> Saison 1


09.png

Give me liberty or give me death.

Dinah se réveille mais ne sort pas de son état de choc pour autant. Tu m’étonnes. Par chance pour elle, elle a quand même une mère psychologue, ça aide bien à faire le travail d’introspection nécessaire pour aller mieux. Cela ne l’empêche de rester au lit quelques jours, sans savoir qu’elle est en train d’être espionnée par David et Frank, sur le toit d’un immeuble à proximité. C’est de là qu’ils entendent et voient une explosion à proximité. Bien, c’était inattendu.

C’est une manière de ramener dans la série le personnage de Lewis, parce qu’il est évident qu’il est derrière cet attentat avec pas moins de trois explosions. Il a l’intelligence d’envoyer une lettre pour expliquer ce qu’il a fait directement à Karen, qui marque son retour attendu dans la série. J’aime beaucoup la retrouver, pour la troisième fois, parce qu’elle se retrouve en plus au cœur de l’intrigue. Je ne peux pas dire que c’est une intrigue qui me passionne, parce que je n’en ai rien à faire de Lewis, mais le coup des bombes fonctionne bien.

L’éditeur de Karen n’a pas du tout envie de publier la lettre de Lewis, néanmoins, alors qu’elle voudrait le faire et répondre directement à ce courrier anonyme. Bon, son éditeur, Ellison, a la meilleure stratégie, préférant demander la marche à suivre au FBI, mais ça met le journal en danger aussi : Lewis les menace de tout faire sauter si sa lettre d’appel aux armes n’est pas publiée. Quant à Karen, il la choisit parce qu’elle a défendu le Punisher publiquement.

Finalement, la lettre est publiée et Karen prend tous les risques du monde en ajoutant qu’elle le pense lâche et terroriste. Magnifique. Il va de soi qu’après avoir assisté à l’attentat, Frank s’intéresse de près à l’affaire, surtout quand il comprend que Karen est sur le coup. Il l’écoute donc mener une interview à la radio, en compagnie d’un sénateur, et c’était passionnant à voir.

Ben oui, ça me rappelle que Karen est plutôt conservatrice et pro-armes à feu, ce qui est toujours intéressant à entendre quand c’est bien écrit comme là. Je reste du côté du sénateur, c’est-à-dire plutôt contre le port d’armes, mais les arguments de Karen se tiennent à peu près. Dans l’ensemble, en revanche, ce débat ne mène nulle part : on sent que la série a envie de parler d’un sujet d’actualité au cœur de son intrigue, mais elle échoue à le faire de manière sérieuse et convaincante, exactement comme les nombreuses fois où un personnage essaye d’expliquer à Frank qu’il se trompe… mais le soutient malgré tout trente secondes plus tard quand Frank fait ce qu’il veut.

Bien évidemment, Lewis en profite pour appeler la radio, parce qu’il veut s’en prendre au moins verbalement à la journaliste. Ce n’était pas la plus brillante de ses idées : Karen se défend bien, mais Frank reconnaît la voix de Lewis, notamment grâce à une phrase en latin qu’il avait déjà employé au groupe de Curtis. Ce dernier aussi reconnaît la voix de son poulain, et comme il ne le trouve pas chez lui, il décide de se rendre chez Carter, c’est-à-dire l’homme planté au couteau par Lewis. C’est gênant.

Alors que Frank cherche à retrouver grâce à David et internet le protégé de Curtis, celui-ci tombe donc sur le cadavre de Carter, et sur un téléphone décomposé ayant servi à fabriquer la bombe. Eh oui, cette maison est le nouveau QG du terroriste qui est là lui aussi. Lewis n’hésite pas à s’en prendre à Curtis, et il finit par prendre le dessus sur lui, le tabassant ensuite avec… la prothèse de jambe de Curtis. Dans le genre vie de merde !

Frank retrouve rapidement la trace de Lewis, mais avant d’aller au bout de ce qu’il veut faire, il contacte quand même Karen qui le supplie de faire le bon choix pour une fois, c’est-à-dire le choix de la légalité. Pas gagné. Il découvre seulement après, toujours grâce à David, que Curtis et Lewis sont au même endroit, et il craint directement le pire.

Il a bien raison : Curtis n’est pas mort, mais il est transformé en bombe humaine malgré lui, ce qui n’est pas spécialement bon signe. La bombe est reliée à un téléphone, et on sait ce que ça veut dire en général. Plutôt que de s’occuper de la désactiver, Frank réveille d’abord Curtis pour savoir ce qu’il s’est passé, et parce qu’il s’inquiète pour son pote. Sans grande surprise, Curtis est dégoûté de s’être fait battre par sa propre jambe.

De manière plus surprenante, en revanche, Lewis est encore dans les parages, à s’apprêter à jouer les snipers. Il reconnaît toutefois Frank et décide d’appeler le portable de Curtis pour lui parler et essayer de comprendre comment il a survécu… puis surtout à essayer de lui faire entendre sa version des choses. Tiens, je me rends compte que je n’en ai pas spécialement parlé, mais bon, il n’y a pas grand-chose à dire : il trouve que le gouvernement s’occupe mal du pays et de ses citoyens, les mettant en danger en les laissant dans leur confort. Il est donc pro-arme et veut se venger du système, d’où l’attentat sur des bâtiments fédéraux.

La conversation avec Frank ne mène nulle part, parce qu’il a beau conseillé à Karen de rester calme face à Lewis, il n’est pas beaucoup mieux et l’insulte à son tour. Cela n’empêche pas Frank de chercher un moyen de sauver Curtis, notamment en parlant à nouveau à Lewis qui veut bosser avec lui. Pour l’attendrir, il lui raconte donc comment Curtis a perdu sa jambe, parce que c’est en fait de la faute de Frank qui s’est laissé lui-même attendrir par une femme qu’il croyait enceinte.

Tout ça finit par faire hésiter Lewis qui ne parvient pas à se décider à tuer Curtis et Frank, et qui finit même par leur donner de quoi survivre en expliquant à Frank qu’il suffit de couper le fil blanc, alors qu’il vient d’appeler les flics qui sont en approche et dont on entend les sirènes un bon quart d’heure avant leur arrivée (c’est mon côté marseillais). C’était une scène bien prenante et ce n’était rien par rapport à la fuite de Frank qui s’enchaîne ensuite. Il parvient bien sûr à s’échapper, notamment en volant une voiture de police dans un excellent plan-séquence assez court mais particulièrement réussi.

Pendant ce temps, le sénateur Ori, qui a partagé du temps d’antenne avec Karen et s’est fait directement insulter par Lewis, décide de recruter Anvil, la société de Billy, pour sa protection personnelle. Cela ressemble fort à un bon choix : Billy, c’est quand même un gage de sécurité, même s’il ne fait que laisser ses hommes avec la consigne de ne pas utiliser leurs flingues, si possible.

Bon, de son côté, Dinah continue sa dépression et en parle aussi à Hernandez. Elle est en dépression, est dégoûtée de savoir son partenaire mort par surprise, et tout un tas de choses du même genre. Elle cherche aussi à oublier sa peine avec Billy, qui refuse de coucher avec elle pour ça, parce que selon lui, ça ne l’aidera pas spécialement.

Après tout ça, elle prend la décision de parler publiquement de son affaire en cours, et pour moi, elle fait l’erreur de s’en confier à sa mère. C’est le genre de chose qu’il vaut mieux garder pour soi quand on prend une décision pareille. Elle devrait savoir à ce stade de la série qu’il ne faut faire confiance à personne !

Elle se rend ensuite tranquillement dans un bar où David décide de prendre contact avec elle pour lui révéler tout ce qu’il sait et lui confirmer que Frank est bien en vie et est le témoin dont elle a besoin. Bon, la confirmation que Frank est en vie, ce n’était pas forcément nécessaire, parce que cet idiot s’est fait très clairement filmer par la caméra de la voiture de police qu’il a volé. OUPS. Le monde entier apprend donc qu’il est encore en vie, ce qui laisse Karen, David et Dinah plutôt filppés pour lui.

Quant à Frank, il retourne au QG pour mieux découvrir que son partenaire n’est plus là et que sa tête est partout à la télévision…


Épisode 10 – Virtue of the Vicious – 20/20
Oh, voilà une vraie réussite : le schéma choisi pour le scénario est un schéma que j’ai tendance à détester habituellement, mais là, chaque pièce du puzzle s’emboîte tellement parfaitement que cela nous offre une cinquantaine de minutes nous laissant à bout de souffle. Beaucoup de révélations sont faites, beaucoup d’avancées sont proposées et c’est de loin les meilleurs moments de la saison. Je suis curieux d’en voir les retombées à présent.

> Saison 1


10.png

You’re gonna wish you killed me.

Je pense qu’il était juste impossible pour moi d’aller me coucher après l’épisode précédent, même si ça ne m’aurait pas fait de mal. Celui-ci reprend drôlement bien aussi, avec Lewis assassinant un homme de manière hyper simple et drôlement flippante tant c’est simple en fait. Malgré tout, Lewis reste humain et il laisse s’échapper les oiseaux de sa victime pour qui il semble pris d’affection… Du moins, il tente, mais les oiseaux ne sont pas trop de cet avis-là, préférant rester en cage, ce qui le soule, à terme.

Il s’avère que l’homme tué est en fait un des hommes de Billy, qui se fait ensuite interroger par la police. Yep, il n’a pas réussi à protéger tout à fait Ori : celui-ci est en vie, certes, mais il a perdu quatre hommes durant une attaque dont on ne sait encore rien et qui m’a donné l’impression que j’avais oublié de télécharger un épisode sur Netflix. Finalement, c’était juste la construction de l’épisode qui était chiante.

En effet, on repart ensuite six heures plus tôt où Billy protégeait encore le sénateur quand il a reçu un coup de fil de Frank. Cela permet au Punisher qui n’a pas puni grand monde cette saison d’avertir Billy de l’arrivée de Lewis auprès du Sénateur. Il lui demande aussi de mettre à distance ses hommes pour son arrivée à lui. Chacun sa vengeance, clairement.

Six heures plus tard, le Sénateur est invité à revenir dans la pièce où on lui a sauvé la vie, mais surtout la pièce de l’attaque contre sa vie. Face à tant de violence, il a dû utiliser un flingue et il voit complétement sa vie bouleverser par ça. Il raconte à la police qu’il l’a fait pour avoir l’occasion d’aller appeler les secours. Ce qui est intéressant dans cette construction ? Elle permet des mensonges de la part des témoins… et elle fait à nouveau intervenir Karen.

Cette dernière est géniale et elle défend bec et ongles son justicier, six heures après avoir rencontré Billy qui l’a mené auprès du sénateur Ori pour l’interview. Alors que celle-ci se faisait, Lewis s’est pointé dans l’hôtel avec le look d’un agent Anvil. Cette arrivée de Lewis est l’occasion de découvrir que Dinah est également dans le hall de l’hôtel. Lewis est quant à lui excellent dans sa manière de tuer tout le monde et de placer ses explosifs.

L’interview ? Selon Karen, elle tourne surtout au débat sur le port d’armes, à nouveau, et met Ori en difficulté avec la présence d’Anvil quand il dit que la société devrait suffire comme protection pour Karen. Il a toutefois une bonne défense, qui ne sert pas à grand-chose puisque Lewis fait exploser la porte et débarque pour tuer Ori. Les supplications de celui-ci, et de Karen, font hésiter Lewis qui ne le tue pas.

La version de Karen est bien plus crédible : Frank débarque en pleine attaque pour protéger les deux civils, et bien évidemment, ça tourne plutôt mal quand Ori décide de sacrifier Karen en la balançant dans les bras de Lewis. Elle est alors son otage, et comme il a une bombe, Frank ne peut rien faire pour l’aider, et les agents d’Anvil non plus. Par contre, ces derniers peuvent poursuivre Frank et l’attaquer aussi.

L’épisode se concentre ensuite sur Dinah, qui a eu une matinée bien chargée avant l’enquête. En effet, elle a repris le boulot le matin-même et a directement parlé à son supérieur pour tout lui révéler du micro dans son bureau, de Castle en vie et pour découvrir que les hommes morts qui ont tué son équipe sont des employés d’Anvil. Si elle se rend à l’hôtel, c’est donc pour confronter Billy sur cette découverte.

Bien évidemment, il nie avoir quoique ce soit à voir avec tout ça, mais ça finit par mettre le doute à Dinah. Ses doutes vont vite être confirmés, malheureusement pour elle, parce que c’est une sacrée trahison. Si elle s’en rend compte, c’est parce qu’elle croise Castle alors qu’il s’enfuit dans la cage d’escaliers. Elle réussit presqu’à l’arrêter, même s’il lui refait le coup du « tue-moi si tu veux, moi je me casse » et s’apprête à s’en aller quand… Billy lui tire dessus depuis un étage supérieur.

Frank survit alors que l’angle de tir était parfait. En revanche, Billy ne lâche pas son arme quand Dinah lui dit de le faire et petit à petit, elle comprend donc qu’il est le traître, en même temps que Frank. Ni l’un ni l’autre ne s’y attendait, et alors que Bill s’apprête à tuer Dinah, il est soudainement arrêté par des policiers qui sortent de nulle part. Il en va de même pour Dinah, qui ne résiste même pas et devra s’expliquer, six heures plus tard, sur la raison pour laquelle elle ne tenait pas en joue Frank mais Billy. Et elle le fait en continuant à ne pas dire toute la vérité, pour se protéger.

C’est brillant. Frank ? Il s’échappe même quand les flics parviennent à arrêter tout le monde, mais pas sans se déboîter l’épaule au passage. Pour autant, il retrouve dans les cuisines Karen et Lewis. Cette dernière est brillante, tentant de gagner du temps comme elle peut quand elle est seule avec Lewis, mais elle finit quand même par être de nouveau son otage.

Par chance pour elle, Frank est toujours là pour veiller sur elle et c’est drôlement bien fichu : on ne sait pas bien où sont les autres flics, mais lui intervient tout tranquillement auprès de Karen, en lui indiquant, dans une conversation avec Lewis, quel fil désactiver pour que la bombe n’explose pas et comment s’échapper de Lewis en utilisant son propre flingue, dans son sac à main.

Finalement, Lewis parvient à s’isoler malgré tout dans la chambre froide des cuisines, qu’il bloque de l’intérieur. Oh, il ne meurt pas de froid pour autant : poussé par Castle, il décide de se suicider en se faisant sauter avec la bombe qu’il répare. Le problème dans tout ça, c’est que le flic sont tout de même persuadés qu’il a agi avec Frank.

Pour l’aider à s’enfuir, Karen lui propose donc d’être son otage. Cela leur permet même de partager un moment tendre dans l’ascenseur ! Et six heures plus tard, Karen est assez clair sur ses positions, n’hésitant pas à reconnaître qu’elle l’a aidé à s’enfuir à l’inspecteur chargé de l’enquête. Le truc, c’est que si l’enquêteur dit qu’il est terroriste, alors Karen se dit victime ; donc elle ne peut pas être retenue pour l’avoir aidé à s’échapper. Voilà un plan brillant, comme le reste de cet épisode, qui voit aussi Dinah et Karen reconnaître qu’elles savaient l’une et l’autre que Frank était en vie lors de leur conversation, scellant les bases d’une association qui promet d’être intéressante. Quant à Frank, il réussit à s’enfuir, bien sûr.

> Saison 1