The Punisher – S01E12-13

Épisode 12 – Home – 16/20
Dans l’ensemble, c’était long et trop bavard, et même l’excellente fin d’épisode ne parvient pas à tout leur pardonner. Je m’attendais à plus d’action, mais finalement le choix est fait de privilégier la tension dramatique. Cela met du temps à vraiment fonctionner, même si je reconnais que l’épisode est marquant et qu’il y a pas mal de moments de celui-ci qui me resteront en tête.

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Spoilers

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You’re going away again, aren’t you ? You and Pete ?

L’épisode commence fort avec directement l’interrogatoire de Frank par Dinah, et en vidéo en plus. C’est beau tout ça, ça fait douze épisodes qu’on attendait que Frank fasse enfin le bon choix, celui d’arrêter sa vengeance. Pendant ce temps, David et Léo commencent l’épisode au commissariat, avec la petite fille qui en veut quelque peu à son père d’avoir prétendu être mort.

Si Frank se prête au jeu des questions réponses en protestant un peu, David s’y refuse, parce qu’il ne croit plus en la justice. C’est un peu lourd comme scène, avec comme but de nous faire comprendre que l’associé de Frank a fini par épouser son point de vue. Bon ben, c’est naze, parce que moi, toujours pas ! En revanche, j’ai bien aimé la tronche de Dinah comprenant que Billy n’est pas le seul être atroce dans sa vie, parce que Frank aussi n’est pas un gentil et qu’il a suivi les ordres.

L’avantage, c’est qu’aujourd’hui aussi, il suit les ordres et ça permet de mettre au point un plan pour l’échange des otages. Tout s’y passe comme prévu, ou presque : Billy joue les petits chefs avec de quoi sniper tout le monde, Sarah et Zach sont accrochés à un bidon d’essence, pour le principe, et ils découvrent que David est encore en vie. Celui-ci n’a pas le temps de leur parler qu’il doit déjà monter dans le van des hommes de Billy.

Tout ça, c’est sans compter sur la police qui débarque, avec la ferme intention d’empêcher l’échange. Les choses tournent assez mal assez vite : le feu est allumé après les bidons d’essence, mais David sauve sa famille. Il n’empêche que ça suffit à ce que Dinah demande à ce qu’on tue David pour éviter qu’il ne soit pas embarqué par les hommes de Billy. BEN VOYONS. Si Billy y croit, moi on ne me la fait pas, je n’y ai pas cru.

Tout ça mène à un face à face croustillant entre Billy et Frank, surtout quand ce dernier demande à Billy s’il avait eu au moins le choix de tuer sa famille. Bien sûr, Billy dit qu’il n’était pas là pour cette mission, parce qu’il ne voulait pas en faire partie. Le simple fait qu’il sache sans prévenir Frank, ça me paraît toutefois un motif de meurtre suffisant pour Frank, surtout que Billy connaissait sa famille quoi. Après comme d’habitude, la scène était longue, même si elle était coupée en deux.

Bref, j’étais content de voir arriver Rawlins : sa manière de torturer Frank mettait un peu d’action dans tout ça, même si elle était entrecoupée de Frank rêvant qu’il fait l’amour à sa femme, avant sa mort parce qu’on n’est pas dans la nécrophilie non plus. Ouais, bon, classique, il s’enferme dans un bon souvenir, blablabla.

Bien sûr, ils n’ont pas le choix de le laisser en vie, puisque le décompte pour publier la vidéo en ligne existe toujours. Il finit par accepter, après une longue séance de torture et de longues conversations (trop longues) avec Billy, de désactiver ce compte à rebours… pour mieux réussir à poignarder Rawlins, puis pour lui mordre le cou, comme un chien enragé. Forcément, après ça, Billy l’assomme et Frank repasse un peu de temps avec sa femme.

Comme je m’y attendais, David est encore en vie, et il est énervé après la situation qui est pourtant son idée. Il peut enfin retrouver sa famille, et ça aussi ça fait quelques épisodes que je l’attendais. Je m’attendais à une baffe de la part de Sarah, mais non, elle se contente de repousser David quelques fois, histoire de craquer ; Il y a de quoi craquer.

Après ça, elle se montre amoureuse et… demande quand même des nouvelles de Frank, parce qu’elle n’oublie pas qu’il était là. C’est là que Dinah intervient pour engueuler David, très vexée de voir que Frank les a manipulés et s’est débarrassé de son mouchard, ne voulant pas être suivi à la trace par les flics. Il veut juste sa chance de tuer Rawlins et Billy, quoi.

Ce n’était pas si mal barré avec son coup de couteau dans le cœur de son ennemi borgne, mais pourtant il finit en encore plus mauvais état : Rawlins survit et s’acharne sur Frank, le pauvre. C’est tout à fait son but, cela dit : David révèle à Dinah que le plan, depuis le départ, est d’utiliser les caméras planquées dans le QG pour piéger Billy et Rawlins. Le truc, c’est que les caméras ne sont pas si planquées que ça, donc c’était un peu abusé comme intrigue je trouve.

Après, c’était super bien joué, surtout pour Rawlins, qui fait un excellent cinglé, au point de même faire peur au personnage de Ben Barnes. Oui, Billy se rachète une conduite au dernier moment en coupant un peu les liens de Frank.

Celui-ci décide d’abandonner Maria qui voulait l’attirer à lui et grâce un petit shot d’adrénaline donné par Rawlins lui-même, il a assez de courage et de force pour le tuer. C’était sanglant, dégueulasse et ça remonte le niveau de l’épisode de voir Rawlins finir si violemment. Et puis, après cet épisode à torturer Frank, c’était mérité, avec une jolie montée de la musique.

Le tout est observé par un Billy qui prend très clairement son pied à regarder tout ça se dérouler sous son nez. Pourquoi pas, chacun ses kiffs. En revanche, il ne kiffe pas découvrir qu’il s’est fait piéger par Frank quand la police intervient. C’est juste à temps pour éviter que Billy ne tue Frank, et juste à temps aussi pour le blesser à la police. Cela dit, Billy parvient à s’enfuir, parce que sinon ce ne serait pas drôle. L’épisode se termine par Frank se réveillant dans les bras d’un David heureux de l’avoir trahi pour qu’il survive… Bon, comme la majorité de l’intrigue est résolue dans ce bain de sang, j’ai un peu peur de ce que donneront les 55 dernières minutes.


Épisode 13 – Memento Mori – 18/20
Ce n’est pas leur meilleur épisode, mais c’était une sacrée conclusion de saison, même si je connais assez les comics pour avoir vu venir la décision finale de cet épisode. C’est une fin de saison réussie, qui boucle bien l’histoire. J’en profite : c’est rare avec les séries Marvel/Netflix, et il va maintenant falloir que je passe à des séries qui n’auront pas de vraie fin…

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Dying’s easy. You’re gonna learn about pain.

Je m’attendais presque à une ellipse de quelques mois, mais non, on reprend dans la même soirée. Dinah accepte de ne pas emmener Frank à l’hôpital, parce que cela voudrait dire l’envoyer en prison. À la place, elle l’emmène donc chez ses parents, parce que ça sert d’avoir un père médecin apparemment. Pas génial en revanche d’avoir une fille flic, parce que Frank, il leur ruine leur drap en deux minutes.

Une petite intervention du médecin plus tard, Frank va beaucoup mieux et peut déjà parler, puis se relever et être habillé par David, qui lui offre un petit tas de billets de banque pour qu’il puisse vivre tranquillement à présent. C’est un peu gros tout ça : il vient d’être passé à tabac. Même si c’est Frank, il faudrait au moins plusieurs jours pour s’en remettre.

Et puis David et Dinah le chassent, ce qui est normal car la police va vite être à sa recherche, mais moi, je suis frustré de ne pas l’avoir revu avec Karen, même si Dinah utilise la même stratégie qu’elle pour justifier ce qu’elle a fait en le laissant s’échapper : la police n’a pas de preuve pour l’arrêter et elle s’en tire bien. Comme elle ne sait pas où est Frank désormais, elle est simplement punie à écrire un rapport. Rien de bien fou, mais elle plaît à Marion. Tu m’étonnes.

Dinah est quand même sacrément sous-exploitée dans l’épisode, forcée de rédiger que Frank a finalement réussi à s’enfuir en prenant le dessus sur elle, et apparemment, ça la dérange.

Bien que probablement recherché par tous les policiers de la ville, Billy rentre chez lui pour retirer la balle qui s’est logée dans son épaule dans l’épisode précédent. Une fois que c’est fait, il se prépare un sac de voyage et n’hésite pas à tuer tous les policiers en intervention pour l’arrêter dans son appartement. C’est un peu gros, mais ça lui fait une scène bien badass qui termine par un plan Joker à l’hôpital où il fait péter tout son immeuble. Normal.

Il se rend ensuite chez Curtis pendant qu’il dort, réussissant à prendre le flingue sous son oreiller sans même le réveiller. Quand il se réveille, c’est donc pour répondre à l’interrogatoire de Billy, vexé de découvrir que Curtis savait que Frank était en vie avant lui. Il a l’air de vraiment leur en vouloir, alors qu’il aurait pu sauver la famille de Frank et ne l’a pas fait…

Malgré tout, Curtis décide de se faire un petit café et c’était juste excellent : il fait diversion pour avoir le temps d’ouvrir les rideaux, sachant très bien que Frank est en fait sur un toit, prêt à jouer les snipers. Je ne m’y attendais pas, et ça faisait une jolie scène d’action, même si là encore, Billy s’en tire et Curtis se prend une balle dans l’épaule. C’est con.

Frank prend donc la peine d’appeler Curtis histoire de pouvoir… fixer un rendez-vous à Billy. Toute l’histoire entre eux atteint donc son apogée pour être réglée à minuit ce jour-là. Il n’empêche que Frank le laisse s’échapper en se remémorant que le lieu de rendez-vous fixé par Billy est une fête foraine où ils avaient passé de bons moments en famille, tous ensemble. Mais quelle angoisse, cette trahison de Billy.

Le détour par la fête foraine est intéressant, à la fois dans le passé et dans le présent. Dans le passé, Billy est grave cool comme oncle. Dans le présent, Billy est un connard qui n’hésite pas à relancer le carrousel, sachant parfaitement que ça va faire du mal à Frank, et quitte à terroriser des adolescents qu’il prend en otage et attache au manège pour ça. C’est con de se retrouver pris entre deux mercenaires comme ça, quand même.

Une fois de plus, Billy parvient à blesser Frank alors que Dinah reçoit sur son portable les coordonnées de la fête foraine, comprenant très bien de quoi il s’agit. Bien qu’ayant reçu l’ordre de ne pas bouger de son bureau, elle n’hésite pas à le faire et à se rendre sur place, où les deux soldats n’hésitent pas à s’attaquer avec des armes puissantes, y compris après être monté sur le manège en marche. Le tournage a dû être horrible franchement.

L’air de rien, Frank réussi à nous défigurer Billy (c’est dommage) qui sent une balle lui traverser la joue. C’était gore à souhait et assez pour énerver définitivement Billy qui décide de s’en prendre aux otages pour avoir la certitude que Frank sorte de sa cachette. C’est effectivement efficace et il reprend le dessus. C’est à ce moment-là que Dinah arrive. Alors qu’elle avait tous les avantages de son côté, elle se fait tirer dessus par un Billy avertit de sa présence par… ces cons d’otages ! Ils lui demandent de l’aide quoi, et paf, balle dans le crâne. C’est dégueulasse.

Cela donne toutefois l’avantage à Frank qui n’hésite pas à le prendre. Le combat est violent, sanglant et terrifiant. Et ça finit de la meilleure manière possible : Frank refuse finalement de tuer Billy, préférant le défigurer avec un miroir. La seule attache de Billy dans ce monde, c’était sa beauté, et franchement, entre la balle dans la joue et les bouts de miroir en lui, je pense qu’il n’y avait pas pire situation envisageable pour lui. C’était donc pleinement kiffant à voir, même si j’ai malgré tout eu de la peine pour lui.

Est-ce que je suis plus attaché au méchant qu’au gentil ? Oups ! Le gentil Frank libère les otages après avoir fichu Bill dans un coma dont personne ne sait s’il se réveillera (donc il se réveillera) avec ou sans souvenir (donc avec).

Frank reste malgré tout sur les lieux du crime cette fois, parce que Dinah s’est pris une balle dans la tronche, mais elle est encore en vie. Il est prêt à se faire arrêter si ça veut dire la garder en vie. C’est beau, et ça lui vaut sa liberté ensuite : quand Dinah se réveille, intacte malgré la balle, elle demande qu’il soit relâché, qu’on le dise en cavale et qu’on retire son ADN ou ses empreintes des fichiers de police. Bref, il peut reprendre sa couverture de Pete Castiglione, même si je trouve ça abusé de le voir finir l’épisode à se balader en ville et dans le groupe de Curtis comme si de rien n’était alors que genre trois jours plus tôt, il y avait sa tronche sur tous les écrans de télé. Mais bon.

Autrement, Sarah, ses enfants et désormais David sont tous sous protection policière désormais. Il reste évidemment à résoudre leur intrigue familiale, mais ça ne peut pas se faire en un petit épisode comme ça. Il faut une période de réajustement comme le dit David, mais un épisode ne peut suffire à nous la montrer. Les scénaristes prennent quand même le temps de nous montrer tout ça, ce que je trouve plus flippant qu’autre chose, parce que j’avais peur de retombées négatives imprévues.

Finalement, l’idée était de nous montrer que Sarah voulait faire l’amour dans la salle de bain pendant que tout le monde est dans la pièce d’à côté. Bon, en même temps, après un an d’abstinence, c’est probablement important d’en revenir à ça, même si c’est bref, inévitablement. La saison termine bien pour eux, avec des retrouvailles de toute la famille dans la maison. Ouep, tout est mal qui finit bien dans cette première saison.

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EN BREF – La série a su tenir l’ensemble de ses promesses sanglantes et violentes, tout en conservant le cachet Netflix, avec lequel l’habitude me fait de plus en plus regretter les longueurs de mise en scène et les lenteurs de certains épisodes. C’est regrettable, car en 45 minutes au lieu de 55 minutes, la série aurait pu être encore plus percutante je pense.

Il n’empêche qu’il est à peu près sûr que je reverrais au moins certains épisodes de cette saison et qu’en attendant, ils me resteront en tête. La saison est blindée de scènes mémorables, et ça c’est cool. Si je regrette d’avoir mis autant de temps à la voir – la saison est sortie il y a deux ans ! – je me console en me disant qu’il me reste à voir la saison 2 et toutes les autres séries de la collaboration Marvel/Netflix. Tant que je suis sur ma lancée, je crois même que je vais enchaîner jusqu’à l’overdose… Parce que cette saison me laisse presque sur ma faim, je dois dire !

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The Punisher – S01E11

Épisode 11 – Danger Close – 17/20
Les éléments se mettent tous en place, un à un, pour mener à ce qui sera la fin de saison. On sent qu’il ne manque plus grand-chose pour conclure les intrigues entamées et j’attends beaucoup de la manière dont tout ça va se terminer, parce que ça a mis le temps à se construire, alors il faut que ce soit génial maintenant !

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Spoilers

11

Nice suit. Hope it’s bulletproof.

Après une soirée de travail hier, il est temps pour moi de reprendre la série, puisque j’approche enfin de la fin de cette saison qui m’aura pris une année complète à voir quand même. Il suffisait pourtant de me décider. L’épisode reprend par un joli montage de Frank plongé en dépression au lever du soleil : il a compris que Billy était désormais son ennemi, alors que c’était censé être un ami proche. C’est triste, surtout que les médias sont du côté de Billy, pas de Frank.

Cela lui permet de narguer à la télévision notre héros, mais aussi Dinah en assumant avoir une relation de proximité avec la police. Bizarrement, elle n’est pas ravie, c’est dingue, non ? Frank non plus n’est pas ravi, mais il doit d’abord commencer l’épisode par se nettoyer en rentrant au QG après sa petite dépression. Il y retrouve David, à qui il n’adresse pas un mot alors que celui-ci a pas mal de questions à lui poser, puisqu’il n’a pas eu la chance de suivre l’épisode précédent. À défaut de réponse, David peut toujours l’aider à se soigner… jusqu’à ce qu’il pète un câble injustifié.

Il en veut à David de l’avoir trahi puisqu’il a parlé à Dinah, mais, franchement, David a juste été hyper loyal toute la saison avec un type flirtant avec sa femme tout en étant insupportable à ne pas écouter ses conseils. Bref, encore une série dont je ne supporte pas le héros, pour changer.

Du côté de Sarah, c’est un peu la cata. Elle découvre que Pete est le Punisher, et ses enfants aussi, parce que son visage est partout à la télévision. Leo se sent tout aussi trahie que sa mère, alors que le fils est juste de nouveau insupportable. Ce n’est que le début d’un épisode très bon pour cette intrigue, puisque Sarah reçoit ensuite la visite d’un flic qui dit avoir été appelé parce que Frank aurait été aperçu dans la maison ; ou en tout cas parce qu’on l’aurait appelé pour qu’il vienne.

Loin d’être bête, Sarah comprend vite qu’il faut mentir sur ses liens avec Frank ou sur la présence de Léo dans la maison, alors qu’elle est à l’étage que le flic ne la voit pas. Eh oui, ce n’est pas vraiment un policier malgré l’uniforme : les questions qu’il pose, trop précises, font tout de suite comprendre qu’il est plutôt dans le camp des méchants recherchant Frank.

Ni Zach, ni Sarah ne parviennent à s’échapper : oh, ils courent et ont un couteau pourtant, mais le « flic » n’étant pas seul, ils n’ont pas beaucoup de chance… C’est d’un triste ! Ils se font donc enlever alors que Leo s’enfuit par la fenêtre, et ni Frank, ni David ne s’en rendent compte malgré les caméras. Ils sont trop occupés à s’engueuler pour ça.

Heureusement, David se sert de sa famille pour convaincre Frank de rester et celui-ci se rend compte de ce qu’il en est. Ensemble, David et Frank contactent et retrouvent Leo, qui se cache dans un parc, merci pour le Bingo Séries. C’est une chance que ce soit Leo qui réussisse à s’échapper, elle me paraît quand même plus débrouillarde que son frère.

Frank lui promet de venir la chercher, mais à la place, il envoie David, considérant que, de toute manière, la planque n’est plus sécurisée maintenant que Sarah est enlevée : elle avait le numéro de Frank, c’est trop risqué. Décidément, les choses s’accélèrent dans cet épisode.

D’ailleurs, la survie, rendue publique, de Frank fait peur aussi à Rawlins, qui s’en confie à sa boss, Marion. Il n’a pas bien le choix de le faire : il est trempé dans des affaires louches, Frank le sait et c’est donc un danger pour eux deux. Bref, sa boss est forcée d’ordonner le meurtre de Frank qui, après tout, est un meurtrier lui-même. Rawlins a bien préparé ses arguments et il obtient donc l’accord de sa boss, ce qui lui permet de se servir des services de la CIA pour… retrouver Sarah. Evidemment que c’est lui qui est derrière l’enlèvement de Sarah.

Pendant ce temps, Dinah prend la décision d’appeler Billy pour l’interroger, et c’est une scène brillante qui ne me fait pas regretter de reprendre la série ce soir. Elle le confronte aux photos du meurtre de son partenaire et s’il fait son malin avec elle, ce n’est pourtant pas lui qui finit par prendre le dessus. Oh, elle n’a pas de quoi l’arrêter, mais juste de quoi le faire flipper en lui disant qu’elle sait que Rawlins est derrière tout ça et que peut-être Frank l’attend en bas de l’immeuble. Ah, si seulement.

Rafi, son boss, est moins ravi que moi de cette tournure des événements : il considère qu’elle a fait une erreur de débutante en prévenant Russo que la police voulait le coincer. En même temps, ce n’est pas vraiment une surprise non plus, quoi. Bon, ce qu’il faut en retenir, c’est que Rafi veut surtout voir Dinah retrouver David (Micro) et Frank.

Il lui présente ensuite Marion, à qui il présente tout l‘affaire de Kandahar dans laquelle était mouillé Rawlins. Heureusement qu’il l’a prévenu avant, ça lui évite d’être surprise… jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il y a eu des morts sur le sol américain, ce qui change tout. Bon, il n’empêche qu’elle n’aime pas beaucoup Dinah.

Les retrouvailles entre David et Leo sont plutôt mignonnes et tendres, même si je n’étais pas particulièrement en paix avec ces retrouvailles dans un lieu pas si public – juste assez pour qu’on les tue par surprise, quoi. Ce ne fut pas le cas heureusement.

À l’inverse, Frank tue par surprise l’un des hommes de Billy : sans trop de surprise, ils viennent envahir le QG de David, dont la « bombe » est prête à exploser. Comme tout est plongé dans le noir, Frank en profite pour tuer quelques hommes avant qu’ils ne comprennent être dans un piège. Heureusement pour lui, il s’est déjà remis des blessures de l’épisode précédent et il a très bien prévu son piège. Il tue tout un tas de personnes, espérant que Bill soit parmi les hommes envoyés pour le tuer, lui et David. C’est vrai que ce n’était pas malin d’envoyer de simples soldats surentraînés après Frank : ils ne font pas le poids et le Punisher s’éclate : décapitation pour coller une grenade sur une tête, explosifs bien planqués dans le QG, faire croire à la survie d’un soldat pour mieux le tuer parce qu’il en reste un… c’est fun comme tout.

Il bute sans souci l’ensemble des soldats, à l’exception d’un, qui est évidemment celui qui a mené à bien l’enlèvement (parce que faudrait pas payer deux acteurs quand un suffit). Malheureusement, il n’a aucune info sur le lieu où se trouvent Sarah et Zach. Il a toutefois un portable qui permet à Frank d’appeler Billy et de lui parler… C’est chouette de voir les voir deux amis discuter du bon vieux temps (non) et de leurs affaires en cours. Ils trouvent rapidement un terrain d’entente pour procéder à un échange : David contre Sarah et Zach.

De son côté, Rawlins parvient à convaincre Marion de ne pas le trahir, mais de plutôt reporter la faute sur Billy. Sympathique… mais pas autant que la fin d’épisode qui nous met en place la fin de saison : Billy découvre qu’il reste dix-huit heures avant que la vidéo de la torture ne soit mise en ligne et Frank décide enfin de faire confiance à Dinah. Alléluia. On termine donc avec la flic qui retrouve David et Leo, et Frank qui rassure Leo comme il peut. Touchant.

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The Punisher – S01E08-10

Épisode 8 – Cold Steel – 16/20
Une fois de plus, cet épisode se concentre surtout sur la dynamique entre les différents personnages, faisant avancer bien lentement les différentes intrigues. D’ailleurs, je dirais même trop lentement. Heureusement, la fin d’épisode est suffisamment bonne pour remonter le niveau en flèche et permettre à l’épisode d’atteindre une note confortable, même si j’aime de moins en moins le personnage de Frank.

> Saison 1


Spoilers

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You need to check on my family right now !

Vous ne rêvez pas, je n’ai pas mis un an avant de me relancer dans la série, comme quoi tout est possible avec un peu de bonne volonté. Tant que je suis encore dans l’ambiance de la série ET dans l’intrigue, je me suis dit que je pouvais bien en profiter pour enchaîner les épisodes. En plus, c’est un lundi sans inédit pour moi – le premier depuis bien longtemps ! Cet épisode reprend sur Billy se préparant à aller au travail, avec un beau costard. Il met tellement le temps, c’est une morning routine bien lente et sans stress pour un homme d’affaire/agent d’une unité spéciale.

On le suit pendant qu’il rend visite à une dame plus âgée que lui, plongée dans une sorte de paralysie muette. C’est probablement sa mère, et il n’ose pas lui dire toute la vérité, parlant de manière détournée du retour de Frank. Assez vite, on comprend qu’elle ne l’aime pas beaucoup et même qu’elle est effrayée par la présence de Billy. Il reste calme dans la manière dont il lui parle, mais il est plus que clair que c’est une vraie torture pour elle. Billy, quoi.

Avec une petite injection, il parvient à la calmer à nouveau, et c’est flippant à voir, parce que c’est clairement un tranquillisant. Après ça, il retrouve Dinah pour un petit temps pépère sous la douche avec elle, et ça passe son temps ensuite à comparer ses cicatrices et ses histoires de guerre. Ne sont-ils pas mignons ?

La scène est un peu longue, puis le but est simplement de continuer à humaniser Billy. C’est bien, ça fonctionne, surtout que je l’aime par défaut ; mais comme on sait que c’est un méchant, c’est juste trop long quoi. C’était déjà mieux quand il retrouve Rawlins et que celui-ci lui demande de retrouver Frank Castle qui en sait trop sur leurs opérations.

Dinah continue son enquête avec son collègue qui espère toujours plus avec elle, même s’il sait que ça n’arrivera pas. Les deux montent une nouvelle opération, mais en étant assez malins cette fois pour penser à ne pas la mettre en ligne où ils risqueraient d’être compromis. C’est bien, ils apprennent de leurs erreurs finalement.

De son côté, Frank n’est pas parvenu à tuer Rawilns et ça énerve David, mais la conversation tourne rapidement court quand il se rend compte qu’il ne parvient pas à accéder aux caméras planquées chez lui. En effet, il n’y a plus rien que des images noires sur son écran et ça a de quoi l’inquiéter, évidemment.

Frank accepte donc de se rendre à nouveau chez Sarah qui va bien et… lui propose un verre à boire. Elle est vraiment alcoolique, c’est dingue le nombre de verre qu’elle s’enfile depuis le début de cette saison ! Bon, ils papotent tranquillement et c’est mignon à voir ça aussi, et ça donne soif aussi de les voir boire tant de vin.

David est en grand stress alors qu’ils passent du bon temps entre eux, à parler du fait qu’elle se soit déconnecté pour punir son fils. C’est cool, mais Frank aurait pu au moins prétexter quelque chose pour envoyer un SMS à David, franchement. Bon, finalement, il s’arrange pour reconnecter la box de Sarah qu’elle n’arrivait pas à remettre, et pour le remercier, elle… lui parle de David, puis de sa femme. Il est de plus en plus clair qu’elle drague « Pete » et l’alcool ne l’arrange pas. Et puis, bon, Frank lui a offert des fleurs sans raison, quoi. Dans le genre message de drague pas subtil…

Forcément, elle embrasse Frank, et on n’a même pas la réaction de David, alors que ce n’est pas rien quand même. Oh, finalement, il se réfugie dans l’alcool lui aussi, surtout que même s’il finit par la repousser, Frank s’est d’abord laissé aller au baiser. Du coup, quand il retrouve David, ce dernier est déjà bourré et ça se termine donc en partage d’un verre de plus pour tous les deux, avec David qui raconte sa première rencontre avec Sarah. C’est bien sympathique tout ça, mais ce n’est pas aussi passionnant que prévu non plus. Je veux dire, on a connu des épisodes et scènes plus intéressants que David disant que le sexe lui manque, qu’il est monté comme un élan et qu’il veut lui montrer sa bite. Et il le fait.

Son exhib lui libère aussi l’esprit, parce qu’il se dit d’un coup qu’ils pourraient tout simplement contacter Madani pour mettre fin à cette saison : s’ils racontent tout à Dinah, avec la vidéo de David et le témoignage de Frank, elle pourra arrêter Rawlins et David pourra rentrer chez lui. C’est vrai que ce serait plus simple. Frank l’assomme, histoire de lui éviter d’aller au bout de cette solution logique. Il me gave de plus en plus ce héros.

Le lendemain, David se réveille avec une gueule de bois et toujours l’envie de contacter Dinah, ce que Frank refuse toujours. Ils sont par chance interrompus par un coup de fil de Sarah, on peut difficilement trouver mieux pour les séparer davantage : Sarah est terrifiée à l’idée que son fils, Zack, puisse avoir l’intention de blesser quelqu’un parce qu’elle a trouvé un couteau dans son sac. Elle s’en confie à Frank qui décide donc de prendre les choses en main, avec l’aval de David bien sûr.

Frank se retrouve donc à parler avec Zach pour lui faire la morale et lui expliquer que faire le mal, c’est mal. Il peut parler, ma foi. Finalement, Sarah avait tort sur toute la ligne, et Frank s’en rend compte quand il menace d’égorger Zach, juste pour sa voir sa réaction. Quelle surprise de le voir alors terrifié (lol) et en larmes, parce qu’il voulait juste avoir un couteau par peur qu’on l’agresse. Il s’avère en effet qu’il n’a plus d’amis depuis la mort de son père. Ce dernier essaye de revenir auprès de son fils alors qu’il joue ensuite dans la rue avec Frank, mais le Punisher l’en empêche bien évidemment, quitte à lui dire qu’il est prêt à contacter Dinah.

Pendant ce temps, celle-ci a donc monté une nouvelle opération qui tourne au désastre avec un flic abattu par l’un des hommes de Billy. Ben oui, évidemment que le but de cet épisode est de mener à une confrontation entre les deux amants et l’ensemble de leurs hommes : Dinah et son collègue ont fait semblant d’avoir une piste pour retrouver Castle, pour voir qui allait venir à leur rencontre. C’est réussi. On notera que le figurant flic avec un casque meurt d’une balle dans la tête mais que les personnages principaux que sont Dinah et son collègue Stein n’ont pas de casque pour se protéger, parce qu’à quoi bon ?

Faudrait pas qu’on puisse ne pas les reconnaître, on a déjà Billy qui a une cagoule ! Celui-ci parvient à s’enfuir bien qu’il soit encerclé par les flics, ce qui n’a pas trop de sens, mais bon c’est Billy. Quand Stein le rattrape, on sait très bien comment ça va finir pour lui, malheureusement. Il réussit à retirer la cagoule de David mais baisse un peu trop sa garde et se fait tuer. Il connaît son meurtrier, qui lui révèle qu’il écoutait les conversations dans le bureau de Dinah. De toute manière, la rivalité entre eux par rapport à elle n’a rien de nouveau.

Bien sûr, il se fait égorger dans les règles de l’art, mais il est encore en vie quand Dinah arrive. C’est ce qu’il faut pour que la scène soit hyper choquante : il meurt dans les bras de Dinah sans parvenir à lui donner l’identité du meurtrier, alors qu’on lit très bien dans ses yeux que c’est tout ce qu’il a envie de faire. C’est si triste.

Le pire, c’est qu’en plus, Dinah est tellement en état de choc ensuite qu’elle appelle Billy pour l’aider à se nettoyer tout le sang collant qu’elle a sur elle. Triste fin d’épisode.


Épisode 9 – Front Toward Enemy – 19/20
C’est de manière explosive que cet épisode parvient à réinstaurer une bonne tension pour la série, avec une intrigue mise de côté dans l’épisode précédent. Bizarrement, cette intrigue qui me blasait jusque-là m’a passionné, parce que le suspense est là, l’écriture est excellente et l’ensemble particulièrement prenant. Difficile de ne pas être à fond dans cet épisode.

> Saison 1


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Give me liberty or give me death.

Dinah se réveille mais ne sort pas de son état de choc pour autant. Tu m’étonnes. Par chance pour elle, elle a quand même une mère psychologue, ça aide bien à faire le travail d’introspection nécessaire pour aller mieux. Cela ne l’empêche de rester au lit quelques jours, sans savoir qu’elle est en train d’être espionnée par David et Frank, sur le toit d’un immeuble à proximité. C’est de là qu’ils entendent et voient une explosion à proximité. Bien, c’était inattendu.

C’est une manière de ramener dans la série le personnage de Lewis, parce qu’il est évident qu’il est derrière cet attentat avec pas moins de trois explosions. Il a l’intelligence d’envoyer une lettre pour expliquer ce qu’il a fait directement à Karen, qui marque son retour attendu dans la série. J’aime beaucoup la retrouver, pour la troisième fois, parce qu’elle se retrouve en plus au cœur de l’intrigue. Je ne peux pas dire que c’est une intrigue qui me passionne, parce que je n’en ai rien à faire de Lewis, mais le coup des bombes fonctionne bien.

L’éditeur de Karen n’a pas du tout envie de publier la lettre de Lewis, néanmoins, alors qu’elle voudrait le faire et répondre directement à ce courrier anonyme. Bon, son éditeur, Ellison, a la meilleure stratégie, préférant demander la marche à suivre au FBI, mais ça met le journal en danger aussi : Lewis les menace de tout faire sauter si sa lettre d’appel aux armes n’est pas publiée. Quant à Karen, il la choisit parce qu’elle a défendu le Punisher publiquement.

Finalement, la lettre est publiée et Karen prend tous les risques du monde en ajoutant qu’elle le pense lâche et terroriste. Magnifique. Il va de soi qu’après avoir assisté à l’attentat, Frank s’intéresse de près à l’affaire, surtout quand il comprend que Karen est sur le coup. Il l’écoute donc mener une interview à la radio, en compagnie d’un sénateur, et c’était passionnant à voir.

Ben oui, ça me rappelle que Karen est plutôt conservatrice et pro-armes à feu, ce qui est toujours intéressant à entendre quand c’est bien écrit comme là. Je reste du côté du sénateur, c’est-à-dire plutôt contre le port d’armes, mais les arguments de Karen se tiennent à peu près. Dans l’ensemble, en revanche, ce débat ne mène nulle part : on sent que la série a envie de parler d’un sujet d’actualité au cœur de son intrigue, mais elle échoue à le faire de manière sérieuse et convaincante, exactement comme les nombreuses fois où un personnage essaye d’expliquer à Frank qu’il se trompe… mais le soutient malgré tout trente secondes plus tard quand Frank fait ce qu’il veut.

Bien évidemment, Lewis en profite pour appeler la radio, parce qu’il veut s’en prendre au moins verbalement à la journaliste. Ce n’était pas la plus brillante de ses idées : Karen se défend bien, mais Frank reconnaît la voix de Lewis, notamment grâce à une phrase en latin qu’il avait déjà employé au groupe de Curtis. Ce dernier aussi reconnaît la voix de son poulain, et comme il ne le trouve pas chez lui, il décide de se rendre chez Carter, c’est-à-dire l’homme planté au couteau par Lewis. C’est gênant.

Alors que Frank cherche à retrouver grâce à David et internet le protégé de Curtis, celui-ci tombe donc sur le cadavre de Carter, et sur un téléphone décomposé ayant servi à fabriquer la bombe. Eh oui, cette maison est le nouveau QG du terroriste qui est là lui aussi. Lewis n’hésite pas à s’en prendre à Curtis, et il finit par prendre le dessus sur lui, le tabassant ensuite avec… la prothèse de jambe de Curtis. Dans le genre vie de merde !

Frank retrouve rapidement la trace de Lewis, mais avant d’aller au bout de ce qu’il veut faire, il contacte quand même Karen qui le supplie de faire le bon choix pour une fois, c’est-à-dire le choix de la légalité. Pas gagné. Il découvre seulement après, toujours grâce à David, que Curtis et Lewis sont au même endroit, et il craint directement le pire.

Il a bien raison : Curtis n’est pas mort, mais il est transformé en bombe humaine malgré lui, ce qui n’est pas spécialement bon signe. La bombe est reliée à un téléphone, et on sait ce que ça veut dire en général. Plutôt que de s’occuper de la désactiver, Frank réveille d’abord Curtis pour savoir ce qu’il s’est passé, et parce qu’il s’inquiète pour son pote. Sans grande surprise, Curtis est dégoûté de s’être fait battre par sa propre jambe.

De manière plus surprenante, en revanche, Lewis est encore dans les parages, à s’apprêter à jouer les snipers. Il reconnaît toutefois Frank et décide d’appeler le portable de Curtis pour lui parler et essayer de comprendre comment il a survécu… puis surtout à essayer de lui faire entendre sa version des choses. Tiens, je me rends compte que je n’en ai pas spécialement parlé, mais bon, il n’y a pas grand-chose à dire : il trouve que le gouvernement s’occupe mal du pays et de ses citoyens, les mettant en danger en les laissant dans leur confort. Il est donc pro-arme et veut se venger du système, d’où l’attentat sur des bâtiments fédéraux.

La conversation avec Frank ne mène nulle part, parce qu’il a beau conseillé à Karen de rester calme face à Lewis, il n’est pas beaucoup mieux et l’insulte à son tour. Cela n’empêche pas Frank de chercher un moyen de sauver Curtis, notamment en parlant à nouveau à Lewis qui veut bosser avec lui. Pour l’attendrir, il lui raconte donc comment Curtis a perdu sa jambe, parce que c’est en fait de la faute de Frank qui s’est laissé lui-même attendrir par une femme qu’il croyait enceinte.

Tout ça finit par faire hésiter Lewis qui ne parvient pas à se décider à tuer Curtis et Frank, et qui finit même par leur donner de quoi survivre en expliquant à Frank qu’il suffit de couper le fil blanc, alors qu’il vient d’appeler les flics qui sont en approche et dont on entend les sirènes un bon quart d’heure avant leur arrivée (c’est mon côté marseillais). C’était une scène bien prenante et ce n’était rien par rapport à la fuite de Frank qui s’enchaîne ensuite. Il parvient bien sûr à s’échapper, notamment en volant une voiture de police dans un excellent plan-séquence assez court mais particulièrement réussi.

Pendant ce temps, le sénateur Ori, qui a partagé du temps d’antenne avec Karen et s’est fait directement insulter par Lewis, décide de recruter Anvil, la société de Billy, pour sa protection personnelle. Cela ressemble fort à un bon choix : Billy, c’est quand même un gage de sécurité, même s’il ne fait que laisser ses hommes avec la consigne de ne pas utiliser leurs flingues, si possible.

Bon, de son côté, Dinah continue sa dépression et en parle aussi à Hernandez. Elle est en dépression, est dégoûtée de savoir son partenaire mort par surprise, et tout un tas de choses du même genre. Elle cherche aussi à oublier sa peine avec Billy, qui refuse de coucher avec elle pour ça, parce que selon lui, ça ne l’aidera pas spécialement.

Après tout ça, elle prend la décision de parler publiquement de son affaire en cours, et pour moi, elle fait l’erreur de s’en confier à sa mère. C’est le genre de chose qu’il vaut mieux garder pour soi quand on prend une décision pareille. Elle devrait savoir à ce stade de la série qu’il ne faut faire confiance à personne !

Elle se rend ensuite tranquillement dans un bar où David décide de prendre contact avec elle pour lui révéler tout ce qu’il sait et lui confirmer que Frank est bien en vie et est le témoin dont elle a besoin. Bon, la confirmation que Frank est en vie, ce n’était pas forcément nécessaire, parce que cet idiot s’est fait très clairement filmer par la caméra de la voiture de police qu’il a volé. OUPS. Le monde entier apprend donc qu’il est encore en vie, ce qui laisse Karen, David et Dinah plutôt filppés pour lui.

Quant à Frank, il retourne au QG pour mieux découvrir que son partenaire n’est plus là et que sa tête est partout à la télévision…


Épisode 10 – Virtue of the Vicious – 20/20
Oh, voilà une vraie réussite : le schéma choisi pour le scénario est un schéma que j’ai tendance à détester habituellement, mais là, chaque pièce du puzzle s’emboîte tellement parfaitement que cela nous offre une cinquantaine de minutes nous laissant à bout de souffle. Beaucoup de révélations sont faites, beaucoup d’avancées sont proposées et c’est de loin les meilleurs moments de la saison. Je suis curieux d’en voir les retombées à présent.

> Saison 1


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You’re gonna wish you killed me.

Je pense qu’il était juste impossible pour moi d’aller me coucher après l’épisode précédent, même si ça ne m’aurait pas fait de mal. Celui-ci reprend drôlement bien aussi, avec Lewis assassinant un homme de manière hyper simple et drôlement flippante tant c’est simple en fait. Malgré tout, Lewis reste humain et il laisse s’échapper les oiseaux de sa victime pour qui il semble pris d’affection… Du moins, il tente, mais les oiseaux ne sont pas trop de cet avis-là, préférant rester en cage, ce qui le soule, à terme.

Il s’avère que l’homme tué est en fait un des hommes de Billy, qui se fait ensuite interroger par la police. Yep, il n’a pas réussi à protéger tout à fait Ori : celui-ci est en vie, certes, mais il a perdu quatre hommes durant une attaque dont on ne sait encore rien et qui m’a donné l’impression que j’avais oublié de télécharger un épisode sur Netflix. Finalement, c’était juste la construction de l’épisode qui était chiante.

En effet, on repart ensuite six heures plus tôt où Billy protégeait encore le sénateur quand il a reçu un coup de fil de Frank. Cela permet au Punisher qui n’a pas puni grand monde cette saison d’avertir Billy de l’arrivée de Lewis auprès du Sénateur. Il lui demande aussi de mettre à distance ses hommes pour son arrivée à lui. Chacun sa vengeance, clairement.

Six heures plus tard, le Sénateur est invité à revenir dans la pièce où on lui a sauvé la vie, mais surtout la pièce de l’attaque contre sa vie. Face à tant de violence, il a dû utiliser un flingue et il voit complétement sa vie bouleverser par ça. Il raconte à la police qu’il l’a fait pour avoir l’occasion d’aller appeler les secours. Ce qui est intéressant dans cette construction ? Elle permet des mensonges de la part des témoins… et elle fait à nouveau intervenir Karen.

Cette dernière est géniale et elle défend bec et ongles son justicier, six heures après avoir rencontré Billy qui l’a mené auprès du sénateur Ori pour l’interview. Alors que celle-ci se faisait, Lewis s’est pointé dans l’hôtel avec le look d’un agent Anvil. Cette arrivée de Lewis est l’occasion de découvrir que Dinah est également dans le hall de l’hôtel. Lewis est quant à lui excellent dans sa manière de tuer tout le monde et de placer ses explosifs.

L’interview ? Selon Karen, elle tourne surtout au débat sur le port d’armes, à nouveau, et met Ori en difficulté avec la présence d’Anvil quand il dit que la société devrait suffire comme protection pour Karen. Il a toutefois une bonne défense, qui ne sert pas à grand-chose puisque Lewis fait exploser la porte et débarque pour tuer Ori. Les supplications de celui-ci, et de Karen, font hésiter Lewis qui ne le tue pas.

La version de Karen est bien plus crédible : Frank débarque en pleine attaque pour protéger les deux civils, et bien évidemment, ça tourne plutôt mal quand Ori décide de sacrifier Karen en la balançant dans les bras de Lewis. Elle est alors son otage, et comme il a une bombe, Frank ne peut rien faire pour l’aider, et les agents d’Anvil non plus. Par contre, ces derniers peuvent poursuivre Frank et l’attaquer aussi.

L’épisode se concentre ensuite sur Dinah, qui a eu une matinée bien chargée avant l’enquête. En effet, elle a repris le boulot le matin-même et a directement parlé à son supérieur pour tout lui révéler du micro dans son bureau, de Castle en vie et pour découvrir que les hommes morts qui ont tué son équipe sont des employés d’Anvil. Si elle se rend à l’hôtel, c’est donc pour confronter Billy sur cette découverte.

Bien évidemment, il nie avoir quoique ce soit à voir avec tout ça, mais ça finit par mettre le doute à Dinah. Ses doutes vont vite être confirmés, malheureusement pour elle, parce que c’est une sacrée trahison. Si elle s’en rend compte, c’est parce qu’elle croise Castle alors qu’il s’enfuit dans la cage d’escaliers. Elle réussit presqu’à l’arrêter, même s’il lui refait le coup du « tue-moi si tu veux, moi je me casse » et s’apprête à s’en aller quand… Billy lui tire dessus depuis un étage supérieur.

Frank survit alors que l’angle de tir était parfait. En revanche, Billy ne lâche pas son arme quand Dinah lui dit de le faire et petit à petit, elle comprend donc qu’il est le traître, en même temps que Frank. Ni l’un ni l’autre ne s’y attendait, et alors que Bill s’apprête à tuer Dinah, il est soudainement arrêté par des policiers qui sortent de nulle part. Il en va de même pour Dinah, qui ne résiste même pas et devra s’expliquer, six heures plus tard, sur la raison pour laquelle elle ne tenait pas en joue Frank mais Billy. Et elle le fait en continuant à ne pas dire toute la vérité, pour se protéger.

C’est brillant. Frank ? Il s’échappe même quand les flics parviennent à arrêter tout le monde, mais pas sans se déboîter l’épaule au passage. Pour autant, il retrouve dans les cuisines Karen et Lewis. Cette dernière est brillante, tentant de gagner du temps comme elle peut quand elle est seule avec Lewis, mais elle finit quand même par être de nouveau son otage.

Par chance pour elle, Frank est toujours là pour veiller sur elle et c’est drôlement bien fichu : on ne sait pas bien où sont les autres flics, mais lui intervient tout tranquillement auprès de Karen, en lui indiquant, dans une conversation avec Lewis, quel fil désactiver pour que la bombe n’explose pas et comment s’échapper de Lewis en utilisant son propre flingue, dans son sac à main.

Finalement, Lewis parvient à s’isoler malgré tout dans la chambre froide des cuisines, qu’il bloque de l’intérieur. Oh, il ne meurt pas de froid pour autant : poussé par Castle, il décide de se suicider en se faisant sauter avec la bombe qu’il répare. Le problème dans tout ça, c’est que le flic sont tout de même persuadés qu’il a agi avec Frank.

Pour l’aider à s’enfuir, Karen lui propose donc d’être son otage. Cela leur permet même de partager un moment tendre dans l’ascenseur ! Et six heures plus tard, Karen est assez clair sur ses positions, n’hésitant pas à reconnaître qu’elle l’a aidé à s’enfuir à l’inspecteur chargé de l’enquête. Le truc, c’est que si l’enquêteur dit qu’il est terroriste, alors Karen se dit victime ; donc elle ne peut pas être retenue pour l’avoir aidé à s’échapper. Voilà un plan brillant, comme le reste de cet épisode, qui voit aussi Dinah et Karen reconnaître qu’elles savaient l’une et l’autre que Frank était en vie lors de leur conversation, scellant les bases d’une association qui promet d’être intéressante. Quant à Frank, il réussit à s’enfuir, bien sûr.

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The Punisher – S01E04-07

Épisode 4 – Resupply – 14/20
Un an, c’est long, et trop pour revenir en étant totalement à fond dans la série, malheureusement. Je n’ai pas réussi à me remettre tout à fait dedans, décrochant à de nombreuses reprises, le plus souvent parce que les scènes ne me passionnaient pas. Pourtant, le début de saison m’avait accroché… Reste donc à savoir si c’est l’année sans rien voir ou l’épisode qui fait que j’ai trouvé ça moins bon.

> Saison 1


Spoilers

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Smell more than I thought.

Allez, quand faut y aller, il faut y aller ! Une bonne année plus tard, je reprends mon visionnage de la série. Je sais que j’en ai envie, ça fait un an que je veux continuer. Je sais aussi que ça ne va pas être simple, même si j’ai relu mes critiques, parce que l’intrigue est complexe. Il faut que je me remette dedans quoi. Je suis bien aidé par la première scène très jolie du côté de l’esthétique et de la réalisation… mais pas tellement par son écriture, parce qu’on y voit un jeune soldat dont j’ai zappé l’existence en train de se creuser un trou où dormir.

Oh, l’intrigue de Lewis m’est revenu peu à peu évidemment, mais ce n’était pas passionnant de le voir se faire un trou pour y dormir, au beau milieu du mois de novembre, juste pour le principe et par peur des cauchemars qu’il pourrait avoir quand il dort dans un lit. J’ai eu du mal à me remettre dedans quand Curtis est venu tenter de le raisonner, mais ça avait l’avantage de faire un parallèle entre le personnage de Lewis, complétement déconnecté, et moi.

Pendant ce temps, Billy fait un discours à des soldats, devant un joli panneau Anvil : il les recrute en fait pour son groupe et ça explique pourquoi il voulait en savoir plus sur les « soldats anonymes », j’imagine. Effectivement, Billy recrute ensuite Lewis, avant de lui dire qu’il n’est pas fait pour Anvil car il est trop instable. Ben mince, à quoi sert Lewis alors s’il n’est pas là pour être une taupe auprès d’Anvil ? Quoiqu’il en soit, il se fait virer par Billy et il le prend mal.

On retrouve ensuite Frank en train d’interroger un certain Turk, et je dois avouer n’avoir aucun souvenir de cette partie de l’intrigue. C’est forcément lié à sa vengeance, cela dit, et c’est un peu plus clair quand il l’explique à David. Ouep, de son côté, David est toujours complétement obsédé par Sarah, qu’il continue de regarder en vidéo, mais dès que Frank arrive avec une mitraillette rose, il est à fond dans l’intrigue pour lui trouver un flingue.

Ce qui est sympathique, c’est que les deux prennent le temps de parler et sympathiser, mais j’ai eu du mal à me raccrocher à tout ce qu’il se passait. Bon, ça s’est mieux passé quand Sarah a rappelé Frank pour qu’il signe un papier pour son assurance. Cela permet en effet à David de découvrir que Frank est encore en contact avec elle, pour faire pression sur lui si besoin un jour, et ça a l’exact effet inverse de ce que voulait Frank : ça pousse David à retarder la mission, parce qu’il ne veut pas aider Frank tant que lui n’aide pas son ex-femme.

Bref, notre héros n’a pas le choix que de se rendre chez Sarah débordée par son fils Zach et par les travaux nécessaires sur sa plomberie – sans mauvais jeu de mots. David regarde attentivement – plus que moi – tout ce qu’il se passe et il n’apprécie pas bien de voir Frank (qui se fait appeler Pete) sympathiser avec sa femme et sa fille, Leo.

Il faut dire que Frank se fait une place trop confortable dans la maison, il y a de quoi frustrer David, même si Sarah dit aussi que son mari lui manque. C’est déjà ça pour lui. Frank s’incruste avant de retourner voir son nouvel allié qui a une piste pour lui. Cela mène à une scène d’action et torture bien rapide, après laquelle David a du mal à assumer son nouveau rôle d’aide pour le cinglé qu’est Frank.

Faut dire que ce dernier tue sans remord et n’hésite pas à abandonner un otage qui n’est pas le sien. Le pauvre type se retrouve donc ligoté avec une grenade prête à exploser à ses pieds.

En parallèle, Dinah travaille toujours sur le cas, n’écoutant absolument pas son collègue tant ça l’absorbe. Il y en a une qui a de la chance : j’ai eu du mal à être absorbé moi. Je n’aurais pas dû m’arrêter si longtemps de regarder cette série, j’en étais sûr. Un supérieur, Hernandez, avec qui elle s’entend super bien, essaye de la recadrer, mais c’est peine perdue avec.

Stein, son collège, est assez jaloux de sa relation avec Hernandez, mais en même temps, lui il n’est vraiment pas terrible à son job. Heureusement qu’elle est là pour prendre en main l’opération qu’il monte, même si elle ne pourra finalement pas faire grand-chose contre Frank et David qui n’hésitent pas à détourner le camion plein d’armes qu’elle surveillait, sous son nez. Eh oui, Dinah ne s’attendait pas à ce qu’on lui mettre des images en boucle et une musique à tue-tête alors que Frank a enfin trouvé le moyen de faire le plein d’armes à feu.

Décontenancés, les flics se laissent donc avoir par Frank et David, mais ça n’empêche pas Dinah d’être assez badass pour les prendre en chasse. On a alors droit à une longue scène de course poursuite en voiture. L’équipe se fait plaisir, quoi, ça fait vroum vroum et tout le monde est content. Dinah est tellement maligne qu’elle finit face à face avec Frank et ni l’un ni l’autre à se foncer dessus.

Pas de bol pour Dinah, elle grille une priorité et se prend le camion plein d’armes de David en pleine face. Voilà qui est fait : Frank se plaignait que David ne se trempe pas assez les mains dans les affaires illégales, c’est à présent chose faite. Dinah finit très mal en point, mais elle est secourue par Frank malgré tout. Elle le reconnaît et, malgré les blessures, elle lui demande s’il est bien le tueur de Wolf. Ah oui, encore un bout d’intrigue que j’avais zappé.

Il lui explique que c’était un flic ripoux avant de s’en aller sur une dernière menace, demandant à Dinah de ne plus se mettre en travers de son chemin. Bien, ce cliffhanger qui n’en est pas tout à fait un me remotive bien pour la suite de la saison, ça fait plaisir, parce que ça se termine sur l’explosion de la voiture de Dinah qui vient donc d’être sauvée par Frank.


Épisode 5 – Gunner – 17/20
Ah voilà, je retrouve ma hype de l’an dernier devant cet épisode. Si c’est toujours lent, Netflix oblige, cet épisode possède d’excellentes scènes d’actions et des moments de dialogues tout particulièrement brillants. Cela m’a raccroché à l’intrigue de manière bien plus efficace, surtout sur la fin d’épisode… mais bon, ça c’est un peu obligé, c’est la construction classique des épisodes qui doivent nous tenir en haleine !

> Saison 1


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Would you say you have a tendancy to get over-involved, Karen ?

L’épisode reprend sur Dinah se réveillant, en pleine forme malgré ses souvenirs de l’accident. C’est un peu gros, je trouve, son visage n’a plus la moindre égratignure quoi. Elle retourne immédiatement au travail, où elle est mal reçue car elle n’est pas un témoin très utile. Elle n’ose pas dire qu’elle se souvient avoir vu Frank, par exemple, alors que Billy essaye de l’appeler pour obtenir un rencard avec.

Dinah n’est pas très intéressée, parce qu’elle préfère se relancer dans l’enquête sur Frank, forcément. Elle convoque ainsi Karen Page pour obtenir de nouvelles informations, et c’est génial parce que ça va faire du bien de la revoir dans la série. Elle est beaucoup trop drôle à agir en tant que journaliste bien informée quand elle est interrogée par Dinah. Les deux ont clairement leurs informations et leur but précis : Karen veut écrire un article, Dinah veut apprendre à mieux la connaître. J’ai adoré cette scène avec le non-dit évident que Frank est en vie, qu’elles le savent, mais qu’elles ne peuvent le dire à l’autre sans le trahir (pour Karen) ou paraître cinglée (pour Dinah).  C’était une bonne écriture.

L’enquête continue malgré le silence de Karen pour Dinah qui a une liste de suspects sur lesquels s’interroger, à commencer par Frank, certes, mais aussi Gunner, qui est le titre de cet épisode. Elle finit par expliquer à son collègue que c’est le Punisher qui l’a sauvé et lui n’est pas sûr qu’il a envie de la croire.

S’il le fait, il lui demande de dire la vérité lors de l’enquête qui sera mené sur l’accident ; parce que lui n’hésitera pas à le faire si on lui pose des questions. Oups. L’enquête en question est intéressante parce que l’interrogatoire est assez précis pour que justement il soit question de possibles suspects. Pour autant, Stein ne dit rien, c’est évident : il ne veut pas passer pour fou. Dinah est heureuse d’avoir la confirmation qu’elle peut lui faire confiance. C’était un pari risqué quand même.

De son côté, Karen retrouve Frank pour lui expliquer l’entretien passionnant qu’elle a eu avec Dinah et ses soupçons sur le fait qu’elle a découvert la survie de notre héros. Ce dernier lui explique donc comment elle a découvert tout ça, avant de nous faire un petit discours sur le passé, pour attendrir encore une fois Karen. Comme si elle avait besoin d’être plus attendrie, franchement.

En plus, ça ne fonctionne même pas : plutôt que d’être douce avec Frank, elle s’énerve après lui parce qu’elle n’aime pas du tout la mission qu’il se donne. Elle ne voit pas bien l’intérêt de tuer des hommes sans révéler leurs crimes, car il passe pour des héros ensuite, alors qu’il pourrait l’aider à écrire de sacrés articles. Ou booster la carrière de Dinah. Bon, vous aurez tous deviné que je suis plutôt du côté de Karen, hein.

La conversation tourne court, comme toutes les conversations qui confrontent Frank un peu trop à son goût. Dans le même genre, David prend très mal de savoir que Dinah a vu la tronche de Frank, parce que ça met en péril toute leur opération et ses chances de revoir sa famille un jour. Frank semble bizarrement peu affecté par l’information, alors que ce n’est pourtant pas rien : il est censé être mort, mince à la fin.

Frank retourne au cours de cet épisode chez Sarah et il sympathise avec Leo en réparant la voiture. Celle-ci insiste donc auprès de sa mère pour qu’elle l’invite à dîner le dimanche suivant, et Frank accepte au grand désespoir de Zach, le fils, et de David qui surveille toujours tout ça à distance. C’est tout à fait ce qu’il faut pour pourrir leur relation amicale étrange : s’ils sont amis, il y a beaucoup de rancœur entre eux. Cela provoque une dynamique intéressante largement exploitée par la série, notamment quand David se fait un sandwich mais n’en prévoit pas pour Frank.

Finalement, ils se rendent dans une forêt où se trouve la cabane de Gunner, parce que Frank est à la recherche de noms de personnes à qui en vouloir. C’est efficace comme technique, mais en revanche ça passe par Gunner qui n’hésite pas à se servir de son arbalète contre Frank parce que mieux vaut guérir que prévenir, apparemment.

Alors que Gunner se met à parler à Frank, ils sont subitement pris d’assaut par une équipe de la CIA, ce qui permet une bonne scène d’action. Pour mieux comprendre tout ce qu’il se déroule, il faut néanmoins faire un petit détour par ce qu’il s’est passé avant.

Et oui, pendant ce temps, au QG de la CIA, on nous introduit un général, William Rawlins, qui n’a plus qu’un œil et qui fait la morale à de nouveaux agents pour leur expliquer ce que c’est que cette agence. Comme s’ils n’avaient pas déjà vu ce discours un milliard de fois à la télé eux aussi ! En tout cas, l’intérêt de nous introduire ce personnage est de nous montrer ensuite qu’il enquête sur Dinah, puisque son bureau est mis sous écoute. Ah, et il reçoit aussi une médaille pour son bon travail. Mouais.

Cette médaille est remise par Marion, sa supérieure directe, qui va aussi être promue et qui s’inquiète de savoir si des cadavres sont cachés dans le placard de son subalterne. Celui-ci n’hésite pas à lui mentir et dire que non… Le problème, c’est qu’il va ensuite découvrir que Frank et Gunner sont encore en vie.

Bien sûr, c’est lui qui est derrière l’attaque que les deux vieux amis doivent essuyer dans la forêt. C’est plutôt sanglant et ça fait une excellente scène d’action, suivie à la caméra (portée à l’épaule par les soldats) par Rawlins et au drone par David. Si ce dernier peut aider Frank à s’en sortir, ce n’est pas le cas du premier qui est plutôt de l’autre côté.

Il est ainsi assez dégoûté de découvrir que Frank est encore en vie, mais ça ne l’empêche pas d’espérer que ses soldats puissent en venir à bout. C’est plutôt l’inverse qui se produit évidemment : les militaires ont l’avantage du nombre, mais ce n’est pas suffisant. Ils se font cueillir un par un dans une excellente scène d’action.

Malgré tout, Gunner se prend trop de coup pour survivre, et il demande à Frank de l’enterrer quoiqu’il arrive. C’est mal barré, parce que Frank, il finit inconscient dans les feuilles mortes de la forêt. Par chance, David est là pour le retrouver et s’occuper de lui, quitte à oublier Gunner derrière. Et dans tout ça, et j’ai explosé de rire, on est dimanche soir et Frank a totalement oublié d’aller dîner chez Sarah. La pauvre Léo, c’est triste pour elle !

Pour conclure l’épisode, on retrouve Dinah qui accepte de prendre un verre et flirter avec Billy. Après avoir failli mourir dans l’épisode précédent, elle a bien envie de se faire plaisir avec lui et elle n’hésite pas à coucher avec sans même prendre le temps de retirer ses chaussures, dis-donc.


Épisode 6 – The Judas Goat – 15/20
L’épisode était intéressant, mais cette fois, il manquait clairement d’action pour être aussi passionnant que ce qu’il voulait être. Quant à son intrigue, eh bien, sans être tout à fait prévisible, elle rejoint dans les grandes lignes ce que j’attendais depuis plusieurs épisodes. C’est en tout cas suffisamment bon pour me faire enchaîner et finir ma soirée plus tard que prévu. Oups.

> Saison 1


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Did you just reach to my gun?

Cet épisode revient clairement avec un rêve dès la première scène, avec Sarah qui dresse une table énorme pour sa famille et celle de Frank. Ah si seulement tout le monde était encore en vie, si seulement ça pouvait être vrai… mais non ! Cela vire au cauchemar pour Frank qui voit des soldats débarquer et tuer tout le monde, alors qu’ils sont encore joyeux de leur repas.

À son réveil, Frank est de retour dans la planque de David et se souvient de sa promesse foireuse d’enterrer Gunner. C’est raté. De son côté, Curtis est réveillé au milieu de la nuit par David qui a besoin d’aide pour soigner le Punisher. Cela nous promet donc de jolies scènes médicales dès le départ, avec Curtis qui fait tout ce qu’il peut pour sauver Frank. Ce dernier reste inconscient une bonne partie de l’épisode, et ça laisse le temps à Curtis d’engueuler David parce qu’il le tient pour responsable de ce qui arrive à Frank.

Quand Frank finit par vraiment se réveiller, il apprend de la part de David que Gunner sera enterré, parce qu’il s’en est occupé. Mouais. J’ai trouvé plus intéressant de le voir espionner David en train d’espionner Sarah, surtout que ça se passe de plus en plus mal avec le petit, qui vole des skates aux voisins et frappe sa sœur quand il pense qu’elle le trahit. Oups.

Par la suite, Frank et David entendent un appel à la radio, directement destiné à Frank. Décidément, il en fait du remue-ménage pour un mort ! Sinon, comme Frank est toujours blessé dans cet épisode, on a aussi droit à des scènes un peu chiantes où Frank explique à quel point il aimait être dans l’armée et que c’était sa deuxième famille et blablabla.

Quand ont retrouve Dinah et Billy, ils sont toujours au lit, mais cette fois, c’est la deuxième nuit d’affilée qu’ils passent ensemble et Dinah aussi est entièrement nue. Netflix nous réinvente la scène sous les draps, d’ailleurs, avec la scène à moitié sur les draps, histoire d’en voir un peu plus que nécessaire. C’est toujours bon pour les audiences, après tout, de montrer Ben Barnes nu, non ? Allez, après ça et son détour par les toilettes, Billy découvre que Dinah a un dossier « Frank Castle » dans son sac, et il comprend qu’elle est possiblement en train de l’utiliser.

Il serait temps… mais du coup, je me demande s’il va vraiment être le méchant comme je le pensais ou juste être un gentil qui en prend plein la tronche – bon, ça doit pas être désagréable pour autant, je veux dire, il vient de coucher avec Dinah avec quand même.

Celle-ci enchaîne ensuite avec un petit détour en forêt pour le boulot, où elle constate les ravages de la fusillade de l’épisode précédent. Elle est excellente à son job, comprenant rapidement ce qu’il s’est passé et reconnaissant là la marque du travail de Castle, qu’elle espère coincer grâce au sang trouvé. David a certes bien fait d’appeler les flics pour Gunner… mais pas cool pour la suite de la saison, ça !

En effet, Dinah et son collègue ont rapidement la confirmation que Frank est toujours en vie, et ça pose problème pour la discrétion. Dinah demande donc à Billy de lui raconter tout ce qu’il sait sur Castle, avant de lui révéler qu’il est encore en vie. Oh, voilà un couple que j’aime beaucoup ces deux-là. Il y a pas mal de tension entre eux, comme elle lui a menti pour se rapprocher de lui. N’empêche que là, elle lui dit toute la vérité et ne se rend même pas compte du mal qu’elle fait. J’y reviens.

Du côté des « soldats anonymes », on reprend avec une scène qui ne me passionne pas. C’est fou comme à chaque fois mon attention baisse de manière drastique sur ces scènes-là. Faut dire, on sait qu’il ne s’y passe pas grand-chose, c’est juste l’occasion de dresser quelques métaphores pourries. Je veux dire, même l’intrigue de Lewis était plus intéressante dans cet épisode, alors que je le déteste et que son intrigue consistait juste à se faire arrêter parce qu’il est relou avec un flic encore plus relou que lui.

Il est rapidement libéré malgré tout, grâce à l’aide de Curtis, et ça lui permet de demander à celui-ci pourquoi il l’a balancé auprès de Billy. Plus malin que ça, Curtis annonce un autre des soldats, qui est un menteur et n’a pas hésité non plus à abandonner Lewis quand il se faisait arrêter. Ben oui, balancer ça à un excité de la vie comme Lewis, c’est forcément une bonne idée hein : il va donc confronter son pote sur ses nombreux mensonges et ça finit en meurtre sanglants avec plein de coups de couteau. Tu quoque mi filii comme dirait l’autre !

Curtis a de toute manière d’autres chats à fouetter dans cet épisode, puisque Billy vient le voir pour lui annoncer que Frank est en vie, et surtout pour voir si Curtis le savait déjà. Curtis a une bonne poker face, mais je ne suis pas certain que ce soit hyper efficace, parce que Billy doit être plus malin que ça quand même : la première chose que fait Curtis après cette scène, c’est aller prévenir Frank… Si ça, ça ne ramène pas immédiatement Billy dans la planque, je ne sais pas ce quI le fera.

Pourtant, Billy ne le suit pas, étonnamment. Il n’empêche qu’il va découvrir quand même que Frank est encore en vie, puisque ce dernier finit par répondre à ces incessants rappels à la radio pour le revoir. Il en profite pour raconter toute l’intrigue de la saison, et ça ne fait pas de mal d’avoir un rappel de tout ça : Frank est dans un grand désir de revanche qu’il veut vivre seul, même si Dinah (et Bill ?) pourraient l’aider.

Gunner avait donc découvert le trafic qui se faisait avec les hauts gradés de l’armée, et c’est ce qui l’a fait tuer.

Malgré tous les bons arguments de Bill, Frank ne change pas d’avis et il commence à me taper un peu sur les nerfs : tout le monde lui dit d’arrêter de se la jouer solo. Il pourrait comprendre que ce n’est pas pour rien à la fin, mince ! Après tout ça, il retourne, en tant que Pete, voir Sarah pour s’excuser de son absence au dîner du dimanche. Il débarque super tard, mais ça n’empêche pas David de voir tout ce qu’il se passe depuis sa caméra de surveillance.

Le problème, c’est que Sarah est de plus en plus évidemment attirée par Frank, alors ça lui fait mal de regarder tout ça, de la voir se confier à Frank, un parfait étranger, sur sa difficulté à élever ses enfants. Frank est une oreille attentive, et ça suffit. En plus, il est aussi un bon ami pour David, parce qu’il fait tout ça en sachant très bien que son ami ne perd pas une miette de la conversation.

La toute fin d’épisode, malheureusement, confirme ce que je soupçonnais et redoutais : Billy fait bien partie des méchants, puisqu’il a essayé de vendre Frank à Rawlins. J’avais pourtant espoir qu’il ne soit pas méchant finalement, parce que la révélation a tardé à venir. Je me suis presque fait rouler comme un bleu.


Épisode 7 – Crosshairs – 16/20
Cette saison se dévore bien, je lui reconnais ça sans problème, et c’est frustrant d’avoir mis tant de temps à m’y remettre. Cet épisode fait avancer les intrigues en parallèles, mais je commence à me demander comment certaines vont se rejoindre dans la deuxième moitié de saison. Ah, et je terminerai par dire que le cliffhanger n’est heureusement pas trop insoutenable.

> Saison 1


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Kid, I’m not your enemy here.

C’est bien, Lewis est super discret à se promener à moitié à poil et avec les mains en sang après son meurtre de sang froid (ou de sang chaud, peut-être ? C’était un crime sacrément haineux. Ouais bon, il s’est débarbouillé le visage et a laissé les traces de sang derrière, mais il rentre finalement chez lui, peut-être pour trouver de quoi nettoyer le cadavre. Oh, il tombe néanmoins sur son père qui ne comprend pas trop ce que traverse son fils, mais veut lui venir en aide comme il peut.

Il aime son fils après tout, et celui-ci en est plutôt à envisager le suicide une fois son père le traitant en héros parti… sans y arriver pour autant. C’était une sacrée introduction.

Ce n’est que bien plus tard qu’on retrouve le personnage de Lewis dans l’épisode, pour une nouvelle scène avec son père. C’est très clairement la relation secondaire à laquelle les scénaristes s’intéressent dans l’épisode, et ça n’arrive pas à me faire aimer le personnage de Lewis. Je reconnais tout de même qu’il est bien casté, parce qu’il a la gueule de l’emploi.

Il joue super bien la rage qui monte en lui, y compris quand son père lui fait la morale grâce à un match de boxe permettant le parallèle avec la vie qui est un combat. Toujours les mêmes métaphores d’une série à l’autre ! Après tout ça, on nous révèle qu’il a pris ses dispositions pour se débarrasser du corps, tout de même. C’était une scène simple, mais efficace.

D’un mec commençant l’épisode à moitié à poil à l’autre, il n’y a qu’un pas : Frank est en pleine convalescence, mais ça ne l’empêche pas de faire de l’exercice pendant que David lui cuisine des pates qui m’ont bien donné faim, je dois dire. Dans l’ensemble, la série avance plutôt bien : cette fois, Frank et David se débrouillent pour mettre au point un plan d’action pour faire tomber l’Agent Orange, à la tête de la mission.

Comme il s’agit d’infiltrer une base militaire, Frank se remet en question pour la première fois sur sa grande mission vengeresse, parce qu’il comprend qu’il risque de devoir tuer un simple soldat qui n’a certainement pas demandé ça. Cela ne l’empêche finalement pas de se rendre sur la base militaire pour l’infiltrer et s’attaquer au fameux agent Orange… qui est en plein jeu sado maso.

Pendant ce temps, Billy revient voir Dinah pour lui dire que Frank est bel et bien mort ; parce qu’il ne veut pas lui avouer la vérité. C’est embêtant comme tout, mais j’aime toujours la relation entre ces deux-là, même si maintenant qu’on sait qu’il est méchant, ça change tout. Il la manipule pour obtenir plus d’informations et il fait des petites private jokes pour Rawlins quand il dit que personne ne les écoute dans le bureau de Dinah. Elle va tomber de haut.

Son collègue la met pourtant en garde et lui reproche de ne pas l’avoir prévenu plus tôt… et ça finit par lui faire comprendre que son bureau est possiblement sur écoute. C’est soit ça, soit une taupe. Heureusement pour elle, elle fait confiance à son collègue et tombe tout de suite sur la bonne théorie.

On suit aussi un peu plus précisément la trahison de Billy et son rôle à jouer avec Rawlins, mais très franchement, la scène était tellement longue et bavarde que j’ai décroché. Ce n’est pas plus mal : ça m’a permis d’être surpris de le voir intervenir quand Frank s’est infiltré dans la base militaire.

Le problème, c’est que Frank doit rester au moins trois minutes dans le bureau du colonel pour copier son téléphone, mais que Billy et ses trois hommes interviennent en trente secondes. Cela laisse tout juste le temps à Frank d’enfumer la pièce pour mettre KO les coéquipiers de Billy. Ce dernier est plus malin que ses hommes et il coupe l’infrarouge de son arme pour ne pas être repéré par Frank.

La scène d’action et de suspense fonctionne très bien, parce qu’elle aurait pu partir dans n’importe quel sens – même si je me doutais que personne d’important allait mourir à ce moment-là. Finalement, merci les gilets pare-balles : Frank et Billy se tirent dessus l’un l’autre mais survivent tous les deux. Forcément.

Frank ne se rend même pas compte de l’identité de son ennemi et il parvient à s’enfuir sans tuer personne, et en blessant un soldat. L’idée est claire, il fallait nous montrer que Frank n’était pas un méchant malgré son grand désir de vengeance. Il a un code d’honneur et tout, certes, mais on le savait déjà après sept épisodes franchement !

Comme toute l’opération se passe bien et qu’ils obtiennent les données GPS du portable de leur ennemi, tout se passe bien pour David aussi. Il peut enfin espérer retrouver sa famille. Le problème, c’est qu’il le dit à voix haute et s’en confie à Frank. À ce stade-là, autant se mettre une cible sur la tronche, ça suffira amplement si c’est mourir qu’il veut.

De son côté, l’agent Orange – Morty – est hyper énervé après Rawlins car il a bien compris qu’il venait de servir d’appât pour Frank, sans même le savoir : la prostituée avec lui était au courant et pas lui, c’est gênant. Billy et son équipe était dans sa base militaire sans qu’il ne le sache… et ça aussi c’était gênant.

La scène était plutôt sympa, parce que Ben Barnes est vraiment un excellent acteur pour jouer ce rôle du soldat qui se moque d’un supérieur hiérarchique parce qu’il a plus de pouvoir que lui, finalement. On lui offre une seconde chance avec une nouvelle identité, qu’il peut obtenir dans un motel pourri où l’emmène Billy. N’a-t-il jamais vu le moindre film ou la moindre série ?

Evidemment que Billy le tue sans le moindre problème. Ainsi donc, Morty se fait tuer, juste à côté de sa prostituée. Allez, ça permet de confirmer ce qu’on savait déjà : Billy est un grand méchant sans remords ni scrupule.

En fin de journée, Dinah et son collègue reste plus longtemps au commissariat, partant à la recherche du micro caché dans le bureau de celle-ci. C’est rapidement efficace et c’est intéressant de les voir comprendre qu’ils sont dépassés par cette enquête. En plus, ça permet de les voir sympathiser et c’est plutôt chouette… tout en étant triste parce qu’il y en a un qui aimerait bien avoir plus que ce qu’on lui donne, clairement.

Et pour terminer l’épisode, Frank joue les snipers et est à ça de réussir à tuer Lawkins… malheureusement celui-ci possède un double-vitrage blindé résistant aux balles. Plutôt que d’en tirer une deuxième et de venir à bout de la baie vitrée protégeant le méchant, Frank s’en va pour ne pas se faire choper, et c’est bien dommage, parce que la série privilégie l’esthétique sur la crédibilité et le méchant reste derrière sa fenêtre où il est complétement vulnérable – que ça résiste à une balle, OK. Mais à deux ou trois ? Pas gagné vu l’état de la vitre après une balle ! Enfin bref, fin d’épisode, c’est l’heure pour moi d’aller dormir, clairement !

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