Most Dangerous Game (S01)

Synopsis : Un homme condamné par la maladie accepte de participer à une chasse mortelle dans l’espoir de laisser derrière lui une belle somme d’argent pour sa famille.

Pour commencer, quand j’ai vu que Quibi allait lancer une série avec un Hemsworth et un synopsis digne de Chosen, j’étais à fond et tellement heureux que je me suis dit que j’allais me jeter dessus dès que possible. Puis, j’ai découvert ce que c’était que Quibi et le format m’a laissé perplexe : on est plus sur un film découpé en morceaux que sur une vraie série.

Quand j’ai fini par installer cette application pour le test de 90 jours gratuit, je me suis donc tourné plutôt vers Survive, pour d’abord me faire une idée sur la qualité de la plateforme avant de me lancer dans la série qui m’intéressait le plus. Pour l’instant, ce que je craignais s’est avéré vrai avec celle-ci : le concept a beau être sympa, le découpage n’est pas toujours idéal. Il n’empêche que quitte à avoir un essai gratuit, autant en profiter pour voir ce qui m’intéressait à la base. Voilà donc mon avis sur ce fameux Most Dangerous Game, avec une légère partie sans spoiler (ce qui est écrit en petit) et un avis plus complet révélant parfois certaines informations de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

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S01E01 – The Offer – 16/20
Si on ne perd pas de vue que c’est un premier épisode, c’était plutôt chouette et même sans longueur alors que tout concourait à en apporter dans les choix faits. Je ne sais pas encore si je pourrai en dire autant de l’épisode suivant, mais pour l’instant, c’est un bon début, plutôt prenant.

Le choix fait de proposer un épisode en huis-clos est original et change vraiment de toutes les séries avec voix-off et flashbacks. Au moins, ici, on apprend à connaître le personnage principal au sein d’un dialogue qui ne traîne pas à donner les informations nécessaires : notre héros est un futur papa atteint d’une maladie en phase terminale. Certes, on apprend tout ça avec quelques détours car il faut bien occuper les sept minutes, mais dans l’ensemble, c’est plutôt bien mené.

La conversation est fluide et mène naturellement à la décision du personnage : il était venu demander de l’argent, mais rien n’est gratuit dans la vie. D’ailleurs, justement, c’est la notion de vie qui est au cœur de la série : il a le choix désormais entre vivre le peu de temps qu’il a devant lui en étant pauvre et en sachant qu’il laisse une femme enceinte sans argent ou alors vivre en étant chassé par des riches prêts à le payer très cher pour cela.

La décision lui revient. J’ai du mal à penser qu’on puisse être intéressé comme il l’est par un tel dilemme, mais eh, c’est sa vie, son choix et ça me paraît cohérent ce cliffhanger où il accepte d’en écouter plus.


S01E02 – The Motivation – 11/20
Bon, définitivement, les scénaristes sur Quibi ne tirent pas du tout profit du format des « quick bites ». C’est bien dommage : on nous propose finalement un épisode classique de série répartis en plein de petits segments… sauf que du coup, ça révèle à quel point toutes les parties d’un épisode classique ne se valent pas. Et là, c’est flagrant.

En effet, on se retrouve avec un épisode flashback qui ne sert absolument à rien après l’introduction du premier, à part à ralentir le rythme de manière violente : on passe de l’annonce des règles aux souvenirs de Dodge avant même qu’il ne soit diagnostiqué comme malade. Ainsi, il fait son jogging pendant deux minutes, ce qui ne servait absolument à rien du tout (le voir suffit à comprendre qu’il fait du sport), puis avec sa femme à parler de ses dettes, au boulot à empirer ses dettes et avec ses amis à qui il a créé des dettes en les faisant investir sur le mauvais placement.

OK, je suis de mauvaise foi : ça sert toujours de savoir qu’il a des amis et qu’ils auront un rôle à jouer une fois que le jeu aura commencé, mais je trouve tout ça super mal amené : les informations clés de l’épisode étaient déjà résumées dans le premier épisode, donc il n’y avait pas besoin d’y revenir aussi lourdement. Les flashbacks auraient pu être disséminés dans de futurs épisodes, plutôt que d’être compilés dans un fragment qui est juste très frustrant.

Et comme pour Survive, je me suis retrouvé à regarder le temps qui passe… c’est gênant sur un épisode de huit minutes, tout de même !


S01E03 – The Rules – 16/20
Voilà un épisode qui utilise un peu plus intelligemment ses dix minutes pour mettre en place tout ce qu’il y a à mettre en place. Parfait condensé des deux premiers, il est beaucoup plus engageant et donne ainsi envie de découvrir la suite de l’histoire. Le potentiel est là, espérons qu’il soit correctement exploité !

On repart là où le cliffhanger nous laissait, plus ou moins, c’est-à-dire au beau milieu du flashback ! Je ne m’y attendais pas du tout, mais j’ai trouvé ça plus efficace que lors du deuxième épisode : on découvre ainsi avec le personnage la tumeur qu’il a au cerveau et avec sa femme qu’il n’a plus d’assurance-vie. Tout ça nous explique bien mieux que l’épisode précédent ce qui va pousser à accepter le Jeu dont il est question dans le titre de la série.

J’ai bien aimé aussi qu’on nous justifie la rencontre du premier épisode en expliquant comment Dodge avait eu vent du riche entrepreneur : c’est son infirmier, l’entendant fauché, qui lui donne la carte de l’entreprise. Il ne m’en faut pas beaucoup plus pour soupçonner l’infirmier d’être un des futurs chasseurs à qui Dodge fera naïvement confiance en temps voulu. On verra bien. En tout cas, la scène fonctionnait bien, contrairement à celle avec le meilleur ami, nécessaire, mais pas terrible.

Après tout ça, on en arrive donc enfin au cliffhanger du premier épisode et à la liste des règles du Jeu, simples, efficaces : tout doit se passer à l’intérieur de Detroit, il y aura cinq chasseurs, des sommes d’argent astronomiques versées à la fin de chaque heure où Dodge survivra (ce qui ne sera pas suspect du tout aux yeux de la police, hein) et l’interdiction de prévenir qui que ce soit. Vraiment, ça me rappelle Chosen, avec des règles tout aussi bien définies et claires. Dodge n’a pas l’interdiction de tuer ses assaillants et il sait que s’il brise une seule des règles, la chasse à l’homme ne se limitera plus à seulement 24h.

Enfin, pour corser le Jeu qui paraissait assez simple, tout de même, le personnage aura avec lui un portable qui le géolocalisera pour ses adversaires quinze secondes toutes les heures ! Pas le temps de dormir, donc… Malgré tout, il décide de réfléchir à la situation. On sait très bien qu’il va accepter, donc après trois épisodes, il est temps de voir la chasse à l’homme commencer. Youpi !

En tout cas, c’est bien plus efficace que Survive comme série : je suis déçu que les épisodes soient courts, même, parce que c’est une histoire qui mériterait un meilleur traitement que de courtes capsules de dix minutes. Le rush de l’action promet de faire des « quick bites » plus efficaces.


S01E04 – The Acceptance – 17/20
Dix minutes, ça se justifie d’un coup beaucoup plus quand les shots d’adrénaline commencent à arriver ! J’espère que la série saura garder son rythme haletant comme en fin d’épisode ici. Cet épisode était exactement ce que j’attendais de cette série en lisant son synopsis.

Bon, je m’emballe beaucoup dans le paragraphe ci-dessus, parce qu’en vrai, Dodge n’a pas encore accepté au début de l’épisode, alors qu’on sait très bien qu’il va de toute manière devoir le faire. De manière assez logique, on le voit encore hésiter et être poussé à prendre sa décision lors d’une énième mauvaise nouvelle au travail, avec un contrat qui n’est pas signé.

Dès lors, on sait très exactement vers quoi on va et c’est un peu redondant d’avoir son meilleur ami qui le pousse encore à être pro-actif alors qu’on sait qu’il va l’être. En revanche, la scène où il prend sa décision et parle à sa femme de la somme d’argent à venir sur son compte est aussi nécessaire que cool, aussi prévisible soit-elle ! C’est là qu’on a senti le rythme s’emballer, et j’ai beaucoup aimé Val en femme aimante et ravie de savoir qu’il allait lutter pour survivre. Malheureusement, elle est loin de se douter des épreuves qu’il s’apprête à subir, volontairement, et qui peuvent tout à fait lui poser problème sur le long terme, notamment du côté psychologique.

Le compte à rebours semble avoir déjà commencé, mais c’est dans la scène suivante que ça se sent vraiment : Dodge retrouve le maître du jeu qui lui indique une nouvelle fois les règles, avant de lui faire le premier virement. Les plans sur les horloges sont tellement insistants que je crains déjà une fin qui joue sur une horloge en panne ou quoi, comme c’est souvent le cas dans ce genre de chronomètre. Et en même temps, si je suis tout excité à l’idée de cette traque à l’homme qui commence, je regrette qu’il faille attendre l’épisode 5 pour que ça commence vraiment : c’est dommage d’avoir perdu quasiment la moitié de la saison à tout mettre en place.

En plus, le format court va largement nous éloigner de 24h chrono, hein… En tout cas, j’ai déjà hâte de trouver le temps de voir le prochain épisode : les tueurs sont dans le même restaurant qu’Dodge, donc on sait que l’action va commencer immédiatement. A moins d’un mauvais flashback mal placé, c’est donc parti pour du 100% très bon !


S01E05 – The Start – 17/20
Mieux vaut tard que jamais, j’ai enfin pris le temps d’avancer un peu dans cette série sur Quibi. Bien m’en a pris : je le savais, je me suis arrêté juste avant que ça ne devienne vraiment intéressant, et ça se confirme avec cet épisode plein d’adrénaline.

La chasse peut donc enfin commencer et c’est tout de même pour cela qu’on est là. Concrètement l’épisode fonctionne bien malgré son très court format parce que comme le personnage principal, on est happé dans l’adrénaline que ça représente et on cherche à repérer quelques figurants. On imagine aussi ce qu’il doit vivre le pauvre, et c’est un courant de nombreuses pensées.

Prendre le bus comme il le fait, ça me plaît bien comme point de départ, mais alors par contre, dans quel monde tu vas t’asseoir et, pire encore, dans quel monde tu acceptes de te décaler côté fenêtre alors que tu as besoin de bouger, au cas où ? Les américains ne connaissent pas le principe relou de tu te lèves et tu laisses l’autre se mettre côté fenêtre ?

Bref, j’ai bien compris ce qui allait être rapidement un défaut de la série : je peux pas rester à ma place de spectateur, j’ai envie de hurler sur les scénaristes qu’ils font du mauvais travail sur ce genre de détails, merde. Bon autrement, le suspense est bon, on est pris dans la course effrénée qui commence et j’aime vraiment bien le format – c’est pratique cette affaire de format qui s’adapte à l’orientation du téléphone dans les transports… mais en même temps, c’est toujours relou de perdre sa batterie en mettant la luminosité à fond pour voir ce qu’il se passe, hein.

Vivement qu’ils mettent en place le moyen de voir ça sur sa télévision… même si j’aurais fini mon essai gratuit d’ici là !


S01E06 – Wash Hands After Using – 16/20
Je ne sais pas si c’est le personnage principal qui est débile ou les scénaristes qui n’ont pas le choix de pondre des trucs pareils pour nous faire du suspense, mais il y a des décisions prises qui me laissent tout de même bien sceptique. Pour le reste, je suis bien investi dans cette histoire, la réalisation est impeccable, le casting très bon.

Dans quel monde le personnage se dit-il que « Les foules sont mon amie » ??? C’est tout l’inverse, bordel, bien sûr que non : dans les foules, y a plein de gens que tu ne vois pas débarquer et n’importe qui peut te blesser ou tuer. Alors, OK, ils n’ont pas envie de te tuer en public, je comprends bien, mais ça me paraît risqué comme déplacement… Mieux vaut s’enfermer quelque part en mode The Purge selon moi. Voilà, vous savez comment me tuer si je devais participer à un truc pareil un jour.

Malgré ce postulat de départ qui m’a blasé, je dois dire que j’aime bien l’idée du centre commercial et de la peur qui peut venir d’un peu partout. La réalisation nous fait bien sentir le stress du personnage et le fait qu’il est en train de vivre une course poursuite, même si on ne connaît pas encore ses poursuivants. De ce point de vue-là, la série excelle aussi dans l’écriture du personnage que l’on découvre dans cet épisode et qui est tout de même glaçant dans la manière dont il isole si rapidement Dodge.

Par contre, il a beaucoup trop la confiance le monsieur. Du côté des surprises, aussi, je tiens à souligner que je ne m’attendais pas à voir le « centre de contrôle » de cette chasse, qui est un bon moyen dans ces épisodes d’ajouter du suspense et de nous faire des coups classiques de « il ne le sait pas encore, mais son ennemi est juste derrière lui ». J’avais aussi oublié que Devon Bostick était embauché dans cette série, ça fait plaisir de le revoir à l’écran, même s’il peine clairement à retrouver des gros rôles s’il en est réduit à ça (bon, à voir dans les épisodes suivants, après).

L’autre bonne surprise, c’est que l’on continue de suive la femme de Dodge et que c’est plutôt intéressant pour le moment ! C’est pourtant la partie de l’intrigue qui pourrait clairement être moins prenante… mais ça va. Après, on sent bien vers quoi on se dirige – prise d’otage, mise en danger, quelque chose de ce genre quand elle va comprendre trop tard ce que fait Dodge.


S01E07 – No Running On the Platfom – 18/20
Les scénaristes ont apparemment trouvé et mis en place une routine en très peu d’épisodes et les épisodes ont beau être courts, il se passe plein de choses. Le format est mieux maîtrisé : chaque épisode paraît bien être un tout complet, pas juste un « pilot » découpé en quatre comme dans les premiers épisodes.

J’aime beaucoup ce que je suis en train de regarder, par contre, trois épisodes d’un coup, c’était bien, plus ça aurait été trop. Soyons clairs : ça peut se bingewatcher, sans problème, mais le format est bien fichu, donc on a des épisodes complets à chaque fois. Ce n’est pas Survive et du coup, il faut se laisser un peu de temps pour digérer ce qui arrive à Dodge, et pour le savourer surtout.

Pas sûr de réussir à le savourer en voyant tout d’un coup, parce qu’il y a déjà des répétitions qui se dessinent avec cet épisode : forcément, il faut de l’adrénaline et du suspense alors le personnage est souvent sur le point de se faire tuer… Mais il s’en tire sans le moindre mal (ou presque) à chaque fois grâce à une bonne part de chance sortie de nulle part – surtout le flic là.

Parfois, on sait d’où sa chance sort et j’adore la compétition qui se dessine entre les chasseurs malheureux. Cela nous permet un bon point sur le rappel des règles et ça pimente la course. Le sadique en moi pourrait peut-être même choisir un des méchants pour espérer (en vain) le voir gagner si ça continue et que Dodge finit par me taper le système. On ne sait jamais.

En attendant, c’est savoureux de suivre tout ça et on sent que malgré les dix minutes, les scénaristes prennent le temps de développer plein de choses. L’histoire s’adapte très bien au format et les quelques scènes qui ne concernent pas les agissements de Dodge restent assez intéressantes. Vraiment, c’est une bonne série, je suis content !


S01E08 – Please Whisper in Church – 14/20
L’épisode est plus court, mais il fait aussi une pause dans l’adrénaline de la saison. Le rush manque un peu cette fois et permet de voir se dessiner quelques problèmes de cohérence et de rythme. Mais bon, ça reste plaisant comme série, surtout que je suis content de voir que ça ne se contente pas d’une seule intrigue, là où ça paraissait être le cas dans le synopsis. Il y a des développements auxquels je ne m’attendais pas, surtout avec ce format-là !

Apprenant de ses erreurs, Dodge comprend que les foules ne l’aident pas tant que ça. Comme l’indique le titre, il débarque alors dans une Eglise et décide d’aller s’isoler dans le confessionnal où un prêtre vient écouter ce qu’il peut bien avoir à lui dire. Mouais.

Dès le départ, on voit venir que ce prêtre va être un des personnages qui lui courent après, et c’est dommage, mais inévitable. Du coup, on approfondit le personnage de Dodge en ayant envie de lui hurler de s’enfuir au plus vite de cette église qui est clairement un piège pour lui. Il se confie, encore et encore, il fait presque de la peine et se met à flipper de voir quelqu’un attendre pour se confesser.

Allez, ça fait un peu d’action on va dire, mais j’ai vraiment attendu le cliffhanger. Sinon, j’ai bien aimé les scènes en-dehors de l’Eglise, qui permettent de continuer à suivre une deuxième intrigue en parallèle.


S01E09 – Return Tools to Their Place – 17/20
Bien que bavard, l’épisode a de bons moments et a transformé mon trajet en train en truc un peu plus chouette à vivre puisque j’ai pu me concentrer sur la situation compliquée du personnage. C’est déjà ça !

On reprend dans l’Eglise quelques instants après le cliffhanger et on nous affirme que toutes les portes de l’Eglise sont fermées… alors même qu’on vient de voir vingt secondes avant un personnage s’enfuir en courant ?? Admettons. Beaucoup d’erreurs sont commises dans l’épisode : déjà, le chasseur est hyper bavard. Pour un psychologue, il n’est pas bien malin de ne pas savoir que les méchants qui parlent trop se font toujours avoir.

C’est le cas avec cet épisode qui nous confirme donc que Dodge a un dossier à son nom donné à chaque chasseur, là qu’il torture Dodge en papotant, là qu’il finit par se faire avoir effectivement en laissant à Dodge le temps de l’attaquer et de l’enfermer (le garder en vie ? Il va le regretter, je pense). J’ai beaucoup aimé la scène d’action, même si Dodge n’apprend pas des erreurs de son ennemi et fait ensuite la même chose que lui.

L’épisode se termine ainsi sur Dodge blessé bêtement et incapable de courir, qui sait qu’il est cerné par un dossier et dont le portable sonne une nouvelle heure. Euh. L’heure s’est écoulée bien rapidement cette fois, rapidement ! Curieux de voir quel sera le prochain tueur à vouloir s’en prendre lui…

Ma monnaie est sur le policier contacté par la femme de Dodge, incapable de se contenter de voir son compte en banque se remplir ! Il est évident que ce flic bien sympathique s’en prendra à Dodge sur la fin de saison, quand il pensera la course finie. Enfin, ce n’est pas évident, mais c’est ce que je pense. Je suis aussi curieux de savoir à quel moment l’organisateur voudra tuer Dodge pour s’assurer de conserver un peu d’argent. Ce n’est peut-être pas juste pour faire le ménage qu’il le fait suivre à la trace comme ça.


S01E10 – Five for Fighting – 16/20
Cet épisode est une suite logique du précédent, qui nous remet assez facilement dans l’ambiance de la série et le fait efficacement. On ne voit plus le temps passer devant cette série, même si cela est bien sûr aidé par la rapidité des épisodes. Je trouve qu’elle fonctionne vraiment bien !

Cette fois-ci, le coup d’être plus en sécurité dans la foule prend tout son sens : Dodge fait en sorte de se retrouver aux abords d’un stade à la fin d’un match pour se mêler à la foule, et c’est sacrément efficace comme stratégie pour lui afin d’éviter d’être à nouveau confronter au maniaque qui avait une fois de plus un coup d’avance sur lui. J’aime définitivement beaucoup trop ce méchant qui calcule la prochaine destination de notre héros, mais se fait avoir comme un bleu.

Il faut dire qu’il n’a pas de chance avec ce match qui se termine pile au moment de la localisation GPS. J’ai bien ri en tout cas, ça fonctionnait bien et la mise en scène est vraiment intéressante. Le stress monte pendant l’épisode, la métaphore du match qui arrive à sa conclusion est efficace quand elle est mise en parallèle à la fois avec la situation de Dodge et celle de sa femme.

Après, j’étais surpris qu’il soit pris pour un SDF, mais ça craint pour la suite de la chasse alors que la journée commence à approcher de sa fin, déjà. Si les épisodes sont au bon format pour garder notre intérêt, je pense d’un coup que quinze, ce n’est pas assez pour savourer la chasse complètement. Les heures défilent trop vite, là !

Sinon, le cliffhanger était surprenant et je me suis laissé avoir par le rappel de la règle en flashback, parce que depuis le temps que j’ai vu le premier épisode, je n’avais plus en tête ce détail… qui est loin d’être un détail pour Dodge !


S01E11 – You Always Remember Your First – 18/20
Je suis quelque peu frustré par le titre de l’épisode qui m’a trop fait deviner vers quoi on se dirigeait ! Hormis ce détail, cependant, la série est sur un bon rythme et réussit à m’accrocher. Je m’inquiète pour le personnage principal alors même qu’il reste quelques épisodes, c’est plutôt bon signe puisque c’est d’habitude ce qui me fait décrocher de ce genre d’intrigues…

Oui, mais voilà : Dodge est un personnage attachant et son état physique se dégrade d’épisode en épisode, ce qui fait qu’on a peine pour lui et qu’à la fin, on en arrive à trembler pour lui quand sa femme est menacée. Avant d’en arriver là, il doit pourtant menacer une famille, bien malgré lui. J’ai beaucoup aimé la première scène de l’épisode qui confirme qu’il passe pour un SDF possiblement dangereux auprès des inconnus. La fin de la nuit ne sera pas simple pour lui, surtout qu’ils annoncent une nuit froide.

S’il attire la pitié et l’attachement, Dodge n’en reste pas moins un personnage que j’ai trouvé super con de se rendre chez lui. Il était évident qu’après autant de temps de chasse, il y aurait quelqu’un pour l’attendre chez lui. Ses 24h sont loin d’être terminées et voler un taxi pour aller chez lui, il y avait plus malin quand même. Il devient en plus criminel à faire ça, et ça craint pour la suite. J’aime tout de même qu’on nous dise que d’autres ont craqué plus que lui…

Chez lui, il retrouve le chasseur de l’Église qui l’attend donc bien sagement et le prend aussitôt en course poursuite, mais pas avant que sa femme ne l’aperçoive en train de monter dans le taxi volé qui sera retrouvé accidenté quelques kilomètres plus tard… Elle n’a pas fini de s’inquiéter pour lui !

Lui aussi s’inquiète pour elle quand elle est menacée par le tueur de l’Église, qui provoque très clairement Dodge, persuadé qu’il n’osera pas le tuer. Alors moi, j’étais persuadé du contraire, en partie à cause du titre de l’épisode, en partie parce que j’ai trouvé ce faux prêtre glaçant avec son accent et les menaces qu’il profère contre la famille de Dodge !

Bref, l’épisode se termine par un meurtre et fait basculer Dodge de l’autre côté, juste avant que sa présence ne soit à nouveau notifiée sur les GPS. Hâte de voir ce que ça donnera, mais je vais sûrement attendre lundi pour la suite… ben oui, je me garde ces épisodes pour le trajet en train vers le boulot, ça passe bien. On verra si je change d’avis ou pas d’ici là !


S01E12 – A Ship Is Safe Only In Port – 17/20
Ah bah enfin ! J’ai bien cru que la série n’allait pas proposer ce genre de personnages, et ça m’aurait manqué. Quant au reste, c’est plutôt sympathique, même si les méchants ont vraiment besoin d’apprendre à se la fermer, pour leur propre bien. Simple avis et conseil d’ami, évidemment. Oui, je suis leur ami, j’aime bien ces méchants.

Bon, clairement, si je m’emballe, c’est parce que j’ai adoré le personnage de Kennedy qui a eu la bonne idée de me surprendre : c’est la première fois que je suis surpris par l’identité d’un tueur depuis le début de la série et, en plus, c’est aussi la première femme. Vraiment, il était temps de proposer au moins un personnage féminin parmi ce casting d’hommes et de femme éplorée. En plus, elle est complètement badass et plus dangereuse qu’une bonne partie des tueurs rencontrés jusqu’ici, ça me fait plaisir.

En-dehors de ça, l’épisode est somme toute assez classique pour la série. Il y a de l’action bien menée, on vibre un peu pour le personnage, on joue sur les règles de la chasse et il y a des situations parfaitement tendues et improbables. Dodge s’en sort comme toujours, alors qu’il ne devrait pas, mais ça fonctionne vraiment dans la manière dont c’est présenté.

Enfin, tout de même, faudra juste qu’on m’explique comment il est monté sur le pont, alors qu’il était en-dessous. Ca, c’est n’importe quoi, et on fait l’économie d’une belle galère en passant simplement au plan d’un personnage surpris de sa réussite. Allez, je leur pardonne parce que l’épisode était sympathique !


S01E13 – Always Get a Second Opinion – 18/20
C’est marrant comme la série me prend totalement par surprise avec un cliffhanger prévisible tellement ils m’ont endormi en me mettant sur une autre piste juste avant. C’est bien joué et ça rend l’épisode passionnant, tout simplement, alors que le début me laissait davantage de marbre que d’habitude.

La chasse continue avec cette fois un gang qui sort de nulle part et qui retourne bien vite vers nulle part… Mais avant ça, ils offrent une information capitale à Dodge : il n’a pas de vrais antidouleurs. Cela lui permet de se mettre sur la piste du jeu de manière bien différente, puisqu’il comprend qu’il n’est pas vraiment malade. Et ça, ça change absolument tout.

En revanche, le problème de cette révélation, c’est qu’elle intervient presque trop tôt : je m’attendais plutôt à ce que Dodge découvre qu’il ne faut pas faire confiance à son meilleur ami, parce que ce dernier attire mes soupçons depuis le début de la série et ne fait rien qui me rassure davantage ici. Il va s’avérer être un chasseur aussi et on aura l’air bien malin avec le cadavre de Dodge sur les bras… même si je doute que la série ose aller si loin.

Bref, je ne rends pas honneur non plus dans cette critique au très bon travail de réalisation qui est proposé, avec une photographie au top et une direction d’acteurs très au point. Le script doit bien aider aussi, mais j’ai beaucoup aimé les scènes où un chasseur débarque avec un flingue alors que c’est interdit. D’ailleurs, je sens que Dodge s’enfuyant avec un flingue, ce ne sera pas bon pour lui non plus.

On verra bien, mais je sais déjà que je vais m’enfiler la fin de la saison bien trop rapidement là !


S01E14 – What’s Old Is New Again – 18/20
Je l’avais bien dit ! OK, je n’ai peut-être vu venir l’ensemble des retournements de situation de la saison, mais celui-ci ne fait que confirmer un bon paquet de théories que j’avais depuis le début du jeu, et c’est tant mieux. En effet, ça se fait avec fluidité et une bonne dose d’action. De ce point de vue-là, la série n’est pas décevante : beaucoup d’action, toujours du mouvement et pas le temps de s’ennuyer dans ces épisodes de 10 minutes qui ont compris comment fonctionner.

Pêle-mêle, on a la confirmation que le policier était bien placé par là par l’homme qui dirige le jeu, que Val était sur écoute depuis le départ et que Dodge aurait dû se méfier de son meilleur ami plus tôt. Que des choses que je voyais venir depuis un moment. Je suis plutôt content de la manière dont tout se déroule dans cet épisode… même si le côté « I’m comig after you » est un chouilla redondant.

La série prouve qu’elle avait mis en place un paquet de bonnes idées plus tôt dans la saison et mène à une conclusion assez logique dans cet épisode avec tous les chasseurs qui encerclent leur proie qui n’a plus d’autres choix que de céder aux bons vouloirs de son ennemi et maître du jeu qui a tout prévu.

Là-dessus, la série est glaçante et nous avait prévenu : il faut se méfier de tout le monde. Il ne manquerait plus que Val se voit proposer une somme d’argent pour tuer Dodge et on aurait fait le tour de ce qu’il est envisageable de faire pour que Dodge passe vraiment une bonne grosse journée de merde. Mais bon, il paraît que c’est la bonne grosse journée de merde la plus excitante de sa vie !

Quant à moi, ben j’enchaîne les épisodes, parce que je reconnais que c’est super addictif, à la fois dans le format et dans l’intrigue. Et tant pis si ça me fait rester à l’arrêt de bus d’arrivée un peu plus longtemps… oups !


S01E15 – Game Over – 19/20
La fin est quelque peu frustrante, mais en même temps, mieux vaut s’arrêter là que sur une conclusion trop lourde. Je me retrouve à espérer une saison 2 et j’ai la certitude que je reverrai cette saison. Finalement, ce n’est jamais qu’un bon film d’action qui n’en finit plus… Et même si je n’aime pas trop ce genre de films, là la course poursuite de 24h est agréable à vivre, surtout avec ce découpage en petits épisodes. On ne s’ennuie presque jamais, après tout.

Dodge se venge donc de tous les chasseurs qui en avaient après lui dans ce dernier épisode, et son meilleur ami n’est peut-être pas le connard qu’on pensait tous qu’il est. OK, admettons, ça faisait un rebondissement de plus ce suspense autour de ce personnage auquel je n’ai pas accroché… J’étais bien plus déçu de voir les personnages des chasseurs mourir les uns après les autres de manière bien trop rapide.

Non seulement, Dodge continue de devenir assassin sans le moindre remords, mais en plus, il tue bien des personnages que j’aurais aimé revoir pour une saison 2. Kennedy, quoi, mince ! La série est un chouilla excessive aussi dans ses explosions : elle est loin la discrétion voulue par le maître du jeu qui se casse a priori sans couvrir la moindre trace finalement. Bon, admettons, ça fait une sorte de cliffhanger pour une éventuelle saison 2, que j’espère donc, vous l’aurez compris comme j’en parle deux fois en un paragraphe. Oui, bon, même si je ne me vois pas poursuivre mon abonnement à Quibi vu le prix, même si j’aime bien la plateforme et son format court assez idéal pour les transports en commun, c’est vrai.

Pour en revenir à cette fin de saison, j’ai adoré voir Dodge se rebeller contre le Jeu… mais manier avec beaucoup de subtilité les règles de celui-ci pour survivre jusqu’au dernier moment. Et d’ailleurs, la fin est très drôle avec sa mort qui ne se joue qu’à quelques secondes et qui permet de vraiment me faire adorer le dernier tueur qui survit. J’espère avoir l’occasion de le revoir un jour : l’acteur est excellent, le personnage l’est encore plus.

En attendant, la saison se termine sur un happy end tout pépère qui ne se donne absolument pas la peine de revenir sur les conséquences de tout ce qu’il vient de se passer. J’imagine que Dodge va pouvoir mener une vie à peu près tranquille à dépenser sa fortune en psy en tous genres… mais il doit bien y avoir des flics pour remarquer que ce qu’il s’est passé est hyper louche, tout de même ! En même temps, ce ne doit pas être super intéressant à suivre comme enquête… Je me demande quoi privilégier pour une saison 2 : une autre chasse ou les conséquences du jeu sur Dodge ? Peut-être les deux : il pourrait tout à fait décider de venir en aide à un autre participant du jeu, après tout.

Voir aussi : Performance de la semaine – Liam Hemsworth

EN BREF – J’étais motivé par le projet, très sceptique par rapport au format et ça donne finalement un excellent ensemble. La saison forme un bon film d’action, mais ce n’est pas qu’un film, parce que le découpage en épisodes fonctionne très bien, mais n’aurait pas été efficace pour un long-métrage. Là, l’écriture s’adapte vraiment bien au format et ça permet à la course de rester haletante, sans jamais trop en faire. On dépasse les deux heures de visionnage sans avoir l’impression d’y consacrer autant de temps et je ne suis pas contre l’idée de me faire un rewatch un jour. On verra bien, en tout cas, je vous conseille la série si vous en avez l’occasion !

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