Strike : Lethal White – S04E01

Épisode 1 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.

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Spoilers

Do we know who we’re working for?

Allez, première scène et je suis déçu par certains choix de mise en scène et par l’absence de résumé des saisons précédentes – même si je connais l’histoire, oui. C’est malin, alors que j’ai mis tant de temps à trouver l’épisode ! Bon, du point de vue de l’histoire, ça marche très bien en revanche de voir Strike être dépité par le mariage de son assistante et de la voir être choquée de comprendre que Matthew a supprimé ses messages. Quant à certains plans, on s’amuse à nous mettre le duo de héros de la série face à face en tenue de mariage, hein.

On enchaîne sur le mal-être de Robin en plein mariage et sur Strike, le seul être au monde capable de s’endormir en plein repas de mariage, honnêtement. C’est particulier comme début de roman, mais j’aime le choix des scénaristes qui est de suivre une chronologie linéaire plutôt que de nous faire du suspense sur l’intrigue qui nous intéresse.

Robin ose se barrer au barrer au beau milieu de sa première danse de mariage et c’est bien plus choquant à l’écran que dans le roman. C’est aussi bien plus mièvre, d’ailleurs. En tout cas, Robin accepte de travailler à nouveau pour Strike et…

On se retrouve un an plus tard. C’est toujours aussi frustrant, même en connaissant l’histoire ! Les affaires tournent bien pour nos détectives qui ont même une nouvelle assistante incompétente (joli cliché bien interprété), même si les enquêtes sont principalement des histoires de tromperies. Eh, après le mariage de Robin, on peut s’attendre à ce que ce soit son quotidien après tout, non ? Bon, non peut-être pas.

En tout cas, elle est toujours avec Matthew, alors que Strike, lui, est vu en train d’embrasser une femme. Lorelei, c’est son nom et je le sais puisque j’ai lu le roman, n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, et j’en arrive à me demander si elle était là en saison 3. L’actrice a l’air cool au moins, j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire.

En attendant, il est temps de commencer l’intrigue de la saison, et ça rend bien mieux à l’écran de voir ce fou qui débarque dans le bureau de Cormoran par effraction, peint un cheval blanc et menace de se suicider en bégayant qu’il voit des cadavres dans sa tête. Yep. Robin est effrayée parce que le traumatisme est là, la série se la joue film d’horreur avec les souvenirs de ce client atypique (drôle d’idée de la part des scénaristes, là aussi, hâte de voir comment ils mettront tout ça en scène) qui s’appelle Billy et qui est interrogé par Strike comme si de rien n’était.

Il est interrompu dans ses souvenirs lointains de meurtre par la secrétaire inefficace de Strike qui pose sa démission aussitôt Billy parti. Ce dernier s’en va en effet, sans laisser de trace (ou presque) ou de nom. De trace ? Un coup de crayon à papier plus tard, Strike peut commencer à mener l’enquête.

Avec Robin, il inspecte donc un bâtiment avec les mêmes dessins de chevaux blancs, tout en cherchant à comprendre qui est Billy. Tout cela le mène dans un bar d’une association politique, le CORE. Pfiou, ça passe tellement mieux en série, tout est plus… rapide, dirons-nous. Vous vous épargnez des dizaines de pages de description, sachez-le ! Et même si j’adore la plume de JK Rowling, ça fait du bien.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! HUNTER !!! Pardon. Ne suivant jamais rien des castings, j’ai hurlé lorsque Strike arrive à CORE puisque j’adore Nick Blood, l’acteur interprétant Jimmy Knight. Quel plaisir de le voir dans ce rôle qui va lui aller très bien, en plus. Purée, c’est là que je me suis arrêté dans ma lecture la première fois tellement c’était long dans le roman, et on en est qu’à seize minutes. Malgré la rapidité et la fluidité de l’adaptation, force est de constater qu’à nouveau, je décroche sur les détails du CORE, parce que l’intrigue ne m’intéresse pas.

Je suis surtout là pour les personnages, après tout. On avance cependant uniquement dans l’intrigue policière parce que nous personnages sont coincés (et pour un moment) dans leur vie, rendant le roman étouffant par des pensées constamment déprimantes des deux héros. Rien de tout ça à l’écran, on enchaîne donc avec Strike qui rencontre un ministre, Jasper Chiswell. Il le recrute autour d’un bon repas parce qu’il veut être protégé, mais rapidement, il est question de Jimmy Knight, à nouveau. Et ça énerve Strike de voir que le ministre sait qu’il cherche le frère, Billy Knight.

Chiswell est alors forcé de reconnaître qu’un photographe a pris Robin et lui en photo devant le repaire de Billy plus tôt. Face à tant d’honnêteté, et surtout la promesse d’un bon salaire en vrai, Strike accepte donc de bosser pour Chiswell. La série tombe alors dans le bavardage, parce qu’il y a un milliard de personnages à évoquer pour la suite de la saison. Malgré mes espoirs, les évocations de chacun se font sans photo ou visage, donc… c’est tout aussi illisible que le roman pour le moment. C’est un peu plus facile à l’écran, on va dire, parce que je connais certains personnages, forcément.

De son côté, Robin refuse une planque pour… aller en thérapie. Ben oui. Elle est encore en choc post-traumatique de son agression de la saison précédente, et les scénaristes profitent de sa séance de psy pour quelques flashbacks de la terrible lune de miel de Matthew et Robin. Comme si on ne détestait pas déjà assez Matthew… J’en veux à JK Rowling qui nous rend Robin détestable à rester comme ça à s’accrocher à un mari qui n’est pas fait pour elle… Et à ne rien dire à Strike de ses crises d’angoisse.

Elle commence donc elle aussi l’enquête de son côté, se renseignant notamment sur Chiswell et sa famille, notamment son fils Raphaël, qui devrait être en prison si son père n’avait pas fait en sorte de réduire sa sentence. C’est utile d’avoir un père ministre. Dans tout ça, Billy est toujours disparu, par contre.

Plus ou moins. Jimmy est capable de retrouver son frère fou et paraît clairement être en train de le torturer. Strike se rend ensuite chez Chiswell et tombe sur sa femme. J’avoue, je suis déçu, parce que dans ma tête, je ne pouvais m’empêcher d’avoir Charisma Carpenter en tête chaque fois qu’il était question de cette femme clairement à percevoir comme une femme trophée – et je dis ça à cause de son rôle dans Veronica Mars, pas de l’actrice.

Le lendemain, Robin entame une mission sous couverture, dans le rôle de Venetia Hall. On nous disait que des lentilles et une perruque lui permettaient de changer d’identité, mais ce n’est pas bien flagrant à l’écran. Par contre, les lieux de tournage sont magnifiques, inévitablement, puisqu’elle se retrouve à bosser pour le gouvernement – en plein pendant les JO dans le roman, mais pas là, les producteurs optant pour quelque chose de moins précis.

Sur place, elle rencontre Izzy, là encore loin de ce que j’en imaginais. Ben mince, franchement, il n’y aura donc personne pour être ce que j’imaginais cette saison ? En même temps, comment imaginer que Paula de Suits allait être castée là-dedans ? Je suis très content de la retrouver et elle s’approprie bien le rôle, surtout qu’elle est tout de même importante à nous faire une première mention de Charlie (aka Charlotte), l’ex de Strike.

Bref, Izzy est au courant de la mission sous couverture de Robin et l’aide à approcher Geraint Winn, l’homme qui menacerait Chiswell et qu’elle décide d’approcher dans son bureau, qu’il partage avec Aamir. Si Aamir est méfiant de cette femme aux yeux noirs, Venetia plaît beaucoup à Geraint, qui a une femme aveugle. La série nous le présente bien plus en gros porc que mon souvenir du roman, et on comprend bien la crisse d’angoisse de Robin quand il s’approche d’elle dans son dos. C’est très bien écrit tout ça, mais c’est aussi bien dramatique, je trouve.

La série en fait peut-être un tout petit peu trop, mais c’est qu’il faut trouver des points d’intérêt dans cette très longue intrigue et cet épisode qui pourrait être inintéressant sans ça. Au moins, cette scène lui permet une petite crise d’asthme en rencontrant Raphaël, plutôt bien casté (mais un peu plus vieux que ce que j’imaginais vu le personnage) et Kinvara, la femme de Chiswell.

Il faut s’accrocher, mais c’est bien plus simple comme ça que dans le roman où il y a des pages et des pages qui séparent les apparitions des noms des personnages. En tout cas, Robin se fait draguer par Raphaël qui pense bien sûr qu’elle est Venitia, une filleule de son père tout de même – soi-disant parce qu’il a une mère italienne d’après Izzy.

On enchaîne ensuite sur une petite fête organisée par Robin et Matthew, ce qui est l’occasion pour nous d’être bien angoissé par le personnage de Matthew, insupportable. Il est insupportable avec Robin, bien sûr, puisqu’il choisit ce qu’elle porte et invite plein de collègues du boulot qu’elle déteste tout en lui reprochant – au moins dans son attitude – d’avoir invité Strike à la fête chez eux. Tss.

C’est aussi l’occasion pour nous de rencontrer Sarah, qui de mémoire n’était pas là dans les saisons précédentes, alors que dans les romans si. Peut-être qu’elle l’était tout de même parce qu’elle est comme je pensais qu’elle serait. Ah enfin quelqu’un qui ressemble à ce que j’imaginais !

Strike, lui vient avec Lorelei, ce qui ne fait peut-être pas si plaisir que ça à Robin. Un nouveau flashback nous révèle alors que pendant sa lune de miel, Robin a eu une prise de conscience bien logique et a voulu quitter Matthew. Avant ça, elle a tenté d’appeler Strike et découvert qu’il était désormais en couple avec Lorelei, au téléphone. Malgré tout, elle a voulu quitter Matthew… mais ça n’a pas fonctionné, parce qu’il a eu la bonne idée d’avoir une infection au poignet.

De son côté, Strike aussi considérait que Robin faisait une énorme erreur, et il voulait l’appeler pendant sa lune de miel. Malheureusement, il a donc découvert l’endroit où elle était et il a dû laisser tomber ce plan. Dès lors, il s’est considéré célibataire en allant dans un bar où il a rencontré Lorelei… AH.

De retour dans le présent, Robin et Strike, plein de regrets des décisions passées (et ça rend peut-être légèrement mieux à l’écran, ça aussi) se rendent dans un petit roadtrip, toujours en quête du meurtre raconté par Billy en début d’épisode. Ben oui, malgré tout, il faudrait voir à ne pas oublier qu’ils ne savent pas si le meurtre a eu lieu ou non.

Ils découvrent dans leur roadtrip vers la résidence de campagne des Chiswell un terrain de golf à l’effigie du fameux cheval blanc, puis une écurie. Petit à petit, ils sont persuadés de s’approcher de la vérité et décident alors d’aller creuser pour trouver, peut-être un cadavre. Euh. Ca me fait percuter deux choses : premièrement, l’épisode avance très vite, j’en ai oublié de parler que Strike a embauché quelqu’un d’autre pour les aider dans cette intrigue tentaculaire. Deuxièmement, je pense bien que le roman est complètement défiguré par cette adaptation.

La personne embauchée par Strike a un rôle tout de même un peu plus conséquent dans le roman, et j’ai l’impression que certains passages sont dans le désordre. Ou alors, c’est ma mémoire qui est embrouillée, mais tout de même… Robin déterre ainsi pour cette fin d’épisode des os qui nous font un très bon cliffhanger, mais qui débarquent trop tôt. Ce n’est pas dérangeant en soi, mais je me demande ce que la série va raconter dans les trois épisodes suivants là, du coup.

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