To The Lake – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.

> Saison 1


Spoilers

101-3

Oh, sélection Canneséries, rien que ça ! La série ne se fout pas de nous. Et comme on est en Russie, c’est parti pour une série avec un joli plan sur de la neige. J’ai déjà le vertige, ça commence bien. En vrai, ça commence bien, avec directement un malade qui tousse, crache du sang et nous dégomme la jolie neige blanche.

Tout ça n’est finalement que le cauchemar d’une femme qui est avec un type chelou qui aime quand elle crie. C’est déjà bizarre. Il faut que je me fasse au russe, mais l’homme finit par partir bien vite suite à un appel. Il ne la fera pas crier plus, la pauvre. C’est une introduction étonnante, on va dire.

On enchaine ensuite avec une famille au parc, une ex insupportable – Ira – qui engueule l’homme faisant jouer son fils dans un parc de manière un tantinet dangereuse. Elle engueule aussi sa mère, qui laisse faire ça. Pendant que les parents d’Anton s’engueulent, un homme fait un malaise au loin. Heureusement, la grand-mère est médecin et peut s’en charger comme elle peut. Allez, prend bien tous les microbes dans la gueule, hein.

Dans un centre de détox, on découvre assez rapidement une toxico qui aime la vodka – ah, la Russie ! – et bouche les toilettes. Est-ce que ça a du sens ? Elle est en train de sortir de détox grâce à son père qui récupère son passeport, et avant de partir, elle fout le feu au centre. Une vraie rebelle, donc. C’est compliqué de savoir exactement à quoi s’attendre avec elle, mais elle est comme sa mère, apparemment. Soit.

En route, le père manque de renverser une vielle dame un brin aveugle. Il est clair à présent qu’on va avoir une épidémie de zombies, mais bon, on le savait déjà en lançant la série. Les deux viennent voir Sergey, le père du début, qui est désormais avec son autre fils, Misha. Misha tombe aussitôt amoureux de la toxico, c’est le coup de foudre rien qu’à la voir. C’est apparemment même plus intéressant que les avions qu’il adorait jusque-là. Sergey et son fils sont invités chez eux, en tout cas, avec aussi Anya, sa nouvelle femme, celle qui aime crier.

Allez. On apprend à connaître les personnages, et c’est plutôt efficace. Bon, le père de la toxico s’appelle Lyonya et il a l’air sympa dans sa première scène, à inviter Sergey comme ça. Le problème ? Anya déteste Lyonya qui a un rire de merde et une démarche qu’elle n’apprécie pas. Accessoirement, il est aussi raciste et fait des blagues de merde sur Hitler. Le problème pour Laura face à cette scène de dîner ? « Depuis quand ils boivent du whisky ? » C’est vrai que les clichés sur la Russie ont la vie dure, tout de même. Pas de quoi s’inquiéter, la bouteille de vodka arrive bien vite. Polya aussi.

Polya, c’est la toxico – son nom complet, c’est Polina, mais ils ont tous trois noms dans la série, je prends les plus courts hein. Elle se pointe à table pour être une ado insupportable, mais pas autant que son père qui enchaîne les sujets gênants. Puis, dans tout ça, Misha regarde Polya avec beaucoup d’intérêt… et elle en profite pour lui faire du pied sous la table. Allez, c’était drôle.

En plus, ça donne l’impression que Misha se barre parce qu’il en a marre d’entendre Lyonya critiquer ses parents, avec le beau-père dépressif qui a couché avec sa psy. Psy qui  a elle-même un fils avec Asperger. Tout ça peut donner des personnages intéressants à suivre, ma foi. On s’attache assez vite avec eux.

Les ados sont sympathiques. On nous explique Asperger pendant que Misha utilise son drôle pour venir espionner Polya qui lui fait un strip tease à la vodka. La soirée tourne court rapidement : il casse son drone contre la fenêtre, les parents s’engueulent, et hop, on enchaîne sur un retour à la maison où Anya est vraiment énervée.

Les médias parlent alors de l’expansion d’un virus, histoire de la calmer. On est sur une belle liberté d’expression avec un expert qui contredit la journaliste minimisant autant que possible l’épidémie en cours : une toux sanguinolente, de la fièvre, des pupilles dilatées. Le covid, quoi. Tellement coiv d’ailleurs, que le lendemain, Ira porte un masque au travail.

Il y a une grosse épidémie en cours après tout. Elle trouve quelqu’un en train de tousser dans les toilettes, et c’est une fois que sa collègue est morte avec du sang coulant sur le visage qu’elle ouvre la porte. Cette fois, c’est la panique. Ira veut alors aller récupérer Anton à l’école, mais ce n’est pas si simple : les militaires sont arrivés à l’école et l’empêchent d’approcher.

Toute l’école est en quarantaine, même la maîtresse, parce qu’un cas a été détecté : Natasha, une écolière toute mignonne, se fait donc isoler par les médecins qui la recouvrent de neige avant de l’emmener au loin, devant son père et le reste des familles. Ira s’inquiète aussitôt pour son fils qui a eu la présence d’esprit de s’isoler dans les vestiaires, loin des autres.

Ira peut donc chercher à le récupérer, et une seule pierre suffit à casser les vitres de cette école. Au moins, elle va pouvoir récupérer son fils alors que l’armée nous boucle Moscou en un rien de temps. Pour retrouver son fils et son insupportable ex qui ne veut pas de lui, Sergey essaie de discuter les ordres, mais c’est vain. Les soldats ne laissent passer que les camions alimentaires dans Moscou.

En parallèle, Polya annonce à son père qui voulait fuir au plus vite avec sa femme enceinte que tous les aéroports du pays sont fermés. Une fois que c’est fait, elle parle un peu avec Misha sur Messenger, parce que pourquoi pas, c’est rigolo de lui faire peur à coup de youtubeur russe. Il m’a bien fait rire le youtubeur, franchement. En plus, il nous apprend le vocabulaire russe, en plus. Et puis, c’est fou comme tout ça paraît proche de nous désormais.

La série date de fin 2019, donc tout est drôlement ironique avec le recul d’un an. Malheureusement, le wifi est coupé au pire moment pour Misha, qui était sur le point de conclure avec Polya. On est à présent en pleine nuit, et Sergey et Anya sont réveillés par l’arrivée de Boris, le père de Sergey. OK. Il est apparemment un expert en situation de crise sanitaire, et il n’apporte pas de bonne nouvelle sur l’épidémie en cours.

Il leur conseille de fuir au plus vite, avec un départ dès l’aube. Boris est tout de même déçu de voir qu’Ira et Anton ne sont pas là… Il nous laisse Anya et Sergey en pleine angoisse nocturne face à l’épidémie. Ca aussi, ça rappelle des souvenirs. Finalement, elle parvient à s’endormir assez longtemps pour que Sergey se barre en expliquant à son père que s’il n’est pas de retour au matin, il doit s’assurer du départ d’Anya et Misha.

C’est crédible. Il réussit à entrer dans un camion alimentaire pour les rejoindre, et ça, c’est moins crédible. Par contre, quitter sa famille, ce n’était pas la meilleure des idées. En effet, chez les voisins tout tourne au cauchemar quand l’armée débarque pour réquisitionner la télévision. Lyonya se fait tuer sans demander son reste, sa femme est sur le point de se faire violer dans une scène hyper dérangeante et Polya intervient juste à temps avec une paire de ciseau pour empêcher le crime d’être commis.

Il y a une bonne scène de combat où les ciseaux transpercent la trachée du militaire violeur et Misha débarque un brin trop tard pour sauver sa belle en détresse. Tant mieux, je préfère ça comme ça. Quant à l’action, je ne m’attendais pas à autant si vite. Côté action, on note aussi que Boris sait se défendre et n’hésite pas à tuer un soldat. C’est suffisant pour que les militaires se barrent sans demander leur reste.

Anya se précipitent donc chez les voisins qu’elle déteste, pour qu’on découvre que finalement Lyonya est encore en vie. Zut, alors, il a juste été tabassé. Bon, cette affaire des militaires qui débarquent, c’est quand même un brin trop rapide, mais admettons. L’armée russe semble hyper violente, en plus, parce que le pauvre déserteur qui s’est barré loin de Boris se fait tirer sur la main à bout portant (pauvres doigts, j’ai mal pour lui). L’armée décide de se rendre au plus vite chez eux pour se venger, et retrouver l’homme abandonné chez Lyonya.

Pendant ce temps, à Moscou, la situation se complique aussi pour Ira. Sa mère vient lui rendre une petite visite nocturne… mais c’est évidemment une zombie à présent. Enfin, zombie, nous n’en sommes pas encore là : juste une petite épidémie. En tout cas, Ira dégage sa mère et est soulagée quand elle voit Sergey arriver. Tellement soulagée d’ailleurs, qu’elle l’embrasse. Elle n’a pas encore fait le deuil de sa relation.

Ils ont un peu de mal à quitter Moscou, parce que leur passeur s’est fait piller et tuer, et parce que les contrôles militaires sont bien au point… mais ils parviennent tout de même à rejoindre le reste des héros de la série assez rapidement. C’est l’occasion de nous rendre Ira encore plus antipathique quand elle annonce à Anya qu’elle ne lui pardonnera jamais… Bon, antipathique, soyons honnêtes, il l’a larguée pour sa psy, je peux comprendre. Il n’empêche qu’elle nous perturbe Anya qui reste figée un peu trop longtemps.

Ainsi, en fin d’épisode, Misha annonce l’arrivée d’une voiture qu’il pense être de l’armée et Sergey et Anya se retrouvent à courir alors qu’une voiture de militaires leur fonce probablement dessus. Quant aux militaires, ils tirent à vue…

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