To The Lake – S01E04

Épisode 4 – 17/20
C’est marrant parce que les premiers épisodes me paraissaient assez compacts et rapides, et plus on avance, plus je me dis que la série prend son temps. Cela ne lui aurait pas fait de mal de se limiter à une quarantaine de minutes par épisode. Par contre, il est très difficile de s’arrêter en cours de route, parce que la série est vraiment bien foutue, bien filmée et bien intéressante, tout de même.

> Saison 1


Spoilers

L’épisode reprend loin de nos héros, avec une ambulance qui se rend à Tcherepovets, dans l’espoir de trouver un remède à l’épidémie en cours. En effet, dans la ville, il y aurait un homme qui aurait eu des symptômes primaires et qui aurait guéri. Cela fait beaucoup de conditionnel avant d’arriver à l’hôpital en question qui a de vrais airs de The Walking Dead.

A tel point d’ailleurs, qu’on traine en longueur bien trop longtemps avec cette introduction : on sait que les gens sont morts dans l’hôpital, mais les ambulanciers mettent trois plombes à oser entrer. C’est bien filmé et c’est chouette à regarder, mais c’est long. Ils tombent sur un médecin pendu, sur des « toxicos » dans le tunnel de l’hôpital et l’un d’eux – qui est le neveu de l’autre si j’ai bien capté – se fait casser ses lunettes.

Une fois que c’est fait, ils sont contents de pouvoir se barrer et de parler longueument de leurs conquêtes, avec un vantard qui promet d’avoir couché avec 99 nanas. BEN. VOYONS. Je ne le crois pas du tout le type et il espère pouvoir mourir en paix à la centième. Il n’ira pas jusque-là si vous voulez mon avis. Bon, en attendant, il manque de nous renverser Anton.

Ah, on en revient enfin à notre groupe, il était temps. Ira engueule Anton qui se balade au milieu de la route sans raison, fait la rencontre de Pavel, l’ambulancier jeune qui n’a eu que deux femmes dans sa vie et va clairement vouloir vivre quelque chose avec Ira, et l’emmène aussitôt auprès de Sergey. Celui-ci est toujours blessé après tout, et un avis médical ne fait pas de mal.

En échange de son aide, Pavel se voit offrir une lentille par Ira qui a donc ce qu’il faut sur elle, comme par hasard. La série part en vrille totale, avec un rapprochement qui n’a aucun sens entre ces deux-là. La tension sexuelle au moment de la mise en place d’une lentille, c’est un truc auquel je ne m’attendais pas ce matin, clairement. En tout cas, ils sont interrompus et forcés de se dire au revoir, puisqu’ils ne vont pas au même endroit. L’autre ambulancier est dépité, lui explique qu’il avait pourtant ses chances et… « au revoir ». Mouais.

Ira est quand même triste quand elle reprend le volant, avec son ex-beau-père. C’est sûr, ça aurait pu être mieux comme vie pour elle. Bon, après, la vie est injuste, et elle l’explique aussi à Anton en le privant de bonbons pour le punir d’avoir voulu se jeter sous une voiture. Le gamin a beau être insupportable, j’ai beaucoup aimé sa réaction, très crédible dans le caprice et les larmes de crocodile.

Dans la voiture de Lyonya, on en revient enfin à ce qui nous intéresse vraiment : le cliffhanger. Le problème, c’est que Lyonya refuse d’expliquer à Polya ce qu’il s’est passé, alors… on bute sur les mêmes incompréhensions et le même suspense.

Tout ça finit par un nouveau problème pour nos héros : un pont coupé par lequel il aurait aimé passer s’il n’avait pas été bombardé. Eh, ça sent la route coupée pour une bonne raison quand même. Malgré ce contre-temps, elle continue d’éduquer son fils à la frustration, alors qu’ils essaient de récupérer une voiture embourbée dans la neige.

Ce n’est pas si évident, et ça finit en accident avec le camion de Lyonya, Polya et Marina qui finit dans un ravin. Il faut alors tenter de pousser le véhicule pour le sortir de la neige, alors que le froid gagne peu à peu chacun des personnages. On finit avec une veillée des personnages qui passent la nuit dans une voiture, sans oser allumer le chauffage. Misha nous fait un petit discours de faits historiques sur les épidémies en Russie – c’est top cette exploitation d’Asperger pour ce personnage – et les personnages sont clairement coincés.

Ce huis-clos dans les voitures est plutôt pratique : ça permet à Sergey de s’engueuler un peu avec Ira sur l’éducation de leur fils, parce qu’il a l’impression qu’elle se venge de leur rupture sur lui. Boris, lui, est apparemment très malade et n’a plus de médicament : il en coupe un dernier pour tenter de survivre plus longtemps.

Il a le temps de faire ça, avant de voir un chasse-neige arriver. Tous les personnages sont clairement sur la défensive, mais c’est finalement une aubaine pour eux : le chasse-neige peut sortir les véhicules coincés et les tracter… sans que son conducteur ne leur parle pour autant. Il conduit tout notre petit monde jusqu’à chez lui, et c’est super louche. Anya le souligne… mais tout le monde est quand même bien content d’avoir un toit pour la nuit.

Un toit, et des couvertures ! C’est clair que ça vaut le coup. Difficile tout de même de ne pas se demander où est l’entourloupe, mais bon. Misha et Polya en profitent pour s’isoler et pour… faire l’amour. Décidément, ces deux-là. La série en profite pour nous montrer encore les seins de Polya qui prend cher en nudité quand même. Misha n’a qu’à montrer son torse, garder ses chaussettes et faire l’amour en profitant de Polya qui se donne à lui. Il finit même par jouir en elle alors qu’elle aperçoit encore son soldat transpercé aux ciseaux. J’aime bien ce stress post-traumatique, j’aime bien le couple Misha/Polya. Et j’aime aussi la manière dont tout est filmé.

Le lendemain, Anya est réveillée par Anton qui veut lui voler son carnet pour dessiner, avant de se rendre compte que Sergey, Lyonya et Boris volent eux aussi, de l’essence à leurs hôtes. Elle est contre, et Lyonya nous révèle alors que la veille, c’est Anya qui a volé le fusil de Boris pour tuer sur la femme les menaçant à la hache. Ah. Ca change tout quand même. Finalement, ils ont donc l’essence pour repartir, et ils font demi-tour maintenant que la route est coupée.

Ailleurs, nous reprenons l’intrigue Pavel et son ambulancier, mais ce n’est pas bien glorieux. On se sent toujours en Russie avec une tempête de neige qui force les personnages à s’arrêter dans un motel aux très jolies lumières. L’ambiance change du tout au tout, avec une propriétaire en train de danser dans un hall vide, en buvant de la vodka. Vous voyez, la Russie…

En tout cas, Nikolay, le collègue de Pavel, en profite pour draguer celle qui dit s’appeler Natalie, finissant en karaoké (mais qu’est-ce qu’on regarde ?) pendant que Pavel déprime sur une photo qu’il a pris avec Ira. Dur de ne pas rire. Le tout finit en festin et verres de vodka, bien sûr, alors que Natalie se laisse draguer puisqu’elle n’a vu personne de la semaine.

Elle leur propose de rester avec eux ; mais Pavel s’y refuse. Il a promis à Petya, un petit garçon malade, de lui apporter des médicaments. Deux jours plus tôt. Dès le lendemain, Pavel réveille donc son oncle qui a bien couché avec Nathalie pour le convaincre de repartir plus vite. C’est amusant et la route est déneigée en plus, alors tout va bien, merci le malentendant.

Et alors que Laura me disait qu’elle était surprise qu’ils ne croisent jamais personne sur les routes. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils tombent sur une bonne dizaine d’hommes faisant un barrage et très intéressés par l’ambulance.

Malheureusement, ça tourne donc mal en fin d’épisode : les hommes provoquent une émeute… et ils tuent sans scrupule l’oncle qui n’a pourtant rien demandé d’autre que d’être laissé tranquille et de voir son neveu survivre. Par chance pour Pavel, tout notre groupe initial débarque à ce moment-là et Ira n’a pas du tout envie de voir son futur mec être tué. Elle nous bousille quelques munitions pour cela et arrête de surveiller son fils.

Elle va le regretter : il panique en voyant un homme s’approcher de la voiture et sort donc de celle-ci pour se cacher et survivre. Le problème, c’est que tous nos héros se barrent donc sans Anton, mais avec l’ambulance et Pavel. Pas sûr qu’ils gagnent au change.

> Saison 1

 

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