The Stand – S01E01

Épisode 1 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.

> Saison 1


Spoilers

You’re telling me they’re all dead?

58 minutes d’épisode et un titre ironique ? Ca commence un peu mal pour cet épisode qui nous plonge immédiatement dans son ambiance avec une voix off affirmant qu’un Dark Man (homme sombre ? Pfiou, je préfère la VO, sorry) prend des forces et viendra bientôt détruire ceux qui sont contre lui. La voix off affirme que Dieu veut de nous qu’on aille à l’Ouest pour marquer notre avis. Bien.

La série ne perd pas de temps, petit générique efficace et ambiance glauque dans une église pleine de mouches et surtout de cadavres. Des hommes viennent observer tout ça, et l’un d’eux ne semble pas prêt : il finit par sortir en courant pour retirer son masque et vomir. Charmant début. J’ai déjà du mal, par contre, avec un autre soldat, plus gradé, qui vient rassurer ce bleu et lui dire que c’est normal de vomir quand sept bilions de gens sont donc morts d’une mystérieuse épidémie.

Ils sont donc dans la Zone, le Colorado, infecté et plein de cadavres. Le gradé fait un petit discours le soir-même, histoire de savoir qui est prêt à revenir le lendemain. Tout le monde ne l’est pas.

Cinq mois plus tôt, dans le Maine, tout allait bien. On était loin d’une épidémie… mais un père de famille crachait ses poumons en faisant du jardinage. Humph. C’est vraiment la bonne année pour sortir cette série, dis donc. Le père contamine clairement sa fille rapidement, alors que celle-ci voulait juste lui demander quelque chose sans savoir qu’elle était surveillé par un type de l’autre côté de la clôture.

Pas de quoi s’inquiéter, le type est repéré. Il s’appelle Lauder, et il est connu par un autre lycéen qui sait bien qu’il a été exclu du lycée à cause d’un manifeste appelant à tuer tout le monde. Merveilleux. Rapidement, un combat s’engage entre eux et Lauder s’enfuit en vélo. Dans la course poursuite qui s’ensuit, il tombe misérablement de son vélo à cause d’un rat mort bouffé par un oiseau. Charmant.

Ses assaillants le filment à terre pour se foutre de lui et pour lui assurer qu’il ne doit surtout pas revenir dans ce quartier. On enchaîne alors sur des plans très moyens de fête foraine où tout le monde est malade en ville. Je disais en intro de la série que les acteurs avaient une assez bonne réputation pour que ce ne soit pas trop mal joué… C’était sans compter sur les figurants qui ne savent pas éternuer ou tousser.

Après, il y a du bon, dans le manque d’inquiétude de la ville face à une épidémie de grippe arrivant en avance. Bref, Lauder rentre chez lui où l’on découvre que son vrai nom est Harold. En chemin, tous les ados se foutent de lui, et à la maison, ses deux parents et sa sœur sont malades. Il entend finalement à la radio qu’une ville du Texas, Arnette, est placée en quarantaine par l’armée.

C’est embêtant. La scène suivante nous emmène au Texas avec enfin de bons acteurs – mais un mauvais humour sur le port du masque. On rencontre un homme en quarantaine qui apprend qu’il n’a pas choppé de virus puisqu’il est capable de respirer à côté de cochons d’inde sans développer de symptôme.

C’est par lui et son médecin que l’on va avoir les vraies infos sur ce qu’il s’est passé. Alors qu’il passait une soirée sympa dans le PMU du coin de la ville d’Arnette, lui et ses potes ont vu un homme débarquer en voiture et conduire comme une merde. Il finit par se prendre un lampadaire et tout le monde vient s’occuper de lui. L’homme au volant s’appelle Campion, et il est clairement de l’armée.

Notre héros – celui en quarantaine – est celui qui s’occupe le plus de lui, mais bizarrement, il ne tombe pas malade. Sa ville, celle d’Arnette, est mise en quarantaine, mais lorsque le héros apprend la mort de tout un tas de gens dans la ville, il ne semble pas plus affecté que ça. Je ne comprends pas. Que la conversation doive continuer, OK, mais… une absence de réaction n’est absolument pas crédible. Puis la scène se termine sur son infirmière qui tousse, on sait ce que ça veut dire…

Le lendemain (ou pas ?), on retrouve dans le Colorado le personnage d’Harold Lauder (mystère résolu : prénom et nom), dont le vélo est réparé. Cela lui permet de retourner dans le quartier où il n’a plus le droit d’aller, mais toute la route est désormais déserte, à la rigueur jonchée d’un ou deux cadavres. Ouais, apparemment l’épidémie a fait bien des ravages en quelques heures et tout le monde est mort. On n’est peut-être pas le lendemain, mais on n’est pas beaucoup plus tard non plus, puisqu’Harold a encore un pansement au visage suite à sa chute de vélo.

Ce creep est ravi de voir que Frannie, la fille qu’il observait en début d’épisode, est toujours en vie, en train d’enterrer son père. Ah, ben, super. Tout le monde meurt, sauf ces deux-là. Creep d’excellence, il fait alors mine de rien, revient en arrière et appelle pour savoir si quelqu’un est encore en vie. Ben voyons. Pas étonnant que Fran hésite à lui répondre.

Elle le fait finalement, cela dit, et les deux se retrouvent, entamant une conversation entre survivants d’une épidémie très mortelle. Harold fait un peu d’humour au passage. Mais. Mais. C’est tellement mal joué ? Internet n’est plus, bien sûr, tout le monde est mort, y compris toute leur famille, et eux ils sont là à papoter comme si de rien n’était, sur la tombe du père de Frannie ?? Pour ne rien arrnager, elle est son ancienne baby-sitter. Tellement de vibes creepy…

Comment une série peut-elle être si mal jouée ? Les acteurs pourraient au moins avoir les yeux rouges. Là, clairement, on sent que la direction d’acteur est mauvaise. Frannie doit enterrer son père, mais avant, elle prend le temps de lui mettre ses médailles, sans verser une larme. On apprend aussi que son frère est mort, bien sûr, et on peut le voir sur une photo de famille, clairement prise devant un fond vert pas convaincant du tout.

Ca va devenir embêtant pour sauver la série, tout ça. Frannie ne parvient pas à déplacer le corps de son père, en tout cas. Harold, lui, récupère un flingue dans une voiture accidentée. Il semble fasciné par l’arme à feu… mais même ça, il le joue mal.

Dans la scène suivante, Frannie révèle une force surhumaine en déplaçant le corps de de son père jusque dans sa tombe, qu’elle a creusé. Elle est trop forte, elle ! Bref. Elle écoute aussi un discours du président, toussotant, assurant que le gouvernement n’est pas responsable de l’épidémie. Dans un Stephen King ? Bien sûr, oui.

D’ailleurs, comme on est dans un Stephen King, Frannie finit par faire un cauchemar un peu horrifique dans un champ de maïs labyrinthique avec une étrange petite fille, une poupée vaudou et Abagail – une vieille femme qui n’est autre que Whoopi – affirmant que Fran doit lui rendre visite dans le Colorado. Soit. Une petite part de mysticisme, ça manquait.

Le lendemain, Harold se refait une petite beauté en entendant un présentateur radio se suicider (je crois ?), puis il se prépare à aller voir Fran pour la convaincre de partir avec lui, puisqu’ils sont les derniers survivants de la ville. Effectivement, comme il le souligne, quelles sont les chances que ces deux-là soient les derniers vivants ?

Oh, bien sûr, quand il retourne la voir, c’est pour mieux se rendre compte qu’elle a fait une tentative de suicide. Il parvient à la sauver sans mal et de manière super optimiste lui fait remarquer qu’ils sont les derniers survivants de la ville. Ainsi, selon lui, ils sont le futur de l’humanité et ils devraient se rendre au CDC à Atlanta.

Là-bas, il espère pouvoir aider à mettre au point un vaccin. Bon. Soit. Par contre, le rapprochement qui s’opère avec son ancienne baby-sitter à qui il dit ne plus être un petit enfant ? C’est un grand non. Ils prennent tout de même la route ensuite, à moto, laissant derrière eux des tags pour être suivis. C’est si gênant à regarder ! Harold est heureux de se retrouver en pleine pandémie avec Fran, d’accord, mais il a tellement une tête de creep ! Et il en a rien à faire du reste du monde, lui aussi, pourquoi ?? C’est tellement un psychopathe.

Dans le Texas, les choses dérapent encore plus. L’enfant de l’infirmière du futur héros de la série, M. Redman, vient d’être testé positif à cette maladie nommée « Captain Trips ». La quarantaine d’Arnette vient donc d’être étendue à l’ensemble du Texas et l’homme n’a plus d’autre choix que d’être exfiltré par son médecin/psy, qui n’est pas infecté non plus.

Il lui présente le Sergent Cobb, puis l’ensemble monte dans une voiture qui les emmène vers une base secrète du gouvernement. Et pour que ça reste secret, M. Redman doit mettre une cagoule. Une fois là-bas, il rejoint une cellule toute sympathique où il est filmé en permanence et où il se rend compte que son nouveau pote médecin et psy est lui aussi malade, puisqu’il tousse. C’est très malhabile tout ça.

Durant la nuit, M. Redman fait à son tour un cauchemar dans le champ de maïs. Il y entend un bébé pleurer et y voit un loup aux yeux rouges. La vraie horreur est toutefois à son réveil, quand il apprend que son médecin est bien infecté, de même que Cobb. Il est sacrément zen dis-donc. Il apprend la mort de l’ensemble du monde, ou presque, sans ciller.

Déjà quand il s’agissait de sa ville, c’était gros, mais là… Y a zéro retour possible pour lui, c’est pire que le covid19. De toute manière, le coronavirus, personne ne connaît dans la série. Le plus gros virus, c’est encore Ebola. Forcément. Alors que le médecin envisage son suicide, ils sont interrompus par Cobb qui n’hésite pas à tuer le docteur et à se faire tuer par Redman.

On ne comprendra jamais vraiment ses vraies intentions, mais en tout cas, un type observant Redman depuis une salle de contrôle lui demande finalement de suivre les lumières et le chemin qu’il lui trace. Et sans flingue, en plus. Humph. Redman s’exécute et il finit ainsi dans une salle de contrôle d’où il peut observer, sur divers écrans, des scènes de panique et de pandémie ans le monde entier. Charmant.

Les épidémies, ça circule vite, on le sait bien désormais. Dans la salle, il ne reste qu’un homme, clairement en charge de la base. Bon, attendez. Comment avec d’aussi bons acteurs dans le casting, les « ados » embauchés sont-ils si mauvais ? Comment la série se plante-t-elle autant ? Parce que franchement, ça se plante, là, non ?

Bref. L’homme révèle que Cobb devait tuer Redman parce qu’il en savait trop – et tant pis si ce qu’il sait n’a plus aucun intérêt dans un monde ravagé par la maladie. Il lui dit aussi qu’il est libre de partir s’il le veut, mais également que sa propre fille est morte… Et là, Redman semble en avoir à peu près quelque chose à faire, bizarrement.

Il est à peu près clair que le Général envisage le suicide, mais avant ça, il explique à Redman que le gouvernement avait déjà plus ou moins prévu l’apocalypse, puis il lui lit de la poésie. Pourquoi pas ? Le Général n’est même pas encore tellement malade. À quoi bon se suicider si tôt ? Redman quitte finalement la ville, en plein centre-ville.

Des mois plus tard, on retrouve Harold, qui se fait désormais appeler Hawk, en train de sauver la vie d’un autre homme sur le point de tomber dans une fausse d’infectés. Il est désormais un des hommes vus en début d’épisode et il a pour pote un cinglé qui collectionne les DVDs en attendant de pouvoir rouvrir son cinéma. Bien sûr. Le pire ? On l’entend en voix off en train d’écrire sur une machine à écrire en fin d’épisode, et il croise lui aussi la route d’un étrange cauchemar avec un loup qui hurle et un spot de lumière braqué sur lui… Et moi, tout ce que je pensais, c’était… Mon dieu, on dirait presque du Riverdale. On lui tend finalement une drôle de pilule, un brin électrique parce qu’on n’est pas dans Matrix, et… Il se réveille. L’épisode n’est toutefois toujours pas terminé.

Avant ça, il faut en effet qu’on nous révèle qu’Harold vit désormais dans une communauté qui se reconstruit entre survivants. Là, il croise Fran, enceinte de… Redman. Et Harold a évidemment pour plan ultime de les tuer. Pitié. Je suis sûr que ça rend bien en roman, pourquoi c’est si mauvais à l’écran ?

La fin d’épisode révèle un flashback sur Campion, le soldat par qui l’épidémie a commencé. Il était dans une base militaire, évidemment, et il a vite compris que les choses dérapaient dans le labo de la base.. S’il engendre lui-même le protocole de confinement, il décide finalement de s’échapper quand il pense à sa femme. Il peut le faire grâce à quelqu’un de bien mystérieux qui a une chaussure capable d’arrêter une porte en métal. Ce faisant, il est celui qui tue sa femme et son gosse, tout de même, mais en s’échappant, il croise sur la route l’homme qui l’a sauvé. Il ne le prend pas en stop… mais l’homme est tout de même en train de lui sourire sur la banquette arrière dans le rétroviseur quelques instants plus tard.

Humph. Je ne comprends rien au cliffhanger, mais l’homme étant joué par Alexander Skarsgard, ça donne enfin une raison de revenir. Il aurait fallu commencer par là. En fait, la chronologie est pétée et pas exceptionnelle, et tout cet épisode sur le début de l’épidémie laisse largement de marbre.

> Saison 1

2 commentaires sur « The Stand – S01E01 »

  1. Oh punaise, tu as la dent dure ! Mais bon, tu n’a pas tellement tort non plus mais moi c’est passé. Sans doute parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre. Bon le creep est vraiment très creep mais je suis curieuse de savoir où ça va aller. Je vais déjà regarder l’épisode 2, on verra après.

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    1. C’est rare, profite ! Chaque année en novembre/décembre, je me dis que je suis trop généreux dans la notation à cause du top de l’année précédente ahah
      A côté, je regarde pourtant Riverdale et NeXt… le contexte était favorable pour accrocher… mais non ! Plus qu’à me motiver vraiment pour l’épisode 2

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