Are you afraid of the dark ? (Fais mois peur) 2019 – S01E03

Épisode 3 – Destroy All Tophats – 18/20
Un peu plus prévisible, cet épisode parvient bien à conclure la saison agréablement en apportant des réponses à tous les éléments introduits au cours de la saison. J’aime particulièrement la manière dont les détails de l’histoire rythment l’ensemble, malgré quelques petits soucis de cohérence et un peu de bons sentiments par moment. C’est une série pour enfants, je ne peux pas lui reprocher ça. Par contre, elle est trop courte !

> Saison 1


Spoilers

And we’ve reached the final act.

Aucune trace du Carnaval of Doom dans le passé ? Chercehz encore ! Il y en a eu un en 194, avec Mr Tophat expliquant à la presse qu’il a réussi à vivre un sacré American Dream à partir d’une pièce laissée par son père à la mort, la fameuse pièce. Ce n’est pas la première scène que j’attendais de cet épisode. Je n’aime jamais trop les flashbacks, et celui-ci me le confirme, avec juste des rumeurs que le carnaval n’est pas prêt à ouvrir et qu’il est un danger pour tous. Mouais.

De retour dans le présent, on reprend exactement à la fin de l’épisode précédent, ce qui fait que c’est un bingewatching très sympathique.

Après avoir tué un scorpion, Rachel décide donc d’organiser une réunion avec les membres restants de la Midnight Society. Seulement voilà, c’est compliqué de les convaincre, parce qu’ils ont oublié évidemment toute la journée de la veille. Ils n’ont pas souvenir du meeting dans la forêt où ils ont parlé de la disparition d’Adam, ni de la soirée au carnaval. Et ils ne semblent pas assez inquiets pour Gavin, franchement.

En tout cas, il est intéressant de voir que Rachel parvient à les convaincre en leur demandant tout simplement de se souvenir de l’histoire qu’elle a raconté pour rejoindre leur club. Ils sont bien embêtés de ne pas s’en souvenir, surtout qu’ils se souviennent de toutes les autres histoires du groupe, y compris celle du vampire-leprechaun de Gavin qui a l’air bien sympathique, tout de même.

Un bon discours héroïque plus tard sur tout ce qu’ils n’ont pas le temps de dire ou faire, Rachel a réussi à convaincre Louise, Akiko et Graham de lui faire confiance et de mener l’enquête avec elle pour atteindre un happy end. Ce n’est tout de même pas gagné.

Les quatre adolescents rentrent finalement chez Rachel pour mener cette enquête, à partir de la vidéo enregistrée la veille par Akiko et son amie Josie. Les clowns ont peut-être pris son portable, mais ils n’ont pas pensé… à vérifier le cloud ! J’ai ri. Pour une série qui reprend une formule des années 90, c’est une bonne idée, je trouve.

L’avantage, c’est qu’avec cette vidéo, ils ont une preuve. Ils ont aussi une destination : l’Idaho, où internet assure que sera le carnaval ensuite. Ca, en revanche, c’est dommage : la veille, il n’y avait aucune trace du carnaval sur les réseaux sociaux, ce qui signifie donc qu’il y avait moyen pour les clowns de cacher les traces. Après, c’est intéressant, parce que l’héroïne vient de l’Idaho à la base.

Comme ce n’est pas la porte à côté, les adolescents ont besoin d’aide pour se rendre là-bas… et ils demandent ainsi au frère d’Akiko de leur venir en aide. Akiko refuse de croire qu’il pourra les aider. Pourtant, elle doit bien se rendre à l’évidence : Dale accepte dès qu’il a une preuve vidéo de la présence d’Adam dans le chapiteau. Ce n’est pourtant pas une histoire qui inspire la confiance, mais bon.

Le problème, c’est qu’en chemin, Dale est obligé de faire une pause dans les toilettes d’une aire d’autoroute. Avant ça, on a le droit à des flashbacks sympathiques de la relation Rachel/Gavin. Oui, en deux épisodes et sans baiser, il y a déjà de quoi faire, c’est fou. En tout cas, on s’amuse bien dans cette voiture, avec aussi un rapprochement entre Graham et Louise, largement sous-entendu avant.

Lors de la pause toilettes de Dale, ce dernier est toutefois attaqué par des scorpions. Cela fait que l’ambiance n’est plus si drôle d’un coup : j’avoue avoir eu un petit frisson de dégoût devant les scorpions qui s’accumulaient encore et toujours. À l’extérieur des toilettes, les adolescents attendent un bon quart d’heure, avant d’envoyer Akiko chercher son frère, parce que Graham a trop peur des microbes et bactéries pour y aller.

Akiko a quelques hallucinations de pièce et de scorpions à son tour, ce qui lui permet de comprendre que son frère a été enlevé par Mr. Tophat. C’est embêtant comme tout et ça force les adolescents à reprendre la route, sans adulte. Par chance, Graham a les bases pour conduire la voiture de flic sur plus de 25 miles. Bonjour la crédibilité du truc, sans que personne ne remarque que c’est un gamin au volant !

Bref, ils arrivent à proximité du carnaval qu’ils espionnent de loin et sont surpris par Barthalemy, présenté jusqu’ici comme un bras droit de Tophat. Pourtant, celui-ci assure vouloir leur venir en aide. Pour expliquer pourquoi, il a besoin de leur raconter une histoire… Ma foi, c’est le concept de la série d’origine, ça, asseyons-nous sur des rondins de bois pour savoir ce qu’il en est.

Malgré l’impatience d’Akiko, on en revient au flashback d’origine de cet épisode : les rumeurs étaient justes. Le carnaval a rushé les préparatifs et ça a finit en accident dès l’ouverture, avec une grande roue s’effondrant et tuant deux parents et quelques-uns de leurs enfants. Seule une petite fille survit. Et c’est la galère pour Marcus, le Mr. Tophat qui risque fort de finir ruiné, si ce n’est en prison.

Par chance pour lui, il reçoit une visite du diable en personne qui lui propose de finir immortel, à passer de ville en ville avec son carnaval. Les gens l’oublieront chaque fois qu’il quittera la ville, ce qui aide bien tout de même son petit trafic d’enfants kidnappés, mais ça, il manque une origin story pour celui-ci. Les enfants font beaucoup trop confiance à Barthelemy pour moi, ce ne peut pas être une bonne idée !

Quoiqu’il en soi, il leur annonce qu’il y a tout de même une faille dans l’immortalité de Mr. Tophat : une enfant se souviendra un jour de lui et du carnaval, et il sera alors en danger. Ainsi donc, il y a moyen de tuer Tophat, par le feu, mais il faut que ce soit Rachel qui s’y colle. Rachel et personne d’autre, elle est l’élue du pacte avec le diable, c’est évident, puisqu’elle se souvient de tout.

Elle est deux de tension Rachel et elle ne le comprend pas tout de suite, mais elle finit par accepter son rôle et les conseils de Barthelemy. Les adolescents mettent alors au point un plan pour s’assurer de pouvoir infiltrer le carnaval, toujours avec l’aide du bras droit de Tophat. C’est trop facile ! Graham a pris les masques dans son sac, alors personne ne pourra même les reconnaître – c’est vrai, ce n’est pas suspect quatre adolescents avec des masques quand ils cherchent quatre adolescents dans le cirque.

Bon, l’infiltration se déroule sans problème pour nos héros. Graham, Louise et Akiko parviennent ainsi à se rendre dans une salle de contrôle de l’électricité du carnaval et à mettre à mal tout le parc en quelques instants. Ne perdant pas le Nord, Akiko cherche alors son portable, récupéré par les clowns dans l’épisode précédent comme le lui a indiqué Rachel.

Si le portable sonne quand Graham l’appelle – Graham et Louise profitant de moments de répit pour se draguer, d’ailleurs – Akiko découvre vite qu’elle aurait mieux fait de s’abstenir. Il est dans les mains de Dale, maquillé comme un clown et clairement brainstormé par le carnaval. Dale, accompagné d’Adam, décide de s’en prendre à nos trois héros.

De son côté, Rachel est séparée des autres par le plan de manière à confronter seule Tophat, puisque seule elle peut le tuer d’après le plan du Diable. Elle réussit à trouver quoi faire de la pièce que Barthelemy lui a remise et qui mène bien à une pièce du carnaval, mais pas vraiment une pièce secrète : elle se retrouve à l’entrée des artistes du chapiteau.

Oh, elle a bien le temps de papoter quelques instants avec Gavin, mais rapidement, elle comprend ce qui est en train de se passer. Et comme prévu, Rachel est en fait piégée par Barthelemy. Il est celui qui a réussi à manipuler Rachel pour la convaincre de venir au spectacle. Tout simplement. Il est l’allié de Mr Tophat, qui se trouve justement pile poil derrière l’héroïne qui n’a pas encore capter sa présence.

Oh, elle ne met pas si longtemps à le comprendre, tout de même. Mr. Tophat révèle alors qu’il a su assez vite que Rachel était l’enfant qui se souvenait du carnaval. L’histoire qu’elle a raconté dans le premier épisode ? C’était en fait la sienne. Elle est venue une première fois au carnaval et a tout oublié… sauf un fragment, ce qui explique qu’elle voyait Mr. Tophat dans ses cauchemars.

Lui aussi la voyait, il connaissait leur connexion. Alors forcément, quand il l’a revue la veille, il a su que la prophétie allait s’accomplir : une enfant se souviendrait de lui et le mettrait en danger. Il a donc mis Barthelemy en guetteur. Cela lui permet de faire en sorte que Rachel soit là pour le spectacle. Le spectacle est excellent, en plus.

Mr. Tophat a réussi à envouter tous les alliés de Rachel : Gavin nous ligote Rachel, Louise, Graham et Akiko sont autour de la boîte dans laquelle elle doit entrer et Dale est chargé de la tronçonner en deux. Par chance pour elle, Rachel a encore sur elle le couteau de Gavin, qu’il lui a donné en fin d’épisode précédent. Allez, c’est bien amené, alors je veux bien y croire et j’ai bien aimé comme elle s’est libérée très vite de ses liens.

Comme en plus Mr. Tophat a été assez con pour révéler à Rachel que son pouvoir n’était pas dans son chapeau, mais dans sa canne, Rachel peut s’en prendre assez vite à lui et récupérer la canne. Elle s’enfuit en compagnie de toute la Midnight Society – mais pas de Dale ou Adam – et leur explique rapidement la situation. Malheureusement pour eux, les adolescents sont assez vite dans de beaux draps.

Ils se retrouvent dans une brume et une pièce pleine d’eau, et je ne comprends pas trop comment ils sont arrivés là. Très rapidement, ils sont tous kidnappés les uns après les autres par des hommes de main de Tophat qui surgissent derrière eux et les enlèvent. Tophat peut alors négocier avec Rachel : il lui laisse trois minutes pour venir à l’endroit où ils se sont rencontrés pour la première fois, ou il tuera ses amis.

Mouais. Tophat est moins terrifiant dans cet épisode, tout de même. Il finit par faire un petit discours dépressif sous la pluie, et ça permet à Rachel de comprendre qu’elle a bien plus de pouvoir que prévu : elle a toujours la canne et elle peut s’en servir pour mettre à terre tous les hommes de Tophat, à l’exception de Barthelemy. Lui, il finit électrocuté à cause de Rachel.

Pourtant, elle refuse de se dire comme Tophat. Elle est accompagnée de ses amis, certes, mais lui aussi avait Barthelemy. Et elle est bien violente à tenter de les tuer, tout de même. Malgré tout le pouvoir qu’elle a en main, Rachel prend toutefois une décision radicalement différente de celle de Tophat : elle décide de brûler la canne qui détient tout le pouvoir.

Bon, eh bien voilà qui est fait. Tophat finit par mourir en vieillissant à vitesse grand V et les adolescents peuvent retrouver Dale et Adam. Tout se passe bien dans ce happy end finalement : on a même droit à une conclusion toute cheesy digne des américains (la série est canadienne pourtant) lorsque Rachel affirme qu’elle n’a aucun regret d’avoir brûlé la canne car elle a tout ce qu’elle a toujours désiré avec son nouveau groupe d’amis.

Genre, elle les connaît depuis 48h et ils voulaient l’éjecter 24h plus tôt (et même moins que ça à la disparition de Dale dans les toilettes), mais elle est déjà ravie d’eux au point de dire qu’ils sont ce qu’elle a toujours désiré ? C’est très gros.

En tout cas, elle a désormais un mec en Gavin. Ils ne s’embrassent pas – série pour enfants ! – mais se tiennent la main et se tiennent tout proches l’un de l’autre ensuite, donc c’est très clair. La saison se conclue sur la vie reprenant son cours pour les adolescents. Akiko est désormais plus proche de son frère qui l’aide dans ses tournages, Graham et Louise sont très proches, Gavin tourne aussi pour Akiko. Et les disparus du Carnaval sont retrouvés.

À minuit, la Midnight Society continue de se retrouver au coin du feu pour se raconter des histoires qui font peur. Forcément. Sans trop de surprises, Akiko et Louise y révèlent qu’Alice Hooper, l’arrière-arrière-grand-mère de Rachel, était l’orpheline de l’accident du carnaval en 1944. Ben oui, forcément, elle ressemblait à Rachel, fallait bien un lien de famille. Par contre, « arrière-arrière » en 1944, ça m’a foutu un coup de vieux, mais en faisant le calcul, ça colle effectivement avec l’âge de Rachel. La série date de 2019 et sa mère est assez jeune après tout, mais bon, sa famille a dû prendre le pli de faire les enfants très jeunes tout de même.

Sinon, la saison 1 se termine par une histoire de Gavin… interrompu par le chien d’Adam. Celui-ci débarque, suivi de son maître, qui ne comprend pas trop ce que tous ses amis font là réunis à minuit dans la forêt autour du feu. Effectivement. Moi, je comprends encore moins ce qu’Adam fait là avec son chien, mais ça offre un beau cliffhanger à la saison : Rachel lui demande s’il aime les histoires qui font peur, histoire de l’ajouter au club !

EN BREF – Je ne me souvenais que peu de l’histoire d’origine de cette série, mais je suis ravi de cette version de la série. Elle est renouvelée pour une saison 2, mais pourtant, elle se suffit clairement à elle-même et il sera compliqué de refaire quelque chose d’aussi bien et prenant avec les mêmes personnages, parce qu’on a fait le tour de l’intrigue de ce carnaval, et qu’une autre intrigue qui irait aussi loin, ça briserait trop la crédibilité.

On verra ce qu’il en sera, mais en tout cas, la série est meilleure que ce que j’en attendais. Elle a réussi à me faire sursauter – genre, on sent bien qu’elle a ce qu’il faut d’horreur quand il faut – déjà, mais en plus, les personnages sont attachants malgré les stéréotypes. Je peux aller jusqu’à parler de coup de cœur pour ces trois épisodes qui ont leur ambiance et leur atmosphère. J’aurais aimé que ce soit un peu plus long, en revanche, parce que vraiment, les épisodes s’enchaînant à la seconde près, on a juste l’impression d’un film grossièrement découpé à la tronçonneuse.

Ce n’est pas grave : de l’horreur pour les enfants comme celle-ci, j’en veux plus, parce que c’est grave réussi !

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