The Nevers – S01E03

Épisode 3 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.

Spoilers

Amalia cherche toujours à recruter de nouveaux Touchés pour l’Orphelinat, espérant que Mary pourra l’aider dans sa quête.

We have the best jobs.

Oui, je voulais voir cet épisode lundi dernier et finalement le beau temps a eu raison de moi. Bon, ça, et la flemme aussi, on ne va pas se mentir. Il faisait beau lundi dernier, et pfiou 1h d’épisode, je n’ai pas leur temps après tout. En tout cas, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans l’ambiance de la série.

Elle est très sympathique, cette ambiance (il ne lui manque qu’un générique), et mon seul problème, c’est parfois l’accent anglais à couper au couteau qui fait que ça me fatigue davantage de tout suivre, faute d’habitude. C’est que ça demande de la concentration, particulièrement pour cette série qui s’écoute beaucoup parler. En tout cas, ça n’empêche pas la première scène d’être très rapidement intéressante.

On y retrouve Amalia et Penance montant une embuscade envers le bras droit brûlant de Maladie. Eh oui, la pyromane de la série s’en prend sur le port aux hommes de main d’un certain Beggar King, et Amalia le savait à l’avance, ce qui permet à Penance de surprendre la pyromane – Bonfire Annie. Le début est plutôt léger et fun, avec Amalia qui s’en prend à elle dans le seul but de finalement lui demander de bosser pour elle à l’orphelinat.

Annie n’est pas dupe et refuse catégoriquement, laissant Amelia s’occuper d’une Penance qui a abusé de l’opium. Si tout ça était marrant, ça laisse Amalia face à un tas de problèmes, parce que les dons qu’elle a recrutés jusque-là ne lui servent pas à grand-chose : les femmes de l’orphelinat ont des dons dont elle ne peut pas se servir – ou dont elles ne peuvent plus se servir, comme Mary. J’ai trouvé intéressant qu’elle s’en confie à Horatio, car celui-ci commence enfin à être développé en tant que personnage. Franchement, je crois que je l’aime bien, Horatio, même s’il est un empêcheur de tourner en rond pour Amalia, parce qu’il la remet à sa place.

Cela dit, malgré cette scène, le plan d’action est rapidement mis en place entre deux chansons de Mary avec le reste de l’orphelinat : lorsque celle-ci aura récupéré sa capacité, Penance mettra au point de quoi amplifier sa voix – la blague sur le nom et l’utilité de cet objet était génial – pour que toute la ville puisse l’entendre. C’est parfait, en soi, mais ça pose un problème de taille qu’Amalia n’avait pas prévu : elle doit d’abord convaincre Mary que c’est une bonne chose d’amener d’autres Touchés dans l’orphelinat.

J’ai trouvé ça malin de la part des scénaristes de grossir un peu le rôle de Mary qui devient beaucoup plus intéressante comme personnage que dans les deux premiers épisodes. Elle a enfin un bon sens critique, et elle n’est pas ravie d’apprendre qu’Amalia voulait recruter Bonfire Annie. Elle a rapidement un autre sujet d’inquiétude de toute manière, lorsque Penance découvre dans la rue des affiches vendant l’orphelinat à de potentiels touchés, avec la photo d’Amalia… mais la mauvaise adresse.

Amalia emmène aussitôt Lucy avec elle – écoutant les conseils d’Horatio lui expliquant qu’il est risqué d’emmener Penance en excursion à chaque fois – à l’adresse concernée. Cela lui permet de rapidement découvrir les activités de ses ennemis, qui ont des registres de Touchés et des hommes de main défigurés particulièrement flippants. Amalia parvient à nous en tuer un – les effets spéciaux ont eu du mal à suivre par contre – et décide aussitôt d’emmener les registres… à Miss Bidlow. Pas malin, ça, elle est déjà au courant elle ehe.

Miss Bidlow noie le poisson devant Amalia, qui décide de surveiller désormais le bâtiment de son ennemi en attendant que sa boss lui dise à qui il appartient. Elle ne va pas être déçue du voyage, contrairement à Bidlow qui est frustrée de voir son plan tomber à l’eau. Tu m’étonnes. En attendant, Lucy ramène la femme qui tenait l’entrée du bâtiment à l’Orphelinat pour qu’elle soit interrogée et révèle être une meurtrière de Touchée. Et elle a tué une Touchée ainsi que son bébé, ce qui fait péter un câble à Lucy, puisqu’elle a tué elle-même son bébé en découvrant son don pour la première fois, lui brisant tous les os bien malgré elle. Quelle horreur.

De son côté, Horatio est recruté par Maladie juste devant chez lui, et c’était plutôt inattendu. Elle a besoin de lui pour soigner sa blessure par balle, et il finit par le faire après s’être inquiété de servir de représailles. Les scènes sont longues pour pas grand-chose sur ces deux-là, possiblement aussi parce que j’accroche de moins en moins à Maladie. Trop bavarde.

En parallèle, nous retrouvons à nouveau Hugo en plein entretien d’embauche d’une Touchée pour son bordel, et par entretien d’embauche, il faut comprendre sexe avec un drôle de jeu concernant le pied de la madame. Je ne veux même pas savoir, surtout que la série nous propose toute une scène dans le bordel, en multipliant la nudité gratuite pour pas grand-chose.

L’avantage, c’est que c’est une nudité à la fois homme/femme avec un équilibre des full frontal – mais quand même beaucoup plus de femmes – donc c’est un peu moins abusé que dans bien des séries. On a même de l’humour, quand Dominique la prostituée comprend qu’August est le boss, elle laisse à nouveau apparaître son sein pour auditionner avec lui, et c’était bien drôle à voir… mais ça n’empêche que c’était dans l’ensemble gratuit et inutile, et que la scène avait juste pour intention de nous montrer un Hugo de plus en plus déviant – mais tout de même à cheval sur l’hygiène, c’est déjà ça.

Il parle business avec August bien sûr, mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas tout capté à leur affaire. August a clairement des remords de s’associer aux activités illégales d’Hugo, mais il continue tout de même de le faire, parce que ça lui rapporte de l’argent… Et que c’est un rebelle dans l’âme. Le voilà patron forcé de dire « non », en tout cas, et il continue d’avoir ma sympathie… Pas comme Hugo, qui en plus d’assumer les clichés bisexuels nous prouve une fois de plus que les français sont très déviants.

Après ça, le flic de la série, qui obtient le prénom de Frank, reçoit des messages de la part d’Hugo pour s’assurer de lui faire perde son temps, et il est tellement curieux qu’il reste deux heures dans le bar où il lui dit de venir. Il se laisse ensuite distraire par le charme d’un jeune homme qui l’emmène à l’arrière du bar, où l’attend Hugo, amusé de voir qu’il veut vraiment être pris la main dans le sac. Ou sur le paquet, si je puis dire.

Le but d’Hugo est ici de savoir la raison pour laquelle Amalia récupère tous les Touchés, afin de savoir ce qu’elle veut en faire. Il n’est pas ravi de savoir qu’elle a Mary avec elle, parce qu’il s’inquiète vraiment de son plan sur le long terme – et c’est vrai qu’on ne le connaît toujours pas. Bon, au passage, on apprend aussi que Frank est gay, même s’il se leurre à affirmer qu’il était bourré lorsqu’il a couché avec Hugo (la première fois seulement, nous affirme celui-ci). Alors là, vraiment, j’ai du mal à suivre tous les personnages et les liaisons entre eux, mais je suis content de voir au moins cette relation s’éclaircir.

Tu m’étonnes que Frank reste dans le placard si le seul exemple d’homosexualité qu’il connaisse est Hugo ! Ce dernier n’est pas gay, déjà, et ensuite, il couche avec tout ce qu’il bouge, y compris tous les prostitués des deux sexes de son bordel. Ça ne doit pas faire rêver. Il quitte donc rapidement Hugo pour se rendre auprès de Mary qui a fait appel à lui, histoire de lui confier une part de son stress vis-à-vis d’Amalia. Finalement, la conversation se retourne à la faveur de Frank à qui elle assure qu’elle l’aimera toujours et qu’elle sera toujours le premier à qui elle fera appel.

Frank lui confie alors qu’il aimerait l’entendre chanter – même s’il n’est pas Touché, il pourra toujours entendre Mary chanter, et ça fait longtemps. De toute manière, toute la ville va pouvoir l’entendre chanter : Mary se décide à accepter l’amplificateur de Penance après avoir entendu qu’une femme s’amusait à tuer tous les touchés, pour le principe. C’est vrai que ça doit motiver.

Alors que Mary se prépare à chanter, Amalia repart donc de chez Miss Bildow en regardant le registre. Elle est alors projetée hors de la calèche et directement dans l’eau en-dessous du pont où elle était par un des hommes de main de Bildow. Seulement, ça, elle ne le sait pas. L’homme est assez horrible à voir en plus, parce qu’il est également salement amoché par la vie et par ses dons. C’est un Touché capable de marcher sur l’eau, en plus d’avoir une super-force. Autant dire tout de suite qu’il est une menace sérieuse pour la vie d’Amalia.

On enchaîne alors sur une scène incroyable de combat et d’action se déroulant à moitié dans l’eau pour Amalia qui a un souffle de dingue et une persistance incroyable, alors que l’homme s’acharne sur elle. Vraiment, la scène était à couper le souffle du côté des effets spéciaux, c’était magistral à voir et le stress était bon. Bien sûr, on savait qu’Amalia ne pouvait pas mourir, mais la chorégraphie de la scène est magnifique et prenante, la laissant vraiment sans aucun avantage pour s’en tirer. Et pourtant, elle le fait, évidemment. N’empêche tout ce moment où elle a le choix entre mourir asphyxiée et se prendre des coups du méchant – Odium – est incroyable.

Elle nous étrangle l’homme avec sa propre chaîne hameçonnée, ce qui est dingue à voir puisqu’il continue de flotter malgré tout, et peut se rendre au parc à cheval – ne reprenant pas sa calèche. Par contre, elle perd au passage le registre des Touchés. Ce n’est pas grand-chose cela dit, elle vient de risquer sa vie tout de même.

En parlant de vie risquée, Mary accepte de chanter au parc et on enchaîne sur une autre scène particulièrement magnifique où Mary dévoile son don au reste de ses amies de l’orphelinat. Frank est présent aussi, afin de nous confirmer que non, il n’est pas un Touché. Et alors que toute la ville peut enfin entendre Mary et qu’on nous montre qu’il y a de nombreux personnages Touchés autour d’eux dans le parc, elle se fait d’un coup assassiner. Le coup est une vraie surprise. Cela ne devrait pas l’être, elle est hyper exposée dans ce parc !

Seulement voilà, on est tellement hypnotisé par son chant de la sirène, on ne peut pas s’attendre à… ça. Le meurtre est provoqué par le type qui bossait avec Maladie il y a deux épisodes, mais je continue de soupçonner Bidlow d’être derrière tout ça. De toute manière, Frank vient à bout de ce type et l’abat lui aussi… mais wow, la puissance émotionnelle de cette scène, c’est quelque chose tout de même. Le sacrifice n’est heureusement pas vain : Bonfire Annie débarque à l’orphelinat le soir-même, avec une bonne vingtaine d’autres Touchés au moins… Mais Mary, putain ! Je commençais à vraiment aimer son personnage, le sacrifice est violent dès l’épisode 3, surtout après cette scène sous le pont !

Lord Massen est aussi de retour dans cet épisode, mais il faut bien reconnaître que j’ai dû mal avec son personnage et que je ne recolle pas tous les morceaux. L’épisode insiste sur la tombe de sa fille et nous le montre toujours en patriarche ayant plein de pouvoirs. Il délègue toutefois une partie de celui-ci à une servante qui surveille ensuite la cave dans laquelle il y aurait « un chien ». Je dois bien avouer que je n’ai pas tout capté à cette scène, pas plus que celle avec le conseil des hommes d’affaire n’a réussi à me passionner. D’ailleurs, ailleurs, les méchants – mais pour qui bossent-ils ? Je suis paumé à force – torture d’autres hommes, et je ne sais toujours pas qui ils sont ; puis on en a un qui est libéré de prison, et, vraiment, je crois que la semaine d’attente entre les épisodes n’est pas une bonne chose car j’oublie plein de détails. À bingewatcher, ça passerait probablement mieux.

4 commentaires sur « The Nevers – S01E03 »

  1. Superbe épisode ! La scène de l’eau est magnifique ! Et entendre Mary chanter un pur bonheur. Je suis triste qu’elle soit déjà morte. Et je suis d’accord que c’est une série qui mériterait un vrai générique !

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    1. La scène de l’eau était incroyable !
      Il faut que je continue la série… mais je me dis que je vais peut-être attendre ce week-end comme il y a le week-end en séries et que les épisodes sont longs aha ! Puis, je peux faire un par jour du samedi au lundi pour finir tranquillement la saison, aussi !

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      1. Justement j me demandais si je n’avais pas loupé ton article sur l’épisode 4 et comme je n’ai rien trouvé, j’en ai conclu que tu n’avais pas encore vu l’épisode, ce qui m’a étonnée 🙂 Mais c’est vrai que les épisodes sont longs, pas facile de les caser. C’est un bon plan de tout garder pour le week-end prochain.

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      2. C’est exactement ça… Déjà le 3 je l’ai vu le dimanche seulement ! J’ai plein de séries le lundi comme tu sais 🙂 Et je ne me mets pas la rate au court-bouillon pour mes retards en ce moment, j’en ai peu et je vais avoir l’été pour rattraper… peut-être :’)

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