Severance – S01E02 – Half Loop – 17/20

C’est vraiment perturbant comme série. Je pense qu’on peut dit que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe et sur les mystères de la série, mais en même temps, je ne suis pas aussi à fond que ce que j’espérais. Je me pose des questions, je regarde tous les détails et c’est satisfaisant d’en avoir autant à remarquer. J’ai tout de même envie d’avoir les réponses pour mieux comprendre. Et le plus vite sera le mieux.

Spoilers 

Helly en apprend plus sur son travail, Mark commence à douter.

My job is to scroll through this spreadsheet and look for numbers that are scary?

Boucle bouclée

L’épisode 2 commence par le petit discours d’Helly face caméra. Nous revenons donc en arrière pour découvrir le jour de son embauche. C’est plutôt intéressant comme la série fourmille alors de détails : Milchick est l’employé qui l’emmène à la procédure médicale Severance. Milchick ne semble servir que de personnage qui accompagne les autres partout où ils vont… ce qui fait que je me pose plein de questions sur lui et sur ce qu’il sait. Il est un lien évident entre les deux personnalités des personnages, surtout s’il assiste à chaque procédure. Il regarde droit dans les yeux Helly alors qu’elle se fait charcuter le cerveau pour oublier ses souvenirs.

Oh, avant de recevoir l’implant Severance, Milchick prend aussi le temps de lui annoncer le petit déj préféré (des œufs brouillés) de Mr Eagan – même s’il ne le nomme pas. Ce doit être le fondateur de Lumon, puisqu’il a un joli portrait gravé dans le mur du bâtiment.

La série enchaîne ensuite avec une excellente scène qui nous résume la journée d’Helly à Lumon, mais du point de vue de sa vie perso, pas sa vie pro. Ainsi, elle passe de l’opération à la scène où elle tente de quitter les locaux. Sans trop de surprise après ces premières secondes, on découvre donc que dans la cage d’escalier se trouvait en fait Milchick. C’est probablement pour ça que Mark n’avait pas le droit de regarder, et ça me confirme que lui a tous ses souvenirs quand il est dans les locaux. Non ?

Ce qui est flippant, vraiment, c’est que Milchick est là pour faciliter la transition d’un état à l’autre. Il convainc donc Helly qu’il est tout à fait normal qu’elle se retrouve dans la cage d’escalier et que ça fait partie de la procédure – là où il lui avait dit qu’elle ne se souviendrait qu’une fois dans l’ascenseur. Et puis, ça passe une fois, peut-être deux, mais quand la troisième fois elle se retrouve par terre après avoir enfoncé la porte, bon, elle comprend bien qu’elle essaie de fuir.

Pourtant, Milchick trouve les mots pour la convaincre de rentrer une troisième fois dans le bâtiment. Et cette fois, Helly ne reprend conscience d’elle-même qu’une fois dans l’ascenseur. Quand les portes s’ouvrent, Milchick l’attend avec un joli bouquet de fleurs. Eh, ça fait grincer des dents cette vision de l’Enfer.

Bienvenue Helly

La série a finalement un générique ! Celui-ci est très chouette et pose plein de questions, révélant probablement quelques éléments aussi. Il y est question de poubelles qui fondent et de Mark dont la personnalité se divise entre le Mark qui travaille et celui qui tente de s’enfuir de Lumon. Ah.

Pourtant, juste après le générique, nous retrouvons Mark alors qu’il effectue l’entretien des locaux de Lumon. Il suit en fait une liste de tâches à accomplir en arrivant le matin : allumer les lumières, nettoyer le bureau, faire la poussière… et retirer les photos de Petey qui sont sur les bureaux de chaque collègue. Ah.

Finalement, Helly arrive à son tour au bureau, un peu perturbée d’être déjà le lendemain. Elle a l’impression de ne pas avoir quitté les lieux, et ça lui fait bizarre d’apprendre qu’un week-end complet vient de se passer. On voit bien le problème qui surgit pour cette partie de leur personnalité : ils n’ont jamais de pause et ne font que travailler, sans avoir aucun moyen de savoir ce qu’est leur vie à l’extérieur. Mark lui explique aussi qu’ils ne se croisent pas hors du boulot, car les entrées et sorties sont en décalé pour éviter les interactions.

La nouvelle journée peut en tout cas commencer pour Helly qui est déstabilisée. Dylan lui donne quelques informations sur les prix à gagner pour les plus productifs – une gaufre party, yeah – et Mark lui apprend que son job consiste à regarder des chiffres défiler sur l’ordinateur jusqu’à trouver ceux qui… lui font peur. Hein ? Il lui assure qu’elle finira par comprendre, même si ça prend du temps. Oh bordel, qu’est-ce que c’est que ce job ?

Helly demande évidemment s’il est possible de démissionner de ce job idiot, mais Dylan et Mark lui répondent qu’il faut pour ça envoyer une lettre à son autre elle – celui a une vie privée. Les démissions sont généralement refusées (ben tiens… sont-elles seulement montrées aux employés ?) et Mark considère que ce serait une forme de suicide : après tout, ce qu’Helly connaît de la vie, c’est uniquement son travail dans l’entreprise. Bordel.

En parallèle de tout ça, il y a le troisième collègue, Irving, qui n’est pas très ravi de voir que la photo de groupe a disparu. Mark lui affirme que c’est pour faire de la place à celle qui sera prise le jour-même avec Helly, lors de sa fête de bienvenue. La fête de bienvenue est une autre vision de l’Enfer, encore : c’est une après-midi de team building menée par Milchick. Son rôle est toujours de s’assurer que la transition se passe bien et il le fait en répondant aux nombreuses questions d’Helly.

Si après trois ans, Irving est totalement formaté à l’exercice, Helly, elle, souhaite contacter son autre elle – que Dylan et Mark appellent les « outies ». C’est l’occasion pour Helly d’apprendre que l’ascenseur est muni d’un détecteur qui l’empêchera d’écrire un mot à son autre elle. Quant à savoir si elle a une famille, eh bien, Milchick lui affirme que oui, il suffit de la voir avec ses collègues pour en être sûr. Allons bon.

L’ambiance est de nouveau très souriante, Milchick y veille avec attention. Malgré tout, elle est fragile : ainsi Mark est très heureux du jeu qu’ils font avec un ballon de parole, jusqu’à ce qu’il finisse par reconnaître qu’il a rompu le protocole le matin-même en rangeant les photos de Petey au mauvais endroit. Grosso modo, il se sent triste et inquiet de ne pas savoir ce que son meilleur ami est devenu. C’était plus simple quand Carol D a quitté l’entreprise, parce qu’elle avait prévenu et qu’il y avait eu une vidéo de remerciements.

Milchick garde tout de même le contrôle et finit par réinstaurer le bonheur et le sourire, en rappelant que la mort n’arrive qu’à l’extérieur de Lumon, jamais à l’intérieur. Son rôle est clair : il doit tout faire pour garder les employés. Sa tache ne va pas être simple avec Helly en tout cas : elle est loin d’apprécier tout ce qui est mis en place par l’entreprise pour la garder.

Elle décide donc de quitter l’entreprise pendant la photo de groupe, écrivant simplement sur un post-it qu’elle souhaite démissionner et se barrant le plus vite possible vers l’ascenseur. On peut la comprendre : une existence sans ami, sans famille, sans soleil et à travailler toute la journée pour un truc qui n’a pas de sens ?

Ouais. On peut comprendre qu’elle ne souhaite pas rester. Par contre, Mark n’est pas du tout d’accord avec sa vision des choses et essaie de l’empêcher de partir, surtout qu’il y a un détecteur de mots dans l’ascenseur et qu’elle n’a pas envie de le déclencher. Elle ne le sait pas encore et c’est ainsi qu’Helly rencontre Graner. C’est un type qui débarque dans l’ascenseur quand elle en déclenche l’alarme.

Il a un le visage fermé et fait peur à Mark, ce qui est suffisant pour faire flipper Helly. Mark décide en tout cas de prendre le blâme à sa place, parce qu’il est le chef d’équipe désormais et que c’est à lui de correctement entraîner Helly. Le blâme ? Eh bien, on ne saura pas vraiment. Il est mené dans un couloir où Mrs Cobel l’attend.

Petey

Il est très déconcertant que la série change subitement d’intrigue. Alors qu’on était enfin à fond dans ce qu’il se passe à Lumon, voilà donc qu’on se retrouve à suivre un rencard entre Mark et une doula. Euh ? Cela sort littéralement de nulle part et ça ne se passe pas à merveille pour Mark. Il prend la défense du protocole Severance face à ses questions un peu insistantes, puis il s’en prend à des manifestants anti-Severance dans la rue. Face à elle.

Pas exactement un premier rencard qui va bien finir cette affaire. Mark rentre seul chez lui, sans trop de surprise. Sur place, il est harcelé à nouveau par sa voisine, qui assure vouloir faire la paix avec lui car ils se disputent sur les poubelles. En fait, « Mrs Selvig » s’arrange juste pour surveiller son employé, je pense.

Une fois qu’elle est partie, il doit changer une ampoule et se retrouve donc dans le garage, à voir les affaires d’une certaine Gemma. Et voilà, un deuil sur fond d’alcoolisme, ça promet. Le lendemain, Mark regarde une nouvelle fois le prospectus anti-Severance, puis la lettre de Petey… et il décide de ne pas se rendre au boulot. Il appelle donc Milchick (ben tiens !) pour lui annoncer qu’il ne se sent pas bien.

Mark se rend en fait à l’adresse laissée par Petey. Il s’agit d’une serre à l’abandon, dans laquelle il retrouve son meilleur ami. Même s’il ne le connaît pas. Petey cherche toujours à comprendre ce qu’il se passe à Lumon, mais même en étant reconnecté (réintégré), il ne sait pas ce qu’il se passe à Lumon et ce qu’ils font. En revanche, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit les ongles sales de Petey – et ça fait écho à Irv qui a lui aussi les ongles sales. Est-ce que son outie enquête aussi sur Severance et Lumon ?

On ne le saura pas tout de suite. Le but est plutôt de voir que Petey est bien renseigné : il a commencé à faire un plan de Lumon et il a un enregistrement de Mark dans la « break room », la pièce où ils vont lorsqu’ils se comportent mal. Que s’y passe-t-il ? Eh bien, Milchick les force à lire un message dans lequel ils se disent coupable et plein de regrets.

C’est perturbant comme tout. Mark décide tout de même de proposer à Petey de venir avec lui chez lui – Petey n’ose pas rentrer. Nous suivons donc l’arrivée de Petey chez Mark, et ça ne se passe pas super bien pour lui. La procédure Severance est censée être permanente et il semble souffrir d’être réintégré, notamment avec le nez qui se met à saigner, des migraines et… une désintégration embêtante. Alors qu’il prend sa douche, il se rend compte qu’il est encore en train de se nettoyer le nez qui saigne. Migraine. Cliffhanger. Wow. Deux personnalités, donc.

Bien-être

Pendant ce temps, une nouvelle journée commence à Lumon. Tous s’inquiètent de l’absence de Mark, à commencer par Irving qui ne veut pas devenir chef s’il est viré et Helly qui a peur que ce soit de sa faute. Plus haut, Ms Cobel, Milchick et Graner font une réunion pour décider de ce qu’ils doivent faire.

La série prend alors une tournure étrange : Helly pose plein de questions sur le travail à Dylan, essayant de comprendre ce qu’il se passe… et est sacrément surprise lorsqu’Irv se met à hurler au bureau d’à-côté. Il y a de quoi être surprise, mais c’est encore pire quand on a son point de vue à lui : les chiffres sur son écran se mettent à danser et une étrange substance noire semble couler tout le long des parois de son bureau, jusqu’à son clavier. Que c’est étrange. C’est ce qui s’appelle « dozing » dans le langage de la série, apparemment.

Milchick l’emmène vers l’infirmerie où il se retrouve en salle d’attente. Irving admire un étrange tableau avant de croiser un collègue qu’il ne connaît pas, un autre vieil homme qui sort de l’infirmerie lui aussi. Ils apprennent à se connaître avec une conversation qui tourne autour du boulot, mais comme Irving pose des questions sur l’emploi de l’homme, je ne peux pas m’empêcher de me demander si on en saura plus sur ce qu’il fait hors du boulot.

La série semble suivre le même fil de pensée que moi, parce qu’à l’infirmerie, il fait juste une séance de relaxation où Dichen Lachman lui lit plein d’informations positives sur son outie. Il doit les savourer tous de la même manière, et ne pas rire ou montrer de préférence, sinon il perd des points. Bordel. Entre la voix de Dichen qui fait du ASMR et la caméra discrètement placée pour surveiller les réactions d’Irv quand on lui dit que son outie aime faire l’amour, il y a de quoi s’arracher les cheveux. En tout cas, je suis bien content de retrouver l’actrice que j’adore, même si son rôle semble encore flou et peu développé pour le moment.

J’imagine qu’on en saura plus sur ces séances de bien-être avant la fin de la saison. J’espère en tout cas. En attendant, au bureau, Helly est juste déprimée par sa journée de travail. Elle ne voit pas de numéros qui font peur et essaie même de s’en amuser, avant de se poser à nouveau des questions sur ce que représentent les chiffres. La théorie de Dylan est que leur travail aide à nettoyer les océans. C’est peu crédible. Irv, lui, pense apparemment qu’il s’agit de retirer les gros mots des films.

Il finit par revenir auprès de ses collègues alors qu’Helly continue de se poser plein de questions sur comment démissionner. Elle finit toutefois par changer d’avis, je pense, quand elle se rend compte que les chiffres sur son écran se mettent à lui faire peur. Mais qu’est-ce que c’est que ce délire bordel ?

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