What If… ? – S02E04 – What if Iron Man Crashed Into the Grandmaster ? – 15/20

L’épisode est un peu déroutant en ce qu’il se concentre sur un personnage pour nous raconter l’histoire d’un autre, et que dans l’ensemble, cette histoire qui devait être importante est trop mise de côté, voire bâclée, pour être pleinement crédible. Pour autant, il y a quelques moments funs et l’épisode fonctionne bien pour son autre intrigue. C’est une réécriture sympathique – mais c’est vite oubliable, je crois.

Spoilers

Tony n’est pas retombé sur Terre après la bataille de New-York : il a traversé le portail et s’est perdu quelque part dans la galaxie.

Mojo man it is.

Oula, mais je n’en suis qu’à l’épisode 4 ? J’avais l’impression d’avoir avancé bien plus que ça, je suis une catastrophe ambulante avec mes séries en cette fin 2023. L’avantage, c’est que ça va me permettre d’avoir une résolution pour la nouvelle année. L’autre avantage, c’est aussi que j’ai quelques épisodes à rattraper encore. Et toujours autant de critiques à publier. Mais bon.

Le gros plus de cet épisode avant même qu’il ne commence ? Le générique de Marvel Studios, certes raccourci, mais tout de même excellent à entendre. Le générique de la série est tout aussi cool cela dit et j’aime beaucoup qu’il commence par un « Previously on » sur la fin de saison précédente. On comprend assez vite et facilement que cet épisode est finalement celui qu’il nous manquait en saison 1 : nous allons enfin connaître l’histoire de Gamora – et de ce qui l’a aidé à devenir une Gardienne du Multivers.

Tony

Si l’épisode promet de nous raconter l’histoire de Gamora, il se centre finalement sur Tony Stark. Et c’est parfaitement inattendu : nous revoilà donc en 2012 lors de la bataille de New-York. Seulement, quand Tony se sacrifie pour sauver la planète, il se sacrifie pour de vrai. En effet, le portail se referme sur Tony avant qu’il n’arrive sur Terre.

Il se retrouve alors baladé dans l’univers – c’est un univers intéressant que celui-ci, parce qu’il propose une variation sur quelque chose que nous connaissons tous. Bon, cela dit, si on imagine bien le traumatisme que ça doit être sur Terre de ne pas récupérer Tony, ce n’est pas là-dessus que l’épisode se concentre. C’est dommage. Je vous ai déjà dit qu’Iron Man n’était vraiment pas mon personnage Marvel préféré ?

Allez, qu’importe, il se retrouve malgré tout envoyé sur une autre planète : Tony débarque bien malgré lui à Sakaar, une planète dirigée par un homme au caractère bien particulier. Le temps y passe différemment – et Tony y est un héros nommé Mojo Man depuis qu’il a battu Thanos ; même si bien sûr il ne sait pas qui est Thanos.

Ce dirigeant bien particulier n’est pas d’une grande aide pour Tony cependant : il l’invite à son 21e anniversaire, quand il en paraît au moins 50, et ne lui laisse absolument pas le choix d’accepter. Tony est perdu dans l’espace, en gros. L’anniversaire ? Il s’agit d’une course de voitures bien particulière, permettant de se rendre compte de la folie du dirigeant.

Les concurrents se battent entre eux pour gagner la course, certes, mais la défaite consiste le plus souvent en des accidents de voiture mortels. On suit toutefois une conductrice qui survit. Son caractère badass est sympa, contrairement à la scène où on lui jette des conserves puis des hamsters. Je veux dire, je comprends la blague sur la bouffe qui la fout en pleine famine, mais des hamsters ? On sent qu’ils essaient trop d’être mignons et de nous vendre des produits dérivés ensuite. La conductrice ? Valkyrie.

Gamora

Bon, allez qu’importe : l’épisode continue avec ensuite un monstre qui est jeté sur les derniers participants de la course. Tony refuse de supporter ça et s’élance finalement sur la piste, sans même se rendre compte que son armure est dysfonctionnelle à la base. Il ne peut donc rien contre le monstre qui débarque dans l’arène.

Gamora, en revanche, est hyper efficace pour détruire le monstre. Par contre, si la fille de Thanos est là, ce n’est pas pour faire joli. Son but est de tuer Tony, probablement parce qu’il a mis à mal tous les plans de Thanos. C’est ce qu’elle finit par lui avouer à moitié après avoir tenté de le tuer – et après avoir été faite prisonnière avec lui par le dirigeant de Sakaar.

L’idée est simple, mais ça fonctionne bien, je trouve. Par contre, du côté des simplicités, je trouve ça bien trop rapide dans l’exécution : Tony n’a aucun mal à sortir de sa cellule. Il embarque avec lui Korg, mais pas Gamora qu’il laisse prisonnière derrière lui. Il en faut plus que ça pour stopper Gamora, cependant. Celle-ci rattrape vite Korg et Tony – et elle explique une fois pour toutes qui est Thanos.

Tony découvre donc tout ce que nous avons appris post-Avengers en quelques secondes, puis renonce à tuer Gamora sans vraie raison valable. Ok, le Grand Maître de Sakaar dit que c’est un homme méchant… mais tuer Gamora ne ferait pas de lui un méchant du tout. C’est limite de la légitime défense à ce stade. Seulement voilà, il ne faut pas trop questionner Tony : il décide qu’il doit mettre un terme aux agissements du Grand Maître et s’enfuit une nouvelle fois, avec Korg, sans Gamora. C’est répétitif à force.

De manière répétitive également, nous voyons Gamora s’échapper ensuite sans le moindre mal pour tenter de rejoindre Tony.

La course

Pendant ce temps, Tony fait tout ce qu’il peut pour détrôner le Grand Maître. Il décide de faire équipe avec la conductrice badass de la course. On ne sait pas trop pourquoi, en vrai, mais ça permet à l’intrigue d’avancer. Tony se retrouve donc à pirater l’hologramme géant du Grand Maître pour le défier. En gros, ils vont s’affronter : le but de Tony est de libérer la planète, celui du Grand Maître de récupérer l’armure de Tony. Gamora ? Elle est badass aussi, mais continue de se faire électrocuter par la même puce tout au long de l’épisode. C’est redondant – et pas du comique de répétition, je trouve.

Le combat entre Tony et le Grand Maître ? Il s’agit d’une nouvelle course. Cela permet de déployer tout le talent des artistes de la série qui sont excellents dans le design des véhicules et les explosions de chacun d’entre eux, mais aussi de donner à Gamora la possibilité d’exister une nouvelle fois dans cet univers. Après tout, le but est de nous raconter son histoire en théorie. Et je dois dire, c’est sympa d’avoir un duo Gamora/Tony ; c’est tout l’avantage de la réécriture – et de la fanfiction.

Bref, Gamora est forcée de participer à la course. Celle-ci finit par apporter un peu d’humour à l’épisode au moment de la chute des véhicules et des cris de chaque participant. L’air de rien, l’épisode fait du bon boulot d’ailleurs : les personnages sont introduits, il est facile d’accrocher à tout ce qu’il se passe. Je ne suis pas un grand fan de ce genre de courses, mais soit. Il y a en plus des twists sympa, comme le moment où le kart de Tony explose mais que son armure lui permet d’en créer un autre. Bon. C’est du grand n’importe quoi du côté du scénario parce que je ne vois pas d’où ça sort, mais il faut reconnaître que c’est classe.

Tout le côté Mario Kart que m’inspire l’épisode aussi. La force de frappe du scénario ? Je ne suis pas convaincu. Tony profite de la course qui doit demander toute son attention pour faire un petit discours sur ses daddy issues à Gamora ; le Grand Maître fait un clin d’œil à sa propre statue et passe son temps à tricher et… Gamora décide de s’allier à Tony au moment où elle pourrait le tuer.

Mouais. Elle l’aide à passer les monstres qui devaient l’arrêter et finit par se crasher. Il ne reste finalement plus grand monde dans la course par contre, surtout que le Grand Maître s’amuse à tout détruire au fur et à mesure. Assez vite, Val est donc mise de côté, ce qui ne nous laisse plus que Tony et le Grand Maître dans la course. Non, vraiment, ce n’était pas du tout prévisible ce twist… De même qu’il n’était pas prévisible que Tony gagne sur la ligne d’arrivée quand tout espoir semblait perdu pour lui.

Le Grand Maître n’accepte pas la défaire, préférant se dire ex-aequo avec lui. Le public ne l’accepte pas trop – et Valkyrie non plus. Elle se débrouille donc pour créer un accident qui met fin à l’existence du Grand Maître par… accident aussi, en fait. C’est fou. C’est fou aussi que ce soit elle que la foule acclame ensuite : Tony vient de gagner la course et ils viennent de passer tout un épisode à monter Tony en héros. C’est pourtant Valkyrie qui devient reine.

Thanos

Bien sûr, Valkyrie décide alors de laisser Tony repartir, mais c’est encore oublier le fait que l’épisode doit se centrer sur Gamora. Cette dernière empêche donc Tony de rentrer sur Terre et l’emmène plutôt auprès de Thanos. Pour le livrer à son père ? C’est ce qu’elle prétend, mais elle fait en fait équipe avec Tony et vient ainsi à bout de son père adoptif. D’accord… Mais pourquoi ? Juste pour le discours de Tony ? C’est un peu frustrant.

Cela dit, l’épisode était sympa, il a une petite scène post-générique entre le Grand Maître et son bras droit – Topaz – alors je vais me contenter de ce qu’on nous propose, hein.

Retrouver ma passion des séries en 2024 ?

Proposition quotidienne de rédaction
Quels sont vos plus grands défis ?

Bonne année 2024 les sériephiles,

Oui, je sais, c’est incroyable de voir un nouvel article sur le blog, n’est-ce pas ? Nouvel an, nouvelle résolution, hein, et nouveaux défis. J’imagine qu’un premier grand défi pour cette année est de reprendre en main le chantier qu’est devenu le blog depuis un an et demi. C’était une grande fierté ce blog à la base, pas envie de finir par en avoir honte à force de le laisser trop souvent à l’abandon.

À ma décharge, 2023 a été chargé de plein d’événements, j’ai quand même eu espoir de réussir à tenir le blog comme avant pendant un bon moment (en vrai, jusqu’à mai à peu près ; puis pendant l’été), mais je me suis retrouvé la semaine dernière à m’entendre dire à un ami : « Mais comment tu trouves le temps de faire ça tous les jours ? ». Il n’était pas du tout question de séries ou d’écriture, mais la question m’a fait aussitôt tiquer, parce que, bordel, c’est à moi qu’on la posait cette question normalement ! Oui, c’était à propos des articles quotidiens que je l’entendais souvent avant. Les bugs de WordPress ont vraiment eu raison de ma constance en la matière, et je me retrouve désormais à poser des questions totalement stupides car j’ai déjà la réponse : il suffit de le faire, en fait.

Voir aussi : Comment tu fais pour tenir un blog ? Ben, j’ai un agenda.

La dernière semaine de 2023 étant (toujours) celle des vacances où je prépare chaque année mon agenda pour l’année suivante, j’ai eu l’occasion de réfléchir à ce qui déconnait sacrément ces derniers temps dans ma gestion du blog. Certes, je me suis remis au sport (plus ou moins) et j’ai décidé de profiter à fond de l’offre culturelle de la région parisienne pour me faire quelques spectacles et sorties funs (qui sait, on en reparlera peut-être sur le blog ? Je cherche encore le meilleur format), mais… est-ce vraiment une excuse ?

Si à l’époque, j’ai réussi à poster quotidiennement malgré deux déménagements à 500 km, alors non. Est-ce que l’excuse peut être que je ne regarde plus vraiment de séries ? Assurément, c’est une partie du problème. Des années à faire la blague qu’une grève des scénaristes m’arrangerait bien pour tout rattraper dans les séries en retard pour que, finalement, la grève des scénaristes ne soit qu’une manière d’enterrer (quasi) définitivement mon hobby principal, c’est l’ironie du sort. J’aime toujours regarder des séries, hein, mais il faut bien le dire : j’ai du mal à trouver de quoi être à fond. Souvent, ces derniers temps, je suis à fond le temps d’un épisode, mais une fois sorti de l’épisode, il n’y a rien qui me donne envie d’y revenir – enfin, il manque le truc qui me donnait envie d’y revenir immédiatement et d’enchaîner les épisodes.

Bref, tout ça pour dire qu’indépendamment des résolutions de début d’année, peut-être que mon plus grand défi pour 2024 va être de retrouver ma passion des séries. Il faut bien le reconnaître, ça me manque, la petite excitation qui précédait les épisodes d’Agents of S.H.I.E.L.D ou de The 100 ! J’ai toujours beaucoup de plaisir à suivre les séries hebdos que je regarde depuis 20 ans, mais ce n’est pas la même chose.

Et puis, ça va bientôt faire quatre ans que je me suis mis aux films, ça joue aussi : j’ai parfois du mal à supporter les artifices qui font qu’on va étirer une histoire au format séries. Le fameux « c’est un long film étendu en six (huit !) épisodes ». Bordel, arrêtez ça, rendez les séries de networks en 22 épisodes là. Ouais, j’ai un discours qui ne change pas, c’est rassurant, non ?

Autrement, je vous rassure, ma passion de l’écriture est toujours là, le blog me manque – oui, même l’article quotidien – et j’espère trouver une solution pour y revenir un peu plus régulièrement. Vous aurez remarqué en début d’article que j’ai décidé de répondre à une question posée automatiquement par WordPress, et je pense y revenir de temps en temps, en l’adaptant autant que possible au blog et aux séries. Blablater, ça me connaît après tout. Je ne sais pas si ça prendra vraiment – à la fois de mon côté (mais ça me manque quand même, donc ça devrait) et du votre (parce que j’ai bien remarqué qu’il n’y avait pas que mon blog qui avait cessé d’être mis à jour dernièrement). Oh, et ne comptez pas sur un article de 500 mots à chaque fois : j’ai compris la leçon, trop de règles peut tuer l’inspiration, il faut que j’apprenne à faire court. La preuve avec cet article.

Quant à savoir ce qui déconne tant dans ma gestion du blog, je crois que la réponse est dans mon agenda, tout simplement : j’ai perdu de vue à un moment ce qui en faisait l’essentiel. Plutôt que de l’utiliser pour planifier, il a pris, de plus en plus pendant 2023, la fonction de témoin de ce que je faisais. C’est une nuance toute bête et commune pour les adeptes de Bullet Journal, je pense, mais je crois que je me suis trop concentré sur les trackers et les bilans, mais pas assez sur la planification pour les mener à bien. Pourtant, je le sais : je ne suis jamais aussi productif dans une journée que quand je la planifie heure par heure. Je le fais toujours, un control freak ne se refait pas, mais je ne le fais plus en amont – la veille, quoi.

Voilà donc un autre défi pour 2024 : reprendre l’habitude chaque soir de planifier ce que je dois faire le lendemain. Et si possible, ne pas lâcher l’affaire de septembre à décembre comme je le fais tous les ans depuis deux ou trois ans apparemment. Et peut-être qu’il serait bon d’y inclure les séries à nouveau. Un épisode par jour, ce n’est pas censé être si difficile (ça l’est juste car je rédige des critiques en permanence dessus… mais ça aussi, il va peut-être falloir que je le travaille et que je réduise la charge, tout simplement).

Sur ce, j’imagine que je n’aurais pas de meilleure conclusion que celle que WordPress me posait à la base et qui m’a donné l’occasion de papoter de tout sauf de la question posée : « Et vous, vous avez un défi pour 2024 ? ». Ou tiens, si, j’ai mieux : « Des idées pour m’aider à retrouver vraiment la passion des séries comme avant ? ».

Et pire : « Vous aussi, vous êtes vieux et c’était mieux avant ? ». Elle va être belle l’année 2024 en commençant comme ça !