Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant au reste, on voit bien que la série fait des efforts pour relier ses différentes intrigues, mais ça sonne trop forcé, justement.
Spoilers
Maya s’attaque au train de Fisk, comme promis.
Just lay low
Lowak
Ce second épisode, comme le premier, commence par nous parler de la mythologie Choctaw, revenant en Alabama en 1200 après JC. C’est extrêmement détaché de tout le reste, une fois de plus, et je ne comprends pas trop ce que ça vient faire là. Le filtre n’aide pas trop non plus. Bon, on voit en tout cas toute cette tribu s’extasier devant un match d’un sport dont je ne sais pas grand-chose. Ce qui est sûr, c’est qu’on montre une héroïne, Lowak, bien énervée. L’enjeu du match est important : le perdant perdra le droit de vivre sur les terres.
Le problème, c’est que l’équipe adverse, qui était en train de perdre, fait appel à son champion. Ce dernier met Lowak en difficulté. On suit donc tout le match à partir de là, avec un dernier point décisif lors duquel Lowak a soudainement une vision de Chafa. Grâce à celle-ci, son équipe l’emporte.
Bordel, mais qu’est-ce que je viens de regarder en vrai ? C’était super chelou, tout de même.
Préparatifs
Je suis content de voir que le générique de fin du premier épisode est en fait le générique de la série. Je l’aime beaucoup, ça va aider à faire passer les quatre épisodes qu’il me reste à voir. Après le générique, on retrouve Maya alors qu’elle est réveillée par son cousin, Biscuits. Ce dernier lui apporte quelques provisions et elle profite aussitôt de celui-ci pour lui demander quelques courses supplémentaires. Elle abuse un peu, tout de même.
Biscuits le fait cependant, se rendant chez son grand-père pour faire ses emplettes. La série en profite pour montrer une Karen et son mec acheter de la décoration locale – une critique très claire des américains blancs un peu concons qui veulent une déco Navajo sans faire la différence entre les tribus amérindiennes.
On a ensuite un aperçu de la vie de la grand-mère. Je me demande sincèrement pourquoi la série veut absolument nous faire quelque chose de si décousu. Les scènes s’enchaînent sans trop de rapport entre elles. Bon, la grand-mère, Chula, apprend le retour de Maya au détour d’une conversation, comprenant surtout qu’elle est la dernière au courant de ce retour (c’est faux, il y a aussi la cousine).
Chula se rend aussitôt dans la salle de patinage pour demander des informations au gérant. Mais qui est-il au juste ? L’oncle de Maya ? En tout cas, elle insiste pour dire que Maya risque d’avoir une mauvaise influence sur Biscuits.
Le train
Elle ne croit pas si bien dire : Maya l’entraîne dans quelques aventures parfaitement illégales. Au prétexte d’un tour ensemble, elle le convainc de la déposer sur un pont duquel elle saute pour atterrir sur un train. On sait déjà qu’elle est là pour s’attaquer à un wagon de Fisk Entreprise, donc c’est à peine surprenant, en vrai. La surprise vient peut-être du fait que la série est si rapide à mettre en place ce qu’elle propose. Et en même temps, il n’y a que cinq épisodes.
Bref, nous suivons Maya faire en sorte de s’infiltrer sous le wagon, puis dans celui-ci ; pendant que son cousin la suit en parallèle. C’est hyper cliché tout ça : la scène d’action est bien foutue, mais on se sent obligé de nous montrer que Chula appelle Biscuits pendant qu’il tente de suivre le train à toute vitesse pour récupérer Maya quand elle sortira de celui-ci ; de même qu’il est apparemment nécessaire de rappeler que Maya a une prothèse – on la voit donc arracher son jean.
C’est vraiment nécessaire, parce que ça lui pose problème ensuite quand sa prothèse est prise au piège entre deux wagons. En galère, Maya désespère un temps, avant d’avoir soudain une vision de Lowak et Chafa. Ses mains changent de couleur et elle a la super-force nécessaire pour libérer sa prothèse.
La course folle s’arrête alors quand Biscuits finit par rattraper le train et que Maya peut sauter du train en marche vers la voiture. C’est n’importe quoi. Je sais que c’est une série d’action, mais tout de même… on se fout de nous. C’est gênant, je comptais sur les scènes d’action pour remonter le niveau de la série.
Après, l’action n’est pas tout à fait terminée : on découvre que Maya n’a rien volé dans le train… elle a juste placé une bombe qui détruit totalement un entrepôt avec plein de munitions pour les hommes de Fisk. Bon, ça fait quelques morts au passage aussi.
Le lendemain
L’attentat de Maya ne passe pas inaperçu auprès d’Henry, le gérant. Ouais, il a enfin son nom, merci les SMS pour ça. Il demande donc à parler à Maya au plus vite, mais celle-ci est occupée à faire réparer sa prothèse par le vendeur du coin. On essaie de nous faire croire qu’un marchand de superette va réparer une prothèse high-tech là ? Même si on nous montre des images de cette réparation, je ne suis pas convaincu. Mieux encore : il lui fait une prothèse temporaire en attendant d’en créer une nouvelle.
Cela dit, la vraie raison pour laquelle Maya passe dans cette boutique, c’est de lui faire repérer une statue de Chafa dans la boutique. L’idée est claire : Chula peut faire remonter les racines de la famille jusqu’à Chafa et ça forcera Maya à parler à sa grand-mère. En attendant, elle sera surtout confrontée à Bonnie – qui apprend son retour par une gaffe amusante de Biscuits – et à Henry, qui n’apprécie pas du tout de voir Maya ramener les conflits de New-York dans sa petite bourgade.
Le problème, c’est que la scène est méga répétitive par rapport au premier épisode et que le cliffhanger ne donne pas plus envie que ça : on nous montre une vision d’une autre ancêtre de Maya. Bon. OK.
