Bien que prévisible à des kilomètres à la ronde quand l’intrigue se met en place et que l’épisode avance peu à peu, j’ai passé un bon moment. C’était divertissant comme tout, il y a de la place pour tout le monde dans l’épisode, avec chacun mis en avant d’une manière ou d’une autre, il y a des interventions comme seule cette franchise en propose et, oui, c’était bien dans l’ensemble. Non, ce n’était pas génial avec parfois l’impression d’être devant d’autres séries du network, mais bon, les défauts ne sont pas si dérangeants finalement.
Spoilers
Buck découvre ce que ça fait d’être bien vu de son nouveau capitaine, et comme tout le monde, il espère récupérer l’ancien capitaine.
Wait, you- you want me to pick someone for you to fire ?
Je ferai mieux d’être en train de dormir, mais non, j’ai envie de voir cet épisode pour avoir au moins une semaine dans la saison où je suis parfaitement à jour dans les séries que je souhaite suivre à la semaine. C’est le cas avec cet épisode.
Buck
Le cliffhanger promettait que Buck soit dans les bonnes grâces de son nouveau capitaine, alors l’épisode commence par Buck qui est aimé par celui-ci au point qu’il l’invite à un golf. C’est déjà bien chiant comme situation pour Buck qui doit supporter tout ce que balance son patron sans trop broncher malgré son discours très « on ne peut plus rien dire » et « marre d’être woke et aimant quand ce qui fonctionne c’est de casser ses subalternes »… mais ça l’est encore plus quand il découvre ce que ça signifie d’être dans ses faveurs.
Cela signifie qu’il ne risque pas d’être viré. Toutefois, ça signifie aussi qu’il doit choisir qui de ses collègues sera virer : on demande des coupes budgétaires en hauts lieux, et voilà ce que ça donne. Qu’il annonce ça, c’est une chose, mais qu’il achète ensuite des bodycams à toute son équipe, ça n’a pas trop de sens je trouve.
Franchement, au-delà du fait qu’on parle d’économies budgétaires et qu’il achète soudainement des caméras, je n’aime pas du tout l’idée que la production en profite pour nous fournir des images de bodycam. Si je veux voir The Rookie, je regarde The Rookie. Je sais qu’on est sur ABC désormais, mais est-on vraiment obligé de tomber là-dedans ?
En plus, on parle de patients qui vivent les pires jours imaginables. Ont-ils envie d’être filmés ? Je ne comprends pas que le capitaine puisse se permettre ça comme si de rien n’était.
Eddie
Les pires jours imaginables ? On suit un accident de cheerleading qui affecte Weston, un jeune garçon bien déterminé dans son sport… et terriblement accidenté quand il se retrouve avec le bas du corps complètement à l’envers. Il est improbable qu’il survive, et pourtant. Nos pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour que ça arrive : ils le sauvent une première fois sur le terrain, avec toute la foule qui acclame ce survivant.
Ils le sauvent une seconde fois dans le camion quand il fait un arrêt cardiaque et qu’Eddie comprend que le seul moyen de le sauver est de faire un acte chirurgical risqué. Il parvient à le sauver dans un move digne de Station 19, puis le gamin le prend pour son père, ce qui nous perturbe Eddie. Mouais.
Touché par ce gamin dont le père ne veut pas s’occuper, Eddie de se mêler de la vie de son patient. C’est du grand n’importe quoi : Weston demande que son père ne soit pas tenu au courant, Eddie va le voir et lui indique qu’il est à l’hôpital. Je comprends son point de vue, parce qu’il se projette et se met à sa place, mais sérieusement, j’ai l’impression que les scénaristes rivalisent d’ingéniosité pour s’assurer que je déteste le personnage d’Eddie.
Certes, ce qu’il fait a finalement un effet positif, parce que ça fait passer le message que les pères devraient aimer leur enfant quoiqu’il arrive. Et c’est évidemment le cas dans la série.
Ortiz
Une autre intrigue qui revient sur le devant de la scène cette semaine est celle d’Ortiz qui en veut toujours autant à Hen. Non contente de la blâmer de la mort de son fils, la politicienne se lance dans une course à la mairie qui permette de bien pourrir la vie d’Hen. Après, cette dernière est facile à atteindre : elle continue de voir Mara de manière illégale, mais sans se préoccuper de le faire en public. Ainsi, Hen et Karen sont prises en photographie lors d’un pique-nique avec Chimney et Maddie. Et Mara.
Même leur avocate n’est pas au courant de ce contact… Autant dire que sur ce coup, elles n’ont pas été malignes. Prises de court et sentant que c’est la fin pour elles, Hen et Karen sont dépitées. Hen décide donc de supplier la juge de l’écouter et de lui laisser la garde de Mara, parce qu’elle est sa fille à ses yeux alors qu’elle n’est qu’un pion pour Ortiz. Oui, oui, Hen accuse la politicienne directement pendant son audience.
Cela se termine mal : la juge décide d’ordonner une mise à distance. Hen et Karen ne peuvent plus parler ou voir Mara. Et bim. Dire que Chimney et Maddie passaient la meilleure aprèm possible. À court d’options, Hen fait ce qu’elle peut : elle retourne voir Ortiz pour tenter une fois de plus de la convaincre qu’elle est en train de punir une petite fille qui n’a rien fait de mal. C’est peine perdue : Ortiz veut punir Hen et elle lui fait bien prendre conscience de qui a le pouvoir. Et ce n’est pas Hen.
En fait, Hen découvre même qu’Ortiz est celle qui a fait nommer leur nouveau capitaine. Elle est bonne pour perdre son job, à ce stade.
Bobby
En parallèle, Athena et Bobby cherchent une nouvelle maison. Athena veut plus d’espace, même s’ils ne vivent que tous les deux désormais. Cela n’a pas trop de sens, mais ce n’est pas grave, on va faire avec. Athena est chiante, en plus du reste, parce qu’elle n’aime jamais les maisons qu’ils visitent ensemble, sans savoir exactement ce qui ne lui plaît pas. Bobby est patient avec elle tout de même. Cela dure un certain temps, mais ça a ses limites.
En effet, Athena finit par capter qu’elle a toujours le terrain de son ancienne maison brûlée. Elle peut donc reconstruire dessus et elle a même le contact d’un super architecte… Son ex-mari. Et oui, Michael est celui qui avait construit la maison et il peut toujours reconstruire la maison. L’idée est simple et motive grandement Athena.
Ce n’est malheureusement pas le cas pour Bobby : il n’aime pas trop l’idée de revivre dans la maison de l’ex-mari de sa femme, je suppose. Il s’en confie à Chimney, qui détourne vite la conversation pour se plaindre de son nouveau capitaine et espérer que Bobby revienne. Il n’est pas le seul à se confier à Bobby, en plus : il y a Buck qui passe se plaindre du capitaine, Eddie qui parle de son fils qui lui manque, Hen qui vient parler de problèmes politiques. Bref, toute l’équipe veut récupérer son capitaine.
En attendant, il continue de gérer le tournage de la série de pompiers, ce qui n’est pas si évident quand le nouveau capitaine de la 118 vient le voir. Bobby en profite pour lui indiquer que quitte à couper un budget, il ferait mieux de démissionner, parce qu’il n’est qu’un pion politique d’Ortiz à ce stade. Eh oui.
Un peu vexé, le capitaine débarque donc dans le bureau d’Ortiz pour la confronter et en savoir plus sur ses vraies intentions de briser Wilson. Tout semble aller pour le mieux pour Ortiz à ce stade : elle confirme avoir un juge dans sa poche et être contente d’avoir empêché l’adoption pour Hen. Elle est si détestable, franchement. Je veux bien qu’elle veuille se venger de la mort de son fils, mais c’est ridicule d’en arriver à une scène où elle reconnaît de la corruption et est prête à fermer une caserne par pure vengeance personnelle.
En plus, on voit le retournement de situation arriver à des milliers de kilomètres : elle parle de tout ça devant la bodycam du pompier – bodycam qu’elle a elle-même commandé et approuvé. Il s’agit donc d’un enregistrement public qui peut être utilisé dans un tribunal. Et hop, on assiste à une défaite bien violente d’Ortiz.
Je ne préfère pas imaginer la vengeance suivante. En attendant, tout est bien qui finit bien : Hen et Karen récupèrent la garde de Mara ; Bobby récupère son poste de capitaine. C’est un peu n’importe quoi, mais le nouveau capitaine redevient ancien capitaine, acceptant d’échanger son job avec celui de Bobby parce qu’il est fan de l’acteur de la série. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était amusant et ça permet, enfin, un retour au statu quo pour tout le monde.
Enfin, presque. En fin d’épisode, Bobby finit par avouer à Athena qu’il ne veut pas reconstruire la même maison, parce que c’était celle de Michael. Alors que c’était la seule chose qui lui redonnait goût de vivre, Athéna Accepte en un quart de seconde de ne pas la reconstruire mais de bâtir quelque chose de nouveau. Allons bon. C’est simple de la faire changer d’avis soudainement.
Tigre
Bien sûr, il y a une deuxième intervention dans l’épisode aussi, mais elle change un peu de d’habitude. Un patient débarque à l’hôpital avec des morsures vraiment inquiétantes. Les chirurgiens font donc appel à la police. Athena débarque et cherche à comprendre ce qui peut bien poser de telles morsures.
La réponse vient d’un appel que reçoit Maddie : un tigre, tout simplement. Le tigre attaque en effet au même moment la propriétaire de l’appartement du type qui venait juste récupérer son argent parce qu’en plus du reste, le type ne paie pas de loyer. Un tigre adulte dans un studio ? Athena découvre que le tigre était un bébé à l’origine, mais voilà, un bébé ça finit par grandir.
Nos pompiers doivent donc intervenir pour calmer le tigre et sauver la propriétaire. Cela nous donne une intervention vraiment classe, avec un passage par la façade de l’immeuble. Chimney a ainsi pour mission de shooter le tigre avec de quoi le paralyser, ce qui le fait bien rire. En vrai, c’était complètement perché, mais sympa comme tout.
