Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.
Spoilers
Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.
You know it’s rude to assume a woman is pregnant.
Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.
Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.
En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.
De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.
Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.
La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.
Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?
Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.
J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.
Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.
Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.
En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.
C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.
La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.
On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.
Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.
Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.
Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.
Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !
Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.
