Paradise – S02E07 – The Final Countdown – 14/20

L’épisode précédent laisse des traces et j’ai du mal à prendre la série vraiment au sérieux après un si mauvais épisode. Pourtant, celui-ci s’en sort mieux à faire avancer tous ses pions en même temps. C’est peut-être un peu trop prévisible parfois et un peu trop schématique aussi : tout avance trop vite, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison, et ça se sent. Ce n’est pas raté, mais ce n’est pas aussi réussi que la saison 1.

Spoilers

La fin de saison approche : Xavier retrouve Teri, Link rencontre Samantha.

I’m satisfied with the progress.

Même si je suis déçu de l’épisode 6, cette série est la seule dans laquelle je suis encore à jour, alors je trouve ça bien de pouvoir la continuer. J’ai peur d’être spoilé après avoir tant aimé la saison 1 – et après m’être encore fait spoiler Grey’s Anatomy évidemment.

L’épisode commence par un flashback, une fois de plus, dans lequel on suit Sinatra, six ans plus tôt, visiter avec le président le bunker. Plus exactement, ils visitent les coulisses : toutes les salles de machines qui permettent de gérer le bunker leur sont présentés. Cal est encore là, bien sûr, parce que les scénaristes n’arrivent pas à s’en passer. Bizarrement, il paraît sacrément bête à demander qu’on lui parle comme un homme des cavernes. On dirait Trump, finalement.

Ce qui est sûr, c’est que Cal comme Sinatra sont satisfaits de la visite. Pourtant, Cal est curieux tout de même de savoir comment réagira le bunker en cas de problème : plus d’oxygène, attaque extérieure, etc. C’est intéressant en soi, mais tellement abusé de voir Cal anticiper exactement ce qu’il se passe en saison 2 : que se passe-t-il si le système manque d’oxygène, ouvre les portes… et qu’au même moment, il y a une attaque pour envahir le bunker ? Ben oui. Son discours à Samantha, ensuite, sur la chute des empires est un peu lourd en plus.

Teri retrouve enfin Xavier, mais les retrouvailles sont quelque peu compliquées : Xavier vient de lancer une bombe sur le train qui doit les emmener à Chicago après tout. C’est encore et toujours de la faute de Gary, donc : Xavier est rapidement interrogé par la leader du train pour comprendre exactement ce qu’il se passe. Avant ça, il réussit à maîtriser deux hommes armés et à faire un câlin à Teri. C’est nul : après l’épisode précédent, je n’ai plus de patience avec la série. Cette scène me paraît donc trop exagérée et irréaliste alors qu’elle m’aurait probablement plu autrement.

Ce qui est sûr, c’est que la saison pourrait enchaîner par un retour rapide au Colorado, mais qu’il faut ajouter un peu de suspense à tout ça. Surtout, on nous donne l’occasion de voir enfin Teri et Xavier fonctionner ensemble dans ce monde post-apocalypse. C’est ainsi qu’on découvre que Gary a kidnappé le petit que Teri avait pris sous son aile.

Quand elle l’apprend, elle demande à son mari de l’aider à aller le récupérer. En chemin, ils peuvent s’échanger quelques banalités et se raconter la vie durant les dernières années. Apparemment, le plus intéressant, c’est que Presley a un petit-ami (et quel petit-ami, en plus !) et que Gary ne tuera pas Bean parce que même s’il est dangereux, il ne s’en prendra pas à un enfant. Mouais. Teri a bien trop confiance en lui à mon goût.

C’est aussi le point de vue de Xavier : il souhaite tuer Gary, mais Teri assure qu’elle peut lui parler et le raisonner. Mouais. L’orgueil de la meuf, c’est un truc de fou, tout de même. Elle continue de jouer les mères de substitution pour Bean, le met à l’abri de Gary, puis parle un peu avec lui. Ce dernier assure qu’il n’aurait jamais blessé Bean quoiqu’il arrive, mais plus personne ne le croit de toute manière. Pourtant, elle lui dit encore que son mari est à l’extérieur, prêt à le tuer. Elle en dit trop. J’ai envie d’aimer Teri, mais elle est trop gentille pour cette série, je crois.

Gary ? Il est insupportable. On va dire qu’il vit le confinement intensément et qu’il est nostalgique des trois ans de la fin du monde. Je peux comprendre que ce soit dur de tourner la page quand toute sa vie a tourné autour de cette fin du monde. Je pense quand même que le laisser vivre est un risque trop important pour la suite des opérations.

J’aime le point de vue de Teri, j’aime qu’on lui laisse une chance, mais j’ai vu tellement de séries post-apo que je sais que la gentillesse n’est jamais vraiment récompensée. En plus, Xavier aussi a été trop gentil.

Dans le bunker, Sinatra reprend sa petite routine avec son mari, mais elle s’interroge surtout de savoir comment son mari fait pour s’être remis de la mort de leur fils. C’est intéressant ce point de vue sur le deuil.

De son côté, Gabriela se réveille avec l’impression que Jane lui tire dessus. Il y a des réveils plus sympathiques que d’autres, je suppose. Il est assez évident qu’elle vit à présent dans la paranoia parce qu’elle en sait trop. Elle n’est pas bien discrète, en plus : quand elle croise vraiment Jane, elle sursaute et lui assure qu’elle peut marcher jusqu’à la réunion plutôt que de squatter sa voiture. Pas bien safe.

Même si elle a peur de Jane, Gabriela n’hésite pas à s’opposer aux plans de celle-ci. Gabriela confronte ensuite la nouvelle présidente et je ne comprends pas bien son plan d’action à elle : elle semble se mettre en danger et révéler qu’elle en sait trop, surtout que Sinatra et Jane sont clairement de mèche désormais.

Allez, peu importe, ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est que Samantha enchaîne en rencontrant Link. Celui-ci obtient sa petite part de tarte et demande ensuite à avoir une conversation dans Air Force One. Une fois dedans, Samantha se renseigne de manière peu subtile sur son nouvel adversaire, qui semble lui donner toutes les informations qu’elle souhaite, sans rechigner. En échange, il espère obtenir un des réacteurs du bunker.

Du moins, c’est ce qu’il dit à Samantha. Celle-ci comprend vite qu’il doit avoir autre chose en tête, cependant, et elle le demande. Il ne rechigne pas à expliquer qu’il est là pour Alex. Reste à savoir ce que ça signifie exactement. Pour Samantha, ça signifie que la conversation est terminée… Quand elle apprend que le vrai prénom de Link est Dylan, pourtant, elle est toute perturbée. Elle veut aussitôt en savoir plus sur lui, à commencer par sa date de naissance. C’est étrange, d’autant que les deux personnages saignent du nez et que le mari de Samantha semble savoir qui est Dylan. Tout ceci les motive à se réconcilier et faire l’amour, apparemment.

Ainsi, Samantha n’est pas là pour prendre les décisions d’urgence quand il y en a une à prendre, avec l’invasion à venir du bunker…

En parallèle, Presley continue de faire équipe avec la fille de Samantha pour savoir où est passé son petit-ami. Elle fait comme si ses intentions étaient politiques, mais en vrai, tout ce qu’elle veut, c’est retrouver Jeremy, non ? Ensemble, les deux filles trouvent des vidéos de l’arrestation de Jeremy et comprennent donc où il est retenu – même si elles sont loin d’imaginer une prison dans les sous-sols de la ville.

Sous le bunker, nous retrouvons les fugitifs les moins probables de l’univers. Franchement, leur évasion, la construction de leur groupe, leurs intérêts… c’est si raté que j’avais oublié. Je suis déçu de ce bout d’intrigue, surtout quand ça se termine en Robinson parlant à son ex-beau-fils de la relation qu’elle avait avec son père. Ils ont plutôt plus intéressant à gérer, avec un sabotage de tout le bunker à mettre en place. C’est donc ce qu’ils font : ils forcent le bunker à constater un manque d’oxygène pour que les portes s’ouvrent.

Le problème, c’est qu’au même moment, le conseil décide de voter une quarantaine du bunker pour se protéger de Link et ses hommes qui, eux, planifient leur attaque. Le bunker réagit mal aux deux informations contradictoires et prévoit apparemment d’imploser. Bon. C’est con.

Dans le train qui les ramène dans le Colorado, Teri s’endort en berçant le bébé alors que Xavier se met à saigner du nez. Le vrai cliffhanger est ailleurs, avec Sinatra qui se rend dans le sous-sol du bunker pour une petite visite à Alex. Restera à savoir de qui il s’agit exactement, et j’avoue que ce suspense prend bien sur moi. Oh, et sinon, on nous laisse Jane pour morte aussi. Tout ça pour ça ? La Terminator de l’extrême se fait avoir comme une bleue par une Gabriella qui fait semblant de prendre sa douche pour mieux la poignarder dans le dos.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

N'hésitez pas à partager votre avis avec moi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.