American Horror Story (S06)

Avis : Deux ans que j’ai arrêté de suivre American Horror Story à la semaine, mais voilà, challenge séries oblige, je suis au rdv (avec 24 bonnes heures de décalage) pour le début de cette sixième saison, un mois tout juste après avoir fini la saison 5.

Je n’attends plus grand-chose de neuf de la série, même si certaines nouveautés de la saison dernière m’avait bien plu. J’ai échappé à tout spoiler, ce qui inclue les bandes-annonces qui, de ce que j’ai compris, étaient de toute manière construites de manière à ce qu’on ne soit pas spoilé. Je ne sais donc rien de cette saison, pas même les contrats renouvelés, ça me permettra un peu de surprises (bon, je mens, j’ai lu hier qu’un ancien de Glee et de Quantico allait débarquer, wouhou).

Alors du coup, difficile de faire une intro très originale, sachez juste que je regarde la série par habitude plus que par goût, donc j’ai tendance à la critiquer facilement ! Voilà c’est dit.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngChapter 1 – 16/20
That was the worst night of our life

Crédibilité, après ma dernière phrase d’introduction, je mets un 16, normal. Alors attendez que je m’explique : j’ai trouvé que pour une fois, la série s’était vraiment renouvelée et c’est un peu ce que j’attends d’une série qui se veut anthologique quoi. Cette année, le style visuel, le rythme et les personnages confiés aux acteurs vont être différents. Paulson qui joue la blonde écervelée, c’est mieux quoi. Et puis, Lily Rabe. Et puis, pas mal de nouveaux acteurs aussi ! L’aspect documentaire n’est pas forcément ce que je préfère, mais au moins ça comble les interminables silences habituels et ça revivifie les temps morts. Le fait de ne pas connaître le thème m’a largement aidé aussi à entrer dans l’ambiance, car l’air de rien je me posais pas mal de questions et ça mettait en position active, là où d’habitude, je me demande juste si j’ai bien deviné ce qui allait se passer dans la scène. Voilà, c’était ce que j’avais à dire pour les aspects positifs que je n’attendais pas – plus – dans cette série. Rien que pour ça, ça méritait une bonne note. Maintenant que c’est fait, je peux en revanche largement nuancer : par expérience, chaque fois qu’une saison semble me plaire, elle se perd malgré tout en route et devient d’un ennui extrême en multipliant les sous-intrigues. Ce premier chapitre semble permettre exactement ce genre de dérives (c’est bon, je les vois d’ici les épisodes spéciaux Halloween sur les gens aux torches, celui sur les trois défigurés du début, celui sur le passé de la baraque, etc.) et ça me gave d’avance. Je ne compte pas le nombre de fois aussi où j’ai levé les yeux au ciel : la fausse-couche, cliché s’il en est, les répliques sur les flingues, le bain toute seule en extérieur, suivre une inconnue dans la forêt en abandonnant sa voiture… C’est bon, quoi. Qui fait ça ? Dernier point sur le documentaire : s’il a des aspects positifs, il peut aussi rapidement être chiant. Ce sera soit ils ont tous survécu et c’est une production hollywoodienne qui retrace leur vie, soit ils sont tous morts et ce sont des acteurs qui racontent leur histoire. Dans un cas comme dans l’autre, ça va sur le long terme présenter pas mal de défauts. Bon, cela dit, pour un lancement de saison, c’est plutôt réussi et je ne sais toujours pas bien ce que ce sera le thème de la saison, ce qui est très très positif : le savoir a tendance m’ennuyer profondément car je suis rarement attaché aux personnages en si peu de temps/si peu de profondeurs psychologiques. Là au moins j’ai un investissement à chercher ce que ce sera – parce que « inspirés de faits réels » me paraît un peu louche vu tout le côté fantastique/mythologie, je pense qu’il y aura autre chose. Donc ne me dîtes pas en commentaires, je ne doute pas que l’info était dans l’épisode, mais ça m’a pas encore marqué. Pfiou, c’est un sacré long commentaire par rapport à ce que je fais d’habitude, ça doit prouver que ça méritait une bonne note. À la semaine prochaine !

02.pngChapter 2 – 15/20
It’s amazing how long a person can rationalize the irrational.

Bien, ce second épisode confirme que la saison est sur une très bonne voie. Certes, j’en ai déjà marre de les voir se paumer dans les bois comme des boulets et la prévisibilité est très grande, mais il y a un vrai sentiment de peur qui est dégagé du jeu des acteurs. En fait, pour la première depuis cinq ans, les scénaristes essayent de nous faire peur et, rien que pour ça, j’ai envie de donner beaucoup de chances à cette flopée d’épisodes. Pour une série qui a le nom « horror » en titre, l’ambiance n’a jamais réussi à me faire flipper, c’est juste glauque. Là, la rythmique des plans est aussi haletante que les acteurs et il y a des jump scares plus ou moins bien trouvés disséminés un peu partout. À propos du rythme d’ailleurs, l’épisode ne dure que 38 minutes. Depuis le temps que je disais qu’il y avait dix bonnes minutes d’épisodes dans AHS qui ne servait à rien d’autre que des plans à rallonge… Ça me plaît beaucoup ce format réduit à environ quarante minutes, j’espère que ça va continuer. Le thème de la saison est loin d’être explicite par rapport à d’autres fois – on n’a même pas de générique ! – et c’est une excellente chose, car on est un peu plus perdu que d’habitude. De plus, c’est une excellente chose de ne se concentrer que sur un nombre réduit de personnages (3, 4 avec Flora), cela permet d’être beaucoup plus dedans que d’habitude, sans pour autant empêcher un casting important (grâce au à l’aspect documentaire notamment, c’est vrai). Je continue donc de craindre une baisse qualitative ou des flashbacks ennuyeux, mais pour l’instant, je suis accroché face à cette saison et c’est assez dingue, aussi inattendu qu’appréciable. Le cliffhanger final nous laisse incertain sur le sort réservé à Flora qui a rejoint son amie imaginaire, Priscilla. Bien, bien, bien. Allez pour la peine, je vais m’écouter la tchouk tchouk musique (désolé, mais ça casse bien le côté horrifique un nom pareil quand même !).

03.pngChapter 3 – 15/20
It was something from a nightmare

Toujours pas de générique, mais cette fois, « dramatic re-enactement » est écrit en début d’épisode : il semble confirmé que les acteurs sont ceux du « passé » alors que ceux du documentaire sont ceux qui ont vécu les événements. D’ailleurs, pour la première fois, cet épisode nous offre l’envers du décor du documentaire, avec notamment un journaliste pour poser les questions. Pourquoi pas. Lee, Shelby et Matt sont toujours en quête de Flora et ce n’est pas parce qu’ils ont appelé les flics qu’ils ne vont pas mener l’enquête par eux-mêmes dans les bois, allez comprendre la logique dans cette série. Cette saison confirme malgré ce genre de détails absolument pas crédibles qu’elle est l’une des meilleures, en ne se concentrant que sur quelques personnages, parant enfin l’un des grands défauts inhérents à chaque partie de cette grande anthologie. Cependant, ils ne nous laissent pas non plus le temps de nous attacher aux personnages qui se font enlever ou tuer et ça c’est une erreur : la mort de l’ex-mari de Lee ? Rien à faire, en fait. On enchaîne ensuite sur une histoire de spiritisme qui mène à la colonie perdue de Roanoke, comme les images à la fin de chaque acte l’indiquaient. Nous voilà donc embarqués pour une nouvelle histoire de fantômes, grand classique de la série. L’épisode est parfaitement maîtrisé, l’écriture est digne des films d’horreur à la mode, le Croatoan est un classique américain, le casting paraît meilleur que d’habitude (ce rôle de Lady Gaga, génial) et même les flashbacks semblent mieux fichus que d’habitude. Je reste suspicieux, je me souviens avoir aimé le début de saison 4 et particulièrement été déçu par ce qui suit Halloween, mais franchement c’est bien parti et le rythme y est, dans des épisodes qui ne s’attardent pas plus de 42 minutes.

04.pngChapter 4 – 13/20
Croatoan, it’s the third time I heard that name. I don’t understand.

Apparemment, Shelby ne connaît pas Google (oui, je recycle les commentaires que je fais sur TVshow time, j’avoue). Moi, quand je connais pas un mot, je vais sur Google. Non ? L’épisode commence un peu mieux que d’habitude avec l’attaque de « Mr Piggy » (c’est vraiment son nom ?), mais ça retombe assez vite bizarrement. On erre ensuite un peu ensuite, ils m’ont perdu en cours de route, surtout une fois dans les bois. Cet épisode part dans les méandres des flashbacks explicatifs inévitables et du coup, c’est vrai que j’ai rapidement décroché sur de nombreuses scènes qui ne parvenaient pas à bien capter mon attention. Ça reste un bon épisode par rapport à ce qu’a pu proposer la série dans d’autres saisons. J’espère quand même que cette pause ne s’éternisera pas ou qu’on verra un peu ce qu’il advient de Lee maintenant qu’elle est arrêtée. Quoiqu’il en soit, il faut bien que je reconnaisse à nouveau que j’aime vraiment beaucoup Lady Gaga. Déjà l’an dernier, son rôle de la comtesse était cool et m’avait convaincu niveau acting (pas comme d’autre si j’en crois les commentaires sur mon article de la saison 5), mais cette fois, personne ne pourra plus dire qu’elle ne joue pas. En effet, son personnage est aux antipodes de ce qu’était la comtesse en étant cette fois assez primaire, même si du coup, on en revient à une addiction au sexe. Rien de bien original pour AHS, sauf que Lady Gaga le joue plutôt bien. Je peux comprendre qu’on n’aime pas cela dit, mais moi, elle m’a sauvé mon épisode cette fois ! Quant à l’absence d’Evan Peters malgré son nom au générique, il m’apparaît de plus en plus évident que c’est qu’il est derrière le masque de cochon de Mr Piggy. Allez, une petite révélation de son visage pour Halloween ? Je lance le pari, ça me coûte rien !

05Chapter 5 – 18/20
You should’ve never bought that house

La force de la contradiction. Combien de fois me suis-je plain des épisodes hors sujet et des flashbacks d’American Horror Story ? Après autant de fois que de flashbacks tout au long de la série. Et pourtant, cette fois, c’était vraiment intéressant de revenir aux origines de la maison au centre de cette saison. En plus, ça ne dure qu’un tiers de l’épisode, mais ça ne m’aurait pas dérangé que ça se prolonge un peu. Bref, Evan Peters est de retour dans un rôle sacrément diminué par rapport à ce qu’il fait d’habitude, mais ce n’était pas spécialement dérangeant. Ce n’est pas le seul retour dans le casting cette semaine et comme il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cet épisode (excepté Paulson lalala), ça passe très bien. Cet épisode est assez bizarre en terme de construction, passant d’une période à l’autre, pour ensuite osciller entre Lee et le couple. Le rythme est donc excellent, les jump scares réussis, le jeu d’acteur et le développement vraiment bon. Les défauts habituels de la série sont toujours là bien sûr, mais ce côté reportage et l’histoire permettent de les dépasser un peu. Cette saison poursuit de manière improbable sur sa bonne lancée pour l’instant et je crois que j’ai rarement autant aimé un épisode de cette série. Je m’inquiète bien sûr énormément sur ce que va nous réserver la suite maintenant qu’une grosse partie de l’intrigue est terminée. Cette première mi-saison était en tout cas réussie et ça me rassure pour le mois de diffusion qu’il reste : même si c’est moins bon ensuite, ça sera quand même un bilan plutôt positif qui me donne presque envie de voir la saison 7, confirmée récemment.

06.pngChapter 6 – 17/20
Fuck you Sidney, fuck you, mother fucker.

Oh mon dieu, mais qu’est-il arrivé à leurs chevilles ? On passe donc de l’autre côté, avec un documentaire nous montrant cette fois les coulisses de la préparation d’une nouvelle émission de télé-réalité dans la maison hantée. C’est juste hyper décevant du coup, même si j’apprécie de voir un peu plus Lily Rabe, les raisons du retour à Roanoake ne sont pas crédibles du tout et c’est dur de passer au-dessus de ça. Bon, la mise en abîme, la critique de la télé et de la société, le méta… tout ça sont des thèmes que j’adore, mais franchement, j’avais plutôt l’impression d’être dans un bon humour à la Glee. Et puis, sorti de nulle part, Mr Piggy m’a donné le sursaut de l’année (et pourtant, c’était probablement prévisible !). Du coup, j’ai beau avoir détesté la première moitié de l’épisode, cette scène, suivi de mariage totalement improbable d’Evan Peters et Sarah Paulson. Du coup, même si c’est n’importe quoi, je suis juste tellement mort de rire que le côté peur passe bien quand il surgit. C’est fun, c’est définitivement n’importe quoi et clairement pas l’American Horror Story que j’attendais, mais bizarrement je suis plus dedans que d’habitude beaucoup plus que d’habitude. Il est brillant d’avoir passé une moitié de saison à nous avoir habitué à ses personnages et à la certitude que tout le monde survivait… pour nous retirer ça subitement ! Il aurait mieux valu faire l’annonce après la première mort, mais c’est juste un principe de base excellent et accrocheur. J’ai tellement changé d’avis en cours d’épisode que j’ai décidé de surnoter cet épisode, surtout qu’ils ont osé retirer Evan Peters aussi rapidement… Les fans vont hurler, moi, je trouve ça vraiment bien joué de leur part !

07.pngChapter 7 – 18/20
I know that I’m about to die and I want the world to know exactly who was responsible for my murder

Le slasher continue et on nous le rappelle dès le début d’épisode en passant de l’autre côté de la caméra. C’est une excellente idée pour entamer ces quarante minutes que de nous montrer un massacre en coulisses, cela explique aussi pourquoi personne n’intervient pour les aider. La psychose s’installe peu à peu dans la maison où tout le monde passe son temps à filmer. Les angles de vue choisis sont du coup assez passionnants d’un point de vue réalisation, car ils tentent d’imiter au plus près la télé-réalité. Les personnages qui sont acteurs commencent à comprendre que la maison est bel et bien hantée (mais en revanche, faut qu’on m’explique comment le premier tournage a pu avoir lieu sans problème). C’est un vrai plaisir, j’en arrive même à oublier parfois qu’un seul d’entre eux survivra. Le mystère reste entier : je pensais que Shelby ne passerait pas l’épisode, mais finalement, c’est elle qui est une meurtrière et explose la tronche de Matt, elle a ses chances de terminer en vie. En tout cas, au rythme où ça va, je ne sais pas s’ils tiendront encore trois épisodes car celui-ci était extrêmement sanglant et vif. Jamais une saison d’American Horror Story n’aura été aussi efficace, car jamais encore ils n’avaient proposé un tel slasher. Et à la différence des autres que j’ai pu voir, on a eu le temps de s’attacher aux personnages. Je trouvais que c’était un défaut en début de saison de savoir qu’ils survivraient tous,  et finalement c’est tout l’inverse.

08.pngChapter 8 – 16/20
She’s way too self-centered to commit suicide

« Bon alors qui va mourir dans cet épisode ? » C’est assez agréable de commencer un épisode de série d’horreur sur cette pensée et en sachant que personne dans le casting ne va s’en tirer : on est sûr d’être servi autant dans le gore que dans le stress. C’est moins cool de le commencer en sachant que la meilleure actrice y est passée la semaine dernière : la vraie Butcher est ainsi moins terrifiante que l’actrice qui était chargée de l’incarner. Bon, c’est vrai qu’en terme de temps passé à l’écran, c’était un calcul gagnant, mais c’est un peu dommage dans le fond niveau crédibilité de l’histoire. Bon, cela dit, c’est un point que je leur pardonne assez vite vu la qualité globale de la saison. L’épisode est une fois de plus plutôt sympa, surtout que Shelby se suicide alors que je la voyais bien être dans les deux derniers à survivre. Cette partie de l’intrigue était plutôt marrante, mais pas bien exceptionnelle pour autant. J’ai préféré ce qu’il se passait du côté de Lee cette semaine, qui séduit son bourreau pour réussir à s’enfuir… et mieux revenir dans la maison hantée. Les personnages font pas mal de va-et-vient dans cet épisode, entre les différentes pièces et l’extérieur, mais finalement deux d’entre eux meurent. C’est assez sadique comme mise en scène et comme écriture, avec des survivants qui passent plus de temps à faire face à leurs amis (et famille) morts qu’à chercher un moyen de se barrer. Le jour s’est finalement levé et je me demande de quoi seront faits les deux derniers épisodes de cette saison, même si l’explication fournie pour rallonger l’intrigue passe plutôt bien. Enfin, cela dit, je préfère passer pas mal de temps en prison pour meurtre (que techniquement elles ont commis après tout) que de me faire tuer dans cette baraque. Certes, son boulot d’actrice est foutu, ben cool, tu peux toujours faire être un autre boulot et au moins tu vis. Bon, en tout cas, je comprends mieux pourquoi cette saison est plus courte que les autres et c’est tout bénef’ d’avoir moins de temps mort qu’avant !

09.pngChapter 9 – 20/20
You can’t just Google Map the Roanoke House

Bien, American Horror Story aura su me surprendre tout du long cette année avec l’ajout de trois jeunes dans le délire Roanoke cette semaine. C’est un grand classique de la série de s’éparpiller dans de nouvelles intrigues en cours de route, mais le gros avantage cette année, c’est que chaque ajout était vraiment lié à la thématique… et surtout que chaque ajout ne survit pas à l’épisode. Il n’est pas question de flashbacks déconnectés de l’histoire au cours de cette saison, tout est vraiment lié là où d’habitude les liens ont du mal à me convaincre. C’est l’avant-dernier épisode et il est inutile de préciser une fois de plus que j’adore cette saison. Elle n’est pas exempte de défauts évidemment, la nuit tombant bien trop vite dans cet épisode et les personnages agissant tous de la manière la plus stupide possible depuis le départ (y compris et surtout ces nouveaux adolescents). Oui, mais pour une fois, je reconnais que le casting est tout simplement génial, chaque ajout d’acteur étant une réussite avec quasiment l’ensemble de ceux que j’aime dans cette série enfin réunis (il n’y a que Paulson qui est toujours là, mais même elle j’ai fini par l’apprécier dans ce rôle un peu moins insupportable que d’habitude). Maintenant que tout cela est dit, inutile de préciser que cet épisode est totalement traumatique. L’ensemble du casting restant est complété par ces trois nouveaux personnages et il est temps de savoir qui survit à ces trois jours en Enfer, déjà. C’est inattendu car je pensais qu’on finirait l’épisode sur deux survivants pour savoir qui y passerait seulement la semaine prochaine. Les scénaristes prennent l’excellent parti de nous surprendre – et en tout cas moi ils m’ont eu – en tuant tout le monde dans celui-ci. Il ne reste qu’Audrey et Lee qui tentent de s’entretuer et c’est finalement Audrey qui y passe dans un excès de rage. C’est con, c’est très con. Chapeau bien bas à Adina Porter pour sa prestation de Lee, que ce soit pendant la possession par la Butcher ou au réveil, traumatisée, elle a su me convaincre encore cette semaine. Je l’ai toujours trouvé bonne actrice, mais cet épisode est l’un de ses meilleurs – mais c’est aussi l’un des meilleurs de la série, qui manque juste d’un vrai jump scare. Il faut bien que j’avoue avoir détourné le regard une ou deux fois, juste au cas où, l’angoisse étant montée et ne voulant pas savoir quel horreur allait encore se produire. D’ailleurs, je me refuse à voir le trailer de l’épisode 10 pour me garder un maximum de surprise de ce type et je suis donc très intrigué par ce que nous réservera le dernier épisode de la saison. Même s’il est mauvais, ce ne sera pas bien grave car cette année aura réussi l’exploit de me faire aimer une série que je critique violemment depuis le début. Il faut que j’arrête de le répéter, ça fait deux mois maintenant, mais je ne m’y suis toujours pas fait. Dernier point dont je souhaite parler cette semaine : l’épisode ne durait que 36 minutes et mon dieu, j’aimerais que ça inspire d’autres séries (coucou Walking Dead). Malgré cette durée raccourcie, j’ai eu l’impression d’un épisode complet et long, parce que l’angoisse y était, certes, mais aussi le rythme. L’épisode aurait pu être plus long, c’est vrai, en ajoutant les traditionnels plans interminables et gros plans qui font soit disant la qualité d’une série ces dernières années. Je suis bien content qu’AHS prenne le parti de les virer pour fournir un produit réussi. J’ai parfaitement conscience que c’est la surprise de voir tant de qualité en saison 6 qui me font apprécier autant ces épisodes et que je surnote un peu, mais franchement, c’est avec plaisir.

10Chapter 10 – 18/20
You stupide f*ckers, you deserve to die.

Et bien cette saison se termine de la meilleure des façons en divisant ce dernier épisode en plusieurs mini-documentaire comme on peut en voir tous les jours (soirs ?) à la télé et sur Youtube. En repartant sur un premier acte flashback des conventions de l’émission Roanoke Nightmare, la série critique assez ouvertement les excès des fans et les réactions extrêmes que peuvent provoquer de simples épisodes. La parodie est un peu poussive, mais fonctionne plutôt bien et finit limite par foutre des frissons. Le second acte est l’extrait d’un documentaire nommé « Crack’d » qui permet de boucler définitivement les pistes laissées ouvertes par le chapitre 9. On enchaîne ensuite avec le retour annoncé en grande pompe de Lana Winters, que je craignais vraiment. Je ne voyais pas l’intérêt de lier les saisons comme ça, mais c’était finalement moins dérangeant qu ce à quoi je m’attendais. L’acte suivant est un nouveau massacre a priori totalement inutile durant la blood moon. Les personnages de Spirit Chasers ne sont pas franchement introduits et l’on s’en fiche pas mal de les voir mourir, malgré un bon jump scare. La quête de Flora qui ramène Lee dans la maison n’est pas tout à fait ce que j’espérais. J’en ai marre de la Flora, c’est vrai, cependant je reconnais que ça construisait la fin horrifique idéale et un ultime développement psychologique destructeur pour Lee, qui décide de se suicider pour sa fille. La fin pour le personnage est plus poétique que ce que j’aurais pu penser et met un terme à la saison en tuant la dernière des personnages à la base de cette saison. Le cliffhanger est un brin prévisible, mais pas dérangeant du tout.

11

EN BREF – Je sais que le monde entier s’extasie devant et encense Black Mirror, mais franchement cette saison d’AHS aura fait bien plus dans la critique des médias et des technologies pour moi, tout en proposant un double slasher définitivement efficace. Jamais AHS ne m’aura autant plu que dans sa constante réinvention en cours de saison sans perdre de vue l’essentiel, à savoir la volonté de construire une horreur unique et non plurielle comme à son habitude. C’est avec plaisir que je reviendrai voir cette saison  qui possédait tous les éléments nécessaires au frisson, accompagnés de parodies murphyesque totalement loufoques et excessives, comme à son habitude. Le travail de photographie est excellent et sublime, le jeu des acteurs vraiment bon cette année et le rythme n’a jamais été aussi vif dans la série. Gros coup de cœur de ce début d’année et de mon Challenge Séries 2016, je ne m’attendais vraiment, vraiment pas à ça en commençant cette saison, mais je l’ai répété à chaque épisode alors je crois qu’il est temps de mettre un point final à cet article !

Blindspot (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’ensemble de la saison, épisode après épisode, semaine après semaine.

Avis : Blindspot, ce n’est pas ma tasse de thé en terme de genre. On a affaire dès les premières minutes à un procedural tout ce qu’il y a de plus classique. Malgré tout, la présence d’Ashley Johnson (Patterson) au générique m’a convaincu de regarder, car c’est une actrice très fun (si vous aimez le personnage, soyons clair, elle est très très inspirée de l’actrice) !

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

Peu à peu en cours de saison 1 (attention spoilers, ceci est un article sur la saison 2), l’équipe a commencé à se souder et moi, j’ai commencé à les apprécier. Je dirais que j’ai souffert sur la première mi-saison tellement c’était lent et pas du tout le genre de choses que j’aime regarder, puis que ça a commencé à devenir brillant ensuite. La disparition de David, le développement du personnage de Patterson, l’épisode centré sur Tasha, les chasses aux trésors et aux indices, l’identité mystérieuse de Jane qui est/n’est pas/est/n’est pas Taylor… J’ai fini par me laisser prendre au piège et la fin de saison l’an dernier m’a beaucoup plu.

De cette saison, j’attends sensiblement la même chose : des épisodes super chiants parce que conçus comme intrigue de la semaine qui ne fait pas bouger les intrigues de fond et d’autres vraiment bien foutus avec le développement progressif des intrigues de fond, notamment d’Orion. Pour être honnête cependant, j’ai oublié pas mal de choses et j’espère un Previously on qui fait bien le tour de tout le drama, parce que je n’ai que quelques scènes – mes préférées comme Tasha dans la maison en feu, Patterson dans la neige, la mort de leur chef qui était encore un Code 307, … – qui me reviennent… Qu’importe, c’est parti pour la saison 2 !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – In Night So Ransomed Rogue – 20/20
We miss working the tatoos

Bon, beh c’est foutu pour le résumé complet, ça ne me rappelle que ce dont je me souvenais déjà. Peu importe, ça commence en pleine action trois mois plus tard avec une Jane qui parvient à s’échapper… je me souvenais simplement qu’elle s’était fait arrêter alors je ne vois pas bien le rapport, mais en trois mois beaucoup de choses ont pu se passer.

Tout autant d’action se déroule deux semaines plus tard avec l’équipe qui nous fait une virée en moto et conclue une enquête dont nous ne saurons rien. Très rapidement donc, tout est redéfini dans la série et les rôles secondaires semblent plus développés que dans mon souvenir (surtout Tasha, c’est comme s’ils m’avaient écouté).

L’intrigue est totalement renouvelée et ça semble être pour le mieux, surtout que le résumé est finalement effectué en cours d’épisode. C’est le genre de choses qui me saoule habituellement dans une série, mais vu que, comme je le disais en intro, j’ai oublié pas mal de passages de la saison 1, c’était bienvenue.

Quant aux nouveaux acteurs embauchés pour cette saison, ils s’intègrent tous les deux dans l’ADN du show à la perfection. Certes, je suis pas super objectif puisque j’adore Luke Mitchell, mais sa scène de combat avec les flics perçue selon le point de vue de Jane était géniale. J’aurais dit que c’était dommage qu’il ne soit là que pour assumer le rôle d’Oscar que Jane a tué dans le final de l’an dernier, mais bon, les scénaristes ont prévu le coup : c’est Roman, le frère de Jane, qui, elle, s’appelle donc Alice.

J’ai envie de croire que j’ai une fois de plus sous-estimé la série pendant la pause parce que cet épisode était juste ouf et apportait tellement de réponses ! Toute la saison 1 est balayée en quarante minutes : toutes les questions trouvent leur réponses, les dynamiques entre personnages, les intrigues, les perspectives sont réécrites…

Tout est neuf et mieux, beaucoup mieux qu’au cours du pilot de la saison 1. La série est en train de grimper dans mon estime à une de ces vitesses ! Je me sens pressé d’être jeudi pour voir la suite et c’est bien l’une des premières fois avec eux !

02.pngÉpisode 2 – Heave Fiery Knot – 15/20
I miss being her and maybe that’s an horrible thing to say to you but we’re trying to be honest with each other, right ?

Sans surprise puisqu’il s’agit d’un second épisode, c’est un peu plus long cette semaine et tous les mouvements de caméra ou zoom du monde n’y changeront rien, on a bien moins de révélations. Le côté enquête de la semaine est trop ancré dans l’ADN de la série pour disparaître, mais il est désormais un prétexte à l’évolution des personnages, ce qui est une bonne chose.

Il est beaucoup question de la réintégration de Jane à l’équipe dans ces 42 minutes, ce qui coince surtout du côté de Tasha. Je ne boude pas mon plaisir concernant cette intrigue, contrairement à tout ce qui concerne Kurt (de près ou de loin) qui est un peu trop.. trop, justement.

Il est donc un futur papa, ça peut être intéressant, mais tout son drama avec Jane, je sais pas. Je suis pas forcément fan de leur couple. En revanche, Jane qui essaye de se faire une raison et de comprendre non plus son rôle dans tout ça, mais quel rôle elle veut jouer est excellent, de même que ses relations familiales.

Patterson qui se fait draguer, ça fonctionne toujours (et on commence à sentir la page se tourner), mais moins que Patterson qui ne fait pas confiance à la NSA.

Enfin, Edgar sent bon le choc post-traumatique, ce qui promet une sous-intrigue (et un épisode ?) centrée sur lui cette année.

Bref, un peu de temps d’écran est accordé à tout le monde en parallèle de la mission et chaque personnage connaît une évolution dans cet épisode ce qui fait que, même si la mission de la semaine est évidemment résolue comme prévue, je n’ai pas trop l’impression de perdre mon temps comme cela m’arrive si souvent devant les séries de genre procedural.

03.pngÉpisode 3 – Hero Fears Imminent Rot – 12/20
Whether we like it or not: she’s on her own

Retour à un côté beaucoup plus procédural cette semaine avec des attentats qui inquiètent à peine l’équipe trop préoccupée par ses petites affaires vis-à-vis de Jane.

On en découvre plus sur la famille de Jane également, mais ce n’est fait que pour les construire en méchants stéréotypés alors que jusque-là on avait un doute sympa.

L’identité de la taupe reste un mystère qui tourne clairement autour de ce psy parlant arabe en secret et la nouvelle boss qui tue les terroristes alors qu’ils étaient prêt à se rendre. Je ne suis pas du tout convaincu par cet épisode donc, qui ne distille que quelques informations vraiment intéressantes. Ou alors, je n’étais pas à fond pour cet épisode parce que je me préparais une valise, allez savoir.

Je sais que tout n’est pas perdu néanmoins car la série a quelques bonnes intrigues en réserve (la grossesse dont on n’entend plus parler, l’évolution de Patterson, le trauma d’Edgar…). Le dernier acte est bien monté et sème de nouvelles graines intéressantes (Roman/Jane), mon intérêt, malgré la note, n’est pas totalement éteint.

L’épisode ne m’a pas convaincu, la série garde de bonnes pistes à explorer et le montage final en hommage à Mayfair fait partie de ces bonnes trouvailles.

04.pngÉpisode 4 – If Beth – 13/20
We’re not attacking this country, we’re defending it

Bon, clairement, je ne donne pas ces treize points pour l’intrigue de la semaine qui était encore très peu crédible et surtout très prévisible.

Je ne saurais expliquer comment ou pourquoi, mais j’étais à peu près sûr que la nana qu’ils chassaient faisait partie d’une organisation américaine. C’est probablement la question de Tasha se demandant qui elle était qui m’a mis la puce à l’oreille. Dans le même genre : ne laissez pas Patterson seule sur le terrain, sérieusement. Je sais qu’elle est badass (et ressemble totalement à Clover des Totally Spies sur cette capture de l’épisode, référence ultime), mais c’est à croire qu’ils n’ont rien appris de la saison 1 !

Bref, non, ces points, je les mets parce que les scénaristes se sont soudainement rappelés de la grossesse d’Allie, parce que le frère de Jane est en train, progressivement, de sauver la saison à chaque épisode.

En fait, j’ai aimé le tout début et la toute fin de l’épisode, l’intrigue autour d’Edgar avec Tasha le protégeant, la preuve supplémentaire de l’excellence de Patterson. Je suis moins accroché aux scènes laissées çà et là sur la relation Kurt/Jane (même si sa tête quand elle le présente comme son frère est parfaite, j’avoue) ou sur la révélation finale qui me laisse de marbre.

Ouais, bon, Kurt ne m’a jamais vraiment intéressé comme personnage, il est beaucoup trop cliché du flic américain là. Bref, la série a déjà proposé de bien meilleurs épisodes, mais aussi de moins bons, c’est pourquoi je me contente d’une note un peu moyenne.

05Épisode 5 – Condone Untidies Theft – 13/20
What is this Personal National Day ?

Dans l’intro de cet épisode, Roman défonce un mannequin et Jane se coupe les cheveux, ce qui lui permet de se rappeler subitement son passé, encore. Zut, même l’intro n’est pas intéressante cette semaine alors.

Patterson est en relation avec notre suspect idéal en tant que taupe, intrigue laissée de côté trop longtemps. Et l’enquête est à nouveau un attentat, qui a l’avantage d’inclure Allie dans les recherches. Pas franchement passionnant, malgré ce regain d’intérêt pour un personnage oublié deux épisodes sur trois habituellement.

C’était lent, bien que les plans soient aussi vifs que possible et ça se terminait comme d’habitude en fusillades sans grande conséquence ni sans vraie fin d’ailleurs. L’enquête est à peine résolue dans cet épisode qu’on passe déjà à autre chose et les quelques éléments faisant avancer la trame de fond me sont un peu passés sous le nez dans un espèce de « Meh. » général.

Bref, pas convaincu, malgré de bonnes choses. Un procedural, quoi. Ce n’est clairement pas ce que je préfère, donc forcément…

06.jpgÉpisode 6 – Her Spy’s Harmed – 15/20
If you think I kill him call the cops

On oublie complètement l’intrigue d’Allie cette semaine pour diviser l’équipe en plusieurs groupes.

Le plus intéressant est de loin l’intrigue Edward/Tasha, qui constituait le cliffhanger de la semaine dernière. On avance de ce côté-là à vitesse grand V, c’est très cool de voir leur amitié réellement mise à l’épreuve. Tasha est en train de merder dans les grandes lignes, mais c’est tellement fidèle à l’esprit du personnage !

Par ailleurs, Roman et Jane se retrouvent en mission infiltration ensemble et la relation frère/soeur qui se développe est formidable.

Pendant ce temps, Kurt part en mission avec Nas, ce qui m’a laissé de marbre tout du long, et Patterson découvre que celle-ci les espionne, après la scène la plus crève-cœur de la semaine où elle appelle son nouveau mec David. Bien joué. Le psy est de plus en plus présenté comme la taupe idéale, du coup, j’espère que ce ne sera pas lui car ce serait autrement un suspens bien foiré.

Cet épisode regrimpe un peu la pente en ce qui me concerne, car il donne enfin des choses intéressantes à jouer à mes deux personnages préférées, qui sont, des fois que ce ne serait pas encore clair, Patterson et Zapata. Évidemment.

07Épisode 7 – Resolves Eleven Myths – 13/20
Such a beautiful place to die with you

L’épisode commence par un rêve sympa de Jane où elle se retrouve en face à face avec elle-même après avoir embrassé Kurt.

J’étais tellement attentif la semaine dernière que j’ai d’ailleurs loupé le baiser entre celui-ci et Nas, qui doit être le pire développement que la série ait pondu jusque-là (et sur lequel les scénaristes persistent). Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître le hacker de cet épisode qui avait eu un rôle sympa en saison 1 et qui semble ne pas avoir trop changé depuis.

En terme de réalisation, pas de changement avec cet épisode qui continue les mouvements de caméra insupportables. En terme d’écriture, on a un truc plutôt classique avec encore une infiltration au sein du FBI, qui doit être le bâtiment le moins sécurisé de toute l’histoire des séries à présent, entre ses agents doubles, ses meurtriers, ses taupes, ses infiltrés… En seulement deux saisons.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode réussit à être un peu plus prenant en nous blessant Patterson (et en prouvant une fois de plus que Kurt est juste invincible), puis en mettant la vie de Tasha en danger. Le reste de l’intrigue est un peu grossière, avec une sombre histoire de Corée du Nord et un retournement final qui peine à (me) convaincre.

Pour conclure, le geek en moi est ravi des références à Harry Potter (que j’ai pensé plagié pendant un moment de l’épisode) et Joss Whedon, bien qu’il s’offusque un peu du possible spoiler sur Dobby.

08.pngÉpisode 8 – We Fight Death on Thick Lone Water – 10/20
Anyone got eyes on Jane and Weller?

Encore une série qui choisit de nous pondre un début in media res avant de nous fournir tout un tas de flashbacks explicatifs sur ce qu’il s’est passé pour justifier la disparition de Jane et Kurt. Ce n’est vraiment pas mon type d’épisode préféré, mais celui-ci gagne des points en proposant le point de vue de chacun des personnages, en jouant au passage sur des filtres colorées et les mensonges de chacun. C’est plutôt sympa, même si ce n’est pas révolutionnaire.

L’histoire de la semaine reste hyper classique, malgré cette pirouette scénaristique. C’est celle de la prise en otage d’une scientifique capable de créer une bombe tsunami, ainsi que celle de Kurt qui se fait capturer bêtement.

L’épisode enchaîne les moments ridicules : entre Kurt qui se sépare de Jane en jouant sur son inexplicable naïveté, le plan illégal de Nas, la manière dont Kurt et Chen s’enfuient ou l’intervention divine de Jane sauvant Chen puis Nas, on est servis en moments qui n’ont aucune crédibilité. Au passage, les terroristes sont hyper doués à deviner que les vendeurs sont des flics.

Bref, vraiment pas convaincu par cet épisode qui laisse de côté les intrigues de la saison (à l’exception de Zapata et Edgar) pour développer une sous-affaire pas convaincante du tout.

Quant à Weller et Nas, je ne suis pas convaincu du tout par ce couple non plus. Il n’y a que le cliffhanger qui m’a donné envie de regarder et c’est con parce que c’était donc la fin. Sans rancune et à la semaine prochaine.

09.pngÉpisode 9 – Why Let Cooler Pasture Deform – 10/20
We have to stand up

Aïe, je fondais beaucoup d’espoir sur la mi-saison de cette série après la réussite de leur premier épisode et de leur mi-saison 1. Je n’aurais pas dû. Bon, je ne m’attendais pas à ce que cette semaine marque déjà le début de la pause de Noël, mais je m’en suis rendu compte assez vite devant l’épisode.

En lui-même, il n’est pas mauvais, les acteurs gèrent bien, la photographie est top mais l’écriture… L’écriture, mes amis, est tout simplement hyper mauvaise. Entre les red flags du psy qui dit à Patterson qu’il n’a pas été aussi heureux depuis longtemps, Jane qui est assez stupide pour penser qu’on la laisse communiquer avec le FBI ou l’explosion de la fuite de gaz pile une fois que tout le monde est sain et sauf, c’est de l’américanisme à deux balles.

Tout est tellement prévisible (jusqu’aux répliques !) qu’il est dur de ne pas s’ennuyer. Je n’ai vraiment pas appris grand-chose, à part peut-être le gentil coéquipier qui a regardé son ancien coach mourir plutôt que de l’aider, mais même ça, ce n’est pas franchement étonnant.

Le pire, c’est ce long flashback qui nous révèle une fois de plus les motivations de Jane qui tombent tellement à plat. C’est une bobo écolo qui tourne mal quoi, sérieusement. Et je ne parle pas de cette taupe grillé à 1000 kilomètres, Nas ayant vite été bannie de ma liste de suspect.

Bref, Patterson et Tasha sont toutes les deux toujours aussi géniales, mais ça finit par ne plus suffire. Le cliffhanger est la seule bonne chose dans ces 40 minutes et uniquement parce que la frustration est assez énorme pour nous faire revenir après la pause.

Grosse déception.

blindspot_0001751159.jpgÉpisode 10 – Nor I, Nigel, AKA Leg in Iron – 14/20
Shut up! Are you slow on something?

Après une mi-saison catastrophique de prévisibilité et d’improbabilité, les scénaristes réussissent à peu près bien à rebondir sur leurs pattes grâce, encore et toujours, au personnage de Patterson une fois de plus (encore et toujours bis) enlevée et laissée aux mains des méchants.

Peu importe, elle aura beau être torturée, elle ne perd rien ni de sa verbe, ni de sa superbe, ce qui offre d’excellentes scènes.

Le personnage de Robert/Nigel continue à être développé, et ça fonctionne tout de suite beaucoup mieux maintenant que son passé stupide est évacué. Patterson (encore et toujours elle) souligne bien le ridicule de la situation, car finalement il est bien pire que ceux qui ont tué sa femme. Mais bon.

Côté improbable, on revient sur le fait qu’il est incapable de maîtriser Patterson mais qu’il bousille en deux deux Weller ? Non ? Bon, OK, je sais, il ne voulait pas faire mal à sa chérie, mais quand même quoi. Cela dit, cela offre la meilleure scène d’action de l’épisode alors…

De son côté, Roman se réveille sans aucun souvenir, exactement comme Jane à l’époque. Difficile de ne pas y voir une facilité scénaristique énorme, mais bon, cela fonctionne plutôt très bien dans la relation qu’il développe avec Jane et permet déjà d’offrir de nouvelles péripéties pour la suite de cette saison 2… qui en a grand besoin.

Je ne supporte plus le couple Nas/Kurt qui ne sert à rien (autant en tant que couple que les personnages eux-mêmes qui n’arrivent pas à sortir de la caricature de leur rôle) et la relation Tasha/Edgar n’est pas suffisante. J’ai aimé ce râteau que lui fout Tasha, malheureusement, on est dans une série, je doute que ça dure. Je ne veux pas les voir ensemble, parce que ça va deux secondes les couples au sein de l’équipe et que les personnages ne sont de toutes manières pas faits pour être en couple.

Quant aux relances sur l’intrigue en fin d’épisode, je peine à être convaincu, il va falloir voir ce que ça donne au long terme.

11.pngÉpisode 11 – Droll Autumn, Unmutual Lord – 12/20
Relax everyoneIt’s not a weapon, it’s a human heart.

Cet épisode ne m’a pas du tout accroché, ni convaincu.

Côté perso, Weller continue de ne pas assurer pour son futur bébé et il s’en plaint encore. Pas de bol pour lui, la mère a juste envie de se barrer loin (et comme je la comprends !). Roman est en pleine crise existentielle, ce que je comprends aussi, et Jane tente de l’aider sans le pouvoir, puisqu’elle est forcée de lui mentir.

Nas est insupportable, pour changer. Tasha doit gérer le râteau qu’elle a foutu (et le fait en narguant Reade, ce qui est aussi drôle qu’imblairable de sa part, j’ai beau l’aimer, elle abuse) et Jane fait sa crise d’adolescente quand elle est forcée de travailler avec le type qui l’a torturée.

Pas d’inquiétude, ça ne dure pas, parce que Kurt a voulu tuer le méchant avec qui ils travaillent alors tout va bien. Et le FBI continuent d’affronter la CIA en permanence, avec cette fois une négociation d’un cœur avec les terroristes. Voilà, voilà.

Même Patterson gérant avec difficulté son retour au travail n’a pas réussi à me maintenir devant mon écran, et force est de constater que cet épisode fait avant tout du remplissage. Le fil rouge ne se développe pas, on a un autre attentat à déjouer qui ne fait frémir personne malgré le grand renfort de zooms dramatiques et de mouvements précipités de la caméra à vous en donner la nausée.

L’écriture des dialogues n’est franchement pas réussie avec zéro dynamique ni cohérence : prenez la scène de la révélation de la mort du fils, chacun des « gentils » parle à son tour plutôt que de parler ensemble, avec une espèce de petite gradation dramatique qui se termine sur une Jane au bord des larmes… mais pourquoi ?

La partie la plus intéressante de l’épisode est peut-être encore Roman qui se souvient peu à peu du monstre qu’il est, grâce à l’aide d’une psychologue qui en arrive à la conclusion qu’il faut l’isoler. Allez, ça fera plaisir à Ludo que je le redise : Tasha était soulante dans cette épisode, surtout dans sa dernière scène où elle semble souffrir de voir Reade avec une autre.

J’ai levé les yeux au ciel comme jamais et suis passé un peu à côté du cliffhanger. On verra la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-01-19 16.17.33.pngÉpisode 12 – Devil Never Even Lived – 11/20
This is a conversation about work – it’s not about us.

Pff, bon, j’essaye hein, j’essaye vraiment, mais mes déjeuners du jeudi sont de moins en moins passionnants devant cette série.

Pourtant, chaque personnage a son moment de gloire et son développement, il y a donc du positif, mais c’est majoritairement l’occasion de lever les yeux au ciel face à certaines décisions – que ce soit le développement des personnages (Reade ! Sérieusement, insupportable tout au long de l’épisode et particulièrement à la fin) ou le choix de mettre un rouge à lèvres foncé à Jane parce que OUHLALA attention, elle infiltre une cellule terroriste faut être dark et badass.

J’ai bien accroché à l’intrigue de Roman et à sa peur d’être un sociopathe (qu’il est clairement) parce qu’il n’est pas amoureux de sa rousse. C’était un bon développement, prévisible mais bien mené et surtout bien joué (Luke Mitchell, en même temps, je veux dire, c’est sans surprise). Quant à Cat, sa mort était marquée sur son front dès son flashback introductif, justement pour rajouter du suspens autour de Roman et pour savoir si oui ou non il va rester un gentil ou redevenir un méchant pas beau. En gros.

Au premier rang de ce que j’ai aimé également, Patterson est toujours aussi chiante dans son traumatisme. Bon, c’est un développement nécessaire, cela dit, elle devrait être habituée d’être sur le point de mourir à force, moi en tout cas je le suis, et je pense que vous aussi. Hum, j’étais censé parler du positif, pardon, donc le bon point que j’accorde au perso (à part l’actrice que j’adore) c’est qu’au moins, elle confronte Nas sur son inutilité. ENFIN quelqu’un pour le faire. Tout n’est pas perdu.

Tasha continue d’être aussi binaire que d’habitude (et l’ensemble du FBI aussi à l’arrivée de Roman dans les locaux) et le seul truc qui sauve l’intrigue totalement inutile de cet épisode, c’est le fil rouge qui avance (énormément?) au moment du cliffhanger.

Tout n’est pas perdu pour la série donc, qui nous offre cette semaine un développement intéressant pour Roman et pour le fil rouge, enrobé néanmoins dans beaucoup d’ennui et de mouvements de caméra… Purée, je suis en train de leur mettre de moins bonnes notes qu’à Shadowhunters quand même, hein !

13.pngÉpisode 13 – Name Not One Man – 10/20
I don’t want to bore you with intrisecate details.

Cette pause dans la diffusion n’a vraiment pas servi la série, car je me sens totalement déconnecté au moment de commencer cet épisode. Toutefois, très vite la nausée habituelle provoquée par les mouvements et zooms intempestifs et permanents de la caméra m’est revenue, pas d’inquiétude.

Deux intrigues sont menées en parallèle cette semaine avant de se rejoindre. Weller se renseigne sur son passé, accompagnée de ses deux petites-amies, tant qu’à faire. Il découvre ainsi que Shepherd a payé pour ses études en 1996 (tout ça ne nous rajeunit pas), ce qui est aussi l’occasion d’un petit flashback en début d’épisode.

Tasha & Reade suivent eux la piste ouverte par l’un des tatouages et cela les mène tout droit à une ferme pleine d’armes et un type qu’ils prennent pour un terroriste et retrouvent… dans leur bureau. ENCORE. Sérieusement, putain, la sécurité des locaux du FBI dans cette série, c’est un concept. Bon, il s’avère que leur terroriste bosse en fait pour eux.

C’est beau pour une agence fédérale d’être aussi renseignée sur ses propres activités, mais en même temps, cette semaine, on veut nous faire gober que le FBI lui-même créé des cellules terroristes pour mieux pouvoir les arrêter et contrôler les terroristes. OF COURSE.

Du coup, ça réunit tout le monde autour de la même intrigue qui consiste à stopper un nouvel attentat, comme chaque semaine, en s’appuyant sur les informations dont Roman ne se souvient pas et en se servant d’un indic’ qu’il ne protège même pas de l’élémentaire gilet par balle.

Malgré tout, Kurt continue de lancer des regards haineux et de crier des ordres à tout le monde, alors qu’il semble de plus en plus évident qu’il lui manque un cerveau de base pour ce job. C’est sûrement pour ça qu’il s’en prend aussi à Patterson qui, elle, utilise des méthodes efficaces, contrairement à lui.

D’ailleurs, quand ils mettent enfin la main sur la terroriste du jour, Jane me paraît mille fois plus convaincante que lui pour la stopper. Ce n’est pas l’avis des scénaristes cela dit, et Kurt est une fois de plus le héros du jour qui arrive par la parole à stopper une nana qui était prête à tout faire péter. Bien sûr, bien sûr.

Il reste encore tout un acte à combler des histoires persos de chacun (surtout Reade et Jade se lançant tous les deux dans une nouvelle relation) et pour mettre en place les cliffhangers. Kurt se retrouve prisonnier de Shepherd et c’est étrangement sexuel entre eux. Elle tente de le convaincre de rejoindre les terroristes, mais en fait non. Elle se contente de tuer son indic’ et de le laisser se libérer.

Le vrai cliffhanger, c’est donc Patterson qui tombe dans les vapes. Une fois n’est pas coutume, les scénaristes se reposent donc sur le personnage d’Ashley Johnson pour mettre de l’enjeu, puisque c’est leur personnage le plus réussi.

Bon alors, c’est peut-être pas juste parce que Blindspot passe désormais le même jour que The 100 & MSW qui sont géniales et que j’ai vu cet épisode après l’excellent 2×03 de The Magicians, mais franchement, cet épisode était mauvais, divertissant à peine, confirmant de plus en plus mon trouble de l’attention et mon problème avec leur caméra.

Parfois, je relis ma critique du premier épisode de cette saison et je me demande comment on en est arrivé là. En fait, je commence à penser que c’est surtout incroyable qu’ils aient pu proposer un aussi bon épisode d’ouverture…

14.pngÉpisode 14 – Borrow or Rob – 14/20
This is a formula to start a war.

Et c’est reparti pour un épisode dont le titre est de nouveau un palindrome (je m’en suis rendu compte la semaine dernière, fallait au moins que je l’indique : les titres peuvent être lus de gauche à droite, ils seront les mêmes).

Reade s’est donc drogué tout le WE, mais il est en pleine forme pour le boulot (et le sexe) du lundi matin. C’est d’une crédibilité dingue.

Le cliffhanger autour de Patterson est expédié en cinq secondes et on repart aussitôt sur une intrigue de la semaine, avec un tatouage qui se résout de lui-même. Pourquoi pas, mais on devrait en réentendre parler plus tard.

L’avantage, c’est que cela permet le retour de Rich, un guest qui fonctionne toujours plutôt pas mal… et qui est désormais dans un délire religieux. Pourquoi pas, bis.

L’intrigue nous amène donc dans la résolution non d’un attentat, mais d’une tentative de déclarer une guerre basée sur le lithium à éviter à tout prix. Pourquoi pas, ter.

Cela passe par une infiltration forçant Kurt et Patterson à se mettre en couple avec Rich et l’ex de Rich, ce qui est marrant mais est un bon gros foutage de gueule. L’épisode commence par Kurt demandant à Patterson de rentrer chez elle car elle n’est pas en état de travailler et dix minutes plus tard, il l’envoie en mission sous couverture. La logique. Cela dit, celle-ci est plutôt très cool avec de bons moments comiques et le prénom de Patterson qui a failli être divulgué, mais en fait non. La conclusion est prévisible et simple, mais le « you shot the hostage » était marrant.

En parallèle, Jane & Roman partent en quête de leur passé avec Nas, grâce aux informations que le FBI a réussi à déterrer sur Shepherd. C’est un autre « pourquoi pas » de l’épisode.

Cela mène Roman à l’un de ses premiers souvenirs, il serait temps ! Et donc, il a tué la mère de Taylor Shaw, c’est très très con tout ça, surtout que Jane refuse de dire la vérité à Kurt.

Cet épisode était plutôt une réussite, principalement grâce à Rich et Boston, ce qui est quand même un peu con puisqu’ils ne sont pas faits pour rejoindre l’équipe sur le long terme. Pour une fois, j’ai donc réussi à apprécier l’épisode, et ça change.

Malgré tout, il reste des défauts, à commencer par Reade. Tasha est sous-exploitée, mais ce n’est peut-être pas si mal. Le fil rouge se complexifie un peu avec Riley, le Protocole Truman et la phase deux d’un plan dont on ignore encore trop de choses et des pistes sont ouvertes, notamment avec Rich proposant d’aider à résoudre un tatouage.

C’est beaucoup, beaucoup mieux que les derniers épisodes, je reprends presque confiance dans la série (mais c’est encore un peu tôt).

15.pngÉpisode 15 – Draw O Caesar, Erase a Coward  – 15/20
How’s anyone supposed to have a life outside of all this?

Il faut donc qu’un personnage de série se drogue pour qu’on entende parler de retard de train dans une grande ville à l’écran. Purée, c’est rassurant de savoir que les personnages ont les mêmes problèmes que nous (bien que ce soit un retard fictif).

Bon enfin, les mêmes, c’est vrai que j’ai tendance à oublier pas mal de choses aussi, mais je ne suis pas à devoir me battre avec Kurt pour espérer me souvenir de quelque chose.

Bon alors, ça ne surprendra personne, mais je n’ai pas spécialement accroché aux intrigues proposées dans l’épisode, au point que je suis bien incapable d’en dire quelque chose de constructif.

Cependant, j’ai aimé l’absence de Reade, ça fonctionnait très bien sans lui, surtout que les scénaristes ont fait le choix de changer les équipes habituelles grâce à ça. La structure de l’épisode aussi change un peu avec une construction se centrant sur chacune de ces équipes, c’est parfait, surtout que Nas ne fait pas partie des équipes et, qu’à part recevoir des appels chelous et des textos de sa source, elle ne fait rien cette semaine.

On suit d’abord Tasha et Jane qui travaillent ensemble pour la première fois depuis vraiment longtemps, si ce n’est pour la première fois tout court (?). J’ai adoré les voir enfin retrouver une relation normale et parler de leur vie perso, même si Tasha ne fait toujours pas confiance à Jane. C’est une bonne idée de proposer ce duo et j’espère qu’on aura l’occasion de les revoir dans d’autres situations similaires.

Dans une seconde partie de l’épisode, on suit Reade et son retard au travail. Il fait équipe avec une Patterson très en forme et qui remarque assez vite que son co-équipier n’est pas en forme. Ce n’est pas suggéré très subtilement avec des froncements de sourcils à intervalles réguliers, mais ça se saurait si Blindspot faisait dans la subtilité. À eux deux, ils font bien avancer l’intrigue, mais leur journée est bien plus longue que celle de Tasha et Jane, du coup c’est un peu bancal, surtout plus tard quand on nous sort une conversation téléphonique.

Ensuite, nous suivons Kurt et… Roman. En effet, Kurt veut qu’il se souvienne de quelque chose, sinon il devra le remettre à la CIA. Évidemment, il ne sait pas que c’est déjà le cas, car Jane lui cache. Roman s’en tire plutôt très bien en couverture, c’est intéressant. Kurt & Roman se font enlever et le reste de l’équipe tente alors de les retrouver.

Cela permet à nouveau de rapprocher les deux hommes et Roman découvre de nouvelles choses sur lui-même, notamment qu’il parle espagnol. C’est probablement suffisant pour le faire rester et leur enlèvement est un bon prétexte pour reformer le duo Tasha/Reade et me faire une petite frayeur.

Si je n’ai pas aimé cette intrigue, l’épisode marque des points en maintenant mon attention grâce aux duos originaux qui sont proposés dans cet épisode. Voir les relations de l’équipe évoluer est déjà ce qui m’avait fait aimer la deuxième partie de saison 1, je suis donc plutôt content de les voir enfin s’occuper de ça à nouveau, surtout que ça dépasse le simple cadre de la mission, avec Tasha bureau du cœur pour Jane, une petite bière Kurt/Weller et une conversation à cœur ouvert Reade/Patterson, cette dernière ayant tout compris, forcément.

La toute fin voit Jane faire exploser sa relation de couple (mouais) et Nas se faire surprendre comme une bleue dans sa voiture (même moi je savais). Reste à savoir si elle survivra ou pas, mais comme je n’aime pas le personnage, ça m’est un peu égal.

16.pngÉpisode 16 – Evil Did I Dwell, Lewd I Did Live – 15/20
Whatever, she has amnesia.

Nas s’en sort de manière intéressante en reculant le dossier de son siège. Plutôt intéressant.

L’épisode commence bien, avec toute l’équipe complétement bourrée, a priori le même soir que l’épisode précédent. C’est un peu dommage car ça casse la crédibilité le côté Patterson/Reade, vu leur dernière scène ensemble. Jane supporte mal son rencard annulé et se la joue nostalgique dans l’ex-chambre du futur bébé de Kurt. Toute l’équipe s’inquiète pour Nas lorsqu’elle prévient Kurt de son agression et aussitôt tout le monde retourne au boulot.

Comme par hasard, Reade et Zapata y sont choisis aléatoirement pour un test de drogue. C’est hyper crédible ça. Cela suffit en tout cas à provoquer du bon drama entre les deux meilleurs amis, meilleur en tout cas que l’intrigue qui tentait de les mettre en couple. En plus, Edgar accuse aussitôt Patterson de l’avoir dénoncé, et c’est cool comme ambiance pour bien travailler.

Reade et Zapata n’ont plus qu’à stresser tout le reste de l’épisode et à chercher à comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés à là, Tasha posant un ultimatum bien trouvé à son partenaire.

Une source anonyme à la voix incompréhensible indique à l’équipe le moyen de coincer Shepard et Borden. Cet épisode marque aussi le retour de Cade, un personnage que j’ai totalement oublié, comme toujours avec Blindspot, que je ne suis clairement pas assez attentivement. Il se dit être la source anonyme et les flashbacks ne m’aident pas trop à raccrocher les wagons, pas plus que le caractère relou de Tasha qui refuse de croire le moindre mot de Cade, encore et toujours.  Au moins, elle est fidèle à elle-même dans le poste de la relou de service, et c’est ça qui me fait l’aimer habituellement.

Malgré la trahison de Cade, les explications qu’il fournit parviennent à convaincre tout le monde qu’il est de nouveau du bon côté. Cette conviction change aussitôt qu’ils se rendent compte que Shepherd a encore et toujours un coup d’avance sur eux. C’est logique : Patterson comprend enfin l’origine de ses maux de tête. Shepherd s’est arrangée pour lui foutre un micro dans les dents. Ceci explique cela. C’est un bon coup de la part des scénaristes et évidemment ils en profitent pour piéger Sandstorm. C’est une bonne idée, même si c’est un peu surjoué le coup des scripts à lire en salle de réunion.

Le plan de Patterson fonctionne évidemment, mais les hommes de Sandstorm s’entretuent sans problème. Le meilleur reste la confrontation entre Borden et Patterson, enfin ! Ashley Johnson y est aussi brillante que d’habitude et ça aide à pardonner de grosses facilités, tout en apportant de bons points à l’épisode qui voit ainsi sa note gonfler. Borden se suicide à son tour sous les yeux de Patterson. Pas simple cet épisode, et surprenant dans ses avancées.

J’espère en tout cas de Nigel est bien mort, ce qui n’est pas gagné : il s’est pris deux balles et a fait explosé une grenade, mais on a vu bien des séries sauver des personnages plus amochés que ça (coucou Sara Tancredi, je ne t’oublie pas). Ils sont encore fichus de nous sortir l’existence d’une trappe (je l’ai déjà vue dans une série, mais incapable de me souvenir de laquelle ?) qui lui aurait permis de se sauver, mais ce serait tellement trop gros !

Enfin, Jane & Roman continuent de créer leur relation frère/sœur dans cet épisode. En plus, revoir Cade leur permet d’avoir les mêmes souvenirs en même temps, c’est plutôt cool. Jane réussit en plus à se faire pardonner par un Oliver totalement accro.

On en arrive à d’excellent cliffhangers avec une Patterson qui se fait retirer son micro, une Tasha qui vient dénoncer son meilleur ami à Weller et une Jane endormie de force aux côtés d’Oliver après l’attaque d’hommes armés.

Comme toujours, l’épisode possède pas mal de défauts mais il fait vraiment avancer pas mal d’intrigues. Les retours et bonnes surprises aident à accrocher à l’épisode qui sort un peu du carcan de l’épisode de la semaine grâce à cela. On sent que cette seconde partie de saison tente de proposer un fil rouge plus établi, exactement comme l’an dernier. C’est tant mieux, car je préfère largement la série quand elle propose ce genre d’épisodes.

Capture d'écran 2017-03-30 16.42.55.pngÉpisode 17 – Solos – 14/20
You want to do good. Just like your sister.

On les sent un peu en galère sur les palindromes, non ? En un mot, c’est un peu simple, quand même.

Peu importe. Oliver et Jane se réveillent le lendemain matin de leur agression dans une prison cinq étoiles. Jane se sent évidemment responsable, mais c’est finalement le secret d’Oliver qui les a amenés ici. C’est sympa et ça nous parle d’une pyramide de Ponzi. La même semaine que Quantico. Youpi.

Bon, cette intrigue est sympa parce que ça va assez vite et qu’elle se révèle un peu plus à Oliver.

Edgar a un réveil un peu violent lui aussi puisqu’il se fait larguer par sa copine droguée qui est aussi maman. La suite ne fait qu’empirer sa situation avec Kurt qui le confronte suite à la trahison de Tasha. Il finit par démissionner, rejoignant la longue liste de démissions clichées et inefficaces de la télé américaine.

De son côté, Patterson vient voir sa nouvelle psy pour rompre leur relation, surtout qu’elle s’est plantée dans son diagnostic. Cependant, on se doute bien qu’ils n’ont pas payé l’actrice cette semaine pour le plaisir et qu’elle est amenée à réapparaître bien vite.

Pour Keller et Nas, il s’agit de retrouver plein d’argents volés par Roman avant son amnésie. Normal, c’est sûr qu’il va les aider avec son amnésie. Comme par hasard, cette semaine, il n’a aucun problème à se souvenir de quelques détails qui, bien sûr, n’aident tout de même pas Kurt & Nas, qui doivent faire face à sa culpabilité (et ne le font presque pas). En fin d’épisode, il retrouve effectivement la psy et lui font signer l’autorisation pour sa sortie. C’est merveilleux et ça fait pleurer Jane… Bon, pas moi, j’ai de moins en moins confiance en la psy (mais ça commencerait à être une sale constante de la série).

L’épisode s’accélère un peu une fois que Patterson découvre que Jane a été enlevée. L’intrigue s’avère assez intéressante avec un dilemme : il y a deux couples d’otages, et un seul survivra. Sympa.

Bon, Jane continue d’être relou dans le cliché de la superhéroïne beaucoup trop douée pour être crédible, allant jusqu’à improviser un acronyme pour sauver les autres otages. Par contre, quand il s’agit de s’enfuir, elle prend la porte d’entrée derrière laquelle les méchants attendent, évidemment. Comme d’habitude, c’est un peu gros quoi : elle déchire avec un travail juste impossible à faire mais fait des erreurs de débutants énormes juste après.

Le titre de l’épisode s’explique assez bien avec la majorité des agents dans une intrigue solo au départ, de même qu’avec les otages. La conclusion sur le père mort qui donnait de l’argent malgré tout à son fils est plutôt sympathique. Du coup, je suis un peu partagé : il y avait des scènes franchement cools et une intrigue plutôt bien fichue, mais dans ses détails, ça ne passait pas trop.

Côté cliffhangers, c’était moyen du côté de Reade qui se fait tabasser et de Roman/Jane. En revanche, Patterson qui pète son câble chez elle, c’était tout simplement génial. L’équipe qui est dans le viseur de la justice, ils nous l’ont déjà fait l’an dernier il me semble (quand l’autre était sur leur dos et que Patterson lui répondait qu’elle faisait les maths dans sa tête), donc je suis sceptique. Et puis, comme par hasard, il ne trouve pas Reade pour l’avertir hein…

Bon, je reconnais que cet épisode était divertissant, mais il avait aussi pas mal de défauts. Je suis vraiment partagé !

Screenshot_2017-04-08-10-25-30Épisode 18 – Senile Lines – 14/20
Freedom is a thing you have to earn

Cette semaine, Blindspot proposait un bon divertissement pour mon trajet en RER, mais rien de bien fou. Ce n’était pas mauvais, mais clairement pas excellent non plus. Une enquête à la semaine qui faisait malgré tout avancer un peu la thématique générale de la saison quoi.

D’une part, l’avancée se faisait grâce au personnage de Reade, qui se réveille dans sa chambre d’hôpital après avoir été tabassé. Les trois quarts de cette intrigue sont assez chiante parce qu’hyper longue. Il joue au type renfermé sur lui-même et refuse de parler avec l’autre type dans sa chambre. Ouais, mais en fait, il finit par lui parler, bien sûr, et même par l’aider. Dès lors, les deux louent une amitié un peu étrange, se confiant leur secret. C’est la première fois que Reade raconte ce qu’il s’est passé enfant…

Son nouvel ami lui conseille de regarder la cassette qu’il a récupéré chez son coach pour enfin affronter le problème et arrêter de se laisser ronger par ça. Pourquoi pas, c’est une belle avancée dans cette intrigue qui voit le personnage partir en vrille depuis trop longtemps maintenant. N’empêche que ça restait un peu long.

Il regarde donc la cassette VHS (parce que oui, il a encore un magnétoscope en état de marche le chanceux) en compagnie de Tasha. Je veux bien que ce soit sa meilleure amie, de là à lui montrer cette vidéo de son viol (probablement), c’est un peu chelou, non ?

L’intrigue de la semaine était un peu plus intéressante que d’habitude parce que je l’ai trouvée originale (en tout cas, je n’ai pas souvenir l’avoir déjà vu dans une série, mais après je regarde peu de séries procédurales). Il était question d’une mère de famille d’accueil qui a accepté de tester des drogues et médicaments sur les enfants qu’elle garde. Pas de bol, l’une d’elle se suicide en début d’épisode.

Bon, ça se développe de manière hyper classique malgré tout, même s’il y a un côté un peu intrigant avec l’enquête qui est effectuée contre l’équipe. Cette enquête est apparemment effectuée par un personnage qu’on a déjà vu, mais impossible de le remettre personnellement. Du coup, je l’ai trouvé marrant, même si je me suis demandé ce qu’il avait bien pu faire à Tasha pour qu’elle soit si énervée de le revoir.

Concrètement, les scènes de l’enquête sont les meilleures : Patterson dit que l’enquêteur tord la réalité pour arriver à ses fins, moi je dis qu’il voit les faits avec un certain recul appréciable, même si pas toujours juste, effectivement. Comme il est présenté en tant qu’empêcheur de tourner un rond, il est logique aussi qu’il le soit : il freine à plusieurs reprises l’enquête.

Dans les choses qui ne vont pas cette semaine, parlons un peu des « méchants » qui réussissent à entrer sans problème dans la morgue pour réclamer un corps, de Roman qui finit sur le terrain (encore sur la partie enquête, je veux bien, mais en intervention… qu’est-ce qu’il fout là ?) ou de Weller qui réussit à convaincre Elie de ne pas tuer sa mère d’adoption à la fin… sans la moindre crédibilité. Franchement, son discours est naze, ce n’est pas crédible dix secondes.

L’épisode se concentre beaucoup sur Roman, histoire de montrer comment il vit sa rédemption. Cette insistance ne peut vouloir dire qu’une chose pour moi : il ne va pas tarder à tomber de très haut en découvrant que c’est Jane qui l’a rendu amnésique ! On verra, mais ça semble le suggérer, car il est trop parfait cette semaine.

Nas aussi est trop parfaite : elle se dénonce histoire que l’équipe de Kurt sorte de l’enquête sans problème. Tout ça se conclut donc sur un départ de celle-ci (apparemement ?), que je vis absolument bien. Je ne me suis jamais attaché à son personnage, donc ça ne me dérange pas trop qu’elle disparaisse de la série… mais j’en doute. Ils vont bien trouver un moyen de la ramener.

Enfin, un dernier cliffhanger histoire de lancer la fin de saison : la phase 2 (il y a toujours une phase 2 !) de Sandstorm débute à Bangkok avec des armes nucléaires. C’est merveilleux !

Je suis sceptique, mais il y a encore assez de bons éléments pour proposer une fin de saison à la hauteur (et c’est pour bientôt, alors tant mieux).

PS : il y a plus de quatre écrans allumés sur cette photo, bingo !

Screenshot_2017-04-29-10-58-06.pngÉpisode 19 – Regard a Mere Mad Rager – 15/20
I told you I was great at puzzle.

Bon et bien, vous savez quoi ? S’ils n’en avaient pas parlé, je n’aurais jamais capté que Nas n’était plus là. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas pour eux, mais bon, rien ne m’a manqué. Et même, j’ai trouvé qu’on avait un rythme un peu meilleur. C’était peut-être parce qu’on approchait de la fin de saison, mais j’en doute parce que ça ne se voyait pas tant que ça.

En effet, l’épisode commence par nous retarder autant que possible les attentats prévus par Shepard. Celle-ci se retrouve dans la merde grâce à Patterson qui lui coupe les vivres au moment d’une transaction pour sa bombe à Bangkok. La scène d’action qui suit est assez dingue, donc l’épisode commence plutôt très bien. Cependant, la suite est inutilement longue : Shepard se retrouve en prison, puis réussit à s’évader en parlant avec le garde.

Tout ça la mène sur un bateau, avec son arme chimique, et nous la montre comme un personnage bien badass et capable de scènes d’action de folie. Histoire de préparer le final donc, parce qu’autrement on est exactement au même point que la semaine dernière.

De leur côté, Weller et son équipe s’occupent d’une histoire de hackers pas franchement passionnante, mais plutôt bien rythmée. En plus, ça nous rappelle que la série est censée s’occuper des tatouages de Jane, même si on ne sait toujours pas trop comment Sandstorm a pu prédire le futur hein. J’aurais préféré une série tombant dans la science-fiction, je crois.

Bien rythmé, oui, c’est l’un des seuls compliments à faire à cet épisode qui exploite autrement des pistes plutôt classiques, avec des énigmes pour Patterson et un détour à la gare de Grand Central, encore, toujours.

Cela dit, il y avait aussi quelques bons gags, du flashmob à Weller qui se dit bons en puzzle face à Patterson. J’ai ri dans mon train, c’est bien joué de leur part (j’essaye d’éviter de le faire, mais je me rends compte depuis que je tiens ce blog que ça m’arrive beaucoup trop souvent). Cela me fait penser que j’ai aussi bien souri à Patterson imitant Kurt. Enfin voilà quoi, il y avait un bon humour, ça faisait du bien.

Pour le reste, nos héros réussissent à récupérer des documents qui allaient être leakés pour le meilleur hacker du coin, ils sont trop forts. Cela leur permet d’obtenir un « TrumanProtocal.jpg » (ce titre ne s’invente pas, sérieusement, j’ai ri), une photo de la signature de tous les présidents. Passionnant… en tout cas, suffisamment pour que Shepard demande à ce que Kurt soit tué. Normal la meuf, elle le protège toute la saison, il obtient une photo et elle veut le tuer. C’est d’une logique…

Et puis surtout, l’épisode introduit une hacker totalement cinglée qui organise ce jeu de piste géant avec des documents confidentiels… mais à la fin, tout le monde s’en tape. Weller et Jane récupèrent leurs infos et se barrent, laissant une dizaine de hackers/meurtriers continuer leur journée pépère. C’est un peu étrange quand même.

Autrement, l’épisode se concentre sur Read qui se remet de son trauma comme si de rien n’était, parce que voir sa cassette a suffi à lui faire surmonter ça. C’est d’une logique qui m’échappe un peu : je veux bien qu’il y ait un fond de vérité, mais c’est un peu trop radical. Surtout pour un personnage tombé dans la drogue.

Son amitié avec Tasha est toujours beaucoup trop cool (n’en déplaise à Ludo) mais est un peu trop précipitée à mon goût. On sent qu’il n’avait pas trop le temps de la développer dans cet épisode, mais qu’il fallait passer définitivement l’étape de la réconciliation avant que Tasha soit dans la merde à son tour.

En effet, celle-ci finit l’épisode en se faisant arrêter, probablement pour avoir obstrué une enquête en cours, ce qui est, comme d’habitude, beaucoup trop suggéré à coups de flashbacks ; comme tout le reste des infos se suivant sur plusieurs épisodes. Enfin, les flashbacks sont une bonne chose, le problème, c’est leur traitement où le personnage apprend une information, s’en souvient en flashback, puis répète à son tour la même information. J’ai l’impression d’avoir le cerveau martelé, quoi.

Enfin bon, c’était déjà comme ça en saison 1, on va dire que c’est le style de la série qui veut ça.

20.pngÉpisode 20 – In Words, Drown I – 14/20
You think I weigh as much as a fridge?

Tasha se retrouve en prison et la tenue orange lui va bien au teint si vous voulez mon avis (comme ça, vous ne le voulez pas ?). Patterson, de son côté, passe tout son temps à bosser et ne rentre plus chez elle. C’est malin comme évolution, elle passe son épisode à s’énerver sur son équipe et la technologie.

Un flashback avec filtre bleu dégueulasse (ils les aiment ces filtres) nous apprend que Tasha est en fait en mission sous couverture pour s’approcher d’une nana, Devon, qui a un lien avec Shepard. Wah. Je dois avouer qu’ils m’ont eu par surprise sur ce coup-là, mais c’est aussi l’un des twists les plus nazes des deux saisons de la série !

Le lien s’avère encore mieux que prévu : c’est la petite amie d’un membre important du réseau de Shepard. Partant de là, Zapata fait tout ce qu’elle peut pour obtenir un maximum d’informations… y compris et surtout aider Devon à s’évader. Bienvenue dans Prison Break les gars, ça faisait longtemps. Bon, et y a pas photo, si je préfère être aidé par Zapata à m’évader, je crois que Michael fait mieux le job. En même temps, avec le FBI, ça paraît bien facile, alors pourquoi pas.

Tellement facile que Tasha se fait avoir comme une merde ensuite, reconnue tout de suite par Parker, le mec de Devon. C’est ridicule, prévisible et franchement pas pro. C’est à croire qu’ils n’ont jamais vu aucun film d’action de leur vie. Et ça vient de moi, ce n’est pas non plus comme si j’en regardais souvent.

Bon, peu importe. Nos super-héros parviennent à arrêter les super pas beaux sans aucun problème après une ou deux scènes d’action plutôt bien réussies. Bon, en conclusion, Devon n’a aucun info et Tyler décide de ne rien dire, ce qui énerve encore un peu plus Tasha, et moi avec. L’écriture est franchement moyenne cette semaine, on n’avance pas spécialement et il y a beaucoup de pistes non exploitées je trouve.

Roman quant à lui culpabilise de ne pas avoir dit la vérité sur son souvenir à Keller. Jane décide alors que le moment est venu de dire la vérité à Kurt sur la mort de la mère de Taylor. Allez comprendre pourquoi maintenant est le bon moment, mais apparemment ça l’est et en plus, elle avoue avoir menti. OK ? Bon, les scénaristes voulaient se garder cette carte pour plus tard quoi.

Keller se la joue petit rageux avec Roman, puis parle sentiments bien dégoulinants de larmes avec Jane ensuite, au beau milieu de la mission de la semaine. La toute fin les voit réconciliés, c’est mignon tout plein. Et puis, Jane rentre chez elle et s’occupe de son frère qui s’est coupé le doigt. Cela suffit à ce qu’il se rappelle que c’est Jane qui lui a effacé la mémoire. Oui, oui, juste parce qu’elle lui met un pansement. J’abandonne la logique hein, ça fait un excellent cliffhanger où il se saisit d’un couteau pour l’attaquer.

Oh et cette scène suit celle où Tasha chez Reade (fallait bien qu’il apparaisse, j’imagine) décider de se rebeller contre l’autorité, une nouvelle fois. Bon, ben au moins, les pistes pour la fin de saison sont sympathiques, on va dire.

vlcsnap-2017-05-14-21h11m41s861.pngÉpisode 21 – Mom – 17/20
The more I remember, the more I hate you.

Hop, on reprend là où la série s’était arrêtée la semaine dernière. Roman récupère ses souvenirs et est énervé après sa sœur. Il finit par se retrouver en cellule, comme lors de la moitié de la saison. Putain, ça doit être sacrément chiant pour l’acteur de se retrouver de nouveau à passer ses journées dans cette pièce en pyjama. Bon, en même temps, c’est confortable comme costume de travail. Jane tente de communiquer avec lui, mais elle se trouve face à un mur.

Reade décide de quitter l’agence pour aller bosser à Quantico. Non, pas la série, mais bon, c’était drôle à entendre et voir quand même. Tasha le vit assez mal, mais elle est assez heureuse de trouver de quoi interroger le méchant de la semaine dernière. Grâce à ça, Weller et Jane découvrent que les locaux du FBI sont ENCORE pris pour cible cette semaine. Les préparatifs des terroristes sont meilleurs que d’habitude avec une reconstitution des bureaux par Sandstorm, mais bon, on ne va nulle part de nouveau ou d’original avec ça, leurs bureaux étant attaqués tous les quatre ou cinq épisodes (et encore, je suis large).

En plus, faut qu’on m’explique comment un bâtiment fédéral entier peut être privé de toutes ses liaisons avec l’extérieur pendant plusieurs minutes (puisque ni Jane, ni Weller n’arrivent à les appeler) alors que moi, je m’aperçois des bugs du wifi du Ouibus dans lequel je regarde cet épisode au bout de trente secondes. Sérieusement, quoi.

L’attaque est tout sauf bien préparée, puisque le bâtiment est partiellement évacué pour les laisser entrer (ça OK c’est parfait comme plan), mais ils se retrouvent du coup face à des hommes armés quand ils viennent pour prendre le pouvoir. Bon, bien sûr, ça fonctionne pour Sandstorm puisqu’il n’a pas l’air bien dur quand on regarde cette série. Il suffit d’attendre que Patterson prenne un jour de congé, en gros. En effet, durant tout l’épisode, c’est elle qui fait tout le boulot pour ralentir les terroristes, et elle le fait bien avec juste un peu d’aide de Tasha et Read qui était venu voir sa psy.

Sheperd retrouve Roman et le libère. Mouais. Vu qu’il a tous ses souvenirs, il y a de grandes chances que les plus récents soient ceux qui dominent malgré tout, Sheperd ! Elle enchaîne les erreurs tactiques évidentes, ça manque de logique.

En toute logique aussi, Weller et Jane se retrouvent à tenter d’entrer dans le bâtiment… Sans leur équipe, avec qui ils étaient pourtant jusque-là. Enfin bon, ils tombent directement sur une bombe, qu’ils désarment sans problème, alors tout va bien. C’est dans l’ensemble trop prévisible, mais bien rythmé, ce qui fait que j’ai mal vécu certaines choses, à commencer par Tasha qui se prend une balle. C’était couru d’avance quand ils sont sortis de leur planque que l’un des deux allait se prendre une balle. Je suis plus sanglant qu’eux encore, je m’attendais à ce que Tasha ou Read (c’est vrai, je ne savais pas lequel) se prenne une balle dans la tête. Au moins, ici, les personnages importants survivent. Certes, Tasha est à l’hôpital, mais bon, elle est en vie, elle sera juste clouée au lit pour le final quoi.

Sheperd déclare sa victoire face caméra, Jane et Weller s’embrassent, et hop, tout devrait être terminé là si nous étions n’importe quelle semaine de l’année. Comme nous ne sommes pas n’importe quelle semaine néanmoins, la série propose une révélation de taille qui va tout changer : les COGS que Sheperd voulait neutraliser ne sont autres que des directeurs bien placés d’agences du gouvernement, chargés de remplacer le gouvernement en cas d’attaque. La phase 2 commence et les attentats déjoués de Sheperd durant ces quarante minutes n’étaient qu’un leurre. Et voilà.

N’empêche que pour un épisode précédant une fin de saison, c’était mouvementé. Cela nous fait une double partie plus qu’autre chose et c’est très frustrant de ne pas avoir tout de suite la fin. J’ai trouvé que cet épisode ne proposait pas beaucoup de surprises dans sa construction, enchaînant des scènes très prévisibles et ignorant des failles énormes dans le scénario. Toutefois, c’est précisément parce qu’il rentre parfaitement dans les codes habituels de la fin de saison qu’il réussit à me fixer à mon siège, en particulier sur la fin. Les scènes de fusillade sont toujours réussies dans cette série, la balle de Tasha reste un choc même si elle est moins violente que prévu (je vous jure, je m’attendais à une copie d’une scène bien connue de la fin de saison 2 d’NCIS) et les révélations finales sont excellentes, à coup de flashbacks et de compréhension de Weller. Pour une fois qu’il arrive à calculer 2+2, ça fait plaisir et ça solidifie vraiment le tout.

On termine sur ce qui est censé être une bonne nouvelle, la série aura une saison 3. J’espère malgré tout qu’il s’agira d’une saison conclusive, car l’histoire va rapidement tourner en boucle maintenant. Déjà que ce n’est pas toujours passionnant… Enfin bon, la chaîne semble passer pareil, parce que la série sera diffusée le vendredi soir, aussi appelée « case de la mort » tellement les audiences sont souvent catastrophiques le vendredi et les séries annulées faute de public… Bon, moi, perso, ça m’arrange, parce que je regardais souvent cette série le samedi de toute manière (et qu’une annulation ne serait pas une grosse perte, si les scénaristes ont le temps de proposer une fin).

Capture d'écran 2017-05-18 17.09.02.pngÉpisode 22 – Lepers Repel – 17/20
So all tatoos are leading to this?

Nous voici parti pour la phase 2 de Sandstorm, Weller comprenant que Sheperd a réussi à manipuler la création du groupe COGGS grâce aux tatouages. Assez rapidement, il arrive à convaincre Keaton (de la CIA) qu’ils sont manipulés par Sandstorm. Les deux travaillent en équipe contre les « gentils », quitte à en tuer un, pour s’enfuir.

Pendant ce temps, Jane rencontre la remplaçante de Weller, Eleanor Hirst. Elle lui propose de s’enfuir du FBI une fois toute cette histoire terminée, ce que lui conseille également Patterson. Tout cela sent bon la fin de série, surtout que Patterson résume un futur bien morose pour l’équipe qui est vouée à se séparer à la fin des manigances de Sandstorm. J’imagine dès lors que le cliffhanger sera très déconnecté du reste de l’histoire, pour repartir sur quelque chose de nouveau en saison 3.

De son côté, Tasha est en vie et à fond. Lorsqu’elle comprend, au téléphone avec Read, qu’elle rate une bonne part du boulot, elle s’échappe de l’hôpital. Mais oui, mais bien sûr, grosse crédibilité, perso après mes dents de sagesse, j’étais K.O pour la journée, elle, elle se fait exploser la poitrine mais elle revient au taf le lendemain. Ah ces ricains, toujours superpuissants, c’est dingue ! Tasha se voit également proposer un job en bossant pour le reste de l’épisode avec Keaton qui souhaite la voir rejoindre la CIA. Hmm.

Pour ne pas changer, tout cet épisode repose sur les talents de Patterson. C’est elle qui fait tout le travail déductif pendant l’épisode, comprenant que Sheperd veut éradiquer la côte est des États-Unis, rien que ça, et que pour l’en empêcher, elle doit hacker un satellite depuis l’espace, normal.

Kurt & Jane se lancent sur la piste de Sheperd pendant que Patterson se met au travail. Sheperd bosse avec son fils, repassé du côté des méchants et chargé de tuer des policiers. Moui, c’est un peu bâclé son changement de camp de la semaine dernière quand même.

Sheperd est rapidement prise en embuscade par Kurt & Jane (et une bonne douzaine de figurants). Elle compte sur ses hommes pour fusiller nos gentils, ce qui lui permet de reprendre le dessus un temps face à Jane. De manière très prévisible, ça ne dure pas et elle se fait enfin arrêter. Oui… mais c’est bien sûr trop tard, car nous ne sommes qu’à la moitié de l’épisode. Il est trop tard : Patterson n’a pas réussi à finir de hacker le satellite, ils ont donc trente minutes pour faire quelque chose.

Jane et Kurt se lancent dans une mission suicide qui consiste à éloigner l’ambulance de Sheperd de la ville, tout en retrouvant la puce qui indique au missile devant détruire la côte où aller. Normal. Ils parviennent bien vite à sortir de la ville, ça m’impressionne quand je vois le temps que je mets à sortir de Paris en voiture, mais bon. Malheureusement pour eux, Roman n’a pas dit son dernier mot et sort de nulle part pour percuter l’ambulance.

Bam. Tout le monde survit à ce joli accident de la route sans trop de mal, Roman et Jane enchaînant sur un petit combat comme si de rien n’était. Là encore, j’aimerais bien être aussi forts qu’eux hein, au-delà du physique qui s’entraîne après tout, ils sont sacrément résistants dans cette famille.

À l’arrière de l’ambulance, c’est pareil. Kurt a enfin compris que ce qu’il cherche a été manger par Sheperd. Pour désamorcer la puce, il décide donc de se servir d’un défibrillateur. Une chance qu’ils soient dans l’ambulance. J’ai trouvé intéressant et bien amené cette solution, même si là encore, ils vont trop loin. Sheperd survit à plusieurs coups de défibrillateur à la suite. Faut être surhumain pour que son cœur ne s’arrête pas, mais cela lui permet d’être (justement) arrêtée, emprisonnée et remise aux mains de… Nas. OK. Je ne vois pas bien à quoi sert le retour de Nas, je m’attendais à quelque chose de plus utile (car oui, j’espérais bien la revoir dans cet épisode, quand même).

Voilà donc comment se termine l’intrigue Sandstorm, Sheperd arrêtée, Roman en fuite car Jane refuse de lui tirer dessus et Kurt disant « je t’aime » à Jane, au cas où la série soit annulée (il faut bien dire ce qui est). Patterson entre en pleine dépression (ou plutôt se la poursuit) mais Tasha & Reade sont là pour lui rappeler qu’ils sont de la même famille. On notera que Tasha reprend l’alcool comme si de rien n’était alors que, bon, après son opération, laissez tomber, c’est juste pas possible avec la masse de médocs qu’elle doit avoir.

Je sais. « C’est une série ». Mais quand même, ça n’excuse pas tout, quand on raconte une histoire, on essaye de bien la raconter. Or, il n’y a pas toujours pas de grosse crédibilité et des intrigues sont vraiment laissés en plan (la dépression express de Patterson ou toute l’intrigue Roman quoi !) dans ce final, je suis un peu déçu.

Pour ne rien arranger, la série propose un saut dans le temps de deux ans qui voit Jane chez les maîtres des Avatars (le dessin-animé, pas le film de Cameron). Elle semble être là depuis un moment, mais Kurt parvient enfin à la retrouver. Il porte toujours sa bague de mariage (avec Jane ou la précédente ?) mais il a surtout une mission à proposer à Jane.

Read, Patterson et Tasha ont été enlevés… et quelqu’un s’amuse à faire travailler Jane & Kurt ensemble de force pour les retrouver, rendant fluorescent les tatouages de madame. Bref, tout n’est pas terminé du côté des tatouages. Cela paraît carrément tiré par les cheveux, mais force est de reconnaître que ça m’intrigue. La perspective de la saison 3 où il faut retrouver l’équipe ne m’enchante guère (je suis là pour l’équipe, si on ne les voit pas, ça va me gaver), mais en même temps, je suis pris dans ce nouveau mystère qui fonctionne plutôt bien.

Capture d'écran 2017-05-18 17.07.28.png

EN BREF – La saison 2 de Blindspot a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant croire à un renouveau véritablement passionnant. Malheureusement, le rythme du premier épisode n’a pas pu être tenu par la suite de la saison, certains épisodes étant même tellement mal filmés que j’ai fini par avoir le mal de mer devant la série.

N’étant pas fan des séries de type procedural, je savais à quoi je m’exposais en regardant cette série. La trame de fond me plaît bien, mais trop souvent elle n’est qu’accessoire dans les épisodes et finit par éclater au grand jour dans une scène qui balance toutes les infos en trente secondes après des heures d’attente. En soi, la saison n’est pas mauvaise, mais elle a du mal à être plus qu’un simple divertissement de seconde zone. J’aime beaucoup la regarder dans le train, parce que je peux me permettre de décrocher un peu sans avoir l’impression de rater des choses exceptionnelles.

Il faut dire ce qui est, je regarde par habitude plus que par curiosité et, si j’aime bien, je pourrais m’en passer. Le renouvellement est certes une bonne nouvelle, mais ça ne m’aurait pas dérangé de dégager un peu de temps dans un emploi du temps de septembre chargé (j’en reparle bientôt dans un article, je pense) !

Côté casting, c’est toujours aussi bon, avec quasiment que des acteurs que j’apprécie, à l’exception… de l’interprète de Kurt. Le pauvre n’est pas aidé par son personnage, hyper cliché et très insipide, sans grande originalité. C’est finalement ce que je reproche le plus à la série : ces héros sont des stéréotypes, mais ils n’ont pas l’intention d’aller fouiller plus loin de toute manière, puisque c’est un procedural.

Grosso modo, j’ai trouvé cette saison 2 un peu moins bonne que la première, mais elle était sûrement meilleure. En saison 1, je n’attendais rien et j’ai été surpris par l’arc final qui était excellent. En saison 2, j’en attendais de toute évidence trop d’une série qui ne mise pas sur son originalité pour attirer des téléspectateurs.

Cela leur porte préjudice : oui, la série est renouvelée, mais elle est très mal placée dans le calendrier des diffusions. Il y a fort à parier que la saison 3 sera la dernière, surtout que le saut dans le temps lance une nouvelle intrigue qui n’attirera pas forcément les foules.

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

 

 

 

 

 

 

 

Atlanta (S01)

Spoilers 1×04

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.

Ci-dessous le reste de l’article sur cette saison, écrit semaine après semaine.

Avis : J’ai raté le début d’Atlanta ! Qu’à cela ne tienne, me voilà et je rattrape vite fait bien fait ces deux premiers épisodes de 25 minutes chacun. Je pensais que ce serait une série d’une heure, donc je dois dire que ça m’arrange bien que ce soit si court, même si c’est par ailleurs frustrant.

Alors je vous vois venir, si vous avez cliqué sur ce lien, c’est pour deux raisons : soit vous connaissez déjà et du coup vous êtes juste curieux de ce que je peux bien avoir à en dire, auquel cas vous êtes bons pour passer direct à la critique des épisodes ci-dessous, soit vous n’en avez jamais entendu parlé et vous vous demandez simplement ce que c’est que cette série…

Bienvenue au club ! Je n’en ai pas la moindre idée ! Je n’en ai vu que la bande-annonce des personnages regardant la télé, diffusé il y a quelques mois maintenant et je m’étais dit qu’un tel trailer était culotté. Rien que pour ça, j’espère qu’ils auront une partie de mon humour. L’autre truc qui m’a archi-convaincu que je devais tester, c’est la présence de Donald Glover, alias Childish Gambino, alias j’arrête-de-jouer-dans-Community-pour-percer-dans-la-musique-mais-finalement-je-me-retrouve-dans-une-autre-série-un-an-après-la-fin-de-Community-#andamovie. Donc voilà, c’est Troy et même si Abed n’est pas là, je me dois de regarder, pas vrai ?

En plus, Alison Brie a tweeté qu’elle adorait et mon âme de fan n’a pas pu s’empêcher de trouver ça trop cool qu’ils soient encore amis. Sans beaucoup plus de renseignement, je me suis donc plongé dans les premiers épisodes, dont voici tout de suite ma critique !

 01.pngÉpisode 1 – The Big Bang – 14/20
Yeah man, rap is D-E-D. Ded.

Ok QUOI? Je croyais que c’était une comédie, c’est quoi ce début ? Je sais qu’on est sur FX, mais je m’attendais pas à un tel début, qui commence donc par une altercation qui se finit en coup de feu. Les USA, donc. Bon, il m’a donc fallu près de cinq minutes pour rire et je ne suis donc pas tout à fait sûr de me sentir devant une comédie, mais j’ai tout de même rapidement accroché puisqu’on suit quasi-exclusivement la vie d’Earn, c’est-à-dire Donald Glover, c’est-à-dire la raison de ma présence ici. L’humour est disséminé juste assez savamment pour provoquer le sourire de temps à autres. Bon, c’est particulier, définitivement pas ce que je regarde habituellement avec une ambiance beaucoup plus portée rap et jurons raciaux. Rien qui me transporte pour l’instant, mais je crois que je vais avoir Paper Boi en tête pendant un long moment. Je ne suis pas un grand fan des épisodes en structure de flashback qui te montre la fin et passe le reste du temps à en arriver là et je trouve que ça fait mauvais effet sur un pilot. Franchement, ça m’aurait tout autant surpris en conclusion d’épisode. J’imagine qu’ils avaient peur que le public ne resterait pas sans ça.

02Épisode 2 – Streets on Lock – 13/20
I fucking hate this place, man.

Earn et son cousin, Paper Boi, se sont donc fait arrêter après le coup de feu. Le vrai problème du pilot était qu’il ne définissait pas vraiment l’intérêt de la série et ça se ressent dans ce second épisode qui continue d’errer sans trop savoir ce qu’il nous montre. Certes, ça fait facilement écho à la situation du personnage principal lui aussi en pleine errance, mais c’est un peu bizarre comme lancement, surtout que je ne me suis pas renseigné sur la série avant. La comédie a certes ses personnages principaux, mais j’ai un peu de mal à voir les tenants et les aboutissants. À défaut d’être bien trouvée, la critique sur le racisme policier et carcéral était assez bien menée et est toujours nécessaire. J’ai malgré tout préféré la célébrité nouvelle de Paper Boi, c’était un peu plus accrocheur et léger. Bon, je suis très mitigé sur la série pour l’instant, il me manque un vrai point d’accroche je trouve. À voir par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Go for Broke – 14/20
My name is “12 years a slave”. The slave.

La prison a disparu du paysage avec l’épisode 2, ce qui nous laisse la perspective de suivre un Earn complétement fauché – et j’entends par là plus que moi – à travers une double journée forcément pas facile. Cet épisode m’a fait un peu plus rire avec sa scène totalement absurde de fast-food, mais pour le reste, je continue à y trouver des coupes étranges, des transitions pas franchement compréhensibles et, heureusement, une bonne vibe rap par derrière. C’est la seule chose qui me fait rester, son côté décalé par rapport à ce que je regarde d’habitude, mais j’ai pas encore le matériel pour m’attacher aux personnages et c’est un peu décevant niveau humour par rapport à ce que j’en attendais/ce que j’avais lu comme réactions dessus. J’ai malgré tout apprécié les scènes avec Vanessa qui étaient fun, mais pas du tout capté l’intrigue autour de l’interprète de Paper Boi (dont j’ai pas encore retenu le nom). Bref, toujours pas convaincu après trois épisodes, je suis toujours aussi perdu devant Atlanta. C’est peut-être ce qui fera sa force à long terme, si je veux rester optimiste.

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.

That ’70s show (S06)

Avis : Après une saison 4 un peu trop lente et une saison 5 un peu trop géniale, je ne pouvais qu’enchaîner sur la six avec tout un tas d’espoir. L’avantage de Netflix, c’est que 12 secondes suffisent pour passer de l’une à l’autre.

Je ne sais pas trop quoi attendre de cette saison sinon de nouveaux changements : le diplôme est passé, Fez est marié, Donna et Eric se sont installés ensemble. Il est peu probable de les voir aller à la même université et cela va compromettre automatiquement la dynamique de base de la série, je suis curieux de voir comment tout cela va être géré.

Il y a de toute évidence un univers de possibilités offert et c’est aussi pour ça que je n’ai pas traîné à lancer la suite.

Note moyenne de la saison : 16/20

s052
On partait donc de là…

Épisode 1 – The Kids Are Alright – 19/20
I’m married to Eric’s slutty sister.

L’épisode démarre avant même que l’été ne soit passé. Donna & Eric ne vivent pas encore ensemble, Jackie n’a pas encore choisi entre ses deux prétendants et Laurie est partie en lune de miel sans Fez… et s’est fait une jolie chirurgie esthétique de visage (je déconne, ils ont juste changé d’actrice et je suis trop triste). Jackie choisit finalement Steven, mais celui-ci est passé à autre chose, ce qui nous amène à Jackie fantasmant une scène de Grease avec lui. Eric en arrive à l’horrible conclusion qu’il doit rester chez ses parents quand il se rend compte que ceux-ci ne peuvent pas gérer les conséquences de la crise cardiaque de son père. Donna s’en ira donc seule bien que les deux soient toujours amoureux. La saison part sur une base très prometteuse avec cet épisode qui développe bien les personnages dans de nouvelles directions.

Épisode 2 – Join Together – 16/20
It’s gonna be so hard going to college without you.

Jackie tente désespérément d’attirer l’attention de Steven pour se remettre avec et wow, ça en fait de la nudité d’un coup. Donna et Eric, d’ailleurs, n’arrêtent plus de coucher ensemble pour en profiter avant le départ de celle-ci alors que Fez tente désespérément de trouver un moyen de coucher à nouveau avec Laurie (ils ont au moins choisi une actrice qui ressemble vraiment beaucoup à la première dans les mimiques). Kelso quant à lui décide de mettre Jackie et Steven ensemble, juste parce que. Et alléluia, contre toute attente ça fonctionne. Enfin, Red n’assume pas trop ses sentiments envers son fils et ne sait pas comment le remercier, ce qui créé de nouvelles tensions peu problématiques dans l’ensemble.

Épisode 3 – Magic Bus – 18/20
Happy birthday, dumbass.

Donna se barre à l’université le jour de l’anniversaire d’Eric. Bim. Sans surprise, celui-ci a du mal à la laisser partir, d’autant que ses parents ont d’autres problèmes à gérer que célébrer sa naissance, à commencer par la reprise de leurs activités nocturnes. C’est bien pour ça qu’ils ne lui préparent pas de surprise et comme ce n’est pas suffisant, elle lui avoue devant tout le gang. Difficile journée pour Eric qui commence par un réveil gueule de bois en robe et se termine par le départ de Donna… qui reste avec lui.

Épisode 4 – The Acid Queen – 14/20
Do I know you?

Kelso a couché avec une fille à un concert et il la retrouve, mais elle nie totalement les faits. Steven a le malheur de dire devant Jackie que Brooke, cette fille qui est en fait une amie de Donna, est canon. Évidemment, Jackie s’énerve, mais pas autant que Kelso qui craint que le Secret Hot Girl Club lui résiste désormais. Jackie récupère son pouvoir de contrôle sur Hyde en lui concédant une petite victoire grâce aux bons conseils de Kitty et Kelso n’arrive pas à se débrouiller de Brooke, qui finit par reconnaître avoir couché avec lui… parce qu’elle est enceinte.

Épisode 5 – I’m Free – 16/20
I’m sorry I just don’t want you to be the father of my child

Évidemment, quelqu’un vient vérifier l’authenticité du mariage de Fez tandis que Kelso ignore totalement la grossesse de Brooke, car c’est ce qu’il fait de mieux, mais ce n’est pas au goût de Jackie et Donna. Cela dit, ça va très bien à Brooke qui le libère de ses obligations, sauf que Kelso s’inquiète quand même au grand désespoir de la mère de son futur enfant. Quant à Fez, l’intrigue de l’immigration est géniale et permet de bonnes blagues et quiproquos.

Épisode 6 – We’re Not Gonna Take It – 14/20
It’s okay the guy from last night was married too.

Bob se fait larguer et Eric se fait alors virer par Joanne. Du coup, Kelso et Eric se battent pour obtenir le même travail dans le but de soutenir leur famille respective, même si celle de Kelso est en cours de construction. Le job est un job de serveur à l’hôtel où travaille déjà Kelso et Hyde, c’est donc parfait pour compliquer encore un peu le tout et permettre une compétition vite expédiée par le talent d’Eric. Du côté de Fez/Laurie, c’est en route vers le divorce qu’ils apprennent que Kitty a prévenu la famille. C’est une pluie de cadeaux de mariage qui s’abat sur eux tandis qu’Eric et Kelso parviennent à obtenir tous les deux un poste de serveur.

Épisode 7 – Christmas – 15/20
Bitchiness is the only language cheerleaders understand

Sobrement intitulé Christmas, cet épisode n’est rien d’autre qu’un épisode de… Noël ! Je sais, c’est incroyable. Kelso continue d’harceler Brooke sur son lieu de travail pour lui prouver qu’il peut être un bon père et la fête de Noël de leur ancien lycée occupe toute la bande, surtout Jackie qui veut récupérer son poste de cheerleader. Les mecs se sentent cools maintenant qu’ils ne sont plus au lycée, au point qu’Eric oublie d’aller chercher Donna (encore). De son côté, Red joue au père Noël, ce qui est la pire des idées (et donc la meilleure d’un point de vue scénaristique). La fin de l’épisode est sympa et donne envie d’être en décembre, ça un vrai côté Noël.

Épisode 8 – I’m a Boy – 13/20
You’ve got to understand: I’m the man of the house.

Eric passe ses journées à dormir pour soit disant rattraper sa fatigue du boulot, mais il en abuse un peu. Cela lui permet de se défiler d’autres tâches et c’est à Fez de conduire Red à ses rendez-vous. De son côté, Kelso continue de draguer Brooke et lui propose un rencard, qui se transforme en double-rencard avec Jackie et Hyde. C’est sûr que c’est une idée catastrophique rien que sur le papier, donc c’est parfait venant de Kelso. L’épisode est sympa, mais j’ai un peu décroché devant, il est cool de voir la situation Brooke/Michael évoluer vers une pseudo romance. Oh, et Eric pose une date pour le mariage, donc ça c’est fait.

Épisode 9 – Young Man Blues – 15/20
Why? You’re watching me living my life. It’s better than a movie.

Kelso intègre la police, enfin ! Il était temps que la série avance de ce point de vue-là, car les personnages semblent coincés à jamais dans le sous-sol des Forman et c’est un peu dommage bien que compréhensible de voir la série s’encroûter et se fermer des portes. De son côté, Jackie se retrouve à jouer les grandes sœurs pour une gamine, Colette, assez insupportable. Enfin, Eric se retrouve à travailler la plomberie de la maison et tous ce qu’il y a à réparer car Red ne peut pas le faire pour son cœur. Les situations de base se mêlent assez bien les unes aux autres et ça donne un épisode marrant !

Épisode 10 – A Legal Latter – 13/20
Yeah! Michael’s the look, Steven’s the brain and you… Your house have food.

Kelso devient paranoïaque car il a peur d’être le larbin de sa classe à l’école de police ce qui l’amène à entrer par effraction dedans pour vérifier si c’est le cas ou pas. Stupide Kelso, comme d’habitude. Fez s’apprête à passer les tests pour avoir sa green card et c’est Red qui l’entraîne en lui apprenant l’histoire des États-Unis. Tout cela est bien drôle mais ça ne sert à rien car il s’autodétruit tout seul en draguant l’employée malgré son mariage. Il finit par l’avoir malgré tout et du coup l’épisode est drôle mais pas des plus crédibles.

Épisode 11 – I Can See for Miles – 14/20
Don’t you think it’s a little odd for a man to give pair of shoes to another man.

Red reçoit une paire de chaussure de Bob, ce qui lance une intrigue un peu étrange et pas si drôle sur les complexes de Red. Donna et Eric préparent leur mariage, Kelso continue sa relation avec Brooke qui a désormais un bon baby bump. Je m’attendais à voir cette intrigue avortée par une fausse couche (oh ce mauvais jeu de mots, désolé) et je suis surpris de voir que ça a tendance à s’installer sur la durée. Enfin, Jackie redécore la chambre de Steven en rose sans comprendre que ça ne lui plaise pas. C’est vrai, il est si difficile ! Pourtant, lui comme Red se font à ses nouveaux cadeaux. Eric et Donna volent le van de Kelso et le crashent sans même s’en rendre compte, ce qui lui créé bien des ennuis avec Brooke. L’épisode remonte un peu le niveau par rapport au précédent, mais on n’avance pas trop et les blagues sont pas des plus drôles.

Épisode 12 – Sally Simpson – 16/20
I love things that makes a lot of noise: guns and boys.

ALYSON HANNIGAN! Meilleure guest-star possible pour me remotiver après une série d’épisodes un peu moins bons. Dans celui-ci, Red est encore stressé et les médecins envoient un expert vérifier chez les Forman ce qui peut bien provoquer ses problèmes de tension. Et il y installe une caméra, ce qui donne l’occasion de jolis plans. Kelso quant à lui essaye de faire en sorte que Suzy, une amie de l’école de police, finisse avec Fez. J’avoue que je ne peux que comprendre Fez quand il dit que c’est la femme qu’il a cherché toute sa vie, car elle est fun (bon un peu trop porté sur les armes, j’avoue)… Pas de chance : elle est sur Kelso. L’épisode se termine sur un Fez énervé après Kelso, ce qui est plus ou moins un cliffhanger.

Épisode 13 – Won’t Get Fooled Again – 16/20
I don’t want to hurt animals, just people.

Alyson Hannigan est toujours là ! J’avais totalement oublié qu’elle avait passé un bout de temps post-Buffy à être guest-star partout. Donna a oublié de prendre sa pilule et Fez boude toujours Kelso, que Suzy aime toujours autant quant à elle. Comme ce sont les années 70, Donna se pense enceinte et ne peut y faire grand-chose, ce qui ramène un vieux conflit sur le devant de la scène : Eric l’imagine rester à la maison parce qu’elle sera maman et ça ne lui plaît pas. Évidemment, elle n’est pas enceinte et évidemment, Fez et Kelso se réconcilient en se dénonçant l’un l’autre comme marié/futur papa auprès d’une Suzy évidemment révoltée.

Épisode 14 – Baby Don’t You Do It – 16/20
Well, see, you don’t do the do/don’t thing if you don’t have problems, which you do.

Suite à leur peur de l’épisode précédent concernant une grossesse possible de Donna, les parents décident que leurs enfants ont besoin de conseils religieux avant leur mariage, ce qui bizarrement n’enchante vraiment pas Eric et Donna. Par ailleurs, Kelso ne réussit pas brillamment ses études à l’école de police et le cache à Brooke qu’il veut impressionner. Le plus drôle reste la fin où Donna décide de ne plus avoir de relations sexuelles avant le mariage pour en faire un jour spécial. L’idée est bonne… et nous renvoie des saisons en arrière où Eric va être en manque et blablabla.

Épisode 15 – Who Are You ? – 16/20
 Your mom called last Tuesday.

Bon, ça ne manque pas : Eric est en manque et il est insupportable à nouveau alors que la mère de Jackie est de retour en ville grâce à l’aide de Bob, qu’elle drague avec excessivité. Red n’est pas franchement mieux et en craque pour cette Pam sortie de nulle part avec son bronzage mexicain, et je ne peux qu’être du côté de Jackie pour une fois. Quant à Kelso, il est muté dans une nouvelle école de police après avoir enflammé la précédente, mais il décide de rester par peur de partir et soi-disant pour Brooke alors qu’il est simplement nostalgique avant même le départ et craintif de ne pas se faire d’amis. Pourtant, l’épisode s’achève sur son départ dans cette nouvelle école et laisse en plan l’intrigue Bob/Pam, qui promet donc de servir encore quelques autres épisodes après cette scène de jacuzzi digne de Loft Story et Loana.

Épisode 16 – Man with Money – 15/20
Oh I’m sorry I said you smell like booze from a mile away

La mère de Jackie continue à attirer tous les mecs dans ses filets : Red, Eric, Steven, Kelso et bien sûr Bob sont à ses pieds et font bien exprès de s’habiller sur leur 31 quand les Forman font une fête. Donna et Jackie décident quant à elles de séparer Bob et Pam. Il n’aura pas fallu bien longtemps à Pam pour s’imposer comme un excellent personnage pour la série. Elle redynamise surtout le couple Kitty/Red, avec la machine mesurant le cœur de Red qui s’emballe chaque fois qu’il voit Pam… ou plutôt Bob, en fait, comme le révèle la fin (prévisible) de l’épisode où ce dernier réaffirme son autorité sur sa fille et sa relation avec Pam.

Épisode 17 – Happy Jack – 14/20
Why don’t you just do it at the bus station like the others degenerate?

Donna (et Jackie) surprend Eric en train de se masturber après avoir regardé des photos de Pam en bikini. Je vous l’avais dit que ça allait être insupportable de le voir priver de relations à Donna ! Cette dernière se précipite vers Kitty pour avoir des conseils, comme d’habitude. Malheureusement pour eux, Hyde et Fez ratent la situation qui se dégénère en rendant visite à un Kelso moustachu à l’école de police. Et oui, celui-ci a beaucoup changé et en arrive même à confisquer la drogue de ses amis qui, pour se venger, décide de le raser à la Hitler. De bonnes blagues, mais des longueurs dans cet épisode qui manque parfois de crédibilité (la relation Donna/Kitty notamment).

Épisode 18 – Do You Think It’s Alright ? – 16/20
Trust me your business is the last place I want to put my nose on

Les préparatifs du mariage de Donna et Eric continuent enfin, il faut bien s’y mettre s’ils veulent que ce soit prêt pour l’épisode final qui approche. Red, lui, se met à lire les livres à l’eau de rose de sa femme et conseille son fils pour lui éviter les interminables achats pour le mariage. Bien vu. Évidemment Donna comprend ce qu’il se passe, grâce à Hyde, et se venge en l’envoyant faire les achats avec Jackie : brillant plan. Et comme rien ne reste secret dans cette maison : Fez révèle à Kitty que Red lit ses livres, mais cela lui convient plutôt bien, vu les conséquences.

Épisode 19 – The Substitute – 17/20
I have the skins of a 25… who smokes.

Seth Green est de retour ! Si ce n’est pas juste parfait si peu de temps après Alyson Hannigan. Tant que je suis dans les commentaires de casting… Y a moyen que Kelso perde sa barbe ? Bon. Pam refuse l’invitation de Bob à s’installer chez lui en révélant qu’elle voit en fait quelqu’un d’autre. Sur les bons conseils de Jackie, elle change d’avis et s’installe finalement avec. Mitch squatte le groupe, drague Donna, l’embrasse et s’entend à merveille avec les parents d’Eric. Le seul problème, c’est qu’il traîne avec eux grâce à un odieux chantage et Eric tente de s’en débarrasser… Y a pas à dire ces guest-stars sont géniaux et remontent le niveau.

Épisode 20 – Squeeze Box – 18/20
You have the right to remain BURN.

Alors qu’ils l’aident à déménager, Hyde et Red surprennent Pam seins nus et elle s’en fiche pas mal, contrairement à eux qui passent l’épisode à s’en remettre (ou plutôt à ne pas s’en remettre, justement). Eric révèle quant à lui qu’il a eu un flirt avec une fille pendant que Donna sortait avec le frère de Michael. C’est con car Donna voulait bien lui faire l’amour, encore. Mitch comme Kelso, Red et Hyde sont absolument géniaux dans cet épisode et à mourir de rire alors qu’Eric était juste insupportable comme toujours. Le coup des rencards pendant un laps de temps couvert par la série est moyen quand même, mais le reste fonctionne vraiment à merveille et l’intrusion de Mitch dans le groupe est une très bonne chose.

Épisode 21 – 5:15 – 15/20
G.I Jacques… It does exist.

Mitch réussit à avoir Donna comme rencard pour un mariage quand Eric lui interdit de le faire. Tout le monde ou presque s’y retrouve : Jackie s’y rend avec Fez, Mitch avec Donna et Eric fait le service alors que Fez (Ferrari) tente de draguer Rachel Bilson (elle est décidément partout). Pendant ce temps, Red s’est fait installer le câble que Steven détourne pour voir du porno, Kitty invite Kelso et Brooke à un cours sur la natalité. C’est cette dernière intrigue qui s’avère étrangement la plus drôle, même si je continue d’adorer le rôle donné à Seth Green.

Épisode 22 – Sparks – 17/20
You there’s gonna be a time when you’ll look down at that and you will think it’s funny

Red achète un canoé avec l’argent que Kitty gardait pour le cadeau de mariage d’Eric et Eric déchire la robe de mariée de Donna par accident. Bien joué. Sans que les préparatifs n’aient joué une part très importante de la saison, le mariage est effectivement très proche pour ces deux-là et il est sympa de voir enfin quelques intrigues autour du mariage. Le canoé n’a pas besoin de beaucoup de temps pour être le nouveau jeu comique de Kelso, Fez et Hyde. Cependant, cette intrigue n’est pas la meilleure de l’épisode : définitivement, Eric qui détruit étape après étape la robe de Donna est bien plus drôle.

Épisode 23 – My Wife – 16/20
I spent another afternoon in front of the mirror then I realized it was time to get dressed

C’est l’heure de l’enterrement de vie de jeune garçon pour Eric, organisé par Hyde. Jackie n’étant pas le genre à aider les autres, c’est Kitty qui se charge de l’enterrement de vie de jeune fille. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule : Donna propose à Eric de vivre dans une caravane minuscule et lui fait découvrir celle-ci devant tout le groupe. Cela mène à une scène bien drôle de Fez aux toilettes puis à des retrouvailles avec Casey. Les garçons finissent l’épisode dans un strip-club… et les filles aussi, avec la surprise de voir Casey sur scène pour animer le show. Pour la première fois depuis longtemps, Eric parvient à me ramener de son côté en s’inquiétant de son avenir avec Donna qui a toujours voulu partir de Point Place mais décide finalement de s’y rester.

Épisode 24 – Going Mobile – 18/20
Yeah we met. It didn’t go very well.

Sans qu’on ne sache trop comment, nous voilà donc la veille du mariage et Eric n’a pas encore de témoin. Voilà qui est crédible. Bref, peu importe : l’intrigue se centre toujours sur la caravane de Donna et Eric que leurs parents découvrent. De son côté, Kelso rencontre sa belle-mère à coup d’insultes alors que Fez et Hyde essaye de déterminer qui sera le témoin d’Eric. L’épisode est terrifiant car son humour retombe dans deux scènes totalement dramatiques : Kelso qui comprend que Brooke sera plus heureuse à Chicago, Eric qui ne se pointe pas pour le mariage après que les scénaristes nous aient fait croire au départ de Donna, qui a finalement changé d’avis et s’est pointé. Bien, encore un mariage parfait dans une série américaine.

Épisode 25 – The Seeker – 18/20
The wedding is cancelled because Eric is… gay.

Le mariage est donc annulé sans qu’Eric n’ait laissé le moindre message pour Donna et tout le groupe doit gérer cette disparition imprévue. Ça, c’est fait. Midge est de retour pour soutenir sa fille ! Alléluia ! C’est génial de la revoir et elle est toujours aussi drôle. Par ailleurs, Kitty fait une révélation fracassante à Steven : la personne qu’il pensait être son père n’est pas son père et il n’y a bien que Kitty et Jackie pour s’en réjouir. Tout ça ressemble presqu’à un premier épisode de saison tant les dynamiques sont redéfinies d’un coup par cette absence d’Eric. Son retour fait une super scène de pardon de la part de Donna qui ne peut que trop bien comprendre les sentiments de son ex-futur époux. Voilà qui pose tout un tas de piste pour une saison 7 et qui arrive à convaincre de revenir pour plus.

 s06

EN BREF – Cette saison 6 est un peu moins peuplée de rebondissements que la précédente malgré la grossesse de Brooke, Steven/Jackie ou les non-départs à l’université. Pour compenser, les scénaristes semblent s’être concentrés sur un jonglage réguliers entre les guest-stars, avec une préférence en ce qui me concerne pour Alyson Hannigan, évidemment. Quoiqu’il en soit, il y a moins de longueurs qu’avant et maintenant que nous avons fait le tour des personnages plusieurs fois, les interactions et dynamiques entre eux sont bien mieux menées et écrites qu’avant, ce qui aide pas mal à enchaîner les épisodes comme des petits pains (expression très conne parce que je n’enchaîne pas les petits pains). L’humour reste assez fluctuant toutefois, avec des épisodes parfois moins drôles, surtout en milieu de saison. La toute fin a réussi à surprendre avec l’absence d’Eric pour son propre mariage et le retour de Midge. Bon, j’imagine qu’il fallait bien décaler le mariage d’au moins une saison puisque celle-ci n’était pas la dernière… Rendez-vous en saison 7 (non, je déconne, parti comme ça l’est, rendez-vous dans deux saisons !).