The Rookie – S03E05

Épisode 5 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.

> Saison 3


Spoilers

Are you really willing to risk that?

Ce fut long, mais l’attente est terminée : un nouvel épisode a été diffusé la nuit dernière et si j’ai mis mon temps à me le lancer, il était évident que le suspense du dernier épisode était assez fort pour me donner envie de m’y remettre rapidement.

L’épisode reprend sur Lucy et West en train de se faire une soirée pépère entre colocs, mais bien sûr ça ne peut durer : le Sergent Gray débarque pour leur pourrir la soirée, et on comprend qu’on est toujours sur la même soirée que dans l’épisode précédent. Avant de parler, Gray demande à Lucy de les laisser tranquilles, alors même qu’elle est chez elle, et elle accepte, c’est évident.

West essaie de lui dire que ça ne sert à rien, mais malgré tout, Gray décide de l’avertir personnellement de l’avertissement que lui a mis Doug, sans la présence de Lucy. Si Gray veut également changer immédiatement le tuteur de West, ce dernier n’est pas encore prêt à laisser tomber : il souhaite vraiment faire tomber Doug, qu’importe le prix à payer.

Le lendemain, Tim est hyper énervé d’apprendre (par Lucy) que Doug a mis un avertissement à West, alors il décide de lui tomber dessus. Ce n’est pas une bonne idée, et même Lucy ne parvient pas à garder son calme face à lui… mais West en est apparemment capable. C’est dingue. Le pire, c’est que Doug est encore à faire de la merde avec lui, le forçant à stopper sa caméra pour une petite conversation où il assure ne pas être un raciste. Ben voyons. Je ne peux pas me le piffrer, décidément.

Ailleurs au commissariat, Nolan continue d’étudier pour son examen de rattrapage imposé par ses actions de la fin de saison précédente… et le conseil de Nyla est de secouer son corps pour se libérer de la pression. Bien sûr, elle ne fait que se foutre de lui et s’assure qu’il le fasse dans une pièce pleine de baies vitrées où tous ses collègues peuvent l’avoir vu.

Bien sûr, Nolan réussit son examen avec brio, mais ça n’empêche pas qu’il ne pourra jamais être détective, même avec 98% de réussite. Il faut qu’il se fasse une raison au plus vite, parce que toutes les personnes qui pourraient décider de son avenir ont désormais vu son nom, et elles s’en souviendront pour longtemps, surtout qu’elles sont plus jeunes que lui.

J’ai bien ri. Gray l’envoie ensuite à l’accueil du commissariat, où tout pourrait bien se passer si Lucy et Tim ne lui ramenaient pas une nana qui vole des donuts, est libérée rapidement et décide alors de briser une vitre de voiture sur le parking du commissariat. Rien que ça. Nolan est forcé d’agir avec eux, avant d’aller voir ce que veut un étonnant conducteur garé de manière illégale avec son camion aux abords du commissariat.

Pas de bol pour lui, l’homme est là pour prendre en otage un flic dans son camion, lui montrant une fois Nolan complètement désarmé qu’il a une jolie bombe dans le camion. Le type a cerné toutes les techniques de Nolan avant même qu’il pense à les utiliser et il connaît les emplacements de toutes les caméras également, puisqu’il a tout hacké avant de prendre le temps d’enlever un flic.

Une fois que c’est fait, il peut utiliser la radio de Nolan pour contacter l’intérieur du commissariat. Gray reste aussi calme que possible, essayant de comprendre ce qu’il en est : le terroriste veut juste faire libérer son pote de prison, officiellement. C’est une étonnante histoire et il est peu probable qu’il y parvienne, mais Nyla se met aussitôt sur l’affaire, informant également qu’elle a vu Angela sortir du commissariat avant l’alerte à la bombe.

C’est une bonne chose, parce que le type demande à ce qu’aucun flic ne sorte du commissariat. Tout le commissariat passe alors en quarantaine, et vraiment, on se demande ce qui a pu inspirer ça aux scénaristes. En tout cas, c’est une bonne chose d’avoir eu une scène marrante entre Nyla et Angela juste avant ça pour permettre à Angela de se rendre à la prison tenter d’en savoir plus sur le terroriste.

C’est une sacrée journée pour Angela. Elle la commence stressée, mais elle est heureuse de découvrir que son bébé va bien. Elle avait carrément caché son rendez-vous à Wesley, ne sachant pas comment elle réagirait s’il y avait un problème à la grossesse… Elle enchaîne avec une courte journée de boulot, sort du commissariat et est rappelée aussitôt ? Pfiou, vie de merde.

Pour passer le temps dans le camion où il est menotté, Nolan essaie de faire ce qu’il peut pour avoir une petite conversation avec son kidnappeur… sauf que ça n’est pas très rassurant : il apprend qu’il a un cancer du pancréas, autrement dit qu’il n’a plus grand-chose à perdre, quoi. L’homme est aussi accro comme jamais à son portable, ce qui permet heureusement à Nolan de repérer un trou dans le camion.

Il s’en sert pour tenter le morse avec l’extérieur… et il en manque le type en train de s’évanouir, alors qu’il a toujours son bouton capable de faire exploser la bombe dans les mains. Malgré tout, Nolan réussit à faire passer son message à l’extérieur du camion : Graham Porter, le terroriste, est rapidement identifié par sa cicatrice à l’œil gauche, permettant aussi à Angela de réussir à interroger le gardien de la prison pour comprendre ce qui intéresse le terroriste. Gray et Nyla pensent d’abord à l’argent, mais comprennent ensuite que ce n’est pas le cas.

Heureusement que Lucy est là pour comprendre que la femme de Graham est forcément à l’intérieur du commissariat… mais n’avait pas prévu la quarantaine dans le parking. C’est super drôle à voir, parce que Lucy pense à la reloue qu’elle a arrêté deux fois dans la même matinée… avant de découvrir que c’est une autre femme qui voulait juste (officiellement) déclarer sa voiture perdue. Celle-ci est assez maligne pour s’échapper du parking et empêcher tous les flics présents de la suivre. Pas une heure de gloire pour Tim et Lucy, tout ça.

La femme, Kelsey, est retrouvée rapidement par Nyla qui la retrouve dans la salle où sont entassées les preuves des affaires en cours. Kelsey essaie d’y retrouver des objets sur lesquels sont ses empreintes, par peur que son vrai nom ne se retrouve dans les dossiers des flics. Elle a une excellente histoire : elle a peur de son mari qui pourrait la retrouver. Il est flic, elle s’est barrée sans le prévenir et en changeant d’identité et elle sait qu’il a un tout de réseau de flics prêts à l’aider.

Que de ripoux cette saison ! C’est une jolie histoire, et ça suffit à Nyla : elle la croit et lui demande au minimum de demander à Graham de se calmer pour pouvoir lui venir en aide… ce qu’on ne verra finalement pas dans cet épisode. Enfin, Graham sera bien forcé de se calmer par contre : elle révèle que la bombe est fausse.

Nolan réussit à se libérer et en profite aussitôt pour tenter d’arrêter Graham… mais il oublie un détail : il a encore son flingue notre petit Graham. Vraiment, ce n’était pas malin de Nolan cette affaire. Bon, si, il l’est : il fait comprendre à Graham que s’il le tue, alors Kelsey ira en prison également, et pour longtemps. Que lui ne trouve pas le moindre souci à y aller, c’est une chose, mais que Kelsey y aille, c’est inenvisageable. Il se laisse donc arrêter par Nolan, bien content de se faire applaudir par tout le commissariat. Mouais, il n’a pas fait grand-chose.

De leur côté, Doug et West se retrouvent à être les seuls flics à pouvoir patrouiller pour le quartier, car ils étaient la seule voiture déjà partie. Le problème, c’est que Doug se convainc qu’il ne doit surtout pas montrer le moindre signe de faiblesse… Il est tellement flippant. Bien sûr qu’il s’attaque aléatoirement à des gens qui n’ont rien fait de mal. Ce n’est pas surprenant venant de lui, en plus.

West traite alors Doug d’idiot et de raciste, avant de lui confirmer qu’il est un homme mort en train de marcher : menacer son job, c’est une chose, mais il oublie juste qu’il a affaire à un fils à papa qui n’hésitera pas à s’en prendre à lui s’il s’attaque trop à son fils. Le tout est filmé, mais c’est bien drôle de voir Doug se ratatiner de peur face à West ensuite.

Il tente même de lui jouer la carte des sentiments avec sa femme et ses sentiments. J’ai bien aimé ce retournement de situation, et j’aime aussi les voir soulagés d’apprendre que tout se termine bien. West en profite même pour apprendre à Lucy que tout va mieux aussi avec Doug. Le truc, c’est que ça paraît surprenant pour Tim : il connaît assez le profil de Doug pour savoir que tout ne peut s’arrêter si vite.

Lucy et lui reprennent donc bien vite la route, et c’est une bonne chose, parce que Doug et West décident d’intervenir dans un quartier super risqué de Los Angeles (apparemment ?) sans demander le moindre renfort. Bien sûr que Doug est en train de monter un piège contre West, ça pue de ouf, je n’aime pas ce suspense.

Evidemment, West se retrouve rapidement à se faire tabasser par quatre hommes, dont un qui l’attaque par-derrière. C’est horrible, triste, et bien sûr, Doug fait comme s’il n’avait rien vu et attend que ça passe alors qu’il pourrait intervenir pour arrêter les hommes qui s’attaquent à West – ou au moins pour les arrêter.

Quand Lucy et Tim finissent par arriver et que Doug fait sembler de n’avoir rien vu, le soulagement vient du fait que West respire encore… et du fait que West a eu la bonne idée d’enregistrer tout ce qu’il se passait grâce à la caméra de Doug, qu’il arrête finalement devant lui. C’est une excellente chose, même si je ne sais pas à quel moment exactement il l’a activée… Peut-être quand il lui aurait redonné en montant dans la voiture ?

C’est la douche froide pour Doug : la caméra a bien filmé qu’il avait vu West, avec un concours de circonstance improbable où l’on voit carrément le reflet de Doug en train de ne rien faire. Toujours plus. Oh, Doug prend mal la sanction qui tombe et va jusqu’à affirmer que tout ça n’est pas terminé… mais Gray lui souligne que lui, il l’est. Aha, jolie sens de la formule.

Après, ce type va forcément chercher à se venger, mais ce ne sera pas pour cette semaine, où on peut être heureux de découvrir que ça se termine relativement bien : West est tabassé, mais il est heureux de voir Doug se faire dégager par Gray qui le place en arrêt forcé. Doug ne peut plus être flic pour l’instant, et tout ça finit par inspirer Nolan. Il envisage en effet de devenir tuteur à son tour – ce qu’il peut faire en deux à quatre ans en fonction de s’il obtient un diplôme ou non, c’est déjà ça. Un petit saut temporel et hop la série pourra continuer sans changer de nom, quoi.

L’épisode se termine alors à l’hôpital où Gray ne peut s’empêcher de verser quelques larmes pour West, mais celui-ci va bien : il a des côtes cassées, des dents abîmées, la face arrachée… mais il ne semble même pas souffrir, c’est ça le monde merveilleux des séries. Gray lui conseille de se reposer avant le boulot à venir… Simple, efficace, une fin d’intrigue bien menée, donc, et j’ai déjà hâte d’être dans quelques épisodes où Doug viendra forcément repointer le bout de son nez à un moment ou à un autre !

> Saison 3

The Rookie – S03E04

Épisode 4 – Sabotage – 15/20
Si toutes les intrigues ne se valent pas au cours de l’épisode, j’ai trouvé l’ensemble toujours aussi efficace et sympathique. J’ai mes préférences pour certains personnages et certains développements, c’est sûr, mais dans l’ensemble, je trouve que toute la série fonctionne toujours bien sur cette saison 3 qui est en train de trouver rapidement son rythme de croisière.

> Saison 3


Spoilers

By the way, becoming a cop at 48 is ridiculous.

On reprend comme toujours par un bon gag initial avec un adolescent faisant du chantage à un de ses profs et étant épinglé par les flics pour un vol de wifi… Il va passer une sale journée, le pauvre. Pendant ce temps, momster est toujours dans l’équation pour Nolan, et ça devient compliqué pour lui de bosser correctement. Elle s’embarque cette fois dans une étrange affaire de produit de beauté à s’injecter dans le cou, et on sent bien que ça va déraper au cours de l’épisode.

Heureusement, quand il reprend le boulot, Nyla est distraite aussi par la garde partagée de sa fille. Elle doit s’arranger pour l’inscrire à un cours en ligne, et elle le fait au téléphone, évidemment… Le problème, c’est que Nolan arrête la voiture à proximité d’une maison où un dingue décide de construire une fusée. Tout pourrait bien se passer pour Nyla, mais malheureusement pour elle, l’homme tombe de sa fusée directement sur sa voiture et elle ne peut donc pas inscrire sa fille à temps.

C’est dommage, ça quand même. Elle fait tout ce qu’elle peut pour convaincre le responsable des inscriptions qu’elle aurait dû être inscrite si le téléphone n’avait pas été coupé par un homme-volant, mais il ne la croit pas spécialement. Le problème, c’est que l’homme ne se laisse pas du tout convaincre. Le truc cool, c’est qu’elle tombe sur un autre papa plutôt charmant.

Ils n’ont pas tellement d’intrigue pour cet épisode Nolan et Nyla, mais ça marche bien de les voir traiter des problèmes personnels en parallèle du boulot après la fin de saison 2 qui était un peu lourde. Nyla passe donc la suite de l’épisode à flirter avec ce papa par texto, tandis que Nolan se retrouve piégé par la femme de Gray qui veut son conseil pour redéfinir à son tour sa vie, comme lui a réussi à le faire du haut de ses 46 ans.

Malgré l’avis de Nyla qui est qu’il ne devrait rien dire du tout à la femme, Nolan finit par lui donner le conseil d’attendre son moment « Eureka ». C’est mal barré. Sans surprise, il tombe ensuite sur sa mère qui s’arrange pour vendre ses produits à tout le commissariat. Sans surprise à nouveau, la femme de Gray, Luna, achète la compagnie de la mère de Nolan pour 10 000$. La « compagnie », franchement. Bien sûr, tout ça retombe sur les épaules de Nolan, parce que Gray n’est pas très heureux de savoir que sa femme a fait un tel investissement. C’est si triste. En plus, bien sûr, le produit qu’elle a vendu à tous les officiers est toxique.

Luna est géniale comme personnage, je me demande pourquoi on ne l’a pas vue plus souvent avant. Elle a une manière de faire en sorte que Gray la respecte et ne soit pas trop un mâle toxique qui est tout à fait charmante, et ça colle bien au personnage. Ensemble, Nolan, Gray et Luna décident d’aller régler l’affaire auprès du vendeur d’origine de momster.

Bien sûr, avant ça, Luna propose à Nolan d’être toujours honnête et de fixer des limites claires avec sa mère. Pas si simple, en vrai. Tout ça mène finalement à une bonne scène où on voit directement que les vendeurs du produit de beauté sont des cinglés et trafiquants. On y voit aussi que Luna s’est fait arnaquer en beauté : les produits valaient 2000$, pas 10 000.

Luna a beau être géniale dans la manière de mener la confrontation, elle est invitée à s’éclipser par Nolan et Gray qui révèlent qu’ils sont flic. Ce faisant, ils alertent les trafiquants, qui sont aussi trafiquants d’armes et qui sont clairement déstabilisés par la tournure des choses. Tout en appelant le 9-1-1, Luna réussit à paralyser d’elle-même un des hommes dans une scène plutôt comique, et hop, conclusion.

Toute l’affaire s’arrange à peu près, mais ça termine surtout par Nolan virant sa mère de chez lui. Il a trouvé ses limites : il fait ses valises et lui prend un billet d’avion, mais elle le prend suffisamment mal pour lui faire un tas de reproches bien difficile à encaisser. Nolan résiste toutefois, et c’est tant mieux. Il y a des personnes toxiques dont il est difficile de se débarrasser, et clairement, sa mère en fait partie. C’est la vie. Et l’argent de Luna ? Perdu à jamais, je pense.

La meilleure intrigue de l’épisode n’était pas celle-ci cependant. Je n’aime toujours pas les bonnets de West, mais bon, il en a toute une collection apparemment. Il fait un petit jogging avec et est terrifié de voir un de ses collègues arrêter sa voiture : c’est finalement Gray qui a une mission simple pour lui, mission qui va mener au meilleur de l’épisode.

En effet, West se retrouve à devoir faire ce que Nyla et Nolan faisaient avec Nick : il doit surveiller son tuteur et faire en sorte de noter toutes les infractions pour réussir à le faire tomber. En attendant, il va passer de sales quarts d’heure avec lui. Tim et Lucy seront aussi de la partie, pour surveiller tout ce qu’il se passe. C’est une bonne idée, ma foi. Ils ont pour mission d’être l’ombre de West. L’avantage, c’est qu’alors que Doug a un comportement à vomir, Lucy peut faire une leçon à Tim pour lui faire comprendre à quel point il peut déconner lui aussi, parfois, et notamment dans le pilot de la série, franchement.

Tim est évidemment énervé et met un frein à la conversation, avant de la reprendre plus tard pour expliquer à Lucy qu’il est énervé, mais pas après elle, après lui-même. Ils ont le temps d’arriver à une bonne conclusion avant d’arrêter un voleur de colis pas tellement original : il a entraîné son chien à voler des colis.

De son côté, West, lui, est en galère pour supporter Doug. Il interroge aléatoirement des piétons d’origine latine histoire de tenter de les coincer et finit par arrêter une femme noire qui a des armes dans son coffre, mais des armes qui sont à son ex et qu’elle comptait donner à la police. C’est con. Doug se plaint évidemment de l’habitude de West à Tim, parce que selon lui West pose trop de questions et est trop méfiants. Il finit par remettre la faute sur Angela alors que Tim est assez insupportable avec lui – et donc beaucoup trop grillé. Lucy essaie en tout cas de son côté de mieux comprendre le fonctionnement de la police. C’est gros à ce stade de sa carrière qu’elle ne sache toujours pas commence les syndicats et tout, mais il fallait bien nous l’expliquer à nous.

Lucy s’inquiète surtout pour Jackson, parce qu’elle n’a pas envie de rester un simple ange gardien qui pourrait arriver trop tard. Ainsi, Tim s’arrange pour retrouver l’ancien bleu de Doug, un certain Owen – je connais cet acteur, j’aime cet acteur. Lucy fait finalement exactement l’inverse de ce que Tim lui a demandé de faire : elle n’y va pas par quatre chemins et demande directement s’il pense que Doug est raciste. C’est une erreur qui braque assez vite Owen, même si celui-ci semble hésiter à parler. Tim est même sûr que le flic va y réfléchir et les contacter.

Le problème, c’est que Doug reçoit ensuite un appel étrange qui le mène lui et West à mener une arrestation lors d’un deal de drogue qui nécessite une course poursuite avec un jeune homme noir. Bien sûr, Doug a perdu sa caméra dans la course poursuite et ça inquiète énormément West de voir qu’il souhaite s’occuper personnellement de ramener l’homme à la voiture. West est confronté à un problème : Doug lui demande de surveiller et récupérer la drogue dans une bouche d’égout, forçant donc West à ne pas surveiller son tuteur qui pourrait parfaitement frapper le dealer.

Il appelle Gray, mais celui-ci est occupé ailleurs avec les affaires de Luna, ce qui fait que West prend la mauvaise décision : il ne récupère pas la drogue et fonce vérifier que le dealer va bien. C’est évidemment le cas… et Doug marque clairement un point-là : il confirme que West est en train de le surveiller, il fait en sorte que West fait de la merde et il débusque même Lucy et Tim qui débarquent parce qu’ils étaient « dans le coin ».

Oh, on pourrait y croire, mais Doug fait clairement comprendre qu’Owens l’a prévenu de l’interrogatoire de Tim et Lucy, forcément. Tim et West décide alors de confronter le fameux Owen lorsqu’il sort du travail. Celui-ci se défend bien mal face aux flics, leur rappelant qu’entre frères d’arme, on se protège. Il a aussi conscience qu’il ne changera pas le système à lui tout seul (humph) et qu’Owen aura clairement de quoi riposter : il ne se laissera pas faire.

On s’en doutait bien et ça se confirme en fin d’épisode, lorsque Doug décide d’écrire un rapport sur ce qu’il s’est passé et sur la drogue abandonnée par West : il n’a pas réussi à surveiller les preuves tout du long, et c’est clairement une faute professionnelle.

Pendant ce temps, Angela est toujours enceinte et elle commence à manger n’importe quoi. J’ai bien aimé la scène où Wes tente d’aider Angela à gérer la grossesse quand elle, elle ne veut pas avoir à se prendre la tête sur quoique ce soit. Il en arrive à la débarquer la voir au boulot, et ça ne plaît pas tellement à Angela de voir Wes la harceler comme ça.

Le truc, c’est que Wes a quelque chose d’assez gros à lui annoncer : il a une maladie héréditaire qui fait que le bébé pourrait avoir un handicap. Et il lui en parle sur son lieu de boulot ? Bien sûr qu’elle passe sa journée à faire des recherches sur internet pour savoir exactement quel est le problème possible avec sa future grossesse, et bien sûr que ça lui fait manquer une opportunité importante au boulot.

Elle s’en plaint alors à Nyla. J’aime le fait qu’elles restent amies, et j’aime aussi que Nyla soit la première au courant de la grossesse d’Angela. Cela fonctionne vraiment bien comme scène, c’était chouette. Tout aussi chouette était de voir ensuite Nyla réussir à inscrire sa fille au cours de musique d’été grâce à son nouveau crush. J’ai adoré ces scènes et cette intrigue romantique pour Nyla, ça semble être capable d’apporter de bonnes choses.

De bonnes choses ? Pas autant qu’Angela qui s’affirme face à son supérieur : elle n’apprécie de le voir refiler un cas à un de ses collègues parce qu’elle est enceinte. Elle prend donc la décision de tout avouer à son supérieur en lui faisant à la fois le reproche de l’avoir négligée et la demande de ne plus jamais la mettre de côté comme ça. Bien sûr, l’intrigue se finit bien : son boss n’était pas un connard, il n’avait aucune idée de sa grossesse et a filé l’affaire à un autre flic car il avait des indics. Tss. C’était quand même cool de voir Angela s’affirmer davantage.

> Saison 3

The Rookie – S03E03

Épisode 3 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.

> Saison 3


Spoilers

Look, whatever Officer West is telling you, I stand with him.

Ah, John a encore sa mère ? Il serait temps de nous le dire en saison 3, surtout que j’aime bien cette actrice ! Le personnage ? Beaucoup moins. Elle s’incruste sans prévenir chez son fils et compte y rester, dans sa chambre en plus, puisqu’elle vient de se faire larguer.

Nolan s’en plaint aussitôt à ses collègues bleus qui lui proposent une place sur le canapé de leur appart de dingue. Je ne comprends pas trop où ils sont, par contre, parce que pour s’éviter un tournage au commissariat pas très covid-safe, ils se retrouvent dans une grange. L’excuse trouvée est bonne, avec un entraînement où tout le commissariat doit s’amuser à vider son chargeur.

Bon, d’accord, ce n’est pas un amusement, c’est plutôt important de savoir le faire pour protéger sa vie. Par contre, avec la police, tout se transforme en jeu. Le nouveau tuteur de West, Stanton, demande aussitôt aux autres tuteurs de parier sur leur poulain. Pfiou, je le déteste vraiment, à force, il est vraiment caricatural… et ce n’est que le début de cet épisode, qui ira beaucoup plus loin. Lucy est finalement celle qui tire le plus vite, de tout le commissariat. Elle ne s’en remet pas pour le reste de l’épisode, toute heureuse de ce résultat.

Tamara – la jeune fille de l’épisode précédent – redébarque aussi dans la vie de Lucy, mais elle a besoin d’une signature, donc c’est uniquement pour ça. Il lui faut une preuve que la voiture de Lucy est bien à elle, et très clairement, j’imagine qu’elle va la revendre. Et ça ne manque pas : en patrouille, Tim & Lucy tombent sur un homme tentant de l’ouvrir qui promet qu’il vient de l’acheter, à un sacré rabais. J’aime ça.

Elle est maligne, parce qu’elle le fait pour s’acheter des fringues – de manière à avoir un semblant de vie normale – et un ordinateur, pour ses études. Et ça tombe bien, elle fait de la psycho, comme Lucy. L’intrigue était sympathique, j’aime bien cette relation, mais je me demande vers quoi ça se dirige quand même, surtout qu’elles ne se font pas encore tout à fait confiance l’une et l’autre.

Pendant ce temps, on découvre aussi que Gray envisage la retraite, ce qui n’est pas très bon pour l’évolution de son personnage. Déjà, je suis triste parce que je ne le vois pas si vieux, et ensuite, je n’ai pas trop envie qu’il se fasse tuer juste au moment de partir. Ah, et pour ne rien arranger, Luna (sa femme ?) lui affirme que les policiers ont tendance à mourir dans les sept ans après la retraite. Ce n’est pas une bonne chose.

En plus, la retraite est vraiment pour bientôt : il veut juste voir ses bleus devenir de vrais flics avant de tout arrêter. Et comme il ne reste qu’un mois à Nolan, ça va être vite fait, en théorie. En attendant, il continue de bosser comme il se doit, notamment avec Angela qui fait du bon travail de détective. Comme tout se passe en bureau, j’ai un peu décroché de ce qu’elle racontait, alors que c’était important pour la suite.

En effet, c’est elle qui est au cœur de l’intrigue qui donne son titre à cet épisode. Plus exactement, ce qui donne son titre, c’est une femme d’affaire trempant dans des histoires illégales, mais ne chipotons pas. Elle est là pour enquêter sur un meurtre, meurtre dont le cadavre a été surveillé par West et Stanton, comme par hasard. C’est l’occasion de nous montrer une fois de plus que Stanton ne réfléchit qu’avec le filtre des gangs et qu’il ne plaît pas tellement à West.

Autrement, la mère de Nolan est complètement dingue et provoque tout un tas de remous dans la vie professionnelle de son fils. Elle l’appelle alors qu’il est au travail, le forçant à rentrer chez lui pour mieux découvrir qu’elle a brisé des assiettes (décidément, cette maison doit lui revenir cher !) et que son ex-futur mari est là. Comme elle a vendu la bague de fiançailles, Nolan et l’ex comprennent que la femme est juste une arnaqueuse, et l’ex décide de porter plainte auprès de la police.

Et oui, Nolan accepte de prendre la plainte, parce qu’il sait que l’homme est dans son droit. Si c’était marrant, cette intrigue n’est bien que ça, et je trouve ça dommage, parce que ça nous fait perdre du temps sur le reste, plus intéressant. Nolan retourne finalement auprès de Nyla, qui prend bizarrement la défense de la mère. Après tout, elle a passé sa vie à devoir être dans l’attente de la décision des hommes cette femme.

Nyla continue d’être sacrément géniale dans cet épisode, apportant toujours un éclairage très juste à toutes les situations, que ce soit celle-ci ou celle d’une femme qui fait le choix de ne pas accoucher à l’hôpital – mais qui n’a pas trop le choix d’y retourner aussi, pour tomber sur un gynécologue légèrement raciste. Comme trop souvent, son racisme n’est pas explicite et affiché, il est dans l’image qu’il se fait de la femme sans même la connaître, se persuadant qu’elle est hystérique. Il se persuade aussi que Nolan va pouvoir calmer Nyla, d’ailleurs. Outch.

Là-dessus, la série est claire : elle veut traiter du racisme ordinaire qui est absolument partout. Après deux saisons sans vraiment le mentionner dans une série qui était quasiment totalement colorblind, c’est déroutant. Et surtout, c’est terrifiant : il y a tellement d’endroits et de situations de la vie courante où ça existe que c’est angoissant. Par contre, j’ai peur de l’effet catalogue vers lequel se dirige la série avec cet épisode et le précédent. Bon, c’est le problème des procédural, mais quelque chose de plus suivi serait bienvenu.

C’est finalement le cas, avec l’intrigue Stanton/West. Stanton prend en effet la décision peu rationnelle d’arrêter violemment un jeune homme qui n’a rien fait, si ce n’est qu’il ne l’a ni vu ni entendu quand il voulait procéder à une vérification. C’est super gênant à voir et ça dérape quand il le fait devant la maison où habite le jeune homme. Toute la famille sort pour protester et l’effet de groupe, avec tout le monde qui hurle, fait câbler Stanton qui sort son flingue et pointe tout le monde.

La situation dérape si vite… West a le bon réflexe en appelant des renforts. Heureusement, Tim est celui qui débarque sur les lieux, et comme il est aussi le supérieur de Stanton, il peut aisément lui dire d’arrêter malgré la frustration que ça provoque chez ce collègue avec qui il pariait le matin même. Il est si dérangeant Stanton, à ne toujours pas reconnaître qu’il fait de la merde.

Et pour West, c’est d’autant plus dur qu’il est traité de traître par la famille du jeune homme. Evidemment, j’oublie l’essentiel dans cette critique, à savoir de préciser que le jeune homme en question est noir, ce qui fait que Stanton est persuadé qu’il est coupable quand il est évident que non pour tout un tas de raisons que West tente de souligner à Stanton avant que ça dérape.

Après tout ça, les seuls conseils de Lucy pour West ? Prévenir Gray, ou au moins Tim. Le problème, c’est que Tim a déjà été prévenu, et que ça n’a rien donné. En fait, Lucy est même choquée de la réponse de Tim, parce qu’elle est loin de convenir à la situation – et loin d’être ce qu’on attend en tant qu’audience, aussi. West n’en mène pas large, forcément, et il est bien triste de ce qu’il se passe. On voit clairement qu’il envisage d’en parler à Gray, mais il choisit finalement de rester à sa place de bleu. C’est franchement frustrant, à ce stade.

Le soir, Nolan retourne à la grange de tir et tombe sur la raison de son échec au test du matin – ah, oui, il a échoué en fait ! La raison ? Il a vu le matin un homme avec un tuba en train de tirer, et ça l’a perturbé. Le soir, il retourne donc à la grange, allons savoir pourquoi ?, et retombe sur cet homme, qui n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dès qu’il se dit de la police.

Nolan survit, de manière incompréhensible, parce que l’homme prend la fuite. Avec Nyla, ils peuvent rapidement l’identifier comme étant Guillermo Sandoval, un mafieux lié à l’affaire d’Angela, bien évidemment. L’arrestation est rapide, et ça permet à Angela de découvrir qu’elle a face à elle… un autre flic. C’est gênant. Il a toutefois le temps d’envoyer un SMS pour demander la mise en place d’un plan B pour s’en prendre à la Fiera.

Oui, la Fiera, businesswoman et trafiquante, est donc en ville, et pas n’importe où en plus : elle est sur un campus universitaire pour le faire visiter à son fils. Comme elle est la cible de tentative de meurtres, ça ne rassure personne de savoir que ça va finir en fusillade, encore… Et Stanton souligne que de toute manière, pour l’instant, il n’y a pas de victime, car la seule victime est un membre de gang. Quel homme merveilleux, ce flic. Ce qui est le plus dérangeant, c’est encore qu’il soit le flic le plus crédible et réaliste de la série, par contre – enfin, pour autant que je puisse en juger, je ne suis jamais allé aux États-Unis, mais c’est ce genre de flics que l’on voit tout le temps aux infos, pas ceux de la série, hein.

Le système a bien besoin d’un peu de changement, et c’est sympa que la série prenne le temps de le montrer. Sympa, oui, mais angoissant, donc. Sur le campus, Tim prend bizarrement la défense de Doug Stanton face à Lucy qui l’épingle comme raciste, parce que c’est ce qu’il est. Quelle horreur de se dire qu’il est un tuteur et qu’il enseigne, mais c’est bien plus réaliste et crédible comme ça.

Angela est celle qui trouve la Fiera en premier. Elle lui file un gilet pare-balle, mais un seul, alors qu’elle savait très bien qu’elle serait avec son fils et alors qu’elle voit bien qu’ils sont nombreux avec elle. C’est n’importe quoi, ça. Evidemment, la mère protège son fils et ça se fait juste avant qu’un homme lui tire dessus. Angela les protège et les mets à l’abri. Trop forte.

La Fiera devine bien vite qu’Angela est enceinte, et je l’aime beaucoup. C’est une excellente mafiosa, il faudrait que la série pense à la faire revenir plus souvent. C’est une possibilité puisque Diego a bien aimé cette université, sur laquelle il a créé une fusillade donc… pas sûr qu’il soit vraiment accepté ? En tout cas, cette intrigue est clairement laissée ouverte : en fin d’épisode, Angela reçoit un cadeau de la Fiera pour la remercier d’avoir protégé son fils, et pour qu’elle puisse à son tour protéger l’enfant d’Angela. Ca craint, ça, elle a réussi à déposer le cadeau sur la table de salon d’Angela et Wes, sérieux.

Pendant ce temps, les officiers sont loin de cette papote de la détective et la mafiosa. Ils sont sur les toits à la recherche d’un type qui n’hésite pas à leur tirer dessus, même s’il ne sait pas très bien viser. Nolan et Lucy sont meilleurs que lui, heureusement – enfin, Lucy surtout. Désarmé par une balle dans la main, l’homme fait alors le choix de se suicider. Affaire réglée, donc.

La fin d’épisode a réussi à me surprendre, parce que West prend la décision d’aller voir Gray pour se plaindre de son tuteur, qui est problématique à plus d’un égard. J’ai trouvé sa plainte bien peu claire et fluide, avec des exemples peu probants par rapport à tout ce qu’il a vécu. On va mettre ça sur le compte de son énervement, mais je comprends la réponse policée de Gray sur ce coup-là. Tim aperçoit toutefois l’échange entre les deux hommes, et il décide d’aller appuyer la plainte de West.

Cela fait plaisir de voir Tim évoluer dans le bon sens, mais ça n’arrange pas les affaires de Gray qui est forcé de mettre au placard Stanton. Il décide de le réaffecter au bureau – ah, un nouveau tuteur pour West ? – et j’ai hâte de voir les conséquences que ça aura. C’est juste frustrant que Gray n’écoute West que parce qu’il est soutenu par Tim, parce que ça fait un chouilla white savior, tout de même. Cependant, c’est la hiérarchie de la série, donc il ne pouvait en être autrement, j’imagine. Quant à Gray, ça lui fait reconsidérer sa retraite, parce qu’il n’y a pas eu les changements qu’il s’était promis de réussir à mettre en place en entrant dans la police.

Finalement, West se fait virer du bureau de Gray parce que le garder dans la police n’est toujours pas une punition suffisante aux yeux de West – il a bien raison, mais ce n’est pas si simple) et c’est sur Tim qu’il finit par passer ses nerfs, lui expliquant qu’il a donné la permission à des flics comme Stanton d’être racistes en ne disant rien. Bref, le message est clair : disons aux gens qu’ils sont racistes quand ils le sont. Espérons juste que ça puisse permettre à tous de progresser et s’améliorer. Je pense que ce ne sera pas le parti pris de la série avec Stanton, mais ça pourrait continuer de l’être avec Tim…

Ca le sera peut-être aussi avec Nolan qui est témoin de ce qu’il se passe avec Stanton et avec la femme qui était maltraitée par le docteur. Nyla lui explique aussi que son propre accouchement a failli mal tourner à cause de ça… C’est intéressant, vraiment, d’aborder ces sujets, mais comme je le disais plus haut, j’espère que ça ne finira pas simplement en effet catalogue. Il va falloir des vraies explications et progressions par rapport à tout ça, dans la série d’abord, dans la réalité ensuite. On peut toujours rêver que la série parvienne à faire passer quelques messages, même si en coulisse, tout n’a pas toujours été rose non plus de ce côté-là.

En attendant, Nolan va devoir repasser son test de tir, même si sa distraction a permis d’éviter un meurtre. Nyla est encore un personnage génial qui le recadre parfaitement. La toute fin d’épisode nous montre une dernière confrontation entre John et sa mère, parce que c’est nécessaire à ce stade. Celle-ci l’attend pour faire semblant d’être prête à partir, mais il voit clair dans son jeu. Ce n’est pas une intrigue passionnante, mais c’est bien de voir Nolan demander à sa mère de se comporter normalement avec lui.

> Saison 3

The Rookie – S03E02

Épisode 2 – In Justice – 16/20
L’épisode fonctionne bien, mais je ne sais toujours pas vers quoi la saison souhaite se diriger. J’ai eu l’impression d’un grand fouillis, et ça risque de se sentir dans la critique. J’aime bien en tout cas, on a du développement pour quasiment tout le monde. Bien sûr, c’est aussi un épisode qui promet d’essayer de se rattraper sur des questions d’actualité trop longtemps ignorées dans la série… mais je n’arrive pas à savoir si les raccourcis choisis vont vraiment apporter quelque chose.

> Saison 3


Spoilers

Is this the car you left unlocked?

Des masques ! L’épisode reprend avec West et John portant un masque… mais c’est juste pour finir de refaire les murs de la maison de ce dernier. C’est un peu abusé : il a mis une saison à les faire la première fois, mais là, bim, deux minutes entre deux épisodes ? Pff. Et d’où Lucy croit en la purification des espaces avec de la sauge ?

Je ne me souvenais pas d’elle comme ça. Cette première scène est en tout cas très sympathique, ça fait plaisir de retrouver les trois bleus comme ça… même s’ils ne le resteront plus très longtemps à présent, à l’exception de Nolan, puni pour ses actions en fin de saison 2. C’est un peu l’essentiel à retenir de cette scène, avant que Lucy ne découvre que sa voiture a été volée, ce qui n’est qu’à moitié surprenant pour une voiture qui ne ferme pas à clé. Bon, après, c’est problématique,

Pendant ce temps, Angela ne sera plus la tutrice de West : avec sa promotion, elle perd ce rôle… C’est dommage, mais j’ai hâte de voir ce qu’elle va devenir. En attendant, elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher sa grossesse, ce qui n’est pas si évident quand plus aucun de ses hauts ne lui va. Elle fait donc des courses… pour mieux se ridiculiser à son arrivée, car elle porte une veste, ce que son instructeur lui interdit de faire.

Le ridicule vient surtout de tout ce qu’on peut voir à sa ceinture et de l’étiquette de sa veste, encore accrochée à celle-ci. Quand on lui fait remarquer, elle l’arrache, alors qu’on vient juste de lui dire qu’elle ne pourrait pas s’en servir. Alors là, vraiment, je ne comprends pas : pourquoi l’arracher ? Tu pouvais l’échanger, Angela !

Bon, elle la garde sa veste et elle revient avec des cafés. Elle se fait clairement bizuter, avec une affaire que je soupçonne d’être fausse, et l’obligation d’acheter plein de bouffe à tout le commissariat. Son affaire ? Un corps brûlé dans un crématorium – ou en tout cas des cendres fumantes. Son instructeur n’est pas vraiment convaincu par l’affaire qu’elle lui propose, cependant.

Elle y passe tout son temps libre et en parle longuement à Wes, et je ne peux m’empêcher d’y voir un problème d’éthique pour plus tard : s’il est au courant de toutes les enquêtes, il va avoir des informations pour aider ses clients. Oh, je ne veux pas que ça tourne mal entre eux, juste pour ça.

Bon, finalement, j’avais les mauvaises intuitions sur ce coup-là et elle fait ses preuves dès la première journée Angela : elle parvient super rapidement à faire parler un témoin-clé qui lui révèle tout un trafic de cadavres et de disparition des corps dans ce crématorium. Son supérieur direct la félicite… mais comme il s’occupe ensuite tout seul du prévenu, j’ai un doute sur son intégrité. De toute manière, c’est bon, après Nick, je vais me méfier de tous les nouveaux maintenant !

Une réunion en extérieur, sans qu’on ne sache pourquoi, permet autrement à tous les policiers de découvrir de nouvelles règles encore plus strictes pour éviter que ne se reproduisent les événements de la fin de saison 2. Je trouve ça bien abusé pour certaines d’entre elles, notamment le fait qu’ils doivent fournir obligatoirement leur numéro de téléphone, même privé. Quelle angoisse d’être fliqué comme ça… surtout pour des flics !

Cette réunion en extérieur avec une bonne distanciation sociale (franchement, ils ne trompent personne, autant aborder le covid au plus vite) permet l’introduction de l’Officier Stan, le nouveau tuteur de West… Celui-ci l’informe qu’il le voit surtout comme un partenaire après avoir lu son dossier. De toute manière, il ne reste que 25 jours d’entraînement. Le regard que lui jette West ? J’espère que ça ne va pas se terminer en relation amoureuse !

Bon, Stan est marié avec une certaine Gisèle et n’a pas envie que ses enfants ne deviennent flics.

En parallèle, Nolan et Nyla continuent d’être punis par Gray qui les envoient dans un quartier compliqué où ils sont chargés d’établir des liens avec la communauté, ce qui est bien compliqué. En effet, les habitants du quartier voient assez mal leur arrivée. Ils ont raison : John aperçoit un vol dans une voiture et aussitôt, ce sont quatre flics qui tombent sur le voleur – enfin, c’est surtout West qui lui tombe dessus dans une très bonne scène d’action.

Moi qui voulais le voir davantage, je suis servi. Bon, en revanche, c’est un peu maladroit comme manière d’aborder le #BlackLivesMatter, ou en tout cas, comme manière de l’introduire. C’est bien plus réussi quand il est révélé que Stan est un raciste – oh, pas envers West qui est flic, mais envers tous les noirs autour de lui qui peuvent être suspects à ses yeux.

C’est facile pour la série, ça. Ils introduisent un nouveau personnage raciste et peuvent traiter le sujet de manière crédible et habile. En parallèle, John découvre également le problème dans son quartier de LA où il n’est pas le bienvenu. Bien sûr, il fait tout ce qu’il peut pour venir en aide, mais ses actions ne prennent pas en compte la réalité d’un terrain qu’il ne connaît pas. Il se fait donc régulièrement critiqué par un habitant du quartier qui n’hésite pas à protester à chacune de ses actions, lui faisant remarquer qu’elles ne tiennent pas compte de la réalité du terrain. Il est beaucoup dans la critique, pas tellement dans la solution, on sent que c’est très cliché… mais ça fonctionne.

Ca fonctionne d’avoir aussi régulièrement West pour calmer le jeu tout au long de cet épisode entre les flics blancs et noirs… mais c’est terrible dans ce que ça dit de la société – au moins la société américaine – et des rapports entre les citoyens.

Dans tout ça, Nyla est développée un peu aussi en tant que personnage tout au long de l’épisode. On ne la voit plus avec sa fille, mais elle s’en occupe toujours ; cette fois en préparant des plats pour son école. Elle les perd dans une course poursuite (quel genre de tupperwares utilise-t-elle ? Je veux dire, une boîte, ça ferme, franchement !) et se retrouve à devoir improviser… Allez, ça rend Nyla sympathique, même si ce sont des gags très accessoires.

J’aime aussi le fait qu’elle soit celle qui explique à Nolan qu’il ne pourra pas être le sauveur (blanc) qu’il veut être. Ce n’est pas bien compliqué pourtant : il suffit d’arrêter de vouloir trouver par lui-même les problèmes et de demander plus clairement ce dont les habitants du quartier ont besoin. Ca se passe un peu mieux pour lui après ça, au moins. Je n’arrive pas à savoir si tout ça est bien ou non. J’ai l’impression que c’est écrit de manière un peu trop forcée pour être sincère ou utile, mais je ne suis pas le mieux placé pour juger.

Il reçoit toutefois un appel d’Hugo… mais je ne sais plus qui c’est. Bon, apparemment, quelqu’un du quartier en question. En tout cas, cet appel lui permet de comprendre, avec Nyla, qu’un laboratoire de Meth est en train d’être créé. Ni une, ni deux, voilà nos flics qui se précipitent, notamment pour s’assurer qu’Hugo ne soit pas pris pour un dealer par l’équipe d’intervention.

Ah, ce Nolan, il est trop fort et trop gentil à vouloir lui venir en aide au péril de sa vie. Oui, oui, de la vie, parce qu’un labo de meth, c’est instable et dangereux, et ça peut mener à une mort expéditive, même avec un masque à gaz. Nolan ne peut s’empêcher de jouer les héros malgré tout : il veut sauver un maximum de vies, mais il risque juste de perdre la sienne au passage. Cela fait stresser Nyla qui ne le voit pas sortir. La série nous fait bien un petit moment dramatique et supposé stressant, mais bon, on serait au courant si l’acteur avait décidé de quitter la série.

Malgré toute son action, un homme y laisse tout de même la vie… Après ça ? Nyla et lui retournent dans le quartier, comme si de rien n’était. Nyla peut y flirter avec l’homme qui critiquait pas mal Nolan. Elle essaie de le faire changer un peu d’avis sur John, puisque c’est grâce à lui si Hugo a pu avoir la vie sauve. On est content pour Hugo, mais je n’ai toujours pas identifié qui c’était. J’ai l’impression d’être passé totalement à côté de l’introduction de nouveaux personnages là – peut-être à cause de l’absence de sous-titres.

Finalement, l’homme décide donc de faire venir ses enfants au travail communautaire de Nolan, histoire qu’il puisse les aider dans leurs devoirs, soutenus par Lucy et West qui n’ont que ça à faire de leur soirée et de leur temps libre. Décidément, les flics dans cette série, ils font tout : Nolan a été vu en train d’installer des lampes (mais malheureusement, elles ne fonctionnent pas par détecteur de mouvement et ne sont vues que dans la journée, il est naze cet épisode pour le Bingo Séries), West fait maintenant des maths… Normal.

Avant cette fin d’épisode, Lucy stresse également pour sa voiture et n’arrive à se concentrer que là-dessus. Tim ne voit pas trop l’intérêt, mais il change d’avis quand elle lui apprend que sa voiture est l’un des rares lieux dans lequel elle se sentait en sécurité après son enlèvement de l’an dernier. Mouais. Ca doit pourtant raviver des souvenirs de claustrophobie, non ?

Qu’importe, écoutez, c’est ce qu’elle dit, on va la croire. Tim la met ensuite au défi d’être capable de calmer un homme sans recourir à son arme, et elle parvient assez bien à gérer la situation, obtenant même des excuses de l’homme qui refusait de sortir d’une voiture parce qu’il avait trop bu. La scène était sympa, permettant de voir que Lucy était devenue une super flic, mais permettant également de lui donner une piste pour retrouver sa voiture.

Elle arrête finalement l’adolescente qu’elle découvre dans la voiture, qui désormais ferme à clé… mais elle comprend vite que c’est le nouveau lieu de vie de celle-ci. Inquiète pour elle, Lucy joue soudainement les bonnes samaritaines. L’adolescente refuse d’aller dans un foyer, mais pour la convaincre de le faire, Lucy décide de ne pas porter plainte contre elle et de la laisser s’en sortir comme si de rien n’était.

Tim la félicite pour son nouvel animal de compagnie, parce que selon lui, tous les bleus finissent par en adopter un : une personne qu’ils veulent sauver coûte que coûte, même si c’est impossible. La seule surprise est le temps que ça lui a pris. Ca, c’est clair, vu sa sympathie naturelle pour tout le monde, ça aurait pu lui prendre avant de vouloir aider tout le monde. Bon, elle se prend en tout cas de sympathie pour cette adolescente et elle retourne la voir le lendemain.

Elle en est au point où elle la retrouve pour lui donner sa voiture et lui faire promettre de lui envoyer un message par jour… Tout de même, les flics font vraiment tout dans cet épisode. Le problème, c’est que ça dessine un schéma manichéen que je ne suis pas sûr d’aimer : ceux qu’on suit depuis le début de la série sont les héros gentils coûte que coûte, d’autres qui arrivent sont des méchants, racistes de surcroît.

Ainsi, le nouveau tuteur de West l’informe qu’il a une perspective très différente de celle de Lopez grâce à son passé dans les gangs. S’il commence par être très sympathique, ce n’est plus le cas quand West essaie de le faire dégager d’un interrogatoire où il se comporte vraiment mal. West en est tout perturbé, au point d’en parler à Lucy, qui n’est pas d’un grand soutien bizarrement, puis à Tim… qui est totalement inutile dans ses conseils pour le coup. Là-dessus, la série réussit à sortir de son schéma et à nous montrer que la protection des collègues est un peu trop forte… mais ça m’inquiète pour ce que deviendra West face à tout ça.

Je n’ai pas envie de le voir rater sa promotion pour ça. Avec Nolan qui reste bleu, la série pourrait vouloir les garder tous comme bleus pour justifier son titre une saison de plus, et ça ne me plairait pas énormément. Bon, je mets la charrue avant les bœufs, là, je vais déjà me contenter d’être ravi de voir davantage West… même si je n’aime pas du tout la forme de son bonnet à la fin de l’épisode, voilà, c’est dit.

> Saison 3