Preacher (S02)

Synopsis : Après une première saison déstructurée permettant de présenter les personnages, la saison 2 s’ouvre sur le roadtrip de Jesse, Cassidy et Tulip à la recherche de Dieu, pendant qu’un cowboy tout droit sorti de l’Enfer les poursuit désormais pour les stopper dans leur quête.

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Ci-dessous, mes avis sur chacun des épisodes de la saison 2, juste après leur visionnage.

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Pour commencer, je dois dire que je suis impatient de commencer cette seconde saison qui reprend enfin l’univers du comic et est beaucoup plus claire dans son traitement que ce qu’on nous a proposé l’an passé. C’est tellement plus clair, d’ailleurs, que le synopsis officiel de la saison 2 dit que celle-ci sera « mieux structurée ». Tout est dit !

Il est vrai que l’an dernier, les premiers épisodes m’avaient complétement perdus et que j’avais suivi la saison d’un œil très distrait au départ. Et puis, petit à petit, ça s’était amélioré vitesse grand V pour nous livre une fin de saison complétement perchée avec un faux dieu, la destruction de l’église qui était pourtant le lieu principal de la saison 1 et la révélation concernant l’enfer. Les pouvoirs de Jesse était enfin clair, sa relation avec Tulip très claire et le roadtrip commençait. Autrement dit, la saison s’arrêtait quand l’intrigue de la série était enfin compréhensible – et particulièrement jouissive !

Je ne peux pas m’empêcher d’avoir gardé uniquement le meilleur de cette série, à savoir les scènes gores et les relations entre personnages très travaillées. Pourtant, je sais bien, comme on est sur AMC, qu’il y aura des lenteurs et tout un tas d’autres défauts, mais je fais mon bisounours pour l’instant. Je me souviens surtout que Preacher avait débuté à peu près en même temps qu’Outcast et que les séries avaient suivi une trajectoire inverse dans mon intérêt. Quand on voit ce qu’a donné la deuxième saison d’Outcast, Preacher est donc plutôt bien parti !

Comme ils mettent les petits plats dans les grands pour le lancement cette année, ce n’est pas un, mais deux épisodes que la chaîne nous propose cette semaine !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01Épisode 1 – On the Road – 20/20
I’m not leaving my car, Jess.

La saison 1 est résumée en trente secondes, mais c’est largement suffisant pour se remettre dans le délire de Preacher. Et ce qui suit relève le niveau de la série de manière totalement dingue, je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Je n’ai pas lâché les yeux de mon écran pendant les onze premières minutes. Le road trip commence dont de la meilleure des manières, avec une dynamique parfaite entre les personnages, une course poursuite avec les flics sur Come on Eileen, une panne d’essence mal venue, Jesse qui se sert des pouvoirs bien vite et le cowboy qui les rattrape déjà. C’est un énorme what the fuck dès le départ, donc, avec des flics qui explosent dans tous les sens.

Oh, c’est sanglant mais délirant, à la Deadpool, avec une dynamique de personnages à la Guardians of the Galaxy. Franchement, il est difficile de ne pas kiffer, c’est tout ce que j’avais toujours attendu de la saison 1, en mieux. Chaque personnage a son caractère et tout à fait ce qu’il faut pour être passionnant. Le premier acte passe donc super vite tellement c’est kiffant de retrouver ces personnages. La série remonte dans mon estime, et elle partait pourtant déjà haut. Brillant, j’ai même explosé de rire une fois ou deux. Cela me rappelait quelques bonnes scènes de la saison 1 où ça partait dans tous les sens, également.

Le deuxième acte voit nos héros continuer leur roadtrip comme si de rien n’était, s’arrêtant à une station-service. Ce qu’il faut en retenir, c’est que le cowboy est bien près d’eux. Il les rattrape de nouveau, mais ils viennent juste d’en partir. Jesse les amène (enfin, c’est Tulip qui conduit, il ne faut pas déconner) chez un ami prêtre tout aussi tordu que Cassidy (il a une nana en cage quand même, et c’est normal). Cela permet à Tulip et Cassidy de partager un moment entre eux où il semble bien que Cassidy est de plus en plus amoureux de Tulip. J’avais oublié cette sous-intrigue !

Le troisième acte est beaucoup plus lent. En effet, le trio n’est plus en mouvement, contrairement à ce qu’indiquait le titre de l’épisode. On les voit demander de l’aide à l’ami de Jesse, développer un peu les dynamiques entre eux et y passer la nuit, après avoir récupéré quelques infos. Très vite cependant, le lendemain arrive et le cowboy également. Le sentiment de la course poursuite entre eux est vraiment sympathique, même s’il risque d’être rapidement redondant. Le cowboy, le saint des tueurs, est en tout cas un excellent personnage qui n’hésite pas à mutiler et/ou tuer tout ce qui passe sur son chemin (et sur celui de Jesse surtout). Les flics se font exploser de tous les côtés, le gérant de la station-service perd sa langue et l’ami de Jesse, Mike, se retrouve donc à se suicider plutôt que de parler… Wow !

L’acte suivant amène nos héros dans une salle de striptease où une amie de Mike leur affirme que Dieu était un de ses clients quelques temps auparavant. L’idée est totalement tordue, mais ça va bien dans le ton de la série, à l’esthétique toujours aussi excellente. Ils apprennent donc que Dieu venait dans ce club non pour une fille, mais pour le jazz, tuant accidentellement au passage leur source d’informations. C’est pour le moment bien écrit, mais ils vont galérer à garder un rythme pareil je pense.

Dans le genre développement de personnages, on voit aussi que Jesse utilise de plus en plus fréquemment son pouvoir avec délectation, mais Tulip fait tout pour le calmer. Leur dynamique de couple est plutôt réussie dans cet épisode, la scène finale les voyant coucher ensemble m’a bien fait rire également, avec une BO bien choisie et un Cassidy à mourir de rire.

Le cliffhanger est redoutable, avec le saint des tueurs qui se rapproche dangereusement et menace de son arme Jesse. J’ai tellement adoré ce retour que je surnote un peu, mais il était de toute façon excellent.

02Épisode 2 – Mumbai Sky Tower – 17/20
The cowboy isn’t a man at all.

Jesse est sauvé de justesse par un pauvre chauffeur de camion qui passait par là. Dans une scène à nouveau à mourir de rire digne de la série. Comme en plus, il réside dans un motel de fan de flingues (ah les ricains), ça vire au carnage et à la fusillade (Bingo !). Une fois de plus, l’épisode propose donc une scène d’introduction parfaitement rythmée, au cours de laquelle les héros apprennent même la destruction d’Annville. C’est tellement bien écrit !

Quelques jours plus tôt, l’un des anges immortels de la saison 1 est entré en pleine déprime, à tenter de se suicider après la mort de son pote (pas si immortel que ça donc)… Comme nous sommes aux États-Unis, il a trouvé le moyen de rentabiliser son don incroyable et propose désormais un spectacle de magie/cabaret au cours duquel il passe son temps à se faire tuer pour un public en folie : c’est le « Amazing Ganesh » show.  C’est aussi hilarant que tordu, et l’acteur a le look parfait pour ça.

En toute logique, notre trio se rend chercher des informations auprès de lui. Jesse comprend donc comment le Saint des tueurs le retrouve à chaque fois (lorsqu’il utilise son pouvoir), ce qui va vraiment limiter l’utilisation de son pouvoir désormais. Ganesh révèle également qu’il est celui qui a employé le cowboy pour récupérer Genesis et Cassidy propose son aide pour arranger le problème en 2h45. Là encore, l’esthétique comic de la série fonctionne à merveille, de même que la photographie aux couleurs toujours très travaillées.

De son côté, Tulip déprime totalement de la destruction de sa ville natale, ce qui peut se comprendre. C’est un peu étrange toutefois de la voir dans cette veste en cuir qui rappelle un peu trop Buffy. Par chance, elle ne la garde pas longtemps, préférant coucher avec Jesse qui la demande ensuite en mariage… Toujours aussi tordu, quoi ! Tulip n’est pas franchement convaincue au premier abord, mais elle accepte bien sûr. Comme ils sont dans un casino, il n’est pas trop compliqué de trouver comment faire, ça tombe bien.

Ses préparatifs de mariage sont toutefois interrompus par Garry. Je ne sais plus bien si on est censé le connaître ou pas, mais ça ne lui fait pas plaisir. Il lui rappelle qu’elle doit appeler Victor. Humph, ça ressemble à une sous-intrigue moins réussie tout ça.

Le plan de Cassidy pour faire parler Ganesh ? Le droguer, bien sûr. C’est à mourir de rire puisque nous suivons leur bad trip qui n’est pas si bad. Ils jouent donc au freesbee et aux ballons, dans des scènes qui semblent tellement sorties de nulle part. 2h45 ? Je ne sais pas, ça paraît quand même plus long vu le nombre d’activités, mais c’était marrant, avec un Ganesh tombant amoureux de Cassidy et acceptant de rappeler le tueur en série de l’enfer.

Cassidy apprend de Jesse la nouvelle du mariage, et il ne le prend pas si bien que ça. C’en est presque triste. Il se rend chercher Tulip malgré tout et celle-ci vient juste de tuer Garry. Parfait, ça leur fait un secret en commun désormais. C’est un mariage qui promet dès lors d’être bien réussi ! En toute logique, Tulip l’annule donc sur l’autel, pauvre Jesse.

En tout cas, le trio décide désormais d’aller à New Orleans pour suivre le jazz que Dieu aime tant. Cela ne fait de toute évidence pas les affaires de Tulip. Jesse utilise de nouveau Genesis pour convaincre Ganesh de trouver la paix… oh le pauvre.

Cela attire bien sûr le cow-boy dont le contrat n’a bien sûr pas été annulé. Ganesh dévoile donc le lieu de destination du trio et demande au cowboy de le tuer pour trouver la paix. Quelle tristesse, quel cliffhanger ! Cette saison 2 envoie du pâté !

03.pngÉpisode 3 – Damsels – 16/20
You & me? Ew.

Oh la l’épisode repart en arrière sur l’intrigue Eugene et Tracy. Comme c’était l’intrigue qui manquait clairement de contexte l’an dernier, c’est plutôt cool d’avoir quelques explications sur ces deux-là. Ainsi donc, Tracy était au bord du suicide et en citant Mary Poppins Eugene réussit à la convaincre de ne pas faire de connerie… avant d’en faire une lui-même en l’embrassant. C’est suffisant pour lui redonner envie de se suicider par dégoût total de son meilleur ami. Joie.

Bam, accident bien gore avec une bonne partie de son cerveau explosé. Eugene était donc totalement innocent (même si un peu con à vouloir replacer les morceaux de chair et de cerveau… ew, ça c’est dégueulasse, Tracy) et s’est retrouvé à vivre un Enfer, qui le pousse à tenter de se suicider et à se foirer, à cause d’un fusil enrayé. Double suicide raté donc, sacrée histoire.

Oh et comme je parlais de vivre un Enfer, évidemment l’épisode ne repartait pas tant que ça en arrière. Eugene est simplement en Enfer et il revit cette journée de l’angoisse en boucle. Les images sont tellement dégueulasses que ça fonctionne tout à fait comme aperçu du monde souterrain. Une fois de plus, dix minutes de Preacher se sont écoulées sans que je ne m’en rende compte. Cette saison est beaucoup trop bien et, en plus, cet épisode nous sort un générique de nulle part, normal.

Le roadtrip continue pour le trio et Tulip fait tout ce qu’elle peut pour convaincre les garçons de ne pas aller à la Nouvelle-Orleans où elle a clairement des choses (et des gens) à éviter. Dans la ville du jazz (ça permet une bonne soundtrack à l’épisode), nos héros réussissent à trouver Dieu, mais pas sans une bonne dose de suspense et un trajet interminable… qui les mène à un dalmatien déjà aperçu dans le générique. Comme c’est intrigant et perché.

Tulip passe pas mal de temps à se cacher à la Nouvelle-Orléans, par peur d’être reconnue… Ce n’est pas évident pour elle, puisque Jesse l’emmène dans les rues et bars les plus fréquentés de la ville. Cassidy insiste pour l’emmener chez un de ses amis, Denis, pour la nuit. Et comme on pouvait s’y attendre, Denis est français, avec un bon accent mais des expressions comme « tourner mon appartement en sous à cochon », allez comprendre. Comme toujours, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’il disait, tellement mon cerveau est habitué à l’anglais devant un épisode. Faudrait que je fasse des recherches là-dessus, j’imagine que ça s’explique scientifiquement.

Les clichés sont saufs, ne vous inquiétez pas, Denis boit aussi du vin rouge en regardant de vieux films en noir et blanc.

Tulip en révèle trop à Cassidy à propos de Victor, qu’elle évite comme la peste. Cassidy fait donc en sorte d’en savoir encore plus sur l’histoire de Tulip. Il est difficile de ne pas être intrigué, surtout que maintenant la série prend la peine d’être beaucoup plus claire sur son histoire. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas envie de trop en dévoiler aujourd’hui et effectuent la coupe la plus frustrante et dégueulasse vue depuis un moment.

Bon, du coup, Jesse continue de chercher Dieu tout seul dans son coin. Cela le mène à parcourir la ville de long en large et à rencontrer une chanteuse qui aurait des infos, d’après le barman d’un établissement dans lequel il s’est endormi. Celle-ci est plutôt cool dans son introduction, que ce soit sa chanson ou sa manière de draguer. Ce sont des longueurs un peu inutiles, mais ça situe assez bien le personnage.

Pourtant, elle a surtout beaucoup de choses à cacher puisqu’elle se fait enlever. Jesse parvient à mettre K.O l’ensemble de ses agresseurs (il suffirait pourtant de leur demander de s’arrêter plutôt que de se battre pendant deux minutes avec six adversaires contre un) et donc à gagner sa confiance.

Il l’aide à s’enfuir, après une démonstration de son pouvoir et quelques informations supplémentaires. Ce n’est pas très passionnant, mais ça a réussi à maintenir mon attention malgré tout.

Elle l’envoie donc dans un nouveau bar et c’est là que ça part en vrille. Elle s’avère être une sorte d’agent secret qui a beaucoup d’informations sur Jesse et la confirmation que son pouvoir fonctionne, alors que Herr K. Starr reçoit sur son bureau un dossier au nom de Jesse. Merde, ça y est je suis perdu, j’ai soit oublié une partie de la saison 1, soit ce n’est pas encore introduit comme intrigue. Dans tous les cas, je suis curieux, toujours.

Pour les cliffhangers… Il y en a bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. De retour en Enfer, nous découvrons qu’Eugene a la possibilité de sortir de sa cellule. Bon, franchement, ça ressemble à un bien mauvais test. Et ça l’est parce qu’il tombe sur un autre détenu au look très hitlerien alors que l’ensemble des cellules s’ouvre. Quant à Tulip, elle décide de se confronter à Victor en se rendant dans une laverie où les hommes de main n’ont aucune peine à la retrouver.

On perd beaucoup de la sensation de course poursuite dans cet épisode, parce que Jesse n’utilise pas son pouvoir pendant un long moment et parce que les héros ne sont pas au courant qu’ils sont poursuivis. Cela n’empêche pas la série de me plonger dans son univers décalé et de me passionner. Les mystères sont épais mais très prenants, c’est un plaisir de regarder la série cette saison, malgré quelques longueurs inévitables !

04.pngÉpisode 4 – Viktor – 17/20
This is hell. Act accordingly. We will be watching.

Je suis bien en retard dans mon visionnage de la série cette semaine. Pour ma défense, il y a eu quelques soucis avec la mise en ligne de l’épisode et ensuite j’ai un peu procrastiné, j’avoue. Quoiqu’il en soit, ça repart exactement là où le précédent nous a laissé tomber.

Cela permet de suivre Tulip qui est amenée auprès de Viktor. L’intrigue n’est toujours pas bien claire, mais le monsieur aime bien torturer les gens apparemment. Il est intéressant de voir Tulip subir le traitement du silence au sein de son ancienne famille. La seule qui lui parle est une gamine qui s’amuse à lui cracher à la figure et souhaiter sa mort. Sympathique, dis-donc. Tulip tente ensuite d’aller tuer Viktor mais comme toute la barraque travaille pour lui, ce n’est pas si facile pour elle d’être une femme libérée (désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire).

Pendant ce temps, Jesse découvre la maison de Denis et ne s’inquiète pas une seconde pour Tulip, préférant se faire une petite sieste. Denis continue de ronchonner en français, Cassidy s’inquiète pour Tulip et Jesse veut juste de la nourriture. Pendant ce temps, l’équipe de la blonde de la semaine dernière s’installe tranquillement devant chez Denis et le faux dieu de la fin de saison passée s’avère être… un acteur qui s’amuse avec Malcolm in the Middle.

Cette série… C’est toujours tordu et perché, mais ça marche bien malgré tout. Ainsi, Cassidy et Jesse se font passer pour les directeurs de casting de Game of thrones, de manière à avoir autant d’informations que nécessaire pour le retrouver. La scène est à mourir de rire, mais pas autant que l’audition du faux Dieu, qui finit par son meurtre, pour qu’il aille au paradis.

L’enquête pour retrouver Dieu connaît donc quelques détours plutôt sympathiques. Finalement, Cassidy finit par révéler ce qu’il sait à Jesse qui débarque chez Viktor, le mari de Tulip. Oui, bon, je vous la fais courte, avant ça, on a surtout droit à une scène génialissime où Jesse utilise ses pouvoirs pour retrouver ses pouvoirs, puis à une excellente baston sur Uptown Girl de Billy Joel. Purée, cette saison 2 a une superbe soundtrack et a vraiment trouvé son rythme pour les combats. Ce type de chansons et de combats, ça fait très Guardians of the Galaxy, mais c’est superbe comment la mélodie colle à la perfection.

J’avais totalement oublié cette esthétique de la série qui était ce qui m’avait finalement fait rester en saison 1. L’univers est totalement fou, mais ça prend à fond sur moi.

Sans grande surprise, le cliffhanger voit le Saint des Tueurs débarquer en ville, donc le prochain épisode devrait être de nouveau bien sanglant. Cela a mis le temps à venir quand même aujourd’hui !

En Enfer, on découvre que Eugene est bien en présence d’Adolf Hitler et tout un tas d’autres criminels. On découvre quelques règles de l’Enfer et c’est intéressant. Je trouve un peu cliché la rencontre avec Hitler en Enfer, mais mis à part ça, le passage par Munich en 1919 est plutôt sympathique. En fait, c’est tout le problème, pour le moment, Hitler est sympathique. Cela pose quelques problèmes quand même.

Pourtant, il est bien précisé à Eugene qu’il doit agir comme il se doit pour l’Enfer : la sympathie et la gentillesse ne peuvent lui apporter que des problèmes dans un Enfer surpeuplé (forcément). Il est ainsi menacé d’être envoyé dans « le trou ». Et si le nom ne donne pas envie, les images non plus, je vous rassure (ou pas).

Finalement, l’Enfer n’est qu’une prison comme une autre, où Hitler s’avère être une victime. Et c’est là son Enfer, je pense. Cela contredit un peu la vision qu’on avait de l’Enfer en saison 1 (un désert), donc j’espère qu’on aura quelques explications supplémentaires et une exploration plus approfondie du monde sous-terrain. De toute manière, si on voit tout ça, ce n’est pas pour rien je pense.

J’ai une fois de plus bien apprécié cet épisode, malgré un rythme un peu plus lent et moins de folie avant sa scène finale. C’est tout de même une série qui a beaucoup gagné en qualité depuis sa première saison et qui fonctionne très bien. Il y a plein d’intrigues ouvertes dont je suis pressé de voir les avancées et le dénouement, c’est pour moi une belle réussite que cette saison 2.

05.pngÉpisode 5 – Dallas – 15/20
Took him down how, Jesse?

L’épisode reprend une fois de plus quelques secondes après la fin du précédent. Jesse pète totalement un câble en découvrant la véritable identité de Viktor. Loin de se calmer comme je pensais qu’il ferait, il décide de torturer ce dernier dans la chambre de torture, malgré l’intervention de Tulip qui souhaite l’en empêcher. Je trouve que ça ne fonctionne pas du tout avec le personnage de Jesse, qui va jusqu’à utiliser son pouvoir sur Tulip pour qu’elle le laisse terminer ses actions de sadiques. Je ne vois même pas comment c’est ne serait-ce que possible que le personnage dérive autant sans véritable raison. Je veux dire, ce n’est pas son premier excès de rage, mais généralement il écoute Tulip, non ?

Peu importe, on va dire. On retourne explorer ensuite le passé de Jesse et Tulip, à Dallas donc, l’endroit où on les avait laissés aussi en saison 1 après le braquage raté et la fausse couche de Tulip. Etonnamment, c’est Jesse qui semble tomber en dépression alcoolique après coup alors que Tulip fait ce qu’elle peut pour assurer le rôle de femme au foyer… Après son travail. Double job, bonjour. Ils tentent d’avoir un enfant et sont rattrapés par un passé qu’ils tentent d’oublier alors que Jesse boit de plus en plus de bière. Mouais, ce n’était pas spécialement nécessaire de nous montrer tout ça aussi longuement. Une phrase ou deux auraient largement suffi.

Passé ce détour, nous voyons Tulip ramener sa belle-fille chez Denis et s’en prendre à Cassidy, clairement pour qu’il aille s’occuper de Jesse. C’est plutôt bien vu comme interactions, même si ça fait un énorme contretemps par rapport à l’intrigue du Saint des Tueurs. Ce dernier se ramenait deux fois plus vite dans les premiers épisodes.

Dans le genre deux fois plus vite, le second flashback était bien plus réussi : c’était un simple montage musical qui voyait Jesse sombrer dans la folie à acheter chaque jour un pack de bière, un paquet de cigarettes et un test de grossesse se révélant toujours négatif. C’est dans son attente qu’il a fini par trouver la foi. Voilà, autant le premier flashback était clairement inutile, autant celui-ci apporte quelque chose d’intéressant pour le personnage et la série. Il mène à la séparation du couple quand Jesse se rend compte que Tulip a, de manière prévisible, repris les affaires et la pilule. Ses nerfs ? Il les passe sur son meilleur ami plutôt que sur Tulip. Cela permet au moins d’éclairer la première scène de l’épisode et de me faire changer d’avis sur celle-ci, donc c’est bien écrit. Quant à Jesse, il prend la décision irrationnelle de devenir prêtre en reprenant l’église de son père après cette longue période de dépression.

Bref, cet épisode s’est beaucoup renfermé avec sa première moitié dans ce que je considère être les défauts d’AMC : des détours et des longueurs peu utiles à la construction des personnages (ou en tout cas étirés plus que nécessaires) pour retarder au maximum l’intrigue principale de manière peu cohérente. On est loin du rythme fou des premiers épisodes, mais en même temps, ce sont des approfondissements qui finissent par être intéressants. La dernière partie de l’épisode est heureusement meilleure et relance les choses pour la suite !

En tout cas, niveau construction de personnages, on sait désormais que Tulip est totalement amoureuse de Jesse, parce que quand même, elle a vécu avec un véritable déchet humain qui a dû lui faire vivre un enfer (et, ironiquement, inversement à lui laisser espérer un bébé). Faut être sacrément amoureuse pour revenir vers lui après.

Par conséquent, Cassidy n’a pas tort de dire à Jesse que la romance Tulip/Jesse ne changera jamais et renaîtra toujours de ses cendres, même si Jesse commet l’irréparable avec Viktor. Bon, Cassidy le fait dans l’espoir de se récupérer Tulip, je pense, mais bon. Bien sûr, Jesse ne tue pas Viktor et c’était prévisible. J’ai senti leur jeu de mots venir à des kilomètres, mais il m’a fait rire malgré tout.

La toute fin est atroce, bien sûr : le Saint des Tueurs abat Viktor et trouve sa fille, qui sait où se trouve Jesse et, maligne, révèle qu’elle sait où est Jesse. Tout cela se déroule après un dernier détour qui nous permet de découvrir que Tulip a quitté Viktor une fois qu’elle a su où se trouvait Carlos, ce qui n’est pas très étonnant.

Bref, cet épisode contenait beaucoup de longueurs et de détours, mais pas assez de son fun habituel. Je suis content malgré tout de l’évolution des personnages, plutôt très bien écrite cette semaine. Cela ne m’empêche pas de sortir de l’épisode avec un goût de trop peu, mais le cliffhanger promet que le rythme repartira de plus belle la semaine prochaine, alors ça devrait aller !

06.pngÉpisode 6 – Sokosha – 15/20
Say your prayers, preacher.

Après le trailer et le panel du Comic Con sur la fin de saison, autant dire que je suis pressé de reprendre la série. Cet épisode fonctionne bien pour me donner envie de rester pour une suite prometteuse, malgré une écriture très linéaire qui ne permet pas une critique bien fluide !

Cela commence par une scène qui semble n’avoir rien à voir avec notre schmilblick habituel, mais ce serait mal connaître la série de s’en persuader. Nous voyons un couple signer un contrat qui ressemble fort à un pacte avec le diable dans les effets : il s’agit pourtant de retirer quelque chose à l’homme, et cela ressemble fort à son sperme, en échange de beaucoup d’argent. Oui, forcément vu comme ça.

L’art de la transition est toujours au top, puisqu’on enchaîne avec un employé de ce service s’achetant une saucisse avant de ramener le sperme dans une maison, où l’échantillon sera centrifugé, puis donné à manger à une vieille amnésique retrouvant ainsi la raison.

Bref, vraiment rien à voir avec le schmilblick ces sept minutes, mais cela nous introduit un nouveau personnage, un asiatique, qui semble capable de faire bien des miracles contre de l’argent.

Une fois cette longue introduction passée, nous revenons chez un Denis très affaibli (mais toujours capable de crier en français) qui refuse l’aide de Cassidy pendant que Jesse le connard prend sa douche et que bobonne Tulip prépare le petit déj. Hum. La scène du petit déj permet de réintroduire la dynamique du trio et c’est bien mieux, surtout qu’en parallèle, le saint des Tueurs se rapproche d’eux en compagnie de la gamine alors qu’ils n’en ont pas la moindre idée. OK, voilà qui est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière pour le rythme et l’ambiance et la jalousie de Tulip.

Le saint des Tueurs est à peine flippant à buter tout l’immeuble suite à une mauvaise indication de la gamine, mais cela permet au trio de se barrer et de revenir sur la piste de Fiore/Ganesh. Seulement, celui-ci est mort.

Toujours à la recherche de Dieu, nos héros cherchent désormais des informations sur le Saint des Tueurs. Comme d’habitude, Preacher parvient à trouver le meilleur des moyens de nous introduire le personnage via les recherches en bibliothèque du trio : c’est juste assez rapide pour ne pas perdre l’attention, ça propose quelques planches de comics (probablement tirées du comic) et ça permet de voir que le Saint des Tueurs est un personnage de littérature très connue dans ce monde.

Une fois les recherches terminées, Cassidy se souvient subitement de Denis. Cela tombe pile poil pour son retour à l’appartement (bon, quand même, ça ressemblait plutôt à une maison jusque-là, mais bon) et Jesse en profite pour décider de négocier avec le Saint des Tueurs.

Ce dernier laisse vivre la gamine et Denis, puis accepte le marché de Jesse qui a une heure pour ramener un esprit au tueur en série. Il a plutôt intérêt à le faire, car il garde en otage Denis (très mal en point), Tulip et Cassidy. Cela permet de découvrir que Denis se révèle être… le fils de Cassidy. OK, j’aurais dû le voir venir avec cette série. Tulip décide de négocier à son tour avec le Saint des Tueurs, mais ce n’est pas franchement un succès, si l’on puit dire. Le stress est à son comble car une heure ça passe vite.

Jesse fait pourtant ce qu’il peut et retrouve la piste des chinois qui sont donc dans le business de la vente d’âme, ça tombe bien ! Le truc, c’est que la seule âme qui convienne, c’est celle de Jesse et il accepte de la donner pour libérer les otages (bon, moins les doigts de Cassidy, parce qu’il fallait bien un peu plus de gore qu’une simple tête qui roule par terre).

Je m’y attendais un peu, mais puisqu’il lui donne un esprit/âme, Jesse peut désormais dominer le Saint des Tueurs avec Genesis, sans aucun problème. Par contre, il ne peut pas l’envoyer en Enfer sans s’envoyer lui-même là-bas. Qu’à cela ne tienne, il se débarrasse de son ennemi en le faisant couler dans un marécage abandonné. Mouais, il aurait probablement pu trouver mieux comme planque, car je pense qu’on le reverra notre Saint des Tueurs.

J’ai adoré la manière dont il s’en débarrasse. C’était ce qui paraissait être l’intrigue de la saison, et non, c’est évacué en un épisode comme si de rien n’était. J’adore l’idée, ça promet pour le rythme à venir. Je suis curieux de voir ce que proposera la fin de saison désormais et pressé de retrouver Eugene aussi, car il était encore absent de cet épisode.

Moins fun, cet épisode était donc malgré tout passionnant à suivre, exactement comme la semaine dernière. Je ne doutais plus de la série, de toute manière !

07-2.pngÉpisode 7 – Pigs – 14/20
Look, there’s more to the city than bloody jazz and almost getting killed

C’est parti pour un épisode au début digne d’Okja, même si nous ne sommes qu’au Vietnam et que le cochon mutant dans Preacher, il… vole. Il est repéré par un homme tout de blanc vêtu qui valide à lui tout seul le point secte du Bingo Séries à ceux qui le cherchent encore.

À la Nouvelle-Orléans, une nouvelle nuit à rechercher vainement Dieu s’achève pour le trio et Denis. On sent que la série se cherche un peu, comme nos personnages qui improvisent le vol d’argent dans un bar en simulant le meurtre de Cassidy. Ridiculement drôle, mais un peu longuet malheureusement, même si ça permet à Cassidy d’enfin recevoir le baiser qu’il attendait tant de Tulip – et que le trailer du Comic Con avait eu le bon goût de nous spoiler. Je suis heureux de voir que ce n’était que ça.

Jesse continue de se comporter comme le plus parfait des idiots dans cet épisode, en mentant à tout le monde sur ce qu’il a fait du Saint des Tueurs. Clairement, ça ne peut que lui revenir à la face plus tard.

De son côté, Denis trouve enfin quelqu’un pour traduire ce qu’il a à dire : il a une maladie cardiaque qui le tue et aimerait être transformé en vampire. Pas de bol, Cassidy refuse bien évidemment de faire ça à son fils. Tout au long de l’épisode, nous voyons des hommes nettoyer les rues de la Nouvelle-Orléans de ses bourrés, vivants ou morts : bien sûr, Cassidy finit à la morgue et se met à réfléchir à la demande de Denis en voyant le cadavre d’un vieil homme et sa famille en larmes. Oui, bon, vous la sentez venir la mort de Denis avant qu’il ne le rejoigne à temps ?

De retour à l’appartement où tous aimeraient dormir, Tulip se met à cauchemarder du Saint des Tueurs, persuadé qu’il est encore en vie. Sa nuit semble bien compliquée et entièrement construite de ce type de cauchemars et de faux éveils, histoire de nous faire croire qu’elle est vraiment en train de mourir. Merci bien. Au réveil, elle reproche bien sûr à Jesse d’être arrivé trop tard lors de l’épisode précédent. Quel beau couple ils forment dis donc !

Jesse, quant à lui, se rend interroger un homme qui proclame l’approche de la fin du monde. Cela intéresse Jesse, parce que de toute évidence, on y arrive.

Du côté de l’homme en blanc, Herr Starr, le voyage au Vietnam semble être un calvaire. Cela permet toutefois un flashback en 2004 où on le voit être recruté. Comme dans toute fraternité/secte qui se respecte, la religion y est importante et la nudité de rigueur au début de l’initiation. Les étapes sont marrantes, mais elles aussi trop longues, comme l’on connaît déjà le vainqueur des épreuves, de même que l’avant-dernier que l’on voit venir à des kilomètres (et la dernière épreuve est tellement évidente !). Tout ceci permet d’arriver à des informations sur la secte, le Graal et la fin du monde.

Une fois au courant de toute la vérité sur l’organisation, Herr Starr en tue le dirigeant et prend sa place. Là aussi, je l’ai senti venir, mais bon. Dans le présent, Herr Starr tue tous les adorateurs du cochon volant grâce à l’eau empoisonnée du village et reçoit sa prochaine mission : aller s’occuper du cas de Jesse qui compromet la religion. Bien, parfait, on tient notre nouveau méchant et un cliffhanger beaucoup trop drôle.

Dommage, cet épisode n’a pas su s’ancrer dans les délires habituels et s’est contenté d’être bon. Il ne se passe franchement pas grand-chose et les scènes sont beaucoup trop lentes/longues. On est sur AMC, j’ai l’habitude, mais le début de saison était plus mouvementé que ça quand même et je suis pressé qu’on y revienne !

08.pngÉpisode 8 – Holes – 16/20
Mords-moi. Mords-moi. MORDS-MOI.

En Enfer, Eugène continue de s’amuser à jouer les caïds, cherchant à ne pas être trop gentil et à aller ainsi contre sa nature. La situation est intéressante et amusante, je trouve. Tous les prisonniers découvrent que les problèmes techniques connus en Enfer s’expliquent par la présence imprévue de quelqu’un qui ne mérite pas de se retrouver en Enfer. Eugène hésite mais ne se dénonce pas, ce qui n’empêche pas Hitler de constater la vérité.

C’est con, surtout que tout le monde se la joue innocent de manière à quitter l’Enfer au plus vite, permettant quelques bonnes blagues qui n’en sont pas vraiment. Hitler s’amuse donc à torturer Eugène pour lui faire avouer qu’il n’a rien à faire en Enfer. Malheureusement pour Eugene, les habitudes ont la vie dure et il s’avère effectivement gentil, ce qui l’envoie au trou… L’Enfer, en pire.

Il se retrouve donc avec Tracy, mais cette fois-ci l’issue est différente avec une Tracy amoureuse de lui juste assez longtemps pour qu’il soit heureux. Ensuite, Jesse débarque, embrasse Tracy et les choses vont encore plus loin entre ces deux-là, poussant Eugene au suicide. Tu parles d’un Enfer (même si c’est vrai que la tronche de Jesse quand il jouit est parfaitement infernale).

Une fois encore, j’ai adoré cette partie de l’intrigue, très réussie et à l’esthétique au top. Certes l’Enfer n’est pas aussi flippant qu’il devrait l’être (je trouve perso que la réalité d’Eugene est pire que son Enfer), mais comme nous le voyons à travers Eugene qui n’a rien à faire là, ce ne peut pas être surprenant.

L’épisode prend ensuite le temps de revenir sur le duo Cassidy/Denis. En 1946, nous suivons Cassidy devenir papa et être sacrément joyeux de la situation, au point de chanter une berceuse à son fils. De retour dans le présent, la situation offre un fort contraste avec un Cassidy qui veille comme il peut sur Denis, refusant toujours de le transformer en vampire. Il était mignon de voir Cassidy se comporter en papa. Il finit par hésiter et appeler, probablement son créateur, pour qu’on arrive à le convaincre de ne pas transformer Denis.

Je suis assez sceptique sur cette intrigue, je ne sais pas ce que j’ai envie de voir. Une chose est sûre, ils ont fait traîner autant que possible. La fin semble suggérer que Denis devrait obtenir ce qu’il veut la semaine prochaine.

Tulip continue de ne pas dormir et elle tente de convaincre Cassidy de sortir en ville avec lui. Il lui conseille de parler de ses problèmes à Jesse, mais elle refuse. Autant dire tout de suite que leur couple ne fait pas rêver du tout. C’en est au point où ils m’ont fait décrocher de l’épisode quand ils se rendent faire les courses ensemble, mais le besoin de frigo était une jolie pirouette scénaristique, je trouve.

Toujours angoissée, Tulip se décide en effet à tout réparer dans l’appartement… et les appartements adjacents. Or, dans un appartement adjacent à celui de Denis, les hommes du Graal observent l’appartement. Ils semblent vivre une journée de travail tout à fait normal, ce qui était plutôt marrant et permettait de valider un point du Bingo Séries grâce aux céréales Boo berry, tout en maintenant du suspense par rapport à Tulip se rapprochant inévitablement d’eux.

Elle finit par rencontrer la femme, qui joue bien sûr un rôle et réussit à s’en faire une amie de la manière la plus perchée possible. Là encore, ça traîne, mais agréablement. On sent que les choses se mettent peu à peu en place. Concernant Tulip, si sa relation avec Jesse est ennuyeuse, tout le reste fonctionne à merveille je trouve, de son traumatisme à son « amitié » avec Cassidy.

Pendant tout l’épisode, Jesse tente quant à lui de retrouver Dieu à partir de la vidéo d’audition de l’acteur ayant joué le rôle de Dieu. Ce n’est pas passionnant, mais c’est marrant, surtout du côté des deux techniciens qui ont un rôle cliché, mais drôle. Ils finissent par détruire le DVD qui avait bien une réponse sur lui, puisqu’il appartenait à Grail Industries… Oui, oui, les mêmes qui ont pour but de tuer Jesse.

Bref, nous ne retrouvons pas Herr Starr cette semaine et c’est dommage car l’impression d’ensemble qui se dégage de l’épisode est que les choses traînent pour mener à un final explosif. L’ambiance de folie, notamment côté musique, des premiers épisodes me manque, mais je ne peux pas dire non plus que je m’ennuie. Disons que je me laisse porter, alors que je préférais être transporté d’élan de joie !

09Épisode 9 – Puzzle Piece – 13/20
So are we looking for God on Youtube now ?

Nous approchons déjà beaucoup trop de la fin de saison et nous reprenons dans le bureau de Herr Starr qui lit donc le Monde de la fin mars 2017 sur la présidentielle et le PS qui se fait dynamiter par cette campagne. Sympa la fiction.

L’épisode démarre surtout par un flashback voyant Jesse se souvenir de la mort de son père, assassiné devant ses yeux. Je ne vois pas trop ce que ça fait là, mais du coup, il se divertit avec Windows, Youtube et des vidéos sur Dieu. Je n’oserais pas taper ça dans mon moteur de recherches, moi et je suis plutôt team Cassidy, qui lui prend la tête. Tulip continue de s’amuser à se faire tirer dessus, ce qui inquiète Cassidy, mais Jesse affirme qu’il a tout sous contrôle. Bon, autant dire que le trio part en vrille totale dans ce début d’épisode, Jesse allant même jusqu’à utiliser Genesis pour endormir Tulip.

Lorsqu’Herr Starr voit ça, il s’ennuie profondément, un peu comme moi, et demande à ce qu’ils soient tous tués dans l’appartement. Voilà qui devrait enfin apporter l’action que j’attends, car ce n’est plus trop ça depuis quelques épisodes.

Une équipe armée jusqu’aux dents est envoyée les tuer et le parti pris de réalisation est alors excellent : nous suivons la scène du point de vue des soldats avec casques anti-bruit et lunettes infrarouges. Cela fonctionne merveilleusement bien tout en leur permettant quelques économies d’acteurs. Le silence permet d’ajouter une tension agréable à la scène, car nous sommes immergés dedans et nous savons bien que ça va virer au massacre pour eux. Cela ne manque pas effectivement : Cassidy est tout bonnement incontrôlable et Jesse parvient à retirer le casque d’un certain Phil. Il n’en faut pas plus à Jesse pour l’envoyer tuer tous ses amis.

Alors qu’il s’apprête à le questionner, Jesse se le fait voler par un Denis affamé… Et oui, il est désormais un vampire ! Ça tombe bien, il venait de se faire tuer.

De son côté, Herr Starr est en plein rencard avec une blonde que je ne crois pas avoir vu auparavant dans la série. Il est dur d’accrocher à la scène après l’attaque de l’appartement : lui-même semble s’ennuyer lors de son rencard, mais il est interrompu par le fiasco de la mission de ses hommes. Il souhaite donc exécuter les incompétents qui étaient en charge de tuer Jesse, mais ces derniers s’en tirent plutôt bien en proposant un nouveau plan incluant l’activation de B.R.A.D. Allons savoir de quoi il s’agit.

Le lendemain, Tulip se réveille comme une fleur (ouais, jeu de mots de folie, je sais) et découvre la folie qui règne dans l’appartement, où Jesse emploie tous les flics de la ville grâce à Genesis. Denis s’occupe de Cassidy à son réveil et c’est fou comme il paraît plus jeune maintenant qu’il est vampire (et maquillé en conséquences, j’imagine). Jesse parle un peu à Tulip de sa dépression et de sa peur de dormir, mais celle-ci lui en veut d’avoir utilisé Genesis contre elle, en toute logique. Bon, tout cela est franchement long encore cette semaine, et c’est pire, car c’est haché du côté du rythme.

Jesse passe la fin d’épisode à attendre une nouvelle attaque et Denis à écouter du Edith Piaf, ben oui, bien sûr. B.R.A.D semble finir par arriver alors que Denis se comporte en adolescent et que Tulip tire sur un pauvre nettoyeur. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte pas très crédible et B.R.A.D arrive en avion vers la fin d’épisode : il s’agit d’un missile prêt à anéantir nos héros.

Oui, mais non, Herr Starr change d’avis lors d’une sodomie forcée (je ne cherche même plus à comprendre) et ne veut plus tuer Jesse. Le missile est donc détourné in extremis sur la maison de ce pauvre Harry Connick Jr qui n’a rien demandé.

La semaine passe sans attaque et Jesse finit par abandonner son attente pour aller se bourrer dans un bar. C’est là qu’Herr Starr vient le voir et lui propose son aide pour retrouver Dieu.

C’est là le cliffhanger d’un épisode franchement décevant que j’ai trouvé long et ennuyeux. Heureusement qu’il y a eu l’attaque de l’appartement pour mouvementer un peu tout ça, parce qu’autrement, ça aurait été sacrément pénible à voir. Il est tout de même dommage que la série tombe dans un tel ennui quand on voit ce qu’elle peut proposer par ailleurs. En plus, ce n’est pas faute de n’avoir rien à raconter, car il se passe quelques trucs cette semaine. C’est juste que c’est long à mettre en place et que ça ne prend aucun raccourci là où il en faudrait parfois. Oui, c’est moi qui dis ça.

Capture d'écran 2017-08-22 17.07.10.pngÉpisode 10 – Dirty Little Secrets – 15/20
Are you blind, boy ? Would you like to be ?

C’est parti pour un épisode que j’ai commencé en pensant que c’était une fin de saison alors que non, la saison faisant en fait 13 épisodes. En plus, je l’ai vu dans les pires et meilleures conditions à la fois : le soleil a enfin décidé de se pointer en région parisienne après un bon mois (d’Août) d’absence, alors je bronze sur la terrasse. Ce n’est pas idéal pour regarder une série, mais qu’est-ce que c’est agréable un bain de soleil.

Cet épisode commence très fort, c’est le cas de le dire pour mes oreilles puisque j’ai bien sûr mes écouteurs, avec un couple en train de faire l’amour. Ca y va et y va, et l’on apprend finalement qu’il s’agit de Jésus. Oh, mais oui, nous ne sommes pas à un blasphème prêt dans cette série et c’est parfaitement le genre de scènes osées qui ne me surprend pas de cette saison.

Herr Starr continue de discuter tranquillement avec Jesse, ce qui implique un peu de menace au barman trop curieux, et la livraison d’informations sur The Grail et la fameuse vidéo d’audition du faux Dieu. Oh, Jesse s’énerve aussi, mais Herr Starr est de toute façon dans la même merde que lui à rechercher Dieu. Ni l’un ni l’autre ne se font confiance, mais ils font malgré tout équipe ensemble dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour retrouver Dieu.

Ils se rendent surtout au QG de l’organisation où Jesse rencontre en toute tranquillité le Pape, rien que ça. L’avantage, c’est qu’il obtient tout plein d’informations : un groupe d’anges se serait rebellé contre lui… à moins qu’il ne soit juste embêté par sa création pourrie et n’ait décidé d’en créer une autre. Bref, personne ne sait où est Dieu, mais il est question d’un garçon qui pourrait assurer le rôle de Dieu. Un garçon ? Le messie, bien sûr.

On remonte à la naissance du fils de Jésus, donc, et au meurtre de sa femme pour protéger la lignée. Jesse se débrouille, avec Genesis, pour être amené au descendant de Jésus, bien sûr. Cela passe par un long voyage à travers le monde, histoire que Jesse soit incapable de le retrouver par lui-même.

C’est intéressant, car Jesse se soumet totalement à Humperdoo, le descendant du Christ, qui s’il est saint, n’est pas sain d’esprit (bouuh le jeu de mot facile). Jesse utilise donc son pouvoir sur lui après s’être fait pisser dessus, ce qui n’est apparemment pas une très bonne idée et n’aide absolument pas à retrouver Dieu. Ce serait trop simple.

De son côté, Tulip continue ses cauchemars sur le Saint des Tueurs et ce n’est pas fou. Elle s’inquiète de l’absence de Jesse et demande des informations à un Cassidy trop occupé à s’envoyer à l’air avec des prostituées commandée pour Denis, le tout sur une chanson française, normal. Elle décide finalement de faire la cuisine, parce que c’est ce que fait Tulip dans chaque épisode, la place de la femme, tout ça tout ça ? Peu importe, vous me direz, l’intérêt de cette scène, c’est de continuer à la voir sympathiser avec sa voisine, « Jenny ».

Elle a l’excellente idée de lui raconter toute l’histoire de la saison en prenant le petit déjeuner avec elle. C’est merveilleux cette amitié sortie de nulle part qui suffit à manipuler totalement Tulip. Elles s’amusent aussi avec des jeux vidéos, c’est marrant mais pas si fou, surtout que Jenny fait l’erreur de raconter des infos que Tulip ne lui a jamais divulguées. Oh, oh. Elle s’en tire par une pirouette et grâce à l’aide de son collègue qui interprète « Rodney », l’ex bourré et menaçant.

Quant à Cassidy et Denis, ils s’amusent bien dans cet épisode, mais Denis a dû mal à contrôler son appétit de sang. C’est le principe d’un vampire après tout.

Comme d’habitude donc, cet épisode ralentit le rythme et n’est pas à la hauteur de mes attentes, mais cette fois au moins, on a quelques informations qui font avancer la quête de Jesse. Finalement, pour une fois, c’est Cassidy qui s’avère le moins intéressant, et de loin.

Les cliffhangers révèlent que le Grail cherche à séparer Tulip, Cassidy et Jesse, ce que Jenny réussit plutôt bien à faire pour le moment. Affaire à suive, je pense, surtout que Tulip est en train de comprendre que le Saint des Tueurs est encore en vie. Ils révèlent aussi le plan de Herr Starr qui est, depuis le début, de suggérer à Jesse de jouer à Dieu, grâce à Genesis. C’est plutôt une bonne idée,mais Jesse n’apprécie pas trop le blasphème. Certes. J’espère qu’il ne verra jamais la série, du coup. Séparer Jesse de ses amis est donc une partie du plan pour s’assurer qu’il acceptera de jouer à Dieu. Cela fonctionne plutôt bien et c’était un épisode intéressant, à défaut d’être rythmé.

Capture d'écran 2017-08-29 14.02.28.pngÉpisode 11 – Back Doors – 13/20
I know were God is. We gotta go.

L’épisode commence par me faire espérer que le Saint des Tueurs est repêché de son marécage, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Non, nous repartons clairement dans un flashback sur la mythologie de la série. C’est ainsi Jessie qui est repêché du marécage dans lequel il est coulé, au fond d’une boîte, par sa mère ou belle-mère, au choix. Pas de bouffe, pas d’eau, juste un enfer comme ça. Mouais, je suis mitigé par cette nouvelle information sur le personnage. La fin d’épisode nous révèle que c’était finalement sa grand-mère qui le torturait, celle-ci s’appelant L’Angelle. On verra si ça a son importance.

Elle fait en tout cas le parallèle avec le Saint des Tueurs qui est effectivement repêché par Jesse et…Tulip. Le problème, c’est qu’il n’est plus dans le camion où il devrait pourtant être. Ce coup-là, on le doit bien sûr à Herr Starr, merci bien. Celui-ci recrute ses deux hommes de mains habituels en leur expliquant le plan de faire de Jesse le messie. Ils sont bien forcés d’approuver.

De retour dans l’appartement de Denis, tout le monde en veut à Jesse d’avoir menti. Tulip et Cassidy ont surtout peur de se faire rattraper par le Saint qui veut toujours les tuer après tout. Le trio décide donc de partir en voyage à Bimini et d’éviter de rester dans cet appartement. Le problème est que Jesse n’a toujours pas trouvé Dieu.

Cela dit, il révèle enfin la vérité aux deux autres à propos de Jésus. Nous passons donc de la joie de partir en vacances à l’énervement de Tulip de voir Jesse la dire égoïste. Hop, le plan d’Herr Starr fonctionne à merveille et l’engueulade devient vite générale. Jesse finit par avoir une révélation divine grâce au nouveau chien de Denis et laisse les deux autres complétement perdus. Enfin perdus… Tulip décide de détruire les armes que Jesse gardait avec Jenny. Cassidy doit lui gérer son fils qui propose de sauter Tulip, parce que c’est ce qu’on fait chez nous. Je ne sais pas si par « chez nous », il entend les français, mais on a franchement une super réputation quand même. Bon, après « saute la » est traduit par un gentil « take her », ça va.

La quête de Tulip n’est pas vraiment intéressante, avec des armes indestructibles qu’elle finit par envoyer à la poste. J’adore juste le personnage de Jenny qui m’a fait beaucoup rire avec ses marchandages.

Jesse comprend donc que Dieu est probablement un chien et qu’il s’est fait avoir lors d’un test à dire que Dieu n’était pas ce qu’il voulait. Il se retrouve chez Herr Starr à écouter ses prières à Dieu et celles de certains de ses proches, j’imagine. Ce n’est pas bien passionnant, mais c’est marrant, car ses prières finissent dans le cul d’Herr Starr, qui en voit décidément passer dans cette saison.

Enfin, en Enfer, Eugene est persuadé que celui qui ne mérite pas sa place sera torturé encore plus pour avoir menti, grâce à Hitler. Nous apprenons aussi que l’Enfer est en liaison avec le Saint des Tueurs et la Nouvelle-Orléans, ce qui est apparemment une bonne chose.

Eugene se débrouille pour assister de nouveau à la scène d’Enfer d’Hitler à Munich en 1919. Finalement, l’Enfer n’est pas son rendez-vous galant, mais le refus de son art par un expert (juif, bien sûr, et homosexuel, en plus). Ceci explique cela, j’imagine. Ce n’est que le début des ennuis, car il se ridiculise ensuite devant Elsa qui le largue pour un réparateur de vélo. Sa haine se canalise finalement autour d’un gâteau. C’est une jolie scène d’Enfer inventée là, mais décidément l’Enfer est loin de ce que l’imaginaire collectif en fait habituellement.

Bon, Hitler en revanche, je ne peux pas en dire autant, surtout quand il s’énerve. Il finit par organiser une évasion pour Eugene, évasion qui se traduit par un plongeon dans le gouffre censé les torturer encore plus.

L’ennui était grand devant cet épisode, il est dur de ne pas être déçu par cette seconde partie de saison. Heureusement, la fin d’épisode nous libère le Saint des Tueurs. S’il est aussi cool qu’il y a dix épisodes, on devrait donc enfin pouvoir se réveiller la semaine prochaine. Il serait temps.

10Épisode 12 – On Your Knees – 14/20
What more do you have to lose ?

J’ai lancé l’épisode avec le suspens de savoir si ça va enfin s’améliorer cette semaine, malheureusement, ça n’a pas été le cas, avec un Preacher qui nous a servi son couplet traditionnel, sans moment vraiment jouissif.

De retour dans le trou mais avec Hitler cette fois, Eugene tente de résister à son Enfer qui est cette fois dépourvu de Jesse. C’est rigolo avec une Tracy qui se suicide en boucle, mais il finit par y arriver assez vite. Le problème, c’est qu’une fois qu’il a réussi à dire ses quatre vérités à Tracy, il découvre que son Enfer ne s’arrête pas à elle. Il reste la mascotte qui l’a violé, puis son père qui l’accuse d’avoir ruiné la vie de sa mère.

Ce n’est pas si facile de s’échapper de l’Enfer, en fait, et la scène est un chouilla trop longue, même si les apartés d’Hitler aident à apporter un peu d’humour. Une fois la situation avec son père réglée beaucoup trop vite pour l’Enfer mais beaucoup trop lentement pour la série, Hitler et Eugene parviennent à s’enfuir et disparaissent du trou.

En flashback, nous voyons le Saint des Tueurs être coulé par Jesse et s’énerver au fond de son marécage. Il s’énerve pendant pas moins d’une semaine sur la porte du camion blindé.

Grâce à un flashback dans le flashback, nous apprenons aussi que ce marécage n’est pas un lieu inconnu pour lui, puisque c’est là qu’il a été baptisé. Quelques années plus tard, il savoure un pique-nique avec sa fille et sa femme. OK, c’est a priori parfaitement inutile, je me demande s’ils y trouveront un intérêt quelconque, hormis nous justifier son Enfer de la saison 1.

Sans surprise, le Saint des Tueurs est secouru par des membres du Graal, qui font exprès de couler un autre camion de la compagnie. C’est quand même se donner beaucoup de mal : quel intérêt de remplacer le camion ?

Et en même temps, quel intérêt de nous montrer tout ça en flashback quand nous avions déjà toutes les pièces du puzzle la semaine dernière ? Le voici donc libéré après un quart d’épisode un peu inutile, mais sympathique malgré tout.

À la Nouvelle-Orléans, Jesse déprime d’être passé à côté de Dieu. À l’appartement dont j’espère de plus en plus la destruction car le roadtrip leur allait mieux, Cassidy surprend Denis en train de fouiller sa chambre, à la recherche de son chien qu’il garde secret. Il s’engueule ensuite avec Tulip, à propos de Jesse, bien sûr, tout en zieutant sa gorge avec beaucoup d’intérêt. Jesse revient à l’appartement quelques minutes avant que le Saint n’y débarque. Tulip tente de l’arrêter, mais elle est rapidement mise K.O – heureusement (bizarrement) pas tuée.

Le Saint s’aventure donc dans l’appartement pour tuer Jesse, toujours en possession de Genesis. C’est maintenant que nous découvrons l’existence d’un balcon sur lequel Cassidy et Jesse bavardent tranquillement pendant que le Saint met K.O Denis, puis Cassidy. C’est reparti pour une scène d’action un peu plus à la hauteur, mais manquant encore d’une B.O sympathique. On s’améliore en rythme et en action, en tout cas.

Le tout est observé par les membres du Graal, à qui il ne manque que des popcorns, clairement. Le problème de ce combat est qu’il perturbe leurs caméras, que Tulip ne devrait pas tarder à découvrir si elle continue à être aussi observatrice qu’auparavant.

Le Saint, William, réussit à piéger Jesse et le mettre à genoux. Il est à deux doigts d’y passer, mais il est arrêté au dernier moment par la nana qui gère l’Enfer, rien que ça. Elle lui promet de l’emmener au Paradis.

Voilà, c’est tout pour l’action. Tulip et Cassidy sont amenés à l’hôpital en ambulance, ou en tout cas c’est ce que Jesse pense. En vérité, ils sont rapportés dans le bureau d’Herr Starr, qui veut discuter avec eux de la marche à suivre.

Notre trio se retrouve ensuite dans un fast food et c’est cool de les y retrouver, mais ça ne sauve pas le rythme de l’épisode auquel il manque toujours quelque chose. Jesse leur avoue qu’il considère de devenir le Messie comme le souhaite Herr Starr. Cassidy n’est pas trop fan de l’idée, Tulip, comme à son habitude, les laisse débattre sans dire ce qu’elle pense. Elle finit par déclarer son amour à Jesse (mais comment ? Pourquoi ?) mais remarque surtout qu’il n’a rien à leur faire faire.

Pendant ce temps, au Vatican, le Pape déclare que Dieu s’est fait la malle (bon, en anglais, bonjour la crédibilité) et qu’il leur reste l’espoir d’attendre Jésus. Cela tombe bien, puis que Jesse se rend auprès d’Herr Starr pour jouer les Messies.

Et William est ramené en Enfer, où Hitler et Eugene s’échappent par les bouches d’aération, avec un aperçu de l’Enfer de chacun. Mouais. J’espère que ça bougera un peu plus pour la fin de saison la semaine prochaine, quand même.

13.pngÉpisode 13 – The End of the Road – 16/20
Spoken like a true messiah.

Nous les avons tellement peu vus sur la route finalement (alors que pourtant c’était ce qui fonctionnait le mieux dans la série) que ce titre d’épisode me paraît drôlement mal choisi, mais bon, c’est parti pour une fin de saison que j’espère meilleure.

Cela commence par un flashback sur l’adolescence de Jesse, pas franchement intéressante : sur le bord d’une route, il fait payer le parking de tous les gens se rendant chez l’Angelle. OK. Il en profite pour voler quelques portefeuilles, tuer une poule et se faire racketter son propre argent par un mystérieux homme dont on ne voit que les tatouages.

Malheureux, le petit Jesse se rend ensuite dans une villa pour négocier qu’on lui tire les cartes. En échange, il donne la cadavre de la poule qu’il vient de tuer de colère. Euké. Comme toujours, cette intro dure près de huit minutes, mais pour un final, c’est drôlement long.

Si on en revient au présent, Jesse accepte donc de devenir le messie et commence dans une classe d’enfants. Celle-ci se fait attaquer, ce qui pousse Jesse à utiliser son pouvoir plus vite que prévu. Le problème, c’est que son pouvoir semble cassé. Il s’en tire donc avec une petite scène de combat avec une bonne BO, cette fois clairement inspirée par les Gardiens de la Galaxie puisque la chanson utilisée en est extraite. C’est un peu abusé quand même.

Jesse et Herr Starr se rendent ensuite à Los Angeles pour se faire interviewer par Jimmy Kimmel. Oui, ça leur prend tout l’épisode.

À la Nouvelle-Orléans, Cassidy s’ennuie maintenant que Jesse est parti joué les Messies. En fait, c’est une telle épave que son T-shirt se confond limite avec le papier peint. C’est dire s’il est délavé lui-même ! Cassidy se trouve une nouvelle mission dans la vie : surveiller son fils. En effet, Denis semble s’abreuver de ce que les vampires font de pire pour s’inspirer.

Pendant ce temps, les hommes du Graal débarrassent le plancher et Tulip fait quelques courses pour partir en vacances à Bimini avec Cassidy. Tulip qui fait les courses marque un nouveau point d’ennui extrême dans la série, même si la fin de la scène possède un bon humour.

De retour à l’appartement, elle se donne complétement à Cassidy qui n’ose pas trop, surpris par ce revirement de situation. Comme Cassidy se drogue et comme la situation est bien trop énorme pour être crédible, je n’ai pas été surpris de voir Cassidy sortir ses crocs et arracher la gorge de Tulip. Il ne s’agissait que d’une hallucination.

Au moment de charger la voiture pour partir, Tulip découvre la caméra des hommes de Starr et ça ne lui plaît pas franchement, surtout qu’elle, comme Cassidy, se sont masturbés dans le salon. OK, information utile du jour.

Peu après, Tulip abandonne l’idée de se battre et retourne charger la voiture, alors que Denis s’amuse avec la lingerie de Tulip volée par Cassidy. Inquiet de ne pas réussir à se maîtriser si son fils continue de le tenter sur la voie du mal, Cassidy décide de… tuer son fils. Voilà qui est fait. Pauvre Denis. Bon, il faut dire qu’il fait partie des éléments qui ont ralenti cette saison, mais c’est triste un peu.

Triste, mais pas autant que Tulip qui retourne dire au revoir à Jenny et comprend qu’elle est celle qui l’espionnait depuis le début. La confrontation entre les deux est géniale, jusqu’à ce que Tulip tente d’envoyer un tournevis dans la face de sa meilleure amie qui lui tire dessus.

Eugene et Hitler continuent de s’enfuir des Enfers, réussissant à sortir des tunnels pour atterrir sur les rives d’un lac, mythologie oblige. Hitler indique à Eugène la marche à suivre pour revenir à la vie, mais ça me paraît un peu gros tout ça : il a toutes les informations et renonce à sa liberté. Eugène finit par sympathiser avec Charon en attendant sa barque, mais Charon se fait tuer par la superintendante des Enfers.

Par chance, Hitler est encore dans les parages et assomme la super intendante, permettant à Eugène de s’évader. Ce dernier souhaite désormais qu’Hitler vienne avec lui, décidant qu’il ne mérite plus sa place en Enfer. Difficile de ne pas être d’accord tant ils ont rendu le personnage sympathique tout au long de la saison. Il n’y a pas idée franchement !

C’est sans trop de surprise qu’une fois de retour sur Terre, Hitler se barre en courant et poursuit son évasion, se faisant renverser et redevenant le monstre qu’il est censé être.

La fin de saison se réveille enfin dans ses dernières minutes. Apprenant ce qu’il vient d’arriver à Tulip, Jesse se précipite à l’appartement. Herr Starr fait annuler l’ambulance et Jesse ne peut rien faire pour la sauver, surtout que Genesis ne fonctionne plus. Cassidy décide de transformer Tulip en vampire, mais comme ce n’est jamais ce qu’elle a voulu, Jesse l’en empêche.

Le plus horrible est encore qu’aucun des deux ne sait ce qui est arrivé à Tulip. Jesse a malgré tout la solution après la mort de Tulip : il emmène son cadavre auprès de l’Angelle.

Quant à Dieu, il observe tout ça… au sein d’une tête de chien décapité dans une chambre d’hôtel. Pas rassurant.

L’épisode était sacrement lent mais laisse sur d’excellents cliffhangers qui me donnent envie de revenir. C’est frustrant.

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EN BREF – Cette saison a démarré sur les chapeaux de roue… et s’est finalement accidentée contre un mur qui a ralenti le rythme et retiré une grosse partie de l’intérêt de la série. Heureusement, je suis désormais attaché au trio principal, parce que sinon, la saison n’aurait pas eu les mêmes notes. C’est parce que j’attendais désespérément qu’elle reparte de plus belle que j’ai parfois été gentil dans mes notes. Je sais ce que peut parfois proposer Preacher alors je reste motivé et optimiste.

Finalement, il s’est passé beaucoup de choses en début de saison avant que le rythme ne ralentisse, mais même une fois à vitesse d’escargot, la série a continué d’introduire beaucoup de choses. Son épisode final était un peu lent à consacrer un acte par intrigue, mais il a l’avantage de relancer l’intrigue pour une saison 3. Si celle-ci n’est pas officiellement confirmée, elle verra probablement le jour après un tel cliffhanger et sachant que les lieux de tournages sont déjà en train d’être réservés.

Je serais là, clairement, car je suis intrigué par la résurrection à venir de Tulip et la chasse à l’homme d’Hitler. En plus, j’espère toujours des retrouvailles Eugène/Jesse à un moment. Et puis, je n’ai pas tenu deux ans pour m’arrêter en si bon chemin !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3Saison 4

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Fear the Walking Dead (S03)

Synopsis : Après une saison 2 centrée sur un long détour au Mexique, les perspectives pour la saison 3 semblait être un retour au États-Unis. Seulement, les choses ne sont jamais aussi simples : Nick et Luciana tombent sur plus forts qu’eux à la frontière, Ofelia s’est elle aussi fait tirer dessus à son arrivée et Madison, Alicia et Travis n’ont aucune idée de ce qui les attend lors de leur voyage vers le Nord après s’être fait exiler de l’hôtel.

Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 Saison 5 Saison 6

Ci-dessous, mon avis sur la saison, épisode après épisode.

15-2

Pour commencer, j’attendais hyper impatiemment cette saison 3, surtout pour retrouver Alycia Debnam Carrey, il faut bien l’avouer, mais aussi parce que j’avais bien aimé la saison 2. Certes la série connaît quelques longueurs, comme The Walking Dead d’ailleurs, mais je trouve que les personnages sont plus attachants que dans la série-mère. C’est peut-être aussi que je ne suis absolument pas spoilé par les comics en ce qui concerne ces personnages et que s’ils sont assez caricaturaux, ce ne sont pas des caricatures de bande-dessinées à la Michonne, Abraham ou Rosita.

Du coup, j’avais prévu de me jeter sur les premiers épisodes lors de leur diffusion hier, mais après pas mal de péripéties dimanche et un lundi bien chargé, je commence la saison en retard. Pas grave, je vous promets que ça ne va pas m’empêcher d’être à fond dedans pour critiquer, aussi positivement que négativement.

Avant toute chose, je commence même cet article par la critique d’un épisode 0 qui est une micro-websérie. Et oui, comme l’an dernier, l’entre saison a été riche avec une saison complète (et très inégale) de The Walking Dead et la diffusion d’une micro-websérie, histoire de patienter.

Bonne lecture (et âme sensible, s’abstenir, c’est une série gore, je vous rappelle) !

Note moyenne de la saison : 16/20

00.pngÉpisode 0 – Passage – 13/20
Please, I’ll die alone.

Cet épisode bonus pour le web nous propose 12 minutes de zombies, une histoire détachée mais qui aura probablement des liens avec la saison 3. Un amuse-gueule, une mise en bouche, des scènes ultra courts introduisant une nouvelle intrigue.

Et une intrigue pas bien folle, à la fois précipitée (logique vu le format) et possédant malgré tout des longueurs dans le dialogue, allez comprendre. Il est question de deux nanas faisant alliance dans le désert américain pour se rendre à Mexico.

Elles retrouvent en chemin le frère de l’une d’elle, Gaby. Seulement, il protège l’entrée d’une voie sécurisée et refuse que Sierra y entre. Du coup, ça se bat, Sierra a le dessus car elle est présentée dès le départ comme la Michonne du coin (franchement, ce n’est pas très inspiré dans la construction du personnage). Les choses s’accélèrent vite, avec une explosion puis une course poursuite. Gaby fait confiance un temps à son frère, mais décide finalement de s’en prendre à lui, allant jusqu’à le poignarder. Un comble, alors qu’elle n’arrivait même pas à tuer un misérable zombie.

Quelques jumpscares plus tard, Gaby et Michelle parviennent à sortir du tunnel… et c’est tout ? Sierra a un bracelet qui aura sûrement son importance. Voilà, voilà.

Plus encore que l’an dernier, ce webisode a du mal à introduire une histoire passionnante. Toutefois, les personnages pourraient être cool à suivre sur du long terme. Cela dit, si c’est pour faire comme l’an dernier, ça ne sert pas à grand-chose d’espérer quoique ce soit…

01.pngÉpisode 1 – Eye of the Beholder – 18/20
You love his life more than yours?

30 secondes de résumé suffisent à faire le point sur la saison passée, mais ce « Previously on AMC Fear the Walking Dead » m’avait manqué. La saison prend le parti d’une ellipse temporelle : Madi, Travis et Alicia se retrouvent directement dans de sales draps, pris en otage par un groupe militaire qui les sépare. Bien. Cela nous ouvre tout de suite de nombreuses perspectives intéressantes qui n’étaient pas du tout là en saison 2. Bien sûr, Travis est fait prisonnier dans la même cellule que Nick et Luciana, ce que j’ai adoré. Oui, l’ambiance de ce début de saison est intrigante et je me suis tout de suite plu à revenir dans cet univers.

Madi et Alicia sont mises de côté et rencontrent ainsi Troy, lourdement introduit par quelques plans dès la première scène. Bien sûr, on retombe assez vite dans les longueurs caractéristiques de la franchise et la présence de Troy dans la même pièce qu’Alicia fait aussitôt apparaître des tensions sexuelles bizarres, mais ça n’empêche que les mystères derrière cette base militaire sont très prenants.

Du coup, les prisonniers se font exécuter un à un pour des paris et des tests entre les militaires sur le temps qu’il faut pour se transformer en zombie. Bon, évidemment, ni Luciana, ni Nick, ni Travis, ni leur nouvel ami qui veut les aider à s’échapper n’y passent en premier. Cela leur permet de mettre à exécution un plan pour s’échapper. Il ne leur faut pas longtemps, mais ça reste crédible malgré tout, avec un plan qui tient la route et Travis qui se sacrifie pour Nick et Luciana.

Ces deux derniers se retrouvent dans un tunnel, pourchassé par leur nouvel ami transformé en zombie.

De leur côté, Madison et Alicia continuent de tourner en rond, même si bien sûr cette dernière a un couteau bien planqué. Madison tente la diplomatie avec Troy, puis lui plante une cuillère dans l’œil. C’est tout à fait ce que je voulais voir, je dois dire. Alicia se retrouve à s’enfuir à son tour, à la recherche d’un véhicule capable de l’emmener loin de ce merdier, elle et sa famille, pendant que Madison part à la recherche de Travis.

Celui-ci est jeté dans une arène de zombies et s’en tire plutôt très bien alors que ça ne m’aurait pas dérangé qu’il soit la première victime de la saison. Nick et Luciana se retrouvent face à une armée de zombies et c’est dans une situation catastrophe qu’Alicia leur vient en aide et les sauve avec son couteau. Finalement, Jake, le frère de Troy débarque juste à temps pour sauver l’œil de son frère et organiser une réunion familiale entre Madison, Nick et Alicia. Et oui, tous les militaires ne sont pas des méchants, juste quelques-uns qui sont cinglés. Dommage, j’aurais aimé passé plus de temps dans cette base qui avait de quoi occuper une bonne partie de la saison.

Alors oui, ça va loin et ils sont tous devenus des super-héros beaucoup trop rapidement, mais je trouve que cet épisode fonctionnait à merveille dans son rythme, ses suspenses, ses personnages, son histoire. Je m’attendais pourtant à être déçu donc je suis bien content de ne l’avoir été que par la résolution beaucoup trop simple des problèmes proposés. Cela dit, nos héros se font quelques ennemis et je pense bien que nous n’en avons pas terminé avec Troy.

La fin aura réussi à me faire mourir de rire, avec les zombies de Nick et Luciana qui se trimballent dans les murs et un imbécile (un pote de Troy donc) qui se fait bouffer comme une merde. L’épisode réussit à séparer à nouveau la famille avec cette invasion de zombies : Travis, Alicia et Luciana s’enfuient en hélicoptère avec Jake, Madison et Nick sont en voiture avec un Troy cyclope mais encore capable de bien viser. Nos héros sont donc tous en route vers le même endroit et la base militaire doit être évacuée.

Franchement, c’était un excellent épisode et je n’en attendais pas tant de ce début de saison. Si tous les épisodes pouvaient être aussi rythmés !!

02Épisode 2 – The New Frontier – 15/20
Right now, we’re just two families with missing loved ones.

J’ai enchaîné les épisodes sans la moindre pause malgré l’heure un peu tardive à laquelle je les regardais qui fait que j’aurais probablement mieux fait d’aller manger.

Le second épisode reprend sur l’hélicoptère qui se fait tirer dessus de nulle part. Travis se prend une balle et décide de se suicider en sautant dans le vide. Plus exactement, Alicia le lâche dans le vide à sa demande. WTF ? Je sais que je viens d’écrire que je voulais bien que Travis meurt, mais pas comme ça, quoi. Bon, et puis, il faut que je me calme, il n’est pas mort tant qu’on ne l’a pas vu zombifié. En tout cas, c’est un twist énorme en début de second épisode, je ne m’attendais vraiment plus à ça après le premier épisode.

Alicia, Luci, Jake et une blonde qui ne demande qu’à être sacrifiée se retrouvent donc sans hélicoptère, perdus dans la montagne et à pied pour rejoindre la « maison » de Troy & Jake. Cela donne envie. Les scénaristes zappent carrément la première journée de marche et passent beaucoup de temps à rapprocher Alicia et Jake. Bon, celui-ci est en couple avec la blonde, mais eh, c’est l’apocalypse après tout.

De nuit, leur campement semble donc mis en danger. Comme c’est de nuit, l’image est tellement sombre qu’il est dur de voir grand-chose, mais grosso modo, il tombe sur des zombies. C’est le principe d’une série de zombies après tout. C’est Alicia qui lui sauve la vie avec trois coups de feu bien placés, mais malheureusement, la blonde s’est bien fait bouffer par les zombies. Alicia repart donc seule vers leur campement pendant que Jake s’occupe de lui mettre une balle dans la tête. Ce n’est franchement pas surprenant comme intrigue et c’est assez décevant par rapport à l’épisode précédent d’en revenir à quelque chose d’aussi prévisible.

Cela permet en tout cas à Jake et Alicia de continuer à se rapprocher le lendemain, surtout que Luciana ne se réveille pas.

La veille, pendant la première journée de marche de ce groupe, Troy est arrivé auprès de son père et a appris que Jake n’était pas arrivé. Cela signifie une chose assez claire : Troy peut reprendre le pouvoir. Madison semble ne même pas s’en rendre compte… mais elle a quand même un plan, avec une arme sur elle et l’envie de réunir sa famille quitte à tuer tout le monde sur son chemin. Au moins, de ce point de vue, elle ne change pas. Il est intéressant de découvrir cette nouvelle colonie du point de vue de Madison (je trouve toujours que l’actrice ne joue pas super bien, mais au moins, le personnage nous donne des infos utiles).

Elle devient pote avec le père de Troy assez vite, ce que je ne comprends pas trop. Je pensais vraiment que Troy tirerait parti de la situation, mais a priori non. Bon, ils utilisent sûrement Madison et Nick pour retrouver leurs proches, mais bon. Le père n’a pas franchement la carrure que j’imaginais qu’il aurait, c’est un petit vieux comme un autre dont je ne donne pas cher dans une série comme ça. Toute cette partie ralentit drôlement l’épisode qui perd en intensité dramatique après le précédent, c’est dommage.

Alicia, Luciana et Jake arrivent enfin au ranch. Madison apprend donc la mort de Travis (et j’ai toujours du mal avec son jeu) et Nick comprend que Troy veut tuer Luciana, trop faible pour survivre. C’est l’occasion d’une petite tension qui ne mène nulle part, mais qui permet à Nick de faire en sorte que Luciana ne soit pas tuée tout de suite.

Madison sympathise définitivement avec le père de Troy et Jake, acceptant de survivre dans le ranch pour le moment et la série réunit enfin Alicia et Nick, ce qui est une excellente chose.

Assez étrangement, l’épisode revient aussi à l’hôtel, mais je n’ai pas trop accroché. Je m’en serais bien passé. Strand a donc survécu à son coup de couteau et décide de jouer les docteurs avec la horde de migrants qui se pointent à l’hôtel. Bon, c’est clairement le point mort de l’épisode, mais c’est aussi parce que je déteste le personnage (qui est un favori des fans, donc faut que je m’y fasse).

Ce n’est rien de bien passionnant puisqu’il fait son bon samaritain et permet à une femme enceinte d’accoucher. Le problème reste qu’il attire beaucoup trop de gens sur l’hôtel, donc il se fait virer, mais pas avant de soigner une dernière patiente : Mrs Stowe (Brenda Strong, donc) qui l’avait poignardé la saison dernière lorsqu’elle avait pété les plombs. Purée, j’étais persuadé qu’elle était morte l’an dernier, je suis un peu à la ramasse quand même. Cela dit, ça ne change rien : elle se suicide devant lui. Strand vole donc une voiture et se barre.

La conclusion de l’épisode n’est pas géniale, avec Madison qui décide de rester au ranch et d’en faire sa maison, quitte à en déloger les habitants. Ce n’est pas un cliffhanger de malade, mais la série n’en a pas besoin après une première scène d’épisode qui a remis les choses en place.

J’espère vraiment que Travis est mort, car la surprise était totale et ce serait nul de nous le ramener maintenant en mode Survivor. Pour le reste, malgré ses longueurs habituelles, la série m’a accroché avec ses deux premiers épisodes de saison et je ne comprends pas pourquoi tout le monde lui préfère la série-mère. Comme l’an dernier, je suis positivement surpris par l’intrigue développée par ce début et j’espère que ça continuera à ce rythme-là !

03Épisode 3 – TEOTWAWKI – 14/20
– We’re jewish.
– Cool! We’ll do Old Testament.

Quelle surprise de voir cet épisode débuter sur un clip qui faisait très campagne politique et qui explicite ce titre incompréhensible en dix secondes : The End of the World as We Know It. C’était plus drôle de nous introduire ce nouveau personnage de Jeremiah comme un gourou de secte se préparant à la fin du monde. Et puis, quel plaisir de voir Emma Caulfield, même dans le rôle d’un personnage déjà mort ! J’avoue que ça m’a déçu, j’étais content de la savoir au casting, mais bon, ce n’est pas le rôle du siècle celui de la mère alcoolique déjà morte.

L’enterrement de Charline (la blonde de la semaine dernière) est le point de départ de cet épisode, ce qui fonctionne plutôt bien car il apporte son tas de problème : l’arrivée de Madison est vue d’un mauvais œil par la communauté qui a déjà beaucoup à faire, puisqu’elle se déchire sur la réaction à avoir après « l’accident » d’hélicoptère. J’aime beaucoup cette manière de procéder pour relancer l’intrigue sans pour autant la relancer.

Madison et Alicia s’intègrent comme elles peuvent, cette dernière se trouvant embarquée de force dans une étude de la Bible, au sein d’une scène qui aura réussi à me faire vraiment rire. J’y réfléchis, mais je ne crois pas que la série mère parvienne à me faire rire de temps à autres, et c’est peut-être ça que j’aime le plus ici. Les relations entre les personnages ne sont pas toutes graves et centrées sur les problèmes de zombies. Bon, alors cela dit, on a la relation Troy/Madison qui continue et devient bien chiante à force.

Nick est en pleine dépression lui aussi, mais ils parviennent à ne pas rendre ça trop chiant en le confrontant à Alicia, puis à Madison qui lui reproche beaucoup trop de choses pour que leur relation soit saine. L’intégration au sein du ranch reste le sujet central de cet épisode, donc c’est forcément plus lent que la semaine dernière et c’est dommage de retomber dans ce type de défauts. Il n’empêche que dans l’ensemble, je suis attaché aux personnages, alors ça me dérange moins quand ce sont leurs scènes. C’est toujours plus difficile dès que ça concerne Madison et Jeremiah qui se lamentent sur leur fils respectif, j’avoue. C’est ce qui fait perdre ses points à cet épisode car ça manque d’action, surtout que Troy et Nick se retrouvent ensemble, ce dernier voulant toujours tuer le premier. Il se maîtrise pourtant, tout en partant dans sa propre crise de démence. Je ne sais pas trop quoi penser de ces deux-là, mais ce n’était pas fou. Ils semblent finalement se réconcilier… et tant mieux, je n’ai pas envie que ça dure.

Heureusement, la relation Nick/Alicia s’avère une fois de plus être un vrai point fort de la série dans cet épisode, leur confrontation pleine d’amour fraternel est intéressante à suivre, alors qu’elle ne devrait pas : sur le papier, c’est parfaitement chiant, joué, ça passe très bien. Ou alors, c’est juste parce que j’aime les acteurs. Je ne peux pas en dire autant de Jake et Troy malheureusement.

Une fois de plus, Alicia part en vrille totale dans cet épisode : il faut toujours qu’elle soit au cœur de toutes les conneries possibles. Cette fois, ce sont donc les jeunes étudiant la Bible le problème : ce sont des drogués qui gardent la tête d’un zombie dans une cage. Oh, Alicia, tu vas finir comme ton frère si tu continues.

Ah les adolescents, il faut toujours qu’ils fassent de la merde dans les séries (et dans la vie ?). Alicia ne déroge ainsi pas à la règle, surtout qu’elle se fait harceler de questions lors desquelles elle révèle qu’elle a (facilement !) tué un homme et que parfois, il faut se prendre en charge pour gérer sa merde et ne pas compter que sur Troy. Et malgré tout ça, j’adore encore Alicia, puisqu’elle a réussi à me faire rire. Je ne sais pas si je suis des plus objectifs pour critiquer cette série finalement. Je laisse passer beaucoup de ses défauts par amour d’Alycia Debnam Carrey.

Et pendant ce temps, Victor et sa voiture arrivent auprès de « Dante », qui gère la distribution d’eau pour des survivants. Mouais. On sent bien que ce n’est que le début de l’invasion zombies pour que ce genre d’institution soit encore en place. Il raconte toute son histoire à Dante, à la recherche d’aide j’imagine, mais je n’accroche toujours pas à son intrigue.

Son pote n’est en fait qu’un ancien collègue qui n’en a rien à foutre de lui et menace de le tuer parce qu’il n’apprécie pas que Victor vienne le voler. Mouais BIS. Désolé à tous ses fans, mais je n’y arrive pas, ce n’est pas passionnant. Cependant, il est intéressant d’entendre Dante lui dire ses quatre vérités et rappeler que le personnage n’est là que pour exploiter les autres. J’aime bien l’idée du barrage aussi, ça promet une fin de saison intéressante, je vois d’ici l’invasion de zombies et les flots les emporter.

Bref, Victor finit en prison et il ne s’est rien passé de l’épisode. Je n’ai même pas compris le cliffhanger, qui semble être un retour de personnages, mais j’ai dû oublier, hum. En parallèle de tout ça, Luciana prend le temps de guérir et Madison se porte volontaire pour tenter de retrouver un groupe qui s’est probablement fait tuer au cours de la nuit.

Grosso modo, je m’ennuie devant la moitié de l’épisode, mais contrairement à d’autres séries (comme The Walking Dead ou Outcast), je me sens attaché aux personnages et j’ai envie de regarder. Je vois les défauts et je passe au-dessus, je ne sais pas pourquoi. J’aime la série malgré tout. Tant mieux.

Capture d'écran 2017-06-19 23.19.57.pngÉpisode 4 – 100 – 09/20
Pues Daniel Salazar, yo so Efrain y tu… tu estas muriendo.

Déjà trois semaines que la série a recommencé, le temps file à une vitesse, c’est tout bonnement dingue. L’épisode 3 nous laissait sur un cliffhanger de folie que je ne comprenais même pas bien dans la fatigue, parce que Daniel revenait parler à Victor et que je ne reconnaissais pas Daniel. Faut pas m’en vouloir, les morts j’ai tendance à rapidement les oublier dans ces séries, surtout quand j’aimais pas le personnage à la base.

Du coup, entre ma note et ce paragraphe d’introduction, vous comprendrez que ça ne m’a pas passionné du tout cette semaine. J’suis pas venu ici pour souffrir (d’ennui mortel), OK ? J’aurais limite mieux fait d’aller écouter Bandes d’ondulés, mais comme j’avais une heure de retard, j’ai privilégié l’écoute à une date ultérieure.

Bref, Daniel a survécu à l’incendie qu’il avait lui-même provoqué et, malgré tout un épisode centré sur lui, on ne sait toujours pas trop comment. Quant à l’épisode centré sur lui, ce n’était vraiment pas nécessaire, il aurait pu nous le résumer en trois lignes de dialogue et ce serait revenu au même.

Par chance, cet épisode a gagné un peu de grâce à mes yeux avec son utilisation de l’espagnol, la chaleur ambiante de la canicule qui frappe la France (et la Belgique) en ce moment et à mon thé glacé accompagnant ce premier épisode à la belle étoile de l’année. Et puis lutter contre les moustiques à la manière dont il lutte contre les zombies, c’est plutôt sympathique, ça met dans l’ambiance. Ou pas.

Bon, donc Daniel a survécu à l’incendie pour mieux se retrouver avec un groupe de survivants mexicains qui n’a d’autres choix que de lui couper un bout de jambe. Bon appétit, bien sûr.

Franchement, l’épisode était lent, avec peu de rythme et d’intérêt, c’est très dommage. L’intérêt était d’autant moins présent que l’on savait déjà où atterrissait le personnage, retirant une bonne partie du suspens. Et puis franchement, tout ce qui m’aurait intéressé aurait été de voir comment il survivait à l’incendie, et ça reprend grosso modo le lendemain. Quant à son récit des événements… lol quoi. « J’ai lutté (pour m’enfuir), j’ai lutté et je ne sais pas comment, je me suis enfui ». Ben oui. Merci.

Cet idiot pense donc avoir brûlé vive sa fille – dont on n’a toujours pas de nouvelles non plus d’ailleurs. Et FRANCHEMENT, le mexicain qui s’endort au milieu de sa phrase à côté d’un type qui vient de lui avouer une tuerie de masse, on en parle ? C’était tellement n’importe quoi… mais pas autant que ce putain d’éclair dans le crâne du zombie. Fou rire du mois, au moins, j’en pleure encore. Quelle honte ce scénario ! Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ?

Franchement, c’était un épisode hyper décevant, que je me suis gardé en bruit de fond (et en même temps qui exigeait une confrontation parce que merde, c’était en espagnol quoi). Difficile de ne pas se faire chier à le voir grimper l’échelle sociale tordue du groupe dans lequel il atterrit, dirigé par le pote de Victor introduit la semaine dernière.

Et en plus, la série nous prouve qu’elle a un petit problème avec les couverts, Daniel utilisant une fourchette comme arme. Petit clin d’œil à tous ceux se cherchant un objet transformé en arme pour le Bingo Séries.

L’épisode revient finalement (et enfin) sur la chronologie principale où l’on apprend que Daniel ne croit pas Victor quand il lui dit qu’Ofelia est en vie et où Daniel reprend ses bonnes vieilles habitudes de monsieur pas gentil torturant les gens qui lui ont sauvé la vie en début d’épisode. OK, OK. Vraiment, ça ne valait pas le coup d’y consacrer 42 minutes, les gars. Je suis tellement déçu. Je n’ai jamais été fan des épisodes centrés sur un seul perso, que ce soit dans la série-mère ou FTWD. Je me souviens encore de celui sur Nick l’an dernier. Il avait été décevant, mais au moins c’était (vite fait) intéressant.

Contrairement à aujourd’hui, où seule la dernière scène fut utile avec Daniel tuant Dante et tous les méchants. Net, précis, efficace et… remontant la note de l’épisode. Imaginez sans. Une minute passionnante pour quarante et une d’ennui, je suis frustré.

Capture d'écran 2017-06-26 13.42.34Épisode 5 – Burning in Water, Drowning in Flame – 14/20
I’m gonna damage you if you don’t move

Quel drôle de début cette semaine, drôle parce qu’aussi poétique que stupide : un vieux fait un câlin à sa femme transformée, mais sans dentier, et se suicide dans ses bras, foutant le feu à sa barraque. Pas de chance, la barraque est au beau milieu du campement de nos héros. Il est décidé de laisser la barraque brûler. Et… c’est à peu près tout.

Le lendemain, Madison se rend donc à la recherche de l’équipe disparu l’épisode précédent, faisant équipe avec Troy, ce qui promet plein de problèmes, dès le départ. C’est surtout l’occasion de quelques moments de faux stress, avec des hordes de zombies à tuer où personne n’est véritablement en danger.

En fait, cela nous permet d’enfin en savoir plus ce qu’il se passe avec le ranch et qui a descendu l’hélicoptère. Les nouveaux méchants sont donc les amérindiens qui veulent récupérer leur terre, à savoir le ranch. OK, ça fonctionne plutôt bien, je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue. Au départ, ça me faisait rire, mais quand on voit ce qu’ils ont fait avec le pauvre mec qui s’est fait bouffer par un corbeau… Ce sont des méchants prometteurs !

Madison s’impose beaucoup plus que Troy, sans trop de surprise et c’est marrant, car ils développent une relation proche d’une mère et d’un fils, mais une relation totalement tordue et pervertie. Elle a ce qu’il faut d’inceste, d’ailleurs, avec un Troy claireent en train de fantasmer sur elle, malgré quelques envies de meurtre.

Alicia continue de développer ses relations avec un peu tout le monde, tout en assumant mal sa gueule de bois. Quand je dis « ses relations », je parle bien entendu du frère de Troy. La relation à venir entre eux est tellement évidente que le baiser n’a pas même pas réussi à m’étonner, pas plus que leur petite escapade sexuelle. Une fois de plus, j’ai eu du mal avec la personnalité d’Alicia qui se met à critiquer les artistes qu’elle juge inutile dans une apocalypse. Oh, mais c’est tout l’inverse !

Luciana est bien plus en forme soudainement, allons savoir pourquoi. Elle est très, très motivée à partir au plus vite de leur campement parce qu’elle dit ne pas pouvoir y voir. Pourquoi pas en soi, mais c’est vraiment dommage que ce soit si mal amené : il n’y a aucune raison cohérente qu’elle ne se voit pas rester vivre dans cette communauté.

En tout cas, le couple qui brûle apporte son lot de problèmes sous-jacents, surtout pour Nick qui n’apprécie pas trop la philosophie du père de Troy. C’est lui qui nous explique que Luciana ne peut pas rester, pas parce qu’il est raciste, mais parce qu’elle est incapable d’assumer et d’accepter ce qu’il s’est passé, à savoir l’apocalypse. Mouais. Les deux développent ensuite une relation que l’on nous fait passer pour père/fils, et bof, quoi.

C’est pourtant intéressant de voir Nick être développé et sans trop de surprise, Luciana finit par se barrer..

De retour au Mexique, Victor et Daniel font équipe pour retourner à l’hôtel où le dernier espère retrouver sa fille. Pas de bol, ça fait longtemps qu’elle en est partie. Du coup, on n’avance pas trop avec ces deux-là, que l’on a juste le droit de voir pour la pause pipi. Ce n’était pas spécialement nécessaire, franchement.

Je suis content que l’intrigue se divise en deux grandes histoires, même si ce n’est pas franchement passionnant du côté de l’hôtel qui s’est donc fait envahir de zombies en l’absence de Victor. Il faut que j’avoue que je n’ai pas tout vu à la scène, parce qu’elle était trop sombre et que le soleil brillait trop. C’est con, je sais, mais je dirais que Daniel a abandonné Victor après avoir appris la vérité sur sa fille. Sympa.

Il ne se passait pas grand-chose dans cet épisode, mais j’ai aimé l’approfondissement de la réflexion sur l’art et sur la technique (avec les outils). Ouais, c’est leur donner beaucoup de crédit que d’y voir un début de réflexion philosophique, mais ça a été suffisant pour maintenir mon intérêt de littéraire, surtout que c’était bien écrit et relié. C’était tout de même un peu trop prévisible et on sent que maintenant que le début de saison est passé, il faut juste attendre que l’on arrive à la mi-saison pour qu’il se passe vraiment quelque chose. Dommage. Je note en tout cas qu’ils ont arrêté de nous déshabiller Nick tous les épisodes, et je me demande si c’est l’acteur qui en avait marre. Y a toujours une raison cachée quand c’est comme ça.

En tout cas, l’épisode a su me convaincre que la suite allait être sympathique avec les amérindiens et j’ai adoré le montage musical final, avec une jolie baignade d’Alicia, qui me permettra de ne pas avoir que Wrecked dans mon Bingo !

06.pngÉpisode 6 – Red Dirt – 13/20
There’s a fight coming. Everyone who leaves, leaves us weaker.

Déjà le sixième épisode, c’est fou comme ça passe vite ! Impossible de trouver une bonne version de cet épisode niveau qualité, j’ai beaucoup hésité à attendre plus, mais j’ai trop envie de savoir ce qu’il va se passer alors que Nick continue de s’entraîner à tirer avec le vieux et qu’Alicia continue de coucher avec le frère de Troy dont j’ai une fois de plus oublié le nom (Jake).

Le groupe de Madison et Troy revient enfin au campement et annonce la bonne nouvelle de ce qui attend le ranch s’il reste sur place. L’intrigue de l’appartenance des terres est intéressante et ramène de la (géo)politique dans la série, ce qui est nécessaire pour secouer un peu les dynamiques entre personnages. Troy et Maddie sont par exemple devenus les meilleurs amis du monde du jour au lendemain, la famille se réunit pour soigner les pieds de la mère, bref, on s’amuse bien dans Fear cette semaine.

L’ambiance vire assez vite à la psychose dans le ranch quand les indiens allument des feus un peu partout autour du campement pendant la nuit. C’est long de voir tout le monde se prendre la tête à savoir s’il faut rester ou partir, les fondateurs du ranch étant eux-mêmes divisés. Madison refuse le moindre départ en rappelant que ça les affaiblit pour la suite des événements, alors Troy, en bon toutou pète un câble à son tour. Seulement, il ne fait pas le poids pour garder tout le monde dans le ranch et une première famille s’en va, nous retirant quelques personnages secondaires.

Troy est particulièrement chiant, si je résume, et ses scènes avec Madison ne me disent rien qui vaille. J’ai l’impression que les scénaristes sont en train de nous pousser vers une romance œdipienne entre ces deux-là, alors que Troy renie peu à peu sa famille, se battant par exemple avec son frère.

L’épisode est terriblement long et ne s’intéresse qu’aux relations entre chacun sans apporter de profondeurs à l’ensemble. On est de retour sur une jolie transition qui fait monter la tension par la mort de tous ceux qui ont quitté la terre du ranch, y compris la pote d’Alicia, donc. C’est idiot de la part des indiens de tuer ceux qui libèrent la terre du ranch, mais bon, venant d’une série produit par Kirkman, ça ne m’étonne pas trop. Pourtant, la thématique de fond est aussi surprenante qu’intéressante : je ne m’attendais pas à voir se développer une réflexion sur le colonialisme et l’exploitation des terres dans une série comme celle-ci. Le problème, c’est que tout est traité par-dessus la jambe, si je puis dire. Les thématiques surgissent de nulle part et occupent désormais le plus clair du temps de nos héros, qui ont tous un avis tranché sur la question, allons savoir pourquoi.

Tout ceci s’achève sur un joli discours de Madison à l’ensemble de la communauté, alors que ce n’est pas du tout sa place. Je veux dire le même discours aurait eu une logique venant de Jeremiah ou de Troy, mais que ce soit la nouvelle venue qui le tienne, je ne sais pas, ça paraît totalement improbable. Cela ne semble déranger personne cela dit et ils gobent tous ses jolis mots. Il faut rester et se battre pour le ranch. Cela promet quelques bons épisodes… dans le futur. Celui-ci s’est trainé une fois de plus à raconter toujours les mêmes choses et à replacer la menace amérindienne.

Sinon, Nick réaffirme sa confiance à sa mère tout en la mettant en garde contre Troy… qui est en fait celui qui a tué la famille qui s’est enfui. J’ai trouvé ça très bien amené dans la série, la folie de Troy n’étant plus à démontré. Bien qu’il dise que ce n’est pas lui, ça paraît assez clair que si, en fait, et c’est une bonne surprise de voir à quel point Maddie est en train de le manipuler. Il est aussi surprenant de voir que Madison accepte sans rien dire le massacre perpétré par Troy, même s’il présente ça comme une sorte d’accident et de perte de contrôle. J’imagine qu’à terme, elle mettra elle même fin à ses agissements.

Dommage, tout ceci intervient un peu tard dans l’épisode. Quoiqu’il en soit, on a donc Madison qui manipule Troy, Nick qui se rapproche de Jeremiah pour faire de même et Alicia qui couche avec Jake. Certes, elle dit avoir de l’affection pour lui, mais ça n’empêche pas qu’elle s’en serve également. Les enjeux psychologiques sont donc vraiment intéressants… il aurait jute fallu trouver un moyen de ne pas les faire traîner autant en longueur. Mais bon, c’est tout le problème de la franchise AMC, ça, ils ne savent pas faire autrement… Je voudrais pas me répéter, mais c’est dommage !

Voilà, c’est tout. Aucune nouvelle de Victor et Daniel, aussi, mais ils ne m’ont pas traversé l’esprit une seule seconde de tout l’épisode, contrairement à Luciana ou Ofelia, dont l’absence comment à se faire longue. La bonne nouvelle, c’est que la semaine prochaine sera bien plus passionnante ! Et oui, nous arrivons déjà à la mi-saison qui sera un double épisode suivi d’une longue pause d’environ deux mois. Pff, je n’ai pas envie d’une pause malgré tout !

07-2Épisode 7 – The Unveiling – 16/20
– If you leave, I don’t think you’ll be coming back.
– Ask yourself if that made you happier.

Les oiseaux chantent dehors alors que je m’apprête à entamer un épisode hautement symbolique : c’est le 3×07 et il y a Alycia Debnam Carrey dedans. Chez moi, ça veut dire tous aux abris. Et ça commence déjà à jouer avec mes nerfs avec une Alicia qui rattrape Jake pour le prévenir de la mort des gens de la caravane la semaine dernière. Bien.

Tous deux se rendent à la station-service où Walker a élu domicile, bonjour l’idiotie. Ils tentent de négocier une paix qui ne peut exister avec un Walker beaucoup trop énervé par les décisions du tribunal. Cela dit, la présence d’Alicia semble faire du bien à la cause, car elle tombe sur Ofelia ! Enfin, des nouvelles !

Ils arrivent à négocier un pour-parler et Alicia se propose de rester otage. Oh oh. Ofelia fait de même ce qui permet des retrouvailles avec Maddie et Nick.

Pendant ce temps, Maddie s’inquiète de l’absence d’Alicia et Jake. Jeremiah aussi, mais il refuse de partir à leur recherche, ce qui énerve un peu Nick. Ah les relations père/fils tordues, c’est si beau. On le voit aussi parler avec Troy ce qui le décide à… se couper les cheveux. Alléluia ! Oui, vous avez bien lu : Nick se coupe les cheveux ! Comme bien souvent dans les séries, il le fait tout seul et la coupe est parfaite. Il était temps vu qu’il était clairement en pénurie de shampooing cette année.

Tout cela mène à quelques conversations peu utiles sur la marche à suivre : de dispute en dispute, on n’avance à rien, Maddie essayant de convaincre Troy d’aller buter tout le monde pour récupérer Alicia.

En parallèle, Alicia apprend à connaître le clan de Walker. C’est dur, parce qu’on a envie de bien les aimer, surtout qu’ils avaient Ofelia depuis tout ce temps. Seulement, ils ont aussi récupéré l’hélicoptère et, franchement, ils ont tué Travis donc Alicia s’en fout un peu de tout à partir de là.

Personnellement, je regrette que la série n’ait pas pris le temps de suivre Ofelia lors des derniers épisodes : on aurait pu apprendre à connaître mieux Walker qui n’a pas l’air si méchant.

Ofelia, elle, se retrouve à parler avec Jeremiah et ce n’est pas très passionnant.

Une fois la nuit tombée, Troy s’occupe de sauver Alicia, avec bénédiction et aide de Maddie comme de Nick. Voilà, nous y somes : la guerre commence et Troy sauve la vie de Nick en tuant quelqu’un. Que c’est stupide ! Tous les efforts de pour-parler toment à l’eau, mais Alicia est sauvée du clan de Walker. C’est complétement idiot tout ça, et en plus ça se passe de nuit, donc une fois n’est pas coutume, on ne voit rien. Alicia reproche à sa mère de l’avoir sauvée, clairement du côté de Jake sur ce coup. De toute manière, ce qui est fait est fait.

Le lendemain, Jake décide malgré tout d’apporter l’eau promise à Walker, de même qu’Ofelia. C’est clairement une mission suicide, mais Ofelia propose malgré tout à Alicia de venir avec elle. Cette fois, c’est clair, Ofelia sait que la guerre arrive. Elle arrive tout de même à sauver la vie de Jake pour aujourd’hui, mais pas avant qu’il ne soit à moitié écervelé sur place. Dire que je commençais à avoir faim.

Plus tard, mais on ne sait pas trop exactement quand plus tard, Jake est de retour au camp et Ofelia, tabassée, est déposée devant le ranch. C’est totalement sorti de nulle part et ça manque de cohérence interne. Madison décide de s’occuper d’elle pour tenir la promesse qu’elle avait faite à Daniel, qui ne me manque toujours pas dans cet épisode. Franchement, cela sent bon le cheval de Troie.

La nuit suivante (mais c’est quoi cette chronologie sérieux ??), Troy, Nick et quelques hommes du ranch parlent de la meilleure manière d’aller attaquer les amérindiens. Je ne le sens pas du tout cette fin d’épisode, mais je ne le sentais pas déjà au début après tout.

Quelques temps plus tard, mais toujours de nuit, les gardes de l’entrée du ranch sont subitement malades, vomissent toutes leurs tripes et finissent morts. Ils sont clairement empoisonnés par un joli petit poison qui les tue. Qui dit que ça les tue dit zombies, c’est donc assez rapidement le chaos dans le campement. Oh la famille s’en sort bien comme d’habitude, jusqu’à ce que Nick tombe malade à son tour, au moment où il comprend que tout est de la faute d’Ofelia. Madison court après elle tandis qu’Alicia reste auprès de Nick qui devrait mourir, a priori.

Putain, je ne suis pas d’accord ! Cet épisode avait de bons moments, mais dans l’ensemble, il manquait vraiment d’approfondissements concernant Ofelia. Il y a tout un tas de coupes dans la chronologie, particulièrement sur la fin, qui font que je n’arrive plus bien à voir où l’on en est : c’est un peu n’importe quoi de ce point de vue-là. J’espère que le huitième épisode va bien reprendre sur tout ça et ne pas nous faire languir jusqu’en août en ne se concentrant que sur Victor et Daniel, parce que là, je ne suis pas du tout d’accord avec ce cliffhanger.

Franchement, s’ils tuent Nick comme ça, ce sera l’une des morts les plus stupides de la franchise. Bon, après, c’est Nick, ils trouveront bien un moyen de le sauver, hein ? L’épisode en lui-même n’est pas mauvais et le cliffhanger remonte totalement le niveau, surtout avec autant d’interrogations sur le futur.

08.pngÉpisode 8 – Children of Wrath – 18/20
It’s their land.

Oh non, oh c’est pas vrai ? Les scénaristes nous font le coup du flashback et nous révèlent ENFIN le passé d’Ofélia, reprenant très exactement là où nous l’avions laissée en saison 2 : son arrivée aux USA où elle se fait tirer dessus. Merci bien.

Ofélia rencontre ainsi Jeremiah qui, s’il la laisse vivre, n’en reste pas moins un raciste de base qui refuse de vraiment l’aider à quitter le désert, refusant de la ramener au ranch où elle n’a pas sa place. Ce n’est pas sans rappeler la problématique qu’avait Luciana.

Difficile de ne pas éprouver énormément de peine pour Ofélia, malgré la fin de l’épisode précédent, car elle finit bien brûlée par le soleil. Bon franchement, j’aurais préféré avoir toutes ces informations en épisode 7 pour en arriver à l’épisode 8 comme mi-saison. Là c’est juste beaucoup trop frustrant.

Après quelques hallucinations de son papa, Ofelia s’évanouit dans le désert et est sauvée par Walker qui, non content de lui sauver la vie, apaise ensuite ses brûlures en la mettant dans un bain.

AAAH ! Ils ont découvert l’utilisation NORMALE des flashbacks !! On reprend sur Madison qui s’occupe d’arrêter la fuite d’Ofelia à coups de poing. Oh bordel, c’est très réussi comme construction, finalement. Je m’attendais tellement à un épisode retour en arrière super chiant comme ils ont l’habitude d’en aire, je suis content qu’on reprenne comme ça.

Le lendemain, la survie s’organise. Il est assez clair que Nick n’est pas mort puisqu’Alicia n’est pas dévastée et s’occupe d’aider les malades. BIEN. Nick n’est pas encore mort, mais tous les malades y passent un à un. Madison ramène Ofelia chez Walker pour obtenir des informations sur le poison qu’Ofelia avait mis dans le café et qui s’avère être de l’anthrax. Bien : il n’existe aucun remède à ce poison, comme le précise aussitôt Walker. Nick n’est pas condamné pour autant : certains peuvent survivre si la dose de poison n’est pas assez forte et si le physique est bon.

Madison peut repartir seule et en vie si elle le désire, mais il lui est tout de même conseillé de fuir le ranch, ce qu’elle se refuse à faire. Bon ben si t’es conne aussi, ne te plains pas de pas survivre, quoi. Même sur son lit de mort, Nick reste assez observateur pour remarquer que Jake aussi est malade. Il en profite pour se faire libérer (loin d’être bêtes, les gens du ranch menottent leurs malades pour ne pas se retrouver avec des zombies partout) et aller parler avec Jeremiah. Vivement qu’il y passe celui-ci. Nick découvre surtout un cadavre devenu squelette sous le ranch. Il comprend donc que les amérindiens ont raison de se battre et que les Otto sont horribles.

La nuit tombée, Troy, Madison, Alicia et tous ceux qui en sont encore capable déclare la guerre au camembert et foutent le feu chez Walker alors qu’Ofelia était en pleine crise de culpabilité. Il faut dire qu’elle est désormais une meurtrière, contre son gré car elle ne savait pas qu’elle mettait de l’anthrax. Sympa.

Le lendemain, les amérindiens assurent à leur tour leur part dans la guerre, en encerclant le ranch avec des voitures et des hommes armés jusqu’aux dents. Nick révèle ce qu’il a découvert la veille à sa sœur et sa mère. Alicia comprend qu’ils sont dans le mauvais camp et souhaite en changer. Seulement Madison refuse et Alicia apprend que Troy a tué la famille de la caravane. Cette fois, Alicia s’énerve après sa mère pour de bon, car elle est bien gentille avec ses discours sur le fait d’être forte, mais ils sont du mauvais côté et ont tort. Ce n’est pas faux du tout.

Plus tard, Madison tente un traité de paix en rendant le crâne du père de Walker, mais ce dernier n’en veut pas. Ce qu’il veut, c’est le ranch. Quant à Jack et Nick, ils paraissent bien en vie pour de bon cette fois, du moins s’ils quittent le ranch avant que Walker le détruise.

Pour justifier tout ce qu’elle fait pour protéger sa famille, Madison révèle à ses enfants qu’elle était une meurtrière bien avant l’épidémie : elle a tué son père, un alcoolique qui était dangereux pour la sa mère et sa famille. Allez, ça c’est fait. Franchement, ça ne servait à rien : le personnage était assez clair comme ça sans avoir besoin de cette histoire pour dramatiser un peu plus ses combats.

Madison se rend ensuite auprès de Jeremiah et lui explique qu’il y a un moyen de garantir la paix : il suffit qu’il meure. Seulement, elle ne peut pas le tuer après tout ce qu’il a fait pour elle et parce qu’elle ne veut pas décevoir une fois de plus ses enfants. Elle fait tout ce qu’il faut pour le convaincre de se suicider, mais il refuse. Nick débarque alors et le tue. Je m’y attendais depuis le début de la scène, mais ça n’empêche que c’est très bien monté, écrit et joué. J’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode, à part ce qu’il se passe en parallèle de cette intrigue.

Oui, parce que pendant ce temps, Victor retrouve l’Abigail, tue les quelques zombies qu’il y a laissé et se boit du champagne. Normal. Il se retrouve ensuite en contact avec un russe dans l’espace (what the hell ?) qui lui révèle que le monde entier est contaminé. Oh. C’est intéressant comme perspective d’avoir au moins un survivant dans l’espace, même si je doute que la franchise s’aventure là-dedans (purée, une série SF dans l’espace avec les gens qui meurent qui se transforment en zombies et flottent comme ça entre deux étoiles ? Je veux bien, moi, ça me fait rire rien que d’y penser).

Bon, toute cette intrigue sur Victor était franchement chiante et comblait un épisode qui n’en avait malheureusement pas besoin. Le reste était bien plus passionnant. Déprimé par sa conversation avec l’astronaute, Victor décide, sans que je ne comprenne trop pourquoi, de… détruire Abigail en y foutant le feu. Oh, ça fait un plan rigolo avec ses lunettes de soleil, mais ça n’a pas trop de logique, je trouve, il pouvait encore s’en servir pour plein de choses.

Au ranch, la paix semble donc pouvoir être rétablie maintenant que Jeremiah est mort, mais il faudra voir comment Troy et Jake vivent cette mort de leur père. Madison fait en sorte de suggérer son suicide, mais bon, ça craint.

Au petit matin, elle rend à Walker les restes de son père. Elle s’affirme ainsi en leader du ranch et est en paix avec Walker. La menace viendra de l’extérieur pour le reste de la saison. Nous ne terminons donc étrangement pas la mi-saison sur un cliffhanger de folie et c’est tant mieux. Cela va être long d’attendre le prochain épisode après cette double dose.

La série continue ainsi de proposer des mi-saisons complètes, exactement comme l’an dernier avait marqué un tournant avec l’incendie. J’aime beaucoup cette construction qui vivifie un peu le rythme et leur permet de proposer de très bons épisodes assez régulièrement. Il est dommage que la série se perde un peu en route avec des épisodes intermédiaires (beaucoup) moins bon, mais dans l’ensemble, j’accroche toujours plus à Fear qu’à Walking Dead.

Il s’est passé beaucoup de choses dans cet épisode qui met fin à une demi-saison abordant des thèmes rarement explorés à la télé et surtout dans cette franchise qui pourtant s’y prête à merveille. J’ai aimé cette réflexion sur le droit de propriété et surtout que la série prenne le parti de donner raison aux amérindiens. Le personnage de Jeremiah était sacrément bien construit avec juste ce qu’il fallait pour qu’on le déteste progressivement et se range du côté de Walker. Oui, Nick le tue de sang-froid, mais c’est absolument jouissif de le voir faire le bon choix.

Pour le reste de la saison, il reste beaucoup de choses à explorer : Daniel, Victor et Luciana sont chacun dans leur intrigue parallèle, Ofelia et Nick vont avoir besoin de rédemption, Alicia sera tiraillée entre sa famille et Jake, la paix devra se faire avec Walker malgré le caractère explosif de Troy… Je suis pressé de revenir dans cet univers, vraiment !

08-2.png
BANG! Deux mois sans Fear

09.pngÉpisode 9 – The Minotaur – 14/20
We don’t accept, OK ? We tolerate.

Après une journée chargée et un planning bien différent de ce que j’avais prévu, je me suis jeté sur ce nouvel épisode de Fear The Walking Dead. Cela faisait quelques mois que je l’attendais après tout et c’est un double épisode. Je n’ai pas oublié ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’ils ont pondu un double épisode, donc j’étais très impatient de voir ce que réserverait cet épisode.

Ce dernier reprend sur un montage musical au son de « Death is not the end ». C’en est presque trop poétique pour moi, heureusement que Nick rappelle qu’il n’est pas un poète. Lui poursuit sa vie dans le ranch en obtenant une position de militaire de terrain aux côtés de Troy.

Pendant ce temps, Alicia entame une vie plan plan à aller chercher de l’eau au puits et à s’occuper de Jake, malade (ouh le futur zombie à venir). Madison, quant à elle, s’occupe en fouillant les affaires de Jeremiah. Rien de bien fou, donc.

Très vite, l’épisode introduit une menace avec un convoi de véhicules visible au loin. Il s’agit de Walker et ses hommes qui arrivent pour… cohabiter au ranch. La nouvelle alliance promet de bons rebondissements à venir.

Troy est le premier à réagir violemment en présence d’Ofelia, et il n’est pas le seul à avoir problème avec cette cohabitation, comme prévu. Pendant que Troy et Nick sympathisent sur la tombe de Jeremiah, Jake et Walker visitent la base et se mettent d’accord sur l’armement. Vivement le coup d’état, car ce début d’épisode accuse déjà des lenteurs, même si le racisme ambiant est prêt à péter à la gueule de tout le monde.

Maddie s’inquiète de Jake auprès d’Alicia, mais celle-ci s’inquiète surtout de voir sa mère faire une nouvelle connerie, ce qui est marrant vu les personnages. Il n’empêche que Jake fait un discours en commun avec Walker histoire de sceller définitivement l’unité. Si seulement nous n’étions pas dans une série Kirkman, je pourrais y croire. Comme le souligne Walker, en cas de problème pour Jake, c’est probablement Troy qui reprend le contrôle, et ça, ce n’est pas possible.

Alicia continue son agenda politique auprès de Walker : elle s’inquiète des conneries que peut faire sa mère pour préserver la paix et ça me paraît une bonne chose effectivement. De son côté, Troy s’arrange pour provoquer une attaque contre les hommes de Walker, dont le prénom est Taqa.

Avec cette nouvelle attaque, les hommes de Taqa récupèrent l’accès aux armes et se lancent dans une fouille du ranch. Aucune arme ne peut rester en possession des hommes de Jeremiah. C’est problématique, parce que bien sûr Troy refuse complétement de le faire. Voilà, nous arrivons enfin à la scène d’action qui menaçait de péter depuis le début : Troy s’enferme dans sa baraque avec un Nick qui ne parvient pas à le raisonner.

Madison est à deux doigts de finalement y arriver, mais les amérindiens en ont marre et lancent les hostilités contre Troy et Nick. Contre toute attente, les deux parviennent à survivre une fusillade plutôt violente (du moins, de ce qu’on en perçoit) où Troy en blesse plus d’un. Pour le sortir de sa folie meurtrière, Nick lui avoue enfin avoir tué Jeremiah. Bon, j’aurais presque voulu que Nick soit tué comme ça, ça aurait été logique, mais Troy est tellement dépassé par l’information et la manipulation dont il a été victime qu’il ne fait rien.

Le lendemain, Taqa décide de l’exiler avec l’approbation de Maddie qui veut juste défendre la présence de Nick. Celui-ci finit donc en prison pour quelques temps dans une cage au milieu du désert, où il est laissé à ses hallucinations. Troy accepte sa sentence, mais il veut partir avec Madison. Hum, cela sent bon la trahison.

Bien sûr, c’est le cas : dès qu’il en a l’occasion, il assomme l’amérindien qui le surveille et confronte Madison. Il parvient même à la désarmer un temps, mais finalement, elle reprend le contrôle et se débarrasse de lui, sans parvenir pour autant à le tuer. C’est bien dommage, car c’est clairement un ennemi qui reviendra. En même temps, j’aime beaucoup Troy, alors je suis content qu’il survive.

Pour relancer la série après tant de détours, il fallait bien sûr un nouveau problème : la nappe phréatique dont se sert le ranch est quasiment asséchée. Jeremiah le savait, mais n’a rien dit. Madison et Taqa découvrent qu’il reste à peine six semaines d’eau pour le ranch et annoncent qu’ils vont rationner de l’eau en cas d’été difficile… Mouais, pas étonnant qu’Alicia ne croit pas sa mère avec un mensonge aussi médiocre.

La solution à leur problème d’eau ? Elle se trouve loin, mais est donnée dans l’épisode. En effet, loin du ranch, nous retrouvons Daniel sur son barrage, avec lui aussi tout un convoi. Cette distribution d’eau, ce n’est toujours pas intéressant en ce qui me concerne, pas plus que la recherche évidente de sa fille, qui intrigue tout le monde dans ses hommes de mains et surtout une femme dont il se rapproche de plus en plus.

Le lendemain, celle-ci est blessée par une révolte pour récupérer l’eau. Ils réussissent à s’enfuir avec le camion-citerne. Donc si je résume, nos personnages principaux ont besoin d’eau et Daniel en a. Voilà assez clairement vers quoi on se dirige. Espérons que Madison ne tarde pas à ramener de l’eau à Nick, il a toujours désespérément besoin d’un shampoing. Moi qui pensais que sa coupe de cheveux suffirait, c’est raté.

10.pngÉpisode 10 – The Diviner – 15/20
I don’t wanna be the strong one anymore.

Dès le début de l’épisode, Nick est libéré de sa prison et est ramené par Alicia qui lui dit de rationner l’eau. Elle prend de plus en plus d’importance au sein du ranch, justifiant les décisions de Jake auprès des gens du ranch, beaucoup trop suspicieux et ingrats envers leur situation. Vive Alicia. Elle rassure aussi sa mère sur la situation du ranch, quand clairement, les choses sont catastrophiques.

Nick se retrouve ainsi réveillé par trois hommes possédant le dernier flingue du ranch et à qui l’exemple de Troy n’a pas servi de leçon. Dommage pour eux et pour l’ensemble du ranch, parce que ça sent bon de nouvelles fusillades.

Pour ne rien arranger, la rumeur se répand rapidement que les amérindiens demandent à deux reprises leur portion d’eau. C’est totalement le genre de rumeurs stupides qui se développerait effectivement dans cette situation, donc j’ai aimé l’idée, de même que j’ai aimé Alicia tenter de contrôler la situation avec Ofelia. Les deux amies sont clairement dans deux camps différents désormais, mais tant qu’Alicia monte en gallons, je suis fan.

D’ailleurs, elle continue de gérer en confrontant ensuite Nick sur le flingue qu’il possède, sur le meurtre de Jeremiah dont elle découvre qu’il est l’auteur (alors qu’elle espérait que ce soit sa mère) et sur le fait qu’il est stupide de vouloir être le préféré de Madison.

Pendant ce temps, Madison et Taqa se retrouvent dans un bazar/marché pour retrouver de l’eau. Cela force Madison à se débarrasser de la radio dont elle se servait pour entrer en contact avec Alicia, donc Alicia a toutes les chances de la penser morte, ce qui n’est pas franchement le moment, vu la situation au ranch. De manière générale, j’ai trouvé cette partie de l’intrigue totalement sortie de nulle part, parce qu’il n’a jamais été question auparavant de ce stade avec autant de ressources. C’est un peu abusé.

Pour une raison ou une autre, ce bazar mexicain semble être dirigé par un groupe de chinois. J’aimerais bien comprendre d’où ils sortent, mais bon, la série préfère nous pondre que Madison croise la route de Victor à ce moment-là. Comme par hasard. Elle ne semble même pas plus surprise que ça, voulant simplement l’aider car il est (bien sûr) au milieu de problèmes.

Il a sa réputation de « Proctor John » qui fait que les chinois ne veulent plus aider Madison et Taqa pour le deal de l’eau. Madison aide Victor et se retrouve dans la merde, embarquant d’ailleurs Taqa avec elle. Les trois se retrouvent avec de mystérieuses dettes de Victor sur le dos. Plutôt que d’en parler, ils décident de dormir là.

A demi-mots, Madison parle du décès de Travis et se fait consoler par Victor, qui lui révèle que le virus est mondial. Grâce à un sympathique Taqa, Victor se fait finalement arrêter et est enchaîné aux abords du stade, livré en pâturage aux zombies du coin. Madison paye sa dette plutôt que de payer l’eau, ce qui énerve Taqa. En définitive, elle fait pourtant ce que j’avais prévu : elle demande à Victor de l’emmener au barrage, où elle devrait logiquement tomber sur Daniel qui sera content d’apprendre sa fille en vie. Dans le meilleur des mondes, en tout cas.

Au ranch, Alicia n’a plus de nouvelles de sa mère et déprime de devoir être la forte. Le lendemain, Alicia surprend une habitante du ranch prendre deux rations d’eau au lieu d’une. Pour l’arrêter, elle révèle qu’il ne reste que six semaines d’eau et espère un instant que ça va fonctionner. Sans grande surprise, c’est l’inverse qui se produit et le chaos qui éclate.

Les amérindiens décident de récupérer le contrôle de la pompe des habitants d’origine, mais ça ne se passe pas sans heurt. Nick s’y oppose et sort son arme, ce qui apaise un temps la situation… c’est le genre de mauvais calculs qui va coûter des vies tout ça, merci Alicia, merci Nick. Les premiers habitants du ranch s’arment donc comme ils peuvent avec des pelles et autres, alors que les amérindiens s’improvisent sourciers, ce qui me paraît un meilleur plan sur le long terme (mais en même temps, ils ont des flingues, ça aide).

Elle semble penser pareil et décide de les aider, ce qui suffit à convaincre Nick de la suivre. Sans leader, le reste des révoltés décide de faire pareil et de creuser pour trouver de l’eau. Cela fonctionne bien comme réconciliation temporaire, mais là encore, on a connu de meilleurs cliffhangers.

Cette reprise se fait un peu tout en lenteur et c’est dommage, mais les scénaristes semblent au moins savoir où ils veulent aller, contrairement à bien des fois. Je suis curieux de voir la suite ; d’autant plus qu’avec l’apparition de ce bazar, nous avons aussi de nouvelles menaces qui existent. Affaire à suivre.

Cet épisode m’a un peu plus convaincu que le premier pour des raisons purement objectives (si, si) de temps de présence d’Alycia Debnam Carrey à l’écran, bien sûr. J’en attends plus de la série qui a prouvé par le passé qu’elle pouvait faire mieux. Vivement qu’elle s’en souvienne.

11Épisode 11 – La Serpiente – 16/20
You trust the journey or you go back empty-handed. Your choice.

C’est parti pour un voyage vers Tijuana pour le trio Madison, Walker et Victor. Vers la ville, mais pas totalement, car ils changent de direction. Assez rapidement, ils sont également coincés par une horde de zombies qui se laisse détourner vers un porte-clés électrique. Euh ? Entre un camion et un porte-clés, ils sont plutôt censés être attirés par le camion normalement, je ne comprends pas trop cette scène, mais admettons.

En effet, le trio s’engouffre dans un tunnel censé les amener plus rapidement à l’eau potable. Les égouts sont pleins d’eau, mais bizarrement, ils n’ont pas trop envie de boire. Taqqa continue de ne pas faire confiance à Victor de manière beaucoup trop chiante (à un moment, c’est bon quoi, soit tu le suis pas, soit tu te tais).

Victor se perd un peu en chemin, ce qui permet bien sûr de révéler son passé avec Daniel à Madison. Poursuivis par des zombies, les voilà forcés de marcher à quatre pattes dans de la matière fécale qui bizarrement n’a pas l’air très appétissante. Dire que j’ai hésité à manger devant l’épisode.

Ils sont ensuite obligés de décapiter un zombie et de dégager son corps coincés dans une bouche d’égout. Alors que la série nous fait croire qu’ils se noient, ce n’est pas le cas du tout puisqu’on les retrouve ensuite auprès de Daniel.

Celui-ci s’en sort sans problème de l’émeute, tirant un peu dans le tas pour être tranquille. À l’arrivée, il tire aussi sur Victor, sans le toucher évidemment. Madison négocie aussitôt avec lui et lui avec Lola, mais Lola refuse d’aider un nouveau groupe par peur de représailles. Elle comprend la position de Daniel vis-à-vis d’Ofelia qu’il apprend en vie, mais elle n’est pas très compatissante. Elle propose simplement à Madison, Ofelia et ses enfants de venir vivre au barrage, mais c’est tout.

Pendant ce temps, Victor mène son enquête en soignant un homme blessé lors de la révolte à la distribution d’eau. Il apprend que Daniel l’appelle le serpent, d’où le titre de l’épisode, parce qu’il se tortille toujours de toutes les situations. Ben tiens, il n’y a plus qu’à attendre de voir ce qu’il va faire là… et ça ne tarde pas ! Il manipule Madison pour savoir ce qu’elle compte faire et celle-ci lui confie ses faiblesses et son envie de voir ses enfants survivre, de même que son envie de vivre en paix au barrage.

Daniel essaye une fois de plus de convaincre Lola de l’aider. Le problème, c’est qu’elle refuse et lui rappelle qui est le chef dans la situation. Victor s’arrange pour créer la situation parfaite pour que Lola accepte de leur donner de l’eau, et il le fait juste après le départ de Walker. La situation parfaite ? Oh, jouer du climat d’insécurité bien sûr.

Suite à une explosion de camion et une nouvelle émeute orchestrées par le Serpent, Lola se rend compte qu’elle a besoin d’armes et accepte de faire du troc avec le ranch. Voilà, voilà. Il est à noter tout de même qu’elle souhaite la présence d’Ofelia aux échanges pour s’assurer qu’elle n’est pas manipulée à travers Daniel, donc il y a encore de quoi faire pour le reste de la saison. Surtout que Daniel apprend par Walker qu’Ofelia est devenue une meurtrière redoutable avec le poison. Il n’est bizarrement pas trop fan de l’idée. Si Ofelia survit jusqu’à l’échange, il y aura donc une scène de retrouvailles tendues, et si elle ne survit pas, la rencontre le sera tout autant. C’est une bonne perspective.

L’épisode avait quelques lenteurs, mais je l’ai trouvé plutôt dynamique et étrangement bien écrit pour la franchise. Généralement, quand on ne se concentre que sur quelques personnages, je suis moins fan, surtout quand il n’y a ni Alicia, ni Nick ; mais pour une fois, ça s’est très bien passé et ça m’a accroché.

Je suppose que la semaine prochaine se concentrera un peu plus sur le ranch, et j’espère que tout s’y passe bien. Après tout, Madison, Walker et Victor peuvent encore revenir et découvrir un champ de ruines – ou même avoir un accident en route, si l’on veut rire un coup.

12.jpgÉpisode 12 – Brother’s Keeper – 18/20
It’s a hord and it’s coming.

Tiens, j’ai perdu : j’étais sûr qu’on ne reverrait pas Troy avant la fin de saison et le voilà déjà de retour dans l’introduction de cet épisode. Monsieur s’ennuie dans le désert en mangeant du serpent. Rien de fou. Il retourne du côté de chez Walker, à la recherche de vivres. Tout ce qu’il trouve, c’est du thon périmé, mais il le dévore.

Plus intéressant encore, il trouve un fusil caché dans un mur. Ah, ces américains. Il enterre le corps du vieux qui s’était fait bouffer par le corbeau, puis s’endort au coin du feu. Le truc à ne pas faire en cas d’apocalypse zombie. L’autre truc à ne pas faire ? Tirer dans le vide pour attirer les hordes de zombies alentours.

Au ranch, la situation se dégrade : à court d’eau, ils sont forcés de tuer le bétail qui consomme trop d’eau. Nick culpabilise toujours d’avoir tué Jeremiah, mais il a droit à une visite nocturne de Troy qui lui annonce l’arrivée imminente d’une menace. C’est problématique.

Pendant ce temps, Jake envisage de se barrer du ranch avec Alicia pour aller du côté d’une propriété privée. Si je doute beaucoup qu’ils se rendent là-bas tout de suite, cela donne un point de chute pour Alicia en cas de problème. Et un problème, il y en a un grâce à Troy : Jake ignore bien sûr que son frère n’est pourtant pas loin de lui et demande à le voir, mais comme il a attiré tous les zombies du coin, ça va vite partir en vrille. En attendant, il préfère se prendre la tête avec Alicia. Chacun ses hobbies.

De son côté, Ofelia parle avec l’autre leader des amérindiens, persuadée qu’en l’absence de Madison et Walker, elle va pouvoir prendre la tête du ranch avec lui. S’ils savaient que le camion arrivait… ou les zombies. Comment le pourraient-ils puisque Nick et Jake leur cachent tout, préférant partir sur les traces de Troy ?

Ils ne sont pas déçus du voyage : ils aperçoivent la horde de zombies gentiment menée vers le ranch par Troy. Celui-ci est en plein délire et veut buter tout le monde, s’amusant également de tomber sur Nick et Jake ensemble. C’est tout à fait ce qu’il avait prévu, car il voulait les confronter au fait que Nick a tué son père. Jake s’en fout pas mal, malgré la manipulation de Troy, qu’il ne parvient toujours pas à tuer. Certes, il est complétement cinglé, mais c’est toujours son petit frère, alors ce n’est pas si simple.

Ce devrait l’être pourtant, parce que les choses dérapent à cause de l’attente qu’il met à réagir : quand il se décide enfin à tuer Troy, Nick se refuse à l’idée et s’en prend à Jake. Il le fait tomber le long d’une dune et le pauvre atterrit au milieu des zombies, se faisant mordre le bras. Putain, fais chier ; je détestais le personnage, mais je pensais qu’on le garderait indemne encore un moment.

À court d’option, Nick lui coupe le bras, forçant Troy à l’aider. Il le ramène au ranch, ou en tout cas, il essaye, mais ce n’est pas gagné car il faut arriver avant la horde.

Au ranch, Alicia reçoit un appel radio de Nick la prévenant pour la horde. Elle a à peine le temps d’en parler à Ofelia qu’une explosion se fait entendre au loin : c’est encore Troy qui s’amuse avec son pistolet. Son plan est clair : il se venge en rendant le ranch inhabitable. Il est sympa avec son frère et Maddie quand même…

La menace est tellement proche que le ranch se sait dans la merde cette fois : tout le monde a le droit de récupérer ses armes et se prépare à l’invasion de zombies. Celle-ci est déjà là quand je m’attendais à devoir attendre un peu plus longtemps avant que quoique ce soit n’arrive. Se débrouillant comme ils peuvent face à cette invasion, ils utilisent une chaîne de caravanes pour détourner la horde. Ce n’est évidemment pas suffisant et l’une des caravanes finit par s’effondrer.

Mais attentdez, ce n’est pas la fin de saison encore ! Jake meurt dans les bras de Troy, Alicia est forcée de tuer Coop, un monsieur tout à fait cool du ranch que l’on n’avait jamais autant vu qu’aujourd’hui, et elle sauve de justesse Ofelia. Malheureusement, les zombies sont trop nombreux pour eux. Ils attaquent au corps à corps et se réfugient dans les abris sous-terrains.

Voilà, voilà, Troy plante un couteau dans la tronche de son frère et se retrouve à devoir aider Nick qui cherche à sauver tout le monde, pendant que tout le monde attend de savoir si les portes de leur abri vont tenir… ou non.

C’était un putain de bon épisode alors que je m’attendais à un nouveau chapitre ennuyeux comme d’habitude. Ils m’ont surpris à mettre en place ce qui aurait pu être un épisode de mi ou fin de saison alors que nous sommes encore à quelques semaines de la fin. Tant mieux, c’est encore comme ça que je préfère cette série. S’il avait quelques longueurs, toutes les pièces se mettent en place assez vite pour que ce soit tout pardonné. J’aime surtout les perspectives qu’il reste pour la suite : désormais, Alicia est seule représentante du ranch, la vie d’Ofelia est toujours très importante pour obtenir l’eau et Troy va probablement devoir se sacrifier pour se racheter.

On dit adieu à Jake qui a une mort de merde, en accord avec le personnage qui n’aura décidément jamais brillé. Belle surprise que cet épisode !

13.jpgÉpisode 13 – This Land Is our Land – 18/20
Promise me you’ll never make decisions based of fear.

Cet épisode repart sur la base très solide de la semaine dernière et provoque encore quelques merdes de plus, histoire d’ajouter de bons moments à une saison qui commençait à ralentir. On en finit avec le ranch cette semaine, de manière quelque peu étonnante et précipitée qui me laisse songeur sur ce que nous réservera le final de lundi prochain. Quoiqu’il en soit, je suis content qu’ils aient osé avancer plus vite pour les épisodes 12 et 13, qui auraient constitué eux-mêmes un excellent final.

Je vais commencer par Troy et Nick car c’est d’eux que j’ai le moins à dire. Ils captent ENFIN qu’il suffisait de faire un peu de bruit pour éloigner les zombies, sauver Jake et au passage tout le ranch. Ils ont quand même de quoi provoquer une explosion sur eux et ils n’hésitent pas. Cela détourne l’attention des zombies et leur permet… de foncer dans le tas.

Je n’ai pas bien compris quel était leur plan, peut-être parce que j’ai vu l’épisode dans le train, peut-être parce qu’il n’avait aucune chance de réussir. À foncer dans le tas comme ça en voiture, tout ce qu’ils gagnent, c’est être rapidement entourés de zombies. Ils sortent tout aussi rapidement du 4×4 et se dirigent vers l’hélicoptère avec pour ferme intention de s’envoler.

Sympa pour les autres qu’ils laissent coincés. Bien sûr, comme l’hélicoptère est entouré de zombies, il ne peut décoller et ils sont de nouveau dans une merde noire, les zombies étant à ça de les manger. Troy propose même à Nick de se suicider, mais comme il ne leur reste qu’une balle, ils sont dans la merde. Par chance, une explosion au loin semble les sauver, mais on s’arrête là.

Pour en revenir au vrai cliffhanger de la semaine dernière, on découvre que les habitants du ranch ne sont pas du tout à l’abri comme ils le pensaient. En effet, si le plan d’Alicia était solide, il est compromis par l’absence d’air conditionné. Autrement dit, ils sont piégés dans un endroit qui se vide de son oxygène. Pour ne rien arranger, Alicia prend conscience qu’ils ont avec eux des gens mordus, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle.

J’ai beaucoup aimé la tournure psychologique que prenait l’épisode : Alicia demande logiquement aux mordus de se sacrifier plus rapidement pour sauver le peu d’oxygène qu’il leur reste. Elle est ainsi forcée de tuer une dizaine de personnes, leur offrant toutefois une mort sans douleur grâce à de la morphine. Elle culpabilise de ces euthanasies à répétition.

Pendant ce temps, Ofelia et son adjoint se rendent déboucher l’air conditionné. C’est évidemment très compliqué et ils y passent un temps de dingue. L’adjoint nous fait une crise de panique, manque de tuer Ofelia et est un boulet fini, mais finalement, ils parviennent à déboucher la clim, bien sûr bloquée par un zombie, qui manque de les tuer lui aussi. Rien de fou dans la relation entre ces deux-là.

Malheureusement, c’est déjà trop tard pour le reste du ranch. Malgré la bonne idée d’Alicia de tuer les gens, l’air vient à manquer, ce qui provoque d’autres morts, donc d’autres zombies. Avant d’en arriver là, l’épisode souffre de quelques longueurs où nous voyons Alicia lutter contre le manque d’oxygène en compagnie d’une femme tellement sympa avec elle que je me suis demandé si elle n’était pas une hallucination. Alicia est évidemment l’une des quelques survivors à rester réveillée longtemps.

Alicia a aussi droit à son sursaut d’adrénaline quand elle se retrouve nez à nez avec un zombie. C’était tellement obligé. J’attendais cette scène depuis qu’il était clair qu’ils n’auraient pas assez d’oxygène pour sauver tout le monde. C’est un sacré épisode pour Alicia et c’est évidemment pour cela que je l’ai autant aimée. Nous la voyons donc mettre K.O un zombie avant d’être elle-même K.O.

Comme la clim est finalement réparée, elle se réveille et comprend qu’elle est entourée de zombies. Tous les gens du ranch se réveillent peu à peu et s’avèrent être morts. C’est là pour moi que l’épisode rate sa fin : je suis super content de voir Alicia survivre – je ne doutais pas trop bizarrement de sa survie – mais c’est énorme de nous pondre qu’elle est la seule à survivre.

Bonjour la culpabilité du survivant derrière, surtout que c’est elle qui a amené tout le monde ici. Bon, en même temps, c’était ça ou la mort. Étrangement, la série a été plutôt timide : si elle tue tout le monde, elle nous épargne bien vite la souffrance et la mort des enfants. Ce n’est pas l’habitude de la franchise qui aime bien, au contraire, tuer des enfants.

En tout cas, Alicia survit, sauvée de justesse par sa mère, qui vient déjà juste de sauver Troy et Nick. Zéro surprise de ce côté-là, je m’attendais effectivement à ce que Madison débarque avec Victor et Walker pour sauver tout le monde. Ils auraient pu au moins nous le montrer pour que ce soit crédible, parce que là, ça fait vraiment sorti de nulle part.

Peu importe, Alicia se repose et se réveille en pleine crise d’adolescence. Elle refuse de suivre sa mère au barrage où elle compte bien rapporter Ofelia. Cette dernière apprend la survie de son père, mais elle n’a pas l’air aussi bouleversée que ça si vous voulez mon avis.

Quant à Alicia, elle apprend la mort de Jake, goutte d’eau pour faire déborder son vase déjà bien plein de la mort de tous les gens qu’elle comptait protéger. Plutôt que d’aller au barrage, elle se rend donc dans la cabane de Jake, le point sécurisé qu’il lui avait conseillé. C’est aussi une manière d’exploiter les dernières volontés de son amie qui n’a pas survécu et qui lui a confié son regret de ne pas avoir exploré le monde tant qu’elle pouvait. Franchement, j’ai même cru qu’elle allait nous faire une Lori et avoir un accident de voiture sur la fin tellement elle semble mal au point.

Ce n’est heureusement pas le cas. De son côté, Nick décide de mentir pour protéger Troy, ne révélant pas la vraie origine de la horde qui a tué tout le monde. Pourtant, Troy s’en contrefiche pas mal de ce qu’il a fait vu sa tronche et il ne semble pas non plus avoir envie de retourner dormir, contrairement à la semaine dernière.

Les deux se lancent dans leur propre roadtrip qui consiste à surveiller Alicia pour vérifier qu’elle ne meure pas de manière bête et stupide. Elle sera ravie quand elle s’en rendra compte, elle qui veut juste de l’indépendance. De toute évidence, les personnages de la série ne sont pas convaincus que l’union fait la force…

Madison fait donc demi-tour avec son camion, Walker et Victor, mais ils sont cette fois accompagnés d’Ofelia et son adjoint. Bref, la série se débarrasse de l’intrigue du ranch, devenu inhabitable, et de tous ses habitants au passage. Là où Madison passe, les gens trépassent ; elle est bonne pour faire de la concurrence à Swiffer à ce stade.

Le montage musical final est toutefois très sympathique, avec une reprise de la chanson de l’histoire d’Alicia et un message assez clair : « this land is your land ». Ouais, ben non, c’est celle des zombies. Merci bien.

14.jpgÉpisode 14 – El Matadero – 18/20
Surviving is killing me.

Après les deux épisodes précédents, la série a peu de chance de réussir à me convaincre autant cette semaine. Et pourtant, la scène d’intro a suffi à me plonger dans la série, en révélant qu’Ofelia était infectée. Mais non, putain ! Je trouvais ça trop simple qu’elle s’en sorte si facilement, franchement, seulement, je m’attendais à ce que le camion se fasse attaquer, pas qu’elle se soit fait mordre comme une merde la semaine dernière. C’était trop improbable qu’elle s’en sorte si bien, je sais, mais je suis dégouté quand même.

Le problème est qu’ils sont en avance au RDV et qu’Ofelia a besoin d’attention médicale et d’un lit. Voilà donc nos héros de retour au stade d’il y a trois épisodes. Pour y entrer, Madison accepte de donner l’ensemble de leurs flingues, ce qui ne plaît pas du tout à Victor.

De son côté, Alicia se fait un petit feu de camp tranquille et flippe quand elle entend une voiture, mais ce n’est que Nick et Troy. Ils essayent de la convaincre, surtout Nick, de les rejoindre au barrage, mais elle n’est pas trop tentée par la proposition. Alycia Debnam-Carrey qui parle de la difficulté de survivre, ça me rappelle beaucoup trop The 100 pour que je ne sois pas fan.

Ils passent la nuit à papoter pour finalement se dire adieu au petit matin, Alicia refusant catégoriquement de les suivre. Son trip solo ne me rassure vraiment pas sur son sort et sur la suite de la série, mais enfin, il faut bien s’y faire.

Elle se rend donc… s’acheter un burger au fast food du coin, logique. Bon, tout ce qu’elle y trouve, c’est un cadavre, un zombie et des pommes de terre. Malheureusement pour elle, d’autres zombies débarquent au fast-food, donc elle décide de se cacher dans le jeu de boules du fast-food, au sein duquel se situe un autre zombie, lui faisant perdre son fusil.

Par chance, une autre survivante solitaire passe par là et bute tous les zombies qui la menaçaient. Elle vole ensuite la bouffe, mais pas avant d’avoir coupé le doigt et les dents d’un zombie. Alicia part à sa poursuite et tombe sur elle. Les deux se retrouvent assez rapidement à communiquer et partager les potatoes du fast food.

Elles sympathisent, l’histoire des doigts et des dents étant rapidement expliquée comme permettant la création de grigris. Le lendemain, Alicia se réveille et propose son aide à sa nouvelle « amie » de tueries, qui accepte, tout en lui conseillant de vendre ses cheveux. Mon dieu, quelle drôle d’idée ; mais tellement dans la logique des grigris !

Nick et Troy parviennent à leur tour au stade. Madison craque totalement devant son fils, le genre de moment carrément nécessaire à la série et qu’on ne voit plus assez, parce que Maddie est toujours au top désormais. Seulement, entre la perte d’Alicia et Ofelia sur le point de mourir, il y a de quoi craquer. Nick reste à surveiller Ofelia pour que sa mère prenne l’air…

Je pensais qu’il allait tuer Ofelia pendant qu’elle dort, mais non, les scénaristes ont prévu pire pour lui : il retombe tout simplement dans la drogue, prenant l’un des cachets réservés à Ofelia. Il en ramène ensuite d’autres à Troy et le pousse à se droguer à son tour. Les deux ont la bonne idée de parler espagnol et me valider le point 9 du nouveau Bingo Séries. Malheureusement, cette partie de l’épisode n’est vraiment pas grandiose. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi Nick retombe dans son addiction. Je sais bien que c’est la base d’une addiction, mais rien ne semble déclencher ce besoin dans l’épisode – si ce n’est le lieu de débauche, effectivement. Quel dommage pour les personnages et surtout pour Nick, se retrouvant à manger des bouts de cerveau humain. Influençable, Troy fait de même…

Les deux se retrouvent alors à s’enfuir du stade au beau milieu de la nuit, Nick pétant un câble total grâce à la drogue. Il pousse Troy à tenter l’expérience de marcher au milieu d’une horde de zombies passant par là. Là, on quitte un peu la logique puisqu’ils ont l’occasion de parler au milieu de celle-ci et de se faire un câlin. C’est tordu, mais j’ai tellement stressé que je ne peux pas dire que ce soit super mauvais non plus.

Ailleurs dans le stade, Victor retrouve de vieilles connaissances à qui il promet quelque chose, très probablement le barrage, mais ça reste sans vraie explication pour le moment.

Madison tente de quitter le stade en compagnie d’Ofelia pour retrouver Daniel afin de procéder à l’échange. Assez clairement, Ofelia n’a aucune chance de s’en tirer et demande à Madison de l’achever si elle devait se transformer en zombie. Je suis tellement dégoûté car j’aimais beaucoup le personnage et j’ai l’impression d’un gros gâchis entre son absence de sept épisodes et cette fin vraiment pas à la hauteur du personnage, comme l’a remarqué Madison plus tôt.

Ofelia meurt dans les bras de Madison qui ne tient pas sa promesse de lui détruire le crâne, laissant à Daniel le plaisir de le faire. Je n’ai jamais aimé Daniel, mais c’est injuste et son énervement envers Madison est totalement compréhensible. Il lui laisse la vie sauve, mais l’espoir d’un sauvetage au barrage tombe à l’eau, sans jeu de mot.

Le lendemain, Daniel vient voir Madison en quête de réponses sur les derniers instants de sa fille. Maddie ment super mal et finit par avouer la vérité, gagnant la confiance de Daniel qui l’invite au barrage, de même que les autres. Elle s’y rend donc en compagnie de Victor et Taqa ; Troy et Nick lui affirmant qu’ils préfèrent rester derrière, dans un mensonge bien gros. J’ai du mal à voir pour quelle raison Madison accepte de lâcher son fils, surtout qu’il est suggéré qu’elle comprend qu’il se drogue. Peut-être qu’elle se rend compte qu’il est devenu trop dangereux pour la survie, mais c’est intrigant.

Sans être aussi percutant que ces deux dernières semaines, l’épisode était vraiment bon aujourd’hui encore. L’ensemble des intrigues avance vite, il y a quelques moments qui m’ont pris aux tripes (y compris ce moment dans le jeu à boules où pourtant Alicia était assurée de survivre) et la perte d’Ofelia rappelle que les personnages importants aussi peuvent mourir. Je suis profondément peiné de la fin de ce personnage, parce que les scénaristes avaient enfin trouvé quoi en faire depuis quelques épisodes. C’était un sacrifice nécessaire pour l’intrigue en tout cas, et c’était bien traité. Je suis curieux de voir ce que la fin de saison va nous réserver après ça.

15.jpgÉpisode 15 – Things Bad Begun – 17/20
You’re a tough kid.

Déjà la fin de saison aujourd’hui, je suis triste de devoir dire au revoir à cette série que j’adore bien plus que la série mère qui revient lundi prochain. Mais bon, il faut s’y faire, c’est comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin, fin temporaire en l’occurrence puisque Fear est renouvelée pour une saison 4. Il y a beaucoup de choses à régler pour la fin de saison, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle commence par Nick décapitant des zombies pour jouer au basket avec.

Comme la nouvelle amie d’Alicia, il le fait pour le business : il les revend au dealer de bouts de cerveaux qui permettent de se droguer.

De son côté, Troy poursuit son intégration dans le stade et revient auprès de Nick pour lui annoncer que c’est fini du fun, car il a découvert de nouveaux méchants pour Madison. Forcément, après le deal de Strand, ce n’est pas une surprise.

Au barrage, Madison et Victor bavardent loin de se douter du danger qui arrive, faisant des plans sur la comète pour ce que le futur pourrait réserver sans zombie. Victor se sert de cette excuse pour bourrer Madison, ce qui est louche. Je pense qu’il essaye de la rendre aussi ivre que possible pour être tranquille lors de l’attaque du barrage, mais leur amitié dans cette scène me laisse dans le flou le plus total.

Madison est loin de se douter du plan de Victor et lui sert de psy, jusqu’à l’arrivée de Nick et Troy. Ceux-ci préviennent le barrage de l’attaque à venir, qui est comme toujours « la pire de tout ce que nous avons vu ». Madison reste énervée après Nick qui se drogue, mais veut gérer la situation de l’attaque avant.

Taqa décide de se barrer du barrage, où il ne se sent pas bienvenue. C’est une manière de se débarrasser du personnage et d’en faire un perso qui pourrait revenir sauver tout le monde.

Victor finit par avouer à Nick qu’il doit se barrer, car il a passé un deal avec les gens du stade pour qu’ils attaquent le barrage en l’épargnant lui, Madison, Nick et Alicia si elle était là. J’aime beaucoup l’idée de cette semi-trahison, mais il n’empêche qu’il entretient les espoirs de Madison d’un futur en paix pour rien.

Bref, maintenant que le barrage est au courant de l’attaque, c’est louche et il a peur que le deal tombe à l’eau (ironique pour un barrage, non ?), donc il veut que Nick et sa mère se barrent. Les choses ne sont pas si simples, sinon, nous ne serions pas dans une série. Daniel reste en effet obsédé par la mort d’Ofelia qu’il veut comprendre. Il interroge Nick qui ment tellement mal qu’il est aussitôt accusé de mensonge. Pas de surprise de ce côté-là, ni dans la torture que Daniel souhaite aussitôt mettre en place. Nick comptait pourtant se tirer au plus vite, mais Danlel a pour projet de connaître toute la vérité.

Son but est de venger la mort d’Ofelia, bien sûr. Nick réussit à faire de rapides progrès en mensonges et fait donc porter le chapeau à Jake. C’est quand même beaucoup trop simple comme pirouette, mais il s’en tire comme ça. Toute cette scène avec Daniel est un moyen de perdre du temps et c’est tout.

De leur côté, Madison et Troy travaillent ensemble et c’est comme d’habitude avec une tension sexuelle à couper au couteau. Quel drôle de couple, c’est vraiment perturbant à voir. Pas de bol pour Troy, son crush du moment découvre qu’il est responsable de ce qui est vraiment arrivé au ranch. Il s’en défend, mais Madison n’est pas vraiment d’humeur à lui pardonner. Elle lui fout donc deux coups de marteau en pleine gueule et le laisse pour mort.

C’est bien beau, mais dans cette série, tant qu’on ne te voit pas franchement mourir, tu n’es pas mort, alors j’ai comme un doute. Nick voit sa mère péter ce câble contre Troy, ce qui promet quelques rebondissements pour la fin.

Alicia et sa nouvelle amie reprennent la route à la recherche de zombies, repartant sur le délire de la coupe de cheveux de l’héroïne. Rapidement, elles se font attaquer par un groupe armé de couteaux qui veut leur flingue. Alicia est assez badass pour sauver sa nouvelle amie en tir        ant quelques coups en l’air faisant flipper tout le monde.

Alicia réussit à l’emmener voir un médecin, qui reconnaît en celle-ci des qualités pour la médecine. Parfait, je suis pour tous les éléments donnant aux scénaristes de quoi garder en vie Alicia. Le problème, c’est qu’elle se retrouve aussitôt devant un leader qui a tout d’un nouveau méchant de la trempe du gouverneur ou de Negan, même s’il est en fauteuil roulant. Il est en fauteuil car il a une tumeur sur la colonne vertébrale. L’idée est intéressante : il demande à ce qu’on l’opère et ça ne peut qu’être une réussite. En cas d’échec, tout le monde mourra.

L’opération est rapidement expédiée, sans anesthésie, et se passe parfaitement bien. Alicia n’est pas franchement assistante puisqu’elle doit simplement le garder calme, et ça aussi ça se passe bien. Hop, Alicia se fraye tout de suite un chemin vers le sommet de ce nouveau groupe qu’on nous introduit et qui sort de nulle part.

Victor révèle qu’il les a tous trahis. Le combat s’engage rapidement avec Daniel qui se prend une balle dans la mâchoire, mais survit malgré tout. Il est franchement increvable celui-là, c’est pas possible sérieux.

Pendant ce temps, le barrage se fait envahir avant que Madison et Nick ne s’enfuient, mais Victor réussit à les planquer… C’était de nouveau un bon épisode pour la série, avec des rebondissements imprévus et des approfondissements de personnages qui fonctionnent bien. Difficile de m’arrêter pour en parler plus longuement, je suis intrigué par ce que le dernier épisode proposera.

16.jpgÉpisode 16 – Sleigh Ride – 20/20
One day, you’ll have no choice.

L’épisode commence par un rêve de Madison, qui imagine un Noël parfait au ranch. Enfin, parfait, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que Jeremiah et Troy sont morts, mais Alicia aussi. Nick est de nouveau avec Luciana, que j’avais oublié à force, qui a aussi un bébé zombie dans les bras. Sympa le cauchemar, mais pas bien passionnant pour la série. Vu le titre de l’épisode, j’ai eu peur qu’on nous ponde ce délire tout du long, mais heureusement, ce ne fut pas le cas.

En lieu et place, nous suivons Alicia comprendre qu’elle rejoint le barrage où est censée se trouver sa mère. Elle découvre surtout que Strand a trahit le barrage, et celui-ci ne la voit pas tout de suite. Quand il l’aperçoit, il feint de ne pas la connaître, et l’un comme l’autre communiquent discrètement, préférant ne pas montrer qu’ils se connaissent. Alicia est présentée comme l’infirmière du leader après tout.

Elle gère plutôt bien ce job tout en continuant à sympathiser avec lui, ce qui est assez fou quand on y réfléchit, mais bon, ça passe bien. Comme notre nouveau méchant, John, comprend tout de suite qu’Alicia et Strand se connaissent, il l’interroge et Alicia renégocie le deal pour la survie de sa mère. Cela fonctionne, uniquement si elle suit le groupe plus loin après tout ça. Elle accepte, mais c’est une fin de saison, alors tout peut basculer.

Comme prévu, Nick et Madison se disputent dans leur planque, mais ils trouvent au moins un terrain d’entente pour s’enfuir. Ils comptent pour cela sur Strand et tout semble bien se passer, mais c’est sans compter sur Lola.

En effet, Daniel survit encore et toujours, dans les bras de sa nouvelle love interest, Lola, qui ne comprend pas comment il a survécu. Cela me fait un point commun avec elle. Elle l’abandonne dans un égout où je le verrais bien se transformer en zombie, mais bon. À la surface, elle découvre que son médecin est mort, pète un câble et se rend sur le pont pour tuer tout le monde. À la place, elle est rapidement exécutée d’une balle dans la tête par John.

Le problème, c’est que Madison, Nick et Strand sont sur le pont et se font arrêter. John décide de les tuer, ce qui le pousse à tuer également Alicia, qui ne pourra jamais lui faire confiance après le meurtre de son frère et de sa mère. C’est logique et ça met le trio familial en danger de mort, à commencer par Alicia que John veut tuer en premier.

De manière prévisible, un twist vient tout remettre en question : les explosifs installés à l’épisode précédent. Si Strand pense avoir le détonateur, Nick lui subtilise en lui faisant un câlin et récupère quelque peu du pouvoir. Bon, il reste toujours le problème que Madison a un flingue braqué sur la tête.

Le milieu d’épisode, voit Madison repartir dans son délire de rêve de Noël où tous les hommes de sa vie sont réunis et en vie, à l’exception de Nick et Travis, bien sûr. Le joli repas de famille vire à l’horreur, avec la mort de Jeremiah, puis de Jake, c’est amusant à voir, mais on a franchement envie de regarder autre chose que ce cimetière autour de Madison, qui indique pour moi plutôt un danger sur Madison que sur Nick.

C’est pourtant ce dernier qui décide de se suicider en laissant sa famille s’enfuir à bord d’un Zodiac. Tout cela, c’était sans compter sur Daniel qui refuse de mourir tout seul dans son égout. Le pauvre trouve le corps de Lola après avoir abattu trois des hommes de John et n’a pas la moindre idée du stress qui est en train de se dérouler ailleurs dans l’épisode : Alicia ne parvient pas à démarrer le Zodiac. Bon, finalement, ce n’est qu’un contre-temps et Strand, Alicia et Madison s’éloigne en bateau assez vite.

Sur le barrage, Nick est toujours entouré par tous les hommes de John, qui sont à deux doigts de l’exécuter, mais il sauvé de justesse par Taqqa et le pote d’Ofelia. Je l’avais dit que les deux ne pouvaient pas simplement s’être barrés. Entre eux et Daniel qui veut venger Lola, les hommes de John s’en prennent plein la gueule.

Alors qu’il pourrait survivre à tout ça, Nick décide de faire péter le barrage. C’est trop tôt : le Zodiac se fait aspirer par le barrage et a toutes les chances de couler, de même que Troy toujours inconscient et/ou mort, de même que Daniel et Nick, sur le barrage. Taqqa et son ami se dirigent vers le Nord, vers les USA, donc, ne pouvant plus rien pour nos héros.

Un dernier détour par le rêve nous montre Madison être attirée dans la tombe par Jeremiah et être sauvée par Travis… Elle refuse de le suivre et se réveille donc sous l’eau. L’ensemble de son rêve était en fait ce qu’elle voit lorsqu’elle est inconsciente sous l’eau, et ça explique cette omniprésence de morts. Madison survit finalement à la destruction du barrage, mais le sort de tous les autres reste incertain. Elle se retrouve auprès de tout un tas de personnes venant chercher l’eau, donc au moins elle ne sera pas seule…

Une putain de fin de saison avec un cliffhanger qui justifie que je surnote légèrement. Tout est allé vite et je n’en attendais pas tant de ce double épisode.

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EN BREF – Comme l’an dernier, cette saison a su positivement me surprendre à de nombreuses reprises et ce dès le début, puisque Travis n’a pas passé l’épisode d’ouverture. Je ne m’y attendais pas et c’est une excellente chose. Si la première moitié de saison a connu un léger temps mort au ranch, c’est bien le seul défaut qu’aura connu la série cette année : Fear the Walking Dead a su conserver un rythme vif tout du long, en nous introduisant des nouveaux personnages tout du long et en parvenant à surprendre à plusieurs reprises. Bon, je me serais passé de la survie de Daniel, mais au-delà de ça, je trouve que la série a su marquer et a su se débarrasser de personnages emblématiques, notamment Ofelia – la seule dont je suis sûr à 100% du sort.

Une part de moi s’attend toujours à découvrir que Travis a miraculeusement survécu alors que c’est impossible, et il en va de même avec Troy. Difficile de croire qu’ils ont tué le meilleur personnage ajouté cette année. Si a priori je ne me fais pas de souci pour Victor, Alicia et Nick, je me dis que laisser leur sort en suspend pour quelques temps peut être un bon nœud dramatique, de même que la mort d’un d’entre eux. Le suicide de Nick aurait pu être une jolie fin pour le personnage, même s’il y a fort à parier qu’il survive en compagnie de Daniel et se mette à culpabiliser d’avoir provoqué ce qu’il pense être la mort de sa famille. D’un autre côté, ceux-ci n’ont pas hésité à l’abandonner.

J’aime beaucoup cet énorme cliffhanger final qui laisse simplement la vie de tout le monde en jeu. Pour le retour, le suspens a de plus de quoi durer : outre un épisode sur Madison, Taqqa et son acolyte peuvent faire un point d’entrée pour la saison, de même qu’un retour sur le personnage de Luciana… Ils ont de quoi nous torturer, et le faire bien. De nombreuses surprises sont encore possibles et je suis on ne peut plus satisfait de ce final.

Celui-ci va être dur à digérer et je suis bien heureux que la série soit renouvelée pour une saison 4. Cela dit, huit mois d’attente, ça va me paraître clairement interminable. Le niveau était haut pour cette saison 3 et cette fin me réduit même mon impatience de retrouver Rick et les autres lundi prochain. Vivement le mois de juin !

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