Time Bandits – S01E04 – Prohibition – 16/20

Heureusement que la série est vraiment soignée du côté de l’esthétique et de l’humour, parce qu’elle patine davantage du côté du scénario. J’aime toujours beaucoup l’ambiance proposée et les idées apportées par ce voyage loufoque à travers le temps, mais j’aime moins, justement, qu’on perde du temps dans des intrigues futiles quand il y a trop peu d’épisodes pour vraiment se le permettre. Définitivement, j’aurais adoré que ça soit une saison de 22 épisodes là !

Spoilers

Kevin se fait à sa nouvelle vie de bandit, à défaut de savoir quoi faire de sa vie.


We’re still a gang and we’re traveling through time to find you.

D’accord, je me plains d’avoir deux épisodes par semaine, mais en vrai, ça fait plaisir de pouvoir déjà continuer la série et de ne pas attendre une semaine de plus.

Saffron

L’épisode commence par la sœur qui est désormais au Japon il y a fort, fort longtemps. Je ne comprends pas trop comment elle a pu passer de Troie à là sans carte et sans guide, mais bon, soit. Elle continue de chercher son frère partout en se faisant des amis qui ne parlent pas la langue. Ainsi, elle n’a même pas conscience d’être poursuivie par Fianna ou que sa nouvelle amie pense que son frère est un homme qui lui a voulu du mal plutôt que son frère. C’était amusant.

Saffron, c’est le nom de la sœur de Kevin, se fait en tout cas une vraie amie en la guerrière japonaise avec qui elle passe cet épisode. C’est ainsi que quand Fianna les rattrape, la guerrière essaie de venir en aide à Saffron. Ce n’est pas si facile néanmoins, mais heureusement, c’est surtout inutile : Fianna se rend compte de son erreur et comme Saffron n’est pas Kevin, elle la laisse tomber au sol et se barre. Pas une vraie méchante si elle ne tue pas Saffron, franchement !

Bon, après, tant mieux, ça aurait fait un peu tâche pour la suite de la série.

Quiproquos

On retrouve Kevin en 700 et en Angleterre où il fait partie d’un gang, n’en déplaise à ses parents qui ne voulaient pas que ça arrive – et ne pensaient pas que ça pouvait arriver. Après, il y a gang et gang. Le voilà dans un groupe de bandits qui sont des bras cassés et sont incapables de voler discrètement des choses dans un monastère.

Ils n’y restent pas longtemps, passant par un portail qui semble toutefois bizarre, parce qu’il clignote. Ils ne peuvent pas le fermer et se retrouvent ainsi coincés dans un entrepôt en pleine prohibition, avec un portail qui mène dans un monastère. Ils se cachent ainsi comme ils peuvent quand ils entendent ce qui ressemble à des gangsters en train de débattre dans un coin de l’entrepôt où ils viennent d’arriver.

Bingo : comme ils sont incapables de se cacher, les voilà qui se retrouvent à devoir jouer un autre gang et donner de l’alcool au premier gang. Et ça tombe bien : il y a plein d’alcool dans le monastère. La voix off de Kevin était un peu lourde pendant cet épisode, mais bon, ça apportait un peu d’humour. Et puis, c’était chouette de le voir être heureux d’être à New-York en 1929. Bordel, c’était il y a quasiment 100 ans.

Bien sûr, il a plein de connaissances sur la période et est le seul à comprendre que l’autre gang ne les a pas arnaqués en leur donnant des billets. C’était chouette comme tout : Pénélope est énervée de s’être faite avoir, mais elle est ravie qu’on reconnaisse ses qualités de leader et de pouvoir faire un peu de shopping.

La voix off de Kevin est finalement utile à l’épisode : elle permet à Kevin d’expliquer ce qu’est la prohibition pendant qu’on voit les personnages se changer (enfin !) et se rendre à un speakeasy où tout le monde pense que Pénélope est Madame Queenie et que Kevin est Babyface, un terrible gangster. C’est que c’est con un gangster ! Le problème de cette tournure des événements ? Eh ben, c’est que la vraie Madame Queenie n’apprécie pas trop qu’on vende de l’alcool sur son territoire, sans son autorisation et en se faisant passer pour elle. Outch.

Nos héros ne se doutent de rien cependant, ce qui permet à Alto de profiter à fond de sa soirée et de découvrir le jazz. Il tombe aussitôt amoureux de la chanteuse du speakeasy, ce qui était mignon, alors que Pénélope continue de donner des conseils et d’échanger sur son expérience de leader de gang plutôt démocratique. La vraie question à présent est de savoir de quelle période chacun de ces voleurs vient. Ils ne connaissent pas les billets et ne savent pas vraiment danser apparemment. Widgit, lui, se bourre la gueule et découvre les effets de l’alcool.

Le seul dont on connaisse l’époque, c’est Kevin et il fait peur à absolument tout le speakeasy sans avoir la moindre idée de la vraie raison pour laquelle il fait peur – il pense ainsi être un criminel pour avoir photocopié un livre. Il m’a fait rire, honnêtement, surtout que d’un côté, il se prend pour un gangster et de l’autre, il continue de parler à ses parents. Après, tant mieux, c’était l’occasion de savoir que la sœur s’appelait Saffron.

Prohibition

Les années folles plaisent beaucoup à Pénélope et aux bandits, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Pendant qu’Alto vit sa meilleure histoire d’amour avec Emmie, le reste de l’équipe continue de voler les moines. Malheureusement, Judy et Bittelig sont surpris par les moines et, pire, ils le sont au moment où le portail se referme. C’est con pour eux.

Le timing n’est vraiment pas idéal, mais ça empire encore quand Alto apprend que des gangsters chassent à présent les bandits et qu’ainsi on se retrouve avec Pénélope, Alto et Kevin forcés de fuir dans une course poursuite hilarante où Pénélope les fait tous tourner en rond. L’avantage, c’est que ça gagne du temps pour Widgit qui doit encore comprendre ce qu’il se passe avec le portail. Bon, c’est pas gagné : il se contente de se retrouver face à un portail en miroir. Bon, tout de même, il finit par réussir à récupérer Judy et Bittelig.

Par contre, le trio est aussitôt pris en otage par le vrai Babyface, celui qui tournait en rond à cause de Pénélope. Cela fait que Pénélope décide aussitôt de suivre la voiture – et franchement, il y a toujours autant d’humour. Bon, ceci étant dit, j’ai trouvé la fin d’épisode un peu précipitée : le trio pris en otage est sur le point de se faire tuer quand Pénélope débarque et est rejointe par l’autre gang avec qui elle était pote.

C’est là que tous les quiproquos sont levés les uns après les autres, notamment quand Madame Queenie elle-même débarque sur le toit en question. Si ça se fait avec humour, j’ai trouvé que c’était trop simple comme résolution et ça me dérange un peu que ça se finisse si vite. Finalement, nos héros s’en sortent donc en éclaircissant le quiproquo, Madame Queenie ne cherche pas à se venger plus que ça et reprend son business comme si de rien n’était et ouais, voilà, c’est la fin pour cette période : Alto dit adieu à sa copine et nos héros s’en vont vers de nouvelles aventures.

Est-ce que pour autant j’ai eu l’impression qu’on avançait dans la saison ? Pas du tout. Et en vrai, c’est pas forcément un problème quand on a des saisons de 22 épisodes… mais on a affaire à une saison qui va être courte, c’est évident, et c’est un peu frustrant de voir que l’histoire n’avance pas et que les personnages ne savent pas ce qu’ils font.

L’Être Supérieur

Pendant ce temps, chez Kevin, nous suivons deux personnes de petite taille découvrir ce qui est arrivé aux parents. Il s’agit apparemment d’inspecteurs travaillant pour l’Être Supérieur de manière à comprendre ce qu’il s’est passé. Le but est toujours de remettre la main sur la carte. Nous apprenons même, en toute fin d’épisode, que si l’Être Supérieur veut la récupérer, c’est parce qu’il a peur de son utilisation si elle tombait dans de mauvaises mains, d’une part, et, d’autre part, parce qu’il en a besoin pour faire un grand reset de la Terre.

Eh oui, Dieu adorait les dinosaures, mais il en a marre des humains qui font trop la guerre. Il est temps d’après lui de passer à autre chose. Finalement, j’ai presque envie d’être pour les méchants si leur plan consiste à empêcher ce grand reset.

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Time Bandits – S01E03 – Medieval – 16/20

L’humour de la série est excellent et c’est très fun à suivre, mais un problème flagrant se dessine dans ce scénario : les enjeux ne sont pas clairs. Autant dans les deux premiers épisodes, on voyait à peu près ce que voulaient les personnages, autant dans celui-ci, je trouve qu’il manque une direction claire pour les personnages principaux. Finalement, les personnages secondaires ont presque plus d’intérêt que les héros… C’est embêtant. Heureusement, tout le reste est impeccable – du casting à la réal.

Spoilers

Les bandits errent au Moyen-âge.


It’s actually a pterosaur!

J’aime vraiment le générique de cette série, mais beaucoup moins la durée totalement aléatoire des épisodes et le fait qu’apparemment, on va nous sortir deux épisodes par semaine. Eh, franchement, un seul par semaine, c’est très bien, arrêter de nous balancer des trucs aléatoires comme ça. La saison va passer trop vite à ce rythme, en plus !

La sœur

La première scène de l’épisode est brillante. On suit la sœur de Kevin dont personne ne semble se soucier rentrer de l’école pour mieux se rendre compte qu’il n’y a personne à la maison, rien dans le frigo (qui est plein et rempli de légumes, j’étais mort de rire) et personne pour faire le ménage. Heureusement, elle a son aspirateur automatique. Franchement, c’est brillant à quel point la famille de Kevin est débile.

La sœur finit par chercher son frère, à défaut de trouver les parents ou de s’inquiéter quand elle voit une porte fenêtre brisée. Dans sa chambre, elle voit ainsi un placard qui mène vers un lac avec deux (amér ?)indiens qui la regardent et sa seule réaction est : « Random ». Elle me fait trop rire, j’adore. Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’elle embarque dans son propre voyage : on la retrouve ainsi ensuite sur le bateau de Mme Chung. Elle n’a rien pour comprendre le chinois et Mme Chung n’a rien pour comprendre l’anglais, mais on s’amuse bien tout de même.

Mme Chung se retrouve à devoir expliquer à la gamine que Kevin a sauté dans l’eau et… La sœur est quand même assez courageuse pour faire de même. Je ne m’y attendais pas. C’est ainsi que la sœur se retrouve en pleine guerre de Troie…

Préhistoire

Si Kevin est moins débile que sa famille, il n’en reste pas moins un enfant qui n’a pas envie de voir ses parents mourir. Il interroge donc les bandits pour savoir ce qu’il en est de ces morceaux de charbon qu’il compte désormais porter avec lui un peu partout, dans l’espoir de les ressusciter. Penelope lui propose plutôt de remonter le temps pour arriver pile à temps pour sauver les parents. C’est plus ou moins le seul plan qu’ils ont : ils ne savent pas quoi faire face aux forces maléfiques qui les traquent pour récupérer la carte.

L’idée est sympathique, mais ils n’ont jamais fait ça. Parmi les bandits, il n’y a donc que Pénélope pour faire semblant d’y croire. Widgit m’a fait rire à ne faire aucun effort, mais de toute manière, peu importe : Kevin change vite d’idée fixe quand il tombe sur le crâne d’un dinosaure et qu’il trouve ça bien trop classe.

Il fallait bien qu’on passe par la préhistoire dans la série, même si finalement, le détour n’est que de courte durée. On a tout de même Bittelig qui trouve des œufs de dinosaure et se fait attaquer par la maman ptérosaure, mais tout ça donne envie à nos bandits de fuir au plus vite vers un autre portail. Ils sont bien moins fans que Kevin à l’idée de découvrir la préhistoire, bizarrement, et sautent dans un portail pour échapper au ptérosaure. Meilleur moment pour donner le nom du dinosaure, Kevin !

Moyen-Âge

Tous les bandits débarquent donc, comme le titre de l’épisode l’indique, au Moyen-Âge. Ils défoncent un toit et une maison au passage, mais bon, ils remboursent les dégâts avec… Qu’est-ce que c’était ? Un porte-bougie ? Elle est généreuse Pénélope, franchement, parce qu’elle fait un cadeau même quand elle pense avoir perdu Kevin. Cela ne semble pas l’affecter plus que ça, cela dit.

Bien sûr, Kevin finit par les rejoindre avec son crâne de dinosaure, alors tout va bien. Ils se rendent ensemble en ville où les villageois les prennent pour des étrangers (un ami qu’on n’a pas encore rencontré ? Nope), des sorcières, puis des chasseurs de dragon. Une fois de plus, Kevin sauve à son insu la situation et Pénélope est assez maligne pour s’éviter un procès pour sorcellerie.

Après, je trouve cette image du Moyen-Âge franchement peu renseignée et un peu conne : on insiste sur l’ignorance des gens, qui croient donc que les étrangers sont des sorcières, qui pensent que les chats sont maudits car le Pape l’a dit et que la Peste vient de Dieu pour punir les fausses rumeurs – et pas des rats non mangés par les chats tués par les chrétiens. C’est une image un peu pétée, sans parler de la taverne pleine de bougies mais sans bouffe parce que c’est la famine ou tout le village trop heureux de voir qu’ils ont des chasseurs de dragons alors que ça n’existe pas.

Pénélope accepte au nom de tous les bandits de devenir les chasseurs de dragons du village sauf que, pas de bol, ils en veulent juste pour se battre contre le shérif et contre son armée qui torturent les gens. De toute manière, c’est ça ou être pris pour des sorcières. Les villageois sont tout de même sympathiques : ils donnent leurs meilleures armes à Pénélope (des bâtons) et informent Kevin du point faible du shérif (il ne sait pas quand arrêter la torture). Bref, on s’amuse bien et tout tourne autour de l’humour – d’ailleurs, je dois dire que Judy est excellente à « sentir » la douleur de Bittelig à distance ou à faire de la psychanalyse malgré elle.

Sans grande surprise, nos héros finissent en tout cas en prison. Oh, ils tentent bien d’échapper à leur destinée de chasseurs de dragons, mais tout le village compte trop sur eux pour ça. Et puis, on traite de Pénélope de lâche, et ça, elle n’aime pas. Le gag des huit hommes qui maîtrisent Bittelig à la force de sept hommes est exceptionnel, il va finir par devenir mon running-gag préféré s’il continue pendant tout l’épisode comme ça – entre le dinosaure et ça, c’était déjà bien parti, mais juste après, on voit qu’il aurait pu s’échapper de la prison sans problème et ne le fait pas.

Cela permet à tout le groupe de rencontrer le shérif de Nottingham, qui leur présente les différentes tortures réservées aux bandits (gloups), puis le crâne d’un dragon qu’il aurait tué lui-même avec sa propre épée. Kevin voit bien que c’est juste un ensemble d’ossements d’animaux et n’hésite pas à le faire remarquer, évidemment. Il fait le malin, mais finit par s’écraser de peur face au shérif quand il le menace et prend sa voix grave.

Retour au village

Avant de torturer les bandits, on les ramène toutefois en prison où ils sont avec une sorcière et surtout avec Bittelig qui peut les libérer en quelques secondes à peine. Ils retournent au village pour récupérer les affaires qui leur appartiennent, sauf qu’ils tombent sur le maire, persuadé que les voir signifie que le village est tiré d’affaire. Ce n’est pas le cas, parce que le shérif doit toujours venir le matin suivant pour tous les brûler. Sympa.

Judy propose alors d’utiliser la peur comme une arme, mais bon, reste à savoir comment faire. Le maire du village, lui, propose d’utiliser plutôt une arme comme arme. Pas con. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’aube, les hommes du shérif et le shérif lui-même débarquent pour récolter leur moisson. Pénélope se fait alors passer pour une sorcière et Kevin utilise son portable pour faire croire au shérif qu’il a emprisonné dans sa petite boîte d’autres humains.

Après, un portable, ça se vole vite et le shérif en a malheureusement conscience. Kevin est vite fait prisonnier avec Judy et Alto – les autres étant supposés être prisonniers du portable sont laissés tranquilles et assurent aller chercher de l’aide auprès de guerriers Huns. Bon, les trois prisonniers mis au bûcher comprennent vite qu’ils sont dans la merde et doivent trouver un moyen de s’en sortir.

Kevin essaie de raisonner les soldats qui veulent le brûler, mais autant dire que ça semble peine perdue. Et pourtant, en deux temps trois mouvements, Kevin parvient à renverser tout le système d’oppression en place quand les soldats comprennent qu’ils sont le vrai pouvoir du shérif – lui-même trop occupé à jouer sur le portable. Amusant comme élément anachronique, je dois dire.

Ce qui est beau, c’est que Kevin parvient ainsi à être libéré et qu’on lui laisse plusieurs semaines pour enseigner l’évolution aux habitants. En effet, Kevin, Judy et Alto sont laissés quelques semaines dans le village, le temps d’aller chercher des guerriers huns (qui ne viennent pas car Pénélope leur a volé des choses) et de revenir en se trompant dans les calculs.

C’est une belle bande de bras cassés ces bandits. Ils finissent ainsi l’épisode en se tirant en courant du village dans lequel ils ont ramené maladroitement un ptérosaure : c’est simple, ils ont oublié de fermer le portail. Et grâce à eux, tout ce que Kevin vient d’apprendre aux villageois va vite être oublié : l’existence des dragons est confirmée par la présence de ce dinosaure. On note tout de même que Pénélope arrive à voler un bout de tapisserie avec le visage d’un homme qui ressemble à son ex – quelque chose me dit que c’est le genre de détails qui peut avoir son importance… ou alors pas du tout, allez savoir.

Les méchants

Du côté des méchants, on envoie Fianna à la recherche de Kevin. Fianna, c’est la démone chasseresse qui a tué les parents de Kevin et c’est aussi l’ex de Widgit apparemment. Bref, la course contre la montre existe toujours, sauf que le cliffhanger révèle que Fianna est sur la mauvaise piste. Plutôt que de traquer Kevin, elle traque sa sœur et se trouve donc à Troie. Les méchants continuent en tout cas de surveiller ce que font les bandits : c’est l’occasion de confirmer que les chats sont de mèche avec les forces maléfiques et que l’un d’entre eux est même possédé à distance pour tenter de tuer nos bandits. Un échec cuisant, mais tout de même.

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Land of Women – S01E02 – Chapter 2 – 15/20

C’est simpliste à plein d’occasion, mais c’est efficace : je me laisse embarquer par cette petite histoire de corruption, de ville espagnole où on produit du vin et par les secrets de famille hyper prévisibles qu’on commence à voir émerger dans cet épisode. J’ai quand même eu quelques surprises agréables en cours de route – et puis, j’adore le casting, je ne vais pas en demander beaucoup plus.

Spoilers

Gala et Julia cherchent à récupérer l’argent, Kate s’occupe de la voiture.


What, is « tractor » the only speed you know?

Le passé de Kate

Était-il vraiment nécessaire de commencer cet épisode 2 par un flashback ? Un an plus tôt et sans la moindre surprise, on découvre ainsi que Gala était une mère étouffante avec Kate, malgré la distance. Elle voulait absolument squatter sa fille, être au téléphone avec et s’occuper d’elle quand il est clair que la fille a besoin d’indépendance – et de rencontrer sa copine.

L’épisode se concentre sur cette relation, mais sans nous la développer à fond non plus. Plutôt que de se concentrer sur les deux adolescentes, on a ainsi droit à Gala et Fred qui rencontrent les parents de Maggie, la gamine avec qui leur fille flirte. Tout pourrait bien se passer, mais Gala a vraiment du mal avec la relation entre Kate et Maggie. La mère de Maggie a un bon discours homophobe, l’air de rien, mais ça se retourne contre Gala quand elle sonde sa fille pour savoir si elle est sûre de son choix.

Gala n’aime pas Maggie, soit. Finalement, Kate se confie à son père sur sa mère qui la soule et le père prend la défense de Gala. C’est l’occasion d’apprendre que Kate a fait une transition et était un garçon, ce que son père a failli avoir du mal à gérer. Gala a forcé Fred à s’y faire. Moi, je suis impressionné par la fluidité et la manière impeccable dont la transition de Kate est traitée par la série. C’est excellent.

Gala & Julia

Pour en revenir au présent, nous retrouvons les trois femmes en cellule. Elles n’y restent pas longtemps. Sans la moindre logique, Amat ne porte pas plainte, ce qui leur permet d’être libérées. Je trouve la réaction de Gala parfaitement abusé, mais bon, de toute manière, elle se concentre rapidement sur la relation entre sa mère et Andreu. Sans avoir droit aux flashbacks dans le lac où elle était nue, elle est quand même capable de comprendre qu’il s’est passé quelque chose entre eux.

Le truc, c’est qu’une fois que Julia est dans la rue, on voit bien qu’elle provoque un effet sur plein d’hommes – y copris le prêtre du village. Il y a de quoi rire un peu de la situation au moins.

L’épisode commence assez vite tout de même, avec Julia et Gala qui se séparent de Kate pour retourner chez Amat. Le but n’est bien sûr pas de le voir, au contraire : elles font tout pour ne pas le croiser, afin de pouvoir s’infiltrer à nouveau dans la maison. Le but ? Récupérer l’argent, bien sûr. En chemin, Julia fait semblant d’avoir oublié où elle a mis l’argent. Quand elles y arrivent enfin, la blague pue de fou : l’argent a vraiment disparu.

Sans trop de surprise, Gala repart donc s’énerver sur Amat qu’elle traite de voleur d’argent devant tout le village. Et bim, Amat reconnaît avoir les 50 000 de Gala, mais après tout, c’était chez lui, donc c’est son argent. Tu parles d’un argent mis en sécurité. La dispute entre Amat et Gala… c’est déjà répétitif, même si c’est un humour qui fonctionne bien.

En tout cas, Amat refuse de rendre l’argent à Gala qui change son fusil d’épaule et décide à présent d’en savoir plus sur la maison. En passant par le bar du visage où elle est tout de même la bienvenue, Gala découvre ainsi que la maison n’a pas été vendue de manière tout à fait légale. On le savait déjà : Julia en possédait la moitié, quoi. Le truc, c’est que Mariona, la sœur, a vendu la maison en assurant que Julia était morte.

Gala décide aussitôt d’aller confronter sa tante. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Mariona et Andreu sont mariés. Il ne manquait plus que ça. Mariona gagne du temps en s’occupant d’abeilles, ce qui maintient à distance Julia, à qui elle ne veut pas parler, et Gala. Pourtant, au cours de la scène, Gala finit par raconter un peu son histoire, ce qui permet à sa tante de comprendre que Julia lui a menti toute sa vie. En effet, Julia a assuré que le père de Gala était mort… alors que ce n’est pas le cas. Loin de là, même.

La raison du départ de Julia n’était en fait pas la mort de son mari comme elle l’a prétendu toute sa vie à sa fille, mais simplement le fait qu’elle était enceinte sans savoir qui était le père. Avant d’en arriver là, Julia n’hésite pas à voler un bouquet sur une autre tombe, ce qui m’a fait rire, pour juste tenter de faire croire à sa fille qu’elle a vraiment eu un mari décédé. Gala finit tout de même par apprendre la vérité. Allez, reste à savoir si son père est Andreu ou le prêtre, quoi.

Kate

De son côté, Kate se rend au garage du village pour s’occuper de la voiture accidentée. Par chance pour elle, elle tombe sur une mécano jeune et méga sexy. Le flirt entre elles est franchement trop rapide, mais comme il n’y a que six épisodes dans la saison, j’imagine que c’est nécessaire. En tout cas, c’est utile pour Kate : elle s’arrange pour que la mécano la dépose à l’aéroport de Barcelone. Ben oui, bien sûr, rien que ça. Elle est forte cette mécano de faire l’aller-retour si vite en remorquant la voiture.

Bon, Kate s’achète un billet d’avion pour Boston et pour retrouver sa copine, mais ça ne suffit pas à acheter le silence de la mécano : quand elle tombe sur Gala et Julia, elle leur annonce que Kate est à l’aéroport. Paniquée de ne pouvoir la protéger, Gala cherche absolument à rejoindre l’aéroport au plus vite.

Par chance pour elle, dans le village, il y a toujours Amat qui est prêt à lui rendre service. Les scénaristes ne forcent pas du tout le trait pour les foutre ensemble encore et toujours. Il n’empêche que ça mène à des bons moments, notamment quand Gala a besoin d’acheter un billet et que c’est Amat qui lui prête l’argent.

Bref. Gala finit par retrouver Kate dans l’aéroport et par la convaincre de ne pas partir. Cette fois, elle révèle quasiment toute la vérité, y compris sur les menaces qu’elle a pu recevoir et qui mettent Kate en danger. La série fait dans la simplicité, mais je n’en attendais pas beaucoup plus de sa part et ça permet d’arriver à une bonne scène entre Julia et Amat. Oui, celle avec Kate était déjà sympathique mais ce n’est pas suffisant pour retenir mon attention.

Par contre, j’ai beaucoup aimé voir Gala craquer de ne pas savoir où aller. Eh, Eva Longoria désespérée ? On connaît bien le délire et on l’aime bien ! Amat propose donc à Gala de l’héberger et de fil en aiguille on en arrive à une Gala qui lui propose de bosser avec lui. Grosso modo, il a utilisé l’argent de Gala pour renflouer sa coopérative qui fait du mauvais vin et Gala s’y connaît bien en vin. Oui, je l’ai déjà dit et je peux le réécrire : la série fait dans la simplicité. Cela ne l’empêche pas d’être efficace, honnêtement.

Tout est (pas) bien

Bref, Amat ramène donc les filles chez lui. Julia peut ainsi récupérer son ancienne chambre, même si elle est sacrément en bordel désormais. Au passage, on a un petit flashback sur son départ pour les USA, mais rien de bien passionnant à première vue. Tout est bien qui semble bien finir pour Gala, Kate et Julia.

Seulement, pendant ce temps, à l’aéroport de Boston, Maggie flippe de ne pas voir Kate arriver. Elle comprend qu’elle n’était pas dans l’avion et appelle son père pour lui expliquer toute sa détresse. C’est d’un triste : on comprend tout de suite que le père de Maggie est celui à qui Fred doit de l’argent. Non seulement, ça ne manque pas, mais en plus ses hommes de main savent désormais que Gala, Julia et Kate sont dans une petite ville de Catalogne. C’est une grande région, mais ça ne doit pas être difficile de les tracer avec quelques recherches généalogiques.

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Land Of Women – S01E01 – Chapter 1 – 16/20

La série est exactement ce que je pensais qu’elle serait : une petite saga estivale avec pas mal d’humour et pas une once de réalisme quand on creuse dans les détails. Le casting s’amuse bien, l’intrigue accroche juste ce qu’il faut et je suis parti pour assister à une série qui devrait être bien marrante, normalement. Ce premier épisode était grandement spoilé par la bande-annonce alors j’attends de voir ce que donnera la suite, mais pour l’instant, c’est plutôt une réussite.

Spoilers

Gala est sur le point de découvrir les secrets de son mari.


Yesterday my life was perfect.

Une vie pas si parfaite

Quelle première scène incroyable : Eva Longoria se colle des billets sur le corps, et quel corps bordel. Elle est toujours incroyable 20 ans après la série qui me l’a fait connaître et où on disait déjà que les femmes de son âge ne trouvaient plus de rôles, hein. Bon, bref, cette critique commence mal si j’en suis déjà à parler du physique d’Eva Longoria plutôt que de la série en elle-même. Cette série est déjà très sympa du point de vue de l’histoire où son personnage, Gala, nous assure que sa vie était parfaite. Cela permet quelques répliques marrantes

Mariée à un homme d’affaire richissime, son principal souci était de s’acheter des robes hors de prix pour des événements géniaux, tout en gérant un planning de couple qui n’a pas l’air simple. Malheureusement, elle ne voit pas venir le problème plutôt évident : son mari paie en retard le loyer, une compagnie d’électricité dit ne pas avoir reçu son argent… C’est évident : ils sont dans la merde financière.

Et pourtant, elle ne s’en rend pas compte et continue sa soirée extra-luxueuse en l’absence de Fred, son mari, qui ne vient pas. Décidément. C’est au cours de la série qu’elle rencontre deux acteurs que j’aime beaucoup et qu’on connaît bien dans le monde des séries – ah, Sucre, quel plaisir ! Ce n’est pas le sujet, je sais. Elle découvre grâce à eux que Fred leur doit 15 millions de dollars, empruntés à leur boss. Ce n’est pas une petite somme, ce ne sont pas les organisateurs de la soirée qu’elle pensait qu’ils étaient et elle commence à comprendre que sa petite vie parfaite vient de voler en éclat. Ainsi donc, son mari n’est pas capable de rembourser sa dette et les hommes de main du patron débarquent pour la menacer elle, sa fille et sa mère.

Inquiète, Gala rentre chez elle et est rassurée d’y retrouver Fred. Ce dernier, pourtant, n’a pas du tout envie de la rassurer. Il lui explique, valise en main, que tout ça n’est pas une blague et qu’elle ferait mieux de quitter la ville avec sa mère et sa fille, parce que lui, il est déjà en train de se barrer. Sympa.

La cavale

Gala n’a plus qu’à organiser sa propre cavale. Elle passe donc sa journée du lendemain à tenter de récupérer de l’argent pour se barrer. Ce n’est pas facile : ses comptes sont vidés par son mari (sympa) et elle doit vendre ses bijoux, découvrant au passage que certains sont faux. Une valeur inestimable, qu’elle disait !

Elle se trouve tout de même en possession de pas mal de cash, qu’elle s’enroule autour du corps avec du scotch, puis se barre de chez elle. Bien sûr, un des hommes la traquant est déjà là et elle manque de peu de se faire choper par lui dans le parking. Avant de quitter New-York, Gala souhaite tout de même sécuriser ses proches. Elle va donc chercher sa mère en maison de retraite. Celle-ci est une femme qui perd un peu la mémoire, apparemment, mais qui s’attarde aussi beaucoup dans ses souvenirs.

C’est une bonne chose. Au-delà de l’humour que ça peut apporter à la série, avec les deux femmes qui parlent espagnol, cela donne aussi une idée à Gala : elles vont se rendre ensemble dans la maison familiale – La Muga – qui appartient à moitié à la mère, à moitié à la sœur de celle-ci. Bon, au moins, ça aide Gala à convaincre sa mère de venir avec elle. Il faut encore convaincre sa fille, en revanche.

En effet, Kate est une adolescente qui n’a pas du tout envie de faire un voyage avec sa mère et sa grand-mère, préférant clairement rester avec sa petite-amie. Gala déteste bien sûr la petite-amie en question, se comportant en belle-mère richissime parfaite. Au milieu de quelques blagues, donc, on se retrouve avec Gala forcée de mentir à sa fille : elle lui explique que la grand-mère est mourante, avec une démence qui empire petit à petit. Son dernier souhait serait ainsi de retourner sur la terre de ses ancêtres et dans sa vieille maison. Ben voyons.

L’Espagne

Le voyage peut donc commencer, et ça va plus vite que je ne l’imaginais. La bande-annonce vendait déjà beaucoup de ces scènes, et je pensais que la série allait traîner en cours de route. Ce n’est finalement pas le cas : Gala stresse de passer la sécurité à l’aéroport. C’est clairement visible qu’elle est stressée et elle attirerait bien trop l’attention dans la réalité. Nous sommes cependant dans une série et c’est parti pour un petit trajet en avion – après un petit message à Fred, tout de même.

Arrivées à destination, les trois femmes se retrouvent donc en Espagne à devoir faire un trajet en voiture. Gala doit donc louer une voiture, ce qu’elle ne peut pas faire sans carte bleue. Eva Longoria ne gère plus aussi bien l’humour qu’avant, mais le rôle semble tout de même être fait sur mesure pour elle. C’est toujours Gaby, hein, elle ne sortira jamais de ce rôle : la riche adorant le luxe qui se retrouve fauchée dans des situations bien drôles.

De manière impulsive, Gala se retrouve donc à acheter la voiture d’un type devant l’aéroport, cash. Cela valait le coup de venir dis-donc. Les trois femmes prennent donc la route et partent à l’aventure sur les routes d’Espagne. Bon, cela dit, l’aventure avec une adolescente dans la voiture, ça se résume beaucoup à du temps passé sur un portable. Gala, inquiète qu’on puisse les tracer avec tous les messages envoyés par sa fille, décide donc de récupérer le portable et de le jeter par la fenêtre. Qu’elle est charmante cette maman.

Je trouve Kate étonnamment rationnelle et calme. OK, sa mère lui dit qu’elle rachètera un autre portable, mais bon, essayez de faire ça à un adolescent et vous verrez sa vraie réaction, hein. Même moi, je pèterais un câble bien plus sévère que ça. En fait, ça aurait été l’occasion parfaite pour créer l’accident de voiture, mais bon, il fallait tout de même qu’elles soient loin du portable au moment où il arriverait.

Eh oui, parce que sans trop de surprise, Gala finit par provoquer un accident de voiture. Elle n’est pas habituée à conduire une voiture qui ne soit pas automatique et s’embrouille trop avec sa fille pour regarder la route. Elle finit donc dans un tracteur. Gala sort ainsi de sa voiture en pleine campagne avec ses talons de citadine pour constater les dégâts – elle a renversé toute une cargaison de raisins au bord de la route. L’angoisse. Pour nous, c’est l’occasion de retrouver Santiago Cabrera, dans un rôle où il commence bien énervé. Le voir énervé est toujours un plaisir. Que ça se fasse en espagnol avec ces arguments improbables où Gala assure de ne pas l’avoir vu, c’était bien plus drôle.

Bref, je suis fan de cette ambiance estivale que vend la série : nous sommes paumés dans la campagne espagnole avec une Gala qui essaie de faire comme si elle n’était pas responsable de l’accident pour ne pas avoir à payer les réparations – et avec Kate corrigeant l’espagnol de sa mère aussi, c’est fun. En fait, elle tente même de s’enfuir, mais c’est pour mieux découvrir que sa mère s’est barrée.

Si la (grand)mère semblait avoir une démence plutôt légère jusque-là, on découvre que son état de santé est bien plus grave que prévu : Julia décide donc d’aller se baigner dans la rivière avoisinante, comme elle le faisait quand elle était plus jeune. Bon, plus jeune, dans le flashback, elle le faisait en étant nue avec un garçon se cachant sous l’eau pour éviter d’être surpris par sa sœur, mais vous voyez l’idée.

Le problème, c’est que dans le présent, elle ne reconnaît pas tout de suite Gala. Elle réussit tout de même à faire en sorte d’attirer sa fille et sa petite-fille dans la rivière avec elle – ce qui est un moment que Gala considère comme drôle avant de se rappeler qu’elle a le corps couvert de billets. C’est la première chose à laquelle j’ai pensée, moi. Bon, au moins, ça révèle à Julia et Kate que Gala a plein de thunes et est vraiment bizarre – avec Julia qui envisage même qu’elle soit une dealeuse de drogue, rien que ça.

La Muga

Après tout ça, les filles retournent à la voiture accidentée et retombent sur le fermier, qui est amusé de constater que leur voiture ne fonctionne plus. Malgré tout, il leur propose de les déposer en ville ; leur faisant remarquer au passage que Julia avait indiqué la mauvaise direction pour se rendre en ville. C’est parti pour la Muga.

La scène dans le tracteur était plutôt comique, en vrai, mais elle avait surtout pour but de nous révéler que comme par hasard le fermier a justement acheté la maison dans laquelle Gala souhaitait se rendre. Eh oui, la maison familiale n’est plus familiale. Là-dessus, le fermier dépose les trois filles directement à proximité de la maison de Mariona, la sœur de Julia.

Pour ajouter aux malheurs de la famille, il se met à pleuvoir des cordes. Bienvenue en Espagne, hein. Et évidemment, Mariona ne veut pas du tout entendre parler de sa sœur, claquant carrément la porte au nez de toute la famille. Allons bon.

De son côté, le fermier se rend en ville et annonce la perte de sa cargaison. J’ai tout de même du mal à comprendre pourquoi il affirme qu’il a perdu tous les raisins. Je veux dire qu’une grande partie soit écrasée, soit, mais que tout soit foutu ? Ce n’est pas tout à fait ça à mon sens. Bon, en tout cas, ça lui permet d’annoncer à une partie de la ville que Julia est de retour au moins.

Du coup, quand les filles arrivent en ville, elle paraît totalement déserte. C’est plutôt amusant de nous faire croire que Gala s’est tapée toute la route en talons. La situation est suffisamment désespérée pour qu’elle craque enfin quand sa fille lui ordonne de lui dire toute la vérité sur ce qui est en train de se passer. Il faut dire qu’il faudra être conne pour croire encore les mensonges de sa mère.

Gala révèle donc tout ce qu’il se passe à Julia et Kate et la famille la rassure comme elle peut. Cela se termine par un petit câlin familial et par une Julia qui assure qu’elle ne marchera pas beaucoup plus longtemps avec ses talons. Elles décident de se rendre ensemble chez Amat, le fermier, parce qu’il vit dans la maison familiale et que c’était la destination de base.

La maison

La demeure est absolument magnifique. En chemin, elles tombent aussi sur la fille d’une ancienne connaissance de Julia, que cette dernière détestait. Elle est la barmaid du coin et ne semble pas particulièrement apprécier la personne qu’était sa mère avant de mourir elle non plus, donc c’est déjà ça de pris. Elle leur indique le chemin pour la maison d’Amat, à laquelle les trois femmes se rendent bien vite – sauf que la maison est déserte à ce moment-là.

Bien sûr, Julia sait comment rentrer dans la maison fermée à clé et ne se gêne pas pour le faire. Cela ne pose pas problème aux trois filles de rentrer dans la maison, de se servir à bouffer et de s’installer vraiment dans la maison comme si de rien n’était, sans même parler à son nouveau propriétaire. Et après ça, Gala pense pouvoir parler calmement avec Amat ? Sérieusement.

Quand Amat revient finalement, je le trouve drôlement calme : il ne cherche pas à entrer de force dans la maison, il parle à son chien comme si de rien n’était et tente même de raisonner un instant avec Gala. Il est si calme.

Bien sûr, Amat fait aussitôt appel à la police, qu’il connaît bien, parce que c’est une petite ville. Le chef de la police du coin, Andreu, est toutefois l’ancien amant de Julia, celui qui se baignait nu avec elle. Il m’a bien fait rire. Il se met à parler en Catalan (ah merde, je vais ramer là, mais la réplique de Gala m’a tué) et cherche aussitôt une solution pour son ancienne amante. Il veut régler le conflit de manière la plus paisible possible, mais bon courage avec ces personnages, en vrai.

Julia accepte évidemment, se perdant au passage dans ses souvenirs, mais Gala refuse de les suivre gentiment. C’est ainsi qu’elles se retrouvent arrêtées et mises derrière les barreaux avec Kate et Julia. Bien la mère, bel exemple. Au passage, Julia annonce à sa fille qu’elle a pris le temps de cacher le fric et qu’elle ne devrait pas s’en inquiéter. Je trouve ça bien plus flippant, moi : sa mère perd la boule, hein.

Tout ça mène en tout cas au cliffhanger de ce premier épisode : les trois filles sont derrière les barreaux, Kate appelle sa petite amie et lui raconte ses mésaventures, mais sa petite-amie reçoit évidemment la visite des deux hommes de main qui veulent récupérer leur agent à peu près au même moment. Allons bon.

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